Sébastien Lecornu démissionne de son poste de Premier ministre !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé dans les heures qui viennent de se passer ?
- 4:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous avez cru à un moment donné que Sébastien Lecornu pourrait obtenir un résultat de stabilité ?
- 6:00OuverteÉludée
Est-ce que vous voyez quelqu'un qui pourrait relever le défi ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous inspire la situation actuelle ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a moyen de redonner du courage ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00animateurFait
« Il avait attendu le poste de premier ministre trois fois au moment de Gabriel Atal »
- 3:00animateurPromesse
« On a 1 an et demi de bricolage potentiel, 1 an et demi où les choses peuvent encore s'empirer »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ses États, le fait du jour. Sébastien Lecnu a donc remis sa démission ce matin Emmanuel Macron qu'il a accepté. Fin de régime, dissolution ou non, les réactions sont nombreuses.
Perico, cher contre toute attente, cet homme est accablé depuis quelques jours. Je parle de Sébastien Lecnu. Il avait attendu le poste de premier ministre trois fois au moment de Gabriel Atal avec la nomination de François Bairou, même avant Barnier, parce qu'il était le candidat favori du président de la République.
Il écho finalement à ce poste au mois de septembre et je dois dire que sa démission juste quelques minutes, il s'est comporté en homme d'État. C'est un choix difficile. Il il faut avoir du courage pour le faire et il a eu le courage de démissionner ça.
Il faut le saluer. Pour le reste, tout est soumis à à conjecture. Euh on campe le débat rapidement, ma chère maude.
Qu'est-ce qui s'est passé là dans vraiment les les heures qui viennent de se passer ? Euh Bruno Retaillot a visiblement paniqué. face à Voqué qui ne voulait pas de participation des républicains au gouvernement et Laurent Veoquier a fait monter la pression depuis les Fédérations départementales des républicains qui commençaient à faire à exprimer leur colère.
Donc Bruno Retaillot a fait savoir que le maintien DLR au gouvernement était soumis à certaines conditions et qui n'écartait pas la possibilité de s'en défaire. Ensuite, il y a eu la nomination de Bruno Léer qui a heurté tout le monde, qui a étonné tout le monde. C'était une idée du président de la République.
Comme quoi là, on a la preuve que le président de la République a bien repris en main la formation du gouvernement et que Sébastien Lecnu finalement ne faisait qu'appliquer ce que Emmanuel Macron lui dictait. C'est peut-être pour ça d'ailleurs que Sébastien Lecnu a décidé d' missionner en disant "Moi, je ne fonctionne pas comme ça, je n'ai pas les mains libres et bien je me retire." Donc on est aujourd'hui confronté à à à cet instant.
à deux grandes options. Soit le président de la République reconfie euh le poste de premier ministre et la responsabilité du gouvernement à quelqu'un de sa majorité, du socle commun au sens large. Pourquoi il joue une astuce politique en appelant quelqu'un de l'ancien Front populaire et la rumeur court là depuis quelques instants qu'il proposerait à Olivier Fort de constituer le prochain gouvernement dans l'histoire de dire écoutez la gauche vous la réclamez vous avez proposé madame Castè vous dites que vous êtes le groupe le plus important de l'Assemblée nationale et bien chiche je vous prends au mot voilà je nomme Olivier Fort premier ministre et voyons voyons ce que vous savez faire moi je regarderai ça depuis Brigançon ou embouillé Et puis on verra bien.
Non, il restera à l'Élysée bien sûr, mais c'est l'occasion comme on dit de façon un petit populaire de passer la patate chaude à la gauche puisqu'elle le réclame tellement. Et bien, vous piaillez aux portes de Matignon, je vous donne je vous donne l'opportunité de de faire vos preuves. On va voir ce que vous êtes capable de faire.
Et puis la troisème option bien entendu, c'est de face à ce c'est un blocage hein, un blocage inédit. En tout cas, dans la 5e, il y a eu des gouvernements beaucoup plus brefs dans la 3e et la 4 République. Il y a des gouvernements qui ont duré quelques heures parce que le jeu parlementaire fait que on renversait immédiatement un gouvernement.
Là, dans la sécré publique, on a jamais vu une configuration aussi complexe. Et voilà, je disais l'autre option, c'est de retourner devant les Françaises et les Français que le président de la République demande aux électeurs de tranché. Donc il est redissus l'Assemblée nationale et et nous repartons aux élections législatives dans dans dans quelques semaines et on verra bien si au vu de ce qui s'est passé les Français qui n'avaient pas pu se départager d'autant que l'opération franc-républicain avait modifié la donne et que finalement le Rassemblement national n'avait eu que 100 avec les avec les 143 députés.
Est-ce que là euh les Français décideront ou à gauche d'envoyer une majorité au moins à défaut d'être absolu suffisamment net pour que on puisse obtenir de cette nationale une formation gouvernementale avec un minimum de stabilité ? Voilà voilà où nous en sommes. Donc maintenant je vais avoir je voudrais avoir l'avis de ceux qui nous appellent et qui sont souvent très très compétents en la matière.
Ouai. On veut vous entendre 0826 300 300 et on accueille nos deux invités. Guill Benessa, avocat, auteur de On marche sur la tête, co-auteur de On marche sur la tête aux éditions l'artilleur et Serge Groard, maire d'Orléan.
Bonjour messieurs. Je commence par Bonjour monsieur le maire. Bonjour.
Je m'adresse à vous en tant que maire d'Orléan capitale régionale au cœur de la France hein. C'est c'est le cœur de France. Vous êtes un un dignitaire du du parti républicain.
Vous avez une expérience de Non non non. Ah j'ai démissionné depuis longtemps maintenant. Oui oui, je vous citue, je sais bien et je m'en félicite parce que quand je vois toute cette tambouille, je suis très heureux de m'occuper des vraies choses, c'est-à-dire de la ville d'Orléand.
Oui, mais vous êtes les républicains, c'est un parti où il y a eu des gens qui sont venus, qui sont partis. Euh, voilà, Valérie PCè, monsieur Bertrand. Voilà, donc vous êtes dans, j'allais dire, dans cette mouvance républicaine, même si vous n'êtes pas aujourd'hui affilié.
En tout cas, vous êtes un observateur élu de droite et revendiqué, vous l'assumez, euh dans une métropole régionale qui euh connaît aujourd'hui toutes les réalités sociales économiques des souffrances que la France traverse. Euh que vous inspire cette cette situation ? D'abord, est-ce que vous avez cru à un moment donné que Sébastien Lescornu pourrait éventuellement jouer sa carte et obtenir un résultat de stabilité ou est-ce que vous avez eu un doute immédiat ?
Ah, je n'y ai jamais cru parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets et donc comme il n'y a pas de majorité à l'Assemblée, il ne pouvait pas constituer un gouvernement. Et euh et je vous entends, je vous écoute attentivement et on va reproduire exactement euh les mêmes problèmes. Donc moi, si j'avais un mot pour qualifier ce que je ressens aujourd'hui, c'est la honte.
J'ai honte de ce qui se passe au niveau national pendant qu'effectivement je vois les gens qui rament sur le terrain. Je vois des entreprises qui essayent de bosser. Je vois des des gens qui font le maximum et cetera.
Je je vois la réalité de la France tous les jours et tous les maires voient la réalité de la France tous les jours et on en peut plus. On nen peut plus de de ce de cette bouffonnerie sinistre. un un haut dignitaire de que je peux appeler l'ancienne majorité euh présidentielle dit dit le socle commun a fait cette déclaration euh qui me semble assez forte.
Avant les Français nous croyaient inutiles, maintenant ils savent que nous sommes toxiques. Est-ce que vous vous rejoignez cette analyse de ce haut dignitaire de de la Macronie ? Non parce que inutile c'est faux.
Moi, je vois ce que tous les élus locaux font sur le terrain tous les jours et je pense que si on éétait pas là, ce serait un vrai bazar. Il parlait des politiciens du sommet de l'État tous les jours en pardon. Il parlait des politiciens du sommet de l'État, pas des élus locaux.
Il parlait de la classe politique au sommet la parisienne. Mais mais la classe politique, elle est globalement discréditée. Nous sommes dans une situation qui est pire que la 4e République.
C'est ce que Degul appelait les poisons et les délices du système. On y est revenu. C'est tout à fait dramatique.
Mais là, il y a une responsabilité. La première des responsabilités, c'est celle du chef de l'État. Et puis il y a ensuite des gens qui essayent de faire le boulot.
Moi, j'ai demandé par exemple en matière de sécurité d'immigration beaucoup de choses à Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur. Il m'en a donné une bonne partie parce que j'avais raison dans ce que je demandais. Donc moi, j'ai besoin d'un ministre de l'intérieur, j'ai besoin d'un ministre de la justice, mais j'ai besoin de gens qui sont sérieux et surtout qui peuvent bosser.
J'ai besoin d'une stabilité politique. J'ai besoin aujourd'hui d'un budget. Or, on est reparti pour le même cycle absolument invraisemblable de l'année dernière où on a attendu le mois de mars pour avoir un budget.
Vous voyez ? Donc non, non, ce n'est pas inutile, au contraire, mais aujourd'hui, c'est dévoyé. C'est en tout cas comme ça que les Français quand on les interroge disent "Mais à quoi serv-t-il ?
Nous sommes toujours dans la même situation. aucune aucune évolution euh aucune réforme courageuse de fonds qui nous permettent de changer notre vie quotidienne. Donc effectivement, j'allais dire nos dirigeants, la classe politique dans son ensemble non et heureusement mais nos dirigeants euh effectivement semblent manifester une certaine inutilité.
Guil Benassard, vous êtes avocat et vous êtes surtout un expert et un analyste politique affiné. Je vous vois souvent sur les sur les écrans cette situation. Est-ce que malgré tout, là aujourd'hui on est un petit peu sous le choc, est-ce que malgré tout, à partir de de juillet 2024, au vu de des résultats des législatives et de cette assemblée nationale ingouvernable, on pouvait s'attendre à ce qu'à un moment ou à un autre, ça vienne choquer qu'il y ait un blocage ?
Écoutez, très simple, extrêmement simple. La la démission d'Emmanuel Macron, je l'ai je l'ai réclamé non pas pour des raisons politiciennes, mais j'en ai appelé immédiatement au 4 juillet 2024 he chez de vos confrères pour pour tout vous dire chez vos confrères, c'est ces news immédiatement en disant et on me r un peu au nez en disant une chose simple, c'est que la situation telle qu'elle se produit aujourd'hui est exactement celle que j'avais prédit. C'est-à-dire que en fait, on a un mode d'emploi très simple que tous les Français connaissent en leur fort intérieur mais qu'en fait on a oublié.
Et le le et le général de Gaul était d'une clarté biblique, il suffit de le relire. C'est quand même lui qui a vaguement rédigé nos institutions. C'est qu'un un chef de l'État qui appelle à des élections anticipées et qui les perd doit partir.
Tout ce qui s'est produit depuis juin 2024 est d'une d'une simplicité crasse, c'est qu'en réalité personne n'a tenu compte du parchemin officiel. Ça fait maintenant 40 ans qu'on le tort dans tous les sens, hein. C'est une vieille histoire.
Mais Emmanuel Macron l'a poussé dans ses derniers retranchements, c'est-à-dire qu'il il va jusqu'à gouverner contre l'esprit et contre la lettre du texte. Résultat, tout le monde est dans son sillage à attendre la fumée blanche de l'Élysée qui ne peut pas venir puisqu'on bricole, on farfouille et on fait ce qu'on appelait à l'époque la politique politicienne pour tenter de rattraper le coup. Et en réalité, ce qui est le plus désolant, je me permets, c'est que d'une part, les Français constatent que le navire part sans eux.
Donc en fait, on a l'impression qu'il est hors solde mais dans des proportions jamais vues jusque-l. Et deuxièmement, tout le monde empathie. C'est-à-dire que les politiques et les les petits politiciens, les grands politiques, mais aussi les les petits stratèges de fin de couloir sont mis dans le même sac puisque tout le monde s'aperçoit que puisque le le poisson pourri par la tête, l'ensemble de l'édifice tombe avec lui.
C'est c'est une simplicité biblique. Et je dis la même chose depuis un an et demi. Il y a des solutions, elles sont en fait beaucoup plus simples qu'on ne le dit.
On a juste oublié que l'intégrité, la probité, la cohésion, la simplicité, ça existe. Guil Benessin. Euh les mauvais exemples ont été donnés dès 1986 par François Mitteran quand il perd les législatives que la droite revient au pouvoir, il ne démissionne pas.
Euh Jacques Chirac la reconfirme lorsque euh en 2007 il perd les élections législatives après la dissolution, il se maintient au pouvoir. Il l'avait confirmé auparavant euh en 2005, il avait quand même perdu le le référendum sur le sur le traité constitutionnel et il se maintient. Donc tous les chefs d'État, à chaque fois qu'ils ont été désavoués par les urnes depuis le général de Gaulle, se sont maintenus au pouvoir considérant que ce n'était pas lié à leur mandat.
Et on voit aujourd'hui qu'on arrive au terme de cette de cette situation. Pour autant, prenons les résultats de l'élection législative de juillet 2024. Nous avons en gros trois groupes de force à peu près égales avec une petite nuance sur le centre et le centre droit.
Trois groupes, passez-moi l'expression, qui se détestent et qui sont incapables de gouverner ensemble. Donc pas de possibilité de coalition. trois lectures possibles.
Nous avons et c'est là quand on la gauche dit nous avons gagné les élections législatives. Non, nous avons près de 360 députés qui ne veulent pas de la gauche. Donc une majorité du peuple français qui a clairement exprimé à l'occasion de ces élections législatives qui ne veulent pas de la gauche.
Nous avons une majorité de Français si on fait les voies de du Front populaire et du socle commun qui ne veulent pas du Rassemblement national. Et nous avons une majorité de Français, une troisème majorité de Français, c'est les 3/3 ingouvernable. quand on fait la somme des voies du Rassemblement national et du Front populaire qui ne veulent plus de la Macronie, qui ne veulent plus de ce de ce gouvernement central.
Or, on a fait une tentative parce que numériquement euh et l'élection de madame Bron Pivert l'a privé face euh l'a prouvé face à à à l'élection à la candidature de monsieur Chassigne à 15 voix près, c'est quand même le socle commun qui avait le plus de voix. Ils ont fait un gouvernement de coalition bon gré malgré qui a tenu de façon rafistolée avec des compositions quelquefois contre nature et qui aboutit aujourd'hui avec la démission de le cornu puisque même cette famille centrale, ce socle commun avec les républicains, le modem horizon et Renaissance et en partie Liot n'est pas arrivé à tenir. Donc aujourd'hui la solution c'est quand même d'aller à votre avis devant les Français ou non redemander leur avis aux électeurs.
Ah c'est très simple. Je je pense que la la il faut un moment il faut déminer la situation, c'est-à-dire que elle est elle le blocage ne peut ne peut être produit que par un arbitrage. Et l'arbitrage, on l'a oublié, c'est pas le Conseil constitutionnel, c'est pas des juges, c'est pas des politiques, c'est les Français.
Cet arbitrage, il est nécessaire parce que en absence d'arbitrage, rien n'ira. Donc aujourd'hui, moi je je j'entends ce que vous dites et je suis d'accord. On a on a globalement trois groupes qui ne veulent pas parler.
Personne veut s'accoupler, personne ne veut se marier. Donc on est bloqué. Mais le problème faut faut quand même se le rappeler, c'est que la dissolution devait produire ce que Macron appelait la grande clarification.
Or la grande clarification a tourné à l'immense confusion. Le problème c'est que la confusion tourne maintenant au chaos. Et c'est très simple.
À mon avis, vous savez, je réagis aussi en tant que juriste, pas uniquement comme passionné de la politique. Il y a un problème fondamental, c'est que nous estimons que tout tient parce que formellement le texte tient, mais l'esprit du texte c'est pas fait pour les chiens. Et Emmanuel Macron, je vous le rappelle, lui-même disait qu'un président battu doit partir.
Il avait fait des conférences là-dessus, il s'est exprimé. Tout le reste sera littérature dans la mesure où l'esprit de la 5e, c'est la responsabilité du chef de l'État devant le peuple français, c'est le modus opérandi. Si vous flinguez ce modus opérandi, la seule chose qui reste, ce sont des ruines.
Et ces ruinesl peuvent durer encore très longtemps. Je rappelle qu'on a 1 an et demi de bricolage potentiel, 1 an et demi où les choses peuvent encore s'empirer et 1 an et demi où il y a la dette, l'insécurité, l'immigration et toutes les demandes majoritaires des Français qui restent pour l'instant au placard pour ne pas dire à la poubelle. Il faut bien comprendre et j'en termine là que nous avons un responsable identifié et nous avons ensuite des tambouilles politiciennes qui découlent de cette responsabilité première.
Euh Serge Groire euh c'est quand même des, j'allais dire des gens de votre mouvance politique euh Michel Barnier, euh Bruno Retaillot qui ont fait cette expérience, qui se sont, j'allais dire lancés dans dans cette option de gouvernement euh sous l'autorité présidentielle de d'Emmanuel Macron. Sincèrement, qu'est-ce que Michel Barnier a raté comme coche ? Qu'est-ce que François Baïou n'a pas su faire ? qui aurait peut-être permis à cette formule centrale du socle commun d'aboutir.
Est-ce que ce sont des enjeux partisans ? C'est un manque de courage ou est-ce que la situation a été tellement bloquée que quoi qu'on ait entrepris de façon courageuse en parlant au français le langage de la vérité, je crois que François l'essayer c'était voix à l'échec. Est-ce qu'il y a si vous étiez à riz en situation à Matignon à la place de Michel Barnier ou François Berou ?
Est-ce qu'il y a quelque chose que vous auriez tenté ou expérimenté qui n'a pas été fait ? Mais je ne crois pas. tout le monde aurait échoué.
C'est aussi simple que cela. C'est ce qui vient d'être dit précédemment. C'est qu'il y a une situation qui est totalement bloqué et qu'il y a un responsable de ce blocage qui s'appelle le président de la République et il lui revient au terme des institutions et puis au terme de l'éthique tout simplement au terme de l'intérêt supérieur du pays d'en prendre acte, de le constater et d'agir.
Et je partage ce qui a été dit précédemment. La seule manière d'agir maintenant face à ce chaos, c'est de remettre le mandat en jeu et de tenter d'ouvrir une nouvelle page, de créer une nouvelle dynamique, une élection présidentielle, une dynamique avec cette présidentielle qui débouche sur une législative et en pensant que les Français en ont tellement marre de cette situation qu'il y aura une majorité parlementaire qui va se dégager et à ce moment-là, on peut tourner la page et on peut engager parce qu'il y a urgence le redressement de la France parce qu'aujourd'hui quand même dans toute cette tambouille la France elle est en train de couler. C'est ça la réalité.
Moi je le visite tous les jours bien sûr tous les jours je suis sur le terrain pour éviter là vous voyez je vous donne un exemple on est en train de se battre pour sauver une de nos belles entreprises qui s'appelle Branty Brant saire vedette de Drich c'est des marques françaises. On se bat pour la sauver. Il y a 600 emplois en jeu.
C'est ça la réalité de la France. Et là, mais moi j'ai besoin de quelqu'un au bout du fil. J'ai besoin d'avoir un ministre, mais un ministre pas un rigolo, pas un pentin, pas un mec qui va me raconter des belles histoires et puis on le reverra plus dans 8 jours.
Et c'est pour ça qu'il faut reposer les choses complètement. Serge Groire, vous suggérez au président de la République de ram cette démission et euh on sait qu'il ne pourra pas se représenter. Euh vous savez bien que la présidence mais c'est pas grave, vous savez, on en est tous là.
C'est le jeu des institutions. Euh vous savez bien que dans le système dans la philosophie politique de la 5e République, le chef de l'État est quand même quelqu'un qui incarne un espoir. C'est une force.
Est-ce que vous voyez aujourd'hui sincèrement dans l'inventaire du personnel politique français quelqu'un et je pose la question sans arrière-pensée, est-ce que selon vous, vous n'êtes pas obligé de me donner le nom ? Et quelle que soit la famille politique au centre, à gauche, à droite, est-ce que vous voyez quelqu'un qui pourrait aujourd'hui nous dire "Je rassemble les Français", quelqu'un qui aurait les les tribes, qui aurait le charisme, qui aurait la volonté. "Allez, on abandonne les clivages assassin, je rassemble les Français et on essaie de reconstruire ce pays." Est-ce que vous avez un nom en tête ou un profil en tête dans le paysage politique actuel ?
Alors, j'en vois un qui s'appelle Charles de Gaulle, mais il faudrait qu'il se réincarne rapidement si vous voulez. On croit pas encore à la résurrection. Oui, moi je vais vous dire je vais vous dire un truc.
Je vais vous dire un truc, c'est que moi je vois des gens de très grande qualité sur le terrain. Je vois une déconnexion totale entre une classe politique nationale qui est encore une fois dans les poisons et les délices du système qui qui est qui est vérolé, pardonnez-moi le mot. Et puis je vois des élus de terrain, des maires, des conseillers municipaux dans les départements, dans les régions, je vois des gens qui sont au contact qui savent faire ça.
Je sais. Est-ce que vous voyez quelqu'un au sommet Serge Girard ? Vous répondez pas à ma question.
Vous vous comportez en politicien. Est-ce que vous voyez quelqu'un qui peut relever le défi ? Je réponds à votre question parce que je vous dis qu'il y a une autre classe politique.
C'est celle qui bosse et qu'on voit pas et c'est que c'est celle-là qu'il faut appeler. Voilà. Ça, je la vois, je suis sûr de ce que je vous dis.
Je peux vous citer un paquet de maires qui qui réussissent dans leur ville, qui font des trucs formidable. J'en connais qui sont à droite, un peu plus à droite qu'à gauche, mais j'en connais quelques-uns aussi à gauche. Et ce que vous appelez ce rassemblement, c'est déjà des gens qui connaissent la réalité du terrain, qui savent ce dont ils parlent.
On vous dis qu'il y a une autre classe politique dans ce pays. Vous avez été entendu Serge Serge Groire. Bon, appelez-nous au 0826 300300, on marque une petite pause et après on a besoin de de vous parler et je redonnerai la parole à à Guin Menasa.
Sud Radio, la France dans tous ces États. Sébastien le Cornus, c'est le seul qui bouge plus. Il doit se dire "Ça y est, peut-être qu'ils m'ont oublié." Ce qu'il nous faudrait maintenant, c'est un bon confinement.
Je repense à Jean Castex, comment on pense à son ex. Ça c'était le bon vieux temps su d'Olivier Verrand quand les gouvernements duraient au moins 2 ans émouvant. Merveilleux pastige de Jacques Brel dans cette chanson historique et qui campe bien la situation à laquelle nous sommes confrontés.
Nous sommes au 0826 300300 et nous sommes en ligne avec Françoise. Françoise, vous nous appelez de Dax ? Oui, tout à fait.
Bonjour Pico. Bonjour à toute l'équipe. Bonjour Françoise.
Qu'est-ce que vous faites dans la vie ? Alors moi je suis retraitée, c'est 70 ans passés. Ah bon ?
Je suis ici d'un milieu gauliste. Bien voilà. Élevé par un père euh passionné d'histoire et de politique.
Donc vous avez une opinion très précise. C'est ce qui est en train de se passer en ce moment. Ben justement pas.
Alors vous êtes vous êtes vous êtes paumé. Vous êtes paumé vous aussi. Bon non non.
Oui. Alors je suis catastrophée par la situation d'aujourd'hui comme beaucoup comme tout le monde je suppose. Euh il faut un responsable bien sûr on va en nommer mais je trouve que déjà les premiers responsables Oui.
Mais non des non. Bah le président de la République en tête, il est en tête de l'État par ses actions, par ses attitudes. Euh il est il est responsable.
Mais moi, ce qui me navre surtout, c'est l'état d'esprit que les partis politiques ont assilé dans le débat français. C'est-à-dire qu'il y a plus de compromis possible, plus personne ne s'écoute. C'est tout de suite de la violence dans le ton.
Euh par exemple, si on ose si on ose dire, on a le droit de le dire, que l'immigratien aujourd'hui n'est pas mesuré en France, on se fait traiter de raciste. Si euh si on trouve et c'est la réalité que les Français ne travaillent pas assez, on est capitaliste. Il y a plus il y a plus de dialogue possible alors que tous les sujets mériteraient d'être débatus comme des adultes, hein, parce que il y a de la vérité partout.
Pour moi, il y a de la vérité partout chère problème justement maintenant on est mais oui, on est dans l'idéologie pure qui n'a plus rien à voir avec la réalité. On ne s'écoute plus, on ne s'entend plus. C'est-à-dire qu'on est on est Françoise dans le dénigrement de l'autre.
On n plus dans la dans dans le débat dans l'échange éventuellement dans la confrontation. L'autre est un salot. Voilà.
Et si tu ne penses pas comme moi, c'est que tu c'est que tu es dans le mauvais camp. et et on on n'hésite plus aujourd'hui à utiliser des anathèmes, voilà, et des eaux propres qui sont absolument insupportables. Et et on le voit bien puis on le voit on le voit même au sein, voilà, au sein de l'Assemblée nationale de la représentation nationale.
Alors ça vient surtout d'une certain côté des myycles, pas de celui justement dont on pouvait l'attendre qui au contraire qu'on les appelle, ils sont en cravat et et en face c'est plus violent. J'allais vous en parler de la tenue parce que ça déjà c'est un signe. Ça c'est déjà un signe de la perte de quelque chose.
Parce que moi à mon âge évidemment j'ai connu autre chose. J'ai connu des grands débats qui avaient qui avaient de la hauteur hein. On savait dire les choses avec avec civilité avec courtoisie mais enfin maintenant l'Assemblée nationale touour.
Pas toujours mais il y avait des formes. Mais il y avait des formes. Il y avait pas il y avait pas de menace physique, il y avait pas d'insulte.
Voilà. Bon, il y avait pas d'insulte déjà, hein. Mais le problème aujourd'hui et votre intervenante avant moi la très bien exposé, c'est que ceux qui ne parlent pas aujourd'hui, c'est ceuxl qu'il faut écouter, c'est cela qu'il faut interroger et c'est cela qu'il faut écouter.
Ce sont des gens qui travaillent, qui élèvent leurs enfants, qui payent leurs impôts et qui ont l'impression de travailler pour enrichir des riches ou pour nourrir des gens qui ne veulent pas travailler. Ils n'ont pas le temps d'aller dans la rue. Ils n'ont pas le temps ni les moyens.
Ils se sentent pas connus. Ils se sentent pasnus et pas écoutés. Mais ils sont pas reconnu.
Ils sont pas entendus. Ils sont pas écoutés. Et vous savez ce qui se passe ?
Françoise. Il arrive la pire chose qu'on peut qu'on peut subir. Ils ne vont plus voter comme ils n'y croient plus et ils vont plus voter.
Et donc l'abstention devient aujourd'hui le premier parti de France et en terme démocratique c'est une véritable c'est une véritable calamité. François, je vous reprends dans une minute et je prends Alors, on va de Dax à Mirand. La route est très belle de Daxamirand, je la recommande et on va rejoindre Luc.
Bonjour Luc. Oui, bonjour à tous. Alors Luc, qu'est-ce que vous faites dans la vie ?
Je suis retraité. Bon, je vois bien qu'à l'heure à l'heure du déjeuner, les retraités sont à l'écoute de de Sud Radio, mais le retraité, l'avantage, c'est qu'il a vécu, il a une expérience et il a eu des idées très précises. Régis Debré disait l'autre jour dans une émission, la vieillisse c'est un sauvetage.
Pourquoi ? Parce qu'on a plus besoin de s'encombrer de précaution. On dit les choses telles qu'on les a vécu, tel qu'on les pense et tel qu'on a envie de les exprimer.
Le qu'est-ce que vous inspire la situation qu'on est en train de vivre aujourd'hui avec la démission d'un premier ministre qui n'a même pas eu le temps de constituer la totalité de son gouvernement ? La la situation d'aujourd'hui me pousse à réfléchir à une chose. Quelle est la raison pour laquelle on en arrive là ?
Et il faut peut-être remonter un petit peu dans les années passées. Monsieur Mitteran quand il était au pouvoir a cherché à tout prix à le conquérir mais à le garder surtout en divisant la droite et en réunissant la gauche autour de lui. Il a réussi pour ce qui concernait la la réunion de la des gauches.
Oui. Mais il a aussi réussi pour ce qui concerne la division des droites parce que à l'époque le celui qu'il a réussi à ostracisé c'est le Front National et il est il votait avec les droites. Tout à fait.
Tout à fait. Et donc on est aujourd'hui sur la conséquence de cette ostracisation et aujourd'hui en deuxè mon propos et le deuxème parti que nous avons la droite la plus courte du monde. Excusez-moi ce propos grossier mais est-ce que vous croyez que la gauche est tellement plus intelligente Luc ?
Alors elle l'a été hein elle l'a été. Est-ce qu'aujourd'hui je pense pas, je ne le pense pas, mais moi je suis euh j'ai toujours été euh à droite et euh aujourd'hui je pense que notre droite est complètement à côté de ses pompes. Il ils pensent la même chose.
Vous avez un Bruno Rotaillot qui dit la même chose que le Rassemblement national. Vous avez euh d'autres parties plus au centre qui pensent également la même chose. Ils sont incapable de prendre le plus petit commun.
Est-ce que vous avez une explication ? Est-ce que vous pensez que c'est parce qu'on a perdu le sens du bien commun et de l'intérêt général qui sont des valeurs fondamentales en démocratie et que ce concept là n'est plus à l'ordre du jour ? Alors, vous anticipez un petit peu la 3è partie de mon de mon propos que je voulais développer.
Je vous voyais venir, c'est pour ça. Et ben tout à fait, mais vous l'anticipez et du coup euh ben la conséquence de ce que vous venez de dire, c'est que ceux qui sont élus euh comme politique ne pensent plus qu'à eux, qu'à leurs intérêts personnels, qu'au pouvoir et les Français derrière, mais il les oublient. Il il ne pense plus que nous les petits français qui sommes là et qui avons travaillé ou qui travaillon et ben nous avons des aspirations.
Est-ce qu'on Bon je sais que vous êtes quelqu'un de raisonnable, on va pas généraliser, on va pas jeter l'anathème sur la totalité de la classe politique, sinon on tomberait dans ce qu'on appelait l'antiparlementarisme primaire. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, au vu euh de ce qui se développe sous nos yeux dans la composition politique, on a tendance à penser que le sens de l'intérêt général est en train de se perdre. Ça veut pas dire pour autant que tous nos sénateurs, tous nos députés, tous nos gouvernants sont des gens qui n'ont pas cette conscience.
Il y en a qui le sont et on les rencontre ici régulièrement. Ils sont les premiers à s'en plaindre. Mais ils sont minoritaires ou en tout cas ils n'arrivent pas à traîner derrière eux le reste de leur de leur mouvement politique.
Vous pensez que ça peut un jour ça va qu'est-ce qui permettrait que ça change cette cet état d'esprit ? Eh bien je crois que tout le monde est d'accord sur le l'évolution. Euh ça veut être euh soit la première des choses que les gens fassent preuve de bonne volonté pour commencer à réfléchir ensemble et amener des idées communes et se rassembler autour des idées communes.
On ça c'est possible. On peut y arriver. Il faut que les il faut trouver quelqu'un.
Il faut trouver quelqu'un, non seulement quelqu'un, mais il faut que les différents individus envie de considérer que les Français sont au cœur de leur préoccupation. Vous avez, j'ai une je vais vous dire une petite chose. Vous avez quand vous allez à Fondromme en arrivant à Mont-Louis un monument qui a été élevé à Emmanuel Brous et de sur ce monument, il y a écrit euh à au ministre de l'agriculture, apôtre des économies Emmanuel Brousse au ministre mortpauvre.
Et oui, un serviteur de l'État et de la République. Tout à fait, tout à fait déconnu Luc, merci. Beaucoup de nos politiques ont oublié ça bien sûr mais on va le le rappeler.
Comptez sur sur Sud Radio pour raviver ce débat et demander voilà donner la parole au français qui nous qui comme vous témoigne de de sensations très précises avec avec un peu de colère. Je vais je vais redonner la parole à Guila Benassa. Guillain Benessa, vous avez vous avez entendu le témoignage de de Françoise et de Luc.
Vous sentez bien qu'il y a pas seulement une exaspération, presque un désespoir dans le pays. Est-ce que il y a moyen de redonner du courage ? Est-ce qu'il y a aujourd'hui, j'allais dire une solution politique ou peut-être une façon de repenser la République qui permette à ces Français qui se sentent oublié, mis de côté de d'avoir la sensation de d'avoir d'avoir retrouvé la parole ?
B écoutez, il y a il y a deux solutions très simples évidemment. Elle elles crèvent les yeux et elles crèvent tellement les yeux qu'on refuse de les voir. Premièrement, on brave une bonne fois pour toutes les interdits posés par une batterie de d'interdiction à lever.
Et c'est pas très compliqué. Il faut poser la question au français de ce qu'ils souhaitent voir trancher, c'est-à-dire utiliser ce bon vieil outil qui s'appelait le référendum qu'on a utilisé cinq fois en 10 ans dans les années 60. Cinq fois en 10 ans dont on n' pas vu l'ombre d'un référendum depuis 20 ans.
Vous posez une une dizaine de questions aux Français globales, vous leur demandez de trancher vous sur leurs préoccupations, sur des choses qui les importent, sur la vie, la vie concrète, la vie pratique, économique, immigration, sécurité et cetera. Vous inquiétez pas, vous aurez une réponse assez claire de ce que les Français souhaitent ou pas voir trancher. Premier élément.
Et deuxème élément, François Baou a dit quelque chose de juste à mon sens dans cette leur raison funèbre qu'il a qu'il a quelque part prononcé en partant. Il a dit que depuis 51 ans, le budget français était, je veux dire en déficit chronique et qu'on on faisait plus rien. Depuis 74. 74 51 ans.
Je propose une chose extrêmement simple que on se rende compte tous collectivement depuis 51 ans, on fait absolument n'importe quoi et qu'on reprenne la feuille de route telle qu'on aurait dû la ne pas l'achever avant 1974. Ça veut dire reprendre les solutions qui fonctionnaient. Le gaolisme date juste avant 74 et on a une feuille de route possible.
La seule chose que ça demande et à mon avis c'est là péicole gaz vous vous demandez si on avait quelqu'un pour le faire. Le problème c'est que ce quelqu'un doit apprendre à penser en envoyant Valser 50 ans de politiquement correct, 50 ans de juridiquement correct, 50 ans de d'européennement correct, si je puis dire. Si vous trouvez l'homme qui envoie valcer ses 50 ans, honnêtement, il y a peut-être un trou de souris mais il existe toujours.
La seule chose, c'est de penser hors des cadres et de se rendre compte que les Français demandent en réalité des choses qui sont tranchables et faisables à condition qu'on pense enfin un peu mal dans une classe politique qui pense beaucoup trop bien depuis 50 ans. lettre providentielle. Vous vous souvenez qu'en 2016-27, on pensait tous, même ceux qui n'avaient pas voté Emmanuel Macron, s'était dit il va se passer quelque chose, c'est le monde nouveau qui va remplacer le monde ancien, il va renverser la table, il va tout bousculer et et c'est lui et vous voyez le résultat aujourd'hui de l'homme providentiel, le bilan.
Mais même au pire moment, on aurait pas pensé que ce scénario serait aussi aussi tragique. Guil Guil Benessa, merci, on se retrouvera très bientôt. On aura besoin de vos avis.
Euh et là on fait une petite pause et on se retrouve juste après. Et ne bougez pas dans un instant, nous sommes avec Benjamin Cochi et Jean-François Ferando, président de la Confédération nationale des petites entreprises et directeur de publication du magazine TPE Mag. À tout de suite.
Sud Radio, la France dans tous ces États, Pericolas, Motkofler. Nous continuons à discourir, à décrypter la situation politique que nous que nous vivons avec la démission surprise et précipité de Sébastien Lecornu qui n'est plus premier ministre depuis ce matin. Nous avons avec nous Jean-François Ferando, président de la confédération nationale des DP, vous savez les très petites entreprises.
Très petites entreprises et oui dont dont je considère que je considère que c'est le socle réel de l'économie française. Ce sont eux qui nous enrichissent. Bien sûr, on a besoin des grandes multinationales, mais les TPE, sans les TPE, on ne serait on ne serait pas aujourd'hui dans une situation euh j'allais dire moins grave que le que que l'on pourrait penser.
Et puis nous avons Benjamin Kochi dont on se souvient, je me souviens de ce visage au moment des gilets jaunes, c'est un ancien leader. Alors, je sais que les gilets jaunes ne voulaient pas de leader, mais enfin en tout cas, Benjamin Cochi a porté la parole de ce grand mouvement social et populaire et il est fondateur du cabinet que rappelez-moi le nom de votre cabinet Benjamin Cochi. in de conseil.
Bonjour Pic. Ravi de voir sur Sud Radio. Voilà Jean-François Ferando, petit patron sur le terrain.
Euh vous subissez on va commencer ça vous pas avec Benjamin Cochi parce que je crois que Jean-François Ferando est en train de mettre son zoom en ordre. D'accord. Parfait.
Petit petit problème technique. Alors Benjamin Cochi, vous avez vécu dès novembre 2018 la première fissure sociale qui indiquait qu'il y avait un dysfonctionnement au sommet de l'État. Je me souviens d'un d'un ministre qui m'a fait la confidence en septembre 2018 au conseil des ministres. il dit euh les gens sont dans la haine et il va y avoir forcément à un moment donné un mouvement parce que les gens sont en train de craquer et un mois après les gilets jaunes étaient dans la rue.
Euh je vous demande avec un peu de recul ce que vous avez vécu depuis 2018 jusqu'à aujourd'hui. Euh ça vous semble une conclusion inéluctable qu'on arrive à une situation aussi entre guillemets tragique ? Oui, absolument.
C'est inéluctable puisque le mouvement des des gilets jaunes de novembre 2018 finalement n'a abouti qu'à de la poudre de Perlin Pimpin par le biais de de grand débat par le biais de pseudomesure de de pseudo projets notamment institutionnels où on parlait de mettre en place la proportionnelle où on parlait de mettre en place plus régulièrement des référendums dont venez de parler votre précédent invité. Donc finalement cette absence de respiration démocratique que pouvait représenter les référendums d'une part et d'écoute sincère par les par les députés et les sénateurs d'autre part de des aspirations des Français ne pouvait qu'amener qu'à une crise institutionnelle majeure. Aujourd'hui, quand j'entends ce matin madame Le Pen qui appelle qui dit que la une démission du président de la République serait quelque sage quand vous entendez monsieur Sioti que je viens d'entendre à l'instant qui dit que le seul recours pour pour sortir de cette crise c'est un retour à l'élection présidentielle et surtout quand j'entends le président de l'AMF quand même si chez les républicains mais qui représente quand même des milliers des milliers de maires qui dit qu'il faut envisager un départ programmé du président de la République je pense qu'effectivement Il est inéluctable aujourd'hui de penser sincèrement à la démission du président de la République.
Ce n'est pas un sujet, ce n'est pas une critique abnominem face à Emmanuel Macron, mais quand un chef n'a plus la confiance de son peuple, il est d'une grande sagesse à mon avis d'être d'être capable de se retirer, de partir. Le général de Gaul a été capable de le faire suite à un référendum perdu à la fin des années 60. Et bien, je crois qu'aujourd'hui le président de la République pourrait mettre à son tableau de chasse à son honneur le fait de se retirer et de démissionner.
Bien. Euh Jean-François Ferando est avec nous. Est avec nous.
Vous avez retrouvé le contact ? Oui, c'est bon. Bon, Jean-François Ferando, euh petit patron français, vous êtes à la peine depuis bien avant que Emmanuel Macron soit président de la République.
J'allais dire vous soutenez le pays par en bas. C'est vous qui faites rentrer un petit peu les sous et qui maintenez une certaine cohésion sociale et le tissu social dans ce pays. Là, vous êtes accablé, effondré, désespéré, déprimé.
Je n'ose pas utiliser le le qualificatif que vous ressentez. Allez-y, dites-nous ce que vous où est-ce que vous en êtes. Alors, en tout cas, une chose une chose est certaine, c'est que ce qui vient de se passer ne fait que confirmer, j'allais presque dire, nos biais nos biais dans les organisations et les entreprises.
Les TPE, je le rappelle, c'est 97 % des entreprises françaises. Euh c'est presque la moitié des emplois. Voilà.
Et quand je vois un premier ministre qui démissionne et qui dit que les conditions ne sont pas remplies, qui dit que il préfère et c'est tout à son honneur, préférer le pays aux partis politiques, ça veut ça veut bien dire que aujourd'hui on enfin, j'allais dire on a un élu qui était dans l'intérêt de la nation, dans l'intérêt général et qui en fait malheureusement nous fait la démonstration que être dans l'intérêt national ou d'un intérêt général, c'est devenu très compliqué aujourd'hui, qu'on est davantage dans des intérêts personnels voire dans des personnelles. Alors du coup nous ça nous engage dans quel quoi ça ça ça rentre dans le fait qu'on rentre dans des logique de compromis qui ne négliseront plus parce que les gens ont tendance à se radicaliser mais je le dis dans les deux sens. C'est-à-dire que on a d'un côté ben des des une catégorie de de d'élus de politiques qui sont habitués à toujours taper sur les mêmes.
Les mêmes c'est nous bien évidemment les les les patrons de boîte. Alors, taper physiquement, hein, c'est pas que c'est pas que taper socialement ou euh fiscalement, c'est quand on a des commerçants qui se font euh défoncer les vitrines, casser la gueule, euh bah c'est physique. Et quand on nous euh met pression en permanence en étant finalement le le collaborateur forcé de l'État, je vais vous donner deux exemples, il y en a un, c'est la TVA.
Les gens ne le savent pas, mais le collecteur de la TVA en France, ce sont les entreprises. C'est nous qui faisons le boulot pour le compte de l'État et c'est le premier budget de l'État. Bien sûr.
Et si on fait et si on fait ça mal, on se fait taper sur les doigts. Le deuxième sujet, il est pas si vieux que ça, c'est le prélèvement à la source. Il y a encore pas si longtemps que ça, les citoyens pensaient payer leurs impôts directement auprès des services fiscaux et c'était une relation qui existait entre l'État et euh et le et le contribuable.
Ben, désormais euh ça nous a été imposé. Le prélèvement à la source, c'est nous les entreprises qui devons le faire. Donc ça nous rajoute des coûts.
Donc c'est toujours les transferts de charges, les transferts de coût toujours sur les mêmes. Et la contrepartie, il n'y en a jamais si ce n'est que on vient encore toujours plus nous mettre des organisations théodules qui sont juste là pour nous dire ça vous avez pas le droit, ça vous pouvez pas mais qui ne sont en aucun cas là pour nous aider. Donc honnêtement aujourd'hui la démission du premier ministre nous interroge.
Voilà. Est-ce que gouverner en France c'est encore possible ? Et ben écoutez euh je pense qu'on va avoir la réponse assez vite.
Enfin, la réponse sera à mon avis autre que celle d'un d'un chef de gouvernement. Nous verrons bien. On va pas jouer les jouer les devins.
Euh Jean-François Ferando, Benjamin Cochi, merci d'avoir été sur Sud Radio. Votre témoignage étaient précieux. Il va de soi que nous aurons besoin de vous de vous rappeler bientôt.
Là, on est à la fin de cette séquence. L'actualité va être fournie et je pense qu'il y aura matière à donner des avis parce que l'important c'est que la France d'en bas euh celle qui se lève tôt le matin et c'est le cas de vous deux puisse s'exprimer sur les antennes parce que il y a aujourd'hui une vraie rupture entre le sommet et la base et une des solutions, ça sera de réconcilier le sommet et la base et ça se fera sur Sud Radio. Ici Sud Radio.
La France parle à toute la France et à tous ceux qui aiment la France. Merci d'avoir été là et je vous dis à très bientôt. Et vos témoignages nous sont aussi précieux. 0826 300.
Restez bien avec nous. Dans un tout petit instant, nous serons avec Charles Gave l'économiste parce qu'à la base, à l'origine de tous ces problèmes, quand même, il y a le budget. Sera-t-il un jour voté ou non ?
Répondez-nous vous aussi, donnez-nous vos pronostics. Allez, on va jouer à tout de suite.