"Violences, "pédophilie" : Après Bétharram, témoignage d'une ancienne élève de Saint Dominique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] le grand matin Sud Radio 7h 9h Jean-Jacques Bourdin avec nous constance Bertrand bonjour bonjour vous êtes porte-parole du collectif des victimes de Saint-Dominique de ne sur scène alors commençons parce que rappelez-nous que s'est-il passé à Saint-Dominique c'est un un collège lycée privé catholique alors c'est même un c'est une c'est l'institution Saint-Dominique de Neu ça va de la maternelle jusqu'à la terminale d'accord à ne sur scène et alors l'histoire remonte un peu plus loin parce qu'il faut il faut retourner à betaram oui euh on a un un des bourreaux de betaram euh qui avait disparu de la circulation entre betaram et Orléan châurou et finalement en fait il a été anneuilli pendant 8 ans d'cord quand on a on s'est souvenu quand on nous a remémoré ce fait-là évidemment une fois que son nom a été prononcé à côté de Sao on s'est tous souvenus de lui et on a décidé d'ouvrir un un groupe facebook pour que des témoins ou victimes puissent s'exprimer d'accord et et et et et qu'avez-vous découvert et là là c'est ça a été le choc parce qu'en en 5 jours on a eu énormément de témoignages alors pas tellement sur lui à part des choses qu'on savait il tire les oreilles il tire les cheveux il est brutal mais on a eu sur six autres personnes des choses de nature extrêmement grave oui donc là on est on était sous le choc et puis des agressions sexuelles des agressions tout à fait on parle d'agression sexuelle on parle d'agression physique on parle de violence euh sadique les les gens utilisent le terme sadique sur des enfants de Sem ou on parle d'un prêtre pédophile on parle d'un surveillant on parle de professeur de français de sport et cetera et cetera donc on est submergé par ces témoignage émotionnellement et et physiquement parce qu'on ençit beaucoup et on décide de s'adresser aux diocèses donc on écrit à l'évêque qui nous reçoit quasi immédiatement et fait un signalement au procureur de la République et ensuite et la suite vous la connaissez on était hier à l'Assemblée nationale pour témoigner devant la la commission d'enquête parlementaire oui huit représentants de collectif de victimes ont été auditionnés hier dont vous par la commission d'enquête parlementaire créée dans la ligée du scandale de bettharam si je comprends bien le scandale de betaram a réveillé les consciences mais je vais aller beaucoup plus loin que ça à révélé à révélé toute tout ce qui se passait dans de nombreux établissements privés cathol c'est cela c'est exactement ça on leur doit énormément à ce que j'appelle affectueusement nos petits frères de Baram parce qu'ils étaient des petits enfants quand ils ont été victimes de toute cette maltraitance on leur doit énormément parce qu'ils ont ouvert la route ils ont ouvert une porte qui ne pourra plus se refermer et dans la lignée donc tous les collectifs se mettent en place des révélations ont lieu dans la France entière au moment où je vous reparle Jean-Jacques il y a des collectifs qui se créent partout tous les jours il y a des nouveaux collectifs tous les jours on apprend de nouvelles choses avec une une constante c'est quand qu même le la la souffrance des victimes et le silence des adultes autour d'eux qui ont su couvert n'ont rien fait on manquait de courage non mais vous parlez De Mitou de l'enseignement privé catholique tout à fait c'est ce que j'ai dit hier devant les journalistes en sortant de l'Assemblée nationale j'ai parlé du Mitou de l'enseignement catholique parce que vous le savez c'est vous que je vais le dire Jean-Jacques la presse aime les M fort et il fallait il fallait un terme qui soit intelligible de tous donc en effet c'est un Mitou de l'enseignement catholique à mon sens euh et j'espère qu'on qu'on que ça ne va pas s'arrêter ça ne peut pas s'arrêter il y a eu tellement de souffrance pendant tellement d'années aujourd'hui des adultes qui nous disent il y a 30 ans il m'est arrivé C il m'est arrivé ça je n'en ai jamais parlé j'en parle aujourd'hui donc on ne peut pas s'arrêter on a le devoir de faire en sorte que ça continue et c'est pour ça que j'ai demandé à la fois aux journalistes et surtout aux députés nous aider à à ne plus jamais faire silence sur ces sujets là voilà euh des des des affaires entre guillemets qui sont révélées un peu partout en France euh un peu partout et toujours dans des enseignements privés catholiques constance Bertrand alors pas pas toujours pas toujours pas toujours évidemment pas toujours parce que de la maltraitance il y en a eu part il y en a eu dans des établissements privés laïques aussi privés laïque ou même publ hier à l'Assemblée à l'Assemblée Générale à l'Assemblée nationale pardon excusez-moi mon mon voisin Gill témoignait de ce qu'il a vécu à l'école primaire publique donc il y en a eu partout ce qu'on ce qu'on on a quand même comme constante dans l'enseignement privé catholique c'est la méthodologie qu'on appliquait aussi dans l'église surtous les faits de violence envers les enfants c'est-à-dire ne pas faire trop de bruit exfiltrer les coupables essay en faire essayer de ne pas nuir à la réputation mais mais bien sûr on est on est absolument pas naïf on sait que ça a pu avoir lieu absolument partout et d'ailleurs il y a des établissement privés catholique qui étai des des des des des organismes qui était financé par l'État qui était des des endroits où on envoyait les enfants que où la TASS envoyait les enfants on parle de rioont on parle des des des fill du Bon Pasteur c'était c'était des endroits où on envoyait où la justice envoit les enfants où la DASS envoya les enfants donc l'État n'était pas du tout éloigné de de de ce qui se passait hein alors vous demandez absolument de rendre imprescriptible les violences commises sur les enfants oui je le demande je sais que le mot choc je sais que tous les juristes et constitutionnalistes du pays ent lever les yeux au ciel mais si le mot est est choquant dans ce cas-là qu' qu'on repousse la prescription à à 50 60 70 100 ans s'il le faut si vraiment c'est un point de vue de droit qui un point de droit qui est trop compliqué à gérer ce que je demande c'est le temps on voit aujourd'hui hier à l'Assemblée nationale un de mes un de mes camarades disait qu'il a mis 50 ans en parler à sa femme il est marié depuis 50 ans avec sa femme il lui a raconté il y a 6 mois ce qu'il a vécu donc on a besoin de temps les gens ont besoin de de ce temps d'éveil des consciences un peu comme tout il y a il y a il a fallu un moment pour que certaines personnes se rendent compte de ce qui leur était arrivé donc évidemment l'idée c'est pas de pousser des gens à à à se croire victimes de choses qu'ils n'ont pas vécu l'idée c'est juste d'être dans la bienveillance et de donner au temp le temps aux personnes qui ont été victimes d'exaction d'horreur d'abus euh de de se souvenir de faire les choses avec douceur et évidemment il faut que tout ça ce soit accompagné on peut pas on peut pas les laisser comme ça seul euh face à à cette souffrance qui remonte on a des gens qui ont des annésies traumatiques qui aujourd'hui se réveille avec un souvenir d'une chose terrible qui leur est arrivée donc il faut du temps pour ça merci constance et excusez-moi je préciserai juste quand même que jusqu'ici le temps il est il est du côté des bourreaux parce que tous ceux qui aujourd'hui on on savent qu'il y a des plaintes contre mais qu'elles sont prescrites sont tranquillement au chaud on parle évidemment de toutes les personnes de betaram et bien d'autres donc c'est il faut plus jamais qu'il puisse se dire que le temps et le allé il faut que le temps soit l'alliier des victimes maintenant merci constance Bertrand merci d'avoir été avec nous ce matin sur l'antenne de Sud Radio il est 7h47
Xavier Bertrand