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interviewRMC· 27 février 2024 9 min

Autonomie de la Corse : "vers un consensus" ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Gill Siméoni vous êtes le président du conseil exécutif de Corse c'est rare de vous avoir dans ce studio habituellement vous restez sur sur l'Î et c'est les politiques qui viennent à vous mais pour une fois ils vous ont fait venir monter comme on dit puisque hier soir vous étiez autour de la table du ministère de l'intérieur avec géralde Darmanin pour décider ensemble de la question de l'autonomie de la Corse est-ce que ça avance ça a bien avancé bon on n pas encore fini le parcours il est notamment prévu que nous ayons une réunion conclusive d'ici 15 jours sur le projet de texte qui pourrait servir de base à la révision constitutionnelle un texte qui a vocation à être débattu devant l'Assemblée nationale d'abord le Sénat ensuite voter et puis voter en congrès normalement à l'automne 2024 euh donc nous avons prévu de présenter ce texte avant juin donc le délai est court d'ici 15 jours nous devons essayer de tomber d'accord sur une rédaction commune donc dans 15 jours vous revenez avec une une copie précise si si je comprends bien avec cette ce texte de cette proposition qui devra ensuite être adopté par le Congrès avec une modification constitutionnelle c'est quoi l'autonomie pour vous c'est ça va jusqu'où l'autonomie alors d'abord dire que le principe d'un statut d'autonomie pour la Corse a été hier acté par l'ensemble des participants à la réunion qui s'agisse des élus de la Corse toute sensibilité confondu on était 7 élus il y avait le le ministre toute sensibilité confondue possibilité confondu à part un parti indépendantiste qui n'a pas souhaité participer à cette réunion mais les indépendantistes étaient représenté autour de la table donc l'idée c'est de trouver un texte qui soit un point d'équilibre entre les demandes des élus de la Corse qui demandent à titre majoritaire un statut d'autonomie plein et entier c'est-à-dire les compétences régaliennees à l'état et le reste à la collectivité autonome et puis ce qui est prêt à faire le gouvernement donc il y a une question aussi d'équilibre et de progressivité et ce sont ces pointslà que dont nous avons débattu hier il était également question que la Corse puisse déroger à certaines lois qu'est-ce que vous avez en tête alors par exemple c'est la question du du pouvoir normatif hier nous avons discuter de de la coexistence de trois catégories de régime l'application du droit national bien sûr mais également un pouvoir d'adaptation qui serait reconnu à la collectivité autonome de corps c'est-à-dire la possibilité d'adapter la loi nationale et vous pensez à quoi concrètement c'est c'est quoi alors très concrètement lorsque nous demandons un pouvoir de nature législative ça serait pour nous bien sûr dans les matières où il y a une urgence particulière on pense par exemple au fonciers vous savez que nous sommes confrontés à un phénomène puissant extrêmement anxiogène de spéculation et de dépossession ça serait la possibilité pour la collectivitéession ça veut dire quoi des possessions ça veut dire très concrètement qu'aujourd'hui que que les gens qui vivent en Corse et notamment les jeunes ne peuvent plus accéder à la terre pour les agriculteurs par exemple ne peuvent plus accéder tout simplement au logement donc notre idée c'est par exemple à travers votre idée c'est quoi c'est de c'est d'interdire ou de geler pendant quelques années par exemple à toute personne qui ne seraiit pas officiellement Corse d'accéder à la propriété enc là c'est la c'est la la mesure je dirais à la fois la plus connue la plus symbolique et celle qui fait le plus débat c'est-à-dire la notion d'un statut de résident bien sûr mais c'est normal et je vous répond vous dire d'abord que c'est pas réserver l'accès à la propriété aux gens qui sont corses c'est réserver la propriété sur certaines conditions aux gens qui vivent en Corse depuis un certain temps euh et ça existe déjà dans d'autres régions et notamment par exemple dans des régions voisines en Italie et c'est conforme au droit communautaire l'idée c'est de construire un cadre constitutionnel qui respecte le droit de propriété et qui permettent ce type de mesure et est-ce que ça pourrait être même euh à à à postériori c'estàd est-ce que vous pourriez faire appliquer cette loi y compris à des gens qui ne viennent en Corse que ponctuellement qui sont là en vacances des des des des Corses des Corses de l'été quoi si je peux me permettre ou il s'agit pas il s'agit pas de faire des de prendre des décisions à je dirais eff rétroactif il s'agit de réfléchir dans la discussion à une batterie de dispositifs parmi lequel ce type de statut qui permettrait de de réguler le marché foncier et qui permettrait de garantir un accès équitable au fonciers agricoes au fonciers et au logement à tout le monde et notamment au gens qui vivent en cor et qui souvent aujourd'hui sont privés de ce droit qui est un droit élémentaire Gill Siméoni est-ce que vous diriez aujourd'hui que les les discussions sont sereines apaisé on se souvient que la dernière rencontre qui était prévue avec le ministre de l'Intérieur avait été annulé à la dernière minute Géral de derman avait estimé que les conditions n'étaient pas réunies vous avez fini par vous voir hier mais aussi un peu à ses conditions c'està-dire que pour une fois je le précisais vous êtes venus ce n'est pas géraldemanin qui a fait cette visite en Corse ça veut dire que chacun fait des concessions en quelque sorte ben l'esprit c'est de faire des concessions réciproques c'est aussi de sortir d'une logique de conflit qui malheureusement a structuré les relations entre la Corse et la République depuis plusieurs décennies vous savez aussi que ce on en est pas encore sorti mais nous avons la volonté ferme d'en sortir d'enraciner bien sûr la paix et l'apaisement dans l'île nous avons les uns et les autres réaffirmer notre attachement à la démocratie la démocratie c'est aussi prendre en compte le fait majoritaire et très largement majoritaire qui s'est exprimé en Corse et le faire dans des conditions qui permettent au gouvernement au chefs de l'État et à la représentation nationale de considérer que les garanties essentielles sont données je le répète une fois encore au-delà des débats technique il y a une question politique qu'il faut traiter et l'autonomie dont nous parlons c'est une autonomie pleine et entière mais c'est aussi une autonomie qui n'est pas l'indépendance et comme je le disais le plus dur commence parce qu'il faudra un accord à l'Assemblée puis au Sénat puis au Congrès c'est-à-dire effectivement les 2 tiers des élus pour réformer la Constitution est-ce que géralde d'armmanin vous a dit qu'il mettrait toutes les forces dans dans la bataille pour obtenir dans ce chemin qui n'est donc en effet pas encore complètement gagné pour obtenir vraiment pour vous soutenir pleinement dans le chemin d'autonomie c un cheménement vous l'avez dit qui est long et et délicat au plan politique et au plan juridique nous savons qu'il faudra convaincre l'Assemblée nationale nous savons qu'il faudra convaincre le Sénat nous allons aller vers les députés et vers les sénateur quel que soit leur appartenance politique en leur expliquant d'abord notre not re volonté commune notre projet et en leur disant aussi que l'autonomie c'est le droit commun des îles de l'Union européenne et de Méditerranée et ce que la Corse demande aujourd'hui c'est tout simplement d'être réintégré dans ce droit commun et elle est prête et nous sommes prêts bien sûr à le faire dans des conditions qui respectent les règles fondamental c'est Mar parce que vous faites plusieurs fois allusion au droit européens qui en effet et au regard aussi des des autres pays a beaucoup été dans le sens d'une forme d'autonomie on pense notamment à l'Espagne c'est aussi là-dessus qu'ils s'y sont attachés vous vous vous diriez aujourd'hui que le droit européen vous est plus favorable que le droit français je dirais que il faut que que les Français sachent qu'il y a aujourd'hui des dizaines de millions il y en a quelquesuns qui disent que le droit européen c'est bien c'est qu'en fait dans le moment actuel je vous avoue je quand on entend les agriculteurs toute la journée qui disent que les lois européennes ne leur sont pas favorables bon il y en a un qui fait les loges du droit européen c'est vous sur ce plan là oui ce que je veux dire c'est qu'il y a des dizaines de millions de citoyens européens et notamment des citoyens insulaires qui vivent de façon apaisée est dans une relation apaisée à leur état un statut d'autonomie mais pour continuer la comparaison d'abord j'exprime bien sûr ma solidarité aux agricultrices et aux agriculteurs mais dire que justement il faut faire évoluer la règle quelquefis qu'elle soit nationale ou qu'elle soit européenne si aujourd'hui euh Bruxelles est prêt à à faire évoluer la PAC c'est bien parce qu'il y a des des millions d'agriculteurs qui disent que ces règles là ne ne correspondent pas à à leurs besoins et à leurs attentes et je pense que les règles actuelles ne correspondent pas au besoins et aux attentes des cors et sans doute aussi d'autres territoires ou d'autres régions donc je dis travaillons ensemble à l'évolution d'un statut construisons-le inscrivons-nous dans le temps et je pense que la solution et l'autonomie sont aujourd'hui àorté vous avez précisé autonomie ne veut pas dire indépendance est-ce que autonomie est quand même chemin vers indépendance pas nécessairement vous savez le chemin vers l'indépendance ça peut être aussi une forme de radicalisation qui serait induite par le refus de prendre en compte une aspiration majoritaire à l'autonomie aujd ça c'est une alerte que vous formulez à l'endroit du gouvernement disant voilà écout nous quoi bah oui bien sûr je dis au gouvernement mais je l'ai toujours dit respecter le fait majoritaire je rappelle qu'au-delà du combat démocratique qui a été mené depuis des décennies depuis 2015 les Corses de façon régulière se sont exprimé à une très large majorité 70 % aux dernières élections pour des listes qui ont mis au cœur de leur projet politique un projet d'autonomie donc il faut prendre en compte cette aspiration démocratique et je dis aussi qu'il y a aujourd'hui des indépendantistes qui sont prêts à jouer le le jeu de l'autonomie et et que demain s'ils continuent à défendre dans le cadre de respect des règles démocratiques une idée d'indépendance je pense que la République n'a rien à y craindre je crois qu'aujourd'hui il faut se faire confiance il faut se respecter il faut respecter le fait majoritaire et et le suffrage universel et et le chemin est ouvert il existe pour construire cette solation apaisé apaisé avez-vous dit merci Gilles Siméoni d'êtreevenue dans ce studio de [Musique] RMC

Autonomie de la Corse : "vers un consensus" ? — Gérald Darmanin · Pourquijevote