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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 21 octobre 2022 7 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & international

Déclaration du Président Emmanuel Macron à l'issue du premier jour du Conseil européen.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Emmanuel MacronFait
    « Nous avons obtenu un accord sur un texte sur l'énergie, ce qui était l'objectif de cet après-midi et de cette longue soirée. »
  • 0:25Emmanuel MacronFait
    « Les discussions ont permis d'arriver à cet objectif. Nous avons, de manière unie et donc unanime, donné un mandat à la fois à la Commission européenne et à nos ministres, en étant très clairs sur nos objectifs, cette baisse des prix, et donc d'avancer sur des mécanismes de corridors des prix pour lutter contre la volatilité des prix du gaz. »
  • 0:50Emmanuel MacronFait
    « Pour faire des achats communs et donc nous grouper pour faire baisser le prix sur le marché, en achetant ensemble de manière très concrète. »
  • 1:05Emmanuel MacronFait
    « Avancer sur ce que l'on appelle la généralisation du mécanisme ibérique qui permet, si les prix du gaz ne devaient pas suffisamment baisser, de faire baisser les prix de l'électricité, comme nous l'avons fait pour l'Espagne et le Portugal. »
  • 1:25Emmanuel MacronFait
    « Notre premier objectif, c'est la baisse des prix du gaz et donc ce sont les mécanismes de corridors et de plafonds qui sont mis sur les prix du gaz qui sont les plus importants, pour protéger les ménages et les entreprises dans nos pays. »
  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « Nous avons aujourd'hui d'ores et déjà décidé, à l'été 2020, de mécanismes communs. Ils ne sont pas totalement utilisés. Là, l'idée, ce serait d'utiliser la part en quelque sorte dormante et de la mobiliser sur ces dispositifs. »
  • 3:20Emmanuel MacronFait
    « En particulier pour le signal et les mécanismes de corridors de prix sur le gaz et les mécanismes de solidarité financière, je crois qu'on peut vraiment aller très vite maintenant sur la mise en œuvre. »
  • 4:10Emmanuel MacronFait
    « Nous avons ce soir trouvé un accord unanime, donc nous avons réussi les voies et moyens de faire revenir celles et ceux qui s'y opposaient le plus, ce qui est une bonne chose. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir, on vous a fait attendre. Vous allez bien ? Je voulais juste dire un mot pour signifier que nous avons obtenu un accord sur un texte sur l'énergie, ce qui était l'objectif de cet après-midi et de cette longue soirée.

Comme je vous le disais en arrivant, avec un double objectif, celui de baisser les prix du gaz et de l'électricité, et de garder l'unité européenne. Les discussions ont permis d'arriver à cet objectif. Nous avons, de manière unie et donc unanime, donné un mandat à la fois à la Commission européenne et à nos ministres, en étant très clairs sur nos objectifs, cette baisse des prix, et donc d'avancer sur des mécanismes de corridors des prix pour lutter contre la volatilité des prix du gaz, ce qui est un objectif de court terme très important; pour faire des achats communs et donc nous grouper pour faire baisser le prix sur le marché, en achetant ensemble de manière très concrète; pour avancer sur ce que l'on appelle la généralisation du mécanisme ibérique qui permet, si les prix du gaz ne devaient pas suffisamment baisser, de faire baisser les prix de l'électricité, comme nous l'avons fait pour l'Espagne et le Portugal, et d'avancer sur des mécanismes de solidarité financière européenne.

Tout cela est bien dans le mandat que nous avons donné à la Commission et notre discussion a permis d'éclairer ce mandat et de créer une véritable convergence. Donc, à mes yeux, les objectifs de ce conseil sont atteints. Nous discuterons demain de la question, évidemment, du soutien à l'Ukraine, de la guerre et d'autres sujets géopolitiques.

C'est un mandat très large qu'on va donner à la Commission. Est-ce qu'on va pouvoir obtenir tous les points ? D'abord, la Commission a fait des premières propositions.

Maintenant, ce que nous explicitons, c'est qu'on demande des décisions concrètes et donc la mise en œuvre. Dans les prochaines semaines, ce qu'on attend, ce ne sont pas des propositions théoriques, mais, sur la base des premières propositions faites ces derniers jours par la Commission, d'avancer. Notre premier objectif, c'est la baisse des prix du gaz et donc ce sont les mécanismes de corridors et de plafonds qui sont mis sur les prix du gaz qui sont les plus importants, pour protéger les ménages et les entreprises dans nos pays.

Ça, c'est le premier objectif. Il y a ensuite ce qu'on appelle le mécanisme ibérique. Le mandat est donné.

On sait qu'il est plus technique et qu'il est beaucoup plus complexe. Je dirais que, si on réussit sur le premier objectif, mécaniquement les prix de l'électricité baisseront, mais on lance tout de suite les travaux parce qu'il faut le préparer. C'est très lourd et donc là, le mandat est très clair, on demande dans les prochaines semaines d'avancer.

Et sur les mécanismes de solidarité financière, là aussi, le mandat, vous le verrez, est très précis dans ses objectifs. Il renvoie d'ailleurs à ce que nos ministres avaient travaillé, mais, de manière très claire, nous appelons à une solidarité financière, ce qui va permettre à la Commission de nous faire, dans les prochaines semaines, soit des propositions pour avoir des mécanismes de garantie, comme nous l'avions fait avec ce qu'on avait appelé le mécanisme [ INAUDIBLE ] dans la période Covid, soit de pouvoir utiliser les prêts qui sont aujourd'hui non utilisés, dans le cadre en particulier de REpower EU, peut-être en donnant un peu de flexibilité pour nous permettre d'accompagner au niveau national nos mécanismes de court terme. Est-ce qu'on a un calendrier [ INAUDIBLE ] On a, en effet, demandé de manière très urgente de le faire, ce qui veut dire que ce sont les toutes prochaines semaines.

Il y a un conseil de nos ministres de l'Énergie qui se tiendra la semaine prochaine, qui permettra, je pense, d'avancer. Il y a surtout un travail de la Commission qui maintenant a reçu un soutien sur toutes les propositions qu'elle a faites. On lui a demandé même d'aller plus loin.

Donc les 2 à 3 prochaines semaines sont celles qui permettront à la Commission de sortir très clairement sur ces mécanismes. Comme je l'avais dit, c'est vraiment fin octobre- début novembre, que nous aurons ces mécanismes qui pourront être explicités et donc mis en œuvre. En particulier pour le signal et les mécanismes de corridors de prix sur le gaz et les mécanismes de solidarité financière, je crois qu'on peut vraiment aller très vite maintenant sur la mise en œuvre.

Je dirais, par nature, le fait que nous ayons trouvé un accord ce soir et le fait que nous ayons montré notre détermination à avancer dans cette direction et sur ces instruments envoient de manière très claire un signal aux marchés de notre détermination et de notre unité, et de notre volonté aussi de lutter avec beaucoup de clarté contre toute forme de spéculation. [ INAUDIBLE ] Il n'y a pas aujourd'hui, autour de la table, et d'ailleurs nous n'en avons pas besoin à ce stade, d'accord pour dire qu'on doit augmenter ou revenir sur des mécanismes. Ce serait trop prématuré.

Nous avons des mécanismes existants et donc les mécanismes sont ouverts, soit celui qu'on connaît déjà de garantie, mais qui serait à adapter à la situation, la famille de [ INAUDIBLE ] mais qui serait à adapter avec un autre nom puisqu'il faudrait accompagner sur l'électricité et l'emploi, enfin l'énergie et l'emploi. Et nous avons aujourd'hui d'ores et déjà décidé, à l'été 2020, de mécanismes communs. Ils ne sont pas totalement utilisés.

Là, l'idée, ce serait d'utiliser la part en quelque sorte dormante et de la mobiliser sur ces dispositifs. Est-ce que vous pouvez revenir sur votre rencontre avec Olaf Sholz ? Vous avez une vue unilatérale sur l'animation du conseil conjoint [ INAUDIBLE ] D'abord, ça a permis de clarifier beaucoup de choses en vue de ce conseil et, comme je vous l'ai dit, je considère que le rôle de la France, c'est de créer l'unité entre les positions.

D'ailleurs, on a passé beaucoup de temps avec Charles Michel à essayer de rapprocher les positions entre plusieurs États membres pour obtenir cette convergence et cette unanimité. On l'a obtenue et donc la discussion préalable a permis de clarifier des points qui ont été clés pour avoir l'accord de l'Allemagne ce soir sur le texte. Ensuite, comme je vous l'ai dit, si nous ne tenons pas un conseil des ministres au sens large, parce que plusieurs ministres qui normalement sont dans ce format n'étaient pas disponibles côté allemand pour la semaine prochaine, je verrai le chancelier Scholz à Paris et donc il viendra pour qu'on puisse avancer, nous avec nos équipes proches, sur l'ensemble de ces sujets.

Donc nous continuons de travailler et nous avançons. On n'a pas toujours les mêmes positions, ce qui est normal. Nous sommes à un moment clé où beaucoup de choses sont revisitées dans notre Europe, sur l'énergie, sur la défense et sur l'économie.

Donc tout ça nécessite un travail ardent mais, comme je vous l'ai toujours dit, je pense que l'unité européenne est clé dans cette période, et c'est ce à quoi nous travaillons. Voilà. [ INAUDIBLE ] Mais nous avons ce soir trouvé un accord unanime, donc nous avons réussi les voies et moyens de faire revenir celles et ceux qui s'y opposaient le plus, ce qui est une bonne chose.

C'est comme ça que l'Europe doit avancer. À demain ou plutôt à tout à l'heure. Merci beaucoup.

Prenez un peu de repos aussi.