Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 13 juillet 2026 39 min

Canicule : n’oublions personne

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

La canicule de 2003 nous avait comme réveillés. 15 000 morts supplémentaires, en particulier chez les personnes isolées. Plus jamais ça. Les communes avaient été priées d'établir un registre des plus de 65 ans des personnes en situation de handicap ou fragiles. Et c'est comme si on redécouvrait l'urgence du problème à chaque crise sanitaire ou climatique. Au moment du Covid, les autorités avaient créé le dispositif Aller Vert. Il y a quelques jours, un premier bilan de la deuxième canicule de ce début d'été la plus puissante faisait état de 2 000 morts de plus. Encore une fois, chez les personnes isolées, les décès à domicile ont quasiment doublé.

Vendredi dernier, le gouvernement a déclenché un plan hors sec, chaleur extrême inédit. Et la priorité, c'est devinez quoi ? De mettre en place des lieux fraîcheurs pour les personnes isolées. Encore trop mal répertoriées. Alors, comment prendre soin les uns des autres ? Les mairies au cœur du dispositif ne peuvent pas tout faire. Les associations sont mobilisées auprès des plus âgés ou des sans-abri. Mais un simple comment ça va lancer à un voisin peut tout changer. La solidarité, elle, peut être partout. Sur un palier, dans un quartier, dans la rue. Un regard suffit à établir un contact.

Alors, au moment où 26 millions de Français sont encore en alerte rouge, canicule, dites-nous ce que vous faites pour aider les autres et comment. Le téléphone sonne et solidaire ce soir. Soyez les bienvenus.

1:32
Invité

Et bonsoir Olivier.

1:38
Présentateur

Bonsoir Christelle. Nous vous écoutons.

1:41
Invité

Ah oui, vous devez savoir quelles solutions mettez-vous en place pour que les gens ne soient pas isolés.

1:50
Présentateur

Voilà. Comment faire ? C'est la question qui va être au cœur de notre émission. Comment faire en sorte que les personnes ne se retrouvent pas isolées ? On voit bien que ça dure depuis longtemps. Alors, en studio, près de moi, Luc Carvounas. Bonsoir.

2:02
Invité

Bonsoir.

2:02
Présentateur

Vous êtes le président de l'Union Nationale des Centres Communaux d'Action Sociale. Et bonsoir Yann Lagné. Bonsoir. Délégué général de l'Association des Petits Frères des Pauvres. Et vous êtes en ligne avec nous. Alors, je vous pose la question, Luc Carvounas, parce qu'elle est pour vous. Quelle solution pour que toutes ces personnes-là ne soient pas isolées ? On a du mal à les répertorier.

2:25
Invité

On a du mal à les répertorier. Il y a quelques années, sur la question du grand âge, on s'était tous félicités de ce que l'on a appelé le virage domiciliaire. Savoir que les personnes voulaient rester chez elles et que l'on mettait soit de l'adaptation de leur appartement pour qu'elles restent à la maison. Et des aides à domicile. Et qu'est-ce qu'on constate ? Après 2003, nos registres communaux mis en oeuvre par les centres communaux d'action sociale, on se retrouve désormais avec des décès à domicile. C'est ça le constat de ces déjà trois premières canicules. Surtout la seconde et celle que l'on vit actuellement. Moi-même, je suis maire d'Alfortville.

J'ai eu, pendant la période caniculaire, cinq personnes décédées retrouvées seules chez elles. Et on en a trouvé sept de plus, douze personnes sur le phénomène, rien que pour une commune comme la mienne de 46 000 habitants. Et donc...

3:17
Présentateur

Vous aviez déjà vu ça ou pas ?

3:18
Invité

Non, non, non. Et d'ailleurs, j'étais tout à l'heure au téléphone avec mon commandant de police. Je lui ai demandé s'il avait, sur la troisième canicule, des décès. Il m'a dit, pour l'heure, non. On a mis en place, les CCS mettent en place différents dispositifs. Alors, il y a le registre, évidemment, communal que l'on tient depuis 2003. Moi, par exemple, tous les ans, toute boîte aux lettres, j'envoie un courrier pour demander aux personnes qui le souhaitent de s'y inscrire.

3:40
Présentateur

Je précise juste, le CCAS, c'est le Centre Communal d'Action Sociale. Tout à fait. C'est-à-dire, vous gérez...

3:45
Invité

On gère tout, en fait.

3:46
Présentateur

Toutes les personnes qui ont besoin d'aide et qui habitent sur votre commune.

3:49
Invité

Vous avez parlé de la Covid. Et vous savez, pendant la période de la Covid, on disait le couple maire-préfet. En fait, derrière le mot maire, c'est le Centre Communal d'Action Sociale. C'est nous qui avons géré et qui gérons les canicules. C'est nous qui avons géré la catastrophe humanitaire avec l'Ukraine et l'arrivée d'Ukrainien dans nos territoires, etc. Et donc, aujourd'hui, moi, je l'ai vu dans l'enquête flash que l'on a faite la semaine dernière auprès de nos adhérents. Plus de 600 ont répondu en à peine trois jours. Alors que, généralement, c'est les résultats que l'on a sur un mois d'enquête.

Et donc, on voit bien qu'il y a une envie forte de partage de ce qui est en train de se passer. 96% ont dit qu'on a passé des coups de fil. Mais 50% de ceux qui nous ont répondu dans cette enquête flash de l'Institut Communal d'Action Sociale en France ont dit qu'ils avaient du mal pour un appel sur deux, une personne sur deux, pour la contacter. Et donc, aujourd'hui, je pense que le registre seul ne suffira pas.

4:42
Présentateur

Oui, en fait, il faut expliquer que ce registre, il a été instauré en 2004. Après 2003. Juste après 2003. qu'il y avait 13 millions de plus de 65 ans. Et que sur ces 13 millions, il n'y en a que 4% qui sont sur les registres canicules. C'est-à-dire, rien du tout. Mais parce qu'il faut qu'elles se déclarent.

5:00
Invité

Il faut qu'elles se déclarent. Il faut qu'elles se disent, c'est pas pour moi, donc c'est pas la peine que je m'inscrive. Personne n'est à l'abri d'un coup de chaud, quel que soit l'âge. Et surtout, quand on a les températures que l'on connaît. Parce que moi, je rappelle quand même que ce que l'on vit là, on nous le pronostiquait pour 2040. On est en 2026, les 43, 44 degrés. Donc, il va falloir qu'on se prépare. J'ai eu l'occasion d'en parler avec la ministre en charge des personnes âgées la semaine dernière. Il va falloir qu'on change de paradigme. Il y a le registre, certes, mais on voit bien sur une ville comme la mienne, 46 000 habitants, j'ai 193 inscrits.

J'entendais le maire de Paris, la semaine dernière, parler de son registre de 10 000 inscrits. C'est beaucoup quand il faut appeler les gens. Mais 10 000 sur 2 millions, c'est passé. Et il faut développer un écosystème. Et l'écosystème, le meilleur, c'est d'aller taper à la porte. À un moment donné, quand on est en canicule rouge, il faut prendre des dispositions, services municipaux, services de l'État, réserves citoyennes, croix rouge, petits frères des pauvres, tous ceux qui ont identifié des personnes isolées, dépendantes, âgées, ou tout simplement vivant seules. Vous savez, la société, elle a changé. Je vais vous donner un chiffre qui paraît être surprenant.

Sur mes 46 000 habitants, 44 % de la population, ce sont des personnes qui vivent seules dans leur logement. Le monde a changé. Et donc, aujourd'hui, évidemment, l'urgence, elle est sur ceux qui sont en grande précarité, en dépendance des personnes âgées. Mais je l'ai entendu en entrant dans le plateau. Il faut aussi que les formes, je crois que c'est vous qui l'avez dit, les solidarités, il faut qu'elles se développent encore plus. Il faut aller taper à la porte du voisin.

6:35
Présentateur

C'est-à-dire qu'il ne faut pas tout attendre de l'État et des communes. Il faut y aller. Frapper à la porte. Yann Lannier, puisque vous, vous êtes délégué général de l'association des petits frères des pauvres, c'est ce que vous faites tous les jours ?

6:48
Invité

Oui, bonjour. Bonsoir Yann. Bonjour Luc. En plein accord avec ce que Luc Carvounas vous disait sur le plateau, effectivement, le changement de paradigme doit vraiment être, à la fin de cet été, l'enseignement de cette canicule. Moi, j'en ai marre des slogans. J'en ai marre d'entendre qu'il faut adapter la société au vieillissement et que nous ne dépassions pas les slogans. Alors oui, les 15 000 bénévoles des petits frères des pauvres, et je profite de votre antenne pour les en remercier, sont là, sur le terrain, auprès des personnes que nous accompagnons. Mais je rappelle toujours que parmi les 30...

Enfin, nous accompagnons aujourd'hui aux petits frères des pauvres, 30 000 personnes, alors que nos chiffres documentent, et nos chiffres font référence aujourd'hui, 750 000 personnes de plus de 60 ans en situation de mort sociale dans notre pays et 2 millions de personnes, toujours de plus de 60 ans, en grande fragilité en matière d'isolement social. Donc effectivement, il faut se mettre à hauteur de cet enjeu et travailler sur l'ensemble des paramètres. D'abord, la prévention de l'isolement social. Ensuite, la question du repérage, je pense qu'on aura l'occasion d'y revenir dans notre émission.

7:54
Présentateur

Moi, ça me paraît essentiel. Je pense qu'il faut qu'on commence par ça, quand même, peut-être, non ? Le repérage. On parlait de ce fameux registre... Pardon, je vous interromps, M. Lagné, je remets dans le contexte parce que ça a un petit peu changé. On parlait de ce registre, donc créé en 2004. Et il y a eu un décret, il y a quelques jours, le 4 juillet, les registres seront désormais automatiquement enrichis avec les données informatiques des bénéficiaires de certaines prestations sociales comme par exemple l'allocation personnalisée d'autonomie ou la prestation de compensation du handicap, etc. Ça devrait représenter 2 millions de personnes.

Ça, ça va quand même dans le bon sens, Yann Lagné.

8:34
Invité

Oui, ça va dans le bon sens, sauf que ce décret qui date du 3 juillet, il est le fruit de la loi Bienvieillir qui date de 2024. Il aura fallu à notre société 2 ans pour pouvoir mettre en place un décret et quand vous lisez le décret, vous vous apercevez que cette autorisation automatique, elle va d'abord et avant tout faire l'objet d'un courrier vis-à-vis des personnes leur demandant s'ils ne s'opposent pas au transfert de leurs données. Donc vous voyez qu'on est encore dans un système un peu kafkaïen qui fait qu'on aura encore des trous dans la raquette.

Et une fois, admettons, que nous ayons ces 2 millions de personnes sur un registre, encore faudra-t-il avoir le système pour pouvoir les appeler ensuite. C'est pour ça que j'ai croisé également Mme Gaillard-Mignet, notre ministre des personnes âgées il y a quelques jours et je lui faisais état d'un courrier que nous avons reçu de l'agence du service civique à l'issue de la première vague de canicules nous disant vous pouvez garder encore 15 jours de plus les services civiques.

Mais je crois vraiment qu'il va falloir là aussi qu'on change de paradigme et qu'on se dise les milliers de jeunes les dizaines de milliers de jeunes qui sont en service civique dans notre pays à des moments de grande nécessité et bien il faudrait pouvoir arriver et les CCAS peuvent être les bons chefs de file à les mobiliser pour pouvoir justement comme le disait Luc Carvounas tout à l'heure frapper aux portes.

9:56
Présentateur

Des trous dans la raquette Luc Carvounas on a l'impression qu'il va y en avoir encore pendant un petit moment parce que déjà ces 2 millions d'inscrits il va falloir les recontacter etc. Est-ce que vous avez les bras pour faire ça ?

10:09
Invité

Eh bien non bien sûr que non parce que intégrer et c'est bien de faire ça mais ça a été très bien rappelé 2 ans pour prendre un décret parce qu'on est en train des canicules historiques pire que celle de 2003 2 ans j'ai posé la question j'ai dit mais qui va gérer parce que ok on nous transfère au niveau du bloc communal les listes de ces personnes qui peuvent entrer vous l'avez donné une partie de la liste qui peuvent entrer dans le registre communal mais après il va falloir que les communes écrivent à ces personnes pour leur dire mais vous voulez y être ou pas ? Certains répondront oui Il y en a beaucoup

10:46
Présentateur

qui vont même pas répondre

10:47
Invité

et d'autres répondront non et d'autres répondront pas du tout donc qui ne dit mot consent ils seront dans le registre mais après il faut déployer des moyens et c'est là qu'il faut changer de paradigme il faut même il ne suffit pas de répertorier les lieux de fraîcheur que l'on ouvre dans nos communes il faut que toute la société s'y mette quand on est en canicule rouge il faut que les salles de cinéma ouvrent aux populations il faut qu'on puisse avoir des grands centres commerciaux qui le font déjà qui accueillent des personnes voire toute la journée il faut que tout le monde s'y mette et aujourd'hui alors qu'on sort d'une période il y a à peine quelques semaines au Sénat il y a eu ce débat ubuesque en pleine canicule historique qui battait celle de 2003 de rendre les centres communes en action sociale facultatifs on en est là on en est là aujourd'hui en France on était à deux doigts de nous rendre facultatifs alors que tout le monde reconnait qu'on est au coeur de la crise climatique aujourd'hui et donc sans moyens il faudra de l'huile de coude parce que nous les maires présidents de nos centres communaux d'action sociale on agit on agit au quotidien on agit dans nos résidences autonomes on agit dans nos EHPAD on agit comme maire dans nos cours d'école quand on fait des cours au ASIS on agit dans nos classes quand on met dans les plafonds des ventilateurs on agit quand on plante des arbres quand on crée des parcs et jardins nous on agit au quotidien que fait l'état que fait l'état

12:13
Présentateur

on va partir au standard accueillir Chris bonsoir

12:16
Invité

oui bonsoir oui alors j'ai un témoignage qui m'a vraiment révolqué il m'arrive de faire de l'aide chez un senior qui est assez invalide

12:31
Locuteur 8

et

12:32
Invité

il y a une panne d'eau depuis jeudi voilà il est sans eau depuis jeudi dans une résidence UP de Fontainebleau alors la seule chose que j'ai pu faire c'est bon de lui conseiller de joindre le CCAS pour se faire livrer peut-être quelques bouteilles d'eau potable

12:50
Présentateur

et vous allez le voir régulièrement

12:53
Invité

deux fois par semaine mais et c'est je vous dis dans une résidence Bélie Fontaine mais vous pourquoi Chris

13:05
Présentateur

je vais vous poser une question un peu personnelle mais pourquoi vous avez décidé de vous occuper comme ça de ces personnes-là

13:13
Invité

je le fais je le fais pas gracieusement mais parce que ça me fait un peu dire venu et puis que je ne peux pas voir des gens comme ça dans un état pareil oui de nos jours quoi

13:29
Présentateur

c'est impensable donc vous y êtes allé et et vous lui avez apporté de l'eau est-ce que le CCAS peut gérer aussi ce genre de choses comme le demandait Chris alors bien sûr

13:40
Invité

si on nous contacte évidemment d'abord on intervient comme puissance publique auprès de la copropriété ou du propriétaire bailleur pour savoir ce qu'il en est et puis nous faisons du portage d'eau nous distribuons même aux sorties des gardes des bouteilles d'eau quand on est en canicule rouge il faut vraiment encore une fois être inventif et surtout être près près des gens alors monsieur que j'écoutais à l'instant peut-être qu'il est aide à domicile je croyais qu'il était plutôt dans un statut d'aidant mais en tous les cas là aussi nos aidants ils sont entre 8 à 11 millions en France donc 4 millions et demi sont des aidants salariés il faut là peut-être qu'on réfléchisse à leur donner aussi un statut qui nous permette sur des temps de crise comme celle que l'on vit dégager du temps je pense notamment aux aidants salariés pour venir renforcer nos dispositifs moi encore une fois c'est trop peu utilisé dans nos communes il existe ce que l'on appelle la réserve citoyenne c'est-à-dire des bénévoles des citoyens des fonctionnaires qui acceptent c'est pas la protection civile c'est encore un autre dispositif de donner de leur temps comme ils le font en ce moment dans ma commune à Alfortville

14:44
Présentateur

que vous pouvez activer vous en tant que maire

14:46
Invité

c'est le maire qui préside la réserve citoyenne dans les communes mais c'est trop peu développé et là c'est ce que je disais à la ministre pourquoi vous ne lancez pas une grande campagne de communication pour industrialiser ce type de process elle ne le connaissait pas elle est venue me visiter dans ma commune et elle m'a dit elle-même très naturellement j'ai interrogé les 10 maires de ma circonscription seuls 4 on avait une voilà il faut qu'on pousse à ce type de process nouveau avec nos associations et encore une fois les services de l'Etat moi j'ai fait une réunion comme beaucoup d'autres maires voilà on nous conseille de roser les pelouses bah oui je sais qu'il faut arroser les pelouses quand elles avec ce temps-là c'est pas ça que j'attends réellement

15:28
Présentateur

je s'entends bien Yann Lagné il y a combien de bénévoles aux petits frères des pauvres aujourd'hui ?

15:35
Invité

alors on a on a 15 000 bénévoles qui agissent au cours de l'année et par rapport à ce que disait Luc Carvounas nous serons demain le 14 juillet et ces réserves citoyennes ont été créées à l'issue des attentats notamment de 2015 et effectivement moi je regrette vivement qu'elles soient un petit peu tombées dans l'oubli puisque c'est vraiment un dispositif qui doit être pluriel qu'il faut savoir mobiliser les bénévoles des grandes associations il y en a plusieurs centaines de milliers doivent être tout d'abord mieux coordonnés entre eux nous avons aujourd'hui des endroits si on prend la commune ou les quartiers comme territoire où vous avez beaucoup d'associations qui interviennent pas forcément en se parlant d'ailleurs et puis d'autres endroits où vous avez des quasi zones blanches où vous avez très très peu d'intervenants les bénévoles des associations les citoyens qui souhaitent simplement de manière tout à fait désintéressée s'intéresser à leurs voisins directement donc ça je pense qu'il faut aujourd'hui permettre de mieux organiser ce système là et puis peut-être je parlais des services civiques tout à l'heure et de toutes les formes de volontariat et puis nous l'avions c'était un mot qu'on prononçait tous pendant le Covid nous avions les professions de première ligne et bien aujourd'hui les pharmaciens les kinés les aides à domicile les médecins généralistes les commerçants voient des personnes isolées elles doivent apprendre à mieux repérer et nous avons aux petits frères des pauvres avec la CNSA la Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie monté des formations que vous pouvez faire tout de suite chez vous qui sont très très simples à faire sur internet pour pouvoir mieux repérer les signes de l'isolement social des personnes et c'est vrai que notre trou dans la raquette c'est aujourd'hui le consentement des personnes pour être repérées et donc là-dessus il va falloir inventer des solutions pour pouvoir correspondre aux besoins dans les années à venir

17:34
Présentateur

c'est une histoire de consentement ou c'est aussi parce que les jaunes ne se considèrent pas forcément comme des personnes vulnérables c'est-à-dire le dire quelque part c'est en prendre conscience

17:45
Invité

certes mais c'est vrai que je suis surpris quand nous regardons nos chiffres aux petits frères des pauvres de voir le nombre de personnes c'est un volume assez conséquent ce n'est pas la majorité mais c'est un volume assez conséquent qui s'auto-signale qui quand ils voient une publicité pour les petits frères des pauvres ou qu'ils l'entendent à la radio ou à la télévision appellent et disent écoutez moi je vis l'isolement social je suis isolé socialement nous avons également un numéro de téléphone solitude écoute qui permet une écoute anonyme des personnes nous avons plus de 15 000 appels par an sur solitude écoute et donc il y a des gens de plus en plus qui prennent conscience de leur isolement et là aussi on leur explique que ce n'est pas de leur faute et que voilà la vie les situations de vie ont amené cette situation là et il faut qu'on enlève de la honte au fait d'être isolé socialement

18:38
Présentateur

oui la honte ça c'est un facteur essentiel vous voyez

18:41
Invité

ce que dit là Yann Lannier démontre encore une fois que nos administrés vont plus facilement vers une association encore plus quand elle s'appelle les petits frères des pauvres que finalement de répondre à ce courrier que l'on envoie à toute boîte aux lettres qui vient de la mairie ils disent qu'est-ce qu'ils me veulent

18:57
Présentateur

il y a quelque chose d'officiel

18:58
Invité

dont on se méfie parfois méfier je ne sais pas mais en tous les cas encore une fois on peut le traiter comme une notice administrative quand on a les petits frères des pauvres en face de nous c'est encore autre chose mais fondamentalement moi je veux ce soir remercier les 126 000 agents territoriaux qui travaillent dans nos CCAS 126 000 c'est beaucoup et pas beaucoup en même temps et ce qui est ressorti de cette enquête dont je vous ai parlé au début de l'émission c'est leur fatigue c'est leur lassitude c'est que ça démarre trop tôt ça a démarré au mois de mai on est début juillet et peut-être qu'on va avoir une quatrième une cinquième canicule et pourtant ces fonctionnaires bénévolement viennent le week-end pour passer les coups de téléphone parce qu'ils ont chevillé au corps ce qu'est notre service public à la française et ça c'est une vraie fierté il faut le dire sans nos agents on ne peut pas avancer et donc c'est pour ça que moi je me bats aujourd'hui plus haut niveau au niveau du gouvernement il faut vraiment qu'il y ait une période post-canicule qu'on se pose à la rentrée qu'on regarde ce qui s'est bien passé là où ça s'est bien passé et là où ça s'est mal passé et qu'on prenne des bonnes décisions mais en synergie pas à la va-vite pas comme d'habitude nous passer sur le plan hors sec on nous a donné à l'unicasse le plan hors sec d'extrême urgence on nous a dit vite vite dit tout ce que vous en pensez la veille pour le lendemain

20:12
Présentateur

bonsoir Lucie bonsoir soyez la bienvenue merci nous vous écoutons

20:19
Invité

moi je voulais intervenir pour signaler qu'il y avait quand même un maillon auquel on ne pensait pas souvent ce sont les infirmières libérales qui sont je pense essentiels dans ce repérage repérage de personnes isolées en fragilité on en voit tous les jours et pourtant personne ne nous appelle dans ces moments de crise de canicule on n'est jamais appelé ni par le CCAS ni par l'ARS

20:51
Présentateur

vous vous êtes donc infirmière libérale Lucie si j'entends bien oui

20:55
Invité

je suis infirmière libérale depuis depuis maintenant plus de 15 ans

21:01
Présentateur

oui et vous avez l'impression qu'il y a de plus en plus de personnes isolées qui passent un peu sous les radars

21:07
Invité

oui je pense surtout que je pense qu'il y a un abandon un peu des familles aussi voilà et à partir du moment il y a un professionnel qui intervient on a l'impression qu'on donne bonne conscience et on ne va pas voir nos personnages à la maison voilà mais il y a vraiment un abandon quand même

21:29
Présentateur

il y a deux choses intéressantes dans ce que vous venez de dire Lucie et merci d'être intervenue sur France Inter le rôle des infirmières libérales Luc Carvounas les CCAS on rappelle ce que c'est les centres communaux d'action sociale

21:42
Invité

c'est un acronyme un peu compliqué oui

21:44
Présentateur

c'est pour ça qu'il faut le retraduire à chaque fois ne s'appuie pas sur les infirmières libérales

21:50
Invité

écoutez moi je ne sais pas où madame vit mais très certainement de ce que j'entends il ne doit pas exister de ce qu'on appelle CPTS les communautés professionnelles des travailleurs de santé et en fait ces CPTS existent dans une grande majorité des territoires aujourd'hui permet avec aussi l'ARS de regrouper toutes les professions les kinés les pharmaciens tout ce qui et c'est comme ça qu'on se coordonne sur un territoire moi j'en ai un dans ma commune peut-être que madame en a pas un dans sa commune mais en tous les cas c'est très important et donc nous on n'exclut évidemment personne et comme l'a dit Yann Né on peut se mettre en chef de file on l'a fait au moment de la Covid au moment de la Covid c'est nous qui avons coordonné la distribution de repas avec toutes les associations de solidarité sur les territoires parce que c'était nous qui reconnaissions le mieux ces familles en attente de pouvoir être aidé parce que vous vous en êtes souvenu à l'époque quand on passe toute la journée avec ses enfants matin, midi et soir c'est pas le même coup de repas que quand on est à la cantine et donc là il a fallu aider les gens mais ce que je pense c'est que depuis cette expérience de deux ans de confinement et de Covid on a quand même de bonnes pratiques entre nous les collectivités leurs CCAS les associations de solidarité on a créé un écosystème là où ça pouvait se créer et on est aujourd'hui fort de cet écosystème notamment face à la canicule

23:12
Présentateur

Alors Lucie elle parlait du rôle des infirmières libérales mais elle parlait aussi de l'abandon des familles on a aussi un message sur l'appli Radio France d'Elisabeth qui pose la question et les familles et elle ajoute les mairies ne sont pas responsables de tout Yann Lassnier puisque vous travaillez au Petit Frère des Pauvres est-ce que c'est quelque chose que vous remarquez de plus en plus souvent est-ce qu'il y a une tendance lourde par rapport à ça ou est-ce qu'on ne peut pas aller aussi loin

23:37
Invité

Alors tout d'abord je voudrais profiter de votre antenne pour rappeler que l'isolement social c'est pas que pendant la canicule c'est toute l'année

23:44
Présentateur

C'est toute l'année absolument

23:45
Invité

C'est-à-dire que les personnes qui sont aujourd'hui en situation d'isolement social on pense à elles pendant cette canicule mais ces problématiques elles ont lieu toute l'année et elles peuvent se renforcer à des moments clés de l'année et l'été en est un parce que même quand il y a de la solidarité familiale ou amicale autour d'une personne et bien les départs en vacances font par exemple qu'une personne peut se retrouver plus seule ou plus isolée qu'à une autre période de l'année mais effectivement moi je suis frappé par le profil parfois des personnes que l'on accompagne quand on les fait raconter leur histoire on s'aperçoit que beaucoup de personnes ont connu des ruptures familiales et que souvent ces ruptures familiales vont les mener à cette situation d'isolement social donc le fait de pouvoir là aussi éduquer dès le plus jeune âge à la préservation à l'entretien des liens des liens sociaux des liens familiaux des liens amicaux nous avons un programme aux petits frères des pauvres qui se dispense au collège et dès l'année prochaine au lycée qui s'appelle génération lien on apprend justement à des jeunes à pouvoir préserver cultiver ces liens sociaux avec des fois vous savez l'oncle ou la tante qu'on ne voit qu'une fois par an lors des fêtes de famille mais où là le petit coup de téléphone pourrait être vital justement pour à la fois son bien-être mental et puis peut-être pour s'enquérir de sa santé physique

25:12
Présentateur

Bonsoir Athanas Périfan

25:14
Invité

Bonsoir à vous

25:16
Présentateur

Merci d'être avec nous on a voulu vous avoir vous êtes le créateur de l'heure civique et de la très célèbre désormais fête des voisins alors vous ce que vous prenez c'est une solidarité de proximité

25:27
Invité

Oui tout à fait et qui est bien complémentaire des solidarités associatives des solidarités institutionnelles ou des solidarités familiales et c'est bien la complémentarité avec le voisin l'heure civique c'est très simple le principe il est facile chaque habitant peut donner une heure par mois pour une action d'entraide une heure par mois on peut tous le faire et si chaque français donne une heure par mois c'est-à-dire 15 minutes par semaine pour aller visiter sa petite voisine âgée on va lutter de manière très efficace contre les humains des personnes âgées donc moi ce que je crois à la bonne nouvelle c'est qu'il y a des gisements de généreurité chez les français je suis émerveillé on l'a vu pendant la crise du Covid sous le début on faisait des masques des blouses on appelait d'ici aux fenêtres les français sont généreux

26:05
Présentateur

j'ai l'impression qu'on l'a un petit peu oublié ça monsieur Péryphon

26:08
Invité

voilà pourquoi il faut qu'on relance un peu les choses et c'est pour ça que c'était ce qu'on s'est dit avec cette heure civique avec et je salue Luc Carounas une case qui est partenaire de l'heure civique avec qui on travaille bien évidemment

26:18
Présentateur

oui parce que vous travaillez avec les mairies en fait

26:20
Invité

oui l'idée c'est vraiment qu'on se dise comment chaque maire sur son territoire va dire aux habitants donnez-nous une heure par mois pour une action citoyenne on a besoin de vous on fait beaucoup de choses nous les élus pour vous mais on ne peut pas tout faire et la vraie promesse c'est que ça rend heureux là je suis dans le Finistère je visite des petites communes de 2-3 000 habitants je débarque je frappe à la porte je me dis que le maire est là il me reçoit il me dit c'est super on y va il y a plein de générosité l'idée c'est de se dire comment on donne aux gens des clés pour agir oui mais alors

26:47
Présentateur

concrètement Athanas Péryphon qu'est-ce que vous faites ?

26:51
Invité

alors concrètement la mobilisation on a 25 000 volontaires de l'heure civique on a fait un petit guide très simple pour que chaque voisin sur son territoire dans son lotissement dans son immeuble puissent mettre une petite affiche c'est la canicule un petit tract bonjour je m'appelle François j'habite le pavillon d'en face un petit planning pour savoir qui est dans l'immeuble à chaque instant ou dans le lotissement pendant l'été et puis un petit tableau moi j'ai besoin d'eux et voilà comment on suscite cette solidarité ?

parce que les gens ont envie mais il leur faut simplement quelques clés pour agir je suis émerveillé par la réaction des gens on a eu plus de 400 000 téléchargements du kit en deux semaines 400 000 français qui se sont dit bien sûr on va y aller c'est facile c'est simple et je crois beaucoup à la force du voisinage qui est le plus proche ? c'est le voisin c'est celui qui peut se dire tiens j'identifie une personne âgée qui n'est pas traditionnelle depuis deux semaines tiens je peux aider à aller faire des courses porter de l'eau tout simplement une visite est-ce que vous allez bien madame Michu ?

ah oui ça fait trois semaines que je ne suis pas sorti parce qu'il fait très chaud voilà et puis ce qui est génial c'est que ça fait du bien à tout le monde ça fait du bien à la personne âgée qui va être aidée à qui on va porter de l'eau mais ça fait encore plus de bien aux volontaires de l'heure civique qui donnent une heure par mois et qui en donnent en fait une fois qu'il a commencé beaucoup plus parce que dès qu'on commence à être heureux à se sentir utile à donner du temps on a envie d'aller plus loin

28:04
Présentateur

est-ce que vous aidez aussi à répertorier les personnes isolées avec l'heure civique ?

28:09
Invité

alors c'est une bonne question parce qu'on a au début lorsqu'une mairie lance l'heure civique plus de gens qui disent on a envie d'aider que de personnes identifiées tout à l'heure vous parliez de cette infirmière libérale on a monté un partenariat avec tous les professionnels de santé le médecin l'infirmier à domicile tous les gens qui portent des repas ceux qui font de l'aide ménagère pour leur dire dites à vos patients que la mairie a mis en place un service gratuit pour vous aider et c'est comme ça qu'on va réussir à identifier aussi d'autres moyens d'identifier les gens chaque voisin peut identifier autour de lui dans son lieu d'habitation des gens qui lui semblent un peu plus fragiles donc c'est aussi important que chacun se sente concerné et j'en profite parce qu'on est à l'antenne de France Inter et tous ceux qui nous écoutent ont quelque chose entre les oreilles mais ils ont aussi un coeur généreux donc moi je lance un appel à la mobilisation générale des français si chaque français donne une heure par mois pour aider un voisin âgé croyez-moi on va changer le monde

29:01
Présentateur

Yann Lassnier vous aussi vous changez le monde aux petits frères des pauvres j'imagine que vous êtes évidemment sur la même ligne les voisins ce réseau de proximité cette solidarité de proximité elle est essentielle

29:14
Invité

oui elle est essentielle comme il est absolument essentielle de permettre à nos concitoyens pour certains de retrouver une culture de l'engagement on a tendance souvent quand on est des professionnels du champ de l'engagement ou du champ associatif de penser que tout ça est inné et que tout le monde fait comme nous en quelque sorte c'est une erreur aujourd'hui la question de la culture de l'engagement à mon avis encore une fois dès l'enfance jusqu'à l'âge adulte c'est quelque chose qui se pose effectivement quand vous avez les chiffres aujourd'hui d'engagement dans les associations on s'aperçoit que les 18-35 ans s'engagent plutôt pas mal mais que le trou générationnel contrairement à ce qu'on pouvait penser il est plutôt après 50 ans c'est à dire que là où nous avions précédemment une génération de jeunes retraités très engagés la génération qui va arriver à la retraite dans les 10 années à venir n'est pas forcément une génération qui a chevillé au coeur la culture de l'engagement et comment l'expliquez-vous ça ?

alors je n'ai pas forcément d'explication sauf que peut-être qu'au fur et à mesure alors on a cette fameuse génération vous savez qu'on appelle le sandwich celle qui a encore des enfants à charge qui a des parents âgés et qui a encore des enfants

30:28
Présentateur

voilà

30:29
Invité

et donc vous avez plein de gens qui vous disent écoutez moi le bénévolat j'aimerais bien mais j'ai pas le temps j'ai pas le temps parce que mon temps libre est déjà occupé par d'autres activités et donc je crois vraiment que faire renaître une culture de l'engagement c'est important et puis puisqu'on parlait de l'action du gouvernement tout à l'heure avec Luc Carvounas il faut aussi on va être bientôt dans le projet de loi de finances pour le budget 2027 de la nation un gouvernement qui assumera demain baisser de manière drastique le budget des associations ou les budgets des associations et qui dira de l'autre côté qu'il lutte contre l'isolement social ne sera pas un gouvernement sincère et donc là c'est vrai qu'il y a vraiment du bon en même temps à trouver pour que justement on puisse auprès des commerçants de la mobilité ce sera le prochain rapport des petits frères des pauvres le 1er octobre prochain sur la mobilité des personnes on voit à quel point quand la mobilité s'arrête et bien les personnes peuvent très rapidement tomber dans l'isolement social les commerces les associations sont des éléments indispensables pour pouvoir lutter contre l'isolement social

31:40
Présentateur

on repart au standard retrouvé Agnès bonsoir bonsoir soyez la bienvenue Agnès sur France Inter merci

31:47
Invité

alors moi je voulais exprimer deux choses la première c'est que voilà je me présente j'ai 70 ans je suis à la retraite depuis 18 mois donc devant l'inquiétude quand même de mes enfants j'ai voulu m'inscrire il y a un mois sur le le fameux registre oui donc je suis allée ma mairie a choisi la dématérialisation totale des services oui donc je suis allée sur le site internet de la mairie j'ai cliqué là au bon endroit donc j'ai vu qu'il y avait un formulaire à remplir j'ai voulu remplir le formulaire c'était un pdf qu'il fallait télécharger je ne pouvais pas remplir le pdf directement à l'écran donc il fallait le télécharger l'imprimer manque de bol j'ai pas d'imprimante en ce moment

32:33
Présentateur

et ça prend un peu de temps oui mais j'ai bien compris donc vous n'avez pas réussi à le faire en fait je n'ai pas réussi

32:38
Invité

à le faire voilà

32:40
Présentateur

et donc

32:41
Invité

la deuxième remarque que je voulais faire donc j'ai écouté votre émission je suis émerveillée de l'engagement et de la conviction et de la foi de tous vos intervenants et bon voilà je souscris tout à fait mais en même temps je constate qu'on est quand même dans une société comme disait un sociologue de déliaison qui est renforcée depuis 40 ans par nos égoïsmes et je me mets dedans individuelles que le Covid a énormément renforcé tout ça et que les gens sont de plus en plus seuls chacun devant leur écran et leur espace personnel et que je suis un petit peu pessimiste quand même voilà mais je dis bravo à tous vos intervenants

33:27
Présentateur

oui bah merci d'avoir témoigné Agnès en tout cas ce que vous nous racontez c'est très intéressant et là je m'adresse à Luc Carvounas Agnès elle a voulu s'inscrire sur le fameux registre des centres de centres communaux d'action sociale et elle n'a pas pu

33:41
Invité

je suis désolé pour Agnès

33:42
Présentateur

je crois que c'est assez fréquent si j'ai bien compris quand même

33:45
Invité

c'est pour ça qu'il ne faut pas passer au tout numérique voilà

33:48
Présentateur

parce qu'il y a une fracture numérique qui existe

33:51
Invité

elle existe et on peut pas à l'unicace contre l'électronisme justement pour accompagner les personnes qui sont mal à l'aise avec l'outil informatique mais c'est pour ça que je l'ai dit en début d'émission moi j'envoie un courrier sous enveloppe toute boîte aux lettres moi je crois à la puissance d'un message porté dans la boîte aux lettres évidemment on peut aussi se mettre sur sur internet mais je veux

34:13
Présentateur

on doit pouvoir aller s'inscrire en mairie si après avoir de toute façon

34:16
Invité

je pense que si Agnès s'était déplacée à son CCS je pense qu'ils auraient pris son inscription quand même mais je veux revenir à ce qu'on disait sur nos personnes âgées à nos retraités heureusement qu'elles sont là parce que sinon le tissu associatif il ne tiendrait pas il n'y a pas que de garder les petits-enfants ou les arrière-petits-enfants et j'écoutais aussi Athanas Périfon cet homme est génial c'est lui qui a créé la fête des voisins qui s'est transposée en Europe l'heure civique l'unicace on a conventionné ensemble parce que c'est vraiment quelque chose qui crée de la solidarité mais j'ai envie de dire aussi dans cette analyse que l'on devra faire à la rentrée prochaine on a toute une pépinière d'hommes et de femmes qu'on utilise peu en période de canicule rouge ce sont nos facteurs on peut s'appuyer

35:03
Présentateur

sur le réseau de la poste on nous dit bien sûr qu'ils font déjà des choses c'est de la proximité c'est de la proximité

35:07
Invité

mais en période encore une fois de haute intensité il faut pouvoir là aussi se dire on change de modèle on n'est plus facteur on est une sorte de médiateur qui va à domicile voir la mamie que l'on connait bien on passe un peu plus de temps et on signale surtout notre problème c'est qu'on ne nous signale pas suffisamment on ne nous fait pas remonter la commune le CCS seul on n'y arrivera pas et donc il faut que tout le monde s'y mette

35:34
Présentateur

il faut que tout le monde s'y mette et je voulais qu'on termine l'émission avec Florent Vallée bonsoir bonsoir vous êtes directeur de l'urgence et des opérations de la Croix-Rouge française rapidement parce qu'on arrive à la fin de cette émission mais je voulais qu'on parle des maraudes parce qu'on a parlé des personnes isolées et il faut qu'on parle aussi des sans-abri il y a beaucoup de maraudes qui sont faites par la Croix-Rouge vous vous considérez qu'il faut les prendre un petit peu en amont des épisodes de canicule je considère qu'effectivement il faut les prendre en amont il faut surtout aller voir les gens en amont et créer du lien social et c'est tout le travail des CCS avec les personnes de proximité avec les personnes les plus fragiles à domicile tout le travail des associations dans la Croix-Rouge auprès des personnes à la rue où les personnes les plus précaires qu'on ne voit pas forcément et qu'on amplifie dans ces périodes de canicule ou périodes de grand froid mais dans la période de canicule là actuellement c'est extrêmement important c'est plus de 8000 volontaires qui se sont relayés depuis le début de cet épisode et puis comme vous disiez avant et je crois que c'est le mot le plus important il faut qu'on s'y mette tous c'est tous avec la proximité en allant voir son voisin en allant voir la personne qui est à la rue en bas de chez soi ou à côté de chez soi parce que parfois c'est des squats parfois c'est des gens qui sont dans les voitures il faut aller les voir c'est des êtres humains il faut leur parler et leur proposer effectivement de l'eau à boire leur donner un conseil leur donner c'est-à-dire qu'on n'a pas besoin d'être engagé comme bénévole à la Croix-Rouge et porter l'uniforme de la Croix-Rouge pour aller pour aller vers ces gens-là tout à fait on n'a pas besoin il faut être humain après c'est mieux de s'engager à la Croix-Rouge bien évidemment et de pouvoir apporter encore autre chose mais déjà une première aide en tant que citoyen qu'on peut apporter à tout être humain qui ne va pas bien à côté de chez soi ou qui fait un malaise c'est déjà fondamental en fait Merci Florent Vallée pardon parce que c'est un petit peu court on arrive à la fin de cette émission on avait du mal à vous joindre Luc Carvounas que faut-il faire là aujourd'hui tout de suite de la prévention pour que ça ne se passe plus comme ça la prochaine fois

37:34
Invité

se retrousser les manches et continuer à faire ce que l'on sait faire de mieux savoir la proximité parce qu'encore une fois nous les maires on agit on n'attend pas de subir une vague caniculaire on est en prévention et on s'adosse à la Croix-Rouge aux petits frères des pauvres

37:48
Présentateur

donc il faut repérer il faut aller chercher

37:50
Invité

il faut aller les chercher mais moi je suis optimiste je pense que de la même manière qu'on a connu en 2004 ce fameux registre municipal qui sert quand même il est utile je pense qu'on va trouver des nouvelles solutions et encore une fois ce qu'il nous faut surtout c'est des femmes et des hommes pour aller vers et toquer aux portes

38:09
Présentateur

Yann Lassnier juste pour conclure quelques mots

38:11
Invité

prévention repérage prise en charge et j'espère à la rentrée la ministre a prévu une conférence pour l'autonomie et bien l'un des maîtres mots de cette conférence devrait être le retour d'expérience sur la canicule et l'adaptation de notre société à l'été 2027 qui sera à nouveau le moins chaud des dix prochaines années

38:32
Présentateur

merci infiniment merci à vous tous qui avez participé à cette émission à ceux qui l'ont aussi fabriqué à la programmation des invités Marius Serriès et Pierre de Certaines Baptiste Piquet était à la documentation et à la technique en face de moi ce soir Fabrice Desmaz et Mélissa et Troyes Merci à mes Tipeurs

38:49
Locuteur

et Mélissa