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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 octobre 2025 8 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

"La non-censure n’est pas un blanc-seing pour le gouvernement", assure Patrick Kanner

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre a-t-il prononcé le discours attendu ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    La non-censure est-elle un blanc-seing pour le gouvernement ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les réactions à droite sur la suspension des retraites ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    À quel moment la décision de non-censure a-t-elle été prise ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il eu un deal avant l'entrée à l'Assemblée nationale ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    LFI a-t-elle obtenu des avancées lors des négociations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Patrick KannerFait
    « On demande pas un portefeuille, un marocain, un ministère. On était là pour défendre ce qu'on estimait juste pour la France. »
  • 5:30Patrick KannerFait
    « LFI a obtenu quoi ? A négocié quoi ? C'est la gauche pour moi protestataire. Elle existe infertile comme je le dis souvent. »
  • 6:30Patrick KannerFait
    « Nous sommes la gauche de responsabilité utile. »
  • 7:30Patrick KannerFait
    « Si s'il y a un coup de Trafalgare il n'y aura pas de budget. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va évidemment longuement revenir sur le discours de politique générale de Sébastien Lecnu. Patrick Caner, est-ce que le Premier ministre a prononcé le discours que vous attendiez hier ? Il nous a entendu, il nous a écouté.

Ça montre que la négociation peut être utile quand il s'agit de l'intérêt de la France et de nos concitoyens puisque vous avez bien compris que nous nous demandons rien. On demande pas un portefeuille, un marocain, un ministère. On était là pour défendre ce qu'on estimait juste pour la France et on a obtenu des réponses notamment une réponse très claire sur la suspension de la réforme borne immédiate et complète.

Je dis bien complète, c'est-à-dire donc il a eu les mots qu'il faut pour vous. Il a eu les mots et et nous nous n'avons pas censuré jeudi matin. Oui, mais c'est loin d'être gagné.

C'est loin d'être gagné jeudi matin. Il risque d'être censuré selon vous. Ah ben écoutez euh je vois bien quand même quelques réactions à droite euh de la droite de la droite euh pas de l'extrême droite mais de la droite de la droite et l'air.

Euh et moi je suis inquiet parce que est-ce que ça signifie qu'il y aurait suffisamment de défection euh par rapport aux consignes de vote qui sont clairs de monsieur Boquet. On ne s'en pas. Chez vous aussi, il y a quelques défections pour cons de vote d'Olivier.

Je le regrette mais nous au moins trois peut-être quatre peut-être 5 mais en tout cas elles seront circonscrites. Vous savez que l'enjeu c'est 2025 euh et donc c'est rien à gagner parce que je vois bien que les plaques tectoniques d'une partie de la droite commencent à bouger vers l'extrême droite et donc l'union des droites peut-être peut se configurer. Donc je serai monsieur le cornu, je verrouillerai les choses pour que il n'y ait pas de mauvaise surprise pour lui en tout cas.

Je dis et quand je dis pour lui, pour le pays parce que ça signifierait très concrèement une dissolution et ça signifie que ce que nous avons obtenu par la négociation, par un combat politique clair, net pourrait disparaître dans les affres de la vie politicienne française. Une question dans le fonctionnement de cette journée hier, à quel moment la décision de non censure a-t-elle été prise selon vous ? Alors euh nous nous sommes réunis à toute la matinée, y compris à 13h avec ce qu'on appelle chez nous le bureau national du Parti euh euh socialiste.

C'est-à-dire c'est l'instance exécutive euh dans dans ce parti démocratique auquel j'appartiens. Et nous avons donc imaginé une interpellation publique de monsieur le cornu avec différentes différents sujets que nous voulions voir aborder la suspension immédiate et complète de la réforme mais aussi pouvoir d'achat mais aussi justice fiscale. Sur les deux derniers dossiers.

Il a été moins apprécis. Chacun le sait bien. Nous espérons que le débat parlementaire nous permettra d'avancer.

Donc oui, il a dit que c'est lui qui mènerait la la discussion, qui ferait le discours d'introduction du qui développerait à ce moment-là. Et c'est très important parce que l'article 20 de la Constitution euh l'oblige à déterminer et à conduire la politique de la nation et donc il doit s'engager. Il le moine soldat pour reprendre son expression doit devenir un bon samaritain.

Il y a dans cette année de de laïcité. Est-ce que avec lui il y a eu ou non d'î avant l'entrée à l'Assemblée nationale ? Je peux vous dire qu'il n'y a eu aucun deal.

Aucun deal. et que la dernière information que nous avons eu sur ce dossier précis des retraites, c'est sa déclaration sur France 2. À savoir qu'entre la suspension et le circuler, il y a rien à voir.

Je le cite dans le texte, il y a un chemin. Et il avait utilisé le mot de blessure démocratique. Et quand il a utilisé ce mot, je me suis dit "Ça y est, nos arguments commencent à convaincre le Premier ministre." Et donc nous espérions qu'il irait jusqu'au bout.

Il a été jusqu'au bout. Je je le félicite parce que c'est un acte courageux. Je mesure que par rapport à sa au socle commun dans sa diversité, on sait plus ce qu'il y a de et ce qu'il y a de commun, mais euh il a compris que les Français le voulaient.

Et d'ailleurs, vous avez eu le sondage qui est sorti ce matin. Un sondage dit que 60 plus de 65 % des Français considèrent que c'est une bonne mesure parce que c'est un impôt sur la vie qui disparaît en partie. Je dis bien en partie puisque on s'arrête, on a 1000, on arrête le curseur à 62 ans et 9 mois et 170 trimestres.

Éric Cocrel, député à Laffille, dit monsieur, je cite, monsieur Lecnier a repris quasi intégralement ce qui était dans la déclaration du PS à croire qu'il l'avait préparé ensemble. Écoutez, monsieur Coquel et tous ces semi-politiques, excusez-moi mais c'est Ralbol. Ralbol parce que qu'est-ce qu'ils ont fait pour défendre les Français dans cette période de un mois ?

Nous nous avons été négociés 7h d'affilé en trois fois mais 7h avec monsieur le cornu. On a eu des contacts avec des ministres et cera on a travaillé pour ce qui nous estimons être juste pour pour le pays. LFI a obtenu quoi ?

A négocié quoi ? C'est la gauche pour moi protestataire. Elle existe infertile comme je le dis souvent parce qu'elle ne sert à rien.

Je veux dire les Français sils obtiennent cette suspension de la retraite parce que c'est encore il y a c'est pas encore fait. Euh si demain la justice fiscale permet de leur éviter des efforts particuliers, si demain ils ont des mesures de pouvoir d'achat, ce sera grâce à qui ? Ce sera grâce à la gauche de responsabilité et à l'intérieur de celle-ci, le Parti socialiste.

Donc nous sommes dans l'opposition mais nous sommes la gauche de responsabilité utile. Mais est-ce que vous êtes pas isolé à gauche désormais ? Écoutez, être isolé quand on sait que nous sommes dans le vrai, j'ai envie de dire je prends le risque.

Je prends le ris que vous dites, il y a plus de socle commun dans le bloc central. Est-ce qu'il y a encore un socle commun à gauche ? Ma le l'Union de la gauche aujourd'hui va se heurter effectivement au fait que le parti communiste, les verts vont voter euh avec les filé de mais place publique, les radicaux ne voteront pas la censure.

Donc écoutez, on va cheminer euh et on nous jugera sur les actes. Et donc quand je dis cela, ça signifie que la non censure de jeudi matin prochain, ce n'est pas un blancin pour le gouvernement. D'ici là, vous redoutez la pression desfit sur vos parlementaires.

Si vous voulez me faire dire que la brutalisation euh de la vie politique française, que la menace permanente, euh que l'autoritarisme font partie de l'ADN de LFI, oui, je vous le concède. C'est pour ça que moi j'ai toujours été particulièrement réservé sur les accords avec lesfi parce que ce sont des partenaires qui ne considèrent que la force, moi je crois au rapport de force politique mais quand c'est la force en permanence plutôt que la négociation, il y a de quoi s'inquiéter. Donc mais de la part des communistes et des écologistes qui sont venus avec vous à Matignon pour pour discuter avec Sébastien Lecnu, est-ce que ça va créer une rupture désormais à gauche ?

J'espère que non parce que nous avons des échéances à à gérer ensemble. Il y a des municipals qui se qui se préparent. Ils sont souvent dans nos exécutifs, nous sommes souvent dans leur exécutif.

Donc il faut absolument que cette période qui est difficile, c'est vrai pour l'Union de la gauche que j'aime, celle de la gauche de responsabilité encore une fois et bien nous sachions la surmonter et le meilleur moyen de la surmonter c'est qu'on obtienne gain de cause sur les engagements qui ont été pris hier par monsieur le cornu qui devrait être je l'espère répété dans quelques heures au Sénat. Vous faites le pari du débat parlementaire, c'est ce qu'à dire votre homologue Boris Vallot. Est-ce qu'au Sénat c'est un paris risqué ?

Est-ce que vous pensez qu'au final cette suspension sera votée par le Parlement ? Ça ça dépendra beaucoup des encore une fois de des engagements des uns et des autres. Je pense qu'il doit y avoir une voie de passage.

Je vois mal le moment venu notamment dans le cadre du projet de loi de finance de la sécurité sociale, je vois mal euh nos amis verts écolis voter contre une telle suspension. Donc une majorité sur ce sujet-là devrait se faire. Mais dans le bloc central parce que pardon de faire un petit peu de technique parlementaire mais il y a pas de 493 donc au final il y aura une commission mix paritaire et là le bloc central est majoritaire dans cette commission mix paritaire.

Est-ce que vous craignez un coup de Trafalgar au moment de cette commission par ? Écoutez si s'il y a un coup de Trafalgare il n'y aura pas de budget. Donc s'il n'y a pas de budget euh bien nous dégainerons le 49 aliné à 2, c'est-à-dire la la motion de censur sonée.

Mais monsieur le cornu le sait. Euh nous nous sommes dans son opposition. Nous ne sommes pas des partenaires, nous ne sommes pas des des amis politiques.

Nous restons assure nos exigences et nous les défendrons jusqu'au bout. [Musique]