La réponse de Gabriel Attal aux agriculteurs
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
en ce 20 janvier 2024 100 % des importations qui arrivent en France donc des importations enfin des fruits et légumes importé en France excusez-moi ne sont pas aux normes françaises et sont donc de la concurrence déloyales je finirai en vous disant qu'à force de l'avz plus blan que blanc ça devient transparent la fin du monde agricole est proche si vous ne réagissez pas merci merci alors on va prendre une deuxième intervention je vous laisse revenir à votre place répondre à celle-là dans un tu ve d'accord monsieur le Premier ministre va vous répondre maintenant et après on prendra d'autres interventions on prendra après par série d'interventions mais je tenais évidemment à à vous répondre tout de suite parce que c'est un sujet absolument majeur et je le dis que je prends très au sérieux parce qu'on a une grande chance en France c'est notre agriculture c'est une chance parce que et on le voit quand il y a des crises on l'a vu au moment du covid ça nous permet d'avoir une certaine indépendance et une certaine autonomie pant le covid quand les frontières ont été fermées il a des des pays qui ont été très en difficulté sur leur alimentation nous on a la chance d'avoir une agriculture extrêmement solide qui nous met à l'abri de ces difficultés et c'est une fierté et on a une chance parce que on a ça vous l'avez dit une agriculture qui est l'une des plus qualitative si ce n'est la plus qualitative au monde oui c'est sûr en matière de encore une fois d'exence qu'on met sur la qualité des produits en matière de protection du du consommateur et moi je le dis de manière très claire pour le président de la République pour mon gouvernement il est hors de question de le perdre dans un contexte où la démographie fait son œuvre et donc vous avez effectivement beaucoup de d'agriculteurs qui partent à la retraite et qui trouvent pas de jeunes pour les remplacer pour reprendre l'exploitation parce qu'il y a des difficultés vous l'avez très bien expliqué des contraintes dans la vie quotidienne des insécurités sur le sur sur le revenu et je le dis aussi et c'est toujours important de le rappeler des discours qui sont parfois tenus stigmatisant sur les agriculteurs les éleveurs les maréchés qui sont insupportables et ça paraît une évidence de le dire je pense qu'ici tout le monde est d'accord mais c'est toujours important de le rappeler en tout cas moi en tant que chef du gouvernement c'est important de le rappeler parce qu'on a malheureusement tendance dans dans certains discours politiques à entendre des choses qui sont absolument inacceptables non les agriculteurs sont pas des bandits non les agriculteurs sont pas des pollueurs non les agriculteurs sont pas des euh personnes qui torturent les animaux comme on peut l'entendre parfois les agriculteurs ils aiment les bêtes ils aiment leur bêtes ils aiment notre terre c'est le routi de travail et ils aiment leur pays et ça c'est très important de le rappeler et je laisserai jamais ce type de discours prospérer une fois qu'on a dit ça ça doit être quoi notre travail un garantir aux agriculteurs qui peuvent vivre de leur travail financièrement invour je vais venir un il faut que vous puissiez vivre de votre travail parce que vous l'avez dit s'il y en a qui connaissent le sens du mot de travail c'est quand même nos agriculteurs et nos éleveurs parce que là on n'est pas sur on compte les 35 heur ou autre c'est c'est du c'est du temps permanent pour son exploitation et pour les Français et et garantir la rémunération c'est quoi ça veut dire faire en sorte que dans toute la chaîne avec la grande distribution consommateur et cetera il puisse y avoir une juste part pour les agriculteurs il y a des lois qui ont été votées dans le précédent mandat égalim 1 égalim 2 d'autres textes de loi qui ont permis je pense un certain nombre de progrès mais je sais qu'il y a des difficultés d'application sur certaines mesures que quand on rouvre les négociations commerciales en fait il faut garantir que on ne renégocie pas le coût des matières premières qui est versé aux agriculteurs et je sais que sur ce sujet-là il va falloir qu'on fasse davantage de contrôle j'en ai parlé avec le ministre de l'Agriculture parce que tout le monde joue pas le jeu et c'est pas toujours respecté et c'est inacceptable garantir qu'on puisse vivre de son travail quand on est agriculteur c'est aussi être soutenu pendant les crises et là je pense que vous ne me démentirez pas les gouvernement qui se sont succédés depuis 2017 ont toujours été au rendez-vous des graves crises qui a connu le monde agricole il y a eu le gel la sécheresse le cyclone en Bretagne j'étais pour mon premier déplacement dans le Pas de Calais auprès des habitants qui ont connu les inondations et notamment des agriculteurs des maréchers des éleveurs on est au rendez-vous financièrement pour les aider et on a mis en place un nouveau dispositif qui vient de rentrer en vigueur avec l'assurance récolte c'est quasiment 700 millions d'euros qui sont investis pour garantir que tous nos agriculteurs sont assurés y compris avec la puissance publique pour quand il y a des difficultés une perte de euh de de de récolte qui puisse être accompagnner financièrement probablement qu'on peut aussi améliorer le dispositif mais il vient de rentrer en vigueur je pense c'est important de voir comment ça marche donc un continuer à agir sur la rémunération de vous faciliter la vie parce que là vous l'avez dit on enchaîne des paperasseries des formulaire à remplir un agriculteur me disait sur une semaine le nombre d'heures que c'est à remplir des papiers c'est c'est voilà c'est c'est une dizaine d'heures voir plus voilà un jour entier vous dites à remplir des papiers et des formulaires et ça ça pourrit aussi la vie et donc il faut qu'on arrive toujours à simplifier davantage et ça il faut que vous vous puissiez nous porter les les les propositions et que vous nous puissiez nous dire voilà là typiquement ça sert à rien de remplir 15 fois le même formulaire dans l'année que j'ai déjà rempli là c'est plutôt à l'administration de faire le boulot qu'à nous de lui redire une nouvelle fois ce que ce dont elle a besoin je verrai lundi le président de la FNSEA avec le président des Jeunes Agriculteurs qu'on avance aussi sur sur ce travail- làà ils viennent dans mon bureau lundi lundi à Matignon donc simplifier la vie et trois c'est la question de la transmission et du renouvellement des générations parce que si on narrive pas à renouveler les générations en agriculture si on narrive pas à permettre à des jeunes qui veulent reprendre une exploitation et moi je suis sûr je vous le dis qu'il y a pas de crise des vocations je pense qu'on a beaucoup de jeunes qui ont envie de s'engager dans l'agriculture qui ont envie de devenir agriculteurs éleveur d'ailleurs on le voit nos lycées agricoles fonctionnent bien il y a beaucoup de jeunes qui s'y engagent de familles qui inscrivent leurs enfants ce qu'il faut c'est qu'on lève tous les freins qui les empêchent aujourd'hui de s'installer et qu'on facilite la transmission et là je l'ai déjà dit un des premiers projets de loi que présentera mon gouvernement c'est un projet de loi sur la transmission et le renouvellement des générations en agriculture où là aussi on aura besoin déjà un texte qui a commencé à être préparé mais de vos idées de vos propositions pour l'enrichir donc sur ces trois sujets sur la rémunération la simplification au quotidien et le renouvellement et la transmission euh je le dis on sera au rendez-vous avec vous pour y travailler après vous avez abordé des enjeux spécifiques mais je suis conscient que ce qui l'arborculture est vraiment en crise aujourd'hui il y a des fili entières qui s'arrêtent voilàou je suis conscient que il y a un truc insupportable pour nos agriculteurs et je pense qu'il l'est d'ailleurs pour tous les Français c'est de se dire on interdit certaines pratiques ou certains produits en France donc on complique la vie de nos agriculteurs et en même temps on permet l'importation de produits de l'étranger qui eux utilisent ces mêmes produits ça c'est incompréhensible c'est pour ça qu'on s'est beaucoup battu ces dernières années pour ce qu'on appelle les clauses miroir pour que quand il y a des accords internationaux bah on demande que ce qui peut être importé en France bénéficie du même standard que ce que nous on s'applique vous avez parlé des crises notamment sur la cerise euh dont dont enfin dont on m'a parlé sur la cerise pour le coup il y a un produit je crois que c'est fusm c'est ça qui qui était qui était utilisé parce qu'il y a la mouche Suzuki voilà qui abîme les cerises euh il ce produit a été interdit parce que des études moi je fais confiance aux scientifiques ont dit qu'il y avait des malformations congénitales lié à l'utilisation de ce produit et je vais vous dire je pense que pas contre vous êtes pas contre mais mais parce que vous savez très bien que si on n pas régloot sur ces sujets-là dès lors qu'on a des preuves scientifiques et j'insiste là-dessus et qu'on prend pas les bonnes décisions à la fin le risque c'est la confiance des Français dans nos produits aussi s'ils entendre que ça peut poser poser un risque sur leur santé mais la décision qui a été prise c'est évidemment euh de le de l'interdire en France mais c'est d'interdire l'importation de cerises venant de pays qui utilisent le même produit et pour moi c'est ça la bonne ligne quand on prend une décision chez nous pour protéger les Français qu'on l'impose à nos agriculteurs il est impensable qu'on autorise l'importation de produits de l'extérieur qui ne protège pas la santé des Français et donc ça ça sera pour moi une ligne très claire et on sera très vigilant sur le sujet
Gabriel Attal