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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 14 septembre 2018 7 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleRetraitesÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Macron : son plan pour les derniers de cordée - Les questions SMS #cdanslair 13.09.2018

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 0 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteÉludée

    Est-il juste de prendre à des pauvres, retraités, pour donner à d'autres pauvres ?

  • 0:08OuverteÉludée

    Le président ne fait-il que déplacer la misère ?

  • 0:17ComplaisanteÉludée

    On reçoit toujours des critiques. Mais il faut rappeler que macroéconomiquement, c'est-à-dire sur l'ensemble de la population, évidemment, il y a des cas particuliers.

  • 1:27OuverteÉludée

    Sur le petit-déjeuner et du genre les repas à la cantine à 1 euro ?

  • 2:19OuverteÉludée

    Qui va financer ce plan ? Les classes moyennes ? Les retraités ?

  • 4:10RelanceÉludée

    Tout cela est bien gentil, mais est-ce suffisant pour sortir de la pauvreté quand il n'y a pas assez de travail pour tous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34PrésentateurChiffre
    « Mais quand on voit qu'il y a 3 millions d'enfants pauvres dans notre pays, ça fait 1 enfant sur 5, c'est quand même un vrai problème »
  • 2:22Chiffre
    « Non, mais attention, il faut faire attention parce qu'il a été annoncé 8 milliards de retraite. »
  • 2:39Fait
    « Et ça, alors que l'heure est aux économies budgétaires, ça va être assez compliqué. »
  • 3:20Chiffre
    « Et les sommes consacrées actuellement à la pauvreté, c'est 50-60 milliards d'euros par an ? »
  • 4:39Promesse
    « puisque c'est 7%, la promesse, 7% à la fin du quinquennat. »
  • 4:43Chiffre
    « Et on est à 9. »
  • 4:51Chiffre
    « Le pouvoir d'achat, malheureusement, au premier semestre, il a baissé de 0,6% en France. »
  • 5:56Chiffre
    « Je crois qu'il y a 500 salariés actuellement. »

Temps de parole

  • Présentateur33 %
  • Invité21 %
  • Invité 219 %
  • Invité 311 %
  • Invité 49 %
  • ?7 %

≈ 18,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Est

0:04
Invité

-il juste de prendre à des pauvres, retraités, pour donner à d'autres pauvres ? Le président ne fait-il que déplacer la misère ?

0:11
Locuteur

Alors, à chaque fois,

0:14
Présentateur

on reçoit toujours des critiques. Mais il faut rappeler que macroéconomiquement, c'est-à-dire sur l'ensemble de la population, évidemment, il

0:23
Locuteur

y

0:23
Présentateur

a des cas particuliers. Aujourd'hui, les retraités sont mieux lotis dans notre pays que les enfants.

0:29
Locuteur

C'est difficile à entendre pour les jeunes. C'est très difficile, c'est pour ça

0:32
Présentateur

que je mets toutes les précautions d'usage. Mais quand on voit qu'il

0:34
Locuteur

y

0:34
Présentateur

a 3 millions d'enfants pauvres dans notre pays, ça fait 1 enfant sur 5, c'est quand même un vrai problème, sachant que ces enfants-là n'ont aucun moyen. Alors, effectivement, sur certains retraités, en plus, la hausse de la CSG n'a concerné que des retraités. On peut discuter du curseur, évidemment, mais que des retraités... Au-delà

0:57
Locuteur

de la réalité économique, Sani Binochet. C'est

0:59
Présentateur

important de le dire. C'est un ressenti, c'est ce que disait tout

1:02
Invité

à

1:02
Locuteur

l'heure

1:02
Présentateur

Roland Quairol. C

1:03
Locuteur

'est un ressenti, mais

1:04
Présentateur

ces gens-là peuvent parler. Les ressentis des enfants de moins de 3 ans, des gamins qui vont à l'école, le ventre vide, qui passent leurs vacances scolaires sur une dalle dans des communes parce qu'ils ne font aucune activité, qui n'ont pas l'accès au langage, on ne les entend pas.

1:20
Locuteur

Oui,

1:21
Invité

et là, c'est important qu'il y ait des petites mesures très importantes dans le plan annoncé aujourd

1:26
Locuteur

'hui. Sur le petit-déjeuner

1:27
Invité

? Du genre le petit-déjeuner et du genre les repas à la cantine à 1 euro. Là, ça peut concerner des gens pour qui c'est vital.

1:33
Présentateur

Du genre les places en crèche aussi.

1:35
Locuteur

Il faut rappeler que

1:36
Invité

le minimum vieillesse a été revalorisé. Donc, ce

1:38
Locuteur

n

1:38
Invité

'est pas les petits retraités, les retraités pauvres. C'est plutôt les retraités moyens, mais qui peuvent, à juste titre, estimer qu'on leur demande trop. Mais ce n

1:46
Locuteur

'est

1:46
Invité

pas les pauvres retraités

1:48
Locuteur

qui sont sanctionnés. C'est juste pour faire écho à ce

1:49
Invité

que disait Roland-Cairol sur les sondages. Est-ce que les sondages remonteront parce qu'il a fait un discours qui a été entendu ? Parce que c'est une thématique sur laquelle les gens se disent « et moi, et moi, et moi ». Est-ce normal qu'après 42 ans de travail, dont 30 ans de service à la personne, je n'ai que 1 000 euros de retraite qui font de moi une pauvre

2:08
Locuteur

? Mais

2:09
Invité

là, il faudrait connaître le cas particulier de cette dame. Non, mais c'est un

2:14
Locuteur

cas

2:15
Invité

qui n'est pas statistiquement aberrant. Malheureusement, il y a beaucoup de gens qui sont dans ce cas. Qui va financer ce plan ? Les classes moyennes ? Les retraités ? Non, mais attention, il faut faire attention parce qu'il a été annoncé 8 milliards de retraite.

2:25
Locuteur

Oui,

2:25
Invité

sur 4

2:26
Locuteur

ans. Il

2:27
Invité

y en

2:27
Locuteur

a

2:27
Invité

une partie de ces fonds, à peu près la moitié, qui vont être réfléchés. C'est déjà

2:32
Locuteur

de l'argent

2:32
Invité

qui avait été consacré à cette politique-là. mais qui va être déployée. Après, il y a 4 autres milliards qui vont devoir être trouvés. Et ça, alors que l'heure est aux économies budgétaires, ça va être assez compliqué.

2:49
Présentateur

Il y a des dispositifs qui, parfois, bénéficient de fonds européens. On parle beaucoup de l'Europe, mais la garantie jeunes, une grande partie de l'argent, ces 400 et quelques euros qui est donné à chaque jeune qui rentre dans ce dispositif, vient en partie de l'Europe.

3:04
Locuteur

Je

3:04
Présentateur

ne me rends pas compte, c'est beaucoup

3:05
Invité

pour un plan pauvreté ? 8 milliards sur 4

3:08
Locuteur

ans ? Mais c'est vrai

3:09
Invité

que vous avez raison de rappeler qu'on était dans un moment de maîtrise des déficits. On

3:12
Locuteur

a

3:12
Invité

l'impression, on

3:12
Locuteur

en a parlé hier, que les choses ont été un peu près de la pauvreté. C'est

3:15
Invité

important,

3:16
Locuteur

c'est

3:16
Invité

l'équivalent, pour une échelle,

3:18
Locuteur

c

3:18
Invité

'est l'équivalent du budget de la justice en France. Et les sommes consacrées actuellement à la pauvreté, c'est 50-60 milliards d'euros par an ?

3:27
Locuteur

La

3:28
Invité

pauvreté, c'est des difficultés pour subvenir à ses besoins de base, se nourrir, se loger. Il n'y a quasiment aucune annonce sur ces points-là. Alimentation, logement, vous nous en avez parlé tout à l'heure.

3:38
Locuteur

Il y a peu de choses sur le logement.

3:39
Invité

Moi,

3:40
Locuteur

je

3:40
Invité

pensais qu'il devrait inévitablement y avoir, qu'il aurait dû y avoir un volet logement. C'est un des éléments de la pauvreté, depuis les SDF jusqu'au mal logé, ou très mal logé. Bon, visiblement, ce n'était pas l'objet de cette

3:53
Locuteur

version de l'Oise. Il y a des places d'accueil en

3:54
Invité

hébergement d'urgence qui sont déployées.

3:56
Locuteur

Bien sûr, bien sûr. Parce qu

3:57
Invité

'en cours de discussion actuellement, il y

4:00
Locuteur

a

4:00
Invité

une loi logement qui s'appelle la loi Elan. Alors, on peut en penser ce qu'on veut. Oui. Elle est assez critiquable.

4:04
Locuteur

Elle n'a pas tout à fait les mêmes objectifs. Elle est assez

4:06
Invité

critiquable, mais c'est vrai qu'on peut critiquer ce plan-là.

4:08
Locuteur

Il

4:08
Invité

n

4:08
Locuteur

'y

4:08
Invité

a absolument pas eu un mot sur le logement. Tout cela est bien gentil, mais est

4:13
Locuteur

-ce

4:13
Invité

suffisant pour sortir de la pauvreté quand il n'y a pas assez de travail pour tous ? Non, mais le problème,

4:17
Locuteur

c

4:17
Invité

'est que c'est là où la politique va être jugée. Macron ne

4:21
Locuteur

va

4:21
Invité

pas être jugé, sa politique non plus, sur le plan pauvreté. Sur n'importe... aucun plan, d'ailleurs.

4:27
Locuteur

Il

4:28
Invité

va être jugé sur les résultats. Et le résultat principal, est-ce qu

4:32
Locuteur

'il

4:33
Invité

y a moins de chômage ? Et de ce point de vue,

4:35
Locuteur

on

4:35
Invité

est encore loin, très loin du cap, enfin du résultat, puisque c'est 7%, la promesse, 7% à la fin du quinquennat.

4:42
Locuteur

Et on est

4:42
Invité

à 9. Et on est à 9. C'est est-ce que l'école marche mieux ? Et est-ce qu'on a plus de pouvoir d'achat

4:50
Locuteur

?

4:51
Invité

Le pouvoir d'achat, malheureusement, au premier semestre, il a baissé de 0,6% en France. Mais je vous rappelle que c'est passé depuis 2 ou 3 mois en tête des préoccupations des Français.

4:59
Locuteur

Le

4:59
Invité

pouvoir d'achat ? Ça a dépassé le chômage. Combien y a-t-il d'entreprises type EBE ? On en a parlé lors de cette émission. En projet, EBE, entreprises à but d'emploi.

5:08
Présentateur

Je n

5:09
Locuteur

'ai

5:09
Présentateur

pas le chiffre, mais il y en a de plus en plus. Parce que ça correspond à des besoins économiques. C'est-à-dire que c

5:15
Locuteur

'est

5:15
Présentateur

des entreprises effectivement un petit peu différentes. Et dans un certain nombre de territoires, il y a des besoins. On l'a vu dans votre reportage, une ressourcerie. C'est des aides à la personne, pour les personnes âgées, etc. Et il y

5:29
Locuteur

a

5:29
Présentateur

une volonté en plus citoyenne. On voit bien qu'il

5:31
Locuteur

y a

5:31
Présentateur

une aspiration dans un certain nombre de communes, que ce soit des communes de périphérie, de grandes villes ou des communes rurales, à ce qu'on travaille un petit peu différemment et que ce ne soit pas toujours du productif. Donc je pense que ces entreprises ont un bel avenir devant elles. Parce que d'un côté, elles rendent service. Il

5:52
Locuteur

y

5:52
Présentateur

a une utilité, on l'a vu. Et de l'autre, il y

5:54
Locuteur

a

5:54
Présentateur

une aspiration pour ça.

5:55
Locuteur

Je

5:56
Invité

crois qu'il y

5:56
Locuteur

a

5:56
Invité

500 salariés actuellement. Actuellement ? Oui. Et parmi les mesures annoncées par Emmanuel Macron, il

6:02
Locuteur

y

6:02
Invité

a l'idée d'étendre l'application de ces expérimentations.

6:07
Présentateur

En tout cas sur les territoires, le dispositif pour éradiquer le chômage de longue durée. Avec ces entreprises, oui, il y a une volonté de diffuser à beaucoup plus de départements qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, c'était expérimental. Pour

6:18
Invité

lutter contre la pauvreté, ne faut-il pas tout simplement augmenter les salaires ? Non, ça a été une des options prises au début des années 80 et on a vu que ça ne marchait pas du tout. Non, la grosse difficulté de Macron, c'est qu'il y avait quand même eu le pari que son arrivée, son élection, créerait de la confiance et donc de la croissance. Or, on s'aperçoit que la croissance marque le pas. Et que s'il n'a pas des résultats assez significatifs sur l'emploi, il aura des difficultés. Cette dernière question, la corde ne s'est-elle pas terriblement allongée entre les premiers et les derniers de corde

6:50
Locuteur

? Oui, c

6:51
Invité

'est ce qui se passe en effet dans les dernières années, singulièrement depuis 2008, un accroissement des inégalités et la précarisation du travail qui est un grave sujet pour la société française comme pour d'autres. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25. Demain, vous trouvez Axelle de Tarlet pour un nouveau C'est dans l'air.

7:10
Locuteur

Tout

7:10
Invité

de suite, c'est à vous. Belle soirée. Ciao.