Guerre au Moyen-Orient: l'Iran cherche-t-il à assassiner Donald Trump, comme l'affirme Israël?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On part tout de suite aux Etats-Unis à présent parce que la presse américaine évoque cette nuit un complot iranien pour assassiner Donald Trump. Marie Gentry qui est en direct avec nous depuis Washington. Bonjour Marie.
Il le revendique presque d'être la cible numéro un. Oui, c'est vrai. Alors pour reprendre les choses depuis le début, ce sont le Wall Street Journal et CNN qui ont révélé ces informations et à la suite de ces révélations, forcément ça a fait beaucoup de bruit aux Etats-Unis.
Donc tous les journalistes se sont adressés à la Maison Blanche pour essayer d'avoir davantage d'informations. La Maison Blanche n'a pas démenti et a renvoyé vers les propos de Donald Trump qui effectivement revendique quasiment le fait d'être la cible numéro un de l'Iran, comme il dit. Pour rappel, lorsqu'il était à Ankara lors du sommet de l'OTAN, Donald Trump avait expliqué aux journalistes qu'il était conscient d'être une cible pour les Iraniens et quelques heures après, il avait dit qu'il était numéro un sur la liste d'assassinats et dommage pour lui qu'il ne soit pas numéro un sur TikTok.
Voilà, je le cite. En tout cas, ici aux Etats-Unis, forcément, ça fait beaucoup réagir, mais il y a aussi des interrogations sur les raisons pour lesquelles Israël a donné ses informations aux Etats-Unis et aussi sur le timing. En gros, en substance, ce que certains officiels américains se demandent, eh bien c'est si Benyamin Netanyahou n'est pas en train d'essayer de convaincre Donald Trump de poursuivre les frappes qu'il a repris il y a quelques jours et d'essayer de le convaincre, d'intensifier ses frappes parce qu'on sait que depuis quelques semaines maintenant entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou, l'ambiance n'était plus vraiment au beau fixe.
Autant Netanyahou, lui, voulait poursuivre la guerre alors que Donald Trump avait plutôt tendance à se féliciter de la mise en place d'un deal, comme il le disait. Merci beaucoup Marie-Marie Jantrique, donc en direct depuis les Etats-Unis. On accueille David Rigoleroz.
Bonjour. Vous êtes chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique Michel Olagaraï, vous êtes ancien directeur du Centre des Hautes Études Militaires et Patrick Sos, chef du service international de BFMTV. Bonjour à tous les trois.
D'abord cette question, la menace sur Donald Trump, faut-il la prendre au sérieux ? Oui évidemment, enfin Donald Trump de toute façon est l'homme le plus protégé et le plus visé, menacé du monde. Et il n'a pas attendu d'ailleurs des menaces venues de l pour le voir.
Il a été quand même victime de trois tentatives d'assassinat. Il sait même qu'en tant que président des Etats-Unis, je ne parle pas de la personnalité privée de Donald Trump, mais bien la personnalité morale du chef de l'État américain, c'est la cible et plus précisément la cible des Iraniens finalement depuis 47 ans. Ce complot ou ces menaces, est-ce qu qu'il s'agit de quelque chose totalement réel ?
Les Iraniens en rêvent. Il y a des informations qui sont sorties la nuit dernière, mais moi j'en ai vu d'autres ces derniers jours. Ça va même un peu plus loin, de façon un peu plus précise.
C'est-à-dire des liens qui existeraient entre le régime iranien et des cartels mexicains. C'est-à-dire que...
Des cartels mexicains qui pourraient être, en quelque sorte, pris comme des tueurs à gages ? Avec des sicarios, vous voyez. Et vraiment, sachant que les Les narcotrafiquants mexicains sont quasiment des États dans l'État mexicain.
Donc il y a une espèce d'international du crime pour essayer d'attenter à la vie de Donald Trump. Et vous l'avez senti assez zen quand on l'a entendu dans la l'avion l'autre jour du retour d'Ankara. David Rigou les Roses, ça intervient dans un contexte qui est celui de la fin des funérailles de Layatela Ramenei, le fait que le nouveau guide suprême n'a finalement jamais montré son visage, c'est une sorte de fantoche.
Qui est aux manettes aujourd'hui en Iran ? L'essentiel du pouvoir, il est contrôlé par les guerriers à la révolution de toute façon. C'est-à-dire le volet militaire ?
C'est essentiellement le volet militaire, oui. Politique ? Il a préempté le pouvoir après la décapitation du 28 février.
D'ailleurs, on voit quasiment plus de membres du clergé, à part Eji, qui est le ministre de la Justice, qui a été reconduit. Les mollas sont aujourd'hui invisibilisés ? Oui, c'est plutôt les képis qu'on voit, ce qui n'exclut pas forcément une intransigeance qui demeure au contraire parfois ils sont beaucoup plus intransigeants sur certains plans, notamment on le voit avec Hormuz puisque c'est la marine des gardiens en fait qui qui est maître d'œuvre.
Et sur la population, c'est-à-dire qu'on peut toujours parler d'un régime des Mollas ? C'est plus le même régime, mais ce n'est pas pour autant qu'il y ait un horizon démocratique loin de là. La répression est terrible.
Les pendaisons se succèdent, se multiplient. Donc de ce point de vue-là, il y avait un relâchement au niveau sociétal, on l'a vu en visuel, enfin dans les reportages qui ont circulé, avec le fait que notamment dans les grandes villes, mais pas seulement les grandes villes, les femmes mettaient beaucoup moins le voile parce que les gardiens font moins une fixation que le clergé sur la question spécifique du voile mais pour le reste sur le plan sécuritaire et au niveau répressif c'est alors là c'est inchangé et il n'y a pas du tout d'horizon politique en la matière en revanche les tensions au sein du régime sont extrêmement fortes elles sont de plus en plus fortes elles le sont paradoxalement encore plus que pendant la guerre parce que dans la guerre il y avait finalement pour les gardiens une à capitaliser sur une forme pas d'effet drapeau mais en tout cas sur le substrat nationaliste iranien qui traite très fort et là avec le mémoire d'hommes il se retrouve au pied du mur avec que des négociations et des nécessités de compromis qui ne sont pas assumés et qui polarisent les tensions internes. Le contexte de ces funérailles, le contexte aussi de cette reprise des frappes, moins la nuit dernière que les deux nuits précédentes.
Michel Olagare, vous diriez quoi, vous ? Que la guerre a repris, qu'elle est de basse intensité mais qu'elle est toujours en filigrane Écoutez, je pense qu'elle est en filigrane parce que les négociations continuent et il ne faut pas oublier la petite phrase de Trump après qu'il ait annoncé ses frappes et l'accélération de ses frappes ou la durée de ses frappes. Il a quand même dit les négociations technique continue.
Il l'a dit. Ce qui signifie que tout n'est pas rompu et que, comme il était prévisible, ces négociations seront extrêmement longues avec des aléas considérables tant les positions...
C'était 60 jours au départ Ça sent davantage ? Ça peut être davantage ? C'est même plus la peine d'en parler.
Il y aura prorogation. Pour moi, ça n'est pas un sujet. On a déterminé un temps assez long pour pouvoir en parler.
Parler du Mewandum 2, etc. Enfin bon, tout le monde sait que ça n'est qu'un tout petit pas et qui est encore extrêmement difficile à franchir. Simplement maintenant, nous sommes dans une guerre dans laquelle les Américains semblent déployer une ligne un peu plus cohérente, c'est-à-dire dire « bon, on frappe, et puis on va frapper plus longtemps, pas un coup pour rien, puis on ne sait pas quels seront les résultats ». – Il y a une stratégie qui vous paraît plus cohérente ? – Oui, et en particulier pour tester la capacité de réponse des Iraniens.
Ce qui me paraît intéressant, c'est qu'au début, vous avez vu, c'était c'est 80-80, 80 tirs américains, 80 tirs iraniens sur le Koweït et sur Baraï. Il va être intéressant de voir s'ils seront capables de répondre à hauteur à chaque Si les Iraniens sont capables de répondre à hauteur ? Donc ça, ce sera un indicateur tout à fait intéressant de la capacité des Iraniens à gérer leur stock de missiles, à répondre ou pas, parce qu'il y aura toujours cette l'interrogation.
Vous savez, il y a pas mal de temps on disait « Ah mais ils n'ont déjà plus de missiles ». Non, ils géraient leurs missiles parce qu'ils savaient eux que ça allait être...
Ça veut dire que chacun se teste ? Ah mais non, non, non. Chacun s'épuise peut-être.
Les Américains, peut Peut-être moins que les autres, mais les Iraniens, quand même, leur capacité de renouveler leur stock de missiles et leur capacité de lancement de missiles est de plus en plus testée sur la durée. Et c'est ça, je crois, le point important qu'a développé Trump, c'est qu'il a dit je frappe un jour, je vais continuer peut-être des jours et des semaines, et là nous verrons bien si les Iraniens sont capables de répondre à hauteur. Et ça, à mon avis, ce sera un indicateur véritable qu'on pourra mesuré de la capacité de l'Iran, ou de ce régime-là, à résister militairement.
Une question pour vous, Patrick et David Rigoulerose, sur les autres pays. On sait qu'un bateau Qatari a été touché sans que ce soit tout à fait revendiqué, mais par des tirs iraniens. On sait que des missiles ont été interceptés au-dessus de la Jordanie.
Qu'est-ce qui se passe dans le reste de la région et quel rôle jouent ces autres pays-là ? Ils se taisent pour l Parce qu'ils étaient eux aussi en pleine négociation, pas forcément pour un règlement du conflit entre les Américains et les Iraniens, mais pour leur propre personne ou personnalité morale encore une fois en tant qu Etat. On n'entend plus parler du tout de l'Arabie saoudite.
Les Émirats arabes unis multiplient les communiqués sur la reprise de la diplomatie, voire un peu de pub pour Dubaï. Revenez s'il vous plaît. Et puis il y a les États qui se défendent comme ils peuvent.
Moi j'ai vu la réaction du Koweït, qui s'est pris quand même un certain nombre de missiles. Il y a eu des explosions, mais surtout dû à l'interception de projectiles. Le Koweït qui a dit qu'on prendra les mesures qui s'imposent pour nous protéger, pas des mesures coercitives contre l'Iran.
Et les autres, en fait, ils attendent pour l'instant que ça se passe. Pourquoi dans le ciel jordanien C'est pour élargir le théâtre, ce n'est pas le cantonner justement à la rive du Golfe. D'abord parce qu'il y a une base américaine très importante, c'est la base d'Azraq.
Et puis c'est à proximité d'Israël aussi, c'est une manière de montrer qu'on peut aller très loin, qu'il y a une allonge, on va dire. Donc tout ça fait partie des signaux qui sont autant politiques que militaires. Et concernant le Qatar, c'est très intéressant parce qu'on s'est interrogé sur le fait que pourquoi le Qatar qui était par ailleurs un...
Qui fait partie des négociateurs, l'Iran n'a pas du tout intérêt à se les mettre à dos. Sauf que le Qatar, il y a 6 milliards qui sont sous séquestre au Qatar et qui ne sont pas débloqués. 6 milliards iraniens sous ces caisses au Qatar.
Que les Iraniens attendent absolument parce qu'ils ont besoin de liquidités, ils étaient persuadés qu'ils pourraient faire en sorte que le Qatar convainque les Américains d'accepter le des gels. Et il y a eu No Way, les Américains ont dit qu'il y aura 3 milliards, mais ce sont des achats fléchés sur les céréales américaines. Donc évidemment, la position du Qatar, elle est ambivalente, elle est inconfortable aujourd'hui. – Et vous disiez à l'instant, David Rigolero, si des missiles ont été interceptés au-dessus du ciel de Jordanie, c'est aussi parce que c'est à proximité d'Israël et pour remettre la pression.
On écoute les mots justement du ministre de la Défense israéliens qui ne rejettent pas l'idée d'attaquer à nouveau. L'armée est prête et en état d'alerte pour une reprise des combats, afin de rétablir une supériorité aérienne et d'amener le drapeau bleu et blanc en Iran pour éliminer les menaces, y compris une troisième fois si nécessaire. Si nous devons y retourner, nous y retournerons encore plus durement.
Pourrait-il y aller sans les Etats-Unis d'abord ? Non. Mais pourrait-il tenter de motiver les Américains à y retourner ?
En faisant fuiter des informations sur un possible complot iranien. Par exemple ? Je ne sais pas, je réfléchis à autre voie.
Vous comprenez, tous les moyens sont bons pour le gouvernement. Et on va poser la question, c'est quoi ? Directement à Stéphane Amart parce que je crois qu'il est en direct avec nous.
Stéphane Amart qui est le correspondant de BFM TV en Israël. Bonjour Stéphane. On le voit bien, effectivement, Israël qui dit on ne lâche rien.
On est prêt à y retourner s'il le faut. Ils souhaitent poursuivre ou peut-être finir la guerre ? Oui absolument parce que pour Israël cette guerre n'a pas été terminée.
On se souvient que le gouvernement israélien avait été frustré ouvertement après que Donald Trump est et unilatéralement décidé de la fin des combats en Iran pour Benjamin Netanyahou. Pour son ministre de la Défense qu'on vient d'écouter, cette guerre n'est pas terminée. Il y avait encore des objectifs à viser pour faire plier définitivement le régime iraniens.
Alors, bien sûr, officiellement, Benjamin Netanyahou soutient cette négociation entre l'Iran et les Etats-Unis, mais il n'y croit pas vraiment. Il y a un autre point extrêmement important également pour Israël, et le ministre de la Défense, Kass, a été très clair également là-dessus, c'est la poursuite des opérations militaires israéliennes au sud-Liban. Israël a dit qu'il ne céderait à aucune pression et que son armée resterait au sud-Liban pour viser le Hezbollah.
Il faut bien dire que sur ce point-là, Donald Donald Trump semble accepter, pour l'instant en tout cas, la position israélienne. Sur ce front-là, en tout cas effectivement, merci beaucoup Stéphane Amard. Qu'attendent les Israéliens aujourd'hui ?
Les Israéliens de toute façon ont considéré qu'ils n'étaient pas concernés par le Mémorandum of Understanding, ils l'ont dit. D'abord parce qu'ils n'avaient pas été consultés et donc ils ont considéré qu'ils n'étaient pas liés. Même si dans le mémorandum, il y a évidemment la question du front libanais, qui était une demande récurrente des Iraniens.
Et on voit que c'est quand même de facto dissocié, puisqu'il y a des négociations directes entre le gouvernement libanais et Israël. Il y a des zones test. de retrait de Tzal au profit de l'armée libanaise.
Et donc, il y a des négociations qui sont maintenues, malgré évidemment l'obstruction du Hezbollah. Donc on voit que l'Iran n'a pas tout à fait la main sur cette problématique libanaise. Michel Alagaraï, une des conséquences immédiates ça a été que le trafic maritime a immédiatement chuté dans le détroit d'Hormuz il y a très peu de bateaux à nouveau qui passent et on le comprend bien personne ne veut plus prendre le risque – Pas personne, ça continue. – Quelques-uns, mais beaucoup moins. – Il y a toujours ce petit flux. – Les quelques téméraires ? – Oui, c'est tout à fait intéressant.
Il y a quand même près de la moitié des bâtiments qui sont sortis. Il ne reste plus que 6 000 marins au lieu de 11 000 au départ. Vous savez, en quelques jours c'est quand même ça s'est bien rétabli et en plus ça s'est passé par toutes les routes possibles et imaginables nous rappelons qu' il y a des menaces de mines alors nous avons vu passer des bateaux parler parler les eaux territoriales iraniennes ce que préconisent les iraniens par les eaux territoriales ou par la voie omanez et même il ya quelques jours par la voie centrale l'ancien corridor donc moi je dis où sont les mines et c'est ça c'est — C'est une des questions.
C'est-à-dire qu'on a quand même l'impression qu'à un moment, les Iraniens disaient « tout est miné ». Pour l'instant, personne n'en a rencontré. — C'est la question que se posent les armateurs et les assureurs.
Donc les armateurs surtout parce que les assureurs, les primes d'assurance sont – Mais à quel moment est-ce qu'ils oseront te dire « bon allez, c'est bon, c'est tranquille, il n'y en a pas ? » – Ah, il faudra vérifier. – Ah non, ça pour l'instant absolument pas et c'est pour ça que la mission de sécurisation européenne lancée par Starmer et Macron est tout à fait d'actualité, ça n'est pas parce que le char de Gaulle ne sont pas sur place, ça n'est pas parce que le char de Gaulle vient, il y a des chasseurs de mine, ils ne sont pas passés quoi, parce que personne n'en veut, il faut sécurisation et puis on verra mais les forces anti-mines sont là, mais il faudra du temps et Dieu sait si la confiance est importante, monsieur Le Chypre, c'est pas vous qui allez me contredire, j'espère, pour que se finisse à nouveau ce trafic, même s'il faut payer puisque manifestement tout le monde est prêt à payer.
Simplement, politiquement, ça n'est pas acceptable parce que tous les autres détroits seraient soumis à une telle pression et n'oublions pas des détroits dont on ne parle pas, des routes dont on ne parle pas, Béring par exemple, parce que la route du Nord prend une importance tout à fait capitale et que cette route-là, ce chemin-là va devenir aussi essentiel et pas très loin des Etats-Unis. Mais rappelons qu'effectivement pour l'économie mondiale, c'est vraiment le canal de transmission. C'est-à-dire qu'en gros, sans la problématique du détroit d'Hormuz, ce conflit redevient un conflit régional et on sait très bien que ça n'a à terme pas beaucoup d'impact sur les marchés financiers mondiaux, etc.
Au nucléaire près. Alors, au nucléaire prêt, oui. Et surtout, il y a quand même aussi une limite.
C'est-à-dire qu'on a quand même vu la capacité d'adaptation des routes du commerce mondial, des chemins d'approvisionnement. Les Iraniens ne peuvent pas trop jouer non plus avec le détroit d'Ormouz parce qu'on voit bien qu'on s'adapte très vite. Et s'il faut le contourner, il sera contourné.
On va revenir dans un instant sur les propos de Gilles Kepel tout à l'heure sur le rôle de la Syrie dans ce cadre-là de la nouvelle route. Mais quand vous dites au nucléaire près, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ça n'est plus régional.
Dès qu'on parle nucléaire, c'est là que le noeud gordien est très difficile à trancher entre Etats-Unis et Iran. C'est sur le nucléaire parce qu'on parle de Hormuz, etc. Vous avez tout à fait raison, ça sera contourné.
À 5-10 ans, les oléoducs vont partir de tous les côtés. Tout le monde sait depuis longtemps que c'est difficile. Il y a déjà eu des oléoducs construits vers Yambou en Arabie Saoudite et vers Fougéra aux aux Émirats arabes unis, donc on s'est concerné.
Le nucléaire, on ne sait pas le contourner. Lorsqu'il existera, on ne le désinventera pas. Or les Iraniens ont des relations assez particulières quand même avec les Pakistanais qui sont des intermédiaires.
Il ne faut pas oublier que c'est quand même le Pakistan qui a diffusé l'arme nucléaire, en particulier en aidant les Coréens du Nord. Donc ce n'est pas forcément des amis comme ceux-là ? Effectivement, il faut que nous-mêmes nous en soyons – Pas d'amis en nucléaire, à nucléaire il n'y a pas d'amis, c'est une arme de défense très très nationale, regardez la Corée du Nord, elle fait à peu près ce qu'elle veut avec des bons amis bien sûr, elle fait à peu près ce qu'elle – Et même sans doute il se développe d'ailleurs économiquement. – Et au fond vous remettez là au centre du jeu cette question qui est la question fondamentale, qui est effectivement que si l'Iran un jour a la bombe atomique, alors tout l'équilibre est changé, tout l'équilibre régional est changé.
La confrontation se passerait entre Israël qui peut être à l'arme nucléaire puisque elle ne l'a pas officiellement et l'Iran qui l'aurait. Vous vous rendez compte un peu l'explosif. C'est un mélange explosif, mais tout le monde la veut déjà.
Il y en a que très rares qui ont renoncé du style l'Afrique du Sud par exemple. C'est très très rare, ça c'est vraiment un exemple. Amiral il reste combien de marins américains dans la région ?
Énormément. Je pense que la flotte américaine déployée n'a jamais été aussi forte. C'est à la fois un constat d'usure de cette marine, mais aussi de notre côté, et en y réfléchissant, je trouve que c'est quand même assez important.
C'est une leçon extraordinaire de développement logistique et opérationnel loin des bases. Et même si la Chine se frotte les mains de voir l'usure de la force américaine, elle doit peut-être réfléchir à deux fois en voyant l'entraînement des états-majors, l'efficacité des frappes américaines et la capacité qu'ont les Américains de se projeter sachant que il est beaucoup plus difficile de se projeter à mon avis sur le théâtre actuel contre l'iran que sur le théâtre taïwan parce qu'il y a là-bas toutes les forces derrière le japon les bases d'okinanwa etc donc c'est une leçon aussi L'armée américaine me paraît un peu affaiblie par tout ce qu'elle a dépensé, mais renforcée par tout ce qu'elle a appris. Et je voudrais qu'on puisse regarder ce document exceptionnel.
C'est grâce à une journaliste de CNN que l'on a pu avoir accès à ces images, vous allez les voir et les écouter. Il s'agit vraiment d'un moment où l'on a pu rentrer, monter à bord de l'Abraham Lincoln, le porte-avions américain. Regardez. « Ce que je peux vous dire, c'est que les enjeux sont montés d'un cran.
Cela fait maintenant cinq mois et demi qu'ils sont impliqués dans ce conflit d'une manière ou d'une autre ou prêts à y replonger pour faire la guerre. Aujourd'hui, compte tenu des frappes contre l'Iran pendant la nuit, la situation prend une nouvelle dimension. Il a répondu qu'il était C'était toujours à l'affût des menaces sans confirmer explicitement une alerte renforcée.
Il est tout de même significatif de voir ceux destroyés s'approcher du navire en cette période de haute Il y a eu le cessez-le-feu, un certain apaisement. Les funérailles en Iran ont entraîné une pause dans les négociations mais la donne a vraiment changé ces derniers jours. Il faudra donc attendre de voir s'il y aura d'autres frappes.
Nous savons que les deux porte-avions en sont capables, tout comme c'est destroyer, déjà utilisé depuis le début de la guerre pour lancer des des missiles Tomahawk sur des cibles terrestres en Iran. Ce destroyer, en particulier, a déjà intercepté des missiles balistiques et des drones qui visaient directement le porte-avions Abraham Lincoln le navire sur lequel je me trouve actuellement est considéré comme une cible de grande valeur et se destroyer a intercèperé du multiples menaces iraniennes alors que l'Iran tentait de frapper ce bâtiment. Amiral, comment vous réagissez à ces images ?
Eh bien ça veut dire que...
Nostalgique ? C'est...
Non, pas du On ne peut pas être nostalgique de la guerre. Les militaires sont peut-être ceux qui en veulent le moins, mais doivent s'y préparer de toute façon. Non, ça veut dire que l'Amérique américaine déployait les moyens qu'il faut pour pour protéger ce porte-avions, qui est totalement essentiel.
S'ils en perdent un, c'est vraiment extraordinairement...
Ce serait important et capital même du point de vue du symbole. Simplement, ils sont entraînés. Vous voyez ce destroyer qui est à Il y a la protection d'un porte-avions, c'est multicouche.
Ça va de très très loin parce qu'il faut le protéger contre les menaces sous-arines, contre les menaces de surface, contre les menaces de drone, contre les menaces balistiques. Et donc il y a la puissance américaine, ce déploie-là à juste titre. Ça n'est pas superflu.
Protéger des porte-avions comme ça, ça n'est pas superflu. Il y en a deux à protéger. Et bientôt celui-là, il va falloir le faire rentrer parce qu'ils sont à peu près épuisés.
Donc là aussi, la marine américaine, elle fait un effort considérable. Il faut, comme vous l'avez dit, penser à tous les autres marins autour, tous les bâtiments qu'il faut entretenir et qu'il faut du point de vue de la RH. C'est un casse-tête monstrueux.
La marine américaine rencontrait déjà de très gros problèmes pour alimenter qualitativement et quantitativement toutes ces forces déployées. Je pense qu'elle doit rencontrer des problèmes encore plus importants actuellement. Je pense que parmi les 500 milliards supplémentaires du budget de la défense que réclame Pitexet, il y a quand même une bonne partie qui va être nécessaire pour motiver les marins, pour aider leur famille, tout l'environnement qui permet de déployer des gens d'une façon efficace sans qu'ils aient envie de rentrer chez eux et de mettre fin à leurs liens merci à tous les trois à michel la gara et david rigou les roses