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interviewLe Média — Podcasts· 27 août 2025 29 min

Instant Porcher | 10 septembre, motion de censure : l'énorme mensonge de Bayrou pour sauver sa peau

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 24-7, et d'activer la cloche. Nous avons une dissolution qui a été voulue par le président de la République. Et nous avons là un parti, un groupe de parti de NFP qui est sorti vainqueur. Mais Macron qui a refusé d'entendre cette voix-là. Sur les retraites, 7 Français sur 10 étaient contre. Il a refusé d'écouter. Sur la taxation Juckman, vous avez eu quasiment 8 Français sur 10 qui sont pour. Ils refusent d'écouter. Donc vous refusez d'écouter, ce que veulent grosso modo les Français, et en même temps vous leur imposez des cures d'austérité.

C'est-à-dire moins d'argent sur les prestations sociales, moins d'argent dans les retraites. Vous leur imposez à travailler plus sans gagner plus. Et ils pensent que ça va passer. Il faut avoir en tête quand même une chose. C'est qu'on ne peut pas constamment aller à l'opposé de ce que veulent les Français sans qu'ils se révoltent. Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'Instant Porché. Avec tous les discours qu'on entend autour de nous, notre meilleure âme, c'est de les connaître et de les comprendre.

L'extrême droite, aidée par des médias financés par les milliardaires, cherche à imposer sa vision en muselant l'université des voix et en bafouant le pluralisme. Pour riposter, le média lance Riposte, une campagne citoyenne cruciale pour bâtir une chaîne d'information indépendante et populaire. Sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne, nous voulons porter les voix qui dérangent, celles qu'on ne veut pas entendre ailleurs. Cette bataille pour la démocratie nous concerne tous. Alors rejoignez-nous et soutenez-la, riposte sur campagne.lemédiatv.fr. Bonjour Thomas. Salut Isa. Avec toi aujourd'hui au programme, François Bayrou dit « Nous sommes en danger ».

Bon, c'est un peu de votre faute. Et le Premier ministre menace de démissionner. C'est parti. François Bayrou sonne l'alerte. Entre menaces de censure et blocage prévus partout en France, le Premier ministre a prévenu « Nous sommes en danger ». Attention avec la dette, il y a trop de dépenses. Le patron du Modem met son poste en jeu. Il demandera la confiance des députés le 8 septembre à l'Assemblée nationale. S'il y a majorité de non, il part. La gauche et l'extrême droite ont déjà annoncé qu'ils voteraient en défaveur du Premier ministre. Le pour l'instant chef du gouvernement s'est exprimé ce lundi 25 août lors d'une conférence de presse pour tenter de sauver son budget très impopulaire.

On vous l'a décortiqué dans les épisodes précédents. Et François Bayrou met donc en garde sur un danger immédiat.

2:13
François Bayrou

Un danger immédiat pèse sur nous, auquel nous devons faire face, non pas demain ou après-demain, mais aujourd'hui même, sans retard d'aucune sorte, sans quoi l'avenir nous sera interdit et le présent, durement et lourdement aggravé. Notre pays est en danger parce que nous sommes au risque du surendettement. Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement. Sur les deux dernières décennies, malgré la succession de gouvernements de tendances différentes, la dette de notre pays s'est accrue de 2 000 milliards d'euros. 1 000 milliards entre 2005 et 2015. et 1 000 milliards entre 2015 et 2025.

3:15
Présentateur

Thomas, est-ce qu'on doit avoir peur là ? Parce qu'on entend un ton très solennel, très grave. Alors, moi je suis assez étonné en fait. Parce qu'un Premier ministre, normalement, devrait proposer un horizon. Il devrait proposer un horizon vers quelle société nous voulons nous diriger et faire de la pédagogie. Faire de la pédagogie, effectivement, on doit réduire les déficits à un rythme. On doit aussi analyser d'où proviennent ces déficits. Il faudrait faire toute cette pédagogie nécessaire pour que les gens puissent comprendre. Et là, on a quelqu'un qui veut nous faire peur pour créer un effet de sidération, pour qu'on accepte des réformes qui sont difficiles.

Donc en fait, l'horizon, c'est les réformes, la réduction du déficit. C'est tout. Et pour que les gens acceptent ça, ce qui est difficile, qu'est-ce qu'on fait ? On leur fait peur avec un discours anxiogène. Alors, il a légèrement baissé dans son discours parce qu'il n'a pas dit, comme la dernière fois, que la France était en danger mortel. Maintenant, on est en danger de surendettement. Donc il a un petit peu baissé. Il a moins pointé du doigt les responsables comme les retraités. Mais il a dit qu'on était tous responsables.

Mais il y a quand même cette volonté de faire peur, faire ce discours solennel, pour que les gens soient conscients d'une situation qui est dramatique et qu'ils acceptent des réformes impopulaires. Alors qu'on pourrait quand même faire un autre discours un peu plus pédagogique sur ce qu'est le déficit, sur comment augmenter nos dettes par rapport aussi à nos voisins et ce qu'on peut faire pour améliorer la vie des gens. Mais du coup, est-ce qu'on est en danger immédiat ou pas, comme il le prétend ? Rien n'indique qu'on est en danger immédiat. Alors déjà, il faudrait regarder toutes les dettes des autres pays. Elles ont augmenté. La dette américaine a très fortement augmenté.

Alors on dit oui, il y a le dollar, machin d'accord. Bon, nous, on a quand même l'euro qui est la deuxième monnaie. Il faut arrêter. On n'a pas une monnaie qui est... On n'a pas la monnaie de l'Argentine ou d'un autre pays qui serait beaucoup plus faible. On a l'euro qui est la deuxième plus grande monnaie et qui est une monnaie très crédible. On regarde même nos voisins. Les dettes ont augmenté. Et qu'on l'a souvent dit ici, quand on regarde ces 20 dernières années, la dette a augmenté plus vite dans certains pays. quand on prend par exemple la Grèce globalement, les Etats-Unis, même le Royaume-Uni en termes d'augmentation, ça a augmenté plus vite que la France.

Et pourtant, on nous sert toujours le même discours. Et Béraud en est l'exemple. Ça fait des années qu'on sert le même discours. de cette dette qui ne s'accumulerait que chez nous. Voilà, ça c'est faux. Effectivement, ces dernières années, elle a pu baisser dans un certain nombre de pays, en pourcentage de PIB. Alors que chez nous, elle s'est plutôt stabilisée entre les deux dernières années. Pour un tas de raisons qui ont été faites chez nous, c'est que chez nous, on a très rarement baissé autant les impôts qu'on ne l'a fait dans le quinquennat qui a été fait sous Macron. Ce qui explique une grosse partie de ce déficit.

Quand on regarde la dépense publique, la dépense publique en pourcentage de PIB, c'est la même aujourd'hui. qu'en 2017. Donc ce n'est pas un problème de dépense, c'est un problème de recette. On l'a souvent dit ici, mais François Bayrou a trouvé lui une explication. Ce n'est pas de leur faute, ce serait la nôtre.

6:09
François Bayrou

Mais cela me permet de rappeler à tout le monde que la dette, ce ne sont pas les gouvernements qui la consomment. Cette dette colossale, elle a été année après année consommée en dépenses courantes et en protection de nos concitoyens. Il suffit de penser au Covid.

6:30
Présentateur

Alors, est-ce que les Français coûtent trop cher et c'est eux le résultat de la dette ? Je trouve ça scandaleux, moi, ce discours. Je trouve ça scandaleux parce que déjà, la dette a fortement augmenté. On l'a souvent dit ici, quasiment. Allez, ça dépend des études, mais ça va entre 40 et 60 % de l'augmentation de la dette qui sont dues à deux crises qui ne sont pas dues aux Français. Rappelons-le, la première crise, c'est la crise des subprimes en 2007 qui vient des États-Unis et qui déferle sur l'Europe et qui fait que pour sauver les banques, pour aider les entreprises, mais aussi pour compenser les licenciements des entreprises via l'assurance chômage, la dette a fortement augmenté.

Et ça, ce n'est pas à cause des Français, c'est à cause d'une crise qui vient des États-Unis. La deuxième fois, c'est la crise du Covid. La crise du Covid, ce n'est pas une crise qui est propre à la France, c'est un virus qui vient de Chine, qui s'est propagé au monde entier. Et là, c'est encore une fois pour aider les entreprises parce qu'on a eu une année où l'État, c'était 100 % lui qui faisait l'économie. Il a aidé les entreprises, il a aidé les restaurateurs, il a aidé les gens qui étaient au chômage technique. Il a mis des pansements sur ça qu'on n'avait pas investi dans les services publics depuis. Exactement. Et là, c'était dû à un élément extérieur à la France.

Et la troisième chose, c'est la hausse des prix de l'énergie dû à l'invasion de la Russie, dû au fait que la Russie a attaqué l'Ukraine. Et ça, encore une fois, c'était un choc qui était extérieur à l'économie française. Donc, en réalité, la dette a fortement augmenté dû à des chocs extérieurs où, effectivement, l'État a dû compenser pour aider les entreprises et aussi, il faut le dire, via notre modèle social, les Français. Et puis après, ce qui est vraiment, moi, je trouve, assez... assez... insolent de sa part, c'est qu'on a l'impression que tout ça est naturel. En fait, il constate des choses qui ont été faites naturellement.

Par exemple, à un moment, il constate que la France, il commence d'ailleurs son discours par ça, la France est à la pointe de la technologie, mais elle ne sait plus fabriquer des équipements ménagers qui profitent à toutes les familles. Alors, il fait ce constat-là très bien, mais ce constat, ça a été des choix politiques. Ça a été des choix de se concentrer sur les industries à forte valeur ajoutée et de lâcher les autres industries pour qu'elles aillent produire ces biens dont nous avons besoin dans des pays à bas coût. Ça a été un modèle qui a été validé par des hommes politiques qui ont fait ensuite des choix de politique économique pour appliquer ces modèles-là.

Donc ça, ça a été des choix dont nous subissons aujourd'hui les conséquences. Et pour la dette, c'est pareil. Il y a eu un choix de faire une révolution contre-fiscale en baissant constamment les impôts, en baissant constamment les cotisations et en les baissant très fortement sous Macron, on le rappelle, 70 milliards de baisse d'impôts, la moitié du déficit, ciblée en partie aussi sur des gens très très riches parce que les gens qui ont des actions sont des gens riches et la flat tax, ça les concerne. L'ISF, ça concerne 1% de la population qui détient 25% du patrimoine.

On le répète, mais il faut le redire, 25% de ce qu'il y a dans les comptes en banque et en immobilier et la taxe d'habitation, ça concerne aussi les plus riches puisqu'il y avait 40% qui avaient une taxe plus ou moins exonérée. Donc, on a eu des réformes fiscales qui concernaient les plus riches et qui ont creusé les déficits et creusé la dette. Donc, ça n'est pas arrivé parce qu'il y a eu trop de retraites. Non, les retraites, les pensions de retraite, elles sont dues au vieillissement de la population. Il y a eu du gel du point d'indice chez les fonctionnaires. Les hôpitals ont subi l'austérité pendant des années. Les services publics sont à l'os.

Donc, en fait, cette dette a été creusée principalement par des crises externes et par le fait qu'il y ait une révolution contrefiscale qui a profité à une minorité. Tu le dis, mais François Bayrou parle de dépendance à la dette chronique et que l'argent a mal été utilisé. Il ne l'aurait pas été pour investir, mais pour les dépenses courantes. Donc, on comprenait le modèle social. C'est quoi ton analyse là-dessus ? Est-ce qu'en effet, on a manqué d'investissement ? Mais ce qui est marrant, c'est que, comme tu dis, on a l'impression qu'ils viennent d'arriver au pouvoir et on n'a pas investi. Mais c'est le modèle libéral qui n'a pas voulu investir. Tout à fait.

Alors déjà, factuellement, il faut disons la vérité. C'est-à-dire que quand on retire l'investissement du déficit, nous sommes en excédent. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en réalité, les déficits ont souvent permis à faire de l'investissement. Alors, peut-être pas l'investissement qu'il appelle de CVE dans l'IA, etc., mais une forme d'investissement dans les collectivités locales, etc. Après, il faudrait aussi revoir ce que l'on appelle la notion de coût et d'investissement. On l'a souvent dit ici, quand vous créez des postes de professeurs, pour moi, c'est plus un investissement qu'un coût, une bonne éducation. C'est de l'investissement dans des biens supérieurs.

Idem dans la culture, idem dans la santé. Toutes les sociétés qui s'enrichissent continuent à investir dans ces biens-là, qui sont des biens supérieurs et c'est une bonne chose. Donc, il faut voir un peu ce qu'on appelle investissement et coût. Pour lui, en fait, M. Beyrou, tout ce qui va dans les services publics, on a l'impression que tout ce qui tombe dans un puits sans fond. Tout ce qui va dans la protection sociale tombe dans un puits sans fond. Mais là, il aurait dû faire de la pédagogie.

Ce qui va aux services publics profite à une grande majorité de la population, même s'il semble l'oublier dans l'émission qu'on a fait précédemment dans le Nicolas qui paie, on l'a dit, il y a une grosse partie des services publics qui profitent à la majorité des Français, plus de deux tiers. Et tout ce qui va dans les prestations sociales finit dans l'économie et donc profite au secteur privé et ne finit pas dans un trou noir parce qu'il est dépensé. Les retraites à 1 600 de retraite médiane finissent, pas dans des comptes en Suisse, mais dans l'économie. Les prestations chômage finissent dans l'économie. Donc, ça profite directement, indirectement, au secteur privé.

Donc, non, il faut là-dessus, bien sûr qu'il y a des moments on aurait dû plus investir. Par exemple, quand les taux étaient extrêmement faibles, quand on avait des taux d'intérêt négatif avant la crise du Covid, où on nous disait, encore une fois, qu'on ne pouvait rien faire à cause de la dette et que si la dette augmentait, c'était très grave, alors que pendant le Covid elle a fortement augmenté et qu'on a vu que rien ne s'est passé. À ce moment-là, on aurait pu faire des investissements supplémentaires dans les services publics, dans la transition énergétique et peut-être après dans l'innovation si on juge que c'est important. Mais ça n'a pas été fait à l'époque.

On a fait des économies de bout de chandelle à l'hôpital et puis à la fin on a redépensé pour attraper ça au moment du Covid. Donc la mauvaise économie, on l'a pratiquée, celle de faire des petites économies de bout de chandelle comme ça et puis à un moment, dès qu'il y a une crise, ah ben mince, on n'a pas assez investi là, pas assez investi là, pas assez investi là, donc il faut réinvestir. Ça a déjà été fait, ça a été fait ces 20 dernières années quand Bayrou était aux manettes aussi. Pour 2026, François Bayrou annonce que la dette sera donc le budget le plus important. On l'a dit maintes fois ici, tu viens de le redire, le problème du déficit en France est aussi surtout lié aux recettes.

Depuis 2017, les mesures en faveur des entreprises, par exemple, représentent 40 milliards d'euros par an, pile ce que veut économiser François Bayrou pour 2026, sur les dépenses publiques, sur les services publics, sur les prestations et les salaires gelés parce que nous, on ne crée pas d'entreprises. Donc je ne vous refais pas le topo sur les 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises par an sans contrepartie qui finissent par licencier ou sur les infimes très riches qui paient moins d'impôts en proportion que le reste de la population. Alors, sur le besoin de recettes et sur l'injustice du budget, on a osé poser la question à François Bayrou il y a un mois.

13:34
Invité

Sur le budget de 2026, plusieurs contestations que pour entendre le 17 ans ou Nicolas Kivet, ce qui rassemble toutes ces critiques, c'est l'effort qui ne serait évidemment pas réparti. L'autérité, on le sait, pèse surtout en ce moment sur les précaires et les classes moyennes. Quand vous rejetez par exemple l'imposition sur le niveau des plus riches, on a vu Sophie Prima, est-ce que vous entendez ces critiques ? Non,

13:58
François Bayrou

je n'entends pas cette critique et je vous confirme ce que j'ai dit dans l'exposé de ce plan, c'est-à-dire que les plus favorisés auront un effort à faire eux-mêmes. J'ai simplement dit qu'on allait se servir des semaines qui viennent avec les commissions parlementaires pour définir la nature de cet effort. Mais c'est cet équilibre que nous cherchons et il est évident que quand on demande à une société, à ceux qui travaillent ou à ceux qui sont à la retraite, à ceux qui ont des situations modestes ou moyennes quand on leur demande des efforts, il faut évidemment que les plus favorisés soient eux aussi associés à cet effort.

14:38
Invité

Comment ?

14:39
François Bayrou

Eh bien, vous allez voir que dans les semaines qui viennent, votre question trouvera une réponse.

14:45
Présentateur

Donc, parole, parole et parole car rien n'a été annoncé de ce jour à la conférence de presse. Je m'y attendais un peu mais bon, il nous avait promis qu'il dirait quelque chose, il n'a rien annoncé. Thomas, j'ai l'impression qu'on est en danger immédiat mais pas trop en fait. Alors voilà, c'est ça qui est très marrant d'ailleurs l'extrait. Il avait dit qu'il y reviendrait. Il avait dit le 15 juillet qu'il reviendrait sur cette histoire de taxation des très riches.

Hier, il en a parlé vraiment au détour d'une phrase en disant tout le monde va contribuer y compris les plus riches mais il n'a plus parlé de ça, par exemple de la taxe Zuckman dont on a parlé ici qui pourrait rapporter jusqu'à 20 milliards c'est-à-dire la moitié de... En fait, 20 milliards d'économies suffiraient pour que nos partenaires européens soient très contents pour que rien ne change sur les marchés financiers en termes d'intérêt, etc.

Et ces 20 milliards, on pourrait les avoir juste en taxant un peu plus de 1 000 familles, 1 200 familles qui ont profité très fortement des dernières réformes et qui ont vu encore, on l'a dit encore une fois leur fortune multipliée par 5 ou par 6 ces 15 dernières années. Donc, il suffirait de taxer ces gens-là qu'ils ne deviendraient pas plus pauvres c'est juste l'augmentation de leur richesse serait moins rapide et tout irait bien à hauteur de 2% donc ce n'est pas énorme et tout irait bien et ce serait parfait. Ce serait un peu un retour sur ce qu'ils ont gagné plus fortement que le reste de la population ces dernières années. Mais le gouvernement ne veut pas attaquer ça.

Donc, vous voyez la dette on a cette géométrie variable la dette est un danger donc il faut geler les retraites baisser le nombre de fonctionnaires mais quand il s'agit de taxer les plus riches ce n'est plus un danger et ça a toujours été comme ça ça a toujours été comme ça Macron nous a toujours fait le discours de la dette qui serait un danger mais ça ne l'a pas empêché de baisser en plus les impôts de production soit les baisses d'impôts qu'il avait déjà fait etc.

Il n'y a pas de problème là-dessus avec toujours cette idée mais ça va relancer l'économie mais là on voit bien que ça ne relance pas l'économie et moi je vous dis là ce qui se passe ce qui se passe là c'est que les prévisions qui sont faites sur la croissance parce qu'ils font des coupes et ils font des prévisions sur la croissance et donc sur la croissance c'est-à-dire sur les futures rentrées fiscales et bien elles vont être démenties par les faits comme la dernière fois c'est-à-dire que les mecs font des prévisions puis ils arrivent en automne et les chiffres ne sont pas ce qu'ils avaient prévu et donc on a un déficit encore plus gros et là on cherche mais pourquoi on a un déficit encore plus gros ?

Parce que les coupes sur la dépense publique vont créer un effondrement enfin une baisse de la croissance économique qui va faire encore plus augmenter le déficit en pourcentage de PIB et la dette en pourcentage de PIB c'est ça qui va se passer donc on risque d'avoir des déconvenus les années suivantes ça c'est quasiment sûr j'aimerais rajouter une chose sur ce que tu as dit ce qu'a fait Beyrou quand il nous a parlé des intérêts de la dette déjà un intérêt de la dette il y a un intérêt on va dire nominal sans tenir compte de l'inflation il y a un intérêt en tenant compte de l'inflation quand vous tenez compte du budget sans tenir compte de l'inflation c'est complètement idiot c'est ce que disait d'ailleurs l'économiste très regretté Daniel Cohen voilà qui nous disait là tout le monde sait qu'une charge d'intérêt de la dette doit être nivelée en réel en tenant compte de l'inflation ce qui l'a fait très fortement baisser ça c'est la première chose la deuxième chose c'est de toujours ramener ce chiffre et on le dit souvent ici en pourcentage de PIB quand vous dites ce sera 100 milliards en 2030 alors là c'est ce qu'on appelle ici l'effet Dracula ouh là tout le monde a peur il faut le remettre en pourcentage de PIB de ce que sera le PIB en 2030 et quand vous le remettez on est toujours quasiment au même montant on a entre 2,5% à 3% du PIB c'est ça la charge de la dette et c'est la même quasiment depuis une quinzaine vingtaine d'années elle était parfois plus élevée dans les années 90 donc on est en pourcentage en charge de la dette c'est à dire en taux d'intérêt en pourcentage de PIB on est quasiment toujours dans les mêmes montants et ça aussi c'est de la pédagogie et c'est ce qu'on aurait dû rappeler Béroué hier plutôt que de vouloir faire peur justement je le disais François Ayrou va demander un vote de confiance le 8 septembre à l'Assemblée nationale alors on l'a dit ça s'annonce très mal parti pour lui s'il est en faveur du non le Premier ministre démissionne c'est ce qu'il a dit mais il n'oublie pas comme tu dis d'agiter la peur

18:29
François Bayrou

le risque suprême c'est de laisser se décomposer le débat public la situation de voir des affrontements des gens qui disent on va tout bloquer et au fond des gens qui pensent que c'est pas si grave que ça monsieur c'est grave je peux pas le dire mieux

18:50
Présentateur

donc quand on entend François Bayrou si le gouvernement tombe la situation sera catastrophique économiquement et il a été aidé dans cette thèse le ministre de l'économie et des finances Eric Lombard a déclaré ce mardi 26 août sur France Inter ne pas vouloir faire de politique de la peur mais avance qu'un risque existe que le FMI le Fonds Monétaire International intervienne il y a Jacques Attali aussi qui affirme que la chute de Bayrou conduirait à une crise financière majeure provoquant l'intervention de la Troïka FMI BCE et Commission Européenne imposant des mesures extrêmement radicales et antisociales pour financer nos dépenses courantes et sur les plateaux on parle même de risque de mise sous tutelle du FMI ce qui serait une catastrophe pour les fonctionnaires ou le budget des hôpitaux par exemple Thomas est-ce que ce risque existe là que le FMI et d'autres institutions s'en mêlent qu'est-ce qui va se passer si le gouvernement tombe encore ?

Alors moi je vais vous dire une chose je pense qu'au fond d'eux Bayrou monsieur Lombard monsieur Attali et tous les gens qui vous disent ça parce qu'ils ne vous le disent pas depuis hier ils vous le disent depuis deux ans d'ailleurs il y avait des gens moi je me souviens au moment où il y avait eu la censure de Barnier nous disait des gens nous disaient attention le FMI va arriver en janvier de 2025 en France j'en suis sûr des gens nous disaient ça oui donc moi je pense que ces gens là rêvent au fond d'eux que le FMI prenne le contrôle de la France parce que là ils pourront enfin avoir les réformes qu'ils rêvent c'est à dire 30% de baisse des pensions de retraite diminution du nombre de fonctionnaires privatisation à outrance c'est leur rêve c'est leur rêve donc en fait ils veulent nous faire peur et en même temps c'est leur rêve le plus profond que enfin ces réformes que finalement tous les mecs qu'ils ont soutenus parce que tous ces gens là ils ont soutenu Macron ils ont soutenu les réformes d'Holland ils ont soutenu plus ou moins Sarkozy même à une époque enfin où ils auraient été prêts d'aller dans un gouvernement de Sarkozy ça j'en doute pas tous ces gens là en réalité ils voient que finalement les mecs qu'ils soutiennent n'arrivent pas à faire les réformes qu'ils rêvent parce que c'est ça les réformes qu'ils rêvent c'est les réformes du FMI donc j'arrive pas moi à savoir si ces gens là apprécient vraiment la France je pense qu'au fond il y a un côté avec ce qu'est l'héritage de notre modèle social le fait notamment que les inégalités ont augmenté mais moins vite qu'ailleurs par la redistribution ça les dérange ça les embête et que le FMI ferait le sale boulot et que ce serait une bonne chose maintenant sur la question est-ce que nous avons un risque effectivement l'instabilité nous avons une instabilité une instabilité nous avons plusieurs incertitudes aujourd'hui nous avons l'incertitude extérieure avec ce qui se passe avec Trump nous avons une incertitude aujourd'hui maintenant politique et il y a une incertitude économique qui s'ajoute à ça parce que les gens y compris les entrepreneurs ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés les consommateurs qui ont un peu d'argent préfèrent la mettre de côté parce qu'ils ne savent pas non plus ce qui va se passer et donc l'économie est aussi à tonne et là on aurait une incertitude en plus de là à dire que le FMI arriverait j'en suis pas sûr parce qu'il y a une première étape avant il y a l'étape de la BCE est-ce que la BCE interviendrait oui ou non voilà la Banque Centrale Européenne est-ce qu'elle interviendrait oui ou non alors il faut comprendre une chose c'est qu'une grosse partie de notre dette appartient à des partenaires européens ou à des organismes qui sont des partenaires qui sont des banques qui sont des partenaires européens donc si nous coulons il y a un effet domino beaucoup de gens vont couler si nous coulons la BCE se fait très clairement un araquiri alors est-ce qu'elle a la volonté de se le faire je ne suis pas sûr la France n'est pas la Grèce d'accord en termes d'impact économique en termes de puissance économique en termes de de de de puissance aussi diplomatique dans la dans l'Europe dans la zone euro ce n'est pas la même chose donc est-ce qu'il serait prêt à aller jusqu'au bout comme ça j'ai du mal à y croire sauf sauf s'il y a vraiment cette volonté enfin d'en finir avec le le modèle social français mais il faut avoir en tête quand même une chose c'est qu'on ne peut pas constamment aller à l'opposé de ce que veulent les français sans qu'ils se révoltent ce que j'allais te dire est-ce qu'il n'essaye pas un peu de faire un contre-pied au 10 septembre parce que là en fait le projet d'Emmanuel Macron et après de tout c'est le premier ministre qu'il essaie de placer mais c'est le projet d'Emmanuel Macron le projet néolibéral à chaque fois il est bloqué il y a une législative en fait qui gagne un peu à gauche mince c'est pas ce que je voulais des blocages là et beaucoup de CGT ou même d'autres syndicats ont annoncé des blocages dans des gros centres voilà entre guillemets menaces de manifestations et de blocages un peu partout donc on voit qu'il est quand même un peu bloqué dans l'aboutissement de son projet hyper néolibéral et la fin du modèle social à l'Assemblée il est bloqué aussi parce qu'il y a une position forte donc est-ce que c'est pas le moment d'un peu lâcher aux oppositions parce que la question centrale j'ai l'impression qu'un truc névralgique c'est quand même le ras-le-bol fiscal et la taxation des plus riches parce que s'ils lâchaient juste là-dessus ils pourraient nous faire avaler plein de trucs en fait en fait pour finir sur l'FMI je voulais ajouter un argument pour être parfaitement clair après je réponds à ta question en fait il y a aussi plusieurs indicateurs macroéconomiques qui montrent que la situation française n'est pas si catastrophique la première des choses c'est le patrimoine public que nous avons qui on l'a souvent dit ici qui s'égalise quasiment à la dette voire la dépasserait légèrement et donc qui est un indicateur important ensuite il y a l'épargne des français alors il ne s'agit pas de récupérer l'épargne des français mais on a une épargne des français qui est très importante qui couvre largement la dette ce qui veut dire que nous sommes un pays riche qui n'était pas le cas de la Grèce où il y avait beaucoup plus d'évasion fiscale que chez nous donc ça c'est un autre indicateur et puis la France encore une fois s'est levée de l'impôt elle l'a toujours fait et elle pourrait le faire si les choix politiques voulaient le faire mais ils ne veulent pas le faire et donc tout ça sont des arguments qui fait que nous sommes dans une situation complètement différente de celle de la Grèce et que je n'imagine pas moi un scénario sauf s'il est voulu vraiment par des gens d'en haut pour les raisons que j'ai dites d'un scénario avec un FMI ou la Troie-Crec qui viendrait nous chercher maintenant sur ce que tu dis tu as entièrement raison c'est à dire que nous avons une dissolution qui a été voulu par le président de la République nous avons une élection de 2022 déjà qui était assez bizarre post-Covid qui s'est fait sans programme etc voilà où il y a eu un pari qui a été réçu par Emmanuel Macron c'est d'être face au RN et de l'emporter encore une fois ce vote m'oblige voilà tout à fait et puis nous avons eu la dissolution qu'il a appelé de ses voeux et nous avons là un parti un groupe de parti de NFP qui est sorti vainqueur mais Macron qui a refusé d'entendre cette voix là il a refusé de le faire voilà donc il a été contre finalement ce qui s'est passé dans les urnes même s'il y a eu après des de la coopération parfois entre partis de fait le NFP contre toute attente est sorti premier il a refusé d'écouter les urnes là-dessus donc il refuse une première fois sur les retraites 7 français sur 10 étaient contre 7 salariés sur 10 il a refusé d'écouter sur la taxation Zuckman vous avez eu quasiment 8 français sur 10 qui sont pour ils refusent d'écouter donc vous refusez d'écouter ce que veulent grosso modo les français et en même temps vous leur imposez des cures d'austérité c'est-à-dire moins d'argent sur les prestations sociales moins d'argent dans les retraites moins d'argent de leur imposer à travailler plus sans gagner plus ils pensent que ça va passer et ils pensent que ça va passer en fait il prend les français un peu plus bêtes que ce qu'ils ne sont pas voilà et en fait vu que chaque fois que c'est un peu passé mais à chaque fois à la limite sauf pour les gilets jaunes mais chaque fois finalement c'est passé et puis les gens ils prennent le choc et là ils se disent bon bah ils vont encore prendre ce choc là mais je pense que ce qui couvre c'est une colère très forte parce que les gens ne sont pas dupes les gens ne sont pas dupes ils se rendent compte que ce qui s'est passé ces dernières années ne les a pas enrichis et aujourd'hui ça concerne tout le monde vous regardez les cadres qu'on voyait souvent comme les gagnants de la mondialisation les cadres aujourd'hui ils ont moins de pouvoir d'achat qu'en 1996 vous vous rendez compte moins de pouvoir d'achat donc eux aussi ils ont été victimes de ce système les ouvriers des localisations les employés ils ont des salaires qui sont collés quasiment au SMIG un peu plus et ils se sont fait grappiller leurs salaires ces dernières années par l'inflation donc les gens se rendent compte que l'immobilier augmente les voitures le coût de la voiture augmente l'énergie augmente les biens de consommation avec l'inflation augmentent il n'y a qu'une seule chose qui n'augmente pas c'est les salaires et les gens en sont conscients ils sont conscients qu'il y a quelque chose qui joue contre eux et donc il y a une colère qui couvre et ça va exploser si ce n'est pas cette fois-ci ça va exploser à un moment ce n'est pas possible ça continue comme ça et il y a autre chose qui augmente aussi c'est les dividendes on ne cessera pas de le rappeler quand même donc c'est pour ça aussi cette dichotomie entre nos grandes entreprises nos fameux fleurons français ne se sont jamais aussi bien portés nos très riches ne se sont jamais aussi bien portés et de l'autre ce n'est pas la même chose on a été quand même un pays et il faut le rappeler que c'est hallucinant nous sommes un pays de 70 millions d'habitants ce qui est assez faible au niveau mondial nous sommes un pays dont on n'arrête pas de dire qu'on ne peut pas réussir on ne travaille pas et nous sommes quand même le pays qui avons eu à un moment l'homme et la femme la plus riche au monde voilà ça c'est hallucinant donc on ne peut pas dire que c'est un pays qui se comporte mal avec les riches c'est un pays qui se comporte peut-être même mieux que les autres avec les riches justement en parlant de la richesse je me fais une petite autopromo j'ai fait une carte blanche il y a quelques jours sur le média qui déconstruit un peu le mythe de la richesse et des riches de pourquoi il aurait mérité ou est-ce que ce serait plus du vol donc je vous laisse aller regarder ça merci Thomas merci Lisa et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant porché j'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter la situation politique est inédite historique vous avez l'habitude de me l'entendre dire et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultra conservateur Stérin qui veut installer l'extrême droite au pouvoir le média lance riposte une contre-offensive vitale et citoyenne c'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'info populaire et indépendante capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore ensemble reprenons le terrain et protégeons notre démocratie soutenez-nous sur campagne.lemédiatv.fr spectateurs, abonnés donatrices et sociaux je vous dis à la semaine prochaine