Emmanuel Macron "fébrile" et "agressif", liens avec la Russie, port du voile... Le "8h30 franceinfo" spécial présidentielle de Marine Le Pen
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Marine Le Pen, nous sommes à Perpignan où vous teniez hier soir votre dernier meeting avant le premier tour de l'élection présidentielle, vous répondrez dans une demi-heure. Comme tous les candidats et leur soutien aux questions des auditeurs et des téléspectateurs de France Info, je rappelle le numéro du standard 0809 40 41 42, c'est le prix évidemment d'un appel local. Tout d'abord les questions liées au pouvoir d'achat. Marine Le Pen, depuis plusieurs mois, le gouvernement a mis en place un bouclier tarifaire pour bloquer les prix de l'électricité et du gaz. Si vous êtes élu, est-ce que vous le maintiendrez ?
Moi je bloquerai de toute façon, je régulerai les prix du gaz et de l'électricité à nouveau, parce que la réalité c'est que d'ici le mois de juillet 2023, il n'y aura plus de prix régulé. C'est déjà ce que vivent un certain nombre d'entreprises d'ailleurs, qui voient donc leurs factures exploser et qui sont pour beaucoup en situation aujourd'hui de quasi-faillite. C'est ce qui va se passer avec les particuliers et je n'ai pas entendu le gouvernement dire qu'il reviendrait sur cette dérégulation.
Donc il faut réguler les prix et c'est d'autant plus facile de réguler les prix que je vais sortir du marché européen de l'électricité, c'est-à-dire qu'en réalité je pourrais offrir aux Français des prix qui sont fondés sur la production française. Par exemple pour l'électricité, pour le gaz par exemple c'est 50 euros l'équivalent mégawatt-heure, alors qu'aujourd'hui le marché européen de l'électricité, enfin hier, lundi dernier, était à 3000 euros équivalent mégawatt-heure.
Mais en attendant de sortir de ce marché, vous maintenez le dispositif ou pas ?
Oui, oui, je maintiens le dispositif bien entendu. Ah, vous ne l'aviez pas dit jusqu'à présent ? Bien sûr, non mais d'accord, je ne l'ai pas dit parce qu'on ne m'a pas posé la question. La question est importante. Ça me paraissait évident, je ne vais pas laisser... Mon objectif c'est de rendre du pouvoir d'achat aux Français. Mon objectif c'est de dire, le carburant, le gaz, l'électricité, le fuel, ce sont des biens de première nécessité. Donc non seulement, évidemment, il faut que les prix soient abordables, mais de surcroît, vous le savez, puisque je le dis depuis 8 mois, je souhaite baisser la TVA de 20 à 5,5% sur l'ensemble de ces produits.
J'ai d'ailleurs également indiqué que compte tenu de l'explosion des prix du carburant, je supprimerai les hausses qui avaient été décidées par Emmanuel Macron en 2017 et en 2018 et qui avaient généré la crise des gilets jaunes.
Donc si on comprend bien, vous bloquez les prix, donc vous maintenez ce qu'a fait le gouvernement jusqu'à présent. Je régule, je régule les prix, c'est pas un blocage des prix.
D'ailleurs Emmanuel Macron ne connaît pas mon programme, en réalité je m'en suis rendu compte en lisant le Parisien. Je pense qu'il n'a pas beaucoup travaillé et il confond sûrement mon programme avec celui de Jean-Luc Mélenchon. Donc dans mon projet, je n'ai pas de blocage de prix, je suis sur une régulation des prix, ce qui a toujours existé. Le bouclier tarifaire, de fait, vous bloquez les prix, puisque c'est ce qui est le cas aujourd'hui. Excusez-moi. Les prix ont toujours été régulés. Sur la pression de l'Union Européenne, ils décident de les déréguler. Je ne souhaite pas, encore une fois, qu'ils soient dérégulés. Donc c'est aussi simple que ça.
Donc il y aura des prix régulés et il y aura une TVA à 5,5%. Ce sont des prix régulés, ce ne sont pas des blocages de prix. En France, les blocages de prix ne peuvent être mis en oeuvre que de manière exceptionnelle et exclusivement sur 6 mois. C'est comme ça que ça se passe.
En période de crise, c'est pas ce qu'on vit en ce moment ? Pardon ? En période de crise, c'est pas ce qu'on vit en ce moment ? Oui, mais ça n'est pas utile.
À partir du moment où vous régulez les prix et où vous faites une TVA à 5,5%, il n'est plus utile de prendre des mesures qui soient des mesures supplémentaires.
Vous souhaitez aussi, et c'est une nouveauté dans votre programme, instaurer une TVA à 0% pour un panier de produits de première nécessité. Combien de produits et qui va décider ?
Une centaine de produits, vous savez, ce n'est pas très extraordinaire, on fait faire ça par une commission. À la Réunion, ils viennent d'en faire un panier de 100 produits précisément sur lequel il y a une baisse massive de la TVA.
Sauf que ce sont des citoyens qui décident.
Oui, mais très bien, on fait une commission avec des consommateurs, bien entendu, avec les gens qui sont susceptibles de déterminer. Mais vous voyez, on vit tous dans la vraie vie. Donc on peut savoir à peu près les 100 produits, des produits d'hygiène, évidemment, le shampoing, les couches-culottes pour les enfants, et puis des produits d'alimentation, l'huile, le beurre, les pâtes, le riz, le sel, de la viande, du poisson, des choses comme ça. Ce sera provisoire ou permanent ? Ah non, ce sera provisoire. Ce sera provisoire, en réalité. Ça se mettra en place dès que l'inflation sera de un point supérieur à la croissance, ce qui est évidemment le cas aujourd'hui.
Marine Le Pen, Emmanuel Macron propose d'augmenter les retraites du montant de l'inflation dès cet été, et en janvier prochain aussi, c'est la précision que nous avait donnée Bruno Le Maire hier. Vous, vous pouvez reprendre cette idée à votre compte ?
Non, mais pardon, excusez-moi. Moi, je vais appliquer la loi à ce qu'Emmanuel Macron n'a pas fait. Parce que la réalité, c'est que l'indexation des retraites, c'est dans la loi. Il était obligé de le faire. Et sur les cinq dernières années, eh bien, durant quatre ans, les retraités ont vu leur pension ne pas être indexée sur l'inflation, c'est-à-dire que leur pension a été reniée année après année. Une année sur cinq ans. Voilà le respect qu'Emmanuel Macron a de la loi et accessoirement des retraités. Alors qu'aujourd'hui, ils viennent nous promettre, comme président de la République, qu'il va appliquer la loi demain si il est réunis...
Il va le faire dès cet été, alors qu'il commence au mois de janvier.
Donc, permettez-moi de sourire. Donc, la réindexation, elle doit se faire tous les ans. C'est une obligation. Et c'est surtout une obligation morale à l'égard des retraités qui ont des pensions souvent qui sont faibles et qui, encore une fois, les voient s'affaisser au fur et à mesure du temps parce qu'elles sont érodées. Est-ce que vous dégélerez, l'expression n'est pas très belle, le point d'indice des fonctionnaires ? Non, ce n'est pas le choix que j'ai fait. Moi, le choix que j'ai fait, c'est de faire une grande politique pour restituer à l'ensemble des foyers français, en moyenne, 150 à 200 euros.
Par l'intermédiaire d'un certain nombre de mesures, on vient d'en parler, mais il y en a d'autres. Il y a des baisses d'impôts, par exemple l'exonération d'impôts pour les moins de 30 ans, la part fiscale pleine dès le deuxième enfant, le rétablissement de la demi-part des veufs et veuves. Mais en revanche, il y a deux catégories de fonctionnaires pour lesquelles je ferai des revalorisations salariales. Ce sont les enseignants, que je revaloriserai de 3% par an, c'est-à-dire 15% sur 5 ans. Et ce sont les soignants, parce que les soignants, malgré le Ségur de la santé, restent avec des rémunérations qui sont 10% inférieures à la moyenne de l'Union européenne.
Et pas de policiers, du coup ? Pas pour les policiers ?
Non, mais les policiers bénéficieront de l'ensemble des mesures sur le pouvoir d'achat dont bénéficient l'ensemble des autres catégories de la population.
Marine Le Pen, sur le SMIC, vous êtes l'une des seules candidates à ne pas proposer une augmentation du SMIC. Pourquoi ?
Précisément parce que j'ai fait un autre choix. L'autre choix, c'est de restituer ces 150 à 200 euros en baissant les dépenses contraintes des Français et en baissant leurs impôts, d'un côté. Et de l'autre côté, je propose d'avoir un engagement avec les entreprises qui acceptent d'augmenter jusqu'à 3 fois le SMIC, l'intégralité de leur salaire de 10%. Et en contrepartie, l'État gênera l'augmentation des charges patronales qui sont normalement subséquentes. Je pense que ça...
C'est au bon vouloir des entreprises, ce n'est pas une obligation ?
Pardon, c'est comme la prime Macron. C'est au bon vouloir des entreprises. Donc quand il intègre ça en disant, regardez, j'ai augmenté le pouvoir d'achat, il intègre la prime. Il y a effectivement des entreprises qui ont versé des primes, souvent les grandes d'ailleurs, mais il y a d'autres entreprises qui ne l'ont pas fait. Sauf qu'à la différence, moi ce que je souhaite faire, c'est augmenter les salaires de tout le monde, y compris les classes moyennes. D'ailleurs, vous voyez que j'intègre les classes moyennes en faisant en sorte que cette mesure inclue jusqu'à 3 fois le SMIC. Parce que souvent, les classes moyennes, elles sont complètement abandonnées de ce type de dispositif.
Mais surtout, je le fais parce que j'ai discuté avec beaucoup de chefs d'entreprise. Et les chefs d'entreprise nous disent qu'on a besoin d'augmenter les salaires. Nous le savons que nous en avons besoin. Nous savons que nos salaires ne sont plus assez attractifs par rapport au coût de la vie. Donc, c'est une aide pour le faire. C'est une incitation à le faire. Mais je n'oblige du coup aucune entreprise à augmenter les salaires au risque de voir sa viabilité être mise en cause.
Marine Le Pen, invitée des matins présidentiels de France Info jusqu'à 9h30. Vous pourrez l'interroger directement à partir de 9h en composant dès maintenant le 0809 40 41 42. Une toute petite pause le temps du fil Info à 8h41 avec Diane Ferschit. Le soutien de l'Union Européenne à l'Ukraine avec le déplacement ce vendredi à Kiev de la présidente de la Commission Européenne et du chef de la diplomatie des 27. Ils sont en route pour rencontrer Volodymyr Zelensky, l'UE qui adopte une cinquième salve de sanctions envers Moscou. La campagne pour le premier tour de la présidentielle se termine ce soir à minuit et un tiers des électeurs n'a toujours pas reçu les professions de foi des candidats.
Les derniers plis vont arriver aujourd'hui et demain. Les délais habituels sont tenus, assure sur France Info la rapporteure générale de la commission de contrôle de l'élection présidentielle. Presque deux mois après l'incendie de Saint-Laurent de la Salangue dans les Pyrénées-Orientales, trois interpellations, trois hommes de 28 à 42 ans placés en garde à vue pour dégradation par incendie ayant entraîné la mort et des blessures. Huit personnes sont mortes dans le sinistre dont deux enfants. Cinq départements sont ce matin placés en vigilance orange au vent violent face à l'arrivée de la tempête Diego.
La Haute-Loire et le Puy-de-Dôme s'ajoutent aux Deux-Sèvres, à la Vienne et à la Charente-Maritime.
France Info Élysée 2022, les matins présidentiels, Salia Braclia, Marc Fauvel
Marine Le Pen, les Français ne semblent pas vous tenir rigueur de votre proximité avec Vladimir Poutine durant ces dernières années. Si on regarde vos déclarations ces dix dernières années, vous aviez dit que vous l'admiriez. Vous avez salué son courage, vous avez été reçu, on s'en souvient, il y a cinq ans, en grande pompe au Kremlin par Vladimir Poutine. Sa photo est même d'ailleurs sur certains de votre acte de campagne. Vous aviez soutenu la Russie lorsqu'elle a envahi la Crimée. Et la semaine dernière encore, vous avez estimé que Vladimir Poutine pourrait redevenir un allié après la guerre. Question toute simple.
Si vous êtes élu dans deux semaines et qu'il vous appelle pour vous féliciter, est-ce que vous le prenez au téléphone ?
Vous avez une présentation qui est une présentation quand même biaisée. Qu'est-ce qui est exact dans ce que j'ai dit ? Je vous le dis pourquoi. Parce que ce que j'ai défendu à l'époque d'ailleurs, c'est ce qu'ont défendu tous les présidents de la République française au fur et à mesure en réalité de leur mandat. C'était vrai pour Nicolas Sarkozy, c'était vrai aussi pour Emmanuel Macron. C'était la volonté de ne pas faire de la Russie un paria en Europe. C'était la volonté, comme le disait d'ailleurs lui-même Emmanuel Macron lorsqu'il a reçu Vladimir Poutine, bien après l'affaire de la Crimée, en 2019 à Brigançon, encore une fois de réarimer la Russie à l'Europe.
Mais vous n'êtes pas seul quasiment à avoir dit qu'il n'y avait pas eu d'invasion de la Crimée par exemple.
Non, mais j'ai dit qu'il y avait eu un référendum, ce qui est le cas.
Il n'y a pas eu d'invasion de la Crimée, la Crimée a toujours été russe, vous aviez dit ça à CNN et vous aviez accepté les résultats du référendum que l'ensemble de la communauté internationale a refusé.
Ce n'est vraiment pas le moment, à deux jours de l'élection présidentielle, de refaire l'histoire de la Crimée qui n'a été en réalité ukrainienne que 27 ans dans toute son histoire. Mais c'est autre chose, je veux dire, les gens ont voté, je crois qu'il n'y a pas de contestation. Un référendum qui n'a pas été reconnu par la communauté internationale ? Peut-être, mais il n'y a personne qui est parti de Crimée pour aller demander le droit d'asile nulle part ailleurs. Zéro personne. Bref, tous ceux qui sont connaisseurs de ce sujet savent que c'est le cas. Mais encore une fois, Emmanuel Macron a reçu M. Poutine à Brigançon trois ans après. Donc ça n'a pas eu l'air de le déranger.
Et il a tenu des propos qui étaient des propos raisonnables. Voilà, je vous le redis. Parce que c'est l'intérêt de la France. L'intérêt de la France, c'est de ne pas voir la Russie partir entre les bras de la Chine. Je le dis et je le répète. Parce que ce n'est pas parce qu'on cherche à me diaboliser par personne interposée aujourd'hui que je ne continuerai pas à défendre l'intérêt de la France et des Français. L'intérêt de la France et des Français, c'est de faire en sorte que la Russie, le plus grand pays du monde, ne s'associe pas avec la Chine, le pays le plus peuplé du monde.
C'est de faire en sorte que la Russie, qui est le premier pays producteur de matières premières du monde, ne s'associe pas avec la Chine, la première usine du monde. Car la puissance qui interviendrait de cette coalition entre la Russie et la Chine serait à l'évidence un problème majeur pour la France. Et moi, je ne pense encore une fois qu'à la France.
Mais ça veut dire qu'il faut fermer les yeux sur ce qui se passe en Ukraine ?
Et les crimes qui sont commis là-bas ? Non, mais ça n'est pas. Vous savez, en politique, pas plus qu'ailleurs d'ailleurs. Rien n'est tout blanc ou tout noir. Voilà. Il faut avoir une position raisonnable. Et ma position est raisonnable. Ma position, ça a été d'abord de condamner la Russie lorsqu'elle a envahi l'Ukraine. De la manière la plus claire qui soit, cette agression armée était inadmissible au regard du droit international. Nous avons d'ailleurs voté au Parlement européen une condamnation extrêmement ferme de cette agression russe dès que le texte a été présenté au Parlement européen. Ma deuxième position, ça a été de dire oui aux sanctions.
Tout ce que vous voulez, les sanctions contre les oligarques, tout ce que vous voulez. La seule chose que je ne souhaite pas, ce sont des sanctions sur les matières premières qui vont avoir des conséquences plus lourdes sur les Français et sur le reste du monde d'ailleurs.
Aujourd'hui, vous êtes contre l'embargo sur le gaz russe, le pétrole russe, le charbon russe ?
Parfaitement. Parfaitement. Je suis contre tout ce qui peut multiplier la facture des Français par 4, 5 ou 6 parce que, encore une fois, mon objectif, c'est de défendre prioritairement les Français et leur pouvoir d'achat.
Mais alors les autres sanctions, est-ce que vous les maintenez si vous arrivez au pouvoir ?
Mais je les maintiens. Évidemment que je les maintiens puisque l'objectif, c'est de pousser la Russie à la négociation. Mais vous voyez bien qu'on parle des sanctions et on oublie à quoi elles servent. Est-ce qu'on peut se rappeler tous ensemble que les sanctions servent à faire pression sur la Russie pour réussir à obtenir une négociation et le retour de la paix, c'est-à-dire le retour de la souveraineté pour l'Ukraine, le départ évidemment des forces russes du territoire ukrainien. C'est cela l'objectif des sanctions. Donc, tant que cela n'est pas obtenu, bien entendu, il faut maintenir les sanctions.
Mais il ne faut pas se faire harakiri et créer les conditions d'une très grande violence à l'égard de nos propres compatriotes sans d'ailleurs véritablement atteindre la Russie. Soyons clairs. On nous a expliqué que le rouble s'effondrait, etc. Et là, ce n'est pas le cas. Pourquoi ? Parce que deux tiers du monde continue à avoir des relations avec la Russie. Et que la Russie, eh bien, elle est en train de se tourner vers ces deux tiers du monde pour vendre d'ailleurs ces matières premières.
Et est-ce que ça veut dire, Marine Le Pen, que vous maintenez un projet d'entente militaire avec la Russie ? C'est noté dans votre programme si vous êtes élue.
Non, je ne vais pas parler d'entente militaire. J'ai parlé de coopération dans le domaine de la sécurité de l'Europe. Et j'évoquais bien entendu dans ce paragraphe la lutte contre le fondamentalisme islamiste. Là encore, je suis exactement sur la même position que celle qu'avait Emmanuel Macron. Lorsqu'il y a quelques années, il disait que la Russie était un État avec lequel on pouvait travailler contre le fondamentalisme islamiste. Je l'ai beaucoup répété, mais je préfère le redire.
En matière de géopolitique, en matière de diplomatie, encore une fois, un certain nombre de pays peuvent être en même temps des concurrents, en même temps des adversaires et en même temps des alliés dans différents domaines. Alors ça n'est pas le cas, ça c'est dans le cas traditionnel. Là, le comportement de la Russie fait que nous sommes aujourd'hui en opposition avec le comportement de la manière la plus claire qui soit qu'ont les Russes en Ukraine.
Vous souhaitez Marine Le Pen interdire le voile dans l'espace public. Cette interdiction concernera-t-elle aussi les autres signes religieux comme par exemple la kippa ?
Mais c'est drôle que cette affaire du voile revienne sur l'intégralité des plateaux, là, comme ça, brutalement. C'est dans votre programme. C'est dans votre programme. Oui, oui, mais il y a beaucoup d'autres choses dans mon programme, voyez, parce qu'en réalité, cette affaire du voile est incluse dans une loi, une grande loi de lutte contre le fondamentalisme islamiste dans laquelle il y a l'expulsion des prêcheurs de haine, il y a la fermeture des mosquées salafistes, il y a la suppression du financement... Mais Emmanuel Macron a voté une loi séparatiste avec tout ça, mais sans le voile. Non, non, non, pas du tout. Il n'y a rien de tout ça.
Et d'ailleurs, je vous dirais, ils en ont fermé 10 des mosquées radicales. 10. Sur le voile, Marine Le Pen, uniquement le voile où les autres signent aussi. Ça ne fonctionne pas. Donc le voile est incluse dans cette loi parce que c'est un uniforme islamiste. Et c'est au titre de l'uniforme islamiste que j'interdirais le voile dans l'espace public.
Toutes les femmes qui portent un voile sont des islamistes ? Vous diriez ça ? Non, pas du tout. C'est ce qu'a dit votre directeur de cabinet ?
Non, non, pas du tout. Dans les colonnes du monde, vous l'avez lu comme nous, c'était il y a une semaine. Non, non, non, il n'a pas dit cela.
Il n'a jamais démenti ses propos ? Mais non, mais jamais... Toutes les femmes qui portent le voile sont des islamistes ?
Non, mais vous savez, tout ce qu'écrivent vos confrères ne sont pas la réalité.
D'accord. Vous avez donc envoyé un démenti au monde pour ses propos ?
Vous voyez, tout ce qui est écrit dans le monde, particulièrement...
C'est entièrement faux, il n'a jamais dit ça.
Particulièrement, ne sont pas... Je suis bien placée pour le savoir. Car parfois, j'ai retrouvé des propos de moi que je n'avais jamais tenus. Voilà. Ça n'est même pas une interview, d'ailleurs. Ce sont des offres. C'est l'entre-d'honneur, les propos que je viens de citer. Donc jamais de la vie, toutes les femmes qui portent un voile ne sont pas des islamistes. Beaucoup sont des victimes. Elle est là, la réalité. Ce que personne ne veut dire, c'est que beaucoup vivent dans un environnement qui est un environnement culturel où elles subissent une pression très importante, précisément, de ceux qui cherchent à imposer l'islamisme dans notre pays.
Beaucoup qui ne portent pas le voile finissent par le porter parce qu'elles sont traitées de prostituées, parce qu'on met en doute leur pudeur, parce qu'on met en doute leur intégrité physique. Et ça, je ne le veux pas. En France, je veux que toutes les femmes se considèrent absolument libres de faire ce qu'elles veulent faire.
Toute petite pause, le temps du fil info. On poursuit cet entretien, si vous voulez bien. Marine Le Pen, il est 8h50. Viens de faire shit. 24h de plus pour les lycéens. Pour finaliser leurs voeux et leurs dossiers sur Parcoursup, le délai a été repoussé à minuit ce soir après une panne hier de la plateforme. Dans le Parisien, aujourd'hui en France, Emmanuel Macron cible ce matin la candidate du Rassemblement national. À deux jours du premier tour, il accuse Marine Le Pen de mensonge sur son programme social et estime que le débat a complètement banalisé son discours. Santé publique France indique avoir identifié 50 cas confirmés de contamination à la bactérie E.
coli après la consommation de pizza butonnie. Parmi ces cas, 48 enfants touchés, dont deux sont décédés. L'Union européenne vote de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie. Un embargo sur le charbon russe et la fermeture des ports européens aux navires russes. En Ukraine, le président Volodymyr Zelensky annonce le pire à Borodianca près de Kiev, alors que dans l'est du pays, les évacuations de civils se poursuivent. Quatrième attaque en deux semaines en Israël, deux personnes tuées à Tel Aviv en terrasse de café, de nombreux blessés lors de la fusillade. L'assaillant a d'abord pu prendre la fuite, mais il a finalement été retrouvé et neutralisé près d'une mosquée à Jaffar.
France Info Et si c'est le cas, ce sera une poursuite en diffamation, c'est autre chose.
Pardon, vous me disiez, on reparlait des propos attribués à votre directeur de cabinet. Si vraiment ce sont ceux-là, alors ce sera une poursuite en diffamation, parce que c'est un mensonge.
J'ai lu la citation telle qu'elle a été rapportée dans Le Monde. On poursuivait la discussion.
C'est pas grave, on a une longue tradition judiciaire avec Le Monde.
Ah, alors juste, je vous permets de compléter nos questions sur le voile, l'interdiction du voile dans l'espace public. Qui sera chargé de vérifier dans la rue si une musulmane porte le voile ou pas dans la rue ? Est-ce qu'il y aura des amendes pour ça ?
Mais enfin, qui est chargé de vérifier si on met la ceinture de sécurité ou pas ? Donc ce sera la police nationale ? Voilà, c'est simple. À partir du moment où c'est interdit, si vous ne respectez pas la loi, vous avez une amende. C'est comme la ceinture, ça se paraît.
Ce sera interdit dans la rue, dans les magasins, dans les restaurants, absolument partout, à part à la maison et à la mosquée ? Voilà, exactement. D'accord. Marine Le Pen, si vous êtes qualifiée dimanche, appellerez-vous Éric Zemmour ?
Non, pourquoi j'appellerais Éric Zemmour ? Pour le second tour ? Non, je crois que les Français sont totalement libres de leur vote. Je veux dire, je pense que les consignes de vote, en réalité, servent à peu de choses. Chaque Français, le soir du premier tour, eh bien, il est face à une nouvelle élection. Il est face, pour certains, à un nouveau choix à faire, d'autres à une réitération peut-être de leur choix du premier tour.
Et là, chaque Français, en conscience, doit se poser la question de ce qui est le mieux pour le pays, pour les Français, pour la sécurité, pour la prospérité, pour l'identité, pour la souveraineté de notre pays, pour sa puissance, pour sa grandeur, pour son influence dans le monde.
Est-ce que vous dites, comme Emmanuel Macron ce matin dans les colonnes du Parisien, aujourd'hui en France, qu'il a été, avec un peu d'ironie, il dit ça, un formidable directeur de campagne pour vous ces derniers mois, en vous rendant moins outrancière ?
En parlant d'outrance, précisément, j'ai trouvé les propos du président de la République extrêmement outranciers et agressifs, d'ailleurs. Je le trouve très agressif depuis qu'il est entré en campagne, agressif dans ses postures, agressif dans ses propos. Et je vous avoue que j'ai été assez choquée d'entendre le président de la République, qui est le garant de la Constitution, m'accuser de racisme. Alors, maintenant, je le mets au défi, le président de la République, de trouver une seule proposition dans mon programme, qui discrimine les Français en raison de leur origine, de leur religion, ou de la couleur de leur peau, parce que c'est ça, le racisme. Je le mets au défi de le faire.
Vous faites attention à la priorité nationale qui est dans votre programme ? Alors, il faudrait que le président de la République comprenne que créer une différence de droit, donner des droits supplémentaires, en fonction de la nationalité, n'a jamais, jamais, dans aucun droit, jamais, été considéré comme du racisme. D'accord ? C'est, effectivement, une priorité nationale, comme elle existe d'ailleurs en Australie, comme elle existe en Suisse. Voilà, à compétences égales, on donne en priorité l'emploi aux Français plutôt qu'à l'étranger. Et en matière de logement social, eh bien, de la même manière, on donne une priorité d'accès au logement aux Français par rapport aux étrangers.
C'est la seule, d'ailleurs, je vais vous dire, c'est la seule discrimination qui est en même temps morale, légale et admissible. Le fait de différencier les gens en fonction de, est-ce qu'ils ont ou est-ce qu'ils n'ont pas la nationalité. D'ailleurs, pardon, mais ça existe en France, il me semble. On ne peut pas être étranger et être magistrat. On ne peut pas être étranger et être policier. Vous voyez, il y a toute une série comme ça, et ça a été longtemps le cas dans la fonction publique. Il y a toute une série d'emplois qui sont réservés à ceux qui ont la nationalité française, et ça n'a jamais suqué personne.
Lorsqu'un patron recevra un CV, recevra deux CV, par exemple, il aura obligation de choisir le français ? Non, mais il pourra le faire. Il pourra ne pas le faire ?
Il pourra ne pas le faire, bien entendu, mais il pourra le faire. Donc comme aujourd'hui, en fait ? Non, aujourd'hui, il ne peut pas le faire. Il n'a pas le droit de donner un avantage à un Français parce qu'il est français.
Personne, aujourd'hui, n'oblige un patron à expliquer pourquoi il recrute quelqu'un plutôt que quelqu'un d'autre ?
Oui, mais si vous faites, par exemple, si vous passez une annonce dans un journal, vous n'avez pas le droit de dire que vous recherchez un employé français. Je trouve qu'en France, c'est scandaleux. Avec vous, on pourra le faire ? Parce que je pense que c'est tout à fait naturel en France que l'on cherche à trouver des emplois, particulièrement pour les Français, de la même manière que je trouve tout à fait normal que les Français aient une priorité d'accès dans des logements sociaux qui ont été payés par leurs parents, leurs grands-parents, leurs arrières-grands-parents.
Marine Le Pen, il y a cinq ans, le débat d'entre-deux-tours a été calamiteux pour vous. Ce matin, Emmanuel Macron, dans Le Parisien, aujourd'hui en France, il dit qu'il est prêt au débat d'entre-deux-tours et il est même prêt à la castagne. Et vous ?
Là encore, est-ce qu'un président devrait dire ça ? Est-ce qu'un président de la République ne peut pas considérer que nous sommes là dans un débat démocratique, qu'on échange des arguments ? Je vois d'ailleurs qu'il n'en développe aucun pour critiquer mon projet. Ce sont des anathèmes, des injures, des propos agressifs, mais il n'y a aucune démonstration qui est faite par le président de la République. Vous avez déjà commencé à préparer ? Pourquoi faudrait-il qu'il y ait de la castagne ?
Pourquoi ne faudrait-il pas que l'on confronte nos projets et que les Français puissent sereinement, tranquillement, démocratiquement, choisir le projet qui leur paraît le plus adapté pour les cinq prochaines années ? C'est étrange cette démarche. Vous aviez perdu vos nerfs. Ça révèle quand même une certaine forme de fébrilité de sa part.
Vous estimez que vous êtes meilleur qu'il y a cinq ans ? Ou mieux préparé ?
Oui, certainement. Certainement. Certainement. J'ai énormément travaillé ce projet. Je l'ai travaillé depuis cinq ans, de manière régulière, avec des professionnels, avec des constitutionnalistes, des hauts fonctionnaires, des magistrats, des policiers, des chefs d'entreprise. Oui, je crois que je suis plus prête que jamais, en réalité.
Votre principale crainte, aujourd'hui, c'est que... Est-ce que vos électeurs restent à la maison comme au régional ? Est-ce que c'est votre principale crainte, aujourd'hui ?
Oui, c'est vrai que l'abstention est une crainte. C'est une crainte, d'abord, parce que pour que la démocratie soit mature et parfaite, il faut que le maximum de Français se déplacent pour choisir le chef de l'État. Et c'est une crainte, parce que, vous avez raison, on a vu, au fur et à mesure des élections, cette abstention s'aggraver. J'espère que l'élection présidentielle sera une exception. Parce que moi, ce que je viens de dire aux Français, c'est que, en fait, la politique s'occupe de tout. De tout leur quotidien. Je veux dire, le prix du litre à la pompe, c'est la politique. La voiture qu'ils ne retrouvent pas le matin parce qu'elle a été volée, c'est la politique.
Les impôts qu'ils payent, c'est la politique. Le niveau de l'emploi dans notre pays, c'est la politique. La concurrence déloyale qu'on laisse se développer à l'égard des entreprises et des agriculteurs, c'est la politique. Tout, en réalité, est déterminé par la politique. Alors, il faut qu'ils s'y intéressent parce qu'elle, elle s'intéresse à eux, croyez-moi.
Marine Le Pen, vous restez avec nous. Dans 5 minutes, les questions des auditeurs et des téléspectateurs de France Info. Je vous redonne encore une fois le numéro du standard 0809 40 41 42. Et tout de suite, le journal La Météo, on se retrouve dans 5 minutes. A tout de suite.
Élysée 2022, les matins présidentiels. On vous répond.
Toujours en direct de Perpignan, où Marine Le Pen tenait hier soir son dernier meeting avant le premier tour. On va laisser la parole, évidemment, dans un instant aux auditeurs et aux téléspectateurs. Je voudrais tout d'abord vous donner cette déclaration de Valérie Pécresse ce matin chez nos confrères de France Inter au sujet de ce qu'elle ferait si elle n'est pas présente au second tour. Je dirais pour qui je vote, dit Valérie Pécresse, mais je ne donnerai pas de consigne de vote votre réaction.
Je pense que c'est une décision sage. D'abord parce qu'encore une fois, les Français sont majeurs et qu'ils sont parfaitement capables individuellement de savoir pour qui ils souhaitent voter au second tour. Je pense également que cela démontre, puisque c'est un changement de jurisprudence chez LR, ça démontre qu'en réalité, le parti est probablement extrêmement divisé et n'a pas du tout envie d'être emmené comme un troupeau de moutons vers Emmanuel Macron, comme ça a été le cas en 2017. Vous n'avez jamais été aussi proche de l'Élysée ? Ah oui, incontestablement. Incontestablement, c'est peut-être ça d'ailleurs qui rend le président si fébrile et si agressif.
Vous félicitez qu'il n'y ait plus de Front républicain ? Je me félicite bien entendu qu'il n'y ait plus de Front républicain, car jamais un dispositif n'avait aussi mal porté son nom. Il est tout sauf républicain en réalité. Il était une contestation même, en fait, de la liberté démocratique et donc de la République.
Édouard nous appelle de Lille. Bonjour et bienvenue. Édouard, vous êtes médecin cancérologue, vous avez 40 ans et vous avez une question pour Marine Le Pen.
Oui, bonjour Madame Le Pen. Donc, voilà, je voudrais vous poser la question concernant le financement des hôpitaux. Donc, aujourd'hui, c'est un financement par tarification à l'acte, la T2A. J'ai compris que vous souhaitiez supprimer cette T2A. Alors, moi, personnellement, ça m'intéresse parce que dans les maladies chroniques, notamment le cancer qui me concerne, du coup, on sait très bien que ça ne rapporte pas beaucoup et donc les moyens parfois manquent alors que pour d'autres soins un peu à la chaîne, un peu rapide, les hôpitaux privilégient ces activités-là et donc on est toujours un petit peu en deuxième plan.
Donc, je voulais savoir concrètement est-ce que vous allez vraiment couper cette T2A et quelle alternative vous proposez notamment pour ces maladies chroniques ? Voilà.
Marine Le Pen.
Oui, en effet, je veux dire, la T2A, c'est vraiment la vision comptable qui a été impulsée à l'hôpital. Or, dès que c'est comptable, c'est inhumain et en réalité, c'est inefficace. Donc, je pense qu'il faut repartir au moins dans l'esprit au système antérieur, même s'il peut être amélioré dans une concertation avec les professionnels. Je veux dire, ce sont des détails qui sont relativement techniques, mais je pense que de manière générale, si vous voulez, il faut sortir l'hôpital de cette vision qui est une vision technocratique. C'est aussi la raison pour laquelle je souhaite que dans les hôpitaux, il y ait une double direction.
Qu'il y ait un administratif, comme c'est le cas aujourd'hui, mais qu'il y ait aussi un médecin. Parce qu'il faut que ce soit le médecin qui détermine la politique de santé et pas l'administratif. L'administratif, il s'occupe de l'administration que je souhaite par ailleurs dans les hôpitaux réduire parce qu'elle a pris une importance considérable aujourd'hui. Les postes administratifs à l'hôpital sont trop importants par rapport aux postes de soignants. Je compte donc réduire pour qu'ils ne soient pas supérieurs à 10%. Il y a une tentative qui a été faite à l'hôpital de Valenciennes qui a réussi à baisser les postes administratifs jusqu'à 6%.
Eh bien, ça s'est avéré redoutablement efficace quand quelque chose fonctionne. Il faut le généraliser.
Gilles est électeur du Parisien aujourd'hui en France, notre partenaire. Gilles, vous nous appelez des Bouches-du-Rhône. Bonjour. Votre question, Marine Le Pen.
Bonjour, Marine Le Pen. Voilà ma question. Depuis de nombreuses années, la France et l'Europe ont laissé les industriels délocaliser leur production, notamment en Chine. Outre l'empreinte carbone liée au transport et les effets sur l'emploi, on constate dans le contexte politique international actuel des difficultés d'approvisionnement à tous les niveaux. Considérez-vous comme une priorité la réindustrialisation de la France ? Et si oui, quelles sont les mesures que vous comptez mettre en œuvre à cet effet ?
Absolument, absolument, monsieur. Je partage tout à fait votre avis et parfois même, honnêtement, les gouvernements qui se sont succédés ont poussé en réalité à cette délocalisation en défendant un système qui est le système du moins-disant et qui consistait à dire eh bien, après tout, à partir du moment où on a des produits qui sont moins chers, ça fera plaisir à tout le monde. Or, c'est faux. D'abord, les produits arrivés n'étaient pas moins chers et de surcroît, ils arrivaient sans respecter les normes qui étaient imposées à nos industriels et à nos agriculteurs.
Donc, la première des choses à faire, c'est de lutter contre cette fraude qui consiste à accepter l'importation de produits qui, pour beaucoup d'entre eux, ne respectent pas les normes que nous, nous sommes choisis et qui sont un choix de société. Et déjà là, on mettra fin à la concurrence déloyale que vous subissez, vous, industriels et vous, agriculteurs, depuis longtemps. Deuxièmement...
Ça veut dire remettre des contrôles
aux frontières pour les marchandises, très clairement. Non, mais ça veut dire qu'en réalité, c'est ce qui devrait être fait et qui n'est pas fait. Parce que la réalité, c'est que quand l'Union européenne impose des normes, la contrepartie, c'est de faire en sorte qu'évidemment, on ne puisse pas consommer des productions qui ne respectent pas ces normes-là. Vous voyez, si on pouvait éviter de faire ce qu'on va faire avec le gaz de schiste, par exemple, c'est-à-dire interdire l'extraction du gaz de schiste en Europe, mais en revanche... Il n'est pas interdit en Europe, c'est interdit en France. Oui, en France, mais en revanche, l'importé des États-Unis.
Bon, ça, je pense que chacun comprendra que ça n'est pas un fonctionnement économique tenable. Et en plus, M. a raison, c'est destructeur de la planète. Parce qu'aller chercher des productions sont fabriquées à 10 000 kilomètres. Il n'y a rien de pire, objectivement, pour notre environnement. Donc, ma réponse, c'est le localisme. Ma deuxième réponse, c'est évidemment la lutte contre la fraude aux importations. Et elle est nombreuse. Un rapport sénatorial parlait de 25% d'importations alimentaires frauduleuses. C'est considérable. Et puis, ma troisième mesure, c'est un plan de réindustrialisation.
C'est-à-dire un État-stratège qui détermine quels sont les secteurs dans lesquels nous devons avoir notre souveraineté. Notre souveraineté, ça veut dire que, bien sûr, nous produisons, mais nous n'avons pas besoin d'être autonomes dans cette production. Nous sécurisons également les filières, éventuellement, de compléments d'importation pour ces besoins. Parce qu'on le voit bien, et la crise du Covid nous l'a démontré, on s'est retrouvé avec des filières entières industrielles qui étaient tellement affaiblies qu'on n'a même pas été capable de fabriquer des médicaments de base.
Donc, il va falloir que l'État-stratège détermine l'intégralité des secteurs qui sont nécessaires pour que notre pays, encore une fois, ne soit pas dépendant de manière anormale des importations étrangères.
Nous sommes à deux jours du premier tour de l'élection présidentielle. Marine Le Pen est l'invité du matin présidentiel Le France Info répond à toutes vos questions. La suite, dans une minute, le temps du Fil Info, puisqu'il est 9h10. Voici Diane Ferschit. Et c'est ce soir à minuit que débutera la période de réserve, la fin de la campagne présidentielle avant ce premier tour. Il reste encore près de 15 millions d'enveloppes de propagande électorale à envoyer d'ici demain. Un tiers des électeurs n'ont pour l'instant pas reçu les professions de foi des candidats. Deux enfants en sont morts. Santé publique France indique qu'au total, 54 contaminations à la bactérie ou colis ont été identifiées.
Des contaminations de pizza buitoni. Cela fait un an que le journaliste français Olivier Dubois est retenu en otage au Mali. L'Elysée assure ce matin de la pleine mobilisation des services de l'Etat pour mettre un terme à cette séquestration. Selon Volodymyr Zelensky, la situation à Borodyanka, près de qui avait bien plus horrible qu'à Boucha, il y a plus de victimes assure le président ukrainien. Il va rencontrer aujourd'hui la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en ce moment en route pour la capitale ukrainienne. Aux Etats-Unis, la Maison-Blanche salue un jour historique avec la confirmation de Ketanji Brown-Jackson à la Cour suprême.
C'est la première juge afro-américaine à faire son entrée dans la plus haute institution judiciaire du pays.
France Info. Elysée 2022, les matins présidentiels. On vous répond. Salia Braclia, Marc Fauvel.
0809 40 41 42, c'est le numéro du standard de France Info. C'est le numéro qu'a composé Michel qui nous attend à présent. Bonjour Michel, vous êtes retraité et vous souhaitiez interroger Marine Le Pen qui vous écoute.
Eh bien, je souhaiterais savoir si Marine Le Pen a l'intention de rétablir le service militaire obligatoire.
Michel, merci de votre question. Le problème que nous avons, c'est que l'ensemble des militaires eux-mêmes considèrent qu'ils ne sont pas en situation aujourd'hui pour pouvoir encadrer un service militaire. croyez-moi que je le regrette parce que je pense qu'avoir supprimé le service militaire a été une erreur politique mais aujourd'hui nous n'avons ni les moyens financiers ni les moyens humains puisque l'armée est aujourd'hui une armée professionnelle pour pouvoir encadrer les centaines de milliers de jeunes qu'il faudrait être ainsi encadrés. Ça restera un objectif
à long terme par exemple si vous faisiez deux quinquennats.
Non, je pense que nous n'en aurons pas hélas à nouveau la capacité. En revanche, nous pouvons mettre en place des services de quelques jours peut-être de deux semaines qui permettent de faire comprendre aux jeunes ce qu'est la défense de la nation. Après tout, on le voit avec l'Ukraine. Vous voyez la population civile les hommes sont restés et des femmes d'ailleurs aussi pour défendre leur pays. Avec maniement des armes ? Oui, pourquoi pas ? Bien sûr. C'est l'intérêt parce que sinon je ne vois pas ce qu'on peut apprendre précisément. Mais pourquoi pas ?
Julien est enseignant.
Je ne crois pas que ce soit que les voyous qui sachent manier les armes.
Julien est enseignant. Il est dans le Pas-de-Calais. Il nous appelle au Standard de France Info. Bonjour Julien. Vous avez une question pour Marine Le Pen.
Pardon ? Ça a coupé. Vous m'entendez ?
Votre question à Marine Le Pen.
Oui, bonjour. Excusez-moi. On vous entend très bien.
Vous êtes en direct. Pardon, il y a un petit délai. Mais c'est à vous.
D'accord. J'avais une question pour Marine Le Pen qui parle beaucoup de souveraineté nationale, souvent d'immigration, de sécurité en France. Donc ça agite beaucoup de peur. Si vous êtes élue présidente de la République, moi je me pose un peu la question de quelle vision du monde vous avez à long terme, notamment au niveau du réchauffement climatique, des possibles déplacements de population que ça va entraîner et quel rôle la France elle jouera selon vous dans votre politique internationale dans tout ça.
D'abord, monsieur, mon objectif n'est pas du tout d'agiter les peurs mais je crois que gouverner c'est prévoir et donc c'est précisément être capable de déterminer quels seront les enjeux de demain. Moi j'ai été une des seules, il faut quand même le dire, enfin mon mouvement, à alerter contre la mondialisation sauvage au début des années 90. quand tout le monde quand tout le monde trouvait ça merveilleux et nous parlait de la mondialisation heureuse d'ores et déjà nous indiquions que les problèmes que la mondialisation allait poser c'est très certainement un appauvrissement de nos économies, un appauvrissement de nos populations parce qu'on aurait une dérégulation totale du monde.
Donc la réponse à votre question c'est la réponse sur le climat, je l'ai déjà faite je crois, le seul moyen véritablement d'avoir un modèle économique qui soit respectueux de la planète c'est le modèle localiste. Produire au plus près retraité sur place c'est donc couper court à ces accords de libre-échange qu'on nous a imposés avec le monde entier et qui consiste à importer des productions dont nous pourrions nous charger au plus près et ce qui est d'ailleurs ces accords de libre-échange une des raisons du chômage de masse que nous vivons.
Pour le reste je crois qu'il faut à tout prix avoir un vrai travail avec notamment l'Afrique qui risque d'être la première victime de ce réchauffement climatique pour réfléchir aux moyens de limiter évidemment l'avancée et l'augmentation des températures mais ça passe aussi par des grands projets de plantation de végétation de barrières de végétation d'irrigation d'avancée et de recherche dans la transformation de l'eau salée en eau potable donc moi je suis parfaitement d'accord et au contraire pour avoir une vraie réflexion un vrai trajet avec tous ces pays qui risquent d'en être victimes. C'est la réflexion
Marine Le Pen ou de l'argent que vous allez donner aux pays africains pour faire face au réchauffement climatique ?
Non mais c'est un travail encore une fois qui est un travail en commun en coopération nous verrons cela je crois ensemble parce que c'est ça qui est important parce que moi je suis bien consciente que si nous n'arrivons pas à maîtriser ce phénomène bien sûr il y aura des flux migratoires et que ce sera un problème très important à gérer pour la France et accessoirement pour l'Europe donc moi je suis pour l'approfondissement objectivement de la coopération avec tous ces pays notamment ces pays africains qui je crois doivent avoir une voix mieux entendue notamment dans les instances internationales mais je vous parlerai de ça au second tour.
Reda nous appelle de Douai bonjour Reda bienvenue on écoute votre question Marine Le Pen va y répondre
Oui bonjour à tous donc voilà j'ai une question pour Marine Le Pen déjà je voudrais lui dire que c'est la première fois que je m'inscris pour voter donc je ne l'ai jamais fait parce que là je trouve que la politique de monsieur Macron c'est trop c'est diabolique voilà donc j'appelle pour savoir voilà les aides sociales donc l'indurcissement sur les aides sociales voilà RSA location logement voilà la location logement était calculée à l'année maintenant c'est au trimestre voilà quand on est travailleur intérimaire comme on sait c'est aléatoire voilà on trouve du boulot ça s'arrête ça reprend donc voilà est-ce qu'elle est-ce qu'elle ira sur cette continuité de politique de monsieur Macron ou pas ou elle gardera un système d'aide sociale quand même qui est qui aide la population qui est en difficulté
Merci monsieur de votre question jamais de la vie je n'irai dans l'axe qui a été celui d'Emmanuel Macron je vous le dis de la manière la plus claire qui soit pour moi le système de protection sociale c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas et par conséquent il est hors de question de les priver de cette protection qui permet de vivre un petit peu sereinement dans un monde qui l'est de moins en moins je me suis opposé à la réforme de l'indemnisation du chômage qui a été mise en oeuvre par Emmanuel Macron et qui a frappé les plus modestes en baissant leur indemnité chômage vous reviendrez dessus je me suis opposé à la baisse vous reviendrez dessus ou pas oui je me suis opposé à la baisse des APL je m'oppose à la volonté mais ça y est j'ai compris en réalité d'Emmanuel Macron en réalité de faire travailler les gens qui touchent le RSA à 6 euros de l'heure parce qu'en réalité ce ne sera pas un travail aujourd'hui
mais une formation
non non non mais ça ce n'est pas possible que ce soit ça vous ne pouvez pas être naïf non plus si vous voulez et répercuter ses propos sans vous rendre compte que la formation c'est déjà dans la loi ça veut dire quoi RSA activité ça veut dire quoi ça veut dire qu'en réalité la loi la loi déjà considère qu'il faut offrir aux gens qui ont le RSA une formation
et vous savez Marine Le Pen parce que vous avez travaillé
vous avez travaillé ce dossier Marine Le Pen
vous savez qu'aujourd'hui la réalité c'est ce qu'il souhaite 70% des allocataires du RSA ne disposent pas de formation aujourd'hui
mais oui d'accord mais c'est ça le sujet ça veut dire que la loi n'est pas respectée mais ça n'est pas ce qu'il voulait le faire comme modification je ne sais pas s'il va déjà revenir il a à peine avancé qu'il recule mais ce n'est pas ce qu'il souhaitait faire
a dit que le mot travail qui a été prononcé effectivement et on l'a interrogé vous savez on essaye d'interroger tout le monde de la même façon que le mot travail qui avait été prononcé par Emmanuel Macron en disant oui il faut un travail pendant 15 à 20 heures pour les allocateurs du RSA ne figurerait pas finalement dans le son programme en réalité ils reviennent à la loi dans le son programme
ils reviennent à la loi qui existe déjà il est entré en campagne il sera entré en campagne 6 jours en 6 jours il aura avancé des mesures qui existent déjà qui ne changent strictement rien à la situation actuelle
mais alors du coup avec vous il y aura des formations obligatoires c'était vrai d'ailleurs également quand on est au RSA pardon avec vous il y aura des formations obligatoires quand on est au RSA
quand on est allocataire du RSA mais pourquoi tout de suite il faut que ce soit obligatoire vous voyez le problème c'est que formation ou pas mais il faut qu'il y ait des formations bien entendu c'est la loi c'est pas le cas aujourd'hui pour une majorité mais bien sûr vous avez raison mais c'est la loi il faut offrir aux gens qui sont au RSA la capacité d'avoir une formation évidemment bien entendu il faut même peut-être leur permettre d'entrer en alternance et j'augmente moi les revenus de l'alternance parce qu'on n'est pas obligé d'entrer en alternance uniquement quand on est jeune c'est bien les jeunes les apprentis les alternants j'augmente leurs revenus de 200 à 300 euros selon leur âge mais il faut aussi permettre à d'autres personnes et notamment ceux qui cherchent un emploi évidemment de pouvoir faire une formation et évidemment de pouvoir ainsi remplir les emplois qui ne sont pas non plus des millions il ne faut pas se raconter d'histoire il y a 5 700 000 chômeurs il y a 130 000 emplois à pourvoir donc la culpabilisation permanente des chômeurs moi c'est ça qui m'excède j'ai l'idée de dire si les chômeurs ne travaillent pas c'est uniquement parce qu'ils sont feignants qui est quand même cette petite musique qu'on entend au gouvernement je ne l'admets pas la réalité c'est que c'est la politique économique d'Emmanuel Macron qui empêche en fait de créer des emplois et les chômeurs sont victimes de cette situation ils ne sont pas coupables de cette situation
9h21 le fil infodien de faire chiter on poursuit dans un instant les indications de crimes de guerre en Ukraine sont une insulte à l'humanité c'est ce que déclare le président américain Joe Biden alors que la Russie est exclue de la commission des droits de l'homme à l'ONU en Ukraine le président Volodymyr Zelensky annonce le pire dans la ville de Borodyanka près de Kiev il évoque davantage de victimes encore Kabucha le premier tour de la présidentielle dimanche et sur France Info Marine Le Pen promet d'indexer les retraites sur l'inflation une obligation morale selon elle envers les retraités la candidate du rassemblement national qui affirme aussi vouloir augmenter les salaires de tout le monde y compris des classes moyennes 10 ans de prison assortie de mesures éducatives judiciaires la condamnation d'un garçon et d'une fille de 16 ans tous deux reconnus coupables d'avoir tendu un guet-apens mortel à Alisha la jeune fille de 14 ans frappée et jetée dans la scène à Argenteuil l'an dernier l'OL seul club français encore engagé dans la Ligue Europa de football l'OL qui fait match nul dans les quarts de finale et un partout face à West Ham en Ligue Europa conférence Marseille l'emporte 2 à 1 face au PAOC Salonik et des échauffourées entre supporters en marge de 7 rencontres 10 personnes interpellées une trentaine de policiers blessés
France Info Élysée 2022 les matins présidentiels on vous répond Salia Brachia Marc Fauvel
toujours avec Marine Le Pen qui répond aux questions des auditeurs et téléspectateurs de France Info Julien nous appelle de Paris bonjour Julien vous êtes contrôleur des finances et vous avez une question pour Marine Le Pen
oui bonjour bonjour tout le monde ma question sera alors j'espère assez simple en fait madame vous avez tenté pendant des années de redorer l'image de votre mouvement en changeant le logo en changeant le nom en changeant beaucoup de signes mais actuellement les codes de communication de notre époque ont changé on n'est plus à la campagne il y a 10 ans donc qu'est-ce que vous pensez est-ce que vous pensez qu'en fait il n'y aurait pas un paradoxe qui ferait que vous avez bénéficié de cet élan de sympathie à faire passer le parti pour en fait il n'a pas trop changé et ça ne serait pas lié surtout au fait que vous avez été dépassé par votre droite par un mouvement qui a beaucoup mieux géré tous ces codes de communication j'entends par là tout ce qui est réseaux sociaux le web vous avez compris
la question
Marine Le Pen oui j'ai compris la question monsieur mais je crois que la communication a tué la politique et en réalité voir émerger un candidat qui explique qu'il ne fera pas du tout comme les politiques qu'il n'aura aucun des défauts des politiques et qui en réalité a concentré presque les pires défauts des politiques ça n'est pas quelque chose de positif la communication bien sûr puisqu'il en parle également vous avez compris d'où vient la question je crois que la communication est l'ennemi en réalité de la politique c'est exactement ce que je n'ai pas voulu faire pendant cette campagne alors peut-être que vous trouvez que la communication vous en faites ce matin sur ce plateau on en fait parce qu'on fait savoir nos idées on fait connaître nos idées bien entendu mais je veux dire le côté comme pour la com moi c'est non alors j'ai fait une campagne modeste certes je suis allé au plus près des français je suis allé sur le terrain depuis 8 mois en permanence nous avons fait campagne avec nos bus c'est-à-dire en fait nos permanences roulantes qui sont allées au plus près des français dans l'intégralité des départements pour leur parler de leurs problèmes quotidiens alors je comprends que ce soit moins clinquant peut-être moins attractif que d'autres campagnes mais je crois que c'est beaucoup plus efficace parce que les français ont pu comprendre ce que nous souhaitions faire et comment nous allions améliorer leur avenir moi ça me suffit
je salue Moon qui nous appelle du Val-de-Marne banquier 32 ans vous écoute
oui bonjour j'écoute de France Info bonjour Marine Le Pen alors ma question elle est assez simple moi je suis français d'origine étrangère donc du coup moi la plupart de vos idées je matche avec je vois aussi que vous avez changé j'ai même l'impression que vous êtes maintenant bienveillante et j'ai hâte entre m'abstenir et voter pour vous donc moi ma question Marine Le Pen aujourd'hui c'est est-ce que j'ai votre promesse que si jamais vous êtes élu vous ne stigmatiserez pas les français d'origine étrangère puisque nous restons français
mais vous avez absolument ma promesse absolument encore une fois moi je défends tous les français je le dis et je le redis merci de me permettre de le dire ici d'ailleurs quelle que soit leur origine quelle que soit la manière dont ils sont devenus français quelle que soit leur religion quelle que soit leur couleur de peau quelle que soit leur région quelle que soit leur profession je ne ferai aucune discrimination entre les français que je souhaite tous défendre et tous les français quels qu'ils soient bénéficieront encore une fois des mesures qui en fait sont des mesures pour redonner un contenu à la nationalité vous voyez la priorité pour les français au logement social la priorité aux français pour l'emploi c'est aussi une manière de redonner du contenu à la nationalité française c'est aussi une manière de dire et bien quand on est français bah c'est vrai on a un avantage en France par rapport à ceux qui n'ont pas la nationalité française donc tout le monde tous les français encore une fois en bénéficieront et de la manière la plus claire je vous dis aussi que même si je vais changer les conditions d'acquisition de la nationalité française je ne remettrai jamais en cause les acquisitions antérieures de la nationalité française tous ceux qui ont obtenu la nationalité française sauf bien entendu s'ils commettent des actes terroristes qui les fait entrer dans le champ d'une éventuelle déchéance de la nationalité tous ceux qui ont la nationalité française seront traités comme des français
merci à vous Marine Le Pen merci aux auditeurs
et aux téléspectateurs
qui depuis 12 jours ont interrogé les candidats
et de vous être déplacés leur soutien
merci à vous la campagne s'achève ce soir minuit place au vote dimanche vote des français soirée spéciale qu'on aura le plaisir avec Salia d'animer sur France Info à partir de 19h dimanche place au vote votez bien dimanche on se retrouve évidemment dimanche soir lundi matin pour les résultats du premier tour de cette élection présidentielle merci à vous Marine Le Pen
merci
Marine Le Pen