Condamnation de Marine Le Pen : Macron ne commente pas, Boris Vallaud dénonce « une délinquante »
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ce qui est sain pour la démocratie, c'est que le président de la République ne commande pas les décisions de justice. Donc je vais m'en tenir à cette grammaire, qui plus est à l'étranger. Quand bien même se présenterait-elle ? Eh bien il faudrait que les électeurs aient la parfaite conscience que c'est une délinquante qui se présenterait. Elle est coupable de détournement de fonds publics. Et le Rassemblement national a été condamné pour détournement de fonds publics. Voilà un parti, je ne vais pas aller à rien, je dis juste, elle est une délinquante et elle est coupable. Voilà, merci. Je ne commande pas une décision de justice, j'en fais la lecture.
Elle est coupable et c'est une délinquante. Après c'est à elle de poser la question de savoir si quand on est une délinquante, on se présente aux électeurs.
On constate que la Cour a confirmé le détournement de fonds publics dont a été victime le Parlement européen. Nous constatons également que la Cour a retenu la mise en place d'une organisation pendant des années. Une organisation qui avait pour objectif, qui avait vocation à détourner les fonds publics. Et la Cour a répété à plusieurs reprises qu'il y avait là une gravité absolument évidente en ce qui concerne le comportement, et notamment le comportement des élus. Moi, je ne suis pas le procureur général. Je n'ai pas à me préoccuper des problèmes de sanctions ou de peine pénale. Ça, je vous laisse faire le soin de l'apprécier et de le commenter.
Et ce qui est essentiel pour nous, ce qu'on dit depuis des années, ils ont détourné, volé l'argent public, l'argent du contribuable européen, et d'ailleurs l'argent également du citoyen français, nous le disons depuis des années. Et ça a été confirmé pour la deuxième fois, d'abord par le tribunal et aujourd'hui par la Cour d'appel. Nous avons pris acte de la décision du jour. Nous notons une inflexion considérable sur les peines, notamment sur la peine d'inligibilité, qui pour nous est un point extrêmement important, d'autant qu'il a été accompagné de mentions par la présidente sur la liberté pour les électeurs d'avoir un candidat. Maintenant, nous réfléchissons à l'ensemble de la décision.
Nous allons y réfléchir cet après-midi et nous ferons une communication ultérieure sur les suites éventuelles à donner à cette décision. Merci à vous. Partiellement, oui, c'est un bon début.
Boris Vallaud