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interviewSud Radio· 16 décembre 2025 50 min

Les clefs d'une vie - Gaëtan Roussel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, les clés d'une vie. Jacques P6. Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.

Jusqu'ici, quand vous parliez d'accompagnement, vous pensiez seulement à la musique. Désormais, ce mot évoque aussi dans votre esprit une épice. Vous la chantez dans un nouvel album qui ne manque pas de piquant, même si la douceur y est très présente.

Bonjour Gaetan Roussell. Bonjour. On vous retrouve en fait, vous avez été un des pionniers des clés d'une vie.

Voici 10 ans. C'est ce que vous me disiez en fait. Voilà et j'en suis ravi d'être dans le top 50 des clés d'une vie.

Ça me fait très plaisir Zacqu donc c'est un plaisir de vous retrouver et réciproquement pour ce nouvel album qu'on va évoquer tout à l'heure justement très épicé. On expliquera pourquoi. Alors le principe des clés de vie n'a pas changé. ce sont des dates clé de votre vie et j'ai trouvé d'autres choses.

Alors la première date, elle ne vous correspond pas exactement mais elle est importante dans votre parcours. Le 28 septembre 1987, c'est la sortie de cette chanson qui est importante dans votre cœur. [musique] Music for the Masters par Dépêche Mode.

C'est la première chanson que vous avez possédé grâce à votre père. Exement. Exactement. parce que à l'époque, on écoutait de la musique sur des petits Wman, ce qui nous permet d'aller qui nous permettait d'aller se promener euh et voilà et d'être un peu juste avec sa musique.

Et mon père m'avait ramené un jour cette cassette de Dépêche Modus for the Macis. Donc j'ai beaucoup beaucoup écouté cet album là. Donc c'est un des premiers albums que j'ai eu en ma possession sous forme de cassette.

Vous avez raison. Et c'est le seul album du groupe enregistré en France au studio Guillaume Tel et qui a vraiment lancé le groupe de manière internationale. D'accord.

Ah oui, ben je savais pas ça. Je savais pas qu'il l'avait enregistré à Guillaume TK studio que j'ai pu croiser plus tard et et voilà. Mais c'est un bel album.

C'est vrai que moi je connaissais quelques chansons ici et là peut-être que c'est leur premier grand album et je savais pas que c'était ce qui les avait lancé internationalement mais très très bel album. Alors euh Guin Rousell, il y a c'était l'époque des des mini cassettes et c'est vrai qu'à cette époque-là, c'est le PDG de Sony qui avait besoin d'écouter de la musique en jouant au golf et c'est lui comme ça qu'il a inventé le WMAN qui exui aussi il avait besoin d'aller flanner avec un peu de musique dans les oreilles. Et vous vous écoutiez de la musique parce que votre père enregistrait des chansons sur sa chaîne.

Oui, c'est ça. En fait, à la maison, on était pas si méloman que ça, mais mon père avait quand même quelques albums et passait son temps à enregistrer ses vinyles sur des petites cassettes pour ne pas citer la marque BASF, je me rappelle, c'était rouge et noir et et voilà. Donc, je le regardais faire, j'ai essayé d'en écouter.

Donc, j'ai ce souvenir là de cette chaîne là et de et de ces cassettes là. Oui, tout à fait. Oui.

Et en plus, c'est l'époque des intégrales brassins ou autres par votre père car ça n'existait pas dans le commerce. en avait pas autant qu'aujourd'hui. Oh non, je pense pas.

Vous avez raison. Donc en fait, on se crée comme ça, vous avez raison. Des intégrales qu'on écoutait après, surtout en voiture.

Je faisais pas mal de voitures avec mon papa à cette époque là quand on partait tous les deux. Et en fait, j'ai l'intégrale dans mes oreilles qui revient de Renault de Brassince aussi. On écoutait aussi Michel Zonas.

Mon père aimait bien. Voilà. En même temps, le premier à avoir eu son intégrale, c'était Charles Trainet.

Il avait été testé en disant "C'est mon caveau." [rires] Et c'est vrai qu'ensuite tout le monde a fait des intégrales et on en fait aujourd'hui. Alors il se trouve que vous il y a aussi des concerts et curieusement le premier concert auquel vous avez assisté je crois que c'est Carlos à Albi.

Oui, exactement. Carlos à Alby parce que j'étais allé sur la place du village de la petite ville. Alb n'est pas un village, c'est plutôt une petite ville.

à l'époque où il y avait des radios qui faisaient des plateaux concert où différents artistes venaient jouer entre deux et trois titres. Ça se fait toujours un petit peu. Des fois, je participe à des choses comme ça.

Et ce jour-là, il y avait il y avait Carlos. Donc un de mes premiers moments de live et de concert sur la place d'Alby. Carlos, vous avez raison.

Je me rappelle pas les chansons qu'elle a chanté par contre. Oh bah c'était Big Bisou. C'était J'imagine Suzanne peut-être il faisait à l'époque la reprise.

Exactement. En fait il ne voulait pas chanter au début. C'est parce qu'il a accompagné parce qu'il il manquait quelqu'un Sylvie Vartan. avec 2 minutes 35 de bonheur que ça a marché qu'il est devenu chanteur ah je savais pas il aurait il voulait faire quoi alors ce monsieur il était animateur de boîte de nuit il était le secrétaire de Vartan ça lui suffisait très bien et surtout c'était un excellent danseur OK oui d'accord et puis il y a aussi quelqu'un que vous avez vu aussi dans vos jeunes années dans un théâtre c'est George Mustaky George Mustaki à Alby également et et alors là je sais pas par j'ai un beau souvenir j'étais vraiment petit mais je sais pas par Quelle magie je suis arrivée là parce que je me souviens y être allé avec ma maman et ma tante et voilà.

Donc je sais pas comment on allait pas tant que ça au spectacle. On faisait d'autres choses mais on allait pas tant que ça au spectacle. Je sais pas comment comment ça se fait.

Faudrait que je demande tiens. En tout cas j'ai ce souvenir là de George Moustaquier au théâtre d'Alby un premier moment mais j'étais vraiment petit. Je crois que j'ai un petit peu fermé les yeux à un moment donné.

J'avoue. Remarquez avec lui il avait beaucoup d'humour. Il disait "Monsieur Beco, c'est monsieur 100000 V et moi je suis monsieur 0 V." Et ben écoutez, j'ai je l'ai vécu pleinement.

Alors, il se trouve qu'ussi avec votre mère, vous avez découvert le discours. Vous avez Bonéem Plastique Bertrand car c'est le répertoire que vous découvrez est très différent celui de votre père. Tout à fait.

Parce que quand mes parents divorça j'avais 10 ans et finalement sans qu'il y ait beaucoup de musique à la maison, comme je le disais tout à l'heure, il y avait en tout cas deux manières de l'écouter et de la vivre. Du côté de mon père, comme on disait plutôt des vinyles et des albums. Donc mon père se plongeait plutôt s'immerger dans l'univers de quelques chanteurs qu'il aimait bien ou chanteuse et ma mère était plutôt quelqu'un qui faisait euh euh écouter ses 45 tours.

Donc on avait plutôt du plastique Bertrand. On avait des 45 tours de Sylvie Vartan. Je me rappelle Sylvie Vartan.

L'amour c'est comme une cigarette. Je me rappelle cette chanson écouté en boule. Donc voilà.

Donc il y avait quelque chose comme ça. Ma mère faisait du streaming avant l'heure. Voilà.

En même temps, ça vous a ouvert à toutes les formes de musique entre votre père et votre mère. Oui. Oui.

Voilà. Tout à fait. Et aux mélodies aux mélodies.

Moi, je me rappelle des des mélodie euh des de ces 45 tours des années 80 quand j'avais une dizaine d'années et et j'adorais ça. Je savais pas pourquoi. Et maintenant, je me dis que c'est les mélodies qui m'arrivé en plein cœur.

Exactement. Et mélodies dont on manque parfois aujourd'hui. Et puis il y a aussi quelqu'un qui a compté, c'est un musicien australien, Nick Kev.

Je crois que c'est le premier disque que vous avez acheté. Oui, tout à fait. J'ai découvert la la personnalité et la musique et l'univers de Nickev un peu plus tard.

J'avais un à peine 18 ans et je suis tombée amoureux amoureux de ce qui proposait qui était un peu plus sombre que ce que j'avais pu croiser avant ou ce qu'on vient de d'évoquer. Mais il y avait quelque chose de très singulier, de personnel. Il m'a donné envie de de creuser un sillon.

Je savais pas lequel, mais j'aimais bien cette idée-là. J'aimais bien aussi sa manière d'être à la fois très touchant parfois dans certaines chansons et parfois presque bruitiste. Et j'aimais bien cette liberté.

Je crois que lui il m'a amené cette notion de de se dire soyons libre. Voilà. Et lui il est libre d'évoluer puisqueaujourd'hui il vit à Londres dans une maison où il continue à écrire des scénarios.

Oui, tout à fait. Puis il s'est essayé aussi au livre et il fait de magnifiques chansons, de magnifiques concerts plus posés qu'à l'époque mais mes magnifiques piano voix, piano base voix. C'est très très beau.

Alors Gan Roussell, vous êtes né à Rodèse mais vous avez beaucoup voyagé dans vos jeunes années en fonction de des affectations de votre père qui était au départ professeur de mathématiques. Exactement. D'ailleurs, je suis née à Rodè sans jamais y avoir habité.

Je m'y suis retourné quelquefois parce que ma famille était là-bas. Maintenant, chacune et chacun sont partis un peu plus loin. Mais euh mais par contre, oui, j'ai suivi mon père qui était dans l'éducation nationale, d'abord euh professeur de mathématiques, puis après il est rentré dans l'administration, des collèges puis des lycées.

Et donc, on s'est promené. Donc c'est comme ça que j'ai fini par arriver euh euh au sud sud de Paris mais au nord de la Loire. Oui.

Avant, il y a eu Châtillon sur Loire, je crois, dans le ber et puis Montargie. Exactement. Montargie, tout à fait.

C'est là où j'ai fait mon lycée. En fait, on habitait à Châtillon sur Loire où j'ai été au collège et au lycée, j'étais interne à Montargie 3 années dans un lycée qui s'appelle toujours, je pense le lycée Durzi. Voilà.

Le lycée en forêt à une époque. Alors le lycée en forêt c'est moi j'étais à l'autre le lycée en forêt c'est mon camarade Robin Fex qui est mon camarade de Louise attaque que j'avait connu au collège. On est à la Montagargie tous les deux internes mais pas dans le même lycée.

Lui était au lycée en forêt qui était plutôt un lycée de lettrre et d'art plastique. Et moi j'étais au lycée plutôt technique d'ur mathématique. Et vous vous êtes retrouvé sur la musique au départ ?

Oh oui tout à fait tout à fait. On s là c'est là où où tout est né. Oui, parce qu'en fait on a d'abord sympathisé parce qu'on avait 13 14 ans au collège et puis voilà, on a fait les 400 coups et puis on est tombé petit à petit amoureux de la musique, des mêmes musiques et un jour j'ai réussi à trouver une guitare que moi j'ai pu prendre en bandoulière et j'ai trouvé une basse pour Romain et on a commencé l'été qui a précédé notre arrivée à Paris, donc l'été bac en poche en terminale en 8910 et on a commencé à faire de la musique en balbuciant et puis et puis on est arrivé à Paris avec cette envie Villa.

Puis je crois que la guitare vous l'avez aussi découvert lors de vacances de Toussin avec un copain d'été. Mais vous savez tout Jacques hein, vous savez tout. Exactement.

C'est un camarade que je salue au passage qui s'appelle Patrick qui était un jeune homme que je croisais quand j'étais chez ma grand-mère l'été dans l'Avyon où je passais la plus clair le plus clair de mon temps. Et un jour, il m'a invité à aller à 7, c'est un toit et aux vacances de Toussin. Et j'y suis allé et je suis reparti avec une guitare que j'ai toujours précieusement et donc c'est un prêt à vie enfin [rires] presque et vous l'a prêté, vous l'avez conservé.

Voilà, exactement. Mais je l'ai croisé il y a pas si longtemps. Il m'a dit "Tu peux la garder pour l'instant mais elle est toujours à lui." Et j'étais repartie aussi avec un album, on parlait de Nickv tout à l'heure, avec un album du Velvette Underground, groupe américain qui m'a aussi beaucoup influencé dans mes premiers pas.

Et au départ, Gaet Roussell, votre vie, votre avenir c'était l'architecture et l'urbanisme. Oui, tout à fait. Quand je suis arrivé à Paris euh avec le bac en poche, j'ai été euh euh j'ai commencé à faire des études d'architecture.

Ça me plaisait. J'avais peu de notions, mais ça me plaisait. et j'ai bifurqué au bout de 2 ans pour faire de l'urbanisme.

Et ça, je commençais à savoir pourquoi. Parce que j'aimais et je continue à aimer les espace, la déambulation, penser les espaces publics. J'aime bien cette idée-là, les ponts.

Voilà, il y a ple il y a plein de choses comme ça qui me plaisaient. Et puis finalement, j'ai failli travailler pour le conseil général de Sensni à l'époque où en 1995, il fallait travailler sur la couverture de la de la Plain Saniie arrivé la Coupe du monde et le Stade de France. C'est ce coin-là.

Et finalement, j'ai choisi de signer un contrat de musique avec une maison de disque et mes camarades de Louise attaque et jusqu'à ce jour, je touche du bois. C'est mon métier et et j'ai la chance d'en vivre et c'est ma passion aussi. Il y a un autre urbanisme qui a marqué la France, son nom est très connu, c'est le Baron Osman.

C'était le premier grand urbaniste français qui a construit nos quartiers. Ah oui, tout à fait. Qui a construit beaucoup de quartiers, beaucoup de quartiers parisiens.

Vous avez raison. Et à Brasilia, c'est Lucio Costa et c'est un Pierre-Charles l'enfant à Washington qui a construit les premiers grands immeubles, les premiers quartiers de Washington. D'accord.

Mais j'ai jamais eu l'occasion. Je connais pas ce monsieur et je suis pas allé à Washington. Je me suis promené un peu en Inde où j'ai pu voir le travail de le corbusier à Chandigar par exemple mais je connais pas ce monsieur.

En tout cas, vous avez vous êtes parti de l'urbanisme et vous avez construit une autre carrière qu'on va continuer à évoquer à travers une autre date, le 22 avril 1997. À tout de suite sur Sud Radio avec Gaet en Rousell. Sud Radio les clés d'une vie Jacques P6 Sud Radio, les clés d'une vie mon invité Gaan Roussell, nous évoquerons tout à l'heure ce nouvel album Cher à votre cœur et bientôt au nôtre.

On en revient à votre parcours. On a vu les débuts et la chanson le 22 avril 1997, c'est la sortie d'un album mythique. Que tu te ramènes [musique] que tu sois là de temps en temps et je voudrais [musique] Louise attaque un succès que vous n'aviez absolument pas prévu ni imaginé.

Get Rous. Oh non, impossible. Et et c'est pas du tout ce qu'on avait en tête.

Nous, ce qu'on voulait c'était s'exprimer. On avait trouvé des instruments qui nous exprimaient. On essayait de creuser un son plutôt acoustique, un peu rêche euh et une manière de livrer des mots et des notes et des mélodies avec un violon et et nos instruments.

Et voilà, donc on était heureux mais c'est une chance inouie euh le nombre de personnes qui ont bien voulu tendre l'oreille à ce premier album et et qui ont continué puisque Louise attaque est en sommeil mais ça peut revenir un jour ou l'autre. Ah oui, tout à fait hein. Il y a un journaliste qui disait de nous qu'on était un groupe à éclipse ce que j'aime bien comme définition.

Nous, on disait on fait des pauses, c'est moins poétique. Donc on lui emprunte de temps en temps à monsieur de laous pour le saluer cette idée de de groupe à éclipse. Et donc oui, en fait on a fait une première pause et puis finalement maintenant c'est devenu notre manière de fonctionner comme la marée.

De temps en temps on fait d'autres choses et de temps en temps on se retrouve. Et puis vous aviez fondé avant un autre groupe et ça c'est votre amour de la peinture, c'est Caravage. G Oui, tout à fait.

C'était le nom du premier groupe qu'on a formé avec mon camarade Robin Fax qui est donc le bassiste de Louise Attaque et mon camarade don on en parlait tout à l'heure de collège. Et c'est parce que j'étais parti à peine 18 ans. J'étais parti en Italie et j'avais découvert le travail du Caravage et de ces lumières et de ces clairs obscurs magnifiques et donc j'étais revenu avec cette idée-là.

Ça va être super, on va s'appeler Caravage et et ça va être super. Oui, ce peintre qui était du 16e siècle était anticonformiste. Il avait autant d'amis que d'ennemis.

Oui, pour et un tableau est très simple, c'est le martyre de Saint-Mthieu. Oui, tout à fait. Alors, il se trouve que le 4e de Louise attaque est venu par une petite annonce, ce qui est quand même très rare.

Oui. Et puis ce qui est rigolo, c'est que cette petite annonce, donc là, on parle de Arnaud Samuel le violoniste, c'est que à la fin de Caravage, on est resté ensemble avec Robin Fex dont on parlait tout à l'heure et Alexandre Margraf qui était le batteur de Caravage et aussi Louis Attaque. Et on a été ce on a été répété une après-midi dans un studio et en partant, on a mis une petite annonce.

Mais quand on dit une petite annonce, c'est une petite annonce, on l'a pas photocopié, on l'a pas dupliqué, on en a mis une et il s'avère qu'elle est tombée euh dans les mains de Arnaud Samuel qui nous a appelé. On a mis un petit numéro de trois de trois références musicales et voilà et puis il est venu euh jouer avec nous et c'est comme ça qu'on a formé Lous attaque. Ouais.

Et au départ, vous avez songé à un accord d'éoniste. Oui, on aimait bien ce qu'on voulait c'est trouver un pas de côté. À l'époque, il y avait beaucoup dans la chanson le rock français, on va dire, beaucoup de d'électricité euh de d'instruments électriques.

On avait tenter un petit peu caravage c'était plutôt électrique et on sentait on s'en sortait pas, on avait aucune singularité. Donc on s'est dit en faisant un pas de côté avec des instruments peut-être peut-être on espérait, c'est que de l'espoir. Voilà, donc c'est ça et finalement on est allé vers vers le violon.

Alors, il se trouve aussi que bon, il y a eu votre carrière Louise attaque et votre carrière personnelle et je crois il est en Rousell que sans sans Alain Bachou, vous n'auriez jamais fait cette carrière solo. Exactement. Euh sans la rencontre avec Alain Bachou, que je dois à ClariS euh Fian qui est ma managuse, euh j'aurais jamais je pense l'idée euh de de de construire une carrière solo.

Moi, je ne connaissais que le groupe et j'étais très bien en groupe et il s'avère que en même temps que j'ai rencontré Alin Bachon, que j'ai commencé à travailler avec ce qui est malheureusement devenu son dernier album Bleu Pétrole avec Louise attaque, c'était il y avait un petit peu d'orage dans l'air donc il y avait de la place et sans le savoir au contact d'Alin Bachun comprendre et à apprendre ce que pouvait être une trajectoire solo, comment construire des disques en solo mais avec d'autres gens mais pas en groupe. Donc oui, sans sans lui, je pense que j'aurais j'y aurais même pas pensé. Oui et puis je pense aussi que c'était pas facile travailler avec lui parce que il partait sur quelque chose et on ne savait pas où il allait.

Bachong oui, c'est vrai. Mais ce qui était c'est ce qui faisait tout le tout le sel et tout tout le tout l'intérêt d'être à son contact euh c'est que c'est quelqu'un qui euh qui est qui était un chercheur horspailleur aussi qui avait envie de ne jamais se répéter et ça c'était une discipline qui je pense il a tenu toute sa vie parce que aucun de ces disques ne se ressemble. et travailler avec lui, c'était accepter l'idée qu'on puisse être parfois dans l'impasse mais d'avancer.

Moi, j'ai j'ai souvent dit du travail que j'ai pu vivre avec la Bachou que de temps en temps, je me sentais un peu perdu mais jamais abandonné, jamais jamais jamais. On continuait à avancer et voilà. Donc c'est j'ai appris tellement de choses.

Oui. Et en plus, il n'imaginait pas sa postérité. pour lui ça n'avait aucun intérêt.

Oui, je crois pas qu'il regardait ça comme ça. Je crois que c'était quelqu'un qui était assez mystérieux euh qui était euh comment dire assez taiseux et pourtant très et et il y a pas de pourtant et très drôle. Et je sais pas ce qu'il regardait mais ce qui ce qui est sûr c'est que il faisait très attention à ce qui laissait exister.

Voilà, il il livrait des choses une fois qu'il était sûr et certain que chaque note et chaque mot était à leur place, la place que lui voulait leur donner. Et ce côté taiseux, il le tenait de sa famille puisqu'il avait passé ces très jeunes années en Als-ait taiseuse. On ne parlait pas dans c'est vrai.

Il pour le coup, il m'en avait parlé un tout petit peu mais très peu. Vous avez raison. Donc c'est vrai qu'il est il est alsacien et qu'il a il a vécu et grandi avec sa grand-mère.

Vous avez raison. Il aurait dû être comptable. Exactement.

Il il a touché d'autres notes et ces notes vous leur avez rendu hommage aux francophonies de 2013. Oui, j'envisage [musique] des concerts carnivores. [musique] J'envisage l'album Replisure.

Moi, je suis fasciné parce que je me dis que Ginsbourg qui a travaillé avec lui et Bachung, ça devait être quelque chose côté boisson. Ah oui oui oui. D'ailleurs, il ils l'ont dit eux-mêmes hein.

Ils buvaient, si on a le droit de le dire, ils buvaient du ricard mais au lieu de mettre de l'eau dedans, ils mettaient de la vodka. Je vous laisse imaginer. Voilà.

Donc voilà. J'aurais bien aimé aller trquer avec eux une fois mais effectivement francopholie vous lui avez rendu hommage et ça vous a touché aussi Groussell ? Oui déjà c'était un bonheur de reprendre ce disque dans son intégralité c'est ça qui était joli aussi et puis d'essayer un petit peu de mettre les mains dans le moteur d'essayer de le comprendre ce disque et de le relivrer en le respectant et en même temps en essayant de trouver un peu sa place.

Et ce qui m'a aussi touché quand j'ai fait euh cette création, ça s'appelle une création, c'est que j'ai fait tous les les plus les différents concerts que j'ai pu faire pour cette création. J'avais pas de guitare et j'ai découvert une autre manière de vivre la scène. Donc ça a encore débloqué quelque chose dans ce que j'essaie de faire aujourd'hui.

Donc voilà. Et c'est grâce à Bachung ensuite que vous avez travaillé en solo et que vous avez enregistré votre premier album avec entre autres cette chanson. [musique] [musique] Nous ne faisons la [musique] chanson numéro 1 du de l'album Ginger, je crois.

Tout à fait. Et cette chanson est née très rapidement, je crois. Oui, elle est née très enfin elle est née rapidement et elle est née d'abord avec des matières sonores et avec des rythmes.

C'était mon envie parce que quand j'ai commencé à me dire je vais faire un disque solo, ma crainte et ma antise c'était d'être trop proche de la musique de Louise attaque et qu'on puisse me dire "Tu fais tout seul mais en fait tu fais un peu comme avec tes copains mais sans tes copains. Bon il y a quelque chose qui me ça me turlupinait comme on dit. Donc j'essayais au maximum de me décaler et une des manières que j'avais trouvé de me décaler, c'était de pas prendre les mêmes références musicales pour démarrer et de travailler autrement.

Donc je travaillais soit tout seul, soit avec un camarade Joseph Dan, que je salue au passage et on travaillait peu les mots et beaucoup les matières sonores. Donc j'avais plein de rythmes, plein d'envie et je posais les mots petit à petit. Le rythme est arrivé vite.

Les mots un peu plus tard sur cette chanson. Et là aussi excellente surprise, une victoire de la musique. Mais oui, ça c'était incroyable.

Comme élan il y a pas mieux. Vous savez, quand aux Victoires de la musique, si les gens votent pour vous, ça veut dire que quelque part vous êtes resté un peu avec eux dans leur cœur, dans leurs têtes, les oreilles. Donc oui, et j'avais eu la chance d'avoir Victoire de la musique artiste et et album rock et album de l'année.

Voilà, vraiment un grand élan qui m'avait fortement touché. Alors ce qui est particulier dans ces victoires de la musique, c'est la seule fois où ça s'est produit. Il y avait deux réceptions.

Il y en avait une aux élites de Lille pour les gens comme vous et après à Paris pour les congrès où Zaz avait été récompensé pour Je veux. C'est vrai que c'était très particulier comme Oui, en fait ils avaient je pense que j'ai plus tout en tête mais je pense que ça proposait aussi qu'il y ait plein plein de catégories. Donc par exemple, il y avait énormément de catégories d'albums avec des albums de chansons, de rock, plein plein de sillons musicaux différents et après tous les gagnants était de nouveau en compétition pour savoir quel était l'album de l'année.

Donc il y avait des cases comme ça, des tiroirs et et en effet Zaz avait gagné la chanson de l'année avec Je veux. Voilà. Et comment on ressent justement quand on se lève trois fois pour trois récompenses différentes ?

Bon, on se sent chanceux. Moi, je me sentais un peu comment on dit flagélant. Voilà, pas très solide sur mes jambes et et ni dans mes mots mais tellement touché.

Puis comme on le disait tout à l'heure, moi c'est un disque que j'ai fait en y mettant tout mon cœur pour essayer au moins que ça ne ressemble pas à mes camarades et que ça soit quelque chose de différent. Je parle pour moi et donc d'être aussi comment dire que les gens pensent à moi trois fois c'était c'était beaucoup comme je disais. Voilà.

Ouais mais c'est jamais trop. Et le présentateur de la soirée, l'un des présentateurs était quelqu'un sur lequel personne ne misait en disant il va s'arrêter, il est fini, il arrive pas à s'en sortir. C'était Cyril Lanouna.

Ah mais oui, mais oui, c'est lui qui a présenté la la à Lille euh cette soirée. Et ben je me rappelais pas parce qu'en fait le système était que c'était d'autres artistes qui vous remettaient les prix. Donc moi par exemple à Lille, c'est Adrien Galot le le le chanteur qui était le chanteur de bébé Brune et Isia qui m'avait remis un prix.

Puis après à Paris, j'avais eu un prix remis par Moran et un prix remis par Saint-Clac. Donc j'avoue et j'avais l'impression pour moi que c'est Marie Drucker mais je peux me tromper. Marie Drucker à Paris et à Lille Cyril Lanouna.

Voilà [rires] l'histoire est rétablie et on va continuer à parler de votre parcours à travers une autre date le 28 septembre 2018. À tout de suite sur Sud Radio avec Gaet en Rousell. Sud Radio les clés d'une vie Jacques P6.

Sud Radio les cl en Rousell mon invité entre deux tournées de disques [rires] et et à l'occasion de la sortie de ce nouvel album qu'on va évoqué dans quelques instants. Mais il y a un autre album qui a marqué aussi votre parcours, un album enregistré entre Los Angeles et Paris qui est sorti le 28 septembre 2018 et où il y a ce duo. La ville [musique] qui s'endort les néons, les mensonges et le bruit des glaçons.

Il me manque pourtant une balade avec Vanessa Paradis et et c'est vous aviez eu l'idée en écrivant cette balade de Vanessa Paradis. Ah oui, je connaissais Vanessa Paradis parce que je l'avais croisé quelques années plus tôt quand elle cherchait une chanson pour agrémenter un best of qu'elle allait sortir et on m'avait on partageait la même maison de disque à l'époque et j'y avais prop on m'avait demandé si j'avais envie d'écrire pour Vanessa Paradis. J'avais dit oui.

Qui ne dit pas oui d'ailleurs ? C'est impossible bien évidemment. Et euh et j'avais proposé une chanson qui s'appelle Ilia qu'elle avait retenue pour mon plus grand bonheur.

Donc on s'était croisé et connu comme ça. Et oui, en 2018 euh quand cette chanson est arrivée, "Tu me manques pourtant tu es là". Je l'ai envoyé en lui proposant qu'on puisse la partager tous les deux et pour mon plus grand bonheur encore une fois, elle avait répondu positivement.

Donc c'était c'est voilà Vanessa c'est une grande chanteuse et c'est une star. C'est quelqu'un qui qui fait rêver. J'ai c'est une chance de l'avoir croisé et moi je me dis on s'est croisé deux fois, jamais de son trois.

Ouais, exactement. En plus un travail parfait puisque vous répartissez les rôles. Ce qui est pas toujours évident dans un duo Gousell.

Là où vous avez raison, c'est que c'est pas évident de savoir comment à deux on pourrait raconter l'histoire parce que suivant les voix qui sont différentes, c'est ce qui est souhaitable d'ailleurs et et la manière de se le répartir ce texte, on éclaire la chanson différemment. Et là, on avait construit quelque chose qui était pas complètement symétrique et qui rebondissait bien. Donc ça me fait plaisir si vous le relevez Jacques parce que on on s'était creuser un petit peu la tête pour arriver à ce à cet équilibre.

Alors, on connaît l'image de de Vanessa Paradis chez Jacques Martin à ses débuts mais on ne sait pas qu'ensuite à 10 ans, elle a failli enregistrer un premier disque. Elle a fait une maquette chez Jean-Luc Zoulet qui débutait à B production et puis le disque n'est jamais sorti. Voilà.

C'est ça ne s'est jamais elle a pas été puisée dans ces chansons là. Elles sont les chansons sont pas existé plus tard. Jamais.

Ça a totalement disparu. Et puis alors les duo, vous aimez ça ? Il y en a eu beaucoup dans votre parcours.

Oh oui, j'adore cette idée. J'adore cette idée de d'aller à la rencontre des autres. J'adore cette idée de chanter un texte à deux, donc d'éclairer différemment.

Et puis j'essaie d'aller au contact de gens soit de génération différentes, soit de sillon artistiques différents pour que quelque chose se passe une contradiction un frottement quelque chose qui fasse que autre chose arrive et comme si c'était une troisième entité qui se mette à à exister. Et dans votre parcours, il y a Vanessa Paradis, mais il y a aussi une autre grande star avec qui vous avez fait un duo. [musique] Isabelle à Janny, les courants d'air ça c'est quand même mythique comme dur.

Isabelle Jenny est mythique star comme vous le disiez et chance énorme. Merci Pascal Obispo qui à l'époque remettait les mains dans un projet qu'il avait eu quelques années avant, c'était de travailler avec Isabelle Janny et de lui faire un disque et je sais pas si à l'époque c'était déjà un disque de duo. Je crois que oui.

Et donc il a ressorti ce qu'il avait comme chanson et il a agrémenté de deux ou trois autres duo dont je fais partie. Et donc il avait fait la musique, moi j'ai fait le texte et Isabelle Jan on n' pas eu la possibilité de chanter en même temps. Donc on avait une relation départ épistolaire.

On s'écrivait pour apprendre à se connaître et euh voilà, on a chanté puis après je l'ai rencontré, on s'est vu plusieurs fois. Grand bonheur pour moi. Grande dame.

Oui. En plus, elle a été repérée à Reince par hasard. Elle avait 13 ans par Robert Rossen qui venait de monter sa compagnie et il lui don sa sa première chance avec la maison de Bernarda, un spectacle qui a été joué à Reince.

C'est c'est ensuite grâce à ça qu'elle est rentrée à la comédie française et qu'elle a fait la carrière qu'on connaît. C'est la jeune femme enfin la jeune femme la plus discrète que j'ai rencontré de ma vie. Mais elle est le contraire de l'image qu'on donne d'elle souvent.

Oui, c'est vrai qu'elle est elle est discrète et et elle a quel esprit toutes ces interviews sont fantastiques. Le regard qu'elle porte sur notre société et la manière dont elle en parle et c'est brillant. Elle est brillante cette dame.

Très très brillante. Et dans un genre très différent, il y a eu une autre chanson que vous avez interprété mais tout seul et en hommage à un artiste au cell mythique. Pas de peau, j'ai des impôts, j'ai mal au foin, j'ai mal aux [musique] dents, mais je veux pas changer de peau parce que j'aime les emmerdements. [musique] Le responsable de Jacques Dutron, revu et y est corrigé par Gait en Rousell, là aussi, c'est totalement inattendu.

Oui, mais j'ai la chance et l'occasion de de passer un peu de temps avec Jacques Dutron que je salue également au passage et et c'était super. Et donc ça c'était pour son anniversaire. C'était je sais plus comment il s'appelle ce disque.

Il était il était rigolo. C'était pas d'anniversaire monsieur. Voilà voilà.

Et et cette chanson est elle est elle est super. Ça avait donné lieu à une émission de télé en Corse avec différents artistes. Très bon moment pareil.

Jacques Dutron humour et beaucoup d'esprit. Ah oui, ça il est toujours prêt à faire des farces. Vous savez qu'à ses débuts, beaucoup il avait un répondeur téléphonique chez lui et pour ne pas te déranger, il avait enregistré le message il n'y a plus d'abonnés au numéro que vous avez demandé.

Voilà, mais ça lui ressemble, vous avez raison. Et et c'est vrai qu'il est il est très drôle et pince sans rire. Enfin, il est voilà.

Ouais, je le salue. Ça fait longtemps que je l'ai pas vu. Et c'est un guitariste exceptionnel parce qu'il il a commencé dans la chanson par hasard à la suite d'un paris avec Jacques Lancman avec et moi et moi et moi.

Mais au départ c'est un grand musicien. Ah oui, c'est un grand musicien, grand guitariste. Vous avez raison. très très très grand guitariste comme son fils ton d'ailleurs.

Exactement. Et lui a choisi de vivre au soleil en Corse, vous en Provence. C'est important pour vous la vie au soleil.

Ce qui est important, c'est de trouver un endroit où on se sent bien. Il s'avère que moi j'ai croisé la Provence une première fois, une deuxième fois, une troisième fois et j'ai a trouvé un endroit où j'aime bien être et on aime bien être. Donc voilà, c'est plus l'endroit et il s'avère que c'est dans le sud et c'est vrai que moi ça me déplaît pas.

Un peu de douceur au niveau des températures, ça me déplaît pas. et dans la musique aussi. Et il se trouve que quelqu'un s'est installé en Provence aussi quelques années et ça donné l'occasion à cet artiste de débuter dans la chanson grâce à vous et de bien d'autres choses. [musique] Si vous m'aviez connu dans ce fring costume quand je fondais [musique] de l'or pour faire des plumes.

Daniel [musique] Auteuil, ça aussi c'est une aventure incroyable. Il je l'amour. Euh incroyable.

Je l'ai rencontré complètement par hasard. Avec mon épouse, on l' rencontré par hasard. J'avais accepté d'aller chanter quelques chanson pour un voisin dans le sud et ce que je ne fais jamais.

Et donc arrive le moment où je dois pour la surprise chanter deux trois chansons à ce voisin en question. Et arrive Daniel Huteuil qui en plus le coquin se met devant moi à 1 m de mois sur une chaise hyper impressionnant. Voilà.

Et après au dîner, on était à côté et il était en train de construire d'abord un spectacle et il y a eu le Covid donc on était tous à la maison donc il s'est dit bah on va pas faire le spectacle, on va essayer d'écrire une chanson. Donc voilà et c'est comme ça qu'on s'est connu et voilà et c'est un super chanteur, super auteur, super interprète et voilà et par contre il avait chanté dans les années 80, il avait chanté "Stop, vous connaissez cette chanson" et que la vie me pardonne. Voilà donc il est rigolo parce que il dit que il avait commencé par la musique puis il a fait il refait des disques et donc entre deux disques il dit "J'ai fait un peu de cinéma." Oui, [rires] il a débuté aussi, on l'oublie dans Gospel pendant 2 ans avec Dev.

Il y avait Armandaltaille aussi qui n'était pas encore euh dans dans les à la télévision et il y avait Michelas qui est devenu ensuite l'un des l' d'une l'une des voix du doublage les plus célèbres en France. D'accord. Mais ça je savais pas Dave.

Je savais parce que je l'ai rencontré grâce à Daniel et il m'avait parlé de de cette comédie musicale. Tout à fait. Oui.

Et il partageait la même loge pendant 2 ans et demi. Ils sont devenus les meilleurs amis du monde. Ah oui oui ça.

Ils sont fidèles l'un à l'autre. Tout à fait. Alors il se trouve que en plus Daniel Hel vous a remercié en vous en en faisant de vous un acteur qui meurt dans un film.

Tout à fil, il m'a invité, bon c'était super, il m'a invité à tourner dans le dernier film qu'il a réalisé qui s'appelle Le Fil et c'était une super expérience. Moi, j'avais jamais eu cette chance-là. C'est cette idée de vivre d'autres vies que la sienne.

Et euh et voilà. et puis alors au au contact de Daniel Huteuil qui était réalisateur et qui donne accès quand il est réalisateur, je m'en suis aperçu à sa boîte à outil d'acteur donc il m'a beaucoup aidé et puis il m'avait mis en scène au côté de j'étais à au côté de Grégory Gadebois qui est un grand acteur et pour le coup un grand ami. Donc voilà, si c'est le seul film que j'ai que je fais de ma vie, moi je suis un homme heureux.

En plus ce film est allé à Cann donc c'est génial. Oui et en plus c'est un film dramatique retrouver. Oui tout à fait.

Et moi je le trouve objectivement très bien réalisé et l'intrigue est super basé sur une histoire vraie en fait basée sur des nouvelles d'un avocat qui s'appelait maître Monier. Et donc le le livre s'appelle Les lettres de maître mot ou les nouvelles de maître mot. En tout cas c'est maître mot.

Voilà. Et oui, c'est un film très très dur he dramatique. Oui, tout à fait.

Vous êtes un patron de barre qui va mourir en prison. Voilà. Mais c'est pas joyeux mais c'est pas c'est pas grand-chose par rapport au vrai sujet qui est encore moins joyeux.

Alors, il se trouve que vous surprenez toujours parce que vous avez fait une reprise qu'on imaginait pas du tout quand on vous connaît. J'ai besoin [musique] d'y croire encore. Je te promets [musique] des jours troubles comme tes veines.

Je te promets des nuits rouges comme tes rêves. [musique] Des heures incandesc et c'est formidable Rousell. Vous chantez Johnny mais à votre façon.

J'essaye. J' c'était un tribut de pot de Johnny quand on m'a convié. J'ai eu envie de le faire pour plusieurs raisons.

Pour chanter Johnny, pour voir ce que ça fait parce que c'est pas facile de chanter Johnny et cette chanson elle est dure. Et puis j'ai choisi aussi une chanson de Jean-Jacques Goldman que j'adore. Donc c'était une manière de chanter Johnny Alidé et de chanter un peu Jean-Jacques Goldman aussi.

Oui. Et Jean-Jacques Goldman qui en fait il avait écrit cette chanson au départ pour Michel Sardou. refusé et quand Johnny des chansons pour un album, il aessorti ça des tiroirs.

Excellent mais il a bien fait et je crois que Johnny aussi expé chanson parce qu'il était en froid avec Sardou à l'époque [rires] et c'était une façon de lui répondre. Mais chanter Johnny c'est pas évident en plus. Ah non c'est dur.

Enfin, je l'ai pas vu souvent mais c'est dur parce que il avait une bah une voix extraordinaire, interprète extraordinaire puis une une titure, enfin il allit très bas, très haut. Enfin, il y a une dynamique folle qui est et qui fait la vie de la chanson qu'il est en train d'interpréter et c'est très très dur. Voilà, faut pas chercher du tout, pas une seconde à aller là où il est lui.

Il faut essayer de trouver un autre chemin, une contrealée pour se promener et essayer d'exprimer autrement les mots et les notes. Et pour montrer que vous touchez à tout. Il y a aussi ce cette chanson.

Dans mes rêves les plus audacieux, je décolle [musique] quand je lève les yeux. Je suis trois pommes avec de l'idole des jeunes. Ça aussi c'est une surprise.

Bah oui mais deert il est génial. Il fait des concerts superbes hein pour les enfants et et son et et et son répertoire est est vraiment super. Donc quand il m'a invité à cette enchanter cette chanson Trois pommes, j'ai accepté tout de suite.

Je je le connais peu mais à chaque fois que je l'ai pu le croiser et j'ai vu son concert une fois, c'est vraiment c'est c'est c'est précieux qu'il existe et la manière dont il ce qu'il propose, c'est super. Et surtout que l'univers des enfants, bon vous l'avez connu, je crois avec Orseau et le secret des étoiles au départ. Oui, tout à fait.

Mais moi, j'ai fait que que que écrire. J'ai pas participé à la production. Mais vous êtes arrivé de faire des concerts pour les enfants avec des enfants en première partie l'après-midi ou autant ?

Oui, tout. Bah oui, tout à fait. Il y a pas de voilà c'est c'est pour des classes rencontrer des des élèves, don soit des des tout petits, soit des collégiennes et des collégiens pour échanger.

Après, on c'est c'est c'est super. C'est super. C'est pas si fréquent Gaet Roussel.

Bon, écoutez, en tout cas, moi je trouve que c'est super parce qu'on apprend plein de choses hein. Voilà. Puis au fond de vous-même, vous êtes resté un grand enfant, non ? comme tout le monde, comme vous Jacques pour le coup.

Oui. Oui. [rires] Mais c'est ce qui vous permet en plus de de vous renouveler sans sans cesse, d'avancer.

Oui. D'essayer d'être un on perd son insouciance de toute manière. Donc c'est pas ça qu'il faut essayer de garder.

Faut pas essayer de rester jeune plus. Moi je pense que ce qui fait qu'on peut continuer à avancer c'est les rencontres, c'est les autres et se mêler aux autres générations. Par exemple, ce que j'ai pu faire sur le disque qui vient qui arrive là qui vient d'arriver, c'est cette idée-là qui à mon avis permet de continuer à avancer, de pas tourner en rond.

Et je crois que le temps avançant, la chose à laquelle j'essaie de faire le plus attention, c'est de rester perméable, de pas me recroqueviller, de pas de pas être sûr de quoi que ce soit, mais de continuer à à essayer de rêver, d'être un peu émerveillé et surtout à l'écoute. Ouais, j'essaie tout ça. Nous allons continuer à rêver justement à travers la date du 14 novembre 2025.

À tout de suite sur Sud Radio avec Gait en Rousell. Sud Radio les clés d'une vie, Jacques P6. Sud Radio, les clé d'une vigue Ga est en Rousell le retour avec ce nouvel album toujours aussi souriant, toujours aussi passionné.

Ce nouvel album qui est sorti le 14 novembre 2025. Vous avez voulu reprendre le chemin des studios, c'est le 6e album. C'est pas tellement finalement six albums.

Non, solo. Mais alors, c'est parce que aussi j'ai fait j'ai fait des albums avec mes camarades de Louise Attack ou autres. Donc en vrai, c'est mon 14e album.

Voilà. Mais pas toujours avec les mêmes personnes. Mais entre Louise attaque, Tarmac que j'ai fondé avec le violoniste de Louis Attaque et Rachida Abracni, l'édisseur, c'est le 14e mais 6e solo.

Vous avez raison. Alors le titre de l'album c'est celui de cette chanson. [musique] Maroline, oui, j'aicris [musique] pour toi tant de mots, tant de poèmes que je ne te lirai pas.

Toi, ma reine, [musique] Marjoline, surtout ne l'oublie pas. Queles que soient nos joies, nos peines, même celles qu'on ne voit pas. Margoline [musique] l'âme humaine à ses défauts ses combats.

Sois toi-même Margeline. Alors cette chanson je crois elle est née sur un menu de restaurant. Alors pas tout à fait, elle est née avec mon camarade Renault Rebiot et Marjolen était entre guillemets le nom de code et puis finalement on s'est dit mais ça marche bien et finalement j'ai gardé ce mot.

Euh, on a gardé ce mot et moi j'en ai fait un texte et j'en ai fait quelque chose comme une comme une grande lettre si vous voulez. Et il s'avère qu'un jour avec mon épouse, nous étions au restaurant et il y avait au menu de la Margeoline. Et donc, on a pris en photo sur l'idée de mon épouse Claris menu que j'ai posté en disant "C'est fou, mon nouvel album est au menu aujourd'hui." Et donc voilà, mais en fait, il s'appelait déjà Margeline à ce moment-là.

Et pourquoi ? parce que je trouve que ce prénom est très joli, parce que je trouve que c'est un mot aussi qui est très joli. C'est un prénom qui est peu usité donc en fait pour moi propice à l'imaginaire.

Donc euh Marge Len, peut-être c'est vous, peut-être que c'est moi, peut-être c'est les auditrices auditeurs de Sud Radio. J'aime bien cette idée-là. Et puis c'est un c'est la chanson qui ouvre l'album qui comme je le disais est une grande lettre d'amour je pense.

Et pour terminer c'est aussi l'origan des jardins. Donc c'est une épice petit clin d'œil à mon premier album qui s'appelait Ginger qui est aussi une épice le gingembre. Voilà mais ce que vous savez peut-être pas c'est que Bargelaine il y a déjà eu une chanson qui portait ce titre interprétée par Francis Lemarc.

Margoline voici jolie Margoline [musique] le print en connaissez cette chanson ? Je l'ai connu après mais oui je la connais bien sûr. Oui en fait Francis Lemar qui a écrit les principales chansons de montant il a adapté en 57 ce champ folklorique allemand.

Je savais pas du tout ce que j'ai appris plus enfin après c'est c'est Daniel qui m'a dit Daniel il m'a dit il y a une chanson qui s'appelle Marel et et effectivement en fait cette chanson était a été repérée Marjanel par S les Kubric qui l'a mis comme musique dans un film les sentiers de la gloirecord d'accord mais je savais pas mais quand vous dites ça veut dire que c'est et le monsieur qui chante il a réécrit un texte sur une musique folklor Francis Lemarc a été un grand un grand auteur compositeur qui a travaillé pour Montemps et pour beaucoup d'autres et le petit cordonnier chanson et il a écrit ce texte à partir de je connaissais pas l'histoire voilà mais il y a deux margelines alors en fait le thème de cette chanson c'est le ciel peut attendre oui et le ciel peut attendre et vivons le moment présent et cette idée que qui est dit dans le texte c'est Margelaine soit toi-même la vie c'est fait pour ça mais soit les autres aussi quand même. J'aime bien ces deux idées là de vivre sa vie et d'être perméable aux autres. Alors, la particularité de cet album euh Gaet en Rousell, c'est que c'est vraiment un carnet intime, un album très personnel, ce que vous n'aviez pas toujours fait jusqu'à maintenant.

C'est vrai, c'est vrai qu'il il est plus intime et je pense qu'il est d'autant plus que c'est peut-être mon premier album de chanson au sens la voix plus en avant euh euh des textes peut-être un peu plus longs. Donc c'est deux choses combinées sur entre les textes plus personnels avec comme fil conducteur l'amour mais en vrai le lien, les liens, l'amitié. les fils invisibles qui nous relient ces choses-là qui qui me qui me touchent.

Il y a il y a cette idée-là. Donc oui, est sans doute c'est le plus personnel et le plus chanson. Je l'ai voulu simple mélodique assez direct.

J'aimais cette idée-là. Je voulais mettre aussi beaucoup de tendresse dans ce disque. Et puis en filigrane en Rousell, il y a un bilan de vie, une vie que vous n'auriez jamais imaginé.

Alors ça c'est sûr. Oui, tout à fait. Parce que moi je déjà découvert finalement la musique assez tardivement parce que 15 16 ans pour avoir une guitare entre les mains c'est pas c'est pas une destinée première.

J'avais plutôt un ballon rond dans les pieds qu'une guitare entre les mains. J'adore ça toujours. J'adore ça toujours.

Et moi je rêvais d'être footballeur. Moi je rêvais de d'intégrer ce qu'on appelle des sports études et de d'avoir cette formation au plus vite au plus tôt pour aller au plus loin avec un ballon entre les pieds pour devenir Platini je crois. Ah ben c'était les stars la star de l'époque parce que Platini années 80, moi j'avais 10 12 ans et puis c'est premier championnat d'Europe voilà demi-finale de coupe du monde.

Moi je suis un enfant de la demi-finale perdue à Séville en 82. On peut pas parler, il nous faut une émission. Et donc alors vous vous souvenez du passé mais ça vous empêche pas de regarder toujours vers demain ?

J'essaye. J'essaye. Moi quand je regarde le passé, moi je crois pas être nostalgique.

Je je je peut-être je suis mélancolique mais nostalgique j'ai pas envie, je le disais tout à l'heure, moi j'ai pas envie de rester jeune. C'est pas possible. Puis c'est pas ça qui m'intéresse.

Donc à la rigueur le passé comme on dit en regardant dans le rétro, c'est pour mieux aller de l'avant. Ce qui m'intéresse, c'est ça. Et ce qui vous intéresse aussi, c'est d'être là et vous le chantez.

Je reste là. Je reste [musique] là. Je reste là et je me dis qu'un jour ça reviendra.

Oui, je reste là. Je reste là et je me [musique] dis qu'un jour ça reviendra et tu emportes pour la dernière fois. C'est bien pire dans ton cœur qui bat.

Oui, tu en ores. C'est vrai [musique] cette fois notre avenir et moi je reste là. Oui.

Ben vous êtes là et puis maintenant vous êtes resté là chez vous parce qu'un album ce sont des mois de travail en artisan G en Rouselle. Oui, tout à fait. C'est plusieurs mois de travail et puis moi la manière dont j'essaie de construire mes 10, c'est d'avoir quelques idées d'abord de mon côté parce que j'aime cette idée-là, c'est de d'être un peu dans mon coin avec ma guitare, mon petit clavier, mon petit ordinateur et et puis après d'aller vers les autres.

Donc après le travail c'est d'être au contact de d'autres gens qui vous aident à être un peu en déséquilibre, donc découvrir des choses, travailler avec des gens vous connaissez pas, ce qui propose des situations différentes et petit à petit de construire le 10. Donc c'est quelques quelques mois pour arriver à à là il y a 11 chansons, j'en avais fait plus du double au départ puis petit à petit des chansons sont partenues, des chansons se ressemblent ressemblent trop soit dans les mots soit dans la mélodie et petit à petit vous arrivez à voilà moi je pense je fais des petites équipes de foot c'est 11. Oui, exactement. [rires] Et puis c'est un travail d'artisance qui n'est plus si fréquent aujourd'hui dans le monde du disque.

Oh je sais pas ça parce que l'artisanat il il y a beaucoup de gens qui qui font de leur côté. Vous savez aujourd'hui, il y a beaucoup de disques qui se font dans des petits studios avec un petit ordinateur et voilà, il y a plein d'histoires qui se racontent de plein de styles différents et ça c'est c'est super. Ce qu'il faut au départ, c'est avoir quelque chose à raconter et que ça soit plus facile aujourd'hui qu'à une certaine époque d'enregistrer parce que 1000 choses autour de nous.

Ce qui reste quand même, c'est un cœur qui bat derrière une envie de chanter quelque chose et et de créer des notes et des mots. Moi, je je retiens ça. Oui.

Puis vous travailler un artisan, mais vous avez quand même trois producteurs. Oui. Parce que ce qui m'intéresse, c'est d'aller vers les autres.

Donc en fait là il y a trois producteurs de trois générations différentes. C'est pas concept mais c'est aussi une manière à chaque fois d'être dans une situation différente. Donc il y a un jeune homme qui s'appelle Marceau qui a une trentaine d'années, un jeune homme qui s'appelle Rubillot qui en a une quarantaine et Marlon qui est de ma génération qui en a donc une cinquantaine.

Et voilà et c'est intéressant parce que les choses ne vont pas au même endroit suivant avec qui vous êtes et à un moment donné il faut savoir où on va aller mais cette idée là me plaisait. Alors, vous êtes allé vers eux, mais il y a quelqu'un qui est venu vers vous. Caché, caché, caché la [musique] vie comme un grand mystère.

Une énigme, un caractère trempé, trempé, trempé. Mais vers où coule la rivière ? Dans quel sens ?

Quel hémisphère ? Cherchez chercher, chercher nos de corps l' avec Bernard Laviller. Ça aussi c'était une aventure.

Ah c'est une chance inouie. Je l'avais croisé quelques fois sans jamais vraiment le rencontrer vraiment. Je veux dire, je le connaissais pas vraiment.

Et et en fait quand cette chanson est arrivée, Claris, mon épouse avec qui je travaille dont j'ai parlé plusieurs fois me dit "Cette chanson, si tu as envie de la chanter avec quelqu'un, tu devrais l'envoyer à Bernard Laviller parce que il y a quelques mots comme par exemple "Nous sommes des êtres vivants, sensibles et chancelants, fragiles" qui dans la bouche de Bernard Lavilier fonctionnerait à merveille et éclairerait le texte autrement. Et elle avait tellement raison parce que Bernard Lavilier c'est un c'est un homme qui a eu 1000 vies, qui va encore peut-être en avoir 1000. C'est un rockur, c'est un poète, c'est un monsieur que qui a fait tellement de belles chansons et à qui on doit une des plus belles définitions de la musique de n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.

La musique est un cri qui vient de l'intérieur. Merci Bernard Lavillé donc pour toutes ces raisons et quand il est arrivé au studio puis c'est génial parce que comme il a eu 1000 vies, il vous les raconte et et donc voilà. Donc moi j'écoute Bernard avec bonheur, les yeux comme ça de temps en temps dit bon faut chanter un petit peu Bernard.

Ah oui, c'est vrai, il faut aller chanter un peu. Ah puis il revient, il dit "Ouais, mais tu sais avec quand j'ai Léo Ferré par exemple, le jour où il m'a dit ça, il m'a fait bah c'est génial quoi. Là faut le recevoir.

C'est vous allez passer de 1000 à 2000 émissions. Mais je l'attends depuis des années et j'ai toujours pas eu en plus il y a eu la prison à Saint-Étienne, il y a eu le Brésil, les Camion, il y a tout eu avec lui. Ah ben il y a tout eu.

Et puis quand moi je lui ai envoyé la chanson, son manager adorable euh nous dit "Bon bah, il est à Kinshasa donc je sais pas comment euh quand est-ce qu'il va répondre parce qu'il est en train de faire de la musique." Bon, la chance fait qu'il a répondu assez vite mais il est toujours ce que je veux dire par là en train d'aller quelque part. Il a fait des disques très loin dans les années 80 alors que finalement aujourd'hui c'est un peu plus facile de trouver des des choses et et des endroits où aller.

Lui lui il a c'est il est né curieux. Je sais pas c'est et c'est génial parce que si lui a cette démarche là derrière on a envie aussi vous voyez ce que je veux dire c'est super qu'il y a des gens qui ouvrent comme ça des portes pour que nous on puisse engouffrer aussi. Alors, il a beaucoup voyagé mais vous aussi pour cet album parce que vous êtes allé en Islande Gousel, ce qui est assez inattendu.

Oui, c'est vrai. Ça c'est une chance. à chaque fois que je je fais un disque, j'essaie dans la manière dont on essaie de le construire qui est un petit pas de côté ailleurs parce que tout simplement euh voyager, c'est changer c'est aussi changer d'idée.

Changer de lieu, c'est changer d'idée. Donc là, je suis allé en Islande avec ma petite guitare et mon petit ordinateur passer quelques jours et flaner, voir autrement, entendre une autre langue. Voilà, rien d'exceptionnel mais quand même quelque chose d'autre circule en vous à ce moment-là.

Et encore une fois, je précise, je sais que c'est une chance. Donc, j'essaie d'être à la hauteur de cette chance d'avoir à chaque fois un petit bout sur le 10 de duo. Avant, j'avais eu la chance d'avoir été invité à la Villa Medici.

Donc, j'avais été travaillé à Rome. C'est enfin voilà, vous déjà de ma passion, c'est une chance. Je voudrais pas m'ennuyer.

Là, c'est une grande chance. Et puis encore une fois, vous touchez toutes les générations puisqu'il y a un duo avec Solan. Su que ma m'appartienne toi. [musique] Tu sais où ça nous mène moi.

J'attends que la suite [musique] revienne. Là c'est une rencontre que vous avez voulu qui a été en Rousell. Oui, tout à fait.

En fait, Solane, quand elle a commencé à sortir [musique] quelques chansons avant que son disque ne sorte, euh on l'écoutait à la maison et j'étais assez sensible à sa voix, sa manière de regarder les choses, de parler des choses et ses mélodies, ses productions. Et je l'ai convié à chanter avec moi une chanson de Daniel Balavoine, lipstick pour un tribute pour Daniel Balavoan. Elle accepté l'invitation ce qui a fait qu'on a pu se rencontrer et après il s'est avéré que je travaillais avec le même producteur qu'elle Marceau dont on a parlé tout à l'heure.

Et donc on a créé une journée pour travailler ensemble. Donc autant Bernard Lavillier je lui ai envoyé une chanson en l'invitant à chanter autant avec Solane on s'est retrouvé à écrire une chanson ensemble. Ce qui m'intéressait pas même génération, pas la même manière d'utiliser les mots, les notes, le regard sur des choses.

On est parti de cette petite phrase : "J'attends que la suite revienne sous-entendu, il faut faut croquer les choses maintenant." et elle m'a répondu tout de suite j'attends que la suite revienne que ma folie m'appartienne. Déjà on était ailleurs et c'est ça qui est intéressant en fait.

La suite maintenant sont des concerts car vous avez en 2026 une série de concerts incroyables dans des zénites. Il y a Grenoble le 21 mai, Paris le 27 mai et des 19 novembre Bordeaux et Toulouse. Et là aussi vous avez construit ces concerts Gousell.

Oui, en fait là, on part sur des zites, moi j'appelle les zites des salles à hauteur sous plafond assez grande. Euh et j'aime bien cette idée-là. Donc là, il y a un un concert à faire euh assez ample et j'aime donc on construit euh le le la scénographie comme on dit et le spectacle dans ce sens-là.

Donc on va essayer de tendre encore plus parce qu'on essaie de le faire depuis quelques tournées vers plus qu'un concert, un spectacle avec des points de rendez-vous, une petite histoire qui se raconte pas c'est pas du on va pas faire du théâtre avec une vraie histoire de A Z qui raconte quelque chose mais des choses comme ça c'est intéressant à construire. Oui, c'est ce qui vous reste de l'urbanisme finalement. Exactement.

La hauteur sous plafond, j'espère. En tout [rires] cas, la hauteur soup plafond mais la scène un peu plus bas et surtout le public très présent dans ces salles car je suis convaincu que une fois de plus vous allez remplir des zites ce qui est archi mérité. Ouais, c'est adorable.

Merci beaucoup et merci pour votre accueil. Merci Ben en tout cas cet album est sorti Margoline. Je recommande à celles et ceux qui nous écoutent parce que il est dans la lignée de tout ce que vous avez fait avec un niveau supérieur encore puisque vous avez évolué et puis ces concerts, les dates sont disponibles sur internet bien sûr sur votre site.

Merci Gaet Roussel. Merci Jacques. Merci beaucoup.

À bientôt bien sûr. À bientôt. Avec grand plaisir et réciproquement.