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ChroniqueRMC — Face à Face (sur Podcast)· 17 juin 2020 9 minComplaisantActualité / polémiqueSantéSécuritéJustice

Le journal de 8h - 17/06

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:27PrésentateurFait
    « l'Assemblée nationale examine un projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet avec une période transitoire jusqu'à l'automne. »
  • 5:08PrésentateurChiffre
    « 150 gendarmes déployés en plus. »
  • 6:50PrésentateurChiffre
    « Son agresseur avait été condamné à 7 ans et demi de prison en 2018. »
  • 8:27InvitéFait
    « Ces 4 matchs doivent être reprogrammés les 7 et 8 août. »
  • 8:33InvitéChiffre
    « Tout se tiendrait en 10 jours. »
  • 8:42InvitéFait
    « La finale le dimanche 23 août. »

Temps de parole

  • Présentateur38 %
  • Invité30 %
  • Invité 26 %
  • Présentateur 26 %
  • Auditeur6 %
  • Auditeur 25 %
  • Auditeur 34 %
  • Auditeur 42 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Mercredi 17 juin, l'info sur RMC. 8h02, merci d'être avec nous. C'est Céline Kalman qui est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Une femme en blouse blanche, violemment interpellée, tirée par les cheveux en marge de la manifestation parisienne. Les images tournent en boucle. L'infirmière est toujours en garde à vue. Dans ce journal, un témoignage RMC, celui du père du jeune Tchétchène dont l'agression est à l'origine des violences ces derniers jours à Dijon. L'homme appelle au calme. Et puis, une lueur d'espoir dans le traitement contre le Covid. L'OMS parle de percée scientifique.

Un médicament réduirait la mortalité des patients gravement atteints. Bienvenue à tous sur RMC. C'est l'image qui a enflammé les réseaux sociaux. Hier soir, une scène qui a marqué les esprits et qu'il faut resituer dans son contexte. Celle d'une femme en blouse blanche, violemment interpellée, tirée par les cheveux en marge de la manifestation des soignants à Paris. Il s'agit d'une infirmière de 50 ans, arrêtée notamment pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. Hier soir, une trentaine de personnes se sont spontanément réunies devant le commissariat où elle a été placée en garde à vue près de la place des Invalides où cette soignante a donc été interpellée. Thomas Chupin.

1:14
Auditeur

Il est 5h moins le quart hier soir. Fin de manifestation. Cela fait de nombreuses minutes que des casseurs font face à la police. Et au milieu, une blouse blanche, une femme qui jette des projectiles maladroitement sur les forces de l'ordre qui les insultent. Et finalement, les policiers interviennent. Interpellation musclée, l'infirmière ne se laisse pas faire. Elle est tirée par les cheveux et mise à terre. S'il vous plaît ! Images qui ont choqué Lucien, proche de la famille. Ce qui m'a vraiment surpris, moi, c'est la violence de l'interpellation. Elle est à genoux. Je ne vois pas ce qu'elle pouvait faire pour se défendre et ce qui les mettait en danger.

Il faisait partie d'une trentaine de personnes qui se sont rassemblées hier soir devant le commissariat où l'infirmière a été emmenée. Elle a travaillé pendant trois mois pour aider les gens qui subissaient le Covid. Elle l'a elle-même subie. Aujourd'hui, elle est interpellée pendant une manifestation où elle demande de sauver l'hôpital public. Moi, ça me crève le cœur. Je ne vais pas vous mentir. Infirmière à Villejuive, dans le Val-de-Marne. Elle a reçu le soutien de la CGT locale. Benjamin Amar en est le porte-parole. Elle reconnaît avoir jeté des choses, des projectiles sur la police. Elle en est navrée. Donc, nous, on est là pour dire un petit peu d'indulgence.

Une infirmière de 50 ans, si à un moment, elle a la colère qui l'envahit comme ça, il faut qu'on se pose les bonnes questions. Un des policiers atteints par les projectiles lancés par l'infirmière devrait déposer plainte aujourd'hui.

2:22
Présentateur

32 personnes ont été interpellées à Paris. Des affrontements également à Lille, Toulouse et Nantes. Des violences qui rappellent des scènes d'avant la crise du Covid-19. Pour le sociologue Jean-François Amadieu, ces violences étaient à craindre après plusieurs mois sans manifestation.

2:37
Invité

On s'attendait depuis longtemps à une reprise de manifestations agitées avec un retour de militants, black blocs, comme on dit, de l'ultra-gauche, de gilets jaunes radicalisés. Le fait que pendant plusieurs mois, il n'y ait plus de manifestations fait que là, l'occasion se présente. Il semble bien qu'il se crée une sorte de convergence qui pourrait d'ailleurs prendre beaucoup plus d'ampleur, diriger contre les forces de l'ordre. Peut-être là un élément nouveau par rapport à ce qu'on a connu à proprement parler depuis deux ans.

3:10
Présentateur

Au total, 250 manifestations. La plupart se sont déroulées dans le calme, il faut le souligner. Édouard Philippe a dit entendre parfaitement les revendications. Hier soir, il a de nouveau promis une réponse massive et très significative. C'est aujourd'hui que l'Assemblée nationale examine un projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet avec une période transitoire jusqu'à l'automne. L'inquiétude ce matin en provenance de la Chine, Pékin quasiment coupé du monde, résurgence des cas de Covid une centaine en cinq jours. Résultat, les deux aéroports de la ville annulent plus d'un millier de vols.

Pékin demande à ses habitants d'éviter les voyages non essentiels en dehors de la ville et toutes les écoles sont à nouveau fermées. L'inquiétude en Chine, mais l'espoir en provenance du Royaume-Uni. Des chercheurs ont peut-être trouvé un remède miracle, un corticoïde qui réduirait considérablement la mortalité chez les patients les plus graves. Florian Chevalet.

4:05
Invité

Son nom, le dexamétasone, un médicament de la famille des stéroïdes. Il réduirait d'un tiers la mortalité chez les malades du Covid placés en réanimation. Lors de son audition par l'Assemblée nationale hier, le directeur de la Santé, Jérôme Salomon, n'a pas caché son enthousiasme. La dexamétasone qui est pour la première fois une molécule qui semble donner vraiment des résultats tout à fait significatifs sur la mortalité et en particulier la mortalité des patients les plus graves. Autre bonne nouvelle, la molécule est ancienne, peu coûteuse et accessible. Elle a déjà été utilisée durant la crise sanitaire.

C'est le cas du professeur Jean-Michel Constantin, le chef du service de réanimation de la Pitié Salpêtrière à Paris, décrit des résultats spectaculaires sur beaucoup de ses patients. Pour nous, c'est une vraie bonne nouvelle parce que ça nous pousse un peu plus dans ce qu'on avait testé, dans le sentiment qu'on avait. On a une preuve. Aujourd'hui, ce corticoïde devrait donc être prescrit plus souvent et plus tôt dans le traitement du Covid-19. Tout de suite, ça va être très utile au Brésil, en Amérique latine, là où ça flambe. Ce sera utile en France si jamais il y a une deuxième vague, qu'elle soit dans quelques semaines ou à l'automne ou plus tard.

Pour connaître les résultats précis de l'étude, il faudra encore attendre sa publication complète.

5:05
Présentateur

RMC, 8h07, la soirée a été calme à Dijon. Le gouvernement a répondu aux violences de ces derniers jours. 150 gendarmes déployés en plus. Un témoignage, RMC à présent, celui du papa du jeune Chen Chen de 16 ans, blessé il y a une semaine. C'est son agression qui a tout déclenché. Son papa appelle ce matin à la fin des affrontements. Maxime Brandstatter et Nicolas Trenot l'ont rencontré pour RMC.

5:29
Invité

Le visage émacié, Zélim Rahn est encore traumatisé par le passage à tabac de son fils de 19 ans dans son propre quartier.

5:35
Auditeur

Il était menacé au mort, mais on a reçu un coup de crosse depuis qu'il s'allait sur la tête. Je ne veux pas parler de ça. Mon fils, il est quelqu'un de sportif. Rien à voir avec le droit.

5:48
Invité

Suite à l'agression, près de 200 tchétchènes sont venus de toute la France et d'Europe pour venger son fils aîné. Zélim Rahn a perdu le contrôle des événements.

5:56
Auditeur

Les gens sont venus spontanément. C'est la solidarité. C'est toujours comme ça chez nous. C'est plus dur à dire d'arrêter de venir. Et après, ce qui est passé, ce n'est pas une bonne image pour notre ville.

6:12
Invité

Le réfugié politique tchétchène lance un appel au calme avec plusieurs membres de sa communauté et Yunus, un jeune turc venu apporter son soutien. Des vidéos pour chauffer l'atmosphère sur les réseaux sociaux, il faut arrêter que ce soit turc, tchétchène, arabe, parce qu'on est tous des frères, on vit tous ensemble. Il ne faut pas inciter à la haine, c'est tout. Ils ont tous les deux partagé un moment de réconciliation hier soir avec d'autres musulmans de la région dans une mosquée de la ville pour sceller un semblant de paix dans le quartier.

6:36
Présentateur

L'agresseur de Marin va-t-il être libéré aujourd'hui en novembre 2016 à Lyon ? Marin, 20 ans, était tabassé à coups de béquilles pour avoir défendu un couple qui s'embrassait dans la rue. Marin a aujourd'hui de très lourdes séquelles neurologiques. Son agresseur avait été condamné à 7 ans et demi de prison en 2018. Il y a deux mois, il a fait une demande de libération conditionnelle. La cour d'appel de Lyon doit donc statuer aujourd'hui. Cyprien Pézryl.

7:00
Invité

De l'inquiétude pour Audrey Sauvageon, la mère de Marin. Elle craint que l'agresseur de son fils sorte de prison en ayant réalisé moins de la moitié de sa peine.

7:07
Présentateur

A mon avis, il n'a pas encore compris la gravité des choses et ce n'est pas pour tout de suite et ce n'est pas en essayant de sortir tout le temps au plus tôt qu'on comprend et qu'on prend conscience des choses. Une décision de justice a été prise il y a maintenant deux ans. On aimerait juste qu'elle s'applique en fait et pouvoir passer notre énergie à autre chose.

7:22
Invité

Sauf que l'avocate de l'agresseur l'assure, son client a changé. Des lettres d'excuses écrites à Marin, un diplôme d'électricien obtenu pendant son incarcération. Bref, de quoi se réinsérer dans la société mais pas suffisant pour Audrey Sauvageon. Elle appréhende la décision de la cour d'appel.

7:35
Présentateur

On a l'impression d'être impuissant. Quelque chose ne nous appartient plus, clairement, ce n'est plus entre nos mains. Je n'ai pas voulu me pencher sur les recours. C'est peut-être une espèce de superstition. Je préfère penser et me dire que la décision sera la bonne, que ce sera une décision cohérente avec tout ce qui s'est passé jusqu'à maintenant.

7:53
Invité

Depuis sa sortie du coma, Marin suit de longues séances de rééducation, tente de retrouver une vie à peu près normale mais craint désormais une chose, de retomber sur son agresseur dans la rue.

8:02
Présentateur

Football, la Bundesliga et la Liga ont repris. La première ligue redémarre aujourd'hui. À Caen, le grand retour de la Ligue des champions. Le PSG et Lyon, seuls clubs français encore en lice sont impatients de connaître leur futur calendrier européen. Loïc Braillet, c'est aujourd'hui que l'UEFA va enfin lever le voile sur la fin de saison européenne.

8:19
Invité

Lorsque la crise du Covid-19 frappe le foot européen à la mi-mars, il reste 4 huitièmes de finale retour à jouer dont le fameux Juventus Turin-Lyon. Ces 4 matchs doivent être reprogrammés les 7 et 8 août. Place ensuite pour les 8 équipes restantes au tour à élimination direct sur un seul match et non plus en match aller-retour. Tout se tiendrait en 10 jours. Les quarts de finale du 12 au 15 août, les demi-finales les 18 et 19 août et la finale le dimanche 23 août. Pour faciliter et limiter les déplacements à partir des quarts de finale, tous les matchs se joueront dans une seule ville, Lisbonne au Portugal qui dispose de deux grands stades et où l'épidémie a été plutôt bien maîtrisée.

L'UF a espère pouvoir en plus accueillir du public et a prévu le même modèle pour la Ligue Europa dont la formule finale, elle, devrait se tenir à Francfort en Allemagne.

9:03
Présentateur

Notez qu'il ressort le Bayern Munich a remporté un 30ème titre en championnat sans spectateur, sans public non plus l'US Open qui aura bien lieu du 31 août au 13 septembre ce sera à huis clos.