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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 19 novembre 2025 70 minContradictoireFond programmatiqueSantéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Santé mentale : audition de Michel Barnier - 18/11/2025 | La séance est ouverte !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 58 %Attaque 12 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir fait de la santé mentale une grande cause nationale en 2025 ? Quels étaient vos objectifs et actions prévues ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que les responsables publics doivent être personnellement touchés par une cause pour qu'elle progresse ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Les coûts de la santé mentale sont estimés à 173 milliards d'euros. Comment expliquer que ce sujet peine à exister politiquement ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Le pilotage des politiques publiques en santé mentale est-il défaillant ? Comment améliorer la coordination ?

  • 20:00RelanceRéponse directe

    Faut-il inscrire la santé mentale dans une programmation pluriannuelle pour éviter l'annualité budgétaire ?

  • 25:00RelanceRéponse directe

    L'évaluation des politiques publiques en santé mentale est-elle suffisante ? Comment progresser ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Michel BarnierChiffre
    « Le doublement des troubles dépressifs et anxieux chez les jeunes de 18 à 24 ans. »
  • 10:00Michel BarnierChiffre
    « La fondation fondamentale a évalué à 173 milliards d'euros le coût de la santé mentale pour la France. »
  • 2:00Michel BarnierFait
    « J'avais reçu un jeune de 32 ans qui était après un pscan complètement enfin son corps était plein de taches noires et il savait pas d'où ça venait. »
  • 3:30Michel BarnierFait
    « la confrontation de toutes ces données après ça pose la question des données de leur confidentialité. »
  • 4:30Michel BarnierFait
    « Je suis très frappé de l'ambiance que moi je retrouve dans cette assemblée depuis que j'y suis revenu par rapport à la période où j'y étais il y a 40 ans. »
  • 6:30Michel BarnierFait
    « il faut créer un organisme de plus et à quelque part sans qu'on crée d'organisme de plus ? Quels sont les organismes qui existent ? »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, très heureuse de vous retrouver sur LCP ce mardi 18 novembre. Un ancien premier ministre est à l'Assemblée nationale. Il a été le chef de gouvernement le plus éphémère de la 5e République.

Il s'agit bien sûr de Michel Barnier. Il revient parce qu'il est interrogé par la commission d'enquête qui tente d'identifier les défaillances des politiques publiques dans la prise en charge de la santé mentale et du handicap. Et bien justement, la santé mentale, c'était l'un des grands combats de Michel Barnier.

Il en a même fait une grande cause nationale pour 2025. Alors, qu'est-ce qui disfonctionne dans cette prise en charge ? Et bien, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale depuis le mois de septembre auditionne experts, représentants associatifs, mais aussi des ministres pour tenter de comprendre.

La séance est ouverte. Michel Barnier face au députés. C'est tout de suite.

Très bonne audition. Chers collègues, monsieur le ministre, nous poursuivons et achevons nos auditions de la commission d'enquête sur les défaillances des politique publique de prise en charge de la santé mentale et du handicap et les coûts de ses défaillances pour la société. Monsieur le premier ministre, je vous souhaite la bienvenue.

Je vous remercie de vous être rendu disponible pour cette audition. Après une soixantaine de personnes reçues en audition, euh nous souhaitions vous entendre pour clore ce cycle. Vous avez en tant que premier ministre dès septembre 2024 déclaré la senté mentale comme grande cause nationale 2025.

La vie démocratique ne vous a pas permis de mener ce projet à bien, mais il a été repris par vos successeurs. Pourvriez-vous nous dire sur quels éléments vous avez décidé de mettre en en exergue cette grande cause nationale ? Quels étaient vos objectifs et vos actions euh prévues ou prévisibles ?

Et quel constat vous faites aujourd'hui que nous arrivons en cette fin d'année 2025 ? Des actions mises en place ou non ? Euh je vais vous laisser prendre la parole pour une intervention liinaire et ensuite on pourra échanger sous forme de questions réponse.

Mais auparavant, je vous rappelle que dans le le cadre des commissions d'enquête et conformément à l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, cet article impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment, de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Donc je vous invite à prêter serment le vo à ma droite. Je vous remercie et je vous laisse la parole monsieur le premier ministre.

Merci beaucoup madame la présidenteur chers collègues. Je peux dire ça comme ça ? J'ai été longtemps dans cette maison très tôt beaucoup plus tôt que vous.

J'ai pas oublié ce qui est une commission d'enquête, une commission de je suis très heureux de ça me donne pas le droit de donner des leçons mais peut-être d'avoir ce propos un peu global parce que je veux pas d'abord d'embler dire que je suis plus compétent pour parler de santé mentale que la plupart des gens que vous avez auditionné hein qui sont des médecins, des spécialistes, des élus, des acteurs de de cet enjeu. Je pense qu'il faut faire preuve du militaire. En revanche, quand vous êtes donné premier ministre, ce qui était mon honneur et il y a un an à peu près, vous avez une capacité d'agir sur l'État, hein.

J'avais plein d'idées pour tout vous dire si j'ai eu un peu plus de temps par rapport à ce que vous appelez. Bonjour. Le micro ne marche pas.

Oui, mais enfin, il y a pas de problème, c'est que j'ai un pied là. Donc euh si j'avais eu un peu plus de temps, comme vous l'avez dit madame la présidente, de manière très très je appeler ça la démocratie enfin si je puis dire. Voilà.

Euh et et ce sujet-là est un des sujets sur lesquels j'avais l'intention de de relever la ligne d'horizon comme disait l'autre euh comme je l'ai souvent dit ligne d'horizon par rapport à l'actualité budgétaire qui dans laquelle nous nous trouvions l'année dernière dans laquelle on se trouve aujourd'hui encore et qui et qui bloque un peu le pour tout le monde d'ailleurs les perspectives. Donc je voulais relever cette ligne et sur un certain nombre de sujets celui-ci et mais d'autres aussi sur l'industrialisation du pays ou la protection sociale ou l'influence française mener des actions qui exigent du temps et de la détermination. Ça c'est le premier point.

Donc de l'humidité et en même temps la capacité d'agir et d'utiliser les moyens qu'on donne à un premier ministre de de gouverner de d'assurer le gouvernement de la France et d'assurer l'animation de l'État. Je vais y revenir. Deuxièmement, je je dois confirmer que j'ai sur ces enjeux une sensibilité personnelle.

Peut-être c'est votre cas aussi pour vous intéresser à ce sujet. Euh moi ma propre famille était confrontée à une question de santé mentale grave et c'était il y a très longtemps. J'ai vu ça dans un jour de savoie et ma propre mère a porté ce sujet familial dans un moment de comment dire de où la stigmatisation n'était pas encore là.

C'était le silence. hein, la solitude totale des familles touchées par cette question dans des milieux ruraux, l'habitude de ne pas parler à l'extérieur dans une sorte de pudeur, hein. Donc, j'ai vu ma mère porter ce problème familial, grave, sérieux, qui touchait là des membres proches de ma famille et je l'ai vu externaliser ses problèmes personnels et familial. en faire une cause publique et se dire qu'elle pouvait pas affronter ce problème.

Ma mère était une femme chrétienne sociale très engagé. Donc je l'ai vu transformer cette question en cause publique. Elle a créé la section départementale de l'une à femme qu'elle a présidé pendant 35 ans.

Euh il a d'ailleurs valu des gens d'honneur de madame Guigou à l'époque ministre d'affaires sociale que qu'elle m'a demandé de lui remettre. le le le grand moment privé bonheur la décoré lorsque j'étais mise à face étrangère et et qu'est-ce qu'elle a fait ? a porté son familial, elle a euh trouvé des médecins difficilement euh qui ont trouvé les les bons médicaments, mais aussi euh euh pour s'occuper des autres et des autres familles créent cette association pour que les gens aient un lieu un lieu de dialogue pour pour parler de leurs problèmes.

Et et ce qui m'a frappé à l'époque, c'est le le nombre de gens qui sont venus lui parler parce qu'il y avait une association et puis quelqu'un qui avait un visage hein. Donc ils sont dit on va parler de nos problèmes hein. Donc casser le silence, casser la solitude hein.

Euh par rapport au problèmes psychiques de schizophrénie, de bipolarisme, des pressions sérieuses. Ensuite, il y a les les moyens les moyens cette association qui présidait je d'ailleurs cet après-midi, il y a une réunion de lun femme à Paris sauf si un vote au même moment mais cette association qui n'existait pas agir sur deux de deux moyens qui sont un les centres d'hébergement pour adultes malades mentaux et ma mère a créé plusieurs foyers dont peu importe son nom exébin foyer Denise Barnier et puis elle a créé aussi des centres on appelait ça des centres d'aide par le travail à l'époque et CAT c'est notamment qu'elle a créé sans pas le travail en l'organisé en créant une ferme dans la Chartreuse de Chartreuse qui est devenu un parc naturel régional a créé une ferme qui fonctionne toujours et et pour la financer elle vendait des parts de vaches voyez moi j'ai acheté à l'époque une moitié de vaches pour financer. Alors, j'ai vu ces ces ces jeunes plutôt des jeunes adolescents, jeunes adultes euh trouver donner un sens à leur vie, produire du fromage, hein, le vendre.

Voilà. Donc je tout ça n'est pas n'est pas extraordinaire parce qu'il y a partout en France et et outrreemer aussi si je peux me permettre de recommander qu'on n'oublie pas ce qui se passe outreem où le la question de la solitude est encore plus aggravée par l'éloignement et et l'isolation et et l'insularité aussi quelquefois euh on a on a partout en France des gens qui sont admirables. Voilà.

Aussi pourquoi je le dis en passant, je je voulais faire du du bénévol un axe de mon gouvernement. J'ai cherché le moyen de fiscal notamment de d'encourager les les bénévoles ou de reconnaître, de récompenser les bénévoles. Je pense que ça fait partie du sujet là que vous traitez, mais aussi d'autres sujets pour pour la République et pour la pour l'unité sociale.

Voilà. Euh alors, je deviens premier ministre et de j'ai quelque part euh immédiatement cette idée. D'ailleurs, je crois même l'avoir dit le jour de ma déclaration de politique générale, euh fait de cette cause euh une cause nationale.

Euh sûrement pas pour faire un coup de pub hein ou pour faire du marketing hein, sûrement pas pour les raisons que je viens de vous dire, c'est je je fonctionne pas à l'esprouf. Donc je me mettre reconnaître la gravité de cette situation. On est on est des chiffres ici que vous avez entendu 1000 fois 13 millions de Français qui sont touchés. 13 millions d'une manière ou d'une autre avec une augmentation très claire des des gestes suicidaire le doublement des troubles dépressifs et anxieux chez les jeunes de 18 à 24 ans.

L'explosion de la souffrance psychique dans de nombreux milieux professionnels, compris parmi les élus qui se réunissent aujourd'hui au congrès des magriculteurs, les chefs d'entreprise, les salariés. Bref, une détérioration de la santé mentale qui qui accompagne d'ailleurs ou qu'aggrave les situation le Covid naturellement. Voilà. et on voit partout dans la société, à l'école, à l'université, au travail, dans l'espace public, dans la vie familiale et sociale, l'explosion de ces ces troubles.

Donc c'est une des raisons pour lesquelles notre pays ne va pas bien parce que psychologiquement et sur le plan sur le plan de la santé mentale, quand vous avez 13 millions, c'est un 5e du pays, hein, un 5e du pays qui est touché. Alors, j'étais aussi intéressé par l'expérience des grands plans de santé qui avait été lancé autrefois enfin autrefois quelques années par notamment le président Richirc et sauf que j'avais dans mon gouvernement une femme que vous avez peut-être entendu ou que vous auriez pu entendre qui est madame la carergin Marie Clacerg qui est sénatrice de Paris maintenant et qui a été membre de mon gouvernement et que je vais chargé de la coordination interministérielle J'avais chargé un ministre, un membre du gouvernement de coordonner sur certains sujets transversaux l'action des ministres et de veiller à la que ce soit pas seulement le rôle du secrétariat général du gouvernement fonctionnair des haut fonctionnaires de qualité mais voilà j'en profite pour saluer l'équipe administrative de la commission qui qui vous en et les remercier euh pas seulement des fonctions mais que ça soit un membre du gouvernement proche du premier ministre qui suivent certains sujets. Nous avons celui-ci.

Et donc madame Carerg a été chargée de suivre cela avec l'expérience qui était la sienne puisqu'elle avait été secrétaire général adjointe de l'Élysée et que c'est elle qui avait travaillé au côté du préanchérac sur les questions de cancer ou d'handicapé. Voilà donc les grands plans, si je peux dire, c'était un peu ça l'ambition qu'on avait et qu'on garde et qu'on doit garder. Voilà.

Et donc la première chose que je peux dire à ce stade, c'est que dès l'instant il y a une volonté au plus haut niveau de l'État et j'étais au plus haut niveau à l'époque au côté du chef de l'État à qui j'ai parlé de cette idée qui l'a approuvé naturellement. On a décidé de créer enfin une prise en charge de cette question au niveau de gouvernement au niveau interministériel. Donc on a réuni 7 ou h ministres qui étaient d'une manière ou d'une autre intéressé par ce sujet dans leur portefeuille et approche intermisséelle et et dans le temps et et pluriannuelle. expérience que je vais en tire de ces quelques 3 mois tête du gouvernement, c'est que il faut de la ténacité, il faut des ambitions d'une manière ou d'une autre, quel que soit le gouvernement, mais il faut du temps pour remettre en route l'État qui s'était arrêté, si je puis dire, dès le mois de mai au moment des élections européennes et que que les haut fonctionnaires qui sont là, qui ont des compétences se disent tiens, il en a au-dessus de nous un ministre ou un directeur général, un cabinet et puis au-dessus il y a un premier ministre qui qui s'intéresse à ce qu'on fait à qui on devra rendre des comptes qui qui va suivre.

Moi, j'ai toujours attaché plus d'importance à l'effet de suivi qu'aux effets d'annonce. Donc c'était dans cet esprit qu'on a en question. Après, on peut pas faire tout seul au niveau de l'État.

Donc voilà pourquoi on a mis en place un petit groupe de personnalités motivé pour assurer le suivi de cette grande cause et que un maire le maire du Touquet qui suit ses questions auprès de la MF ce sont des maires de France monsieur Fasquel professeur le joyeux que vous avez dû rencontrer euh qui est président de la commission nationale de psychiatrie et puis madame Angèle Malatre Lanac qui est délégue général de l'alliance pour la santé mentale. Ces trois personnes étaient comme trois grands témoins acteurs de de du caractère interministériel avec madame Carerg et puis du suivi pluriannuel. Voilà hein.

Et j'ai ici de not remettre que j'ai retrouvé dans mes papiers qui date du 6 décembre 2024. lendemain du jour où je suis tombé hein pour certains faire euh le gouvernement est tombé et c'est une note que les trois personnalités que je viens de citer faites à mon attention sur ce qu'ils avaient fait voilà peut-être je peux vous la remettre si ça vous intéresse en je dire il y a pas de secret avec trois grands chantiers le plan d'action interministériel sur le modèle des plans cancer et Alzheimer euh pour que l'action publique et dans ces différentes thématiques et ces différents acteurs soient concernés. Ça ça voulait dire aussi la réunion d'un comité interministériel.

Je suis très frappé d'ailleurs que en raison de l'instabilité ou du manque suivi, je sais pas quoi, mais le comité mystère est été reporté trois fois euh un travail de communication, d'information et de formation précisément pour casser la stigmatisation, pour accompagner le changement de regard sur la santé mentale et les troupes psychiques, euh favoriser la connaissance sur le sujet et puis 3è grand chantier, la mobilisation de la société civile euh sur cette grande cause avec des initiatives pour mobiliser les différentes sphères de la société. Alors alors depuis je continue à à suivre cette question parce que ça c'est avant même de revenir dans cette assemblée il y a quelques semaines, je suis très soucieux. J'ai fait une réunion l'autre jour à Colmar où il y a une une municipalité avec des une adjointe qui j'ai fait une demi-journée complète de d'écoute et de dialogue avec tous les acteurs de la la santé mentale dans la dans le département.

J'étais la semaine dernière à Saint-Lot par exemple pour un établissement privé mais qui est très implanté dans la manche qui suit les questions de santé mentale. J'ai pas oublié non plus, je vous le dis, en passant le la visite que j'ai faite à Poitier comme premier ministre hein. Alors là, j'ai vu une chose intéressante à Poitier, c'est le fait que bien sûr, il y a un CHU important avec un professeur Jquelovic.

Jel, monsieur Jel, vous avez peut-être rencontré euh qui euh très engagé, c'est son c'est sa mission, c'est son métier de médecin, mais ils ont un pôle psychiatrie très important et ils ont réalisé en réseau une mobilisation de toute la région, de tout le département, les associations commun et d'autres, les collectivités locales, les soignants, les médecins. Et sur cette question là, tout le monde est en alerte et tout le monde est en réseau permanent. Il y a même un bus qui va dans les villages le jour du marché, un bus équipé, anonymisé où les gens peuvent venir parler, casser le silence, trouver une une écoute professionnelle et compétente.

Voilà, c'est très fabri de ça. La question que je me suis posé que votre commission, j'ai pas de conseil à donner mais va se poser, j'étais le rapporteur très très intéressé par le ce que vous avez dit de la motivation de chercher le les coûts évités hein. Ça c'est une clé de l'action publique d'ailleurs.

On devrait être capable d'ailleurs de on a déjà du mal à trouver à trouver un accord entre nous au Parlement sur le déficit budgétaire, sur l'endettement puisqu'on trouvera un moyen de s'entendre sur chaque fois qu'on propose une mesure une dépense de dire en face voilà ce que ça évite hein. On devrait être capable si on était des je crois qu'on est bien équipé, on pourrait mieux s'équiper avec des des collaborateurs. Mais on devrait être capable de démocratie moderne de s'entendre là-dessus hein.

Je trouve que ça serait de une une bonne règle si je puis me permettre de de d'accompagner toute décision législative ou toute décision budgétaire de un de l'obligation d'évaluation. On fait ça à Bruxelles en passant à Bruxelles dans les lois, moi j'en ai fait voter des dizaines comme commissaire européen. On a des review clos tous les 3 ans.

Tout le monde se remet en chantier pour évaluer ce qui a été fait. Et et l'idée aussi que quand on propose une dépense ou une action, on dise on soit on soit obligé de dire voilà ce que ça invite comme dépense dans le moyen et le long terme. Ça c'est une très bonne idée.

Hier, j'ai rencontré une les responsables qui m'ont demandé rendez-vous d'une société qui est basée à Sofia Antipolis qui travaille sur la première plateforme d'écoute, d'évaluation des des troupes psychiques pour les jeunes très jeunes de 3 ans à 10 ou 12 ans là. quand ils vont chez un médecin, ces jeunes qui ont des problèmes à condition que les parents se rendent compte qu'il y a un problème parce que c'est pas toujours le on leur fait remplir un papier, ils m'ont expliqué ça, un papier avec une trentaine de questions, ça dure 3h mais personne ne garde de trace du papier. Ensuite le le médecin regarde les réponses au questionnaire qui est posé. face questionnaire adapté j'imagine hein.

Là, ils ont imaginé un un système des vidéos avec l'intelligence artificielle avec les données recueillies ou récolté ailleurs en grand nombre et euh ils ont cette plateforme qui qui qui n'a pas encore qui qui est presque qui est prête mais qui n'est pas encore agréée. Enfin, il m'a c'est pour ça qu'il voulait me voir mais donc je ils m'ont expliqué que si on développait ça, le le gain en dépenses publique, en dépenses de santé, c'était 2 milliards. Dans le moyen terme, si on arrivait à faire que tous les enfants diagnostiqués ou avec un problème pouvait être mis dans une plateforme de cette nature avec les moyens techniques modernes.

Voilà, je peux vous faire donner le nom de cette société parce que c'est une c'est professeur de médecine avec l'appui de financeur qui qui lance ce projet. C'est plus qu'un projet d'ailleurs. Comment s'appelle société ?

Okidia hein. Okidia. Okidia.

Je je peux vous faire d'elle non ? Parce que ça ça m'a frappé ça. Voilà.

Donc je donc je continue à suivre cela. C'est raison pour laquelle madame la présidente, mesdames, messieurs, je je vais demander au premier ministre de prolonger la cause nationale l'année prochaine. Je lui ai dit, je le vois d'ailleurs cette semaine, je pense non la semaine prochaine pour cette question.

Je demandé parce que je j'étais très frappé de parce que je parlais d'interministérialité et de durabilité que que la volonté s'émousse si elle n'est pas soutenue si elle est pas voyez c'est a des changements de premier ministre de ministres a le rythme changement des ministres de la santé est absolument insensé donc je je je pense que il faut plus de temps. J'ai vu naturellement le plan que monsieur Neder a parlé mis en place dans la ligne de cette note d'ailleurs voilà avec beaucoup de bonne volonté, beaucoup de coordination, beaucoup de d'initiative repérer, soigner, reconstruire. Après, il manque des moyens notamment des postes.

Voilà. Voilà ce que je peux dire aujourd'hui de cette cause que je vais continuer de suivre. Je suis très frappé.

Un je pense qu'ussi il faudrait trouver un moyen de favoriser les échanges de bonnes pratiques. Pourquoi ce qui se fait de bien par exemple à Poitier, autour de Poitier et dans d'autres d'autres endroits sans doute que j'ai pas eu le temps d'aller visiter ? Comment on fait pour que les élus, les préfets apprennent sans être obligé d'aller au hasard chercher l'information, apprennent ce qui se fait de bien dans ce domaine ailleurs.

Voilà. Donc je trouve que si on pouvait organiser une plateforme régulière pluridisciplinaire avec sur cette ce sujet les échanges de bonnes pratiques en matière de santé mentale, ça ferait gagner du temps et sans doute de l'argent à beaucoup de d'acteurs locaux. Je je suis très heureux que les maires de France qui se réunissent aujourd'hui se sois de cette question.

L'autre jour, j'ai vu le MEDEF qui a eu des journées et qui ont aussi qui avait je suis allé d'ailleurs, je suis allé leur parler, il y avait 400 personnes, c'était 400 chefs d'entreprise qui disent qui sont les premiers concernés par eux-mêmes en tant que patron parfois des problèmes de cette nature, des burnout et cetera, mais plus grave que ça de leur salariés et donc quelque part ça touche la compétitivité de l'entreprise prise hein. Tous les ministres sont concernés naturellement euh la prévention, je viens de le dire, c'est la clé et inclus les liens de certaines de ces maladies comme la schizophrénie avec la la drogue, hein. Donc comme j'ai pas besoin de vous le dire, mais c'est c'est comme le cannabis hein.

Donc je voilà. Donc le là où je peux peut-être être utile où j'ai une petite valeur ajoutée, c'est de dire pourquoi j'ai fait une cause nationale, pourquoi je pense qu'elle doit durer à ce niveau-là au moins l'année prochaine et pourquoi il faut en profiter pour mettre en place des structures des des des méthodes des habitudes durables au-delà de la cause nationale. Merci de m'avoir permis de vous donner mon état d'esprit.

Merci monsieur le premier ministre pour ce retour. Euh effectivement, moi avant cette commission d'enquête, j'ai eu l'occasion de faire une mission sur les urgences psychiatriques où on a effectivement fait un diagnostic qui est partagé par plein de personnes aujourd'hui avec de multiples rapports, de multiples missions. Effectivement, je pense que c'est important queon puisse avoir un grand plan avec une programmation avec une visibilité et peut-être une progressivité des actions à mettre en place parce que les actions elles ont été aussi listées.

Cependant maintenant, il faut les ancrer. Il y a une grosse attente des professionnels effectivement de pouvoir mettre des actions avec une certaine visibilité euh malgré un budget contraint mais utiliser effectivement les bonnes pratiques. Nous, on a fait un Tour de France et et d'outre mer et on on a vu des bonnes pratiques qui sont intéressantes à pouvoir mettre en place et généraliser.

Et on est dans un secteur où il y a aussi énormément de dispositifs qui sont pas toujours très lisibles pour la la personne qui est à la recherche d'un accès aux soins ou pour les familles et en ça une femme effectivement est une aide précieuse mais je pense qu'effectivement il faut qu'on puisse aussi avoir une un délégué qui pour le moment est ministériel qui pourrait être interministériel sur ces sujets pour essayer de mettre en place un certain nombre d'éléments. On voit bien que là on prend du retard sur euh la santé mentale en tous les cas des jeunes qui est une difficulté et qui va s'aggraver si on met pas en place un certain nombre d'actions euh rapidement avec des moyens ben progressifs selon les les possibilités financières dont on dispose. Moi, je trouve personnellement que les actions n'ont pas été assez vites par rapport à la nécessité de ce queon a sur le les difficultés qu'on a sur le le territoire et qu'on tout ce qu'on gagne en temps en terme de prévention évite l'aggravation aussi des personnes.

Donc, je pense que c'est vraiment une nécessité de prendre à bras le corps ce sujet euh dans tous les secteurs et de plus en plus jeune. vous parlez de la plateforme effectivement je pense que c'est alors des plateformes il y en a beaucoup il y en a pour les étudiants, il y en a pour les jeunes. Après ça communique, on a un problème de communication aussi entre les dispositifs pour qu'il soit plus performant.

Mais euh bon, je pense qu'on a tous ce souci euh à mettre en place des choses rapidement dans le temps visible et aidante pour les personnes en difficulté, les familles et aussi les professionnels qui sont pas forcément non plus très en nombre à l'aise avec ces sujets selon les secteurs où ils interviennent notamment dans médecine scolaire où on pourrait je pense faire mieux sur le dépistage, le repérage l'orientation et la prise en charge des jeunes d'eau de façon évitée qu'il bascule dans un suivi psychiatrique qui est pas forcément intéressant pour eux d'abord et je voudrais revenir aussi sur quelque chose c'est que il y a pour un certain vous avez cité certaines maladies comme la schizophrénie ou la bipolarité pour lesquelles il y a des recommandations internationales qui ne sont pas ou peu utilisées par les médecins considérant que on a chacun notre propre appréciation de ces maladies et pas forcément un accord global avec ces recommandations et c'est vraiment une difficulté sur la l'utilisation inadaptée de médicaments. Donc là aussi de coût évités parce que utiliser des médicaments qui sont pas adaptés quelquefois on a des conséquences pires encore alors qu'on a des écrits qui sont facilitants sur en tous les cas ces pathologies là. Alors, je ne parle même pas des psychotropes et antidépresseurs euh prescrit chez les jeunes de façon aussi inadaptée, renouvelée dans des temps là aussi avec des conséquences graves euh et donc des des coûts euh conséquents euh pour ces jeunes et de les faire entrer dans un une filière psychiatrique qui est pas forcément adaptée.

Donc je sais pas si vous avez ce retour là et puis je laisserai après la parole à au rapporteur qui lui assistera plus sur la partie handicap j'imagine moi. Non mais vous avez si je peux me permettre à ce stade euh j'étais une fois une fois encore je reviens sur Poitier hein parce que je il faut mettre des visages et des actions derrière les enjeux. J'étais très frappé du fait que tous ces acteurs de la santé, tous ceux que vous avez cité madame la présidente, ils étaient ils étaient bien dans leur peau et content de se connaître et content de cette traille en commun et que ils m'ont dit c'est formidable ce qu'on ce qu'on gagne comme temps de de confronter sur le même territoire hein un médecin libéral, un médecin de la santé publique, un être soignant, ça bompied, une association, enfin donc tous ceux qui interviennent et j'étais très frappé de ce qu'ils m'ont dit.

Enfin, je voilà le fait de qui ait cette plateforme permanente de coordination de tous les acteurs, tous les publics et privé. Euh enfin je suis sûr que c'est ça qu'il faut faire hein. et que ça soit permanent et pas pas une fois de temps en temps pour une réunion avec un préfet qui passe sur un ministre et puis la prévention domaine enfin tous les tous les troubles tous les tous les risques détectés ou plutôt ça ça vaut mieux ça le coup le coût évité est considérable et après vous avez je parlais de plateforme tout à l'heure à proposé de société je vais vous faire donner les les notes qu'ils m'ont remises he parce que c'est une plateforme qui n'existe pas en France he les gens Ils ont inventé techniquement un moyen de de de plutôt que de faire un questionnaire écrit qu'on oublie après de de faire un questionnaire parler hein par les gens qui s'expriment et puis de les confronter dans leurs données les algorithmes, je sais pas comment ça fonctionne avec des données de extérieur de de gens qui ont été touchés. donc de trouver très vite le moyen de faire un un un diagnostic personnalisé enfin ce qu'on appelle la médecine personnalisée et donc d'éviter à ce stade comme vous l'avez dit madame la présidente de d'utiliser les mauvais médicaments.

Ouis. Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre, euh chers collègues, mesdames, messieurs, merci infiniment d'avoir répondu à notre invitation et merci aussi d'avoir posé la santé mentale comme grande cause nationale. au-delà de la lecture que l'on peut apporter sur les les déclinaisons qui ont été opérées, ça pose aussi ce sujet dans l'espace médiatique et et ça a une vertu extraordinaire, c'est queon parle de ce sujet et que aujourd'hui on sait bien que l'agenda médiatique est tellement bousculé qu'il est difficile de faire exister ces causes.

Je me permettrai, monsieur le premier ministre, si vous en êtes d'accord, de de vous poser quelques questions. J'essaierai d'être succès euh pour qu'on puisse être précis et aborder les thèmes de façon de façon assez précise. La première question qui me vient à l'esprit, c'est est-ce que nous sommes obligés d'avoir euh des responsables publics touchés par des causes pour qu'elle progresse ?

Jacques Chirac en 2005 avait sa trajectoire. vous avez été très touchant par rapport à votre trajectoire familiale et le parcours de votre mère et je pense que ça aussi crée une forme de redevabilité par rapport à son engagement quand on est en responsabilité en premier en tant que premier ministre pour porter ces sujets-là. On a auditionné Sophie Clusel donc on connaît aussi la trajectoire personnelle.

Euh à titre personnel, je ne le suis pas touché. Donc euh ça peut être aussi une autre une autre raison, mais on a l'impression que c'est presque obligatoire pour que les choses progresse. Alors même que vous l'avez évoqué, je vais prendre un seul exemple sur le votre rencontre avec le MEDF.

Euh les arrêts maladies ou les dépenses en fait euh médicales liées à la santé mentale sont le premier poste de dépense de l'assurance maladie. Euh c'est une problématique très forte dans la pour les entreprises sur leur productivité, maintien dans l'emploi et cetera. Enfin, objectivement, la santé mentale est un sujet qui devrait concerner tout le monde, mais il faut attendre qu'on ait un premier ministre qui par sa sensibilité, sa trajectoire porte le sujet pour qu'il soit vraiment euh au bon niveau euh sur la sur la ligne de région.

Donc, est-ce que euh vous avez senti dans votre expérience, dans votre parcours, cette espèce presque de fatalité ? Est-ce que il faut être confronté véritablement dans sa chair, dans ses dans sa famille proche pour pour poser ce sujet là de façon plus forte ? parce qu'on a le sentiment, mais je vous laisse me contredire si je ne me trompe, que depuis votre départ ça s'est un peu affessé.

Ma première question monsieur le premier ministre rapporteur, vous êtes vous-même la preuve que on n'est pas obligé d'être concerné familialement ou personnellement pour s'occuper d'un sujet. La théorie ce serait que on doit embrasser quand on est élu parlementaire ou gouvernement tous les sujets quelque part. Mais la vérité aussi en ce qui me concerne, je peux faire qu'une réponse personnelle, c'est que je pour moi c'était évident de de pour cette cause.

Voilà parce que je j'ai eu beaucoup d'occasions parfois dramatiques d'ailleurs de de de m'y intéresser he de d'être d'être confronté à ça et de voir les problèmes. Après, je à coup sûr je je dans dans mon action de président de département par exemple pendant presque 20 ans, j'étais présent département, j'ai suivi ces questions, j'ai soutenu ces associations. Mais est-ce que je l'aurais fait si j'avais pas été concerné ?

Euh probablement. Voilà. Probablement. difficile de rien probablement parce que je je suis assez attentif à ces questions par nature mais le fait que je sois concerné m'a m'a conduit à suivre les questions plus personnellement plus attentivement.

Ça c'est une des clés comme vous venez de le dire, c'est que euh l'État est confronté des problèmes de personnes, de manque de personnel, peut-être de mauvaise infectation des personnels, hein, de euh trop dans l'administration pas assez sur le sur la la première la première ligne. Donc quand on sait que le premier ministre ou le ministre ou le son cabinet suit une question et va vous demander des comptes, ça ça engage et ça motive davantage, je pense compris d'ailleurs les gens qui font quelque chose et qui se disent à quoi ça sert hein s'ils savent que le le ministre au-dessus d'eux et avec eux il y a des gens qui qui vont leur demander des comptes, qui vont leur demander où vous en êtes, C'est aussi une manière de valoriser son travail hein et de d'être plus motivé. J'ai c'est pas une réponse facile que vous me donnez mais je dirais probablement le le l'engagement personnel ou la sensibilité personnel compte qu'elle a compté pour moi.

C'est très important de de je termine de de d'avoir quand vous êtes dans la vie publique des gens qui qui qui c'est pas seulement quelqu'un de votre famille hein, quelqu'un qui que vous rencontrez qui qui crée une émotion ou qui crée une raison d'admiration. et donc sur il y a plein de C'est pour ça que je suis très attentif au à l'engagement des bénévoles dans ce pays et des associations sur le terrain qui sont admirables. Euh j'ai souvent eu l'occasion de de de d'avoir un moment d'admiration pour pour des gens comme ça et ma mère en faisait partie.

Mais ça ça pe j'ai eu plein d'autres occasions de gens qui avec qui j'avais pas de lien personnel et qui se disent tiens ce combat mérite d'être mené. Donc après vous avez le pouvoir, c'est quoi le pouvoir de député, ministre ou premier ministre ? C'est le pouvoir d'agir hein.

C'est pas c'est pas les bagnol et les de ton hein, c'est le pouvoir d'agir et de créer du progrès. Voilà, je pense ce que je voulais faire très très très clairement avec cette cause. Pardon, je coupe mon Non, non, je vous en prie, je vous en prie.

Euh et et cette question, elle est elle est un peu malicieuse parce que en en reflet, on a évoqué les coûts sur l'assurance maladie. La fondation fondamentale a évalué à 173 milliards d'euros le coût de la santé mentale pour la France. et on a le sentiment qu'on est plutôt on reçoit des informations sur l'autisme.

On a encore une une étude de Molakov Mederix qui évoque des coûts évités de de 2 millions d'euros par personne accompagnée euh versus entre un bon accompagnant mauvais mauvais accompagnement. Vous avez cité quelques éléments aussi du diagnostic et en fait le sujet est tellement majeur qui devrait être presque au cœur euh de l'action du gouvernement aujourd'hui et de tous les élus que nous sommes et pourtant on a le sentiment qu'il a du mal en fait à exister à et à persister et que c'est aussi le reflet et là on en revient à cette question de coû éviter d'évaluation des politiques publiques de diagnostic au fait que nos politiques publiques elles ont un petit peu de mal. On a sorti par exemple, on a assez peu parlé d'école, assez étrangement le le chiffre des carences de prise en charge sur les élèves en situation de handicap bénéficiant d'une d'un accompagnement d'élèves en situation de handicap, il était de 50000 à la rentrée 2025.

Euh c'est pas le but, c'est pas d'accuser, hein, c'est de poser un diagnostic de de carence majeure et derrière c'est des familles qui peuvent pas travailler parce que leur enfant n'est pas scolarisé. Donc vous voyez, j'ai on a un peu le sentiment que sur ces volets là, sur ces politiques publiques qui ont tré à la santé mentale et au handicap, on a un un un un problème de pilotage, d'évaluation, d'allocation des ressources qui fait que on est constamment confronté à une réponse en terme de plus de moyens et pas une réponse en terme d'organisation. Vous avez parlé de la place fondamentale des bénévoles euh des familles.

On a des médiateurs santé pair par exemple. On n' pas de reconnaissance légale de leur existence aujourd'hui. Ils sont 300 en France.

On en a auditionné quelques-uns. On a des systèmes, vous êtes évidemment un fin connaisseur de ce qui se passe en Europe. Le au Pays-Bas, vous avez une place des familles qui est beaucoup plus importante dans l'accompagnement médico-social et le bénévolat est beaucoup plus reconnu.

Donc c'est quand vous êtes arrivé au au manettes, quand vous avez posé cette grande cause, est-ce que vous partagez ce diagnostic que en gros il y a un problème quand même de pilotage de ces politiques publiques d'intergouverne d'interministérialité pardon ? l'école est un peu un état dans l'état. On voit bien que la relation avec le ministère de la santé est pas évident alors que ça devrait être un lieu d'entrée prioritaire, qu'il y a des conservatismes, qu'il y a euh une difficulté à fluidifier les dispositifs et que les familles et les personnes qui devraient être au centre de tout sont souvent confrontées à une multiplicité de dispositifs, une multip multiplicité de propositions et pas un parcours un peu coordonné sur lequel on allégerait un petit peu leur fardeau. vous dites absolument juste euh je je reviens sur vous avez parlé des 173 milliards le je reviens vraiment sur si si v si cette commission je dis une autre commission puisque je peux j'étais devenu député plus tôt j'aurais sans doute participer à votre commission le le fait de de dire voilà les économies voilà les gains pour l'action publique je parle pas seulement du il y a pas seulement de l'argent il y a le moral aussi hein.

J'étais très frappé. Il a une époque, j'allais visiter une entreprise, je m'intéresse beaucoup depuis longtemps à ce qu'on appelle les entreprises sociales hein, qui sont parfois des entreprises souvent des entreprises comme les autres qui sont profitables, hein, qu'on appelle en anglais le social business. J'avais d'ailleurs fait quand j'étais commissaire un plan pour le social business au niveau européen.

J'ai visité une entreprise à jour à Strasbourg qui était créée par quatre jeunes professeurs de sport. Ils sont maintenant, je crois que plus de 200 qui forment qui créent des qui proposent des modules de d'accompagnement par le sport pour les personnes âgées dans les maisons de retraite les Épades. Et et là on parle de de gain en terme de dépenses de santé publique considérable moindre consommation de médicaments, le le fait que les gens tombent moins par terre ou font attention aux chutes parce qu'ils font un peu d'exercice et et puis le moral le moral dans les établissements y compris le moral du personnel change.

Donc je suis convaincu de ça. Convaincu. Donc je oui, je je pense qu'il faut une meilleure coordination.

C'est pour ça je suis encore très frappé de de voir comment se r je dis pas que cet exemplaire Poitier parce que c'est le seul que j'ai pu visiter dans le détail et rencontrer tout le monde. Mais ce que j'ai vu à Colmar aussi est assez exemplaire le il faut il faut qu'on repère ces endroits où où ça se fait où le le travail que vous recommandez se fait hein où les gens sont pas chacun dans leur coin quelquefois aussi dans ce dans ce dans ce milieu de la psychiatrie. Vous avez aussi des des des des silos enfin vous avez des gens qui c'est pas toujours facile de faire travailler les médecins entre eux he de les faire coopérer entre eux beaucoup de certitude.

Donc je quand quand ça marche bien il faut voir comment ça marche bien et puis expliquer ça aux autres. Je suis très frappé de ça. Vous parlez de le scolaire rapporteur le dans le budget que j'avais présenté qui a été qui c'est pas la raison pour laquelle je suis tombé le budget vous le savez bien c'est mais mais j'avais des rares postes que j'avais j'avais mau trois postes en augmentation notamment les pour la raison que vous dites hein.

J'avais créé 200 postes je crois dans le budget que j'avais présenté l'année dernière. Je sais pas s'ils ont été maintenus dans les budgets suivants, mais ça c'est un des rares postes qui ne diminuait pas hein pour cette raisonlà. Très bien.

Non, je c'est les privilèges de la présidence. Que voulez-vous ? Puis j'aurais une dernière question.

Peut-être que Chantal Jourdan qui est ici qui a qui porte une excellente proposition là sur premier secours en terme en santé mentale. C'est c'est euh j'en reviens parce que c'est quand même un objet important et vous vous avez été au cœur de de l'appareil d'état pour pour pouvoir en témoigner. C'est ce qui est frappant, c'est on parle de la prévention mais la prévention n'est jamais valorisée dans les politiques publiques.

C'est quelque chose qu'on met en place. Mais les études d'impact, l'évaluation, on a beaucoup d'études qui sont portées euh par des acteurs associatifs et qui font l'objet de critique de l'administration. Je vais prendre quelques exemples sur les entreprises adaptées ou sur l'insertion professionnelle des personnes porteuses de troubles du spectre autistique.

On a des études qui sont portées et qui sont juste critiquées mais au sens pas négatif du terme par l'administration mais elle ne produit pas elle-même de méthodologie de travail. Et c'est ce que vous évoquez dans vos propos liminaires sur le fait qu'on devrait se mettre d'accord sur une méthodologie de travail sur les coévités. Euh comment on peut passer un cap là-dessus ?

Parce que je personnel, c'est assez intuitif. Je pense que dans une période budgétaire qui est contrainte, là où on considère c'est une dépense, on peut aussi transformer cela en investissement. On a cette étude de Malakov Mederix, on a sur les entreprises adaptées.

On voit bien que sur l'exemple que vous avez pris sur la prévention de la perte d'autonomie pour les personnes âgées à travers la pratique sportive, on sait très bien que sur la lutte contre l'obésité et cetera, c'est des il y a des effets de levier qui sont importants et on a quand même l'impression que c'est quelque chose qui n'est pas culturellement implanté en France. Alors que on a on a aussi auditionné des universitaires et notamment professeurs de la London School of Economics sur les approches plus angloaxonne avec les coalises d'Alice. Donc c'est qu'est-ce qui a un impact favorable sur la qualité de vie ?

Qu'est-ce qui a un impact favorable sur la question de la de la prévention de la mortalité ? On n pas cette culture là en France et et c'est dommage parce que dans une période où les choix sont difficiles, vous pouvez en témoigner probablement plus que quiconque ici, ça peut permettre d'éclairer et d'éviter cette annuité budgétaire qui est parfois un peu mortifère pour porter des politiques publiques de long terme. Vous avez parlé de pure annualité dans votre dans vos propos liminaires.

Est-ce qu'il faut absolument sur cette question là poser une pure annualité ? Comment on le fait sur la programmation militaire ? Comment on le fait sur la justice ?

C'est c'est indispensable. indispensable d'inscrire l'action publique qui est une action plurielle hein publique et pluriel dans le temps. qui tue ou handicap ou fragilise notre pays, c'est le fait que les gens passent qu'il y a pas de suivi, hein.

J'ai pas d'effet de suivi par rapport à l'effet d'annonce. Je suis convaincu que cette cause là, comme tant d'autres exige du temps ou de la ténacité. On devrait pas baisser la garde parce qu'il y a un changement de ministre, c'est pas c'est pas possible.

Et donc je je je plaiderai avec vous pour que toute action au-delà de l'éclairage qu'on doit donner en disant voilà combien ça évite de dépenses, combien ça rapporte si je peux dire, il faut inscrire ça dans le temps. Peut-être une des raisons de enfin une des conséquences de tout ça, c'est qu'on devra aller vers davantage de décentralisation parce que je pense que le fait que tout ça remonte à Paris euh en terme de moyens de décision, tout ça est euh enfin je veux dire ce pays euh est aussi enfin je trouve que tous ces sujets devraient être traités comme ils sont parfois bien traités. J'ai donné quelques exemples au niveau régional ou local, hein.

Voilà. et qu'on puisse décentraliser réellement, pas seulement déconcentrer. Euh question du travail est importante.

J'ai aussi euh euh je parle souvent, j'ai j'ai dans ma famille une belle fille, la femme de l'un de mes fils qui est spécialisé dans l'accompagnement professionnel des autistes Asperger, hein. Elle est psychologue et elle a créé une boîte euh pendant plusieurs années qui a qui embauche des autistes Asperger et qui les place dans dans le milieu professionnel parce qu'il faut préparer le milieu. Il fait une thèse actuellement sur ces sujets de l'autoptisme du travail hein.

Donc le donc je parle souvent avec elle et vous avez raison, il faut très attention à hier j'ai vu pas mal de j'étais aussi hier pour la le lancement de la semaine européenne de du l'emploi des personnes en situation de pas j'étais instituté des des des national des sour qui est dans dans ma circonscription d'ailleurs le 5e arrondissement et on voit des choses formidables. Je vous je sais pas ce que vous allez écrire dans votre rapport, mais je je pense que c'est très important que que cet éclage parlementaire. J'imagine qu'au Sénat, il y a aussi des choses qui travaillent pour coordonner peut-être éviter que les rapports se succèdent.

Vous pouvez compter sur moi pour ne pas lâcher sur cette question. Madame Jourdan peut-être parce qu'elle devrait nous quitter. Merci monsieur le premier ministre pour votre présence et puis d'avoir dressé donc un petit peu l'origine donc de cette année grande cause nationale.

Et alors ce que je voudrais vous dire c'est que au moins il y a une chose qui a été gagnée je pense que c'est une évolution vers la digmatisation. On a beaucoup parlé de la question de la santé mentale vraiment donc cette année à la fois là dans les médias et il y a de nombreux travaux à l'Assemblée nationale et donc voilà, je crois que ça c'est une première chose donc à poser. Évidemment, je je partage l'ensemble des choses que vous avez pu dire sur la question de la nécessité d'emmener donc l'action citoyenne, la nécessité aussi de valoriser donc ce que l'on appelle les bonnes pratiques, la nécessité d'aller vers au plus proche des des publics.

Euh mais alors, je voudrais vous poser peut-être deux questions. Tout d'abord sur la question des bonnes pratiques aujourd'hui et j'ai vu récemment un amendement qui est arrivé au Sénat et qui voulait mettre à mal les pratiques psychanalytiques. Or voilà, moi je crois que ça fait la psychanalyse fait partie d'un ensemble donc de méthodes thérapeutiques pour les soins psychiques qui est essentiel parmi beaucoup d'autres.

Et donc voilà, je voulais savoir quel est votre regard par rapport à à cela. Et puis deuxième chose, en matière de santé mentale, euh on voit bien aussi que vraiment on peut on peut aujourd'hui déterminer enfin on peut connaître les déterminants qui agissent sur la santé mentale. Et donc il y en a certains comme par exemple les conditions de travail, comme les les conditions de socialisation, les conditions niveau de niveau socio-économique.

Et donc par rapport à ces aspects là, est-ce que vous aviez pensé en en pensant la grande cause santé mentale justement qu'il fallait aussi agir sur l'ensemble de ces déterminants qui sont plutôt des enf qui concernent donc des aspects sociétaux plus larges ? le honnêtement je sur le premier point vous évoquez un amendement qui supprimerait des crédit c'est ça que vous avez dit qui qui propose je de d'exercice par mon service aussi bien par mon soutiens en CMP dans les les établissements médicaux-soux les thérapeutiques liés aux méthodes psychanalytiqu Honnêtement, je suis pas capable de vous répondre sur cette question. Je vais regarder ça de me donner les éléments.

J'imagine que c'est des des des amendements de suppression de crédit dans le cadre de cette grande vague de réduction des dépenses publiques. Voilà. Non, je pense qu'il faut réduire des dépenses publiques en général.

Ça vous pas que je vous dise ça mais il faut faire très attention. C'est pour ça je me méfie des discours, compris dans mon propre camp quelquefois de discours un peu rabau et et de suppression comme ça l'aveugle avec voilà quand j'entends dans mon propre camp qu'il faut supprimer l'adè par exemple dans le je faut réduire l'adè il faut évaluer il faut probablement beaucoup d'économie à faire mais on va pas supprimer l'adème. J'ai même dans mon propre parti des gens qui ont voulu supprimer la commission nationale du débat public.

Il me dit ça un jour et je leur dit c'est moi qui l'ai créé dans le Barnier de 95. Je vais pas je vais pas voter sa suppression, ça se rend pas. Je vais voter son évaluation.

J'ai beaucoup le je suis très je suis très engagé et passionné par la culture du risque. Il faut que vous sachiez ça depuis longtemps. C'est pour ça que j'ai créé le fond Barnier en 95 qui fonctionne toujours dont on parle beaucoup en ce moment hein.

Euh c'est l'idée de de je trouve je trouve depuis longtemps de toujours que la prévention coûte moins cher que la réparation. C'est vrai en santé publique et c'est vrai en écologie qu'une réparation préparée, elle est toujours plus efficace qu'une réparation improvisée. Voilà, je connais pas le Il faut que je regarde s'il vous plaît.

Je et donnez-moi les éléments de cette cette suppression de Je vous les donnerai. Euh mais voilà, ce qu'il faut savoir c'est que cette discipline est quand même attaquée depuis très longtemps. Il peut même arriver que dans les universités, on utilise plus, enfin du moins, on ne on ne valorise plus donc la psychanalyse alors que voilà, elle a fait partie donc des moyens qui ont été mis en œuvre pour traiter donc les les troubles psychiques et c'est tout plus plus largement, c'est toute la question intrapsychique qui est extrêmement importante et aujourd'hui qui nous permettrait aussi d'expliquer nombreux phénomènes sociétaux.

Et voilà, je c'est la raison pour laquelle je vous en parle. À côté de ça, évidemment, il y a d'autres techniques de soin, je le rappelle, qui sont qui se sont développées et qui sont aussi très intéressantes. Et la plupart des professionnels travaillent avec plusieurs référents théoriques et il faut tous les garder parce que on s'adresse évidemment quand on travaille avec quelqu'un, on s'adresse on a on construit une relation singulière avec cette personne et c'est extrêmement important d'avoir tous les outils nécessaires.

Voilà. Euh on sait très bien que euh les éléments constituifs de la vie sociale, de la vie économique sont cré cré une accentuation. Néanmoins, je suis j'ai toujours été frappé du fait que ces ces maladies ou ces ces malades mentaux, ces maladies mentales euh touchent tous les milieux.

Tous les milieux. Donnez-moi les éléments sur le premier point, s'il vous plaît. Ça ça m'intéresse de voir le le le je suis sûr que la prévention dès le plus basage et c'est pour ça que j'étais intéressé de rencontrer ces gens hier et la la médecine personnalisée est une des clés.

Voilà. J'étais frappé aussi en vous sou une réunion à Matignon où les personnes que je vous ai cité qui faisaient partie de ce groupe notamment c'était madame malade Lanac qui m'avait dit ça et des médecins psychiatres qui étaient là m'ont parlé de ces centres très peu nombreux en France qui font un diagnostic des maladies mentales approfondies mais il y a eu un temps d'attente de 1 an ou 2 ans. J'étais très frappé de ça pour et ça c'est une ch quand on passe par un tel centre et qu'on on vous diagnostique en profondeur et qu'on sait exactement ce que vous avez notamment sur les questions de schizophrénie, on sait très bien que le bon diagnostic permet d'utiliser le le bon médicament donc que si on utilise mauvais médicament c'est c'est donc peut-être là il y a un problème de moyens comment on peut multiplier ces centres vous voyez ce que je veux dire c'est des centres où où les gens Voilà.

Moi, je vais revenir sur après ce que disait ma collègue madame Jourdan sur la notion d'évaluation qui est pas une notion toujours bien utilisée dans notre pays par rapport à ce qui se fait dans les pays anglo-saxon. Et c'est vrai que par exemple sur la psychanalyse ou sur d'autres euh effectivement expérimentations, on a souvent peu d'évaluations qui nous permettent d'avancer et peu de chiffres puisqueà chaque fois qu'on se confronte au handicap, on a des remontées partielles mais pas des remontées nationales qui permettent d'avancer ou de mettre en exergue des des expérimentations positives. Moi, j'ai vu par exemple au Vinatier ou à Lille des choses qui se faisaient qui étaient extrêmement positives sur les territoires.

Donc, comment est-ce qu'on peut pousser cette évaluation sur ces ces thématiques là ? Et la deuxième chose, c'est que on a une difficulté dans la priorisation. Euh si on prend la santé, je pense qu'aujourd'hui la santé mentale est une priorité, que souvent on veut embrasser beaucoup de domaine et que du coup ben on a du mal à faire avancer les actions sur une thématique et doubler d'une temporalité différente.

C'est-à-dire que la notion de du budget du budget annuel fait que on a tendance à mettre seulement des actions pour le budget là et pas planifier les actions sur 5 ans. Et c'est vrai que ça contribue au fait que bah un changement de ministre ou de gouvernement fait tomber les actions et ça empêche la visibilité pour les acteurs de se dire ben on marche je dirais un pas après l'autre pour avancer sur nos actions. Et c'est cette double temporalité entre le tout de suite budget annuel et le budget plus prévisionnel empêche de d'avoir des actions progressives et du coup font que on abandonne en cours de route à certains moments et c'est très déceptif pour les les personnes que ce soient des bénévoles ou des soignants.

Alors comment est-ce qu'on peut améliorer ça ? Vous avez vous-même donné la clé, madame la présidente, il faut coordonner et inscrire l'action solidement dans la pluriannualité. Donc peut-être une loi de programmation.

Je sais pas si c'est comme ça qu'on appellera dans ce domaine une loi de programmation. Ça résoudra pas le problème la loi de programmation parce que c'est pas toujours des crédits dont il s'agit. Mais mais la inscrire les choses dans la durée, ça c'est une des clés attaché comme le rapporteur l'a dit l'évaluation et l'indication de de ce que ça rapporte enfin de avantage financier dans le dans et ça ça ne peut se juger que que dans le moyen le long terme hein.

Vous pouvez pas dire l'année prochaine on va gagner ça. C'est pas vrai hein. Donc c'est sur 5 10 ans qu'on qu'on peut évaluer.

En tout cas, je je soutiendrai sur ces lignes là votre action. compter sur moi. Une dernière question euh très rapidement parce qu'on va devoir vous libérer, je pense trois trois petites choses.

Donc on a eu un débat assez intéressant sur la place de la psychanalyse qui est sujette à beaucoup de discussions, vous le savez très bien euh sur la question de l'opposabilité euh des recommandations de bonne pratique de l'aute autorité de santé. Euh j'y suis à titre personnel plutôt favorable. Vous avez parlé des médecins qui sont pour certains plutôt défavorables.

Donc votre avis sur ça ? Est-ce que c'est des sujets sur lesquels vous avez été amenés à à apporter votre regard ? La deuxième chose sur la culture du risque que vous avez évoqué, l'émergence du numérique euh permet des perspectives assez intéressantes.

Vous avez cité l'exemple sur Sophie Antipolis. On a aujourd'hui des plateformes sur la santé mentale. On a auditionné notamment une jeune influenceuse et son père qui ont développé une plateforme qui s'appelle Link qui sont aussi des outils notamment pour les plus jeunes qui sont plus accessibles.

C'est plus facile pour un jeune d'aller sur son téléphone sur une plateforme numérique dédiée à la santé mentale que d'aller voir un psychologue, un CMP et cetera. Enfin, il faut aussi se mettre en conformité avec les usages et les pratiques des personnes concernées. Et la troisème chose euh peut-être plus personnelle, moi j'avais porté l'année dernière initiative avec 200 parlementaires qui avaient cigné pour faire du handicap un grand sujet législatif partagé.

Est-ce que vous croyez que dans la période difficile que nous traversons, la question de la santé mentale, la question du handicap et je pense qu'il y a des évolutions législatives importantes qui pourraient être proposées dans ce domaine pourrait faire l'objet d'un consensus parce que c'est des sujets qui je pense et on l'a vu dans le cadre de cette audition qui s'est passé de façon très cordiale et avec des objectifs partagés d'être utiles à notre pays. Est-ce que vous pensez que ces sujets-là doivent être aussi des outils de recréation du consensus et d'intérêt général dans la situation politique que nous traversons ? Voilà, monsieur le premier ministre.

En tout cas, merci beaucoup de de votre invitation madame la présidente, monsieur le rapporteur et merci à vos collègues qui ont pu se libérer et encore une fois au-delà d'une audition formelle je reste disponible et moi je j'ai dit au premier ministre que et aux différents ministres que je ne lâcherai pas ce sujet hein. Donc donc avec vous et peut-être grâce à vos propositions, on va pouvoir j'ai pas j'ai pas d'opinion sur la question de l'opposabilité. Je je j'ai pas été confronté à cette question et je ce qui est très bien, c'est quand on a été premier qu'on on sait pas tout hein.

Donc je euh je pense fondamentalement que la question de la gestion de ces risques et de ces maladies peut-être plus facile grâce au numérique et intelligence artificielle. Je pense ça d'ailleurs la plateforme dont je vous parlais c'est une plateforme numérique qui permet à des des jeunes de sans en évitant le le peut-être même le déplacement ou le je je je pense ça il y a aussi hein parce que en li en confrontation avec les problèmes de de de psychiatrie, le fait qu'on puisse mettre dans dans la machine si je puis dire avec des des centaines de milliers de données peut-être parfois d'autres pays Ça fait gagner des chances hein. Très frappé l'autre jour.

J'avais rien à voir avec la psychiatrie ni les malades ni mental mais j'ai visité l'institut curie qui est dans ma circonscription. Donc l'hôpital Curry, j'ai vu une jeune femme qui travaille sur qui a 35 ans qui travaille sur les cancers d'origine inconnue hein. J'avais reçu un jeune de 32 ans qui était après un pscan complètement enfin son corps était plein de taches noires et il savait pas d'où ça venait.

Donc et c'est grâce à L qu'ils ont découvert, il a eu il est mort depuis mais il a eu 1 an et demi 2 ans de de survie supplémentaire parce que ils ont grâce à Lia pu découvrir avec des centaines de milliers de données qui sont agrégées dans la machine si je puis dire dans le monde. Ils ont pu découvrir d'où d'où venait ce cancer se généraliser. que je suis sûr que la confrontation de toutes ces données après ça pose la question des données de leur confidentialité et mais donc je et ma ma réponse sur le rapporteur votre dernière c'est pas une question d'ailleurs c'est un appel et clairement oui hein clairement oui.

Je suis très frappé de l'ambiance que moi je retrouve dans cette assemblée depuis que j'y suis revenu par rapport à la période où j'y étais il y a 40 ans très frappé et très inquiet pour tout vous dire. Et donc si on a des sujets d'intelligence nationale son état hein, l'intelligence c'est pas qu'on est plus intelligent que les autres, c'est qu'on fait on respecte l'intelligence des autres précisément. Et et donc là c'est c'est au moins un sujet comme ça doit être doit échapper au curel.

Après on peut toujours se battre sur on diminue les crédits, on maintient les crédits. J'ai connu ça moi. J'ai connu ici j'ai connu des gouvernants de toute sensibilité.

J'étais en position majorité dans la position la majorité. Mais je ce sujet-là c'est pas toujours une question de crédit hein. Je il faut que ça échappe.

Il faut que ça soit un sujet d'intelligence nationale et parfois et d'abord d'intelligence parlementaire. Vous pouvez compter sur moi là-dessus aussi. Ben merci monsieur le premier ministre pour ses propos et puis effectivement si on continue à travailler donc c'est avec plaisir que on associera nos idées et nos actions.

Mettez-moi dans votre commission enfin si elle continue cette ro elle va se terminer elle va se terminer avec une édition du rapport mi-décembre. D'accord. Donc euh effectivement ça permettra de euh de sur la question de madame la présidente sur la question de rapporteur moi je suis très intéressé par cette question d'évaluation la culture d'évaluation qui qui que j'ai bien connu à Bruxelles comme commissaire pendant 15 ans.

Donc je le le la après il faut la la réponse immédiate ou la la le suivi c'est qui fait l'évaluation ? Comment on fait hein ? Est-ce qu'il faut créer un organisme de plus et a quelque part sans qu'on crée d'organisme de plus ?

Quels sont les organismes qui existent ? Non parce que vous allez avoir des gens qui ont dit il faut faire un truc spécial he de Oui. Non, ça existe donc Oui.

Et puis après, je pense que quand on pose des actions, l'intérêt, c'est de mettre un processus d'évaluation simple en même en même temps, de manière à le faire et puis à à valider des choses qui sont euh pérennis ou pas ou les arrêter et de quand elles sont pas utiles. Désolé, moi je suis je pas pouvoir de madame la présidente. sans vouloir interférer dans l'échange que vous allez avoir avec monsieur le premier ministre, mais peut-être que d'avoir justement sur la question de la santé mentale cette culture de l'évaluation sur les politiques publiques qui sont menées sans qu'on évoque la question de moyens supplémentaires mais une question de méthodologie pour que en fait on fasse utile dans la on transmet somme que peu de choses donc demain ce seront d'autres qui occuperont les fonctions que nous avons déjà d'avoir une un progrès sur cette culture là ce serait déjà une bonne chose.

Ça, je suis très heureux d'avoir pu avoir cet échange avec vous pré cet entretien parce que je vais lui dire sans déflorer sans lu deux ou trois choses parce que juste quelque chose par rapport vous parliez des centres experts. Alors c'est vrai qu'il y en a pas beaucoup euh mais ça a un coût très très élevé et en fait ça ne fait que du diagnostic, ça ne fait pas de suivi. Donc il faut que les gens trouvent après un suivi ce qui n'est pas facile.

Donc je pense que à mon avis il y en a suffisamment. Par contre ce qu'il faut développer c'est vraiment le repérage et la la le réseau de de personnes qui peuvent prendre en charge que ce soit les pères et dents, les psychologues de manière à je dirais graduer les parcours et les mettre de façon adaptive. Absolument.

Je reviens à dernier point du rapporteur, le comment on évite que cette question soit fragilisée, handicapée, abîmée, parfois interrompu par la politique politicienne. Il faut C'est pour ça qu'il il faut faire un sujet plusiste ici hein, a priori pour que tous ceux qui sont au gouvernement, qui seront un jour, qui qui le quitteront, qui reviendront se soient engagés hein. Faut vraiment ça, hein.

Je je très bien. Merci en tout cas de votre invitation. Ben merci à vous d'avoir accepté d'être auditionné et puis effectivement ben si vous pouvez ancrer ça dans le comme sujet chez le premier ministre, on sera ravi en attendant de lui présenter aussi le rapport.

Merci à vous et bonne journée. Aussi merci. L'ancien Premier ministre Michel Barnier face à la commission d'enquête de l'Assemblée nationale qui tente d'identifier les défaillances dans la prise en charge de la santé mentale et du handicap, vous avez vu, il était très à l'offensive face aux députés.

Rappelons que la santé mentale a été décrétée par Michel Barnier, grande cause nationale pour 2025. Vous pouvez retrouver cette audition sur lcp.fr. fr.

C'est la fin de cet épisode. À très bientôt au cœur de l'Assemblée.

Santé mentale : audition de Michel Barnier - 18/11/2025 | La séance est ouverte ! — Michel Barnier · Pourquijevote