Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 14 janvier 2019 10 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalImmigration & asileInstitutions & électionsSécurité

Discours de Thierry Mariani à l'occasion du meeting de lancement des Européennes

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:42Invité politiqueFait
    « Le vote au Parlement européen qui a sanctionné la Hongrie en septembre dernier. »
  • 1:55Invité politiqueChiffre
    « Sur les 20 députés issus des Républicains, 3 seulement ont refusé ces sanctions. »
  • 2:09Invité politiqueFait
    « Coupable d'avoir rendu la parole à son peuple. Coupable d'avoir voulu contrôler ses frontières face aux vagues de migrants qui déferlaient. »
  • 5:05Invité politiqueFait
    « A Paris, l'Assemblée nationale, comme tous les parlements nationaux, est souvent transformée en simple chambre d'enregistrement des décisions européennes. »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « Là où un ivrogne notoire, Jean-Paul Juncker, incarne à la perfection le bateau ivre qui est devenu l'Union Européenne. »
  • 7:08Invité politiqueFait
    « Dans ce contexte mondialisé, la principale menace ne vient plus de l'Est, mais du Sud. »
  • 7:45Invité politiqueFait
    « En France, Bernard-Henri Lévy a dénoncé la France moisi. »
  • 7:51Invité politiqueFait
    « On retrouve le même mépris chez Macron quand il parle des fainéants, de la foule haineuse ou des gaulois réfractaires. »
  • 8:54Invité politiqueFait
    « J'en veux à l'Europe d'être faible, d'être lâche et de plier depuis des années. »

Temps de parole

  • Thierry Mariani99 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Thierry Mariani

D'abord, merci Sébastien. C'est vrai qu'on vient des mêmes horizons, comme vous le savez. Mais je crois qu'il y a des périodes où l'histoire nous donne des rendez-vous. Il y a des périodes exceptionnelles où chacun sent que l'on est à un carrefour, où chacun sait que l'on est devant un choix décisif où tout peut basculer. Oui, ces élections européennes seront un choix historique, car pour la première fois, comme le rappelait Hervé Juvin, nous pouvons changer l'Europe dans l'intérêt de tous les Européens et dans l'intérêt de la France.

Pour la première fois, nous pouvons remettre l'Europe au service des nations et de leur peuple, qui demande avant tout le respect de leur identité et le respect de leur liberté. C'est pour mener ce combat à vos côtés que, comme Jean-Paul Garraud, j'ai décidé de rejoindre la liste que présente le Rassemblement national, sans réserve et avec enthousiasme. Je vous rejoins parce que dans la vie politique, on ne doit pas une fidélité éternelle à un parti. On doit une fidélité éternelle à ses idéaux, à ses idées. Et c'est pour cette raison que j'ai fait ce choix. Dans les discours sur l'Europe, aux Républicains, on est souverainiste.

Mais à Bruxelles, en réalité, les Républicains obéissent à Juncker et à Merkel. Le meilleur exemple en est, sans contestation possible, le vote au Parlement européen qui a sanctionné la Hongrie en septembre dernier. Sur les 20 députés issus des Républicains, 3 seulement ont refusé ces sanctions. Il est vrai qu'aux yeux de la Commission européenne, la Hongrie de Victor Orban est coupable. Coupable d'avoir rendu la parole à son peuple. Coupable d'avoir voulu contrôler ses frontières face aux vagues de migrants qui déferlaient. En rejoignant la liste du Rassemblement national, je rejoins un mouvement qui, à l'opposé des Républicains, sur la question européenne, a toujours tenu le même discours.

Un mouvement qui, sur l'Europe, tient un discours de vérité, un discours nécessaire et qui ne trompe pas les Français. Aussi, vous me permettrez de remercier Marine Le Pen. Si je suis là aujourd'hui, c'est parce qu'elle m'a tendu la main, qu'elle m'a proposé de vous rejoindre, choisissant de regarder non pas ce qui nous a séparés pendant des années, mais ce qui nous rapproche pour l'avenir, et je ne l'oublierai pas. Je voudrais remercier aussi tous ceux que j'ai rencontrés à un moment ou à un autre ces derniers mois, parfois sur des territoires lointains, et qui m'ont amené à faire ce choix.

Je pense à Nicolas Bé, je pense à Louis Ayo, je pense à Sébastien Chenu, mais je n'oublierai pas aussi Jordan Bardella, Philippe Vardon et Philippe Olivier, qui, pendant ces mois de préparation, j'allais dire, m'ont un peu préparé à ce moment. Et puis je voudrais remercier surtout les militants qui sont dans cette salle. Pour leur accueil, et leur adresser un mot personnel. Comme l'a dit Sébastien, moi je n'ai pas commencé par l'ENA. J'ai commencé par coller des affiches, distribuer les tracts et prendre des villes à l'adversaire. Et je sais, et je sais la question, et je sais la question que certains doivent se poser en ce moment. Il est là, cette tribune, il nous a rejoint aujourd'hui.

Est-ce que c'est le temps d'une élection, simplement pour se faire élire ? Oui, est-ce qu'il restera ? Et vous avez raison de vous poser cette question. Parce que dans le passé, certains vous ont déçus. Mais d'autres, qui ont eu le même parcours que moi, ont tenu leur engagement. Je pense d'abord à mes amis de Provence, Jérôme Rivière, Franck Alizio, qui ont fait le même chemin que moi. Je pense aussi à Sébastien Chenu. Et je tiens à dire qu'en vous rejoignant, c'est sur eux que je veux prendre exemple. Vous savez, j'ai détesté toujours les contrats à durée déterminée. Je préfère les contrats à durée indéterminée. Alors, quelle est l'Europe que l'on combat ?

A Paris, l'Assemblée nationale, comme tous les parlements nationaux, est souvent transformée en simple chambre d'enregistrement des décisions européennes. Et désormais, le combat pour la France se livre aussi à Bruxelles. Là où un ivrogne notoire, Jean-Paul Juncker, incarne à la perfection le bateau ivre qui est devenu l'Union Européenne. C'est à Bruxelles qu'il nous faudra arracher la barre du navire à cette technocratie eurocratique et l'obliger à se mettre au service des peuples, et non des oligarchies financières ou des puissances étrangères. A Bruxelles, tous les bobos du monde ont décidé de se donner la main pour tenter de maintenir en vie le mythe du village global.

Ils militent d'arrache-pied pour une Europe vidée de sa substance, privée de sa culture, de ses références chrétiennes, bref, une Europe reniant son identité profonde. Leur but est de se transformer l'Europe en simple marché, livrée pour sa défense au protectorat américain, qui nous le fait payer très cher, et pour sa vie quotidienne aux multinationales qui imposent la suppression des frontières et l'arrivée toujours plus importante d'une main-d'œuvre étrangère. Mais par contre, des multinationales qui n'oublient pas de payer l'impôt le plus loin possible.

Pour cette alliance des ultra-libéraux et des ultra-libertaires, l'Européen n'est plus un Français, l'Européen n'est plus un Italien, un Suédois ou un Tchèque, encore moins un Alsacien, un Breton ou un Provençal. Chaque Européen est désormais un simple consommateur et, si possible, gluten-fruits, anti-chasse, qui se réjouit de vivre ensemble dans une immigration débrisée et qui aussi n'oublie pas de cotiser à SOS Méditerranée. Dans ce contexte mondialisé, la principale menace ne vient plus de l'Est, mais du Sud. Avec l'islamisation de notre continent et l'immigration en devenir, l'Europe risque de se trouver en Nouvelle-Atlantide, ce continent mythique disparu pour l'éternité.

En France, BHL a dénoncé... Bernard-Henri Lévy, mais je pense que vous le connaissez, voilà. En France, Bernard-Henri Lévy a dénoncé la France moisi. On retrouve le même mépris chez Macron quand il parle des fainéants, de la foule haineuse ou des gaulois réfractaires. Pour évoquer ceux qui refusent de disparaître sans faire d'histoire. Quelle arrogance, quel mépris, mais aussi quelles belles leçons sont en train de leur donner les Gilets jaunes, héros anonymes de cette France. Héros anonymes, héros anonymes de cette France qui ne veut pas disparaître et qui relève la tête. Alors quelle Europe voulons-nous ?

Nous voulons une Europe qui respecte effectivement les peuples, leurs traditions, leur identité, leur diversité. Nous voulons une Europe qui protège ses entreprises avec ses travailleurs. Nous voulons une Europe constituée de nations souveraines, capables de coopérer librement et intelligemment. Nous voulons une Europe indépendante sur la scène internationale, qui sache se faire respecter par une Europe et pas une Europe éternellement à la remorque des USA. Je n'en veux pas aux Etats-Unis d'être forts. J'en veux à l'Europe d'être faible, d'être lâche et de plier depuis des années.

J'en veux à l'Europe de se plier et d'obéir chaque fois que notre grand allié décide des sanctions ou de nouvelles guerres. Oui, aujourd'hui, cette Europe est possible, car cela a été dit par Jean-Paul Garraud, par Hervé. Nous sommes effectivement dans un moment historique que nous ne sommes plus seuls. L'Est de l'Europe a montré le chemin. La Hongrie, la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie, suivie, vous le savez, par l'Autriche et l'Italie de Malteo Salvini. Nous ne serons pas seuls à Bruxelles quand nous gagnerons. Alors oui, tout devient possible. Et je dois dire que je suis très heureux de mener ce combat avec Marine Le Pen et Jordan Bardella.

Pour être élu depuis 2015 en Seine-Saint-Denis, je pense que Jordan, pour y avoir grandi, cela te donne une connaissance des périls qui menacent la France, bien supérieurs à celui qui n'a fréquenté que les ministères et les banques, et qui est aujourd'hui notre président. Voilà pourquoi je suis heureux aujourd'hui d'être à vos côtés. On arrive ensemble avec tous les Français qui veulent nous rejoindre pour gagner cette bataille de l'Europe, en attendant le moment venu de gagner la bataille de France avec Marine. Vive les nations européennes, vive la France ! Merci.

10:25
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.