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InterviewRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 2 février 2022 12 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Le cas Zemmour, par Noël Mamère

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Sur quel terreau Éric Zemmour a-t-il prospéré ? De qui sert-il éventuellement les intérêts ?

  • 0:38RelanceRéponse directe

    Est-ce que d'une certaine façon, Noël Mamère, le fait de continuer à écrire sur Éric Zemmour, ce n'est pas de faire une publicité supplémentaire à Éric Zemmour ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Vous pouvez nous expliquer, Noël Mamère, quels sont ces grands courants ?

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Eric Zemmour, on a souvent du mal à le positionner dans l'échiquier. Comment vous le placez exactement ?

  • 4:17OuverteRéponse directe

    Vous nous parliez il y a quelques instants, Noël Mamère, des catholiques, dont une partie se retrouve dans cet électorat. Est-ce qu'il n'y a pas un risque qu'il y ait un amalgame sur l'ensemble justement des catholiques français ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    Et pour vous Noël Mamère, quels discours, quels arguments on peut opposer face à Éric Zemmour ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Invité politiqueFait
    « Il faut bien que l'on s'intéresse à celui qui prospère aujourd'hui sur un terreau politique fertile. »
  • 1:09Invité politiqueFait
    « Zemmour était passé du statut de polémiste infâme à celui de candidat à la présidentielle qui attire de plus en plus de monde. »
  • 1:38Invité politiqueFait
    « C'est le courant de ce que nous avons appelé les nostalgériques, c'est-à-dire tout cet électorat qui se trouve dans le sud-est de la France et qui est nostalgique à la fois de l'Algérie, ce sont les pieds noirs, mais aussi de la colonisation. »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « Ensuite, c'est l'électorat qui est celui que l'on pourrait qualifier d'identitaire et de réactionnaire. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « inspirée notamment par les théories d'Alain de Benoît et de son groupe de recherche et d'études sur la civilisation européenne. »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « Et puis, enfin, toute une partie de chrétiens, de catholiques, en fait, de catholiques intégristes, qui se retrouvent très bien dans les propos de Zemmour »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Et le projet de Zemmour, ce n'est pas seulement de réunir ces trois branches d'une droite hors les murs, c'est aussi de réunir toutes les droites, c'est-à-dire de l'extrême droite au débauchage d'une partie de LR »
  • 3:44Invité politiqueFait
    « Il est complètement d'extrême droite. Je suis totalement d'accord avec l'historien Laurent Joly, qui est un des meilleurs spécialistes de la France de Vichy et du statut des juifs sous Vichy. »
  • 4:01Invité politiqueFait
    « Tout ce que raconte Eric Zemmour est totalement dans la ligne de l'extrême droite. »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « Il a d'ailleurs profité d'une certaine manière du décentrement de Marine Le Pen par rapport à son père pour revenir à une tradition beaucoup plus proche de celle de l'extrême droite, héritée de Drummond, de Maurras et de Bainville. »
  • 5:42Invité politiqueFait
    « C'est un homme qui avec son équipe a très bien compris comment fonctionne la société. C'est-à-dire qu'on nous présente la société comme un monde binaire. Il y aurait d'un côté le bien et de l'autre côté le mal. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « Tout ça, il en profite pour nous inventer des ennemis de l'intérieur et pour jouer sur la peur. »
  • 7:31Invité politiqueFait
    « Le lit d'Éric Zemmour, et ce n'est pas seulement Macron. Oui, il fait partie de ceux qui ont contribué à ouvrir son lit. »
  • 8:00Invité politiqueFait
    « Alain de Benoît et le Grèce, c'est 1968, c'est un pari intellectuel qui a été fait par une partie de l'extrême droite sur la question de l'hégémonie culturelle, une théorie développée par le philosophe communiste Gramsci. »
  • 8:36Invité politiqueFait
    « C'est une gauche qui a été capable de ressortir la déchéance de nationalité, une gauche qui a lancé la loi travail, et après un Macron qui en 2017 a intégré dans le droit commun, avec la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, les dispositions de l'état d'exception. »
  • 11:09Invité politiqueFait
    « Zemmour n'est pas un concurrent de Le Pen, il est complémentaire et ils défendent le même projet de société, le même projet politique. »

Temps de parole

  • Noël Mamère78 %
  • Présentateur22 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:01
Présentateur

Il est l'heure de notre grand invité, bienvenue à vous qui venez de nous rejoindre. Sur quel terreau Éric Zemmour a-t-il prospéré ? De qui sert-il éventuellement les intérêts ? Et bien justement, c'est les questions notamment que se sont posées dans un ouvrage intitulé Le cas Zemmour, Noël Mamère et Patrick Farbiaz. Et nous sommes ce matin en compagnie de Noël Mamère. Bonjour Noël Mamère. Bonjour. Merci d'être avec nous dans la matinale RCF. Vous publiez donc un nouvel ouvrage intitulé Le cas Zemmour. C'est aux éditions du Petit Matin. Ce n'est pas la première fois que vous publiez un ouvrage consacré à Éric Zemmour.

Est-ce que d'une certaine façon, Noël Mamère, le fait de continuer à écrire sur Éric Zemmour, ce n'est pas de faire une publicité supplémentaire à Éric Zemmour ?

0:46
Noël Mamère

Il faut bien que l'on s'intéresse à celui qui prospère aujourd'hui sur un terreau politique fertile. Donc il faut se demander d'abord pourquoi Zemmour a autant de succès auprès d'une partie des Français et ce qu'il dit de l'état de notre société. Donc nous l'avions fait, comme vous l'avez gentiment précisé, lors de la sortie du suicide français, dans un livre qui s'appelait « Contre Zemmour, réponse au suicide français ». Et nous avons essayé de comprendre comment et pourquoi, depuis 2014, c'est-à-dire depuis presque 8 ans, Zemmour était passé du statut de polémiste infâme à celui de candidat à la présidentielle qui attire de plus en plus de monde.

1:23
Présentateur

Vous expliquez dans votre ouvrage qu'Éric Zemmour s'inscrit au carrefour de plusieurs courants, trois grands courants principalement. Vous pouvez nous expliquer, Noël Mamère, quels sont ces grands courants ?

1:33
Noël Mamère

Oui, alors ces trois courants, c'est ce qu'il appelle les trois droites, d'une certaine manière. C'est le courant de ce que nous avons appelé les nostalgériques, c'est-à-dire tout cet électorat qui se trouve dans le sud-est de la France et qui est nostalgique à la fois de l'Algérie, ce sont les pieds noirs, mais aussi de la colonisation. On voit bien comment, aujourd'hui, Éric Zemmour arrive à capter cet électorat. Ensuite, c'est l'électorat qui est celui que l'on pourrait qualifier d'identitaire et de réactionnaire.

Il a réussi à ramener vers lui des gens de l'Action Française, par exemple, c'est-à-dire toute cette branche de la droite qui s'inscrit dans une logique dite judéo-chrétienne, inspirée notamment par les théories d'Alain de Benoît et de son groupe de recherche et d'études sur la civilisation européenne. Et puis, enfin, toute une partie de chrétiens, de catholiques, en fait, de catholiques intégristes, qui se retrouvent très bien dans les propos de Zemmour, je pense en particulier à ceux qui avaient défendu la manif pour tous, ceux qui l'ont appelé sens commun et qui portent un autre nom aujourd'hui.

Et le projet de Zemmour, ce n'est pas seulement de réunir ces trois branches d'une droite hors les murs, c'est aussi de réunir toutes les droites, c'est-à-dire de l'extrême droite au débauchage d'une partie de LR, et on voit que ça commence à fonctionner, sauf que jusqu'à maintenant, ce projet d'union des trois droites n'a pas pu fonctionner parce que se sont trouvés dans la droite un certain nombre de responsabilités, de personnalités. Je pense en particulier à des hommes comme Chirac ou Toubon qui ont refusé cette alliance qui n'est pas une alliance, qui devrait être une alliance contre nature, parce que moi je pense que la France a besoin et d'une gauche et d'une droite républicaine.

Mais il y a quand même des signes qui ont été envoyés depuis des années quand on regarde les élections régionales où des hommes de droite n'ont pas hésité à aller chercher les voies d'extrême droite.

3:32
Présentateur

Vu qu'on parle justement de droite, Eric Zemmour, on a souvent du mal à le positionner dans l'échiquier. Certains disent qu'il est à droite, d'autres d'extrême droite, d'autres... Ah non, non, il est d'extrême droite.

3:41
Noël Mamère

Comment vous le placez exactement ? Il est complètement d'extrême droite. Je suis totalement d'accord avec l'historien Laurent Joly, qui est un des meilleurs spécialistes de la France de Vichy et du statut des juifs sous Vichy. Tout ce que raconte Eric Zemmour est totalement dans la ligne de l'extrême droite. Il a d'ailleurs profité d'une certaine manière du décentrement de Marine Le Pen par rapport à son père pour revenir à une tradition beaucoup plus proche de celle de l'extrême droite, héritée de Drummond, de Maurras et de Bainville.

4:17
Présentateur

Vous nous parliez il y a quelques instants, Noël Mamère, des catholiques, dont une partie se retrouve dans cet électorat. Est-ce qu'il n'y a pas un risque qu'il y ait un amalgame sur l'ensemble justement des catholiques français ?

4:30
Noël Mamère

Ah bien sûr, comme il y a des amalgames sur les musulmans quand on parle de terrorisme. Alors je pense qu'en effet je ne classe pas tous les catholiques dans le sens commun et je ne les considère pas tous comme réactionnaires, loin de là. Je pense qu'une grande majorité des catholiques sont des hommes et des femmes qui sont animés par le goût de la solidarité, de la tolérance et qui ne se compromettraient jamais avec ceux qui aujourd'hui nous proposent le cimetière en fait. C'est-à-dire une France qui ne voudrait plus de femmes, qui ne voudrait plus d'homosexuels, qui ne voudrait plus d'arabes, qui ne voudrait plus de noirs.

Bref, une France que nous détestons et qui de toute façon n'est pas possible de mettre en oeuvre.

5:19
Présentateur

Et pour vous Noël Mamère, quels discours, quels arguments on peut opposer face à Éric Zemmour ? On a l'impression qu'il ne connaît pas de, pour prendre un mot du moment, de bad buzz, que quelles que soient les initiatives qu'il prend, ça a une résonance toute particulière notamment portée par les réseaux sociaux et qu'il surf toujours sur la vague.

5:37
Noël Mamère

Il surf sur la vague, oui. C'est un homme qui avec son équipe a très bien compris comment fonctionne la société. C'est-à-dire qu'on nous présente la société comme un monde binaire. Il y aurait d'un côté le bien et de l'autre côté le mal. Donc lui, il profite de la vulnérabilité des Français face aux règlements climatiques, à la situation sociale, à la précarité, à l'avenir de nos enfants, à la pandémie, aux questions de santé. Tout ça, il en profite pour nous inventer des ennemis de l'intérieur et pour jouer sur la peur. C'est un schéma relativement classique et c'est ça qui doit être démonté. C'est ce que nous avons fait dans ce livre d'ailleurs.

Si moi je me suis attaché à lire ligne par ligne son dernier livre, La France n'a pas dit son dernier mot, c'est pour déconstruire les contre-vérités qu'il peut asséner dans ce livre au nom d'une histoire revisitée et travestie. Et c'est pour montrer le danger qu'il y a à faire croire aux Français à une histoire complètement mythifiée, complètement mythologique. Mais loin de tout ça, comment vous dire, mettre en avant les sujets d'identité, d'immigration, de sécurité, ce n'est pas la préoccupation première des Français aujourd'hui. Toutes les enquêtes d'opinion le montrent.

Et donc c'est ça qu'il faut démonter et montrer aux Français qu'il y a des alternatives possibles à la situation dans laquelle nous sommes qui passent par une autre voie que celle de la détestation, du rejet et de la logique du « eux et du nous » et du « eux contre nous ».

7:10
Présentateur

Justement, vu que vous parlez des Français ce matin à Noël Mamère, on voit quand même une certaine décomposition du paysage politique, notamment depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, qui a totalement fragmenté le paysage traditionnel tel qu'on le connaissait. Est-ce qu'on peut arriver à une conclusion peut-être un petit peu simpliste, mais que cette fragmentation a fait en partie le lit d'Éric Zemmour ?

7:31
Noël Mamère

Le lit d'Éric Zemmour, et ce n'est pas seulement Macron. Oui, il fait partie de ceux qui ont contribué à ouvrir son lit. Mais ça vient de beaucoup plus loin qu'on ne le pense. C'est-à-dire qu'on résume la prospérité de Zemmour à sa présence dans les médias. Oui, les médias ont compté pour le faire connaître auprès des Français et lui donner une certaine notoriété. Je trouve d'ailleurs assez accablant que ce fût d'abord dans le service public, dans l'émission On n'est pas couché pendant cinq ans. Mais ça remonte à loin.

Je vous disais tout à l'heure, Alain de Benoît et le Grèce, c'est 1968, c'est un pari intellectuel qui a été fait par une partie de l'extrême droite sur la question de l'hégémonie culturelle, une théorie développée par le philosophe communiste Gramsci. C'est vrai que cette hégémonie culturelle, on la voit à l'œuvre aujourd'hui. Depuis 1968, après il y a eu le club de l'horloge avec Jean-Yves Le Gallou qui est d'ailleurs aujourd'hui aux côtés de Zemmour, puis une droite qui est allée braconner sur les terres de l'extrême droite, y compris d'ailleurs en utilisant ces mots d'une partie de la droite en tout cas, et une gauche qui a complètement démissionné.

C'est une gauche qui a été capable de ressortir la déchéance de nationalité, une gauche qui a lancé la loi travail, et après un Macron qui en 2017 a intégré dans le droit commun, avec la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, les dispositions de l'état d'exception. Et aujourd'hui nous sommes dans des états d'urgence, et nous sommes dans une situation où l'état de droit doit s'adapter à l'état d'urgence.

C'est quand même un renversement de la pyramide du droit, et tout ça fait que le fond de l'air est brun, il y a eu Trump, il y a Bolsonaro, il y a la reine de Ramoudi en Inde, il y a la Pologne, il y a la Hongrie, tout cet ensemble fait que Zemmour arrive dans un terrain préparé.

9:22
Présentateur

Et face à tout ça, nous avons aujourd'hui une gauche qui est extrêmement, elle aussi divisée, la primaire qui a eu lieu il y a quelques jours de cela n'a pas réussi à rassembler les candidats, est-ce que cette gauche divisée n'est pas aussi malheureusement un cas qui vient encore se rajouter, un facteur qui vient encore se rajouter dans l'équation ?

9:41
Noël Mamère

Évidemment, évidemment, j'étais favorable à cette primaire parce qu'elle partait de la société, je pense que la recomposition politique du pays, elle se fait dans la société et non plus dans les partis politiques qui sont arrivés à une forme d'épuisement. Je regrette effectivement que cette primaire populaire n'ait pas pu convaincre les partis politiques du rassemblement, mais en effet cet éparpillement de la gauche et de l'écologie laisse une porte ouverte à tous ceux qui jouent sur les peurs comme Zemmour.

Je ne pense pas que la gauche soit morte dans ce pays, il y a une gauche et une droite dans ce pays, mais pour l'instant c'est en effet le règne d'une droitisation extrême du débat public, doublée d'une simplification qui fait qu'aujourd'hui c'est le clash qui l'emporte sur le débat et que les français sont complètement paumés. Quand les français sont paumés, et bien comme toutes les nations d'ailleurs, quand ils sont perdus et qu'ils trouvent quelqu'un qui leur propose la loi et l'ordre, ils vont vers lui. Mais en fait c'est aller vers le cimetière que de choisir cette voie-là.

10:45
Présentateur

Noël, ma mère, dans la minute qui nous reste je pense ce matin aux auditeurs qui nous écoutent et qui peut-être s'emportent actuellement derrière la radio parce qu'ils se reconnaissent peut-être dans les idées qu'Éric Zemmour défend, qu'est-ce que vous avez envie de dire justement à ces gens qui demain sont prêts à aller voter pour Éric Zemmour ?

11:02
Noël Mamère

J'ai envie de leur dire qu'ils se trompent comme j'essayais de le leur dire quand ils votaient pour Marine Le Pen. D'ailleurs je pense qu'il ne faut pas se tromper, Zemmour n'est pas un concurrent de Le Pen, il est complémentaire et ils défendent le même projet de société, le même projet politique. C'est un leurre et que de faire croire qu'ils seraient divisés.

Ce que je dis à ceux qui veulent voter Zemmour, c'est d'essayer de leur montrer, c'est ce qu'on a voulu faire avec ce livre, c'est d'essayer de leur démontrer qu'ils suivent un mauvais chemin et qu'il y a dans ce pays, qui est une vieille démocratie, des capacités beaucoup plus grandes qui permettent de vivre ensemble autrement que dans le rejet d'une partie de la population. Donc on est un grand pays qui a montré ses capacités à la fois d'intégration et de résilience et je pense que c'est une forme d'abandon que d'aller dans les bras de Zemmour. Et c'est contre cet abandon qu'il faut lutter et c'est ça la politique.

Mais ça ne se fait pas par l'invective, ça ne se fait pas en montrant du doigt les gens qui votent vous Zemmour, ça se fait par la conviction et par la persuasion.

12:04
Présentateur

Le cas Zemmour, comment est-on en arrivée là ? C'est publié aux éditions Les Petits Matins, livre Noël Mamère que vous publiez avec Patrick Farbiaz. Merci d'avoir été avec nous ce matin dans la machine à l'RCF.

12:13
Noël Mamère

Merci de l'avoir invité.