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interviewLCI (sur YouTube)· 6 mai 2026 128 min

Brunet sans filtre du mercredi 6 mai 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, soyez [musique] les bienvenus. Nous sommes ravis encore une fois de vous accueillir pour 2h30 d'émission et 2h30, ce ne sera pas trop pour tenter de comprendre ce qui se passe en ce moment dans le Moyen-Orient puisque le message de la nuit de Donald Trump a pris tout le monde de cours. Le président [musique] américain a décidé de suspendre son opération projet liberté qui pourtant [musique] venait d'entrer en vigueur.

Et au même moment au même moment il y avait ça. Regardez cette photo, l'USS Bush qui arrive dans la région. Il y a donc désormais trois porte-avion américains sur zone.

L'armada américaine ne cesse de se renforcer. Alors, que va-t-il se passer dans les prochaines heures que nous réservent les Américains alors que la tension de le D3 d'Ormous reste vive, extrêmement vive. Un portecteneur vient d'être pris pour cible.

Ce porte conteneur, vous allez voir sa photo. Et bien, c'est un porte conteneur français. Il appartient à l'armateur CMA CGM pris pour cible par le régime pris pour cible par le régime iranien.

Il s'agit du San Antonio. Il a été touché au large des Émirats arabe unis. Pour tenter d'en savoir davantage, on va tout de suite rejoindre notre équipe à Doa, Celia Jusfredi et Arthur Grolet.

Bonjour à tous les deux. Que sait-on précisément ? Celia, l'armateur français en tout cas l'a confirmé.

Son bateau a fait l'objet d'une attaque. Oui, ce bateau a fait l'objet d'une attaque alors qu'il était en train de passer le D3 d'muse. Et c'est justement cette information qui nous manquait car la dernière fois que le navire a émis un signal, il était au large des côtes de Dubaï mais le l'armateur CMACGM a bien confirmé que le bateau était en train de traverser ce D3 d'mous au moment où une frappe est arrivée sur ce navire.

Nous fera par un missile qui a fait des dommages sur le navire mais aussi des blessés. Les blessés ont été évacués et sont en train d'avoir recours à des soins. En tout cas, cette attaque, elle a eu lieu alors que le projet liberté de Donald Trump était est en vigueur.

Un projet qui a pour but de sécuriser, mais aussi de guider les navires commerciaux à travers le D3 d'Ormous. Un projet qui a été suspendu par Donald Trump et cela a été félicité par le premier ministre pakistanais qui a dit avoir bon espoir au vu de la dynamique dans le D3 d'Ormous à un accord de paix. Merci beaucoup CIA pour ces toutes dernières informations.

L'analyse maintenant toujours précieuse en plateau. Isabelle Saporta comme chaque jour. Bonjour Isabelle.

Claire Cambi de notre service international. Bonjour Claire. Le général François Chavan qui nous accompagne aujourd'hui.

Bonjour général ainsi que Michael Benamou. Bonjour. Bonjour.

Directeur de l'Institut européen de la guerre, ancien conseiller politique de l'armée française et notamment en mer rouge dans cette zone précisément cette zone sympathique, dites-vous. Effectivement, vous allez pouvoir nous éclairer. Et Romu Al Siora, bonjour, chercheur associé à l'IRIS, directeur de l'observatoire politique et géostratégique des États-Unis et de l'IRIS, auteur de alors votre dernier livre amé America 250, une histoire graphique des États-Unis.

Voilà, merci de m'aider parce que là c'est un peu trop loin pour moi pour pouvoir lire. Merci beaucoup. Ah ben Michel Benhamou, vous allez pouvoir nous nous éclairer.

Comment est-ce que ça a pu se passer parce que Céan nous le disait. Ce portecteneur français a été pris pour cible. Il y a des blessés parmi les membres d'équipage.

Ils ont réussi à être évacués et soignés. Évacués concrètement. Comment ça a pu se dérouler ?

Euh on n pas toutes les informations, mais ce qu'on peut dire c'est qu'il y a quelques semaines, un navire de CMACGM a pu passer et donc ça ça a fait la fierté de cette société. Ils ont cherché à rééditer cet exploit et cette fois-ci ça n'a ça n'a pas marché. Il faut savoir que CMA CGM a des moyens quand même très très important pour réussir ces ces passages.

Ils ont une expérience très importante notamment en mer rouge. Donc voilà, donc il y a quand même des problèmes en mer rouge depuis maintenant 10 ans. Mais ce coup-là ce coup-là ça n'a ça n'a pas marché. et et ensuite sur tout de suite on met la situation au plus bas niveau.

Il y a une réalité locale. La réalité locale on n'est pas concerné. Et en revanche ce que font les Iraniens comme d'habitude quand un navire tente de passer et ben ils le mettent en danger.

Mais quand même c'est une agression sur un navire civil avec un état qui de toute façon pas en guerre avec l'Iran, il y a des blessés. C'est quand même, j'appelle ça un acte de guerre. C'est un acte Oui.

Alors dire d'agression mais pour vous c'est soit un acte de terrorisme, soit un acte de guerre. En tout cas entre les deux. Effectivement, ça a été beaucoup plus loin que la première fois le premier cargo dont vous parliez de CMA CGM qui avait été pris pour cible.

Il s'agissait des tirs de sommation. Là, ça a été plus loin avec des membres d'équipage qui ont été blessés. Avec des blessés effectivement.

Mais je pense qu'il faut effectivement faire leur distinction avec nos soldats blessés. Vous rappeliez ce soldat qui est qui est mort au début du conflit en Irak tué par une milice. Il y a eu également deux soldats tués au Liban qui travaillaient au sein de la finule.

Là effectivement notre armée avait été attaquée. Dans dans ce D3 DO, on parle de navires commerciaux qui effectivement battait pavillon malté. Donc je pense qu'il faut faire le le distingo et des navires commerciaux ont été attaqués.

Il ont voilà pour différentes nationalités. Ce qu'on voit bien c'est que finalement c'est cette libération du D3 DO qui a été bloqué. C'est euh cette fameuse mission liberté qui euh n'a pas pu être mis euh mis à bien jusqu'au bout.

Euh on voit que c'est quand même un camouflé pour la part des des États-Unis. Euh, on se souvient que Pitexet hier indiqué qu'il y avait une bulle de protection, un dos de protection qui avait été créé, qui invit les bateaux à passer au large d'omane. Il il avait indiqué qu'il avait contacté des centaines de bateaux et des centaines de d'armateurs différents et qui les a invité à passer.

On voit que effectivement ça n'a pas ça n'a pas fonctionné derrière Donald Trump qui annule donc cette mission dans les trois d'ormous. Exactement. On va y venir dans un instant.

Isabelle, vous vouliez réagir sur cette cargo encore donc français même si pavillon maltais qui a été attaqué pris pour cible. Alors, je vais revenir là-dessus mais je voulais revenir surtout sur la mission liberté parce que comme l'émission est l'actualité tragique, je peux pas me permettre de faire le tour de ce studio en disant je vous l'avais bien dit mais je le ferai bien quand même hein. Je le ferai bien quand même parce que qu'est-ce qu'on a pas entendu tous ces derniers jours en disant que c'était spectaculaire mais le coup de génie de Donald Trump mais le coup de génie c'était spectaculaire on allait voir ce qu'on allait voir.

Ils étaient prêts, ils allaient passer he ce des trois dormous. Voilà. Bravo Donald Trump.

Donc ça a duré he 24h. Ouais, j'allais dire moins de 48 heures. Moins de 48 he on est d'accord.

Il y a quelques bateaux qui sont passés qui se comptent sur les les doigts d'une main ou des deux mains et on effectivement nous enfin on a beau là je vous ai vu surfer général, je voudis dire que j'ai trouvé ça hyper beau à voir mais c'était quand même vraiment du surf et Claire a fait le même surf parce que là on a beau dire on a beau faire CMA CGM c'est nous hein. Alors d'accord c'est pas sous pavillon français. D'accord. et on s'en réjouit.

Les marins sont pas français et d'accord, je vous entends euh effectivement, ils seront très bien soignés, on s'en réait joué aussi. Mais bien sûr que si. Et c'est quand même vraiment pas de bol parce qu'avec tout ce qu'on a fait pour la conciliation, pour appeler le président iranien et cetera, que ça nous tombe sur le coin de la figure, c'est pas de bol.

Mais là, je dois dire que franchement, s'il y en a encore un sur ce plateau, mais je je m'en vais, s'il y en a encore un qui me dit à quel point c'est bien joué Donald Trump, je vous jure, je m'en vais. En fait, [raclement de gorge] je n'en peux plus en fait. Je ne peux plus entendre que c'est bien joué.

Alors qu'on va de recul en recul, de jour en jour et d'échec en échec. Alors, recul en recula, d'échec en échec, justement, je voulais vos avis à tous parce qu'effectivement, on a ça a été spectaculaire ce message posté dans la nuit de Donald Trump. On l'a vu, les bateaux continuent d'être pris pour cible.

On l'a vu, le D3 continue d'être bloqué et pourtant Donald Trump a mis fin enfin a suspendu pour être plus exact à son projet liberté qui était censé donc rétablir la liberté de circulation dans ce D3 DO. Regardez le message posté par Donald Trump compte tenu de l'énorme succès militaire. Alors pardon, vous avez pas les caméras, [rires] tout le monde éclate de rire.

Compte tenu de l'énorme succès militaire et des grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens, le projet liberté sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut-être finalisé et signé. En gros, on se dit deux petits jours et puis s'en va. Cette opération visée à rétablir cette libre circulation, il n'en est rien.

Elle n'a permis le passage que de trois bateaux. Voilà. Alors, est-ce que vous comprenez quelque chose ?

Ce matin, on s'est un peu creusé les ménages. On va faire juste un tour de table. Vous parlez de reculade.

Alors, est-ce que c'est une reculade ou au contraire est-ce que ça peut être un écran de fumée ? Quelque chose se prépare du côté des États-Unis ? Michel Benamou, juste les deux, on développe après.

Ce que je voulais dire, c'est qu'en fait, je crois que les Iraniens n'ont pas les moyens de discriminer en fait hein. C'est-à-dire qu'en fait, les Américains ont demandé aux bateaux marchands de couper leur transpondeur. Vous savez, c'est la localisation GPS.

Donc, en fait, ils ont un peu tiré comme ça au hasard. Je pense qu'ils avaient pas les moyens de savoir si c'était malté, français ou vénézuélien ou autre chose. Donc c'est pas de bonne vue.

Et mais je suis d'accord. Oui, mais ça reste un bateau civil pris pour Mais je suis d'accord avec vous sur le fait que c'est une forme d'échec. Je pense que les destroyurs américains ont été mis sous pression dans le détroit d'Ormouse.

En fait, il faut s'imaginer, vous êtes un navire, vous avez 300 marins à bord et vous avez des alertes missiles dans tous les sens, des hélicoptères qui décollent pour détruire des des drones. Enfin, c'est une pression psychologique complètement folle. Ça veut dire je pense que la marine a ayant vécu ça une fois a dit au président Trump pas deux donc reculade pour vous il y a une reculade américaine général euh oui.

Alors reculade possible ou alors il y a eu un petit signal iranien saiton jamais qui laisserait le supposer à Trump qu'il a vraiment gagné qu'il va obtenir quelque chose. Mais en fait on revient ce qu'on vit depuis le début. Tous les jours ça change.

Tous les jours il y a des reculades. Il y a des reculades limitées mais elles sont là parce que le symbole de la force je le vois pas vraiment. Je vois en permanence quelqu'un qui dit "Ah aujourd'hui je vais taper et demain je tape".

Ah bah si vous le voyez vous le voyez du côté iranien le symbole de la force. Oui oui mais je par je parle des jeunes américains hein. Les autres ne se démontent pas et continuent effectivement à frapper quand ils veulent ou ils veulent.

Remuel sera votre analyse. Écoutez pour moi c'est très lisible. Au contraire d'Isabelle, je vais dire, c'est ce que je répète depuis des semaines, Donald Trump qui est un président acculé qui s'est lancé dans cette guerre contre la vie de son vice-président, la secrétaire générale de la maison Blanche, des généraux du Pentagone, des sénateurs républicains et surtout de sa base Maga qui pour la première fois depuis plus de 10 ans est en train de s'éloigner de ce président qui doit faire face dans quelques mois des [raclement de gorge] élections qui s'annoncent méchamment perdues, qui a plusieurs échéances, le 250e anniversaire des États-Unis qui est pour lui très très important hein, il voulait y arriver tel Jules César et Alexandre le Grand avec son arc de triomphe donc le et juillet comment 4 juillet et la visite en Chine dans une dizaine de jours euh on le presse de toute part de se retirer de ce conflit de ce piège.

Donc ça fait déjà quelques semaines qu'il cherche une sortie de secours. J'étais l'un des premiers à dire il sera prêt à valer de nombreuses coulores et à passer de nombreux compromis. C'est ce qui est en train de se passer depuis 2 jours.

On l'a vu hier avec le secrétaire à la guerre, on l'a vu avec les discours de Trump alors que les États-Unis ont été humiliés plusieurs fois au cours du weekend. On met euh les choses en bémolle, on ne fait pas monter euh la pression. Aujourd'hui euh on parle euh d'un proposition, d'un accord qui serait sur la table euh des Iraniens et des Américains.

Trump a annoncé, alors vous me direz, c'est pas la première fois, mais là il y a comme une dynamique que d'ici quelques jours, un accord provisoire devrait être passé. Pour moi, c'est très clair. Un accord est en préparation.

Les États-Unis vont accepter beaucoup de compromis. Trump aura un bout de papier qui lui permettra de garder la tête un minimum haute face à son électorat, sa seule obsession. C'est son miroir, il se reflète dans cet électorat et il passera sans doute à autre chose, c'est-à-dire Cuba avant le 4 juillet.

Alors d'accord, sauf que Cuba c'était vers 1h du matin heure française quand le le message a été posté, il y a une information qu'on avait pas nous, on vient de la voir parce qu'il dit compte tenu des succès militaires, d'accord, mais des grands progrès accomplis en vue d'un accord. Et là, on vient d'apprendre auprès d'Axios. Et donc Axios, on le rappelle, c'est un média américain extrêmement bien informé auprès de la Maison Blanche.

Donc selon Axios, les Américains se rapprochent d'un accord avec l'Iran. C'est ce que je vous dis. C'est ça.

Mais ils se seraient mis d'accord sur des points essentiels. A priori, a priori l'Iran s'engagerait à ne jamais développer l'art nucléaire. Vous imaginez si les Américains obtiennent une telle chose ?

Vous vous êtes très sceptique. D'accord. Oh oui, à Ormous, les restrictions et le blocus seraient progressivement levées.

Il y aura aussi une levée graduelle des sanctions contre l'Iran et les deux parties s'engage à discuter pendant au moins 30 jours. Est-ce que clair finalement c'était ça ? Trump le savait.

A priori les négociations avancent. Hier quand il a annoncé la la la fin de de ce de cette mission liberté, il a parlé aussi du Pakistan qui revient dans dans le jeu et il a indiqué que c'était aussi grâce à leur leur action qu'il qu'il arrêtait parce qu'il y avait des avancées au niveau des négociations. Donc on apprend effectivement ce mémorandum.

Alors pour l'instant on n' pas beaucoup d'information hein. On parle d'un memorandum d'une page avec 14 points. Là où l'avancée est est majeure en tout cas pour annoncer auprès de son électorat une victoire, c'est que Donald Trump aurait obtenu un moratoire sur l'enrichissement nucléaire.

Il y avait beaucoup de petite chose qu'on le en fait dans cet accord d'après ce que j'ai compris, permettez-moi de vous couper. C'est effectivement un moratoire. C'est-à-dire que ce que les Iraniens, les Iraniens ne lui promettent pas d'arrêter euh leur programme nucléaire.

Ils promettent, d'après ce que j'ai compris, hein, de euh ils sont d'accord pour euh enclencher les pour parler pendant plusieurs mois pour voir comment il pourrai stopper. Ce que ce que nous disent le Axios, hein, c'est que il y aurait une période de négociation de 30 jours. Mais dans quand même ce ce moratoire, il y a l'Iran et qui propose enfin l'Iran et les États-Unis qui proposent d'arrêter l'enrichissement d'uranium pour une durée qui pourrait aller entre 12 et 15 ans.

On le savait, il y avait déjà des négociations en cours. Les Iraniens étaient un peu fermés sur une durée de 5 ans. Les États-Unis voulaient aller beaucoup loin, beaucoup plus loin en parler de 20 ans.

Donc là, il y aurait un compromis. Après ce moratoire, l'Iran serait alors autorisé seulement à ce moment-là d'enrichir l'uranium à un très faible niveau. On parle de 3,67 %.

Donc ça serait un enrichissement qui ne permettrait que du nucléaire civil. On voit d'ailleurs la réaction aujourd'hui de la Chine. On rappelle he que que le le ministre des affaires étrangères iranien rend visite actuellement à son homologue chinois. euh la Chine qui a euh appelé à la cessation des des hostilités immédiatement.

Oui. Et qui euh et qui euh soulligne enfin qui félicite les Iraniens s'ils arrêtent effectivement euh le cette volonté d'acquérir l'arme nucléaire, mais qui espère que l'Iran pourra continuer à jouir de de du nucléaire civil. Rôle incontournable de la Chine, on le voit dans ce cette crise et on va en parler dans un instant.

Vous étiez très sceptique parce qu'on se dit c'est spectaculaire, les choses sont en train d'avancer. Peut-être peut-être que Donald Trump serait en train de réussir son paris et vous n'y croyez pas. Bah disons que toutes ces conversations sur le nucléaire, ce sont que des mots en fait et qui ne seront pas respectés dans les années à venir.

Et les Iraniens, je pense n'auront pas intérêt à les à les respecter. Mais les Chinois ont dû dire aux Iraniens, faites semblant d'être d'accord sur le nucléaire. Ce qui compte, c'est de c'est de gérer l'ego de cet homme que nous voyons là descendre de son de son avion.

H euh donc ce qui ce qui est ce qui est je pense plus réel, c'est de voir ce qui se passe sur le terrain. En vérité, il y a un début de retrait militaire américain. En fait, le porte-avion Ford a quitté la zone.

Trump a expliqué non, il n'est pas remplacé justement. Il n'y a plus de porte-avion américain en Méditerranée en mer rouge, ce qui est un problème pour Israël. Non, mais ils sont dans dans la zone, ils ont des ils ont des destroyurs.

Mais ce n'est pas Ils ont trois portesavion quand même. Non, non, non, ils en ont plus que deux. Ils en ont plus que deux maintenant dans l'océan Indien.

Et Trump a dit que l'un des deux allait bientôt être pris pour aller faire de nouvelles bêtises à Cuba. Cuba. Exactement.

Euh donc vous avez vous avez un début de vous avez un début de retrait et vous avez des signaux comme quoi les Américains vont bientôt passer le relais à la future coalition européenne et asiatique. C'est ce qu'a dit Pitex et c'est aussi ce je crois le la dynamique de la conversation entre Marco Rubio et notre et notre ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barre dans ces conversations et aussi dans ses discours. On voit bien que les Américains ont envie de passer le relais à cette coalition européenne et asiatique.

La question c'est dans quelles conditions ? Alors quelles conditions ? Ça veut dire qu'il y a un désengagement militaire américain alors qu'on voyait l'inverse.

Général, vous allez pouvoir nous aider. Dan Kane, le le chef d'étatmajor des armées américaines a pris la parole hier. Vous le saviez, c'était cette conférence de presse avec Pitex et voilà ce qu'il a déclaré notamment.

Au-delà du projet liberté, le SENCOM et le reste de la force interarmée demeurent prêt à reprendre des opérations de combat majeur contre l'Iran si l'ordre leur en est donné. Aucun adversaire ne doit confondre notre retenue actuelle avec un manque de détermination. Nous sommes prêts, nous restons déterminés.

Et dans le même temps, le SCOM, le commandement militaire américain continue de poster photo sur photo plus guerrière les unes que les autres avec ce clip notamment qui vient d'être misise en ligne et il y a ce message qui accompagne ces images. Les hommes et les femmes en uniforme d'Amérique qui servent dans tout le Moyen-Orient représentent la force de combat la plus puissante que le monde est jamais connu. Alors, est-ce que les Américains sont en train de se désengager militairement ou au contraire renforce leur Armada ?

Je ne vais pas contester ce qu'elle dit à quelques instants. Je suis pas allé voir, j'ai pas vraiment eu le sentiment qu'il y avait un désengagement. Et quand on parle du Ford qui s'en va, quand on a 300 jours de mer et on l'a discuté l'autre jour, on fait rentrer l'équipage parce qu'il commence un petit peu à craquer et qu'il faut aussi assurer des opérations de maintenance sur le porte-avion.

Alors maintenant, quelle est la force réelle aux États-Unis ? On va vite regarder sur le site de Sancom pour savoir ce qu'ils ont. Mais en tout cas de cause, la capacité militaire, elle est là, elle est encore affichée.

Alors par contre, il y a deux aspects. Il y a l'aspect physique et l'aspect communication. On est sur la guerre de propagande ou ce qu'on appelle nous de la communication stratégique.

C'est-à-dire qu'on donne l'environnement informationnel, on le construit, on le façonne et on rappelle à l'autre oui, on est toujours là, oui, on est toujours fort. Oui, on est toujours là pour vous frapper parce que on doit pas relâcher la pression au moins dans les mots. La réalité physique est un autre sujet.

Donc, on est bien dans ces situations. Le chef d'étatmajur dit quand même, il on l'a bien entendu, il est prêt à faire la guerre. Donc, il en reçoit l'ordre.

Et en parallèle, vous avez les diplomates qui se positionnent, les déclarations qu'on vient de voir et les autres tweets sur ce qui se passe. Donc d'un côté, il y a le bâton qui est prêt à frapper, l'autre la carotte qui est en train d'être taillée plus ou moins pour essayer de voir si on arrive à s'en sortir. On revient effectivement, il faut quelque chose pour que Donald Trump puisse partir la tête haute finalement de cette situation.

Donc on verra ce qu'il en est. Mais il y a pas aucune contradiction à tout ça. Ça se passe toujours comme ça.

On essae les négociations pendant qu'on on maintient l'option militaire intacte. Bah surtout que avec les Iraniens, je pense qu'il vaut mieux être crédible. Et pour être crédible, c'est pas le moment de retirer des forces.

C'est bien leur faire comprendre que s'ils ont pas compris, il y a quand même un risque pour eux de se voir frapper par les moyens qui sont prêts. Voilà. Et je crois que ça fait partie du deal de diplomatique au ser dire la force n'est plus en premier comme moyen, c'est la diplomatie.

Mais en parallèle, on dit si la diplomatie ne marche pas, ben la force pour être réemployé. Je c'est très additionnel, hein. Tout ça est tout à fait juste.

Et j'irai encore un peu plus loin en ce qui concerne la communication. On est en train d'assister aussi à une parade à la climjon 1, c'est-à-dire que Trump sait très bien qu'il a pas gagné cette guerre de de Nord Coréa de Corée du Nord. Trump sait très bien qu'il n'a pas gagné cette guerre.

Il ne l'a pas perdu mais c'est quand même pas une victoire pour les États-Unis. Et ces manifestations de force, cette manifestation de force vise également deux publics, le la communauté internationale. Regardez, rappelez-nous comme nous sommes puissants.

Donc c'est pour ça que je fais un petit parallèle avec ces grands défilés militaires. La communauté internationale quand vous en êtes après avoir constué tout le droit international à demander une résolution le nu fait Rubio. Pardon excusez-moi, je pense que la communauté internationale elle a conscience de la débandade américaine.

Isabelle Isabelle hélicoptè Isabelle on parle pas de ça bien évidemment travailler 10 ans avec l'ON j' sur le N je suis le premier à avoir défendu le multilatéralisme vous êtes content il en a besoin maintenant mais on n'est pas en train de parler de ça on pourra revenir là-dessus après. Non, je disais juste pour conclure, ça va être très rapide. C'est un défilé militaire pour la communauté internationale, pas la communauté inscrite dans le multilatéralisme bien évidemment, ils s'en fout complètement.

Et le deuxième public, c'est tout simplement, je le répète, les magas. Les magas, les magas. Regardez comment on est puissant.

C'est une grande victoire pour l'Amérique. Je suis Alexandre le Grand. Rappelez-vous l'article de Z Atlantique.

He maintenant George Washington, Abraham Lincoln, c'est du menu frottin pour Donald Trump puisqu'on part officiellement Alexandre Land et à Jules César. Regardez ma puissance militaire. hier, il nous a même dit pour conclure, il a dit quand même un verbe à intime, c'est moi qui ai fait de l'armée américaine, l'armée puissante qu'elle est.

Oui, c'est vrai. Donc, on en est là. Donc voilà, c'est de la communication pour essentiellement.

Alors, comment réagit ce public maga ? parce que nous on a été un petit peu déstabilisé par les dernières déclarations, on ne vous le cache pas, entre au cours de la nuit qui dit que son projet liberté est mis sur pause et Marco Rubio qui quelques heures avant lui a été même beaucoup plus loin en parlant de ce épique fury. Vous savez cette fureur épique, c'était le nom de l'opération militaire donnée par les États-Unis pour leur intervention en Iran.

Écoutez-le. L'opération Epic Fury est terminée. Nous avons atteint les objectifs de cette opération.

Voilà, donc c'est le chef de la diplomatie américaine. C'est terminé cette opération militaire en Iran parce que les objectifs ont été atteints. Et alors là bah on fait la liste des objectifs.

Les bras vous en tombent, on est d'accord. Donc il devait y avoir un changement de régime c'est pas atteint. Il devait y avoir un accord nucléaire à ce jour.

C'est pas atteint. Il devait y avoir une limitation des missiles balistiques et des drones iraniens. C'est pas atteint.

Il devait y avoir une rupture avec les proxy. C'est pas atteint. Le D3 d'Ormous ne devait être débloqué.

Ce n'est toujours pas le cas. Annonce le secrétaire d'État américain quand même, ce n'est pas la fin de la guerre hein. Euh c'est faut faut quand même être quand il vous dit l'opération politique fury est terminée.

Oui, ce qu'il dit également euh dans son discours, c'est que c'est la fin de la phase offensive et qu'on est et qu'on est actuellement. Alors c'est c'est pas non plus nouveau hein, le CC de feu c'était début avril mais qu'on est dans une phase défensive. On l'a bien vu d'ailleurs avec cette opération de déblocage du D3 d'ormous, les États-Unis se sont cantonnés à rester en défensif et il n'a pas du tout été question de répliquer.

Pour le moment, on reste dans une phase défensive, dans une phase diplomatique. Si l'on en croit les informations d'Axius, que ce mémorandum d'entente est bien mis en place, va y avoir maintenant un mois de négociation et effectivement les forces militaires vont rester en puissance rester en présence pardon dans la zone pour répliquer ou en tout cas montrer les muscles et indiquer qu'ils peuvent reprendre les combats si jamais l'accord obtenu n'est pas n'est pas ce qu'il souhaite mais alors abandonner la phase offensive alors on s'est dit est-ce que ça va plaire aux Israéliens Parce que on le sait, les Israéliens poussent pour que ces frappes, cette campagne de frappe reprend reprenne pardon. Betab Salem nous attend donc en Israël, on essaie d'en savoir davantage.

Betsabe, dites-nous, Israël ne l'entend certainement pas de cette oreille. Israël voudrait poursuivre les frappes sur l'Iran pour pardon de parler vulgairement pour terminer le travail. Alors d'abord, il faut dire queon n'est pas forcément convaincu en Israël.

Les médias soulignent que en fait l'option militaire, elle est toujours euh sur la table. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une réelle inquiétude et la plupart des médias se demandent est-ce qu'il y a eu véritablement des progrès dans les négociations entre Washington et Tran ou est-ce que tout simplement et bien Donald Trump recule ? Ce qu'on redoute en Israël, c'est que Donald Trump et bien finalement se dégonfle, pardonnez-moi, et que en fait il est remarqué que son opération Liberty n'est pas fonctionné.

D'ailleurs de haut responsable de Tsal affirme que s'il a fait marche arrière et bien c'est belle et bien parce que l'Iran a tirer des missiles et des drones en direction des Émirats. C'est ça qui l'aurait fait reculer. Et puis autre inquiétude en Israël et c'est bel et bien la plus importante, c'est que finalement Donald Trump ne cède et en fait parte de ce dossier sans avoir réglé la question du nucléaire.

Et ça ce serait le cauchemar pour Israël. C'est ce que soullignent plusieurs médias ici. Betsabé, merci beaucoup.

Vous avez entendu en Israël, on parle également de marche arrière. Hieraris que nous a rejoint. Bonjour. spécialiste en géopolitique, journaliste et économique, votre regard à vous parce que donc depuis tout à l'heure, on essaie d'analyser ce qui se passe du côté de l'administration américaine avec ces suspensions d'opération de libération du D3 d'Ormouse et cette phase épique furie qui est désormais terminée et dans le même temps a priori les négociations qui pourraient peut-être aboutir à quelque chose.

Oui. Alors bon, on dit que la fiabilité est un actif périssable et là Trump semble être arrivé au bout de ses stocks. Donc on est encore une fois pas à une contradiction près.

Là ce qui a changé c'est que bon est-ce qu'on avance encore dans ces négociations ? Les points qui sont avancés mais en fait là le discours que j'ai aujourd'hui j'aurais pu l'avoir il y a une semaine parce que même par rapport un peu ce que j'allais vous dire en fait bah c'est ça par rapport aux 14 points qui ont été avancés par les Iraniens par la correction qui a été faite par les États-Unis navette un aller-retour qui vient mais pas grand-chose à changé. Ce qui a un peu changé, c'était ce qui a lieu sur le terrain militaire, c'est l'attaque iranienne au niveau des des Émirats arabes unis.

Donc des deux côtés, a une démonstration de force. Les Iraniens, ils ont voulu montrer, bah attendez, n'oubliez pas, nous aussi, on est capable de taper, de taper fort et de taper votre grand allié, les Émirats arabes unis qui est également le grand nouvel allié d'Israël. Donc là, il y avait un double message et euh et de réagir et puis du côté américain, ils ont euh, semble-t-il touché six petits bateaux iraniens et puis euh de ils ont eu cette approche défensive mais qui n'est pas allé très loin.

Donc, ils ont uniquement ils sont uniquement parvenus à faire passer deux bateaux dont uniquement des bateaux américains. Donc des deux côtés, on a l'impression qu'il n'osent pas aller plus loin et que là, il y a quand même une stabilisation au niveau de la de la violence. Ça voudrait peut-être dire que la priorité, elle est plus pour le dialogue, pour la négociation, mais encore une fois, les arguments au niveau de la négociation n'ont pas évolué.

Donc là, on a l'impression que la situation est bloquée, complètement bloquée. Alors queon parlait des Émirats Arabes unis et Betsab Salem vient de vient de l'évoquer, on s'est dit "Mais pourquoi Donald Trump ne réagit pas à ses frappes sur un de ses alliés ?" Et en fait sa réaction ça a été de stopper son projet.

C'est ça. Mais c'est comme d'habitude enfin c'est c'est une enfin c'est une poule mouillée Donald Trump. Il parle fort, il se roule par terre, il fait des tweets avec des des points d'exclamation et c'est tout ce qu'il fait en fait.

Vous l'avez vu faire autre chose que reculer au Grenland, il a reculé là. Il recule, c'est toujours la même chose en fait. C'est c'est un poultron en fait.

Non mais attendez, c'est moi ce qui me rend malade là-dedans, que Donald Trump, je trouve que c'est quand même on se retrouve aujourd'hui à avoir le cœur de la planète battre au rythme des des élucubrations genre bafouille de du président américain. Ce qui me ce qui me ce qui me désespère, c'est comme vous l'avez dit général, c'est qu'en fait il entraîne avec lui toute la démocratie américaine, toute la crédibilité aussi de l'armée américaine parce que Danken quand hier il dit on est là, on est prêt et cetera enfin Danfin c'est quelqu'un de sérieux donc s'il le dit c'est que les ce sont les ordres qu'il a à ce moment-là hein. Donc il y va.

Et donc là, il a l'air de quoi Danken, le chef des états, des march des des des armées euh de la plus grande puissance mondiale. Il a l'air d'un con, pardonnez-moi, d'être mais vraiment hein, il a l'air d'un con. Et effectivement, entre-temps, ben voilà, il y a Rubio, il voit que ils sont même pas capables de de de protéger CMA CGM qui passe et il se dit "Bon ben voilà, on est en défensif." Alors clair, tout à l'heure vous avez enrobé ça de façon magistrale et et c'était c'était beau à voir mais c'est une débandade.

Enfin, on peut regarder ça par n'importe quel bout qu'on veuille. C'est une incroyable débandade. Et le problème c'est que cette débandade, c'est là où je où je vous rejoins pas Remual.

Cette débandade euh effectivement tous je sais pas comment on peut les appeler les bricks les non aligné la voit, il voit la il voit. D'accord. Non non parce que vous dites il fait des red montages pour montrer aux autres que quand même il est il est dans le game.

Mais j'ai pas j'ai pas dit que c'était gagnant. Est-ce que est-ce que vous êtes est-ce que vous êtes impressionné par les les défilés de Kim John en Corée du Nord ? Non.

Écoutez en tout cas plutôt peut-être plus que par ce que fait. Vous voyez ce que je veux dire ? Par contre ça marche avec les magas.

Par contre ça marche avec les magas. Ça marche que c'est la seule chose qui mais vous avez tout à fait raison de toute façon. décrimination de l'armée américaine, déstabilisation de ce qui restait d'un système multilatéral bien moribon.

Aujourd'hui, lâche ses alliés dans le golf comme il a lâché, comme il lâchera ses alliés en mer de Chine ou évidemment en Europe. Effectivement, je suis entièrement d'accord avec vous. c'est sur les alliés.

C'est une des grosses difficultés d'ailleurs de de cette position américaine aujourd'hui parce que l'objectif au-delà de de vaincre l'Iran, c'était aussi de recomposer toute l'équilibre dans la région et c'était notamment ce que souhaitait par-dessus tout Israël. On sait qu'il y a des des accords d'Abraham qui ont été un peu coupés avec l'attaque du du 7 octobre. Les Émirats arabes unis qui ont signé ces accords euh d'Abraham, qui ont normalisé leur relation diplomatique avec Israël et qui s'en sont euh rapprochés ont effectivement été attaqué euh en début de semaine.

Pas de réplique et ça montre aussi effectivement que ceux qui s'allient avec euh les euh les Américains et les Israéliens ne sont pas forcément protégés. C'est là peut-être la difficulté majeure de de ces derniers jours et et la victoire des Iraniens d'avoir finalement réussi à désunir les les pays arabes. Oui.

Mais justement si Trump ne fait rien, c'est aussi pour d'autres alliés parce qu'il n'y a pas qu'Israël dans cette région. Il y a aussi l'Arabie Saoudite, le Qatar et le Kè qui eux ne veulent pas d'escalade et qui seraient même prêt à une négociation avec les Iraniens. Donc Trump aujourd'hui après avoir mis le bordel, il est bien obligé d'écouter des alliés qui pèsent des centaines de milliards en pétrole et en gaz.

Donc du coup il se il est en train de se réaligner aussi en fonction de ces de ces alliés là. Ça voudrait dire qu'il aurait mis son opération projet liberté pour encore une fois libérer ce D3 d'Omous sans en avertir les alliés dans les dans le golf. Non mais ça je pense qu'il en a là maintenant il les avertit je pense beaucoup plus le patron du SC en début de semaine.

Non mais son projet il date d'il y a 2 jours enfin je veux dire il est rentré en vigueur lundi matin le patron le patron le patron. Moi, je veux bien qu'on tente un coup de poker, mais on se dit le coup de poker, il doit durer un petit peu pour voir s'il y a des résultats. Il a même pas duré 48 he Oui, mais je vous je vous dis en fait la pression sur la marine américaine a été telle qu'à mon avis ils se sont rendus compte que c'était pas que c'était pas jouable. [raclement de gorge] Mais en fait un un un destroyur américain c'est c'est 3 milliards si vous voulez, c'est 300 marins.

Donc c'est si vous tapez ça, vous euh ciblez vous cibler quelque chose qui a une force symbolique et et opérationnelle qui est complètement dingue. Donc c'est donc c'est pas possible de continuer cette opération dans les Ça veut dire que si cette opération est mise en suspension, qu'en est-il des deux destroyés américains qui effectivement ont franchi ce D3 d'ormous et qui étaient donc dans ce dans cette partie du monde dans le golfe persique ? Est-ce qu'ils y restent ?

Mais alors ça veut dire qu'il reste à porter tir des Iraniens et vous imaginez le trophée si jamais ils sont frappés par le régime iranien ou est-ce que ils sont repartis ? Il y a deux lectures euh pour la première partie de votre question. H euh oui effectivement si on est frappé mauvaise image pour les États-Unis mais si l'attaque est déjouée et l'agresseur détruit c'est bien bon pour les États-Unis.

Alors c'est bien de dire que les navires oui sont mis en cible. Je rappelle que navires militaires et les forces militaires sont faites pour faire la guerre. Euh c'est pas pour se dire tiens euh on risque de prendre un coup.

Non après [rires] hein, on est quand même là pour donner des coups, pas pour les recevoir et c'est quand même l'objectif premier. Donc je pense que là on rentre dans les ordres qui sont donnés. Autorisation d'ouvrir le feu ou pas.

Voilà. Engager les forces. Oui ou non.

Mais sauf le ce projet, il est suspendu. Bah il est suspendu. Oui.

Alors je sais pas où sont les où sont aujourd'hui les destroyeurs, hein. En en en revanche je pense que c'est des tests. Alors le problème c'est test voudrait dire qu'on y réfléchit.

Euh c'està dire qu'on teste quelque chose quand même un il est Ah il est vache. Non mais si Eric Brunet était là, [rires] je vous assure que ça se passerait pas comme ça. Vous êtes tous d'accord, vous êtes tous en train de trempler sur la stratégie ou plutôt la nonstratégie de Donald Trump.

Il serait pas content, je tiens à vous le dire. C'est vous qui devraz vous devez faire la Trumpiste ici aujourd'hui. Alors, j'essaie de faire la Trumpiste et si Donald Trump pensait avant tout aux Iraniens, il veut absolument un accord des discussions parce qu'il ne veut pas ça.

On l'écoute Donald Trump qui parle de du peuple iranien qu'il tient absolument à épargner. L'Iran devrait faire preuve de bon sens parce qu'on ne peut pas aller là-bas pour tuer des gens. Non, je ne veux pas.

C'est trop dur. Ce sont des gens formidables. J'ai tellement d'amis iraniens à New York et ailleurs depuis des années, ils sont formidables.

Je ne veux pas je ne veux pas tuer ces gens-là. Après tout, on essaie de on essaie de j'allais dire de penser comme Donald Trump. Mais non, non, mais une guerre effectivement, il sait le coup humain d'une guerre et il n'en a pas envie.

On peut lui faire crédit de ça. Non, je sais que vous jouez à la 30 piste là, donc c'est un jeu drôle. Donc je me permets de vous dire arrêtez, arrêtez. [rires] Écoutez, je suis sans doute la personne la plus malheureuse sur ce plateau puisque je suis le seul à avoir contribué financièrement en tant que contribuable américain à à cette guerre et à ses imbicilités.

Arrêtons, pardonnez-moi l'expression, mais Trump s'en fout totalement des Iraniens, hein. Rappelons quand même que c'est l'homme qui leur avait dit "Descendez dans la rue, l'aide arrive. L'aide, elle est arrivée des mois après, tentez qu'on puisse appeler cela une aide." Non, ça ce sont des mots une fois encore destinés à la galerie.

Puis c'est lui qui voulait éliminer la civilisation. Mais en fait, on peut lire le discours de Trump en trois phases. On a l'impression qu'au début de la guerre, il parlait au monde entier.

Ensuite, au milieu de la guerre, il s'adressait surtout au marché. Là, à la phase 3, il s'adresse au MAG. Et dès que il réussit à les convaincre, il fait du zapparing, il passe à autre chose comme si on regardait la télé et que voilà, il y a un événement qui s'est passé et puis là, c'est bon, les Magas sont convaincus, il a sorti les deux bateaux américains qui étaient les seuls deux bateaux américains commerciaux parce que je le rappelle, il y a un peu moins de 200 bateaux commerciaux qui sont sous pavillon américain dans le monde.

Là, il a sorti les deux Américains US first, les États-Unis avant tout, il a fini le travail, les Magas sont contents, il peut passer à autre chose. Et là, il passe visiblement à autre chose. Vous avez tous parlé du rôle de la Chine essentiel dans cette crise au Moyen-Orient.

L'issue de la guerre se joue-elle effectivement à Pékin avec cette rencontre aujourd'hui entre le ministre des affaires iraniens, le ministre des affaires étrangères iranien qui rencontre son homologue regarder ses images avec quel message à lui faire passer. On n'a pas du tout eu la teneur des discussions, sauf sauf une prise de parole justement de ce ministre chinois des affaires étrangères Yang Yi qui a déclaré ceci et c'était pendant la réunion. Ce conflit dure déjà depuis plus de 2 mois. [raclement de gorge] Il a non seulement causé de graves pertes au peuple iranien, mais a également eu de graves répercussions sur la paix régionale et mondiale.

La Chine en est profondément préoccupé. Nous estimons qu'un cesser le feu global s'impose de toute urgence, qu'une reprise des hostilités est inacceptable et qu'il est particulièrement important de rester attaché au dialogue et aux négociations. Alors l'image est très importante.

Pendant qu'il dit ça, il appelle à un arrêt complet et immédiatilités. On voit le contre-champ sur le ministre iranien des affaires étrangères. Est-ce que là il est en train de mettre la pression sur les Iraniens pour dire maintenant il va falloir signer un accord ou est-ce qu'il s'adresse aussi aux États-Unis en disant il faut mettre fin à tout ce que vous avez entrepris jusqu'ici ?

Et c'est fini en fait là. Enfin, il a Donald Trump il si la fin de la recrée. Ouais, c'est Donald Trump a installé la Chine comme leader mondial en fait.

C'est tout. Le leader mondial maintenant, c'est la Chine. C'est là que ça se passe.

C'est elle qui convoque les uns et les autres. D'abord les Iraniens parce que c'est quand même malgré tout les plus petits à qui elle va tordre le bras en leur disant "Écoutez, c'est nous qui achetons 80 à 90 % de votre pétrole. On a des intérêts partout dans toutes les pétromaries.

Vous arrêtez de taper sur tout le monde, ça suffit. Et c'est comme ça en fait. Et puis on arrêtera de vous filer les géolocalisations, les armements via la Russie, pas via la Russie.

Et la deuxième convocation, pardon, ce sera Donald Trump, hein, autour de Miim et qui va pas pouvoir une seconde fois humilier la Chine en y allant pas. Donc il va y aller à Canosa, hein, en situation de faiblesse. Donc si vous voulez ce que ce que je n'arrive pas à comprendre, je comprends très bien.

Alors, on va faire soyons essayons d'être trumpiste comme comme je comprends très bien euh le mouvement Donald Trump, celui au fond quand il il a accédé au pouvoir, il a dit le vrai ennemi, ma mon vrai adversaire, mon véritable adversaire, c'est la Chine. Et il a raison. Euh il faut qu'on rééquilibre c'est les les choses.

C'est pas possible industriellement, commercialement, la balance des des la balance commercial. Il a raison. Mais le problème c'est que tout ce qu'il a mis en œuvre n'a fait qu'accélérer la domination la Chine.

Donc c'est ça que je n'arrive pas à comprendre. En fait, je comprends ce qu'il a voulu faire. Je ne comprends en rien.

Alors si vraiment je comprends le diagnostic, je ne comprends en rien de ce qu'il a voulu faire. Rien. simplement ils ont voulu la politique internationale de cette administration, n'oublions pas que Trump de haut n'a rien à voir avec le premier Trump.

Ce coup-ci c'est un homme, c'est pas un homme isolé qui est arrivé au pouvoir, c'est un homme qui est arrivé au pouvoir avec l'extrême droite américaine qui l'a aidé à être élu. Et euh au sein des personnes de cette extrême droite aujourd'hui qui sont arrivées en haut de l'administration, il y a des intellectuels de haut niveau, JD Vens, vice-président et surtout Suzy Wills, la secrétaire générale à Maison Blanche. Ce sont des idéologues, ils ont des objectifs très précis pour l'intérieur et pour l'extérieur.

Pour l'extérieur, ça se résume en une phrase : maître à base qui demeure du système multilatéral poste 45. Et donc, ils ne réfléchissent pas comme nous. Pour eux, ils veulent nous renvoyer dans une ère où règne le bilatéralisme, la loi du plus fort.

On fait fi des agences internationales, de la justice internationale et des alliances traditionnel. Mais ça marche pas. Mais ça marche pas.

Je suis entièrement d'accord. Mais pour eux, étant donné qu'ils considèrent les États-Unis comme ce qui est encore le cas la seule grande superpuissance, enfin la superpuissance militaire dominante, il pense que dans une ère bismarquaine en référence au chansux du bisarque où règne le bilatéralisme, il pourrait encore faire la loi et surtout n'intervenir que quand c'est dans l'intérêt américain. Mais effectivement, l'Amérique s'est décrédibilisée et aujourd'hui le le pôle de stabil de stabilité pardon sur la scène internationale est devenue la Chine.

Mais quelle ? Une une question que je me pose suite à votre commentaire, c'est combien de navires américains restent coincés dans le golfe Persique ? Euh je crois qu'il en reste encore quelques-uns.

Et donc cette espèce d'opération de de libération d'otage pourrait peut-être se poursuivre. Je crois qu'il faut il faut encore attendre. C'est pour l'instant suspendu sur la Chine.

Juste écouter les dernières déclarations de Donald Trump euh cette nuit h parce qu'il en parle de plus en plus de ce voyage qui va avoir lieu pile dans une semaine et en a tendance à penser qu'il un peu cette cet adversaire. Écoutez, j'ai d'excellentes relations avec le président PI. Je le trouve formidable.

On s'entend très bien. On fait beaucoup d'affaires avec la Chine et on gagne beaucoup d'argent. Si je ping tire environ 60 % de son pétrole d'ormous et il a été très respectueux, je trouve.

La Chine ne nous a pas défié. Je pense qu'elle ne nous défie pas parce que c'est moi. Encore une fois, encore une fois le moi, moi la Chine ne nous défie pas grâce à moi.

Il se met en avant et en même temps il ménage cet adversaire chinois. Oui, tout à fait. Mais en fait, ce qui se passe avec l'Iran, c'est un peu la goutte d'eau qui fait qui fait déborder le vase dans les relations sino-américaines.

Ils avaient déjà plein de différents avec la hausse des tarifs doués que les États-Unis ont fait contre la Chine. C'est les plus importants, c'est environ 30 % si on fait une moyenne globale à février 2026. Donc là, ce sommet, il tombe à pic et l'Iran c'est un peu la la monnaie de change pour discuter de plein de sujets, notamment tout ce qui est lié aux terres rare parce que les États-Unis ont grandement besoin de la Chine qui est le premier raffineur de terre rar au monde, notamment pour leur missile.

Sans la Chine, les États-Unis ne sont pas capables de produire leur missiles, notamment Nassam, Patriote Tomou. Mais les Américain peuvent répondre à la Chine et c'est là on n'est pas vraiment dans une guerre commerciale mais dans une dépendance mutuelle en mettant des restrictions sur la vente de semi-conducteurs. Parce que les entreprises qui produisent des semi-conducteurs, elles sont soit américaines, soit elles répondent à des intérêts américains.

Donc il y en a trois principales : Nvidia, Intel et le Taiwanéis TSMC. Donc les deux ont des forces de dissuasion qu'ils peuvent faire jouer euh [raclement de gorge] les unes contre les autres de de sur la balance. Et là, l'Iran va être utilisé justement pour euh d'échang voilà en monnaie d'échange pour faire changer cet équilibre.

Vous vous êtes en train de nous dire que la semaine prochaine parce que l'Iran sera sur la table mais c'est ça sera surtout une réunion de business. Oui, de business avec parmi les points d'accord et de désaccord, l'Iran, mais aussi le Venezuela parce que je le rappelle 25 % du pétrole chinois vient des pays sous sanction américaines, donc à savoir la Russie euh la Russie, l'Iran et le Venezuela. Donc là, la Chine commence à être embêtée.

D'abord, il y avait les les sanctions sur la Russie. Les Chinois n'ont pas pris ça en compte. Ensuite, bon, il y a le Venezuela depuis des années.

Là, l'Iran, en plus de tout le pétrole qui vient du golf, c'est ça commence à faire beaucoup. Clair. Quand vous avez écouté le ministre chinois des affaires étrangères qui appelle à cesser immédiatement les hostilités, est-ce que vous pensez qu'il s'adressait à son homologue là qui était dans la pièce qui était en face de lui, donc les iraniens ou il lança un appel plus général aux États-Unis ?

Bien sûr, c'est aussi un appel et à Donald Trump et également au monde. La position de la Chine qui d'ailleurs n'a pas changé hein depuis le début du conflit. la Chine qui a toujours appelé à à la fin du de ce conflit, qui a appelé aussi à la réouverture du D3 d'Ormous.

Vous indiquer les liens qu'il y a entre la Chine et l'Iran. Il y a effectivement 80 % des exportations pétrolières de l'Iran qui vont habituellement à la Chine. Alors, il y a des accords qui ont été passés entre les Iraniens et les Chinois, mais on voit bien qu'avec le blocus iranien contre blocus américain, il y a des grandes difficultés d'approvisionnement aujourd'hui.

Donc effectivement, ça date, cette date butoire du du 14 mai, cette rencontre entre Shing Ping et Donald Trump, elle va être essentielle et on peut y voir aussi une date butoire pour la fin de ce conflit peut-être. Donc c'est dans quasiment pile une semaine juste général au tout début du conflit, je me souviens Isabelle parlait tout de suite du rôle de Jachine mais c'était la Chine se mettait pas en avant, elle était pas dans les discussions américaines, c'était extrêmement discret. Là maintenant ça apparaît en grand jour, c'est-à-dire l'administration américaine euh en parle de plus en plus.

Il y a des communiqués qui sont de plus en plus nombreux. On voit elle a un rôle incontournable aujourd'hui dans cette crise au Moyen-Orient. Alors, je sais pas si a un rôle incontournable, sachant quand même que c'est le premier partenaire économique de l'ensemble du golf, donc elle a des intérêts économiques.

Euh, même si semble-t-il certains de ces navires peuvent passer sans trop de problème, semble-t-il aussi. Euh mais la Chine est tout le temps discrète, elle veut jamais se mettre en premier rang, que ça soit en Ukraine ou là. En revanche, ça ne veut pas dire qu'elle agit pas en dessous.

Rappelons-nous, il y a 15 jours euh cette communication rendue à la presse américaine sur euh l'accès à un satellite chinois vendu aux Iraniens pour frapper les Américains. On a le même genre de débat au même type d'information en Ukraine aujourd'hui pour taper euh sur les euh sur les Ukrainiens. Voilà.

Donc la Chine intervient derrière et qu'est-ce qu'elle veut ? Elle veut pas être en première ligne, elle laisse les autres aller au carton, elle joue sa carte tranquillement, elle a le temps. Elle a le temps.

Voilà. Euh elle elle n'ira pas dans un conflit comme cela. Euh en revanche, elle veut se positionner comme le leader mondial futur.

D'où d'ailleurs les tensions entre les États-Unis et la Chine, au moins depuis 2008, au moins hein, depuis Obama. Euh peut-être même avant, on dit euh oui, la Chine sera une menace pour nous, alors pas forcément militaire mais une menace en terme de leadership. Et ça, je crois que les États-Unis, quel que qu'il soit démocrate ou républicain ne veulent pas de ce leadership chinois.

Voilà. Donc là, la Chine joue sa carte tranquillement. Mais moi, je reviens à la question que vous avez posé précédemment d' plusieurs fois sur le fait que la Chine à qui s'adresse-t-elle dans cette conférence ?

Euh, je pense qu'elle s'adresse aux deux parce que de toute façon, je pense que Trump pour avoir ses mied parlez souvent serait prêt à beaucoup de choses euh et donc à accepter. En revanche, les Iraniens n'ont n'ont pas modifié leur position. H sont toujours aussi rigides.

Donc peut-être seulement les Chinois ont une capacité d'influence sur l'Iran parce qu'elle a intérêt à se positionner comme le grand le grand pays diplomate intermédiaire médiateur qu'on recherchait. Elle soutient aussi le Pakistan, n'oublions pas quand même d'une manière indirecte. Donc elle a un rôle derrière comme toujours, mais c'est une tradition chinoise hein.

On se met pas en premier rang donc c'est arriver à une solution dont attira tous les profits. De toute façon, voà, ils sont bien mis en scène quand même. Quel cadeau.

Mais quel cadeau fait la chienne ? Décidément, bah on y reviendra parce que ce grand voyage effectivement c'est la semaine prochaine, 14 15 mai. Euh donc on suivra ça avec attention.

Il y a un autre débat qu'on voulait mettre sur la table parce que vous le savez vous évidemment que ce conflit à Moyen-Orient a des répercussions concrètes sur votre quotidien avec notamment cette augmentation du prix des carburants et on voit bien que le gouvernement fran français et bien en train de réfléchir comment aider les consommateurs. Est-ce qu'il va falloir augmenter les aides ou peut-être peut-être taxer les super profits ? Et bien cette dernière option ne plaît pas du tout au PDG de Total énergie qui voit rouge.

Si jamais c'est ça et bien il menace ce regardez ce sujet de Mathieu Desmoulin. À ceux qui seraient tentés de taxer davantage les bénéfices de Total énergie, Patrick Pouyan et le PDG du groupe lance un ultimatum. Si le gouvernement et je respecterai la la la loi, c'est la démocratie décide de taxer les raffineries pas de le faire.

Bien évidemment, la politique de plafonnement, c'est lui qui devra l'appliquer lui-même au français mais ce sera pas totale énergie. Le débat fait pourtant rage depuis la publication des résultats du groupe il y a une semaine près de 5 milliards d'euros de bénéfices au premier trimestre en partie grâce à la crise au Moyen-Orient largement suffisant pour que la gauche propose une surtaxe sur ces profits exceptionnels. Une bonne partie des hausses sont dues à de la spéculation faite par les pétroliers et si on ne pose pas le problème, on n'apporte pas les bonnes solutions.

Un retrait de total embarrasserait pourtant bien le gouvernement. Lui qui mise sur ce plafonnement des prix pour ne pas avoir à multiplier les dépenses et les aides à la pompe, Sébastien Lecornu préfère rester prudent. Est-ce qu'on demande à Total d'en faire plus ?

Oui. Est-ce qu'il faut taper sur Total dès lors qu'il pratique ce plafonnement dans un seul pays sur 70 ? Non.

Une réunion de travail autour de Sébastien Lecnu doit avoir lieu jeudi soir pour trancher. Bon allez, est-ce que bah est-ce que il a raison Patrick Pouyané ou est-ce que c'est du chantage ? On va poser cette question à Pascal Perry qui nous a rejoint.

Bon, c'est une c'est une question compliquée parce que c'est une question qui comporte une dimension éthique. C'estàd qu'il a il y a l'économie, il y a les profits de total. Alors, c'est beaucoup de profit, c'est incontestable, réalisé essentiellement à l'étranger, très peu dans l'activité française de de raffinage parce que le raffinage ne rapporte pratiquement rien.

Il y a le réinvestissement. Alors, si on fait une petite histoire, vous savez, Total a a investi dans des champs pétroliers, par exemple en Libye, au Brésil, qui ont désensibilisé l'entreprise notamment du D3 d'Ormous. C'est plutôt une bonne nouvelle hein, c'estàd qu'il y a pas eu de problème d'accès au produit. total a été capable, c'est l'acteur dominant de la distribution aujourd'hui, a été capable de euh servir les consommateurs.

Il y a pas eu de rupture comme dans certains pays. Bon, c'est vrai qu'il y a des profits mais les profits total sont indexés sur le prix de la matière première.Il y a pas de miracle.

Si si les prix du pétrole avaient augmenté, que les profits total avaient reculé, on se serait dit mauvaise gestion, pas du tout. Donc on est il y a un phénomène un peu mécanique si vous voulez dont il faut tenir compte. total rend une partie de l'avantage.

C'est là où le l'éthique euh se ce se ce se ce mélange au calcul si vous voulez, rend une partie de l'avantage au consommateur avec un plafonnement à 1,99 € le litre pour du samplomb et 2,9 pour le diesel. Pourquoi d'ailleurs le diesel plus cher ? parce que c'est un produit que nous importons et donc les coûts de raffinage sont relativement élevés comme ceux de logistique de la logistique et par conséquent donc on est on est confronté à une problématique de prix alors que l'histoire du diesel c'était précisément plutôt une histoire de prix enfin cétait [rires] c'était par tradition voilà un produit plus plus moins cher que le que l'essence sans plomb.

Est-ce qu'il faut faire plus ? C'est c'est une c'est une vraie question à laquelle moi je ne je ne peux pas et ne veux pas répondre parce que évidemment je comprends la position du dirigeant de total 1. Je fais des profits partout ailleurs dans le monde.

Je paye mes impôts. Je paye quand même 2 milliards d'euros d'impôts en France même si je gagne pas grand-chose. Je plafonne les prix.

J'offre des des des prix discountés au consommateur. J'ai j'ai pris la voiture il y a il y a pas très longtemps là. J'ai loué une voiture, j'en ai pas mais j'ai loué une voiture, j'ai j'ai circulé en autoroute.

J'ai vu quand même des prix jusqu'à 2,40 € le litre sur autoroute. Là on est à 1,99 € donc je dis il y a 50 centimes d'écart pratiquement c'est pas complètement nul pour le consommateur. Donc il y a un effort qui est consenti par total.

Est-ce qu'ils peuvent faire plus sans doute sans se ruiner ? Est-ce qu'ils veulent faire plus ? Bah pas nécessairement aujourd'hui.

Alors moi j'aime bien le pas nécessairement. Isabelle Sor, on soulligne juste que Philippe Noier, président de 40 millions d'automobilistes, est avec nous et va participer au débat bien évidemment. Merci d'être avec nous dans votre voiture.

Donc peut-être vous venez de voir faire le plein et vous allez pouvoir nous nous en parler dans un instant. Juste la réponse d'Isabelle Saporta. En écoutant Pascal Perry, on se dit bah alors peut-être que c'était maladroit de la part de de Patrick Pouillan.

Écoutez-moi, je c'est dommage que j'ai pas de mouchoir sur moi parce que j'en aurais proposé un à [rires] monsieur à monsieur Pouyané pour qu'il suit et larme en fait tellement il a dû être vexé. Non, écoutez moi je trouve que ça raconte le basculement de du monde dans lequel on est. On parlait de la Chine tout à l'heure et de la surdomination des prédateurs.

Bon bah là aujourd'hui la politique en fait n'a quasiment plus voix au chapitre et on a des très grandes entreprises qui donnent le là c'est tout. C'est-à-dire que le premier ministre à côté de Pouyané aujourd'hui, ben il a pas vraiment le pouvoir. Le pouvoir c'est Pouyané qu'il a.

Et en plus là où il est très intelligent Pouyan est-ce que c'est remarquable ce qu'il a fait ? Ah moi je disais que c'était maladroit. Pas du tout.

C'est remarquable. C'est remarquable parce qu'il a pris ce que ce qu'a dit Pascal et lui il a dit poliment. Moi je vais le dire de façon moins polie parce que c'est comme ça qu'on fonctionne tous les deux.

C'est notre binôme. C'est qu'au fond. Il a pris à part le bon et la mauvaise je suis la méchant.

Toujours un bat de cop un goû de cop. c'est qu'il a pris à l'opinion publique. Vous qui souffrez, vous qui avez du mal à remplir votre réservoir, vous qui pouvez avoir jusqu'à 2,40 comme vous l'avez dit très justement Pascal sur l'autoroute, et ben moi je moi je je contiens cette hausse des prix.

Et par contre, vous savez tous ces gens-là qui ont pas été capables de tenir leur compte, qui sont mauvais en gestion et ben ils veulent me piquer plus de pognons. Et ben vous savez ce qui va se passer s'il me pique plus de pognons ? Et ben ça va réaugmenter à la pompe.

C'est remarquable. C'est remarquable de prédation et de cynisme, mais vraiment je dis bravo. Bravo monsieur Pané, vous êtes d'une intelligence redoutable.

En même temps, on a un géant mondial du pétrole et du gaz en France alors que nous n'avons pas une goutte de pétrole sur le territoire national. Oui, toute chose é par ailleurs mais on a des idées quand même. [rires] Philippe Nosière, votre réaction à vous, on rappelle effectivement plus de 5 milliards de bénéfices au premier trimestre pour Total énergie notamment parce qu'il y a une bonne gestion quand même.

Ils ont réussi contrairement à certains pétroliers américains, ils ont réussi à anticiper la fermeture de ce D3 d'Ormous. Alors qu'est-ce que vous en pensez vous ? Est-ce qu'il a raison Patrick pour Yanet en disant bah nous on fait un effort pour les consommateurs mais allez pas nous taxer en plus quoi.

Ouais. Écoutez, moi je je vais pas je vais être un petit peu comme votre autre invité. Euh je j'ai pas j'ai pas de de euh je dirais de comment dire euh [rires] je je n'ai pas de leçon à donner à monsieur Pouyané.

Euh et euh en France, il y a quand même quelque chose d'assez extraordinaire, c'est quand on a euh une entreprise euh qui marche bien, euh on devrait être content. Euh or euh qu'est-ce qu'on cherche ? On cherche effectivement à taper un petit peu plus fort.

Moi ce que je veux dire aujourd'hui, c'est que le le problème, il est pas là. Le problème est que euh on a un 1 L de carburant qui est au-delà de 2 € que déjà à 2 € c'est trop élevé et pour l'ensemble des automobilistes et que à côté de ça euh l'État taxe un maximum ce litre de carburant. Aujourd'hui, on est à à plus de 60 % de taxation et plus effectivement le le litre de carburant augmente à la base, plus l'État prend de l'argent.

Donc aujourd'hui, ce qu'il faudrait c'est remettre à plat la fiscalité sur les carburants, voir exactement ce qu'il est possible de faire, toucher à l'assise, pourquoi pourquoi la France a l'assise la plus élevée ? Je veux dire, on prend le maximum alors que on a on a la tout à fait la possibilité de prendre moins au niveau de la SIS, ce qui fait que on on aurait on aurait moins de taxa de Pascal pér sur ce que vous monsieur Noè a raison. Alors d'abord sur 1 L à 2 € il y a 1,15 € de fiscalité donc c'est effectivement autour de de 60 %.

Pourquoi est-ce qu'on a les droits d'assise les les plus larges en Europe ? parce qu'on lave plus blanc parce qu'on a une politique environnementaliste et que la fiscalité automobile, elle a elle a une double une une double destination. Un, c'est une fiscalité de rendement parce qu'elle elle rapporte beaucoup.

La fiscalité sur l'énergie en France, c'est 40 milliards d'euros. Il y a les carburants, l'électricité, le gaz et c'est une fiscalité dite comportementale, c'est-à-dire que comme on augmente le prix, le signal prix sert à dissuader le consommateur. L'idée, c'est d'aller vers l'électrique, vers quelque chose qui est moins polluant.

Donc vous payez vos externalités négatives avec de la fiscalité. C'estàd que vous émettez quand on roule en voiture, en voiture avec un moteur thermique, on émet du du CO2. Donc c'est il y a une il y a une des externalités négatives qu'il faut qu'il faut financer.

Ça c'est le discours officiel. La réalité c'est quand même que ça fait rentrer pour reprendre l'expression d'Isabelle beaucoup de pognons dans les caisses quoi. Donc ça sera difficile de passer.

Juste un un autre point de vue parce que vous avez compris donc cette idée de de taxe sur les super profits, elle est défendue par la gauche. Écoutez Olivier Fort et ses arguments ce matin. Il s'agit en fait d'une taxe qui vise toutes celles et ceux qui font des super profits liés à un conflit.

Et donc en réalité quand Total et d'autres font des super profits, ils ne les font pas parce qu'ils ont augmenté leur production. Ils ne le font pas parce qu'ils ont créé des produits nouveaux. Ils ne font pas des profits parce qu'ils ont un génie particulier.

Ils le font simplement parce que la crise géopolitique est là et qu'ils en profite. Là, moi c'est je veux rebondir sur ça. Est-ce que Total Energie est un profiteur de crise ?

Non, c'est pas un profiteur de crise. Total énergie n'a pas souhaité la guerre, pas plus que vous, pas plus que moi. On subit cette guerre et ces conséquences directes.

Je me pose la question parce que hier Pascal, je vous posais des questions. On a été percuté par la prise de parole d'Emmanuel Macron et il y avait un un message de Bernie Sanders, le le sénateur américain qui m'avait interpellé. Il avait posté ça, il avait mis le prix du pétrole aujourd'hui qui était à 105 barils dollars le baril hier matin et il disait en 2011 c'était la même chose.

Donc en fait on est que dans un monde de spéculation. Voilà ce qu'il disait. Les majors pétrolières utilisent la guerre en Iran pour arnaquer les Américains à la paupence.

Les Américains, oui, c'est évident. Exon, Chevron, tous les grands les géants américains profitent de la crise et comme il y a un niveau de fiscalité très inférieur aux États-Unis sur le le carburant, les prix pourraient être très inférieurs au 4,40 le gallon. Le galon c'est 3 L 80 quelque chose comme ça.

Mais pas chez nous parce que les cours du pétrole, c'est aussi la spéculation. Mais oui, mais chez nous la part dominante du prix c'est la fiscalité. Donc en en effet, on pourrait avoir aujourd'hui alors moi je vous c'est une idée que je défends depuis un petit moment hein autour de la table là, c'est on pourrait avoir un prix autour d' 1,70 € 1,80 € sans ruiner personne sans sans que ce soit douloureux ni pour total, ni pour l'État, ni pour qui que ce soit.

Je vous rappelle quand même qu'il y a au passage une mesure qu'on pourrait prendre. On paye à chaque lit d'essence, on paye entre 15 et 17 centimes de certificat d'économie d'énergie. h les certificats d'économie d'énergie, ça sert à récompenser les pratiques vertueuses et à aller vers la transition.

On pourrait pendant un temps les escamoter le temps qu'on sorte de la crise pour permettre aux gens de de passer ce pic qui est plus, rappelons-le à chaque fois Magalie, c'est un choc de prix, c'est pas de l'inflation durable. C'estàd qu' il manque pas il manque pas de pétrole dans le monde. Si le D3 d'ormous est libéré, demain la quantité produite 100 millions de barils jour correspondra parfaitement à la demande exprimée par le marché.

Donc il y a pas d'inflation structurelle, il y a simplement un choc de prix et il faut trouver des mesures de de court terme pour aider ceux qui en ont besoin à traverser la p On va parler des mesures de court terme dans un instant justement. Il y aura risque. Oui, un petit mot sur total.

Plutôt que de parler sur une nouvelle sur une surtaxe, ce qui serait intéressant, ce serait par exemple de pousser à flécher une partie des investissements vers la transition verte parce que c'est Total énergie avec un S et ils investissent beaucoup en France dans tout ce qui est énergie décarbonée. Par exemple, en 2000 en en 2025 sur 17 milliards, ils ont investi 3,5 milliards dans les nouvelles énergies. Or, en 2026, ce chiffre a été revu à la baisse et ils estiment queil faudrait investir 2,5 milliards.

Pourquoi le gouvernement ne ferait pas quelque chose comme ça a été le cas dans l'Union européenne ? En 2022-2023, ils ont mis en place une contribution de solidarité temporaire pour les nouvelles énergies. On demandé aux entreprises pétrogazières de flécher une partie de leur super profit en investissant dans ces nouvelles énergies.

Et ça ça réglerait aussi la question de dépendance à tout ce qui est ressources pétrolières par exemple avec le D3 d'Ormous et ça créerait une meilleure souveraineté énergétique. Alors vous en avez parlé euh Pascal effectivement le gouvernement est sous pression. Est-ce qu'il faut débloquer d'avant ?

Parce que bon on a bien compris que taxer les super profits, c'était compliqué, il fallait que ça passe au Parlement, c'était pas gagné. Après, c'était une usine à gaz de de fiscalité. Donc il reste l'option des Vous n'avez que des questions comme ça aujourd'hui.

Est-ce que Total doit rendre ? Est-ce que est-ce que l'État question nul ? sont nules.

C'est ce que vous êtes Non, vous me demandez des rép Non, vous posez des questions avec des réponses impossibles. Bien sûr qu'il faudrait redistribuer un peu plus Magalie, mais là aussi c'est une question d'éthique et de volonté politique. Le premier ministre le fera-t-il ?

Et le fera-t-il ? a déjà la dernière réponse en date, la porte-parole du gouvernement tout à l'heure, écoutez mode Breon. L'objectif [rires] c'est bien euh d'être au côté des secteurs les plus exposés, d'être au côté des Français qui travaillent et des Français qui travaillent pour qui l'augmentation des prix du carburant est la plus problématique.

Voilà, c'est très clair. C'est très clair. Mais oui, il y a une réunion demain soir à Matinon, il y aura peut-être des décisions qui seront prises.

Moi, j'ai compris du du Premier ministre que il y a une il y a un travail qui est construit pour le début de semaine prochaine avec une volonté adaptée, renouvelée, augmenté. On est pragmatique. On sait pas ce qui va se passer ni les uns ni les autres.

Faut pas c'est c'est inutile de raconter des des histoires au public. On ne sait pas ce qui va se passer parce que c'est suspendu à la décision d'un homme en particulier, même s'il y a d'autres conditions et que cet homme, on a du mal à lire euh euh ses véritables intentions. Donc on va voir est-ce que le conflit dure, est-ce qu'il s'apaise ?

Est-ce que même en cas de conflit larvé, les prix du baril baissent. Moi, je regarde la bourse, elle est toujours très bien orientée. Est-ce que les prix du baril baissent ?

J'ai vu ce matin qu'on était autour de 105 alors qu'on était à 113 hier. Donc ça ça a baissé. En fonction de ces éléments, en fonction de l'accès au produit, il y a le pétrole, il y a le gaz, mais il y a les produits composites du gaz et du pétrole, les engrais pour les agriculteurs et cetera, enfin tous ces éléments.

Quelle sera la politique du gouvernement la semaine prochaine ? Le premier ministre, je pense qu'il il faut pas lui il faut pas le le mettre en cause. Certains diront "Mais il sait pas où il va" mais le monde ne sait pas où il va.

Et et c'est pour ça qu'il il faut être il a raison, il faut être pragmatique et c'est pas un problème franco-français. Ils font quoi nos voisins clairs ? Il y a la politique du chèque là ou pas ?

Non, l'analyse elle est quand même la même qu'en qu'en France hein. Personne a les moyens du quoi qu'il en coûte énergétique qu'on a pu voir par le passé pendant la COVID-19 au début de la guerre en Ukraine. Il y a la contrainte de la dette publique chez nos voisins aussi et puis il y a la question de l'inflation he qui touche toute l'Europe.

Donc c'est souvent des aides qui sont et temporaires et très ciblées. Donc j'ai listé trois principales aides. Mesure ciblé sur des secteurs clés.

Donc par exemple en Grande-Bretagne, le gouvernement qui a prolongé certaines aides à des secteurs très consommateurs d'énergie d'Em en Espagne, on pense par exemple aux agriculteurs, aux pêcheurs. Là, il y a des ristournes de 20 centimes par litre tout de même. En Allemagne également, c'est l'électricité qui va être plafondée mais seulement pour les secteurs chimie, acier, ciment.

Donc c'est vraiment la production industrielle qui est qui est protégée. Autre aide ciblé, bah ça peut être pour les les ménages les plus modestes et la porte-parole du gouvernement français en parlait. Donc on pense à des chèqus énergie ou alors des aides sociales temporaires.

Et puis la troisème aide possible, ce qu'on son discuté tout à l'heure, des mesures fiscales temporaires, ça peut être quoi ? Baisse de taxe pour l'essence. Ça c'est ce que l'Allemagne met en place par exemple pendant 2 mois.

En Italie, il y a des crédits d'impôts pour les entreprises énergivor qui vont soit être réactivé, soit prolongé. Euh je me disais que c'était l'Espagne qui a les mesures actuellement les plus ambitieuses parce qu'il y a déjà un mois, c'est le gouvernement de Pedro Sanchez qui a validé un plan de 5 milliards d'euros mesure temporaire jusqu'en juin. On pense à la baisse de la TVA sur toutes les formes d'énergie he qui vont qui sont passés de 21 % à 10 % pour l'essence mais aussi pour le gaz naturel, pour l'électricité et puis il y a aussi des prix plafonnés.

Je finis juste avec la proposition de de Philippe Nosière. Plusieurs pays he vont utiliser ou utilisent déjà les recettes supplémentaires de TVA qui sont générées par la hausse des prix. On pense notamment à l'Italie ou encore au Portugal ou au Portugal c'est déjà en place.

Voilà. Philippe Nosière, on le voit de toute façon, c'est un problème mondial et on voit qu'en Europe les vois nos voisins se posent exactement les mêmes questions. Mais pour vous, il faut aider les automobiliste aujourd'hui la situation devient compliquée.

Mais la situation est dramatique. Vous vous rendez compte effectivement quand on doit passer à la pompe et payer de 20 30 un litre de carburant, les gens ne peuvent plus. Et et les conséquences de cela, c'est des conséquences économiques sur l'ensemble de la France. parce que aujourd'hui le l'automobiliste qui qui doit mettre obligatoirement de l'essence dans sa voiture, cet argent là, il ne le met pas ailleurs.

Donc de toute façon, ça aura des conséquences et ça a des conséquences sur l'inflation, ça a des des conséquences sur l'activité économique de la France. et et pour pour répondre à madame Brégon, euh c'est pas il y a pas uniquement euh les les gros rouleurs, il y a pas uniquement les infirmières, il y a un certain nombre de personnes qui ont la nécessité de d'utiliser leurs véhicules tous les jours et qui et qui ne peuvent plus. Bon la la la France ne vit pas que avec euh des gros rouleurs.

Merci beaucoup effectivement Phil Philippe Noè mais on ne peut plus dit Pascal Pierry on a plus les moyens de de donner des aides. Euh merci à tout le monde. Évidemment on a bien compris les aides ciblées, elles ont déjà commencé.

Vous restez avec nous, on va partir en Russie. Regardez ces images. Le grand défilé annuel de Vladimir Poutine [musique] est en train de se préparer.

Je vous laisse quelques minutes de réflexion pour que vous sachiez qu'il y a une grande différence par rapport aux années précédentes. Il y a un grand absent [musique] dans ce défilé. On en parle dans un instant parce que Vladimir Poutine est sous très grande pression.

À tout de suite. Soyez les bienvenus. Si vous nous rejoignez dans un instant, on repartira dans le D3 d'Ormous [musique] parce qu'un bateau français a été pris pour cible.

Il tentait de franchir ce D3 d'ormous et il a été pris pour cible par les Iraniens. Preuvent que visiblement le projet liberté Donald Trump [musique] ne fonctionnait plus vraiment. D'ailleurs, Donald Trump a décidé de le suspendre.

On continuera l'analyse. On part en Russie parce que vous le savez, Vladimir Poutine prépare son grand défilé annuel du 9 mai. C'est une grande tradition là-bas.

C'est un rendez-vous incontournable pour le président russe et cette année, alors je vous ai laissé réfléchir tout à l'é tout à l'heure, il y a un grand absent parce que ça ce sont les première répétitions image tournée ce matin et ben il n'y aura pas de char. Un défilé on pourrait dire bas de gamme pour le président russe. Il faut dire que la situation est un peu compliquée avec Vladimir Poutine qui a un petit peu peur pour sa vie et qu'il se barricade, qui limite les voyages sur le terrain.

C'est pas glorieux non plus. Internet également est totalement coupé. Que se passe-t-il dans la capitale russe ?

Jérôme Garoto, vous êtes avec nous, notre correspondant à Moscou. Bonjour. Pas de char, pas d'internet non plus.

Les coupures s'intenifient hein, depuis le début de la semaine. Bonjour. Oui, les Moscovites se sont réveillés hier sans internet mobile.

Moi-même, je n'avais plus de 3G, plus de 4G, plus d'internet sur mon téléphone. Ça a occasionné un certain nombre de désagréments. Par exemple, vous aviez de nombreux commerces qui n'acceptaient plus que l'argent liquide, les terminaux étant en panne, on a vu toutes sortes de taxis perdus.

Et puis si ces jours-ci vous voulez retrouver un ami, alors là, il faut faire comme dans les années 90. C'est-à-dire qu'on se prend on se donne rendez-vous avec un lieu, 1 heure et puis ensuite il n'est plus possible de changer. Hier après-midi, la situation euh s'est rétablie.

Aujourd'hui, ça semble à peu près stable mais les autorités russes ont déjà prévenu qu'il y aura de nouvelles coupures de réseau organisé demain, notamment pour la répétition générale de la parade. Et puis bien sûr le 9 mai le jour J du défilé, on s'attend à une extinction quasiment totale du réseau dans le centre de Moscou. Tout ceci est présenté par les autorités russes comme une mesure de sécurité, une mesure pour empêcher euh des attaques ukrainiennes conduites avec des drone contre la capitale.

Merci Jérôme. On vous reprend dans un instant. Euh vous parliez de c'est intéressant retour dans les années 90.

Vous imaginez pour donner rendez-vous, il y a plus de téléphone portable et puis il y a des problèmes de paiement. Effectivement, on a vu ça passer sur les réseaux sociaux à de nombreuses reprises. Les Moscovites sont assez étonnés parce qu'ils arrivent pas à retourer de l'argent, ils arrivent pas payer.

Exemple dans une station essence. Regardez. Mais décidément, c'est complètement fou.

Je ne peux même pas payer. Rien ne marche, pas même les distributeurs automatiques dans les magasins. Donc il y a des moscovites, il y a des Russes qui sont complètement pris au dépourvu, sont assez interloqués, ils s'interrogent sur la situation actuelle.

Est-ce que la la Russie aujourd'hui est en difficulté ? Est-ce que vous voyez des signes de d'affaiblissement depuis plusieurs semaines ? Euh non, je enfin c'est difficile à dire parce que euh un euh dès lors qu'on a mené une opération spéciale en 2022, donc on éétait pas en guerre, on a fait les cérémonies du neuf mèches chaque année avec la même ampleur qu'avant.

Ouais. Euh aujourd'hui, nous sommes dans la 5e année de guerre. H les capacités ukrainiennes sont capables d'aller n'importe où, presque en Russie.

Donc y compris de frapper la place rouge qui était déjà une inquiétude l'année dernière et même il y a 2 ans. Euh donc ça c'est un point déjà qui met alors pour indirectement répondre à votre question, il y a une insécurité, un risque effectivement et maintenant ce n'est plus une opération spéciale quoi qu'on puisse dire Poutine c'est une guerre et en temps de guerre bah on cible où sont les militaires donc si vous avez un beau défilé avec du matériel et des hommes, la cible est magnifique. Pourquoi s'en priver ?

Donc je comprends qu'il une inquiétude profonde parce que l'impact psychologique et humain serait terrible. Je ne parle que du défilé à pied. Voilà.

Maintenant, le fait qu'il n'y ait pas non plus de matériel pendant moi j'aime bien les charbes, j'aimerais bien en voir de temps en temps parce que un défilé ça sert aussi à voir un peu le nouveau matériel qu'il y a dans l'armée russe. Donc indirectement, je soupçonnerai peut-être qu'ils en ont plus autant qu'ils voudraient, qui n'ont plus d'aussi performant qu'on le penserait et que finalement bon et peut-être même des probl de carburant à force d'avoir des raffineries tapées par les Ukrainiens. On peut se poser la question peut-être qu'il y a des conditions logiciques en tout état de cause. inquiétude de Poutinoui.

Et revenons peut-être au cesser le feu qu'il a demandé le 8 et le 9 mai comme l'année dernière d'ailleurs me semble-t-il et que Zelenski a anticipé hier ou avant-hier a priori sans en parler à Vladimir Poutine ce qui a donc fait que des frappes ont eu lieu du côté russe sur les Ukrainiens sur l'Ukraine et donc violation du cfeu mais qui était unilatéral. Si vous voulez qu'un cess feu fonctionne, il faut que les deux soient d'accord. On a plusieurs cas de de cette guerre dans cette guerre depuis 2 3 ans.

Exactement le le ce qui est exactement le cas du CC le feu qui avait été proposé de manière érale par la Russie pour justement ce que on doit se parler un CC le feu c'est un accord entre deux béron mais des des trêves ont été mis en place chaque année depuis le début du conflit justement pour le 8 9 mai. Elles n'ont jamais été respectées notamment par la Russie. Euh oui ben peu importe la question est pas là.

La question c'est que quand on fait une are rêve et j'ai pas terminé c'est que on se met d'accord et aussi on respecte la parole donnée et donc on fait confiance à l'autre pour la respecter et donc en l'occurrence on a des trêves ou des CCL feu qui n'en sont pas mais qui sont plus des outils de communication que des outils réellement de diplomatie temporaire. Ouais. Le déclarer chacun dans son coin ça sert à rien.

Regardez ce que dit le ministre français des affaires étrangères des affaires étrangères c'est Jean- Noël Barot. Les armées de Vladimir Poutine ont reculé de 120 km² en Ukraine au mois d'avril. C'est une première depuis 3 ans.

L'économie russe s'enfonce dans la crise. Il est grand temps pour le Kremelin d'ouvrir les yeux sur son échec et de mettre fin à sa guerre d'agression injustifiable et ruineuse. Il parle d'échec.

Effectivement, la Russie de Vivim Poutine aujourd'hui est en échec. Ben, c'est c'est vrai que pour la première fois, la Russie perd du terrain et c'est quelque chose quand même de notable sur ces ces craintes par rapport à sa sécurité du côté du président russe. Il y a deux choses.

Il y a effectivement l'Ukraine qui se montre ces derniers temps en position de de force. C'est c'est le feu qui ont été mis en place chaque année et qui n'ont jamais rien donné. Euh la réplique du coup de Volodir Zelenski, ça a été de dire "Nous aussi, on peut mettre en place un cesser le feu de manière unilatérale." Ils l'ont mis en place euh là à partir de minuit, on voit qu'il y a eu euh euh hier 27 morts, 120 blessés dans plusieurs villes, que cette nuit, à partir de minuit, il a eu 108 drones de lancer trois missiles.

Voilà, il a la preuve et ça ne fonctionne pas. On ne se limitera pas et donc c'est là aussi sa crainte, on ne se limitera pas forcément à ne pas taper ce défilé militaire. La deuxième crainte du président russe, elle est aussi depuis l'intérieur.

Vous vous souvenez de ces articles qui ont notamment été porté par le Financial Times ces derniers jours et qui dit que Vladimir Poutine aujourd'hui a une peur bleue d'un renversement dans son propre pays où aurait été notamment visé des des proches de de l'ancien ministre de la défense Cho il y a des craintes. Je me permets de rebondir sur ce que vous disiez. Est-ce que c'était la Russie est en échec ?

Enfin, elle est en difficulté mais ça fait quand même plusieurs années qu'on annonce l'échec de la Russie. Rien de comparable avec ce que connaissent les Américains aujourd'hui en Iran. Et quant à ces rumeurs quant à la les craintes de Poutine d'un PCH, oui, peut-être.

Mais n'oublions pas que nous sommes aussi aujourd'hui en train d'assister à plusieurs limoges hein en Russie. Euh donc tout cela est lié à aussi une opération euh je dirais de pouche intérieure mais plutôt au profit de Poutine. Donc Poutine ne me semble pas peut-être jamais dit qu'il était en en qui était mis en place.

J'ai dit qu'il y a des craintes de la part de Mais euh il n'est pas en échec. Il est pas en échec général non plus. C'est en Ukraine.

Oui. Bah c'est ce que dit en tout cas c'est ce que dit le ministre français des affaires étrangères. En échec sur sur plusieurs fronts.

Effectivement, il perd du terrain, son économie est en train de s'effondrer. Il est temps qu'il commence à négocier. Bah quand bah ça on le dit depuis longtemps qu' un moment donné une guerre toujours doit s'arrêter et que vu le coût humain économique et autres, il y a un moment où est-ce que le coût est toujours acceptable en fonction des résultats obtenus.

Pour l'instant, les résultats obtenus que ça soit de part et d'autre sont quand même faibles. Euh ensuite, on voit quand on voit les cartes au jour le jour, moi je les garde aussi régulièrement, ça avance pas beaucoup hein. On nous parle d'attaque mais effectivement on se bat au kilomètres carr comme on le fait depuis 5 ans.

Ouais. Et bien vous restez avec nous, on reparlera de le l'Ukraine [musique] cette semaine effectivement avec ce défilé et avec ces cartes qui sont extrêmement intéressantes à analyser. En attendant, [musique] on repart dans le D3 d'Ormous avec ce cargo français qui a été pris pour cible.

Alors, il bat pavillon Malta mais il appartient à l'armateur français CMACGM. [musique] Que se passe-t-il dans ce Détroit d'Omous alors que Donald Trump avait assuré qu'il était sécurisé et que tous les bateaux de Marine Marchand pouvait [musique] passer. On voit que visiblement il n'en est pas.

Des civils ont été pris pour cible par les Iraniens. Il y a même des blessés parmi les membres d'équipage. [musique] À tout de suite.

Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez. 13h30 sur LCI. On parle toujours de son conflit au Moyen-Orient et de ce contexte extrêmement [musique] tendu avec un message qui a pris tout le monde de cours.

C'était au cours de la nuit, il était à peu près 1h15 heure [musique] française quand Donald Trump a annoncé suspendre son opération Projet liberté. Vous le savez, c'est un projet qui visait à rétablir la circulation dans le D3 d'Ormous. Il avait été mis en place un peu plus il y a un peu plus de 24 heures et c'est déjà terminé pour le président américain.

Pourquoi ? On essaie de le savoir. Alors que dans le même temps, il y avait ça.

Regardez l'USS Bush qui arrive au Moyen-Orient. Il y a donc désormais trois porte avion américains sur zone. L'armada américaine ne cesse de se renforcer que nous réserve les prochaines heures.

Alors qu'effectivement, je vous le disais, la tension reste vive dans le D3 d'Ormous puisqu'un portecteneur vient d'être pris pour cible par le régime iranien. Ce cargo et bien il est français, il appartient à l'armateur CMA CGM. Il s'agit du San Antonio.

Il a été touché au large des Émirats arabes unis alors qu'il tentait à son tour de quitter le D3 d'Ormous comme les deux cargot américains avant eux. Mais avec lui, ça s'est très mal passé. Celia Jfredy, Arthur Grelèv, vous êtes vous à DOA et vous suivez cette actualité pour nous.

Que sait-on précisément Celia cet après-midi ? Ce qu'on sait, c'est que l'armateur français a confirmé cette attaque. Oui, ce bateau a fait l'objet d'une attaque alors qu'il était en train de passer le D3 d'muse.

C'est justement cette information qui nous manquait car la dernière fois que le navire a émis un signal, il était au large des côtes de Dubaï mais le l'armateur CMACGM a bien confirmé que le bateau était en train de traverser ce D3 d'mous au moment où une frappe est arrivée sur ce navire, une frappe par un missile qui a fait des dommages sur le navire mais aussi des blessés. Les blessés ont été évacués, sont en train d'avoir recours à des soins. En tout cas, cette attaque, elle a eu lieu alors que le projet liberté de Donald Trump était est en vigueur.

Un projet qui a pour but de sécuriser, mais aussi de guider les navires commerciaux à travers le D3 d'Ormous. Un projet qui a été suspendu par Donald Trump et cela a été félicité par le premier ministre pakistanais qui a dit avoir bon espoir au vu de la dynamique dans le D3 d'Ormous à un accord de paix. Effectivement, ça m'était peut-être peut-être ce projet m'était peut-être un peu en péril ce cesser le feu qui était déjà fragile.

Merci Celia. Hélène Bonet nous a rejoint. Bonjour Hélène de notre service international et je rappelle donc la présence sur le plateau du général François Chauvancy, de Yara Ric et de Romu Alura ainsi qu'Isabelle s'apporta évidemment comme chaque jour.

Hélène, ce qui nous interpelle quand même, on on refait le fil, ce cargo de la CMA CGM a été pris pourci par le régime iranien au cours de l'après-midi. Donc le projet liberté de Donald Trump était toujours en cours. Le Parisien affirme, alors on le source parce qu'on a pas réussi à le à le à le vérifier pour le moment, mais que ce bateau était aussi escorté par les destroyés américains.

Si c'est le cas, ça voulait dire que ce projet liberté ne fonctionnait déjà plus. Ça veut dire qu'il était pas étanche en tout cas que cette bulle mise en place par les Américains. Si effectivement cette cette information est vérifiée, donc je le mets quand même conditionnel.

Euh oui, ça veut dire qu'il y avait des trous dans la raquette et que cette protection, elle n'était pas euh optimale. Alors euh euh là, on voit que qu'il y a une potentiellement une progression dans les négociations. Donc est-ce que le coût de pression de Donald Trump quelque part en essayant de débloquer ce D3 à fonctionner ou est-ce que il y a aussi une forme de d'arrêt parce que les Américains prennent conscience aussi que ça demande beaucoup de moyens et que c'est pas parfait hein d'essayer de protéger le passage des bateaux.

En tout cas, ça se fait pas sans risque. C'est un peu l'interrogation. En tout cas, il y a quand même l'idée que il y a des négociations qui avancent parce que vous avez l'Iran quand même qui a qui a réagi et qui explique que le transit sûr du D3 d'OVMO sera possible.

Alors, il parle de nouvelles procédures, il n'explique pas exactement comment ça va se Ah, donc ça avance sur ce sur ce point ça avance aussi sur ce pointl. Donc, on peut quand même se dire que derrière il y a aussi cette notion de au-delà des des tensions qu'il y a eu hier et puis de ce ce cargo qui a été touché en coulisse, ça s'active. ça s'active et peut-être peut-être qu'il y a des des accords qui sont en train d'être scellés.

On va en reparler. On reparle de ce cargo. CMA CGM, grand armateur français.

Il y a eu des blessés parmi les membres d'équipage. Ils ont été évacués et soignés. Comment en général ça se passe ?

C'est-à-dire qu'on parle de de marins civils qui ont été attaqués par des gardiens de la révolution iranien qui ont été blessés et donc évacués par hélicoptère, on imagine depuis depuis depuis quoi ? Les Émirats arabes unis. C'était au large des Émirats Arabes unis depuis Abou Dhabi.

Oui. Enfin bon, il y a il y a plus il y a plusieurs réponses aux différentes questions hein. Euh d'abord remarquons quand même que c'est un navire civil qui est agressé par un état.

Ce navire ne fait pas partie des États belligérants. H donc c'est bien alors on peut l'interpréter comme agression terroriste éventuellement. On peut aussi appeler comme ça comme appeler cela aussi comme un fait de guerre euh même si l'Iran ne risque pas grand-chose de les de malte mais peu importe et c'est quand même pourquoi malte ?

Parce qu'effectivement ce bateau batait pavillon baltait ou voilà donc déjà c'est le premier la première chose. La deuxième chose c'est effectivement l'évacuation du personnel. Alors, d'abord pour qu'un navire circule, l'amiral ou d'ut d'un ville avait bien expliqué hier en disant que pour qu'un navire circule dans une zone à risque, il faut d'abord que l'armateur soit d'accord, il faut que l'équipage soit d'accord.

Euh il y avait aussi un autre fait euh oui que les assureurs soient d'accord et puis il y en avait un 4e que je n'ai pas retenu. Peu importe déjà avec tout ça ça pour que si le bateau était là c'est qu'il avait quand même tout l'aval nécessaire pour s'av prendre le risque parce qu'il faut accepter de prendre le risque et le risque a été pris. Et puis maintenant pour le troisème point qui est celui de l'aspect humain bah c'est l'évacuation des des marins blessés.

Alors, remarquons quand même que ce sont des marins blessés pour parfaite guerre en quelque sorte, faut quand même pas l'oublier. Euh alors ce que disait d'ailleurs Michaell Benhamou tout à l'heure, très justement, c'est vrai que tous les États du golf sont très bien pourvus en en en infrastructure de de santé et que donc je pense que très rapidement ils ont été récupérés par hélico sans aucun enf moi je verrai ça comme ça hein. C'est ce qui va le plus rapidement, ce qui est le plus rapide et transporté pour être soigné correctement.

Voilà donc voilà le contexte. où il y a un contexte humain, il y a un contexte économique, il y a un contexte géopolitique en tout état de cause. Maintenant, qu'est-ce qui est important ?

Et puis dernier point, ce qu'on vient d'évoquer, est-ce que la France était visée ou pas ? Mais peut-être que vous allez passer [rires] mais je voilà encore une fois, je n'ai pas besoin d'être là. Vous faites toute le tout le travail à ma place générale.

Est-ce que la France était visée ? C'était l'une des questions qui a été posée effectivement à la porte-parole du gouvernement. La réponse est non.

Écoutez, mot de Bregeon. Les tirs qui ont visé hier. Un bateau CMA CGM montre de toute évidence que la situation reste dangereuse.

Je tiens à noter et [raclement de gorge] à rappeler devant vous que le bateau CMA CGM n'était pas sous pavillon français. En l'État, ce n'est donc en aucun cas la France qui a été visée. En aucun cas la France n'a été visée, répond la porte-parole du gouvernement.

Donc c'était euh juste avant qu'on prenne l'antenne. Euh vous êtes d'accord ou pas ? Parce qu'encore une fois donc c'est un grand armateur mondial.

CMA CGM, c'est un armateur français mais effectivement il y avait pas le drapeau français sur ce navire. Alors moi je me mets à la place de Mode Brégeon. J'aimerais pas être à sa place en ce moment, hein.

Euh, elle dit ce qu'elle doit dire, hein. C'est elle peut pas dire "Oui, c'est la France qui était touchée d'ailleurs. Cocorico, on part en guerre." De toute façon, comme vous l'avez dit très justement général, on n'est pas parti en guerre quand c'est un de nos soldats qui a été tué euh sur une base en Irak.

Euh, c'est pas pour partir en guerre sur un un porte-container. Vous avez raison Mcali de rappeler qui est Rodolp Saadé. C'est Rodolp Saadé, c'est pas n'importe qui effectivement, c'est CMA CGM, c'est ce grand armateur implanté en France, mais c'est aussi, pardon, mais un très proche de Donald Trump.

Rappelez-vous, en mars 2025, il était allé à la Maison Blanche. Il s'était engagé à investir 20 milliards sur 4 ans aux États-Unis. Et donc si vous voulez euh Rodolp Saadé c'est c'est une puissance en lui-même et au fond une puissance entre deux continents, entre deux mondes, peut-être même entre plus de monde encore puisque euh sa nationalité libanaise fait qu'effectivement c'est un c'est un homme qui connaît très bien tout ça.

Donc c'est intéressant parce que à la fois oui, c'est des Français qui ont été tapés mais euh bon est-ce que ça a été fait exprès pas exprès, on en sait rien. On dit aujourd'hui certaines sources disent que on est obligé de couper toutes les communications, que donc les Iraniens ne savent pas sur qui ils tapent. Moi, je peux pas vous dire, je suis pas assez spécialiste pour parler de ça.

Par contre, je trouve que le fait que ce soit Rodolp Saladé est très intéressant parce que Rodolp Salad, vu sa proximité avec Donald Trump, moi je n'arrive pas à croire que au fond, enfin je pense que c'était bon, je parle, ce sont des ce sont des hypothèses mais qui pourrai converger sur le fait que ce que dit le Parisien est vrai, c'est-à-dire qu'on arrive pas à penser que il y soit allé par hasard avec ce porte-contain là, vu sa proximité avec l'administration trumpienne. Donc je pense que ça n'est pas rien. Donc Rodolp Saadé a été avec un de ses un de ses bateaux dans ce des trit d'ormous.

Ce ce ce bateau a été tapé. On a beau dire nous les Français c'est pas nous, c'est nous qui avons été tapés. C'est quand même vraiment pas de bol non plus parce que franchement que ce soit Jean-Noel Barreau, que ce soit président de la République, ce soit le premier ministre, on a été impeccable en disant cette guerre n'est pas la nôtre, on a rien à faire là-dedans, ça ne marchera pas.

Bon voilà euh voilà en fait le résultat euh de l'incury trumpiste. Mais alors, je rebondis juste sur ce que vous dites. Effectivement, en général, imaginons donc là officiellement pour la France, c'est pas la France qui a été visée, mais si c'était le cas, c'est-à-dire que déjà un premier cargo CMA CGM avait été euh touché le 20 avril dernier avait subi des tirs de sommation.

Là, ça a été plus loin avec des tirs qui ont blessé des marins, des civils, donc pas français qui ne sont pas français effectivement. Mais si français pas français donc voilà donc on ne bouge pas mais si ça avait été le cas là c'était un acte de de guerre on a pas bougé pour un soldat oui qui a été tué de manière évidente. Je pr pas les deux soldats de la finule dont on a parlé qui ont aussi été tués mais c'est deux cas différents hein.

C'est deux cas différents. C'est pas la même situation militaire. En tout cas de cause nous avons, je je persiste à le dire on a la fâcheuse habitude en France de ne jamais répondre à une agression qui peut nous concerner.

En l'occurrence, si cela avait été, euh qu'est-ce qu'on aurait fait ? Je crains que malheureusement, on aurait fait un beau communiqué de protestation officielle. On aurait demandé peut-être une enquête comme au Liban euh avec tout ce que ça veut dire derrière et surtout on n'urait pas fait preuve de détermination de mes de rétorsion.

Regtez, c'està-dire que la France, elle aurait dû s'engager dès dès le soldat français tué dans cette attaque. C'est tout à fait ça. C'est tout à fait ça.

C'est on aurait dû parce que les Israéliens l'ont fait, me semble-t-il. Ils ont, me semble-t-il, éliminé le commanditaire euh de cette attaque et je pense que c'est les Français qui auraient dû le faire. Euh vous reprenez Dracard, c'est pas nous qui avons éliminé les gens qui ont fait ça.

C'est bien les Israéliens qui ont retrouvé les commanditaires qui les ont éliminés si je me trompe pas. Donc il y a un moment donné, je vais reprendre la parole du président de la République. Il a dit que pour être respecté, faut être craint.

Pour être craint, faut montrer qu'on est capable d'utiliser la force. Tout à fait. Mais le pire dans tout ça, c'est pour ce porte container.

Voyons quand même les choses telles qu'elles sont. Il y a quelque sorte un mot d'ordre des Américains. Les Américains sont en train de passer leur deal finalement et ils ne veulent absolument pas que la tension remonte.

Alors il y a peut-être pas eu un appel de Donald Trump mais en tout cas le mot d'ordre de la superpuissance mondiale auprès de ses petits alliés comme elle les considère, c'est on fait pas de bruit, on s'écrase. Donc il était tout à fait certain qu'il n'y aurait pas de réaction. Non non, la question n'est pas là.

La question est que si jamais ça avait été un bateau avec pavillon français, s'il avait été attaqué, qu'est-ce qu'on aurait fait ? Ça aurait été la même chose. Ça c'est un autre débat et je suis entièrement d'accord avec vous.

Je trouve ça aurait été la même chose. Ça n'aurait pas été plus loin que le communiqué. Oui, moi je suis pas très d'accord avec le fait que ce soit parce que c'est CMA CGM que ça a été attaqué.

Je pense il y aurait eu un bateau thaïlandais indien ou peu importe, ça aurait été pareil. Par ailleurs, les Iraniens ont attaqué des bateaux indiens après même avoir enfin fait une sorte de diltacite leur permettant le passage. Et je rappelle queun des premiers bateaux qui est passé par Ormous, c'était un bateau de CMA CGM.

Donc les Iraniens ne visent pas la France, ça c'est ma lecture et ne visent pas CMA CGM. Ils visent le message. Ils vont leur dire "Non, vous ne passerez pas comme vous voulez." Et le régime iranien reste que ça veut dire ce que vous dites est très juste.

Ça veut dire que la première fois ils l'ont laissé passer parce que c'est eux qui contrôlent et que là ils ont décidé que c'était fini. Oui, mais pas parce que c'est la mass gm parce que c'est fini. Donc là c'est quoi ?

S'il y a été, c'est sans doute parce qu'ils ont des intérêts convergents avec. Je pense qu'il y en a pas beaucoup qui se précipitent pour tout vous dire, pour passer le D3, ça que je veux vous dire. Je pense qu'effectivement les Américains auparavant.

Oui, mais là je là on peut penser, vu ce que dit le Parisien, qu'il y a quelque chose de presque diplomatique. Moi je serais Rodolphe Saadé, j'en aurais envoyé un de container pour faire plaisir à Trump et pour voir si c'était possible. Ça ne l'est pas d'acte.

Vous voyez ce que je veux dire ? Ça ne l'est pas mais je je pense que le message que les Iraniens veulent envoyer, c'est que le coût de l'attaque est plus important que le coût du payage. Si payage, il y aura et le coût des assurances et des potentiels dommages sera plus important.

Donc là, si on continue dans cette logique, les armateurs, ils vont devoir faire un choix rationnel. Qu'est-ce qui est d'un point de vue comptable, d'un point de vue économique plus logique de payer ce payage qui et être sûr de passer sans encombre comme ça a été le cas par les par les Pakistanais, par les thaïlandais et par ce bateau de Cam CGM ou est-ce que on prend le risque et on passe sans payage pour respecter le droit coutumier maritime ? Je pense ce qui va arriver c'est qu'ils vont mettre une forme d'infrastructure pour justifier un payage, rentrer dans une zone grise juridique permettant de payer au niveau des eaux territoriales iraniennes le temps que ça se débloque et en parallèle on aura des routes alternatives qui vont être mises en place.

Tout ça prendra du temps et ça bien fait de de le de le reconnaître comme état terroriste du coup hein de quoi on a l'air hein si on commence à payer vous imaginez maintenant on vient de dire hein que c'était euh c'était des terroristes l'Europe avec bah ouais c'est pas grise là c'est vraiment noir he pour les occident c'est dans dans le r territorial non mais je pense que ce sera plus pratique c'est ce que disait Pouyané le patron total vous avez raison mais juridiquement et moralement c'est abject mais économiquement ça Voilà. Ouais, c'est ça. Économique.

Mais oui, et parfois les les le monde économique peut l'être cynique. Effectivement, quelques heures après cette attaque sur un cargo français, en tout cas de la CMACGM, et bien Donald Trump a fait une déclaration stupéfiante via son réseau social. Regardez, compte tenu de l'énorme succès militaire et des grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens, le projet liberté sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé.

On va revenir effectivement parce que ce qu'on ne savait pas 1hure du matin quand c'est tombé ce message, c'est qu'il y a bien des négociations qui visiblement seraient bel et bien en train de d'avancer. Mais d'abord, on va on va on va rester sur notre euh impression première. Projet liberté est annoncé dimanche soir.

Il est mis en place lundi en fin d'après-midi et donc le mardi soir, il est suspendu. On se dit bilan, il devait totalement libérer la circulation d'un des trois d'ormous. Bilan, deux bateaux sont passés, deux bateaux américains et puis c'est terminé.

Ça n'a juste servi, factuellement, on le regarde, ça n'a juste servi qu'à relancer la reprise des tirs. Oui. Donc si on regarde grand succès militaire, sans doute pas.

Voilà. Après, si c'était simplement un coup de pression peut-être pour débloquer en coulisse autre chose, c'està-dire une avancée des des discussions peut-être. Je dis peut-être parce que en fait pour l'instant on a les informations qui nous parviennent viennent essentiellement d'un média américain Axios qui à la fois commence à être reprise par Reuters.

Donc là par pareil ça bouge d'heure en heure plus ou moins des des recoupements et cetera mais donc on comprend qu'il y a une activité diplomatique extrêmement intense. On sait qu'il y a des rencontres diplomatiques entre différents pays qui ont eu lieu ces dernières heures. Voilà donc sans doute que effectivement les choses bougent.

Je je dis peut-être parce qu' encore une fois c'est donc Axios qui est extrêmement bien connecté à la Maison Blanche mais qui est aussi un moyen de faire passer pour l'administration américaine un certain nombre de de messages et d'informations qui vont souvent dans son sens. Donc faut toujours prendre ça avec une certaine prudence. Donc, on apprend que le prochainement pourrait être signé une sorte de précord, une sorte de mémorandum pour se pour s'accorder sur un cadre nouveau cadre de discussion qui aurait lieu soit à Genève, soit Islamabad entre iranien et américain.

Donc un accord dans lequel serait discuté un certain nombre de sujets, le nucléaire avec beaucoup de détails qui sont donnés, on pourra y revenir. la question du dégel mais on peut y aller parce que si c'est le cas là ça pourrait être stupéfiant enfin je veux dire il y aurait une réussite évidente de Donald Trump parce que sur le nucléaire il est question effectivement d'une promesse des Iraniens de ne pas se doter de la bombe. Alors effectivement ça pourrait faire partie de de ces de ces discussions.

Je vais vous donner la la liste. moratoire donc de d'une quinzaine d'années, c'estàd une pause dans l'enrichissement du côté iranien avec si jamais il y a une entaille dans cette cet engagement, le moratoire, la pause pourrait être allongée dans le temps. C'est ce que souhaitent les Américains et à l'issue de cette pose, les Iraniens pourraient enrichir à hauteur de 3,67 %, donc plutôt un enregistrement un enrichissement pour du nucléaire civil.

L'Iran ne se doterait jamais de l'arme nucléaire. Le régime ferait l'objet de en tout cas le programme ferait l'objet de d'inspection renforcée de façon inopinée, nous dit-on par l'ONU. Donc ce sont des responsables américains qui se confient à Reuters quand ils disent ça.

Et les Iraniens accepteraient de retirer l'uranium enrichi hautement enrichi du pays avec option envisagé de le envoyer vers les États-Unis. Donc on comprend quand même que toutes ces ces options sont quand même le souhait des États-Unis. Ce que précise quand même Axio, c'est qu'ils attendent une réponse du côté iranien avec quand même une certaine incertitude sur ce que pourrait dire justement le régime, notamment aussi parce qu'il y a peut-être des dissensions au sein du régime qui fait que tous les tous les responsables iraniens sont pas sur la même ligne par rapport à ça.

Et puis ça voudrait dire quand même un sacré bouger de la part de l'Iran sur ce sujet du nucléaire. Moyen de pression, vous avez sans doute raison. Donald Trump, il est c'est traditionnel, il est 13h50, c'est le matin aux États-Unis.

Donald Trump visiblement vient de se réveiller et donc il poste des messages. Exactement. On va pouvoir les traduire avec vous.

Ça arrive effectivement. Il parle de ses points de négociation, il parle de ses avancées mais si jamais ça ne donne rien, la campagne de frappe va reprendre. Le temps de traduire, on vous le donne.

On va voir. Oui, comme d'habitude, on va voir ce qu'on va voir. Mais admettons, admettons.

Imaginons qu'il y arrive. Imaginons qu'effectivement il est mis sur pause ce projet-là parce que ça avançait en coulisse. L'activité diplomatique, elle tourne à plein.

Admettons. Écoutez, ce qui se passe, c'est que nous avons un président acculé une fois encore qui s'est lancé dans cette guerre contre la vie de tout son entourage politique et sur toute sa base Maga qui pour la première fois, comme je le disais précédemment, est en train de s'éloigner de de lui. Une base he qui jusqu'à présent l'aurait soutenu et l'aurait suivi jusqu'en enfer.

Un président fragilisé à quelques mois d'élection de mi- mandat qui s'annonce très difficile. Il y a le 250e anniversaire le 4 juillet prochain. Date aux États-Unis pour Donald Trump qui voulait y arriver en Alexandre le Grand pourfondeur des Perses.

Il y a son rendez-vous dans une semaine avec le président chinois. Il ne peut pas se rendre à ce rendez-vous en étant un président englué dans le piège iranien. Bref, Trump cherche une sortie de secours depuis déjà plusieurs semaines et c'est pourquoi ce weekend, il n'a pas répondu par la violence aux provocation iranienne.

Il est très clair qu'aujourd'hui effectivement, comme vous l'avez dit, il y a eu en coulisse des tractations. Il semble également très clair qu'un préaccord, une feuille de route, pas un accord final, soit sur la table. Une feuille de route qui permettrait à Trump, qui est prêt, je le répète, à accepter beaucoup de compromis, à avaler beaucoup de couleuvres qui lui permettrait avec un bout de papier de s'en tirer la tête haute face à sa base maga à la population américaine et sans aucun doute de passer à autre chose, c'est-à-dire à Cuba.

Maintenant, pour ce qui est du nucléaire, soyons réalistes, c'est une feuille de route. Ce que veut Trump, c'est se sortir de ce guépiered. Et ensuite, évidemment, cette feuille roue de route nous dira il va y avoir des tractations. nous dira il va y avoir des tractations, c'est déjà une grande victoire.

Au cours des prochaines semaines, des prochains mois, ils vont abandonner leur programme nucléaire. Voyons les choses telles qu'elles sont. L'Iran, sans aucun doute, va dire oui oui sur le principe et au cours des semaines, des mois, voire des années qui suivent, évidemment qu'elle reprendra son programme nucléaire.

Alors, vous êtes évidemment dubitatif et vous ne serez pas dupe de ce qu'annoncera Donald Trump. C'est ce qu'on a compris. Hélène Bonet, pendant que vous parliez était en train de traduire le dernier message de Donald Trump.

Attention, le message du jour. Est-ce qu'il est important ? Est-ce queil s'agit encore de menace ?

Oui. Alors Donald, alors il y a de la menace effectivement il il est prudent aussi le président. Il dit en supposant que l'Iran accepte de donner ce qui a été convenu, ce qui est peut-être une grande supposition dit-il.

La déjà légendaire opération épique furie prendra fin et le blocus très efficace permettra au détroit d'ormous d'être ouvert à tous y compris à l'Iran. Et c'est là que vient la menace. S'il n'accepte pas, les bombardements commen recommenceront et ils seront malheureusement d'un niveau et d'une intensité bien supérieure à ce qu'ils étaient auparavant.

Donc on est dans la supposition de ce que pourrait peut-être accepter l'Iran, mais pour le coup beaucoup de prudence prudence pardon mais à chaud moi j'ai juste envie de répondre ben comme d'habitude non ça ressemble un peu à tout c Oui mais quand même une avancée lui-même le précise si les Iraniens si j'ai bien compris ce qui a été convenu c'est-à-dire quand même Trump parce que on se moque beaucoup de Trump avec ses menaces en l'air et cetera et je suis le premier à sourire mais n'oublions pas quand même qui a une menace qu'il a mis à exécution he il a quand même enclenché cette guerre contre l'Iran. Donc c'est quand même quelqu'un qui parfois passe à l'action et quand il passe à l'action il se fâche. Donc si il emploie s'il n'y a pas eu de de représaille de la part des Américains ce weekend et s'il nous parle d'accord déjà préconvenu, c'est qu'il y a quand même eu des tractations assez avancées.

Effectivement ça va plus loin. Vous avez raison. Il y a eu il parle quand même de ce qui a été convenu.

Donc ça veut dire que là en coulisse, il s'est joué quelque chose ces derniers jours qui iraniens et américains se sont parlés et ils ont convenu d'un cadre. Et donc ce qu'il dit c'est qu'on verra si les Iraniens vont au bout de ce qui a été là pour le moment calé quoi. Et c'est là qu'il est extrêmement prudent parce qu'il dit c'est une grande supposition en parlant d'une réponse positive à la suite de la part de de l'Iran.

Il attend de voir il se méfie un peu de prudence. On a j'ai quand même alors pas précisément en tête mais quand même sur d'autres conflits. Donald Trump parfois peut se monter montrer extrêmement catégorique.

Tel camp va faire telle chose. Là c'est vrai qu'il y a une certaine forme de prudence. Bon alors analyse Isabelle.

Al moi en tout cas je j'aurais attendu donc on est aujourd'hui le 6 mai. C'est ça le 6 mai à 13h54 pour avoir Romuel Siora quasiment en défense de Donald Trump et c'est la première fois que vous vois faire ça [rires] et vous dire que j'ai trouvé ça hyper beau remarquable. Écoutez, je vais avoir une subvention de l'ambassade américaine pour mon observatoire.

On l'a pas eu. Alors, [rires] j'essaie maintenant de la récupérer. Quoi ?

Avec ça hyper beau. Je suis sûr que ça vous a coûter. Donc ouais, bah j'étais un peu ému et j'ai trouvé ça et j'ai trouvé ça remarquable.

Euh écoutez, moi je franchement je enfin moi je veux bien qu'on tente hein. Je veux bien qu'on tente une analyse. Merci de prendre mon petit Klex.

Merci merci général. Non mais je je veux bien qu'on tente une analyse. Je suis moi je suis comme Hélène.

C'est-à-dire que là je trouve qu'en plus il en robe ça de maintenant il a la trouille en fait. qui dit "Je vais pulvériser, je vais vous remettre à l'âge de pierre et cetera comme" comme il a dit jusqu'à présent au faim euh si jamais ça marche. Donc si vous voulez, je trouve ça dramatique en fait. une espèce d'affaissement de la parole des États-Unis à chaque fois qui s'exprime qui est quand même vraiment dramatique.

Je pense qu'effectivement les tractations avancent et je pense que c'est grâce à la Chine. Donc si vous voulez, je enfin moi je je suis désespéré absolument parce que la Chine a quand même réagi suite à cette rencontre qu'il y a eu entre le ministre iranien des affaires étrangères et le chef de la diplomatie chinoise. et une des remarques qui étaiit faites, alors je l'ai pas la citation exacte, mais il saluait le fait que l'Iran renonçait alors le nuclé militaire mais pas ex donc il y avait une ah il laissait déjà entendre qu'effectivement il y avait un une base d'accord bah disons que voilà pour que la Chine exprime ça après cette rencontre comme si quelque part l'Iran avait accepté de se plier ou en tout cas c'est un appel du pied fort de la Chine vis-à-vis de l'Iran Ouais, mais général, est-ce que c'est contradictoire avec un autre fait ?

C'est ça, c'est l'USS Bush le fameux porte-avion américain qui devait arriver sur zone. Bah, ça y est, il est sur zone depuis hier. Il est arrivé dans la région du Moyen-Orient.

Donc l'armada américaine est toujours plus impressionnante. Il y a trois portesavions maintenant qui sont mobilisés dans cette opération. Euh et dans le même temps Donald Trump qui laisse entendre que tout ça c'est bientôt terminé, que si les négociations ça marche voilà mais s'il faut on frappera encore plus fort.

Tout ça tout ça c'est logique, c'est naturel, on négocie et en même temps on ramasse les trouples et on rassemble les forces quoi. Moi pour moi c'est terriblement logique. Si les Américains décidaient demain matin de quitter la zone h que feraient les Iraniens ?

D'abord il dirait qu'ils ont gagné. Ouais bah oui. Deux ils mettront la pression trois fois plus forte.

Vous êtes même plus là. on fait ce que l'on veut dans la région. Donc garder un gros bâton pour taper éventuellement, j'ai bien dit éventuellement est un argument qui mérite d'être pris en considération.

Et quand on a 200 à 300 avions de guerre plus un certain nombre de missiles Tomo, plus des sous-marins capable d'être lancé par l'encein euh par lanceur sous-marin ou bien par destroyeur, ça a quand même du sens et on sait que la puissance américaine a prouvé qu'elle était efficace, qu'elle été capable de frapper dur. Maintenant la question des sites dont on a beaucoup parlé taper quoi et tout à d'autres sujets mais la force elle est là et ça fait partie de la négociation sauf ce que je disais tout à l'heure on a passé on est passé du cap la force d'abord et éventuellement la diplomatie vers la diplomatie d'abord et la force en appui ce qui est pas tout à fait pareil qui semble très cohérent état aussi médiocre de deux côtés hein vous êtes d'accord hein parce que si on récapitule tout ce qui était censé gagner avec cette guerre donc on est d'accord le nucléaire bon peut-être on verra mais enfin bon on s'est quand même pas très bien parti le changement de régime pas terrible ça fait très longtemps qu'on l'issé tomber celui-là le D'accord. Maintenant, mais vous êtes comme ça vous maintenant les [rires] une guerre pour rien.

C'est une guerre pour rien. C'est mais c'est dramatique même s'il y a un accord, il sera moins bon que l'accord de 2015 et euh c'est-à-dire l'accord de HL que lui-même que Trump a lui-même jeté à la poubelle euh et une guerre pour rien. S'il avait voulu obtenir plus, pourquoi pas d'avoir décidé de créer un blocus ?

Oui, on aurait pu commencer par ça éventuellement. C'est vrai que le blocus a fonctionné sans doute plus que les sanctions, mais cette guerre aura coûté en ce que ça aura coûté en vie. et au contribuable américain dont je fais partie.

Mais ce sont des milliards et des milliards. Je suis tout à fait d'accord avec vous hein. Euh à un moment donné euh la guerre permet de rappeler qu'un rapport de force est possible.

Un militaire aime bien faire la guerre plus quand même pas un militaire masculiniste. Le seul général masculiniste de la télévision française. Non, viriliste plus que masculiniste. [rires] On vous enfre un mec quoi.

Bon [rires] allez allez c'est vous qui l'avez cherché hein. On ferme la parenthèse. On ferme la parenthèse.

Mais vous n'êtes pas d'accord parce que ça sera pas une guerre pour rien. Non c'est pas une guerre pour rien. Elle a pas été efficace totalement dans la mesure où les erreurs pas des erreurs des si des erreurs d'appréciation final en disant qu'en pensant que la force allait tout régler.

Voilà. Et je suis d'accord avec ce que vous avez dit à l'instant puis je l'ai dit aussi hein ça tombe bien c'est [rires] que le blocus sans doute aurait été plus efficace dès le départ j'en reste tout aussi convaincu. Voilà aussi c'est un acte de guerre faut quand même pas l'oublier le acte de guerre.

Oui un acte de guerre intelligent. Oui entièement d'accord. Donc on a pris la force brute mais surtout cette guerre a montré que l'Iran était totalement vulnérable.

Totalement parce que même si elle a des puirs de elle a été fortement affaiblie. On lui a cassé tout ce qui pouvait être cassé. On a quand même quandme mis en difficulté toute la fabrication, enfin tout le système nucléaire même si on aura récupéré peut-être pas les 440 kg mais on on a réduit sa capacité de nuisance dans ce domaineel.

Bien sûr, c'est pas du 100 %. On a peut-être du 60 70, mais peu importe. On a repoussé l'échéance, donc on a au moins gagné du temps.

Et on a rappelé quand même à l'Iran que personne ne voulait frapper parce que si on l'avait fait il y a 20 ou 30 ans, on sera peut-être pasqué comme aujourd'hui, hein. Euh, on lui montre que attention, on est capable de vous faire mal et on montre à tout le monde qu'on est capable de faire mal et qu'on peut toucher pratiquement les trois/4s de l'Iran sans aucun état d'âme. Donc, c'est quand même une menace permanente réelle.

Et eux, ils nous ont montré qu'ils étaient capables de mettre à plat l'économie mondiale. Donc je suis pas sûr qu'on ait vraiment gagné dans ce guerre, ils se sont des crédibilés au niveau international. J'ai pardon je dis et les États-Unis sont quand même enlisés quoi enfin on peut pas parler comme d'une victoire et se sont décrédibilisés démonéis au au niveau international.

Non non mais je parle ni victoire, je ne parle pas d'efficacité totale, simplement qu'on a mis un coup d'arrêt avec quand même une limitation de la capacité de nuisance comme état parce que l'Iran est quandme un état terroriste. C'est un état qui était théocratique qui est devenu maintenant une dictature militaire. Ça c'est un effet négatif du conflit mais néanmoins c'est un état aussi voyou et tout ce qui fait aujourd'hui n'est pas plus acceptable que bien d'autres états autoritaire. raison.

Je permettrais juste de conclure que les États-Unis en parallèle depuis le Venezuela sont quand même devenus la première superpuissance euh voyou euh mafieuse si je puis dire euh [rires] de bah écoutez attendez non non alors là j'aurais pas m'ass quand même quand même quand [rires] attendez quand on mais si si en plus vous m'aviez donné raison la dernière fois général ah si je vous ai donné raison alors pouvez continuer alors quand on menace [rires] de taxer le Brésil à 50 % non pas parce que c'est les méchants européens les méchants canadiens mais tuux quand on enlève un président pour faire on répondait pas opé en Amérique du Sud siècle aucun prétexte d'exporter la démocratie et cetera ou de répondre à l'appel de l'opposition. Non, le patron voulait pas me donner la caisse, je le capture. La nouvelle patronne, tu me la donnes ou je te fais pire.

Le Groenlande et cetera. Si les États-Unis sont devenus la première superfuissance voyou de l'histoire contemporaine. Mais vous avez tout à fait raison.

Quant au régime iranien, on peut pas encore comparer les États-Unis. Pas encore, il a dit oui, je ret pas encore. I évidemment [rires] la guerre c'est une histoire de communication.

Vous nous disiez il y a un instant, Donald Trump donc vient d'envoyer un message où il disait si jamais cet accord qui a été précalé avec les Iranien pouvait enfin être mis en place et bien et bien l'opération Épique fury qui avait commencé le 28 février dernier serait terminée alors que Marco Rubio hier dans une conférence de presse à la Maison Blanche disait que c'était déjà terminé. Donc là on est un peu confus. Écoutez Marco Roubiot le secrétaire d'État américain.

L'opération Epic Fury est terminée. Nous avons atteint les objectifs de cette opération. Alors il risque là c'est ce que disait Isabelle il y a un instant.

Là aussi on était un peu stupéfait en écoutant le secrétaire d'État américain parce qu'il dit que cette opération est désarmée terminée parce que les objectifs avaient été atteints. Mais nous quand on fait la liste, il y en a aucun qui a été atteint. Aucun n'a été atteint.

J'irai même plus loin. Vous avez dit que cette guerre elle a servi à rien. Si elle a servi, elle a servi le régime iranien.

Là, quand on voit l'opinion publique notamment sur les réseaux sociaux, c'est effrayant et effarant le la quantité de parties prix prégime. On oublie en fait tous les crimes qu'ils ont commis, tout toute la peur qu'ils ont exercé sur la région. Et là, on présente limite comme si les Iraniens étaient euh aller délivrer le monde de l'hégémonie américaine.

Donc ça c'est très dangereux. Il y a aussi d'autres victimes qu'on oublie mais c'est les pays du golf. Et cette guerre, elle leur fait énormément de mal. elle les enfonce et elle renforce leurs différents.

Là, il y a un vrai euh il y a des blocs dans dans dans les pays du golf. Ils n'arrivent plus à parler d'une même voie. Ils sont euh très affaiblis sur le plan international parce qu'ils sont affaiblis sur le corps euh au niveau économique et sans leur économie, il y a rien.

Et ce que je pense qu'il va se passer, il y aura un accord cadre très bientôt mais un accord qui va un peu figer cette guerre ouverte. La guerre ne va pas être terminée. Il y aura comme des guerres larvées dans la région notamment au niveau des proxis.

Et je pense qu'on va voir émerger une nouvelle forme de guerre, une guerre hybride avec par exemple des cyberattaques comme c'était déjà le cas en 2010 sur le site de Nathan. Les Israéliens et les Américains ont attaqué au niveau cyber le site nucléaire. C'est comme ça queils ils réussiront à stopper cette marchine en marche nucléaire parce qu'on a vu par la force et par tout ce qui est militaire, ça ne fonctionne pas parce que l'arme américaine, l'arme iranienne, c'est de toucher l'économie mondiale.

Bon, en tout cas, on a bien vu Donald Trump qui à l'instant menace de nouvelles frappes les le régime iranien si jamais ce projet d'accord n'allait pas jusqu'au bout. Nouvelle menace du président américain, ça ne va pas du tout dans le sens de la Chine. Vous en avez parlé, cette rencontre extrêmement importante et médiatisée par le pouvoir à Pékin.

C'est-à-dire que le ministre iranien des affaires étrangères s'est rendu dans la capitale chinoise pour rencontrer son homologue. Qu'a-t-il été dit ? Ça, on ne le sait pas.

Mais quand même, mais quand même Wangi, donc le ministre chinois des affaires étrangères, a dit un mot pendant cette réunion et ça ça a été filmé. Ce conflit dure déjà depuis plus de 2 mois. Il a non seulement causé de graves pertes au peuple iranien, mais a également eu de graves répercussions sur la paix régionale et mondiale.

La Chine en est profondément préoccupé. Nous estimons qu'un cesser le feu global s'impose de toute urgence, qu'une reprise des hostilités est inacceptable et qu'il est particulièrement important de rester attaché au dialogue et aux négociations. Et Pascal Perry nous a rejoint.

Pascal, ce qu'on voit là dans les images, c'est que le Pékin appelle à l'arrêt complet et immédiat des hostilités. À ce moment-là, le ministère chinois des affaires étrangères a son homologue iranien en face. Donc, il lui dit à lui.

Mais l'appel est beaucoup plus global, évidemment. Oui, l'obsession chinoise, c'est pour résumer la panne de la demande mondiale. H c'est l'affessement, l'affaiblissement de l'économie.

H vous voulez les les Chinois ont besoin de produire ils produisent aujourd'hui c'est le pilier essentiel de leur croissance leur capacité à produire et à se projeter à à exporter. Donc la situation actuelle elle ne leur convient pas même s'ils ont trouvé quelques petits arrangements avec les Iraniens sur l'acheminement du pétrole euh et du gaz notamment. Et euh le le contrepoint, enfin le contre-champ si vous voulez, c'est que euh l'Iran n'a plus d'amis, sauf la Chine.

Enfin, n'a plus de soutien direct ou indirect, je sais pas si c'est un soutien amical, enfin c'est le seul régime qui aujourd'hui tiennent la tête hors de l'eau du régime démola. Je parle de la Chine, de Pékin. Et donc les uns et les autres ont des intérêts communs.

Enfin l'intérêt c'est pour l'Iran peut-être de retrouver une vie un peu plus normal et pour la Chine de de créer les conditions pour que le marché à nouveau fonctionne normalement parce que la Chine est très pénalisée par la situation actuelle et elle veut pas que ça dure. On a compris qu'elle avait un rôle incontournable dans cette crise. Celle qui a été à l'œuvre pour la mise en place du CC le feu.

Est-ce qu'on peut imaginer qu'elle a aussi œuvré pour le projet d'accord là qui est sur la table et qui est en passe peut-être d'être validé ? Oui, c'est possible pour pousser l'Iran à accepter un certain nombre de concessions sans doute. C'est dire qu'am fallait que ça s'assesse.

Il y a des déclarations pour dire que c'était le tournant historique pour aller vers la paix. Voilà ce que dis. Donc oui, on sent que les Chinois ont envie que ça s'arrête euh et euh et c'est vrai que jusqu'à maintenant, ils agissaient en plutôt en coulisse, hein.

Mais euh c'est vrai que là, ça émerge beaucoup plus. Et parce qu'il y a aussi un autre rendez-vous qui est attendu, euh mi-mai entre Donald Trump et Chijing Ping. Mi c'est la semaine prochaine.

C'est la semaine prochaine. Donc voilà, ça va être une rencontre très importante. Ça veut dire que vous pensez, ça commence le 14, donc c'est le 14 et 15 mai, vous pensez qu'au 14 mai, c'est une date décisive dans ce conflit. il y aura forcément un un tournant un tournant oui, je pense que oui, il va tout va être mis sur la table, les sujets économiques, les sujets régionaux et cetera et cetera.

Donc avec chacun qui arrive avec ses forces et ses faiblesses et euh et et oui, enfin alors ça va être intéressant de voir ce que donne cette rencontre. Il va y avir un rapport de force. pas sûr que Donald Trump gagnant sans s'en sorte gagnant.

Et euh et oui, c'est la séquence diplomatique à laquelle on assiste est en tout cas euh possible parce qu'il y a un effort aussi d'autres acteurs. Euh alors il y a la Chine. On a vu aussi qu'il y avait eu des discussions hier entre Marco Rubio et Serg Lavrov.

Donc entre amé euh peuvent peut-être jouer un rôle à certains sur certains points. Donc on va voir comment les choses évoluent. Il y a un point d'interrogation sur ce quelle va être la réponse de l'Iran, mais je vous disais tout à l'heure, c'est cette déclaration plutôt conciliante de l'Iran qui dit que la circulation sera à nouveau possible.

Voilà, c'est quand même h ça bouge la somme la somme des gagnants et des perdants dans un un conflit de cette nature va être le compte des gagnants, il y en a pas beaucoup. La Russie vend son pétrole ou revend son pétrole sur le marché. qu'elle a un intérêt et qu'on a levé les sanctions et qu'on a levé les sanctions.

Donald [raclement de gorge] Trump laisse circuler la flotte fantôme et personne d'ailleurs aujourd'hui ne ne se prend à cette faute, ne s'en prend à cette cette flotte fantôme parce queon on a besoin de on a besoin d'énergie. Mais la la liste des perdants, elle est nombreuse y compris les États-Unis. Le le pétrole, on le répète assez régulièrement, c'est un prix mondial même si les États-Unis sont producteurs de pétrole.

Le prix du galon à la pompe qui mécontente les lecteurs, il est il est également élevé. Et puis deuxème réflexion, dans la vie, on est toujours un peu dépendant de ces créanciers. Euh et bien l'Iran est dépendant de la Chine.

Tout le monde, pour répondre à votre question, tout le monde a envie que ça s'arrête. L'immense majorité des pays du monde paye un prix. C'est ce sont dans la liste des des perdants.

La différence entre le reste du monde et la Chine, c'est que c'est que la Chine est le créancier de l'Iran aujourd'hui et donc qu'elle a un vrai pouvoir États-Unis d'ailleurs un vrai pouvoir de négociation et et je dirais même au-delà de la négociation, elle a le pouvoir d'imposer un certain nombre de choses à l'Iran et donc on peut raisonnablement penser que la rencontre que vous évoquez entre Chinois et américain devrait produire un un accord à minima qui permett dans un premier temps, il y a des mesures mesures de court terme et puis des mesures de plus long terme et qui permettent dans un premier temps de retrouver un fonctionnement à peu près normal de l'économie du monde. Vous savez, toutes les chaînes de production sont intégré et aujourd'hui vous prenez une voiture, un véhicule par exemple, c'est je sais pas 10000 pièces qui viennent de 50 pays. On va pas on va pas recréer en France ou aux États-Unis en un coup de cuillère à peau les les usines qui qui fabriquent les alternaux démarreurs qui fabriquent l'ensemble des produits qui rentrent dans la composition ou des pièces qui rentrent dans la composition d'un produit.

On est on est dépendant les uns des autres et c'est évidemment un facteur limitatif de la guerre. Le monde entier attend la fin de cette guerre. Vous le disiez notamment vous parliez des prix des pétroes donc évidemment le prix du carburant.

Il y aurait peut-être un ouf de soulagement chez les automobilistes et peut-être chez le gouvernement aussi qui cherche un peu la parade. Est-ce qu'il faut débloquer de nouvelles aides pour aider ces automobilistes avec ces prix à la pompe qui sont extrêmement compliqués ? Il y a total énergie, vous le savez, qui a limiter ces tarifs et qui les maintient en tout cas pour le super en dessous des 2 €.

Oui, mais certains émettent l'idée de taxer les super profits et alors là Patrick Pouyanet voix rouge. Alors si c'est ça et bien il menace. Écoutez si le gouvernement et je respecterai la la la loi c'est la démocratie décide de taxer les raffineries pas de le faire bien évidemment la politique de plafonnement c'est lui qui devra l'appliquer lui-même au français mais ce sera pas totale énergie.

Alors alors alors et bon courage au premier ministre. Ouais, bon courage au premier ministre. Comment [raclement de gorge] est-ce qu'on peut voir les choses Pascal ?

Parce qu'on se dit effectivement il y a un effort de totale énergie. On se dit il peut pas payer des deux côtés. Donc c'est-à-dire faire des pas des cadeaux mais comment des des contenter les consommateurs de d'un côté et être taxé de l'autre.

Et en même temps, on se dit bon, on est quand même en crise mondiale, en difficulté et lui, il brandit tout de suite la menace alors qu'il a fait plus de 5 milliards 8 même de bénéfices au seul premier trimestre 2026. Semestre de de de non, c'est trimestre. Vous êtes c'est c'est beaucoup certaines 20 milliards par an.

Enfin, c'est à peu près les purs, hein. Euh, Total dégage des revenus qui sont considérables entre 18 et 20 milliards d'euros par an, paye 2 milliards d'euros d'impôt. Donc, tous ceux qui vous racontent que Total échappe à la fiscalité se trompe évidemment ou vous trompent de façon euh tout à fait directe.

Pour qu' ait, premier point technique, pour qu'il y ait un nouvel impôt, c'est un impôt, c'est une assiette et un taux. Donc, il faut déterminer l'assiette. Qu'est-ce que c'est qu'un super profit ?

Ça commence à quel endroit, ça s'arrête à quel endroit. Ensuite, il faut qu'il y ait un taux puis il faut un troisème élément, c'est une loi parce qu'on on fait pas des impôts à la petite semaine comme ça. Donc c'est déjà premier point en terme de formalisme, c'est c'est compliqué.

Deuxème deuxème élément en effet Total rend une partie de l'avantage de sa politique maison. Alors qu'est-ce qui s'est passé avant la guerre ? Bah il s'est passé d'abord que Total a réinvesti une partie de ses bénéfices sur des champs pétrolifères qui sont hors du D3 d'Ormouse.

On évoquait l'Afrique mais aussi l'Amérique du Sud. Ça c'est le premier point. Donc à à une capacité d'accès au produits qui permet d'éviter les ruptures. 2e euh euh élément euh euh total à bien acheté au début là, c'est vous savez, il y a une chambre de traders, ils ont acheté, ils ont senti le truc, c'est leur métier, ils ont senti le truc, ils ont senti qu'il y avait une crise qui arriv, ils ont acheté Oui, c'est c'est le c'est ça.

C'est c'est le le bon trader qui achète la veille d'une augmentation massive du cours d'une action. Mais c'est un métier, c'est c'est une compétence si vous voulez et tout le monde tout le monde n'a pas cette compétence. Tout le monde n'a pas fait ça.

Comme les grands pétroliers américains l'ont pas fait par exemple. Non, ils l'ont pas fait. Alors il est récompensé aussi de sa stratégie et de son flair et et de son travail.

C'est vrai. Pour d'autres raisons, ils l'ont pas fait pour d'autres raisons. D'abord parce qu'il y a du pétrole aux États-Unis qui en a pas en France.

Euh donc ils ont ils ont une réserve, si vous voulez, une réserve naturelle mais euh total et et vous nous dites aujourd'hui j'ai fait de bonnes affaires euh très bien, je continue de payer des impôts. Euh je rends une partie de l'avantage prix au consommateur. Si vous me si vous voulez me taxer, ben évidemment je retire je retire les mesures généreuses que j'ai prises.

Alors la générosité, elle se discute hein Magalie. Ça pourrait être plus, ça pourrait être moins. Et si c'était un tout petit peu plus, si je vous donne le fond de ma pensée, si c'était un tout petit peu plus, ça ne mettrait pas Total sur la paille pour autant.

C'est que ça n'affaiblirait pas l'entreprise. Et je je comprends bien euh le le la stratégie de de monsieur le Cornu, premier ministre. C'est inciter sans contraindre mais inciter quand même.

Inciter quand même. Est-ce que c'est du chantage ça ? Ce que fait Pouyan c'est très clair.

C'est très clair. Mais c'est mais c'est c'est bien joué. B, ça raconte les l'équilibre des rapports de pouvoir entre aujourd'hui un pouvoir politique affaibli avec la dissolution sans aucune majorité et donc un premier ministre qui fait ce qu'il peut avec au fond en étant très affaibli sans majorité avec un pouvoir faible et de l'autre côté un maçonte économique qui dit écoute en fait lâche-moi hein moi parce que c'est moi qui commande.

Donc là je fais déjà ce cadeau hein. Si tu m'ennuies pour pas dire autre chose, en fait, j'arrête de le faire. Et à ce moment-là, tu auras à faire à ton opinion.

Et comme 74 % des Français sont très très inquiets effectivement du prix élevé de l'essence, je te regarde faire cher premier ministre. Et donc voilà, donc il est pardon mais ça on est on est là où on est grâce à la dissolution de du président de la République avec un pouvoir incroyablement affaibli et un rapport de force très très déséquilibré entre un mastodonte économique et un premier ministre qui fait ce qu'il peut et vraiment qui fait ce qu'il peut. On peut on peut rien lui reprocher à Sébastien Lecn il se bar Ouais, on avait envie de savoir comment réagissaient les automobilistes avec ce coup de pression, ce chantage de de Patrick Pouyané.

On est avec Esther Abitbol, vous êtes vous êtes rendu donc d'une station service pardon avec Julie Janus. Que vous disent les automobilistes que vous avez rencontrés dans cette station service ? Le message est clair.

Les automobilistes veulent ce plafonnement des prix du carburant. Ils souhaitent toujours maintenir cette petite driss tourne sur leur plein. Regardez justement avec Julie Janus, on va vous montrer ici.

Donc le Slom 95 est à 1,99 € le litre. 1,99 € également le S plomb 98. Voilà les prix qui ont donc été maintenus par Total énergie.

Je vous propose justement que l'on écoute ces automobilistes interviewés au micro de Julie Janus. Je suis pour les bénéfices mais pas au détriment de l'ensemble des consommateurs. Je pense que Total Energie a quand même des gains qui sont conséquents et peut effectivement les réduire un petit peu pour pour accompagner tous ces tous ces consommateurs.

Voilà. Bah merci Esther effectivement avec ces prises de position. Bah c'est clair évidemment ils veulent continuer à voir comment on peut dire la ristourne ?

C'est pas très joli mais bah c'est un peu Oui, c'est c'est un disco. Le mot est anglais. Je préfère quand même le Maurice tourne français mais c'est un peu ça en substance en tout cas c'est un plafonnement.

Ah oui pour total c'est une campagne ça c'est sûr. Sûr. Maintenant bon j'entends cette cette automobiliste.

Les bénéfices se font toujours au détriment de quelqu'un mais mais en échange il y a quand même un service. Le service c'est un réseau de distribution qui est le premier de France. un engagement au plafonnement des prix, quel que soit l'endroit où on se trouve, y compris là où la concurrence est très intense et là où d'autres pourraient faire beaucoup mieux.

Et une fois encore d'expérience pour avoir circuler un petit peu ces derniers jours, je m'aperçois qu'il y a jusqu'à 40 centimes d'écart, parfois un tout petit peu plus, 45 centimes d'écart entre l'offre totale pour 1 L de gasole par exemple ou 1 L de 100 plomb et et l'offre de concurrents qui sont moins robustes en France. Donc il y a il y a malgré tout un geste qui a qui a été fait. Alors on a toujours ce débat en France pour savoir s'il faut un des impôts, deux euh des taxes euh trois sans prendre aux champions nationaux.

Rappelons quand même la base de la base. Total est une entreprise française qui pourrait être aujourd'hui côté aux États-Unis, qui reste côté à la bourse de Paris, qui a choisi de payer ses impôts dans un pays où il n'y a pas une goutte de pétrole. C'est pourtant l'essentiel de son commerce.

Donc ça se ça se respecte. Je comprends parfaitement la logique des automobilistes. C'est il y a des gens pour qui c'est insupportable 1 L à 2 €.

C'estàd que je regardais tout à l'heure à la rédaction, il y a une forme de déconsommation aujourd'hui. C'estàd les quantités vendues baissent. Pourquoi ?

Parce que l'explication, elle est très simple. Vous descendez la grille des revenus, vous avez des gens qui sont dépendants de la voiture et qui renoncent simplement à prendre la voiture pour sortir. Alors, ils prennent la bagnole pour aller au travail mais ils prennent pas la voiture ou il renoncent aux vacances puisqu'on est en a une période de vacances aujourd'hui.

Ils renoncent à leur loisir au il y a des gens pour qui c'est très aujourd'hui c'est ça devient compliqué. En Europe, ça se passe parce que là on disait est-ce que l'État prépare euh vraiment à une politique enfin [raclement de gorge] augmenter ses aides parce qu'on a bien vu qu'elles sont extrêmement ciblé pour le moment mais le gouvernement est peut-être en passe de changer de stratégie. Il y a une réunion de demain soir à Matignan.

Ça se passe comment chez nos voisins ? Il y a quand même cette idée que le quoi qu'il en coûte n'est pas possible d'une certaine manière, mais il y a quand même eu des aides qui ont été mises en place dans d'autres pays européens. Alors, elles sont ciblées soit sur des secteurs clés, euh c'est le cas en Grande-Bretagne en en Allemagne, vous avez des aides ciblées sur des ménages les plus modestes.

Ça peut passer par des chèqus énergie, des aides sociales temporaires. Puis il y a des mesures fiscales. Et donc, vous avez par exemple l'Allemagne qui a réduit ses taxes sur l'essence et le gazol pendant 2 mois 2 mois - 17 centimes par litre.

Mais le montant de la facture c'est 1,6 milliards d'euros. Si on prend l'Espagne qui s'est montré encore plus généreuse, il y a eu un abaissement de la TVA sur toutes les formes d'énergie jusqu'à fin juin 2026. Donc vous avez déjà - 30 centimes par litre à la pompe pour le consommateur espagnol et en plus vous rajoutez- 20 centimes sur certains secteurs comme l'agriculture, la pêche, le transport et là la facture c'est 5 milliards d'euros.

Donc il y a des aides mais effectivement ça coûte ça coûte et là je sais que Pascal il a dit on ne peut pas on peut pas mais est-ce que ça peut passer là parce que je je voyais certains on ont réduit les taxes. Est-ce que ça pourrait être ça par exemple ? Oui mais le le la fiscalité sur l'énergie rapporte beaucoup à l'État.

Donc à chaque fois que l'État baisse les taxes imaginons que demain on choisisse par exemple d'escamoter les certificats d'économie d'énergie. On évoquait ce chiffre tout à l'heure, entre 15 et 17 centimes d'euros par litre. Imaginons qu'on renonce, vous savez comment est construit le prix euh d'un lre d'essence.

Vous avez l'ancienne TI PP qui est une TI CPE et il y a de la fiscalité sur la taxe. On pourrait renoncer à une partie de la fiscalité qui s'applique déjà à la fiscalité. C'est c'est quand même une bizarrerie française.

Il y a une taxe sur la taxe. Oui, il y a une taxe sur la taxe en France et puis il y a de la TVA quand même à côté. C'est génial.

Franceme, mais c'est pas mal. Oui, vous vous regardez le prix d'un d'un L à 2 € vous avez 1,15 € de fiscalité. Donc on pourrait se dire tiens on va enlever 10 centimes par exemple.

Simplement la fiscalité sur les carburants, c'est une des fiscalités les plus rentables qui soit. C'est une non seulement une fiscalité comportementale mais une une fiscalité de rendement. Elle est elle est importante aujourd'hui et par conséquent si l'État y renonce, enfin je vous fais pas un dessin, on on l'évoque suffisamment souvent, la situation financière du pays, la situation budgétaire du pays n'est pas bonne aujourd'hui.

À chaque fois qu'on renonce à un impôt, euh bah il faut chercher une économie ailleurs. Et les économies, on les cherche. C'est déjà 6 milliards d'euros qu'il faut trouver.

Donc je sais qu'on gratte dans les ministères quelques échos, je sais qu'on on cherche à réduire les crédits, on on cherche des des pistes d'économie. C'est c'est compliqué les pistes d'économie d'énergie et de sur crois, c'est souvent pas tout à fait immédiat. C'est que ça produit un effet mais un effet différé dans le temps.

Et c'est maintenant qu'on a besoin des moyens dont on dispose. L'État a besoin de ses ressources. Donc renoncer à de la fiscalité, sur de la consommation immédiate.

Vous achetez, vous allez faire le plein de votre voiture ce soir. Magalie, la TVA, elle tombe demain dans les caisses du trésor public. Oui, c'est un achat immédiat.

Donc vous réduisez cette et donc on en a on en a besoin aujourd'hui. Alors, il y a quelques centaines de millions d'euros qui seront probablement disponibles. On peut plus parler en milliards et l'époque on pouvait parler en milliards.

Pendant le Covid, pendant la guerre en Ukraine, on pouvait parler en milliards. Là, on parle en centaines de millions d'euros. c'est que les premières mesures du gouvernement portent sur une enveloppe de 150 millions d'euros.

Il y a un risque. C'est pas pour être alarmiste, mais aujourd'hui ce qui se passe avec Total, on pourrait avoir le même discours dans quelques mois de pour d'autres secteurs parce que le prix du pétrole, ça se ça a directement un impact sur le prix d'essence mais il y aura aussi une inflation alimentaire parce que 30 % des engrais passent à Ormouse. Les prix ont déjà augmenté donc après la saison des semis, il y aura un impact sur l'assiette.

Le prix du prête à porté aussi va augmenter parce que il est essentiellement fait à base de plastique. Or, c'est un dérivé de la pétrochimie. Ça vient aussi d'ormouse.

Et puis il y a aussi toutes ces inflations. Si on les additionne, le coût du transport augmente. Donc le produit fini aussi, son prix va augmenter.

Le plastique, il existe dans les emballages par exemple du dentifrice. Donc c'est possible que tous ces produits du quotidien leur prix aussi augmente. Ça commence par l'essence et ça finira par le par le bol de riz que vous mangez.

La question qu'on nous pose le plus depuis le 28 février, d'après toi, ça va durer combien de temps ? [rires] Donc, on a bien compris que tout le monde voudrait que ce conflit s'arrête et pour toutes les raisons que vous avez évoqué, évidemment le sort des on ne l'oublie jamais. Il y a des vies humaines en jeu bien sûr et puis il y a les effets concrets qui peuvent paraître beaucoup plus terre à terre, mais c'est aussi le quotidien de millions de de citoyens.

Un accord ou la guerre, c'est ce qui est aujourd'hui sur la table puisque Donald Trump euh vient d'envoyer un message. Il parle d'un accord qui est effectivement visiblement en train d'avancer avec les [raclement de gorge] Iraniens, mais sinon les frappes [musique] reprendront. Marianine Mé arrive pour essayer direct.

Ah.