Handicap : "il y a encore des choses à changer"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour Sébastien pay t vie bonjour merci d'avoir accepté notre invitation Bruno rotaillot va à Grenoble aujourd'hui après la l'attaque à la grenade qui a fait 15 blessés il accuse le maire de la ville qui est proche de votre parti le maire écologiste Éric Piol d'avoir un discours antisécuritaire que lui répondez-vous je crois qu'Éric pieul lui a envoyé un courrier qui est resté sans réponse pour avoir le nombre exact de policiers de forces de l'ordre à Grenoble eu et le nombre de policiers qui devrait être présent parce qu'à priori il y a un écart et il manquerait entre 100 et 120 forces de l'ordre et voilà je crois que le sujet est sérieux et vouloir faire de la récupération politique est quand même problématique hier à l'Assemblée le texte de Gabriel Attal sur la justice des mineurs a été adoptée la gauche dont vous faites partie ne l'a pas voté et Gabriel Attal a déclaré la naïveté tue est-ce que vous êtes naïf sur ces questions sécuritaires en fait c'est il pose une très très bonne question et je crois qu'effectivement la naïveté tu qu'est-ce qui fait qu'un jeune devient délinquant il se retrouve avec des problèmes quand on se retrouve avec l'été dernier si on prend le budget de Monsieur hatal avec le nombre d'éducateurs qu'il y a en moi comment on peut sérieusement accompagner quand la justice la police et et la justice se retrouve avec des moyens en moins et en fait c'est le grand sujet he parce que vouloir s'en prendre aux parents ne pas mettre les moyens pour accompagner et on voit avec la la la commission d'enquête qui a eu sur sociale à l'enfance quand on voit le nombre de jeunes aujourd'hui et les défaillances qu'il y a de ce côté-là on a un vrai sujet et donc si on veut être sérieux il faut un accompagnement global mais il peut y avoir aussi un volet répressif mais il doit y être mais ça doit pas être la seule solution et on doit pas faire de l'escalade sécuritaire de ce côté-là sur un événement parce qu'il y a quand même les droits de l'homme qui contestaient ce texte et puis euh on va dire tout le milieu judiciaire le contestait miapart a publié une enquête sur l'établissement catholique du BN betaram qui révèle que François baayrou aurait eu connaissance de fait de violence sexuelle qui s'y déroulit pendant des décennies le Premier ministre a affirmé le contraire à deux reprises au Parlement manuel bonpard rappelle à sa démission est-ce que vous aussi bah nous on réclame une commission d'enquête parce qu'en fait là se pose la question euh au-delà de Monsieur Baayou de savoir qui avait connaissance et quelle est la responsabilité de l'État à ce moment-là mais s'il a menti est-ce qu'il doit démissionner le Premier ministre y a un grème me au niveau du mensonge et s'il y a un mensonge effectivement sur un sujet aussi grave parce que quand on voit quand même l'ampleur du sujet il y a quand même quelque chose de très conséquent il se retrouve quand même il est ministre de l'éducation nationale en 96 pour la première plainte et il est président du département en 98 pour la deè plainte donc il y a quand même des moments où il est en responsabilité donc ça pose quand même sa responsabilité là-dedans et et il est venu mentir très certainement à deux reprises dans la dans l'enceinte de l'Assemblée nationale donc commission d'enquête mais pas démission en fait la commission d'enquête avec tous les résultats qu'il va en avoir peut conduire à sa démission mais évidment dans 6 mois il faut le temps pour ça oui oui oui souhaitez-vous que la motion de censure déposée par le Parti socialiste la semaine prochaine à l'Assemblée fasse tomber le gouvernement Baayou on se retrouve là depuis euh sa nomination avec une course à l'extrême droite on s'est retrouvé l'été dernier avec des élection il avec un barrage républicain et quand on se retrouve avec ce sentiment et il faut prendre la mesure quand même de ce qu'il utilise le sentiment de submersion donc il n'y a aucun fait scientifique avec un sentiment pour courir après les idées de l'extrême droite et et là on a on a un gros sujet bon nos collègues socialistes enfin vont déposer une censure qu' vont pouvoir voter et c'est très bien maintenantz qu'il tombe à partir après on verra bien ce que le rassemblement national fera parce que ça dépendra deeux Richard Ferrand a été désé par Emmanuel Macron pour être le prochain président du Conseil constitutionnel s'il ne passe pas ce barrage du Parlement la semaine prochaine qui lui conseillez-vous de nommer la grande question est qui voulons-nous et comment voulons-nous que ce Conseil constitutionnel fonctionne c'est le dernier et le seul rempart on va dire devant notre système notre 5e République c'est le le le plus grand contrepouvoir on se retrouve aujourd'hui sur les neu membres avec SEP qui sont des anciens députés sénateurs et ils sont tous de droite donc quand on va se retrouver c'est le jeu des nomination c'est non mais c'est le jeu des nominations mais est-ce que ce sont les profils que l'on veut pour un conseil cons voilà par exemple un magistrat inconstitutionnaliste ce serait je pense un bien meilleur empart souhaitez-vous un référendum sur la fin de vie on a commencé un débat euh l'année dernière en avril euh il faut prendre la mesure au Parlement oui à l'Assemblée nationale euh avec un débat qui était d'une très très grande qualité pour une fois on avait du temps pour pouvoir lancer un grand débat de société qui concerne finalement très peu de personnes mais qui a un enjeu essentiel je ne sais pas si on peut le trancher euh avec euh un référendum euh moi j'aimerais que l'on puisse reprendre les débats euh alors on peut pas les reprendre là où ils étaient parce que c'est plus la même assemblée mais que l'on puisse reprendre le même texte et un seul texte pas deux textes tels que le demande euh le Premier ministre donc à vous comprendre vous préférez un débat au Parlement plutôt queun vote des Français sur ce sujet en fait le sujet est très est très technique on peut pas juste dire oui ou non il y a la grande question est-ce qu'on veut des directives anticipées euh il y a il y a un grand sujet là on était cette semaine avec les 20 ans de la loi handicap et en fait on a un grand grand sujet sur la question du handicap il y a beaucoup de personnes en situation de handicap qui sont très inquiets en fait de ce texte quand on leur permet pas d'avoir des conditions de vie dignes il y a quand même cette question de on me permettrait de mourir mais on me permettrait pas de vivre dignement et donc on il y a un débat qui est essentiel il y a la question des directives anticiper qui sont un sujet qui peut faire l'acte et je crois que ça ça doit se discuter au Parlement comment on inclut cette question du handicap dans le texte sur la fin de vie c'estbastien P ta vie en fait la la question est déjà comment on garantit des conditions de vie dignes quand on prend quelqu'un par exemple avec la maladie de Charco si on vous demande vous en pleine possession de votre de vos moyens si vous vous retrouvez diminué malade quel est le choix que vous ferez et ce sera pas le même de si vous vous retrouvez à ce moment-là et si on vous pose la question à ce moment-là donc en fait pour moi il y a la question des directive anticipé et c'est pas la même chose dans un monde où être en pleine possession de ses moyens et le le modèle et bien en fait c'est pas la même chose quand on se retrouve empêché ou dans une vulnérabilité donc qu'est-ce qu'on fait avec ces directiv anticipé et bien je crois que si on prend le cas par exemple de quelqu'un qui a la maladie d'Alzheimer qu'il puisse demander lui ne veut pas se vouloir se voir ainsi ou que sa famille le voit ainsi si on vient pas s'assurer au dernier moment avant de faire l'acte que la personne est consentante je pense qu'on ne peut pas le faire à l'Assemblée vous avez obtenu cette semaine une victoire pour les personnes en fauteuil roulant vous êtes le seul aujourd'hui en fauteuil roulant à l'Assemblée nationale c'était pas arrivé depuis la Révolution française c'est la fin du vote assis debout vous pouvez nous en dire un mot oui c'est ce vote complètement absurde qu'on utilise alors dans certaines conditions qui nécessit de se lever pour pouvoir voter et qui qui pose un problème alors bon comme le disait la Présidente je peux effectivement lever la main mais je crois que symboliquement demander dans une assemblée quand il y a quelqu'un qui ne peut pas se lever de faire un vote assis debout posste problème mais c'est vraiment un petit changement c'est pas grand-chose sauf que la porte est symbolique et d'envoyer un message à toutes les institution dans toute la France qu'il y a peut-être des choses à changer on l'a vu avec les Jeux Olympiques avec pour ceux qui le peuvent levez-vous il y a des formules comme ça qui sont très importantes qui permettent d'embarquer tout le monde et je crois que c'était le message que l'on a voulu envoyer avec la présidente quand vous êtes arrivé à l'Assemblée nationale vous ne pouviez pas aller voter à la tribune ça a été modifié pour le 3è tour d'un d'un des scrutin est-ce qu'aujourd'hui vous diriez que l'Assemblée nationale elle est aux normes pour l'accès au elle l''est pas elle l''est pas mais ça bouge petit à petit je crois que je l'ai laisse pas tout à fait tranquille là-dessus bon le la tribune n'est pas accessible si je dois prendre la parole à la tribune une tribune a été installé plus bas il y a il y a plein de choses en fait qui qui sont en train de bouger mais là on parle de moi en fauteuil mais il y a une multitude d'autres handicaps quelqu'un qui est malentendant avec le bruit qu'il y a dans un hémicycle avec aucun langage des avec aucune retranscription par exemple ça peut être très difficile on a un collègue qui est malvoyant je ne sais pas comment il peut suivre les tableaux d'amendements en fait il y a beaucoup de choses il y a pas que le handicap on va dire visible et et là-dessus je crois que l'assemblée a encore du travail vous en parliez c'était les 20 ans de la loi Chirac sur le handicap mardi dernier vous êtes allé manifester lundi avec les associations les militants qui disent que cette loi n'est pas appliquée à la place de la République à Paris et ben oui on a bravé la pluie le froid et et il y avait avait 3000 personnes et donc donc c'était bien c'était bien de se retrouver euh et c'était bien d'envoyer un message parce qu'il y en a qui voulaient faire ça dans une salle mais je crois que c important d'être à répique et de montrer qu'on a toute notre place parce que l'intitulé de cette loi voulait justement l'accès à la citoyenneté et et voilà c'était un message fort il reste des choses à faire vous voulez dire ah oui oui oui beaucoup de choses à faire ou merci beaucoup Sébastien pay t vie député qui siège au groupe écologiste à l'Assemblée nationale d'avoir été avec nous on vous retrouve Brigitte pour les infos
Sébastien Peytavie