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interviewSénat (sur YouTube)· 3 décembre 2025 96 min

Eutelsat : audition du directeur général

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mes chers collègues, nous allons débuter notre réunion de commission et je pense que d'autres collègues en particulier de ce côté gauche de la salle vont très certainement nous rejoindre. Il en manque encore un peu au centre aussi hein. Marielise, Daniel, Anne-Catherine.

Nos rangs sont relativement bien rempli donc je vous en remercie mes chers collègues. [rires] Bon en attendant, nous sommes très heureux de vous accueillir monsieur le directeur général de Telat dans cette salle de la commission des affaires économiques. Vous êtes devenu le 1er juin dernier directeur général de l'opérateur de satellite sans détailler l'ensemble de votre carrière, je veux rappeler que vous êtes un spécialiste des télécom puisque vous êtes entré chez France Télécom en 1995 et que vous avez occupé de nombreux postes de direction chez Orange, notamment en Roumanie, en Pologne et en Espagne avant avant de diriger Orange France d'avril 2023 à mai 2025, créé en 1977 par 17 pays sous la forme d'une organisation intergouvernementale destinée à développer les télécommunications et la transmission télévisée par satellite en Europe.

Telat est devenue une société anonyme en 2001 puis a été introduite en bourse en 2005. Les activités commerciales de l'entreprise comprennent la transmission par satellite de 7000 chaînes de télévision et de 1100 stations de radio, des services d'accès à internet par satellite et des services de communication sécurisés spécifiquement destinés aux usages gouvernementaux ou militaires qui en font aujourd'hui la seule alternative souveraine. Ah pardon, j'ai pas mis en silencieux qui en font aujourd'hui la seule alternative souveraine à l'américain Starlink et par conséquent un outil essentiel dans le domaine civil mais également en matière de défense.

Son chiffre d'affaires s'élève à 1,23 milliards d'euros pour l'exercice 2024-2025. Historiquement spécialisé dans l'exploitation de satellites géostationnaires, EELSAT dispose aujourd'hui d'une flotte dite géo de 34 satellites en orbite haute, soit une attitude altitude orbitale de 36000 km principalement utilisé pour la diffusion de flux vidéo, c'est-à-dire la télévision par satellite qui représente encore la moitié du chiffre d'affaires de El SAT soit 600 millions d'euros. Mais cette activité est en déclin avec la montée en puissance de l'utilisation des réseaux en fibres optiques et des smartphones pour regarder la télévision.

Les services de connectivité rendus par les satellites géostationnaires qui permettent d'offrir des communications fiables et de grandes capacités dans les zones rurales et dans les zones difficiles d'accès génère pour leur part 400 millions d'euros de chiffre d'affaires. Un chiffre là aussi en recul en raison du développement de nouveaux usages qui supportent mal une latence de 0,8 secondes sur ce marché. de nouveaux usages des nouveaux usages.

Le développement de la fibre optique, des réseaux 4G et 5G et bien sûr les sorts de Starlink constitue par conséquence par conséquent une concurrence redoutable. C'est notamment pour faire face à ces évolutions que Telsat s'est rapproché de l'entreprise britannique Oneweb à partir de 2021 avant de fusionner avec elle en 2023 dans le but de créer un acteur mondial de premier plan dans le domaine de la connectivité. Grâce à cette opération, Eutel SAT a acquis la constellation dite Oneweb Leo composé de 44 stations terrestres et de 640 satellites en orbite basse, soit une altitude orbitale de 1200 km qui offre de fait une connectivité au débit permanente et à faible latence dans le monde entier, sur mer, sur terre, en et dans les airs.

L'activité de Oneweb a représenté au cours de votre dernier exercice 183 millions d'euros de chiffre d'affaires, un chiffre en croissance de 80 % sur 1 an. Grâce à la combinaison de vos constellations GO et Oneweb Leo, vous êtes devenu l'unique fournisseur à proposer une couverture multiorbite. Pourriez-vous nous indiquer, monsieur le directeur général, en quoi cette offre spécifique vous permet d'offrir à vos clients des services qui se distinguent de ceux de vos concurrents ?

Comment inverser la tendance à la décroissance des activités qui reposent sur la constellation géo et en faire un véritable atout ? J'en viens plus précisément à vos concurrents et en premier lieu bien sûr la constellation de Starlink, l'entreprise d'Elon Musk qui compte actuellement 8600 satellites en orbite basse et vise 30000 satellites mais également la constellation Cuiper d'Amazon dont le déploiement a commencé c cette année et qui vise 3200 satellites à terme ou bien encore la constellation chinoise. Can Fan dont les premiers satellites ont été lancés fin 2024 et qui devrait à terme en compter 13000.

Quelle est votre stratégie pour assurer votre croissance face à ces mostodontes ? Conquérir davantage de clients et parvenir à rentabiliser vos constellations ? Pourriez-vous lancer des offres d'accès à Internet grand public ou entend des vue continuer à vous focaliser sur la vente des services aux entreprises et au gouvernement. proposer des services qui ne soient ni américains ni chinois est-il de nature à séduire un certain nombre de pays ?

Enfin, alors que la guerre en Ukraine a montré combien le fait pour l'Europe de disposer de ses propres constellations de satellite était un enjeu essentiel de souveraineté, Eutelsat est appelé à jouer un rôle décisif dans le projet de constellation iris carré porté par la Commission européenne. Pouvez-vous nous présenter dans le détail cette constellation ? Les services qu'elle fournira en plus de ceux de OneB et les nombreux défis qui sont devant nous pour mener à bien son déploiement avec nos partenaires européens d'ici 2030.

Voilà, monsieur le directeur général, quelques sujets que je souhaitais aborder dans cette propos introductif liminaire. Je vous donne bien évidemment très volontiers la parole en précisant que l'audition fait l'objet d'une captation vidéo et diffusée en direct sur le site internet du Sénat. À l'issue de votre intervention, je donnerai la parole à Patrick Chaz et à Anne-Catherine Noisier qui sont nos spécialistes au sein de la commission des questions de télécom et de numérique, même s'il y en a bien d'autres dans cette salle. et ensuite on ouvrira plus largement la parole à l'ensemble de nos commissaires.

Voilà, monsieur le directeur général, en vous remerciant encore pour votre disponibilité et votre présence à cette audition. Écoutez, merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les vice-présidents, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, tout d'abord, je vous remercie vivement de votre invitation. Euh je suis vraiment très heureux de pouvoir vous présenter les enjeux, les ambitions, la trajectoire de tel sat à un moment de l'histoire de l'entreprise qui me semble-il et déterminant.

Alors, vous l'avez dit madame la présidente, j'ai pris la tête de Telat il y a exactement 6 mois euh à un moment que je pense un moment de bascule pour l'entreprise pour au moins trois raisons que je voudrais vous exposer. Tout d'abord, EELSAT est un opérateur multiorbite grâce à notre flotte de satellite géostationnaire, notre flotte historique de 34 géostationnaires et la constellation One Web Bassorbite en fait qui fait de nous un acteur central de la connectivité mondiale. Deuxième point, nous sommes la seule alternative européenne, souveraine et opérationnelle qui existe aujourd'hui face à Starlink, à Amazon qui arrive dans un domaine qui est devenu absolument clé et stratégique pour les États. 3è point, nous finalisons au moment où je vous parle une recapitalisation majeure qui a été rendue possible par l'État français qui a joué un rôle déterminant et le gouvernement britannique qui a suivi cette augmentation de capital et bien sûr nos actionnaires historiques que sont le groupe parti, l'entreprise CMACGM et le FSP.

Et cette recapitalisation dote l'entreprise des moyens nécessaires pour poursuivre notre croissance. Alors pour structurer mon proposiminaire, je vais vous présenter qui est telat et comment évolue notre modèle. Dans une seconde partie, je vous parlerai du contexte géopolitique et industriel dans lequel nous opérons.

Et enfin, la feuille de route que nous portons pour installer Telat comme un champion européen de la connectivité spatiale. Qui est donc EELSAT, opérateur de satellite multiorbit engagé dans ce pivot vers la connectivité satellite très haut débit ? Alors, vous l'avez déjà dit, nous sommes un opérateur historique du spatial créé il y a plus de 47 ans.

Nous avons développé un savoir-faire très reconnu euh dans le domaine de l'opération des satellites géostationnaires. Ces satellites qui sont situés à 36000 km. Alors cette orbite de 36000 km, elle est particulière parce qu'un satellite qui est là tourne à la même vitesse que la Terre et donc est systématiquement face au même point et permet de rendre historiquement des services de diffusion vidéo.

Donc nous diffusons effectivement 7000 chaînes partout dans le monde, pas seulement en France, en Europe, mais aussi en Afrique, dans des pays du Golf, en Amérique du Sud, euh certaines aux États-Unis. Alors, ce segment de notre entreprise représente 50 % du chiffre d'affaires dans l'entreprise, mais en effet, il est en déclin structurel. Pourquoi ?

Vous le comprendrez tous parce que bah la télévision de plus en plus elle est reçue par les réseaux filaires, à DSL, fibre, je suis bien placé, j'étais chaud en je pense il y a quelques mois de ça et c'était notre métier par les réseaux filaires, mais aussi les réseaux mobiles, la 5G et les smartphones. vous savez de plus en plus de de de de jeunes notamment, mais pas seulement, euh même moi regardons des émissions télévision avec nos mobiles et donc effectivement structurellement ce business là est en éclin. Alors, la chance que nous avons, c'est que nous avons des satellites, pas seulement dans des géographies comme les nôtres, mais dans des géographies où cette tendance va prendre un peu plus de temps et moindre, vous le comprendrez bien et ça c'est c'est ce mix que nous avons nous aide.

Alors, dans les débuts des années 2000, mes prédécesseurs, le management de Telat avait euh de façon visionnaire un peu anticiper ce déclin structurel de ce business vidéo puisque'à l'époque c'était le seul le seul business de l'entreprise et développer et lancer des satellites géostationnaires dit de connectivité pour fournir en fait de l'accès à internet. On peut dire 20 ans après euh parce que ces premiers satellites ont lancé ont été lancés dans les années après les années 2005. Donc 20 ans en prix, on peut dire que ça a été un succès puisque cette partie de notre business, la connectivité fournie par des satellites géo représente 40 % du chiffre d'affaires de l'entreprise.

Mais cette connectivité gécière, elle fonctionne très bien à un bémol près. Les satellites étant situés très haut à 36000 km, le signal prend du temps à faire des allers-retours. Euh et si vous faites les calculs, 4 x 36000 km à la vitesse de la lumière, vous allez trouver les fameuses 0,7 08 secondes. dont vous parlez tout à l'heure madame la présidence qui rend ce qu'on appelle la latence très élevée.

Alors très honnêtement ce n'est pas du tout un souci pour la plupart des usage internet mais pour certains usages précis c'est vraiment problématique. Bon, je vais citer un usage qui est le gaming qui qui n'est pas très sérieux mais qui est quand même un usage grand public et puis surtout dans le monde qui nous préoccupe nos hôtels SAT, tout ce qui nécessite en fait de l'interactivité et notamment la commande à distance de véhicules sans conducteur de drone est quasi impossible avec les satellites géostationnaires et elle l'est avec cette connectivité euh bas débit qui est arrivée sur le marché il y a quelques années et donc depuis quelques années 3 3 ans, C ce business là, cette connectivité géostationnaire commence aussi dans un moindre dans une moindre mesure bien entendu, mais elle commence aussi à être en déclin parce qu'elle est attaquée par d'une part encore une fois l'extension des réseaux fibres partout dans le monde, l'extension de la 5G partout dans le monde qui fait que bah l'accès internet peut être rendu beaucoup plus par ces moyensl qu'il ne l'était avant mais aussi par les constellations basse orbites dites léo alors l' orbite basse orbite comme la nôtre ou celle de Starling. Alors, le achat, vous en avez parlé de Oneweb qui est notre constellation basse orbite il y a 2 ans de cela a ouvert pour l'entreprise une nouvelle ère puisque nous avons maintenant un asset qui en fait est une constellation de 650 satellites qui volent à une orbite de 1200 km donc beaucoup plus basse que celle des géostationnaires et vous le comprendrez bien qui permettent là vraiment de rendre des services d'accès internet à très haut débit et à une latence qui est de l'ordre de 50 60000 70 msecondes qui est une latence absolument acceptable pour tous les usages internet.

La couverture de de de cette constellation, elle est par défaut mondial puisque nos satellites qui sont à 1200 km orbit donc 12 orbites autour de l'ensemble de la planète. Euh nous avons 41 points de présence sur l'ensemble des continents qui sont en fait des champs d'antenne qui permettent de relier ces satellites aux bacbones euh mondiaux. ces ces 40 champs d'antenne sont reliés par un réseau fibre mondial qui permettent donc de donner à l'ensemble de nos clients des débits importants encore une fois à faible latence et aussi des usages inédites puisque cette constellation elle couvre non seulement bien sûr les territoires habités mais elle couvre aussi les océans et elle est disponible dans les airs donc elle elle nous permet de donner de l'accès internet partout dans les zones les plus reculées les déserts mais aussi les océans et elle permet aussi des usages de résilience pour les grandes entreprises et les entreprises.

Et nous sommes fiers de servir au moment où je vous parle plus de 1000 clients que ce soit des clients institutionnels ou des grandes entreprises dans le monde. Alors madame la présidente, vous l'avez dit, ce chiffre d'affaires, il représente aujourd'hui 15 % du chiffre d'affaires de la société, 183 millions d'euros l'année passée, en très forte croissance, 84 % sur un chiffre d'affaires total pour l'entreprise de Telat qui s'élève à 1,2 milliards d'euros avec une marge opérationnelle dit marge d'bida de 54 %. Et la connectivité maintenant représente la moitié de notre chiffre d'affaires.

D'ailleurs, cette connectivité se décompose de la façon suivante. Euh 20 % de de ce chiffre d'affaires vient en fait de la connectivité que l'on fournit aux compagnies aériennes, aux compagnies maritimes et aussi de plus en plus, on voit poindre des usages dans le domaine du ferroviaire. 17 % de cette connectivité est fournie à des gouvernements et enfin 13 % de de de ce de ce business de connectivité est fourni pour des services dit de connectivité fixe.

Connectivité fixe et par opposition aux avions, au train et aux bateaux qui vous comprenez bien bougent. Donc ça c'est plutôt des antennes qui restent fixes. Alors il est important de noter que nous sommes aussi un acteur dual.

Dual pourquoi ? parce que nous fournissons bien entendu et c'est le cœur de notre métier historique des services commerciaux civils, mais nous opérons aussi des services plus critiques qui sont utilisés par des infrastructures vitales, des gouvernements, voire des forces armées. Alors, je voudrais maintenant vous dire quelques mots sur le contexte géopolitique et économique qui rend Etel SAT l'alternative européenne pour la connectivité de satellite.

Alors, vous le savez aujourd'hui l'industrie spatiale est au cœur d'une compétition mondiale très intense. Tous les acteurs investissent massivement dans les constellations basse orbite. Les Américains ont clairement une domination avec SpaceX.

SpaceX, société qui est intégrée avec Starlink dont nous venons de parler. Cette société a bénéficié de soutien très fort de la NASA, du Pentagone et ils ont créé clairement un modèle qu'on appelle intégré. intégré.

Pourquoi ? parce que Starlink SpaceX ont la responsabilité intégrée de la conception de la fabrication du lancement avec SpaceX des terminaux utilisateurs et ils sont en distribution directe. Le concurrent qui arrive Amazon avec l'offre qu'ils ont renommé il y a quelques jours Amazon Leo a adopté exactement le même modèle et clairement l'effet d'entraînement va être fort.

Les moyens financiers mobilisés par ces entreprises sont sans commune mesure, me semble-t-il, avec ceux des acteurs européens. Pour seulement SpaceX, on parle d'eux parce que tout ça est hélas rarement public et ces sociétés ne sont pas côtés. Donc, il est difficile d'avoir beaucoup de chiffres.

Mais on parle de plus de 15 milliards de dollars de subventions publiques reçues encore une fois par la NASA et par euh euh donc le diodi euh euh de contrat ou euh de financement diverses obtenus. Alors, ce climat concurrentiel, vous le comprendrez, il est à la fois prometteur, mais il est aussi difficile. Prometteur parce que cette révolution des satellites en basse orbite, ben elle elle a créé un marché très dynamique que toutes les études que nous avons en notre position voi croître dans les années qui viennent jusqu'en 2033 de l'ordre de 12 % par an.

Donc c'est une croissance importante sur un marché qui devrait pèer euh pour l'ensemble du monde entier euh pour la partie entreprise seulement euh de 11 millions de dollars 11 milliards de dollars pardon. C'est prometteur parce que cette connectivité, elle devient indispensable pour des usages de résilience, pour des usages de défense. Et aujourd'hui, je vous le redis, il est prometteur pour nous parce que seulement deux acteurs sont opérationnels aujourd'hui, Starlink et nous-mêmes.

Et bien sûr, nous voulons capitaliser sur cette expérience et utiliser cette fenêtre que nous avons encore avant l'arrivée d'un autre concurrent américain et madame la présidente, vous l'avez dit, potentiellement de nouveaux concurrents chinois. Donc le marché, le secteur concurrentiel est très difficile parce que encore une fois, nous avons une concurrence massive de deux entreprises euh américaines que vous connaissez et demain des Chinois. Euh ces entités-là, elles sont massivement soutenues par les États et euh vous le savez, la taille et la surface financielle de ces acteurs, elle est elle est très important.

Alors, dans ce contexte, bien sûr, nous nous battons parce que pensons que Telsat est un atout stratégique pour la France et pour l'Europe avec des forces et des atouts uniques. Nous sommes la seule alternative européenne opérationnelle. Nous avons une gouvernance stable, solide, une constellation léo qui est fonctionnelle.

Nous avons parce que nous avions été les premiers à lancer ces satellites en bande à cet titulaire des droits de fréquence prioritaires. Prioritaires notamment par rapport à Starlink. Nous avons l'expérience de 40 ans d'un opérateur satellitaire.

Nous avons, vous l'avez dit aussi madame la présidente, un rôle central dans le programme européen Iris Carré dont je vous dirai un peu plus qui est l'avenir des satellites basse orbit pour l'Europe. Et enfin, nous avons une une empreinte commerciale forte en Europe, mais pas seulement et dans de multiples pays puisque par définition notre business est un business à très forte composante internationale. Vous verrez que plus de la moitié de notre chiffre d'affaires est un chiffre d'affaires qui se situe hors Europe. 7 % du chiffre d'affaires en France, 50 % du chiffre d'affaires en Europe.

Nous nous sommes une société qui exporte énormément de part la constitution claire mondiale de cette constellation. Alors euh le fait que le département de la défense américaine lui-même soit client de Telat et depuis de nombreuses années, je pense illustre notre crédibilité et l'importance du service pour disposer des des de solutions qui en fait ne sont pas seulement européennes mais aussi non monopolistiques. Et donc nos services, je tiens à le souligner ici, sont déjà au moment où on parle et et même avant massivement utilisé en Ukraine preuve de ce positionnement unique de Telc.

Alors, quels sont les grands enjeux pour nous dans ce contexte là, madame la présidente, messieurs, mesdames les sénateurs, les sénatrices, c'est que notre échelle doit être clairement européenne. Les investissements que représentent ces constellations basse sont très élevés et sont stratégiques et en tout cas, je le pense, ne devrait pas être dupliqué en Europe puisqu'il y a toujours des tentations de certains pays de de faire route seul. L'autre enjeu est clairement lié à la chaîne de valeur car nos concurrents américains contrôlent l'intégralité du cycle de la fabrication au lancement et donc nous devons clairement renforcer les partenariats que nous avons mais les rendre plus étroits avec les acteurs européens du spatial comme Airbus en premier lieu, Talè bien sûr Arian et le futur lanceur français avec lequel nous avons noué déjà des relations très étroites euh Maya Space qui à provocation de faire des petits lanceurs réutilisables.

Alors, répondre à ces enjeux, c'est aussi le sens de cette constellation Iris 2 ou Iris carré. Vous savez que c'est le projet de constellation européenne souveraine qui va permettre de fournir des services là aussi de connectivité au débit sécurisé. Euh elle sera à cette constellation la prochaine génération de satellites en orbite basse en Europe visant à faire des satellites en orbite basse et aussi en orbite moyenne.

Alors j'en ai pas parlé mais l'orbite moyenne c'est entre le géostationnaire et l'orbite basse. Ce sont les satellites qui sont opérés par notre concurrent mais néanmoins collègue européen de de SES qui est société luxembourgeoise qui opère des satellites. Et ce projet-là de constellation européenne il sera financé à 10,6 milliards d'euros. une grande partie venant dans le cadre d'un d'un partenariat public privé, une grande partie venant des opérateurs privés comme nous-mêmes. 2 milliards sont prévus euh parels le reste étant prévu par les deux autres sociétés du consortium ispassat et ses pour 2 milliards et 6,6 milliards venant de la Commission européenne et de l'ESA.

L'enjeu déterminant de ce projet euh sera clairement ben d'éviter les écueils des grands programmes européens que vous connaissez tous qui souvent sont la complexité du projet, les surcouts du projet, parfois la lenteur et la coopération qui est peut-être difficile entre les États. Nous avons vraiment l'enjeu de de de mener à bien ce projet parce que Iris Carré, c'est clairement le vecteur technologique du spatial pour une constellation qui doit être pu plus puissante que celle que nous avons aujourd'hui et améliorée. Les montants engagés sont certes très importants, mais restent modestes par rapport au contrats gouvernementaux que des sociétés comme SpaceX ont dans le contexte par exemple d'un projet américain dont vous avez dû entendre parler qui s'appelle Starshield qui est un programme gouvernemental et militaire doté de plus de 20 à 30 milliards de dollars et de subventions.

Et donc il est vraiment urgent pour l'Europe et pour nous pour la France de préparer l'avenir et ne de pas ne pas seulement dépendre des États-Unis et de la Chine. C'est vraiment une question de souveraineté. Vous l'avez compris, I riskarré, c'est aussi un moyen de développer notre avenir, de rattraper certains retards technologiques que nous avons sur certains composants qui sont vraiment des composants diptech de ces satellites.

Et ce projet va permettre aussi à nos industriels les plus importants comme Talès, comme Airbus, mais aussi à des acteurs du Newspace, à des start-ups du newspace européen de bénéficier de ces crédits et donc de développer les technologies dont nous avons au bon. Alors en attendant Iris Carré, la constellation souveraine qui existe, vous l'avez compris, c'est la nôtre. Et notre mission clairement, elle se déroule ici maintenant sans attendre cette constellation qui va arriver Iriscarré à l'horizon 2030.

Je voudrais maintenant vous dire en conclusion quelques mots sur ma feuille de route et notre feuille de route chez Telsat qui qui est de nous installer comme leader européen de la connectivité et clairement faire de lance des communications satellites en Europe et dans le monde. Donc notre ambition, elle est à la fois stratégique, vous l'avez compris, mais elle est aussi opérationnelle. C'est assurer la croissance de ces activités léos, bah des basse altitude, de préparer la future constellation européenne Iris Carré et et donc de faire à travers ça le faire de lance du spatial européen.

Alors, premier point de de cette feuille de route, c'est clairement d'assurer la croissance et les investissements nécessaires pour cette constellation Léo. Nous prévoyons une croissance des revenus de l'ordre de 50 % dans les années qui viennent. Nous avons une croissance de 84 % l'année passée.

Le premier trimestre, nous l'avons publié, une croissance de 70 %. Donc nous continuons à investir pour soutenir cette croissance de l'ordre de 1 à 1,1 milliards d'euros pour remplacer nos satellites, les 650 dont certains deviennent âgés et doivent être remplacés. Cela nous va nous permettre d'assurer la pérennité et la performance de notre constellation.

Notre objectif à moyen terme d'ici l'année 202829, c'est d'atteindre un chiffre d'affaires qui sera de plus de 1,5 milliards par rapport, je le rappelle, au chiffre d'affaires de 1,2 milliards que nous avons aujourd'hui. Clairement, les services au gouvernement font partie de notre ambition. Elle est centrale et nous sommes devenus un acteur important euh de la base industrielle technologique de défense.

Nous avons signé, vous l'avez vu euh à l'été, un contrat important Nexus avec la DGA pour 10 ans. Euh ce contrat, il marque en tournant car la France va combiner des capacités satellitaires militaires avec des des capacités satellitaires civiles que nous allons fournir sur un modèle qui existe déjà dans d'autres pays comme les États-Unis par exemple. Et c'est un contrat d'un milliard qui va perm nous permettre de fournir des capacités aux militaires français, capacité sécurisées prioritaire, mais aussi de renforcer la résilience de notre constellation euh sur des aspects qui ne vous surprendra pas, des aspects cyber, des apt de cryptage, de renforcer sa résilience et sa robustesse et puis aussi d'embarquer ce qu'on appelle des charges utiles spécifiques puisque nous prévoyons de lancer un certain nombre de satellites dans les années qui viennent et nous pourrons y accoller euh des charges utiles à des fins d'autres fins que ceux de notre constellation.

Entre les exercices donc 2026 euh c'est-à-dire demain et 2029, nous prévoyons des investissements bruts qui devraient attendre 2 milliards qui devraient atteindre pardon 2 milliards d'euros. Donc la majeure partie, vous l'aurez compris, ces investissements bah seront consacrés à notre constellation Bassorbite pour continuer à assurer son fonctionnement, euh renforcer la qualité de service et la couverture mondiale et notamment face à l'augmentation de la demande parce que euh il nous faut plus de satellites pour assurer plus de capacité. Nous avons déjà commandé 100 satellites de remplacement et nous en prenons l'acquisition de 340 supplémentaires.

Ces satellites euh c'est Airbus qui les fabrique à Toulouse. Et cette démarche donc elle vise clairement à augmenter notre capacité, à prolonger la disponibilité de notre constellation en attendant le déploiement du futur système européen Iris Carré. Et le reste de ces investissements, au-delà de la période dont je viens de vous parler, au-delà de 2029, soit 2 milliards d'euros supplémentaires, il sera prévu pour iris carré principalement à partir donc de 102829.

Constellation qui devrait être mise en service après 2030. Deux mots sur le plan de financement que nous mettons en œuvre pour nous donner les moyens de notre ambition. Donc la recapitalisation euh venant de nos actionnaires va nous donner une base solide pour ce plan-là.

Euh nous avons exécuté une euh augmentation de capital dite réservée qui apporte à la société 828 millions d'euros de capital. Elle a été entièrement souscrite par nos actionnaires stratégiques en premier lieu, l'État français, l'État anglais, parti, CMACGM et FSP. Et au moment où je vous parle, nous sommes en tour d'exécution d'une deuxième tranche de 670 millions d'euros avec des droits dit préférentiels qui là euh s'adresse à l'ensemble des actionnaires euh de Telat, notamment au petits porteurs puisque nous sommes côté en bourse et nous avons un flottant assez important qui représente à peu près 30 % du capital de la société.

Donc, il était tout à fait légitime de donner la possibilité à ces actionnaires-là de participer à l'aventure Telsat dans le futur. L'État français à travers cette augmentation de capital va devenir notre premier actionnaire avec une participation qui sera à la hauteur de 29 %. Clairement pour nous, Telsat et pour l'ensemble de nos clients, c'est un signal fort de souveraineté.

Notre actionnarest pardon notre actionnariat reste international puisque l'état anglais conserve une présence forte de de 11 % au capital. Barti Telécom qui est un groupe indien de télécommunication très présent en Inde en Afrique avec 17 filiales et le premier actionnaire de British Tellcom reste avec une présence forte au capital et et sera le deuxième actionnaire de la société. CMACGM que vous connaissez est aussi un actionnaire historique de Telat pour nous qui garde la hauteur de sa participation et participe fortement à ce plan de refinancement ainsi que le fond stratégique le FSP qui conserve sa place autour de la table du conseil d'administration.

Et donc cet actionnariat, il est à la fois stable, il est à la fois puissant et il reflète je pense très bien la dualité gouvernementale et aussi commerciale business de notre activité. Voilà, donc le soutien, vous l'avez compris, de ces actionnaires dans notre stratégie est absolument critique et il va nous il va nous permettre de poursuivre cette histoire de croissance. Alors pour finir et et je vais passer à votre question.

Clairement ma volonté en tant que directeur général, elle est d'assurer la transformation de l'entreprise, de renforcer la place de tels stade comme ferance du spatial européen. Toute ma carrière, vous avez parlé, je vous remercie madame la présidente, elle a été chez des opérateurs de télécom dans l'opérationnel. Mon ADN, ça a été toujours de transformer avec les équipes extraordinaires que j'ai eu la chance de croiser dans les différents pays que vous avez cité et notamment la France des structures au service des clients de ces opérateurs et bien sûr cela en gardant la vision du marché.

Pour cela, trois leviers pour Hôels SAT. Un, accélérer la dynamique commerciale qui est absolument critique pour les grandes entreprises dans ce qu'on appelle le B2B, le business to business. de fortes avancées de très gros clients pour nous sont les compagnies aériennes, les compagnies maritimes, euh les gouvernements.

Nous pensons aussi que le ferroviaire va beaucoup se développer parce que comme on le sait tous, la qualité du wifi dans les trains n'est pas encore à la hauteur et nous pensons que nous avons beaucoup à faire en la matière. Deuxème point, nous allons renforcer notre offre, notre constellation pour améliorer, garantir la continuité et la la qualité du service et troisème point stimuler l'innovation et les partenariats compétitifs. On travaillait notamment avec non seulement les acteurs industriels que j'ai pu citer tout à l'heure qui sont de longue date dans le de le secteur spatial mais aussi mais aussi les nouveaux acteurs dit du new space nouveaux les nouvelles start-up et les nouvelles entreprises qui arrivent dans ce secteur et qui sont porteuses de de d'innovation de modèle disruptifs dont nous avons besoin.

Donc vous l'avez compris mesdames et messieurs les les sénatrices et sénateurelsat est au cœur de la chaîne de la valeur spatiale comme opérateur et comme opérateur nous faisons le lien entre les fabricants, les lanceurs, les applications technologiques. Aujourd'hui, l'industrie spatiale fait face clairement à des coûts plus élevés. Il faut quand même le dire, une perte de compétitivité par rapport aux États-Unis, des cycles de développement qui restent très longs et qui sont à raccourcir pour être plus en phase avec ce que nous voyons dans le domaine spatial aux États-Unis.

Airbus et Talè sont des fournisseurs pour nous extrêmement clés et importants et de longue date. Airbus, vous l'avez compris, est notre partenaire stratégique majeur. Il était Airbus engagé dès le démarrage de ce projet aux États-Unis en 2005, One Web.

Il reste un fournisseur absolument clé en ce qui concerne la première génération de cette constellation et ils sont en outre les deux, Talè et Airbus, au cœur de ce projet Iris Caret dont nous avons parlé. De cela, nous espérons que le projet de fusion dit bromo entre les segments espace de Talè, Airbus et Leonardo mais va permettre d'avoir un champion européen qui soit le vecteur de cette compétitivité européenne grâce aux synergies et surtout au partage des investissements et aux investissements que nous espérons fort dans les nouvelles technologies de cette de ce futur acteur. Et je le redis aussi, l'écosystème du New Space sera lui aussi déterminant pour garantir la souveraineté du spatial en France, en Europe et que nous soyons au rendez-vous de nos concurrents américains et bientôt chinois.

Donc vous l'avez compris, le défi il est immense mais l'opportunité elle est elle est aussi grande. Nous sommes face à des concurrents qui sont deés de ressources quasi limitées, de stratégies très agressives. Vous l'avez vu depuis quelques semaines, Starling distribue gratuitement les terminaux en France et l'installation.

Euh et euh maintenant, nous devons démontrer que nous, Telat, euh nous avons une solution européenne fiable, sécurisée, souveraine et euh démontrer sa valeur. Clairement, la France, elle joue un rôle essentiel dans cette bataille. La décision de l'État français de soutenir tels SAT, elle marque pour nous un tournant absolument stratégique parce que la la connectivité spatiale, c'est plus seulement une une question de qui qui est purement commerciale et industrielle, c'est aussi une question d'indépendance de nos pays.

Et donc à ce moment unique de notre histoire où nous nous battons pour prouver que nous sommes l'acteur le plus résilient et le plus adapté aux besoins de chacun dans ce contexte géopolitique, je vous remercie de nous avoir auditionné aujourd'hui, de nous auditionner aujourd'hui et bien sûr, je suis à votre disposition pour vos questions. Merci de votre attention. Merci beaucoup monsieur le directeur général pour ces propos liminaires très très complets.

Je vais laisser la parole à à Patrick Chaz et Anne-Catherine Loisier. Peut-être nous reparleriez-vous de vous dites qu'il est important que on soit uni au niveau européen. Je crois que l'Allemagne peut-être aujourd'hui fait singularité.

C'est ce que ce dont tu voulais parler Patrick. Alors je te laisse la parole bien volontiers. Merci madame la présidente, monsieur le directeur général, mes chers collègues, d'abord merci pour cette présentation liiminaire qui est très complète et très intéressante.

Alors-moi si je reviens sur un certain nombre de questions, mais le sujet du satellite, il est relativement circonscrit, donc je vais sûrement revenir sur certains points. Alors, votre actualité immédiate, c'est bien sûr l'opération de recapitalisation de 1,5 milliards d'euros annoncés en juin et actuellement en cours, au terme de laquelle l'État français détiendra 29 % du capital de l'entreprise contre 13 % aujourd'hui. Pourriez-vous nous indiquer à quoi servir cette augmentation du capital ?

Quels sont vos besoins en investissement pour maintenir la constellation Oneweb opérationnelle alors que ces satellites ont une durée de vie d'à peu près 7 ans ? et que les plus anciens ont été lancés déjà en 2019. Tous les satellites que vous acheterez ont-ils vocation à être fourni par Airbus ?

Et enfin, quel est le nombre de satellites en jeu et pour quel montant ? Dans le même temps, comment assurez-vous la soutabilité de votre dette qui s'élève à 2,7 milliards d'euros à la fin de l'année 2024 ? Deuxème sujet, apparaît aujourd'hui avant tout non comme une entreprise européenne mais comme une entreprise franco-britannique.

Chacun des deux états possédant respectivement donc 29 % et 11 % de son capital au terme de l'opération de recapitalisation. Alors que l'Allemagne paraît envisager de se doter de sa propre constellation en orbite basse et que l'Italie a été fortement tenté par un accord avec Starlink pour ces communications sécurisées. Comment convaincre ces pays mais aussi d'autres tels que l'Espagne ou la Pologne de rejoindre SAT ?

Il y aura-t-il vraiment de la place pour plusieurs constellations concurrentes en Europe ? Et une telle démarche n'entrera pas en concurrence frontale avec Iris Caré ? Je vous remercie.

Anne Catherine Loisier. Merci beaucoup madame la présidente, monsieur le directeur général. Merci de ces éclairages sur un sujet qui est qui est stratégique et et passionnant.

Je voulais juste redire que cette commission et celle des affaires européennes a a s'est beaucoup investi au moment du du soutien du dossier connects et que on a pris des positions à un moment où ce sujet était un peu enfin était pas gagné quoi, on va dire. Voilà. Donc le le Sénat c'est impliqué de même que sur le le projet Iris Iris carré.

Et c'est vrai qu'on voit que ces dernières années le satellitaire s'accélère certainement du fait de la guerre de la guerre en Ukraine et des tensions internationales où on voit bien que le monde du spatial aujourd'hui c'est celui qui va permettre de de faire la différence dans ces grands défis planétaires. Donc la première question c'est de savoir pourquoi est-ce qu'en fait Telat n'a pas n'est pas présent au niveau ukrainien ? euh puisqu'on sait que c'est euh Starlink hein qui est largement mobilisé.

Euh est-ce une question de technologie ? Euh et et de la même manière euh sur Mayotte, alors je sais que c'est du grand public sur Mayotte, mais euh comment finalement demain euh Sad pourrait nous aider à à résoudre euh des des fils aussi sur des situations de catastrophe naturelle comme celle de de Magnotte vous. Donc vous on a parlé de de la situation d'endettement, vous avez parlé des des projets de de croissance.

Euh moi, je voudrais connaître en fait davantage le choix des lanceurs. En fait, à quelle fréquence de recours à à Spécan se passe dans vos dans vos dans vos lancements ? et et s'agissant de de la connexion hybride enfin GO et Léo.

À votre avis, est-ce véritablement un avantage durable ? Et est-ce que votre récapitulation va vous permettre de faire face en fait aux enjeux d'investissement ? On voit que ces derniers mois, Air France a malheureusement choisi Starlink pour ses connexions WiFi.

Euh comment vous l'expliquer ? et et comment faire pour que demain effectivement la SNCF alors je ne sais pas pour les grandes compagnies maritimes mais j'imagine que comme CMACGM actionnaire de Telat la question ne s'est pas trop posée et qu'il a recourt à EELSAT mais enfin voilà il y a il y a un défi en fait aussi pour nous et pour nos grands acteurs européens de choix de la technologie européenne et en tant que parlementaire c'est un sujet qui est important et enfin pensez-vous parce qu'on a eu ce sujet-là il y a quelques temps, pensez Pensez-vous que la le couple 5G et ce qu'on appelle NTM, les non territorial network est une technologie donc d'avenir pratiquée de plus en plus par Starlink. On voit que il commercialise un certain nombre d'abonnements y compris en France.

Comment est-ce que vous vous inscrivez dans cette dans cette dans ces nouvelles perspectives grand public ? Voilà, monsieur le directeur général, je vous propose de répondre à ces questions posées par à la fois Patrick Chaz et Anne- Catherine Loisier. Écoutez, je vous remercie.

Je je vais commencer par les questions de Patrick Chaz. Donc la première question, c'est à quoi servir l'augmentation de capital ? Donc l'augmentation de capital, elle va servir à deux choses.

Principalement la commande de nouveaux satellites. Donc pour être précis, on va en commander, on en a déjà commandé 100, on va en commander 340 supplémentaires, donc 440. Pourquoi ça ? parce que vous l'avez très bien dit en fait ces satellites par rapport au satellite géostationnaires qui avait une urie de vie de 15 à 20 ans.

Parce qu'un satellite géostationnaire, c'est un objet énorme technologique en pour vous donner à mes à vos collègues une idée, ça a la taille d'un autobus renversé. Enfin, c'est c'est ce sont des objets technologiques monstrueux. Les satellites euh donc one web sont un peu plus petits, ils font la taille d'un gros réfrigérateur.

C'est aussi des objets technologiques très impressionnants, mais euh contre la taille de la batterie des panneaux solaires, ils ont une durée de vie qui est inférieure, une durée de vie qui est de l'ordre de 7 années. Et donc, vous l'avez fort bien dit, certains d'entre eux qui ont été lancés en en 2019 et même avant doivent être remplacés et s'ils ne sont pas remplés, cette constellation elle s'écroule. C'est que les services ne sont plus, on peut plus rendre le service.

Voilà. Donc on anticipe ça. On va lancer dès la fin de l'année suivante les premières les premiers batch de de de ces satellites.

Donc principalement cette augmentation de capital, elle va être utilisée pour ça. Deuxièmement, cette augmentation de capital, elle renforce notre bilan, elle va nous permettre de retravailler notre dette. Vous l'avez bien dit, on a une dette qui est à la fois importante et qui est une dette qui a été contractée dans le passé de façon un peu coûteuse, enfin voir même très coûteuse.

Donc nous avons eu une bonne nouvelle pas plus tard qu'il y a 2 jours avec un rerating d'une des agences de notation maudisse qui nous donne ce qu'on appelle dans le jargon de notch supplémentaire. Donc une une assise financière qui va nous permettre de renégocier de meilleures conditions financières pour cette dette et donc de baisser euh les frais financiers qui vont être euh qui sont associés à cette dette. Et donc on préfère réinvestir cet argent et ce cash dans notre constellation pour amélier améliorer pardon les services de nos clients.

Donc voilà les deux deux principaux sujet, c'est vraiment commander les satellites, lancer les satellites pour garder cette constellation opérationnelle et deuxièmement retravailler notre bilan et en particulier l'aspect dette de notre bilan. Euh alors, votre deuxème question euh c'était euh euh à la la l'aspect franco euh britannique du capital de l'entreprise. Donc oui, alors c'est vrai que avec la montée de l'État français au capital et votre serviteur ici qui hélas de nationalité française, bon la lecture qu'on aurait pu avoir de de l'extérieur c'est tels devient français ce contre quoi nous nous battons et nous disons non nous restons une société avec des capitaux internationaux ce qui est le cas puisque nous avons l'état anglais au capital nous avons le groupe parti qui est un groupe indien au capital c'est important parce que nos clients sont vraiment internationaux vous l'avez vu, notre chiffre d'affaires est à l'export et bien sûr nous accueillerions avec plaisir et madame la présente vous l'avez dit dans vos propos liminaires, c'est l'histoire de Telat.

Telsat était une entité dans les années 70 qui était une entité européenne même si c'était pas encore une société commerciale. Et donc nous aimerions attirer plus d'état notamment européens soit au capital de Telat soit à participer à notre business. Bon, notamment, il va s'en dire que le contrat que nous avons signé avec le ministère de la défense, nous en faisons grande publicité d'ailleurs avec l'aide du ministère de la défense lui-même auprès d'autres pays européens parce que on aimerait bien que que ce contrat puisse être répliqué dans d'autres géographies.

Vous en avez cité quelques-unes qui sont notamment proches de l'Ukraine, la Pologne et d'autres. Euh donc clairement euh c'est ce que nous souhaitons faire. Euh nous avons euh deux autres acteurs européens importants du satellite que vous connaissez qui sont SES euh notre concurrent et notre concurrent néanmoins partenaire espagnolpassade qui sont engagés comme membres du consortium d'Iricarré donc avec lesquels on coopère déjà pour bâtir cette constellation européenne.

Voilà. Alors à votre question, est-ce qu'il y a de la place pour plusieurs constellations européennes et et nous nous sommes bien entendu informé de de la de véléité du ministère de la défense allemand de créer une constellation basse à des fins purement militaires. Nous, on donne deux chiffres que je vous livre.

À mon arrivée chez Telsat, j'ai fait l'addition du capital qui avait été investi dans la constellation One Web. avant que Telsat ne fusionne et ne l'achète et ne fusionne avec Oneweb. C'est 7 milliards de dollars de capitaux investis dans OneB par les fondateurs qui étaient softbank, par diverses diverses groupes américains à l'époque et ensuite l'État anglais parti. 7 milliards de dollars investis et entre le moment où le projet a démarré en 2015 et le moment où il a commencé à devenir opérationnel, c'est à pouvoir porter des clients et des chiffres d'affaires.

Euh 2023 euh faites les calculs, il s'est écoulé 8 ans. Alors on m'a dit oui euh mais Jean-François, il y a eu le Covid. Alors c'est vrai.

Bon voilà, prenez une année en moins. Il n'en reste néanmoins que la complexité de ces constellations. C'est pas des objets que vous mettez comme ça en l'air en 3 ans.

C'est faux, il faudra du temps. Et pourquoi ça ? parce que ces constellations, ce sont des systèmes qui ne sont pas seulement mettre en orbite des satellites, mais il faut que vous ayez ce qu'on appelle un segment de sol qui fonctionne.

Et je vais revenir madame la sénatrice sur le sujet de Mayotte. Donc cette cette constellation, elle vole à 1200 km mais elle fonctionne parce que nous avons à l'heure où on parle 41 stations terre. Or qu'est-ce que c'est qu'une station terrestre ? sont des champs de 8 à 12 antennes parce que chacune de ces antennes suit les satellites qui passent au-dessus de son horizon.

Nous en avons 40 dans tous les pays du monde, c'est-à-dire jusque dans le nord extrême de la Suède, dans le sud de la Patagonie pour que on ait une couverture terrestre. Alors euh ça ça prend beaucoup de temps. Alors puis je peux dire c'est on fait pas ces stations à New York, Washington ou Londres, elles sont au milieu de nulle part.

Donc il faut aussi amener des fibres. Il faut amener des fibres redondantes parce qu'elles portent beaucoup de trafic. Il faut que ces fibres elles soient reliées à un back mondial.

Euh donc tout ça tout ça euh prend euh beaucoup de temps à constituer. C'est il faut construire les satellites, il faut euh les mettre en orbite, il faut avoir en parallèle, pardon, exactement, il faut les fréquences, il faut aussi, on l'oublie parfois euh les antennes clients parce que les antennes clientes, c'est de la DIPT. Ces antennes plates, ce sont ce qu'on appelle des face ray, c'està-dire des micro-antennes déphasées qui font un faisceau virtuel.

C'est qu'en fait c'est un peu elle elles émulent des antennes paraboliques qui bougeraient parce que les les les la particularité des satellites en orbite basse par rapport au géostationnaires, je je remercie parce que je je vois qu'on a un satellite face à nous et je me demandiez si vous l'aviez accroché pour notre [rires] mais je comprends qu'il est là depuis longue date. Et et donc la particularité de ces satellites en orbite basse c'est qu'ils vont très vite. Rendez-vous compte, nos satellites, on a donc 12 orbites qui passent par l'épaule avec plus de 50 satellites par orbite.

Ils font le tour de la planète en moins de 2 heures. Donc c'est un peu comme si vous aviez des antennes mobiles sur le réseau mobile qu'on voit sur nos toits qui étaient, voyez, en orbite et qui circulait très vite. Donc cette cette cet objet, ce sont des objets technologiques fascinants et avec des barrières à l'entrée qui sont colossales.

Euh mon avis euh monsieur le sénateur, c'est que franchement ça serait dommage euh que l'Europe se disperse et fasse plusieurs constellations parce que voilà encore une fois voilà. Alors nous ce que l'on fait c'est que on est bien sûr en contact avec un certain nombre de d'entreprises allemandes et et allemandes. On essaie de leur expliquer que on a quelque chose qui existe.

On a un projet qui s'appelle Iris Carré qui est un projet européen et que effectivement il y aurait un intérêt à ce que bah l'Allemagne participe plus à Iris Carré. Bon, néanmoins, ça ne vous surprendra pas si je pense qu'il y a aussi des volontés qui sont compréhensibles peut-être de développer une industrie spatiale allemande plus que celle d'aujourd'hui. Nous en sommes tous, je pense, conscients.

Nous avons nous aussi Telat dans cette périère intermiaire des solutions concrètes à apporter parce que encore une fois même si l'Allemagne veut mettre 12 milliards d'euros pour faire une concellation purement militaire, en attendant nous on sait apporter des solutions concrètes aujourd'hui à à ce sujet-là. Euh alors euh je je je réponds à la question de l'Ukraine. Alors en fait l'Ukraine, on est très présent en Ukraine.

Voilà, c'est l'un des pays du monde dans lequel nous avons vendu toute la capacité de notre constellation One Web de l'Ukraine. Voilà. Euh donc nous avons plusieurs milliers d'antennes actives en Ukraine et nous sommes très présents aujourd'hui.

C'est ça se fait via un distributeur allemand. Voilà. Et euh nous avons des discussions avancées avec la Commission européenne pour aussi être capable de fournir sur des crédits européens, d'ailleurs dans le cadre du du même dispositif que le projet Iris Carré pour être capable de fournir aussi de la connectivité géosatellitaire.

Pourquoi ? Parce que tous les besoins ne sont pas des besoins qui nécessitent de la forte lacence. Nous avons beaucoup de capacité notamment avec le satellite KVHTS.

Donc nous avons fait des propositions à la Commission européenne pour pouvoir financier au profit des Ukrainiens de fortes capacités en Ukraine. Donc tout ça est en est en cours. Nous avons rencontré à Bruxelles avec la commission le ministère de la défense ukrainien et donc nous sommes un présent en Ukraine et deux nous avons la capacité de le plus pour sur deux sujets sur le sujet basse orbite parce qu'on a encore de la capacité à rajouter des antennes.

Même si je vous disais que l'ensemble de la capacité était vendu, en tout cas, elle est pas encore totalement utilisée, donc il y a encore de la marge de manœuvre. Et puis nous avons beaucoup de marges de manœuvre aussi pour euh voilà. Pardon ?

Alors euh on va pas nier que Starlink a une capacité supérieure à la nôtre. Tout à l'heure, vous vous vous parliez du nombre de satellites de Starlink. Alors, il y a deux deux effets.

Premier effet qu'il faut comprendre, c'est que nous opérons à 1200 km d'altitude. Donc, nous sommes plus haut que Starling qui est à 600 km. Donc, on comprend bien que plus on est haut, moins il faut de satellite parce que le faisceau que vous projetez est plus large.

Donc, il leur faut à peu près quatre fois plus de satellite structurellement que nous. Mais néanmoins, ils en ont beaucoup plus que quatre fois plus, hein. Pourquoi ?

Parce que plus vous mettez de satellite, plus vous avez de la capacité. Une antenne donnée ne communique qu'avec un satellite. Donc ça change pas les choses pour un client donné.

Mais si vous voulez avoir plus d'antennes dans un lieu géographique donné, bah il vous faut plus de satellite. Et c'est la raison pour laquelle Starlink a euh lancé plus de satellites. Euh un peu dans le désordre, je voudrais répondre aussi à une question que vous avez posé madame la présidente dans votre proposinaire et pourquoi nous n'allons pas sur le monde du grand public ?

Alors, nous sommes présents dans le monde du grand public et et Patric Chaz le sait bien à travers notre satellite KVHTS puisque à travers l'offre orange en France, le satellite orange, c'est bien les services de KVHTS que nous vendons. C'est une offre grand public. Pour One Web, nous ne souhaitons pas aller dans le segment du grand public parce que la bataille est féroce et le prix des antennes de Starling qui est fait un tel volume qu'il est inférieur au nôtre.

Nous ne nous voyons pas être compétitifs dans le monde du grand public. Euh par contre pour le monde des grandes entreprises, pour le monde de la défense où euh nous avons des services qui sont plus adaptés à ce monde-là, nous sommes capables de faire des réseaux privés virtuels, nous sommes capables euh de faire de la de la de la cyber, nous avons des partenaires forts qui sont interconnectés qui nous permettent de nous adapter à des à des métiers spéciaux. le maritime euh avec des partenaires comme Marlin, comme Speedcast pour l'aérien, vous imaginez bien qu'installer une antenne de satellite dans un avion, ça se fait pas comme ça.

C'est des antennes très spécifiques qui nécessitent d'évalidation avec les constructeurs, qui nécessitent de revalider l'avion une fois que l'antenne a été. On a aussi des partenaires spécialisés qui ont aussi des forces d'intervention dans tous les aéroports du monde. Donc on travaille beaucoup avec des partenaires qui sont pas seulement des partenaires qui revendent nos services mais qui sont interconnectés à notre backbon et qui sont capables de de rendre des services.

Donc la la vérité est forcé de constater que notre constellation a été conçue et faite pour le monde de l'entreprise, de la grande entreprise, des gouvernements, voire même du militaire. Et donc c'est là qu'on considère qu'on a des atouts de vente. C'est là qu'on veut continuer à se battre.

Et aujourd'hui, alors je dis pas que demain sera pas le cas, mais en tout cas aujourd'hui on n pas de vélité à aller sur le segment grand public. De plus, vous l'avez compris, nos services, il y par nature mondiaux. Notre constellation, il faut qu'on la vende et qu'on la fasse fonctionner dans le maximum de pays du monde.

J'ai omis de le dire, nous avions d'avoir 180 pays. Nous avons les autorisations des régulateurs pour pouvoir en vendre nos services. C'est aussi ça fait partie tout à l'heure, je je parlais des barrières à l'entrée et du temps nécessaire à mettre en œuvre une conation.

Ça aussi ça en fait partie parce que quand vous démarrez de rien, bah il vous faut obtenir pays par pays toutes ces autorisations pour pouvoir vendre dans ces pays-là. Et c'est absolument clé. Alors, une autre question que vous avez posé concerne les lanceurs.

Alors, les lanceurs effectivement aujourd'hui forcé de constater que SpaceX et Falcode 9 quasiment on ne peut pas ne pas passer par eux parce qu'ils ont une capacité de lancement, une régularité de lancement euh qui est colossale. La priorité bien entendu pour nous est donnée la priorité est donnée à Arian et euh au futur lanceur petit lanceur français Maya. Euh mais nous allons aussi probablement lancer avec des Falcon.

Pourquoi aussi ? Parce que la constellation que nous avons aujourd'hui, nous devons remplacer des satellites. Nous ne pas lancer une constellation complète.

Euh et pour remplacer ces satellites, il faut qu'on sache en mettre quelques-uns sur quelques orbites et des contraintes opérationnelles qui font que les petits lanceurs sont beaucoup plus adaptés à ce que nous avons à faire. Don nous comptons beaucoup sur Maya qui en fait est le danseur idéal parce que on aimerait pouvoir mettre des des paquets plutôt de 10 satellites en orbite. Or Arian nous lance 90 satellites d'un coup, donc on va en utiliser quelques-unes.

Euh et d'autres lanceurs comme voilà Space pardon Starle SpaceX sont des lanceurs qui nous en lancent 45 donc qui sont aussi techniquement plus adaptés à ce qu'on veut faire. Donc on va privilégier euh Arian Maya, mais on devra complémenter très certainement par euh des SpaceX. En tout cas, on veut aussi euh signer des accords avec d'autres lanceurs.

Euh notamment on a lancé dans le passé avec des Indiens. Euh on veut aussi avoir quelques accords au cas où au cas où encore euh on est des sujets de de souveraineté euh avec les lanceurs américains. Alors, vous avez aussi abordé un sujet absolument clé qui est la 5G dite non terrestre et la capacité de de des acteurs satellitaires à finalement être un complément au réseau mobil terrestre.

Alors, nous ne sommes pas aujourd'hui et tels dans cette activité-là. nos satellites et la constellation bo dont je vous ai parlé fournissent de l'accès très haut débit mondial mais ne fournissent pas la possibilité aujourd'hui technologique de communiquer avec les mobiles. Vous avez aujourd'hui à ma connaissance trois quatre acteurs dans le domaine.

Le premier encore une fois forcé de constater et Starling qui est une constellation spécifique qui est une constellation spécifique. Donc, ils ont une constellation pour ça de 600 plus satellites qui volent. Euh pour ceux d'entre vous qui suivez le secteur spatial, vous avez vu qu'ils ont acheté des fréquences aux États-Unis pour 17 milliards de dollars à une à une société qui s'appelle Ecostar pour être autonome.

Donc Starlink est autonome par rapport aux acteurs télécom américains, peut vendre des services mobiles directement. Euh dans le dans le pardon dans le la corbeille de Ecostar, il y a effectivement aussi des fréquences européennes dit bande S 2 GHz. Ces fréquences vont être remises à la compétition en 2027.

Donc il va y avoir en 2027 un point important de passage sur ce sujet-là. Nous ne sommes pas nous à à ce stade, même si nous avons pour être très franc des nous avons des projets dans nos cartons, mais voilà, on peut pas compte tenu de nos moyens financiers qui sont importants mais qui sont pas illimités, on ne peut pas, excusez-moi de l'expression un peu triviale, mais courir plusieurs livres à la fois. Donc on va se concentrer sur ce qu'on fait aujourd'hui et ce qu'on veut faire.

Nous n'avons pas à date de projet d'aller dans ce business là, mais ça va être un vrai sujet euh dans le futur et en particulier un sujet qui va intéresser euh en primeur les opérateurs de télécommunication mobile. Euh madame la sénatrice, je veux répondre sur Mayotte. Alors sur Mayotte, ce qui se passe aujourd'hui, c'est que je vous ai dit qu'on avait ces ces points de présence sur la planète parce que un point de présence sur la planète pour nous de 8 à 12 antennes, ça nous permet d'avoir la couverture, voilà, dans dans un cercle de plusieurs milliers de de kilomètres autour de de ce point-là.

Il nous manque aujourd'hui trois points sur la planète pour avoir une couverture globale. Le Sénégal donc c'est en cours donc ce qui nous fait un trou de couverture aujourd'hui dans cette régionlà. Afrique de Afrique de l'Ouest et cette partie de l'océan Atlantique, c'est en cours.

Euh d'ailleurs, au passage, c'est c'est une station qui est réalisée par mes anciens collègues de de Sonatel du groupe Orange. Euh donc ça sera fait ça sera opérationnel en mi enfin pardon au à la fin du premier prer trimestre début du 2e trimestre 2020 6 et il nous manque un point qui est en cours et sur lequel on a eu beaucoup de problèmes en Tanzanie pour couvrir cette partie-elà de la planète. Nous avons un trou de couverture sur le nord de Madagascar et précisément Mayotte.

Donc au moment où les problèmes climatiques se sont déclarés à Mayotte, pour être très clair, nous n'avions pas de de de couverture One Web à Mayot. Voilà. Donc on éétait pas en mesure de fournir euh euh et là la prévision de de de constitution et de d'opérationnalité de ce de ce ce qu'on appelle de ce champ d'antenne en Tanzanie, c'est euh plutôt euh début du 2e semestre 2026.

Euh donc on pense qu'à la rentrée 2026 avec lui, on aura la quasi couverture mondiale. Il nous manque encore un autre point dans l'océan Pacifique d'une île qui s'appelle Marshall Island qui est complètement perdu. Là on aura celle-là plutôt fin du 2e semestre.

Et à partir de là, on a vraiment une couverture mondiale sur l'ensemble des océans. C'est important aussi pour les compagnies aériennes. Ouais.

Et les bateaux aussi. Et les bateaux parce que vous avez raison, il y a certaines routes maritimes qui passent par là. Euh et et et donc pour revenir à ces sujets climatiques, on travaille avec par exemple Orange sur ce que Orange appelle la safety case qu'en fait une bulle wifi qui est réalisée avec du satellite pour bah intégrer Oneweb et pas seulement avoir du Starlink typiquement.

Euh voilà. Euh je reprends les notes que j'ai prises. Euh Géo, Léo, euh est-ce que euh cette combinaison des orbites et euh et comment dire est pérenne ?

On pense que oui parce que j'ai quand même oubli de dire que ces fameuses constellations basse, elles ne sont pas non plus parfaite parce que vous l'avez compris comme les satellites vont très vite, c'est un peu comme des antennes mobiles qui seraient en rotation autour de la Terre. Il y a ce qu'on appelle du une antenne client, elle fait du roaming. Elle change de satellite assez souvent après toutes les 3 minutes.

Et à l'occasion de ces changements de satellite, il peut y avoir ce qu'on appelle des microcoupures. C'est c'est chez Starling, chez tous les c'est c'est les alors ces microcoupures, si elles sont micro, elles restent invisibles. Si elles deviennent un peu plus micro mais un peu plus grande et donc la la comb alors par contre le 7 stationnaire, il a la latence forte mais lui il est très très stable.

Voilà. Il y a pas de ce phénomène microcoupure puisqu'il y a pas de roaming entre les antennes client et ses satellites. Et de ce fait, les deux sont complémentairire euh et les deux euh sur différents usages maritimes notamment dans les avions aussi peuvent être très intéressants et aussi offrent de la résilience parce que si jamais il y a un problème avec l'un, vous avez l'autre qui fonctionne.

Donc nous on voit de la demande aujourd'hui et on pense que voilà cette cette demande continuera d'être là. Néanmoins, forcé de constater et on pense que ça restera le cas, la connectivité géostationnaire va être en décroissance. Est-ce qu'il y aura un plateau ?

On l'espère quand on a fait des des prédictions pour ça assez lointaine pour être prudent. Mais aujourd'hui, on pense qu'il y a il restera pendant plusieurs années de la connectivité géostationnaire, de la vidéo géostationnaire et ces constellations bassorbit et il y aura un usage nouveau qui est celui que vous venez de de citer qui sera la possibilité pour pour les mobiles. Voilà.

Alors, j'ai oubli vous dire que dans ce domaine des mobiles, il y a aussi deux autres sociétés. Il y a une société qui qui s'appelle AST, il y a une société qui s'appelle Link, il y a une société euh une autre une 4e société qui est d'ailleurs utilisée par Orange sur le lancement qui vient de faire il y a il y a il y a il y a quelques semaines. Euh donc voilà, il y a il y a il y a il va y avoir une un environnement compétitif sur ce type de service.

Euh voilà ce que je peux vous dire. Je pense avoir répondu à la plupart de vos questions ou puis je pense que peut-être vous y reviendrez à travers les questions de nos commissaires. Donc on va prendre si vous le voulez bien les questions trois par trois et on commence avec Gérard Laelec.

Gérard làbas. Merci madame la présidente. Bonjour à toutes et à tous.

Bonjour monsieur le directeur général. Permettez-moi de me présenter. J'ai Elec, sénateur des codes d'armor, plus précisément originaire du trégor et donc proche voisin de l'agnon et de Pleur Bodou.

Pleur Budou, petite commune connue pour son radom, magnifique radom qui abritait la première liaison intercontinentale, c'était en 1962. Alors, je me permets de le rappeler ici parce que notre culture territoriale est un peu marquée quand même par l'histoire des télécom et donc évidemment nous sommes sensibles à cet univers fascinant que sont ces activités de cette élite et cetera. Il y a une part de rêve dans tout ça et tant mieux et nous en avons grandement besoin.

Vous jouez un rôle structurant dans la souveraineté européenne et je me permets de dire ici que nous en avons grandement besoin, très grandement besoin parce que j'ai malheureusement sous les yeux dans Montrégor quelques exemples douloureux de restructuration qui bouversent lourdement le paysage du numérique. Visant cela, je pense bien entendu aux décisions récentes de Nokia et d'Eriksson qui sont les deux seuls, je dirais équipement de téléphonie qui subsistent en Europe. Donc voilà, je je ça crée de l'inquiétude, ça crée de l'émotion, ça appelle aussi un peu de responsabilité.

Bref, l'excellence de vos activités et votre avant-garde sont à mes yeux des atouts qu'il convient de valoriser, de conforter, de développer. Vous l'avez rappelé dans un contexte où la concurrence est rude. Je le mot est peut-être faible, mais enfin je pense à la à la domination américaine, je pense à l'arrivée d'Amazon, à l'émergence aussi d'un certain nombre de constellations chinoises dont on peut craindre qu'elle continue à se développer.

Donc voilà. Donc en attendant la finalisation d'Iris, vous êtes la seule alternative à Starling, vous l'avez magnifiquement démontré et Starling qui s'est aussi illustré en étant, j'allais dire l'outil diplomatique unilatéral des Américains en Ukraine. Donc ça n'a pas été votre cas.

Voilà. Donc ça pose la question de la gouvernance en effet parce que nous avons un petit problème en ce sens que la nature duale de l'infrastructure tient au fait que celle-ci est conçu à la fois pour des communications gouvernementales sécurisées et pour développer du numérique civil. Donc vous avez commencé à l'aborder, vous avez conforté mon doute, mon questionnement, mais je suis preneur de tout élément complémentaire que vous voudriez bien nous apporter sur cet aspect-l des choses parce que ça n'est pas neutre dans l'approche qu'il conviendra d'avoir de ces questions de développement.

Enfin, dernière question si je puis dire, la perspective que vous avez tracé en matière d'investissement stable et vos partenariats avec Airbus et Talè sont plutôt rassurants. Je trouve que c'est plutôt bien. J'ai tendance à dire d'ailleurs que tout ce qui concourt à une forme de préférence européenne me va bien.

Ça n'est peut-être pas le cas partout, mais il s'agit pas ici de réveiller des polémiques là où il y a pas lieu. Moi aussi, je m'interroge, le positionnement allemand et cetera, mais je ne veux pas en parler ici. Je considère qu'il faut soutenir cette préférence.

Alors, considérez-vous que ces éléments rassurants sont des éléments suffisants pour sécuriser les financements dont nous aurions besoin jusqu'à 2031. Voilà. Merci de votre attention.

Merci Gérard Gérard Christian Redon Sarasi Christian merci madame la présente. Merci monsieur le directeur. Ma question rejoint un peu celle de de Gérard et le sujet que Gérard évoqué mais je je vous la pose quand même c'est je reviens effectivement sur le volet défense sécurité intérieure surveillance territoire que vous avez brièvement évoqué dans dans vos différentes interventions.

Mais on l'a vu, ça a été rappelé au niveau du du conflit russo-rainien. la couverture satellitaire était très vite en jeu majeur. Aujourd'hui, comment jugez-vous votre votre niveau de coopération avec l'État ?

Euh et peut-on considérer que vous vous êtes une pouvez être une solution euh à la fois crédible et alternative donc et et surtout souveraine face donc aux actuels et futurs concurrents ? Voilà, c'est un complément un peu de Merci. Et Bernard Buy et ensuite vous pourrez répondre monsieur le directeur général.

Merci madame la présidente, monsieur le directeur général. EELSTA a inauguré ce mois avec Orange un téléport en Martinique au Lamentin plus précisément. Il assurera la liaison avec votre constellation One Web, la constellation Bassorbite à Léo et les réseaux terrestres.

Des projets similaires sont-ils prévus dans d'autres territoires ultramarins ? Et si oui, avec quels objectifs ? Voilà, vous pouvez répondre à ces questions.

Merci beaucoup messieurs les sénateurs. Je vais répondre à la dernière question. Donc comme je vous le disais euh afin que la couverture de notre constellation soit absolument mondial, il nous faut 44 champs d'antenne sur la planète.

Lorsque j'ai rejoint la société en juin, nous en avions 39. Au moment où je vous parle, nous en avons 41 et nous planifions d'en avoir effectivement d'avoir les 44 à la fin de l'année prochaine. En fait, les points de présence de ces changantes ont été définis dans le cadre du projet. pour assurer cette couverture.

La Martinique quand vous est présent, effectivement, elle a été réalisée par mes anciens collègues d'orange. Elle vient d'être livrée il y a un petit peu plus d'un mois et ça ça nous permet d'avoir la couverture sur toute une partie du continent d'Amérique latine et puis toutes les Caraïbes. Donc on est très content que ce champ d'antenne soit ouvert.

Nous en avons un deuxième que je vous le disais en préparation au Sénégal, un autre en Tanzanie, un qui vient d'être livré en Arabie Saoudite dans le d'Arabie Saoudite qui va nous permettre de de qui nous permet d'ors et déjà l'avoir la couverture tout ce qui est canal de Suèse qui est un endroit absolument critique pour le maritime comme vous le comprenez. Et puis le dernier sera dans une île du Pacifique. Voilà, donc ce sont les projets que nous avons et la Tanzanie, pardon, la pardon de la Tanzanie qui nous permettra de de couvrir toute une partie de l'Afrique de l'Est et puis le nord de Madagascar et notamment Mayotte.

Voilà, la réunion, elle est déjà couverte. Donc voilà, en ce qui concerne votre question. Euh je vais les prendre dans le désordre euh monsieur le sénateur pour les relations avec l'État et euh je dois dire que depuis mon arrivée, moi je trouve que les relations avec l'État, elles sont excellentes.

Nous avons des discussions quotidiennes avec le ministère de la défense, avec la DGA pour voir comment notre constellation, elle peut être durci, elle peut être utilisée à des fins civiles et militaires et et comment on peut utiliser les f les futurs lancements qu'on va avoir pour encore une fois avoir des charges utiles qui auront des missions peut-être différentes de la nôtre et qui peuvent être des des charges utiles soit de recherche, soit d'observation, soit voire même des charges utiles à des fins euh plus militaire. Donc je peux dire qu'on est absolument très satisfait de du support et de la relation qu'on a avec avec l'État Jeels sur ce projet sur le projet Iris Carré aussi où clairement l'État français est extrêmement impliqué. Donc on ne peut vraiment que se féliciter de cette relation.

Je voudrais donc répondre à vos deux questions concernant l'Ukraine. La meilleure chose qui soit arrivée àels que Elon Musk ferme Starlink en Ukraine et que une deuxième fois il menace de le faire parce que je pense que ça a permis la prise de conscience de ce que signifie la souveraineté. C'est c'est c'est un peu comme les sujets d'approvisionnement que nous avons eu pendant le Covid.

Je pense que ça a permis à tout un chacun de se rendre compte de la dépendance qu'on peut avoir et de ce qui ce que signifie dépendance et souveraineté. Deuxième chose sur le conflit ukrainien, je comprends de des interlocuteurs qu'on a dans les différents ministères de la défense des pays européens. le conflit euh le conflit pardon ukrainien a montré que l'usage de moyens strictement civil euh est était important et et clé pour deux raisons parce que même si ce sont pas des moyens militaires, c'est-à-dire des moyens durcis, des moyens solides, mais des moyens purement commerciaux, en fait, ils sont beaucoup moins chers par rapport à des moyens militaires.

Euh, ils sont périssables. J'entends que la durée de vie d'une antenne satellitaire de communication sur le front ukrainien est très très faible. Voilà, parce qu'elle est elle est très vite détectée, elle est très vite détruite et et donc je pense que ce conflit a démontré que l'usage de moyens qui était non militaire peut-être extrêmement intéressant et c'est ce qui je pense a aussi amené la DGA à considérer que la constellation Etelsat One Web qui est une constellation commerciale et qui est conçue comme une constellation commerciale peut être très valablement utilisée à des fins euh militaires.

Et puis dans les usages militaires, il n'y a pas que des moyens utilisés à des fins béliqueux. On a des contrats importants avec le Departement of Defense pour ce qu'ils appellent Soldier Entertainment. Donc en fait quand vous avez des soldats américains qui sont envoyés sur des territoires étrangers bah pour qu'ils puissent contacter leur famille, pour qu'ils puissent regarder Netflix, je vais vous dire aujourd'hui ils utilisent assat.

Voilà. Voilà. Euh donc c'est un autre usage important euh des armées.

Euh voilà. Donc tout ça pour vous dire que certes, nous ne sommes pas un moyen militaire au sens où notre constellation elle avait pas été conçue pour ça. On va malgré tout y travailler, vous l'avez compris, avec le contrat que nous avons signé avec le ministère de la défense à la rendre plus solide d'un point de vue du cyber, de la crypto.

Néanmoins, je crois que l'intérêt des différents ministères de la défense en Europe et d'autres pays, parce que bien sûr, j'aurais dû vous en parler, mais il y a d'autres pays au-delà des pays européens qui sont très intéressés par travailler avec nous. Je vous donne quelques exemples. Le Canada, alors ça vous paraît anecdotique, mais le Groenland ne peut plus entendre parler de moyen américain.

Bon, c'est un petit pays, hein, mais bon. Donc donc voilà, voyez, il y a euh une alors je sais pas si on peut dire c'est peut-être des grands mots, si une nouvelle doctrine, mais en tout cas le conflit ukrainien montrait que des moyens civils pouvaient être utilisés sur le front. Merci.

On continue. Pierre Cupers. Pierre.

Oui, madame la présidence. Merci. Monsieur le directeur général. notre économie euh s'appuie s'appuie totalement quasiment sur l'ensemble de ces fonctionnements de ces réseaux et aujourd'hui sans rentrer dans un scénario de science-fiction, quelle est la fragilité de votre système ?

Et est-ce qu'il y a des parfeux en cas de conflit ? Je parle de conflit d'un d'un satellite qui sera absorbé par un autre et cetera. Enfin bon, on peut tout imaginer aujourd'hui.

Est-ce que il y a des systèmes de sécurité ? Est-ce qu'il y a des peuples justement qui sont en même temps imaginés que leur développement ? Marc Séné.

Marc. Oui, madame la présidente. Merci monsieur le directeur général.

En complément de ce que dit Pierre puisque j'avais deux trois autres interrogations mais vous avez déjà apporté les réponses. Mais en complément ce que dit mon collègue Pierre, effectivement cit surtout sur la sécurité. Euh donc on parlait évidemment en cas de conflit mais mais euh les besoins souverains euh civils comme militaires nécessitent des garanti extrêmement élevé en matière de sécurité des communications, de résilience des réseaux et de protection des infrastructures critiques.

On parle aussi de menaces cyber d'exposition au brouillage, vulnérabilité des constellations multiplie les tout cela multiplie les enjeux et dans quelle garantie concrète tel statelle en mesure d'apporter aujourd'hui aux autorités françaises et européennes pour assurer un niveau de cybersécurité, d'intégrité et de résilience conforme aux besoins souverains ? Merci et nouvelle question de Daniel Fargeot. Oui, merci madame la présidente monsieur, j'ai l'impression comme tu disais le Farbo d'assister à un match David contre Boliat.

Vous êtes positionné dans ce combat comme étant le challenger avec un regard conséquent dans le terme de croissance technologique qu' financier avec un endettement conséquent euh pour atteindre aussi un investissement d'environ 4 milliards d'euros avec un chiffre d'affaires qui devrait avoisiner selon le dire 1AR5. One Web, c'est la seule alternative aujourd'hui non américaine, la seule offre non américaine de qualité en ces temps de surtaxe imposée par Washington. WW Web devra aussi faire face à Cuper, la constellation d'Amazon, le géant du commerce.

Ce dernier a engagé le déploiement de ses satellites 2300 je crois afin de vendre ses premiers services d'ici à la fin 2025. Donc quelques quelques jours maintenant. Alors ma question est simple.

Enfin elles sont simples bien évidemment mais elle mérite une attention intéressante par rapport à votre engagement. Pensez-vous que votre modèle puisse répondre à l'avenir de votre secteur d'activité. Sachant que la concurrence grandit avec Amazon, l'Inde et la Chine à vitesse grandvée et des moyens financiers démesurés face à tel SAT.

Pourquoi rester sur le B2B sur le grand public et pour et ne trouvez-vous pas dangereux d'être dépendant de Starling pour vos lanceurs ? Un peu. Voilà, de nouveau pour compléter parce que vous avez déjà un petit peu répondu à tout cela.

Oui, ben écoutez, merci beaucoup pour vos questions. Je vais peut-être commencer par les questions de sécurité parce qu'elles sont importantes. Donc, je rebondis un peu sur les relations que nous avons avec l'État et quand je disais qu'elles sont excellentes, elles sont excellentes et elles sont diverses et profondes. et notamment on travaille beaucoup avec deux entités que vous connaissez qui sont l'ENC et la GDSN en particulier sur ces sujets sur ces sujets de cyber qui sont absolument clés pour faire des audits réguliers.

Ça fait aussi partie des accords qu'on a signalé dans le cadre de du contratanexus avec le ministère de la défense. Donc on va faire des audits encore plus poussé à la fois sur la partie sécurité physique de nos sites et aussi sur la partie sécurité électronique et et cyber de nos systèmes. L'issue de ces audits, c'est bien sûr pas seulement d'avoir des des des classeurs de papier sur la table, mais c'est aussi d'engager les investissements nécessaires pour solidifier les comment dire les faiblesses qu'on découvrirait dans ces outites.

Parce que vous savez qu'en la matière, on n'est jamais parfait. Il y a toujours des évolutions technologiques, il y a toujours des évolutions de fonctionnalité qui font que on peut laisser des failles. Il y a toujours des nouvelles failles qui sont trouvées.

Donc c'est un sujet euh qui nous préoccupe beaucoup. Il y a aussi le sujet, vous l'avez abordé, des sujets de brouillage. Le premier sujet qu'on constate notamment encore une fois en Ukraine, [rires] c'est les brouillages GPS parce que quand vous avez alors ces antennesl par définition, elles ont besoin de savoir où elles sont parce que elles suivent des satellites en mouvement.

Donc toutes les antennes Léo pour toutes les constellations basse orbites et ces antennes plates avec comme je vous le disais des faisceaux virtuels qui suivent des satellites elles ont précisément besoin de savoir elles sont sur quoi elles sont pas fonctionnelles. Or première chose qui est faite sur le brouillage GPS. Donc on a aussi développé euh des dispositifs de simulation de de de de signal GPS.

C'est la particularité de nos antennes d'ailleurs par rapport à une star Starlink, c'est qu'on est capable de pluguer sur nos antennes un système qui n'est pas le GPS mais qui est capable de donner très précisément à cette antenne sa position avec d'autres systèmes plus difficiles à brouiller, on va dire. Euh, on en a vendu aussi beaucoup sur le front aucanien et et notamment au ministère de la défense américain aussi. Donc ça fait partie des choses qu'on qu'on regarde très précisément et sur lequel on a commencé à développer une certaine expertise.

Euh donc ça c'est pour répondre à vos questions sur alors les fragilités du système. Je voudrais pas trop euh euh m'y apesantir. Bon, il y a un scénario qui est connu tous et qui qui est le scénario catastrophe pour qui est celui des débris.

Oui, parce que valable pour toutes les constellations bassorbit. Donc on a chez Helsat une intention toute particulière à ce sujet des débris parce que le pire qui peut vous arriver qu'à votre altitude de croisière vous ayez quelque chose qui explique qui explose et vu enfin un satellite one web c'est je crois que c'est 17000 km par hein pour vous donner une donc un boulon qui vous percute à cette vitesse. C'est un satellite qui explose qui on fait exploser d'autres parce qu'ils sont tous à une altitude.

Donc ça c'est le bon c'est c'est et c'est valable pour tout le monde. C'est valable pour Starling. C'est valable pour nous, c'est valable pour toutes sortes de constellations massorbites, y compris d'ailleurs pour les statiques jeux de stationnaires.

Donc ça ça fait partie des scénares. Donc on a d'ailleurs des équipes qui surveillent en permanence avec des bases données de débris, les trajectoires de nos satellites versus des débris et qui sont à même si on rentre dans le rouge de un petit peu modifier la trajectoire d'un satellite donné pour minimiser la probabilité de de collision pour éviter de créer des débris. Donc c'est un vrai sujet le sujet des débris.

Bon, après euh voilà euh on a des des quelques points de faiblesse, même s'ils sont limités parce qu'on a 44 stations euh terrestre et que elle se recoupe euh néanmoins, voilà, c'est ce sont aussi des points névralgiques euh de vulnérabilité euh en cas de conflit euh serait probablement des points stratégiques qui seraient attaqués de façon évidente, mais je veux pas trop m'apantir là-dessus, mais voilà quelques par contre sur la sur la encore une fois la sécurité physique, on y porte très grande attention. Euh bon, ce sont des sites qui sont votement sécurisés et ceux partout dans le monde. Voilà. euh sur euh votre question euh euh sur sur notre modèle euh le le le et sur le le fait qu'on on ne on ne veut précisément pas aller aujourd'hui dans le grand public pour cette raison parce qu'on pense qu'on a pas les armes et on n pas euh la taille et la capacité de se battre sur ce segment-là qui est un segment que je connais bien pour avoir passé 30 ans de carrière chez Orange dans le grand public où il faut des moyens colosso, en terme de distribution, en terme de prix de vous voyez ce qui est en train de se passer aujourd'hui.

On veut rester sur un segment qui est le segment grande entreprise qui est pas une niche, c'est un marché qui va peser 11 milliards de dollars dans le monde en 2033 qui nous permet et c'est ce qu'on veut, c'est en prendre une part significative qui nous permet d'avoir un business model qui fonctionne, des marges du cash qui nous permettent aussi de rentabiliser les investissements qu'on est en train de faire et qu'on a fait. euh pour certains dans le passé. Donc c'est ça ce qu'on cherche et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui notre analyse c'est celle-là, c'est rester focalisé et continuer à générer cette belle croissance qu'on commence à avoir.

Euh 183 milliards d'euros de chiffre d'affaires en croissance de 84 % année après né, c'est pas rien. Et donc on veut continuer dans ce dans ce dans ce segment là sur lequel encore une fois on a des arguments concurrentiels par rapport par rapport à Starlink. Et on pense qu'on a une fenêtre qui est un peu plus large que fin 2025.

On pense c'est plutôt fin 2026 qu'on veut aussi saisir par rapport à l'arrivée sur le marché de d'Amazon. Les Chinois, on sait pas trop. On sait pas trop quand ils vont arriver.

Oui, on pense que les Chinois seront beaucoup plus percutants bien sûr en Chine. Au passage, la Chine est pas un pays qui nous a ouvert aujourd'hui. Nousons pas les autorisations de en Chine.

Euh, on pense qu'ils seront sur l'Asie Pacifique très fort et sur l'Afrique. Mais là aussi, on pense quand même voilà une fenêtre qu'on veut saisir. On a en c'est pour ça que c'est aussi une course contre la montre.

Voilà. Merci. Alors, il nous reste deux questions s'il n'y a plus d'inscription avec Henry Cabanel.

Oui, merci madame la présidente, merci monsieur le directeur général. Moi la question que j'aimerais vous poser, c'est ne croyez-vous pas que la la nécessité de notre souveraineté européenne dépendra essentiellement de la stratégie politique diplomatique française pour convaincre donc les autres pays de l'Europe d'aller dans le même sens. car on l'a bien compris, la la bataille se jouera dans la compétitivité et à travers cette compétitivité, c'est des dizaines de milliards qu'il va falloir investir.

Et je ne crois pas, enfin en tout cas, je ne pense pas que les seuls britanniques et français aujourd'hui puissent rivaliser avec donc les autres. Vous avez parlé donc euh de Stargling et d'Amazon, euh de des Chinois qui euh ont une capacité à investir bien plus importante que la nôtre. Et euh je pense que le ça se jouera dans euh la politique diplomatique que peut avoir notre pays à convaincre les autres d'aller vers une souveraineté européenne.

Et en dehors de ça, vous, quelle politique de lobbing vous avez dans votre propre entreprise pour essayer de convaincre les entreprises notamment européennes de vous suivre dans votre stratégie ? Merci. et Marie Ousso.

Oui, moi c'était une question sur la sécurité à laquelle vous avez déjà partiellement répondu, mais je me pose moi la question du scénario catastrophe puisque la Russie au début de de la guerre en Ukraine a fait exploser un de ses propres satellites. Je vais savoir de manière plus large quelles alliances vous avez au niveau européen ou même avec les ISA si il devait y avoir un conflit de plus grande ampleur qui se déclenchaient pour protéger les satellites et qu'est-ce qui se passerait si d'aventure un certain nombre de vos satellites étaient détruits ? Quelles seraient les conséquences sur tout le tissu économique en France et en Europe ?

Puis si je peux me permettre pour terminer euh vous savez donc il y a eu la conférence ministérielle de Brême euh avec abondé le budget de l'ESA et donc on a vu donc confirmation par l'Allemagne et l'Italie d'un investissement beaucoup plus important que ce que doit être celui de la France pour maintenir notre positionnement. Est-ce que pour vous cette nature à vous inquiéter ou avoir des des répercussions sur vos activités ? Écoutez, merci pour ces questions complémentaires.

Euh sur l'importance de la diplomatie française, je je souscris entièrement à votre point de vue, monsieur le sénateur. Euh cette cette cette présence diplomatique est importante. Ce que je peux vous dire, c'est que elle est en cours et elle est à l'œuvre.

Et et c'est la raison pour laquelle je redis on est très satisfait du soutien qu'on a du gouvernement français qui est un soutien fort sur tous les plans, y compris ce planlà. Euh donc vous avez parfaitement raison. Euh il est important, il est bien là. sur les moyens.

On croit beaucoup au projet Iris Carré pour cette raison parce que Iriscarré c'est 4 milliards d'euros d'investissement privés qui serait apportter donc en partie parels SAT en grande partie parels SAT en partie par ses concurrent luxembourgeois et passat donc 4 milliards d'euros et abondé de 6,6 milliards d'euros par l'Europe et par les et ça ce sont des fonds qui viennent de tous les pays européens c'est qui viennent de l'Allemagne et qui viennent d'être d'ailleurs conforté madame la présidente par la ministérielle qui a augmenté les les budgets de de l'ESA. Donc c'est c'est l'importance du projet Iris Carré, c'est que les pays européens mettent ensemble des budgets que je pense un seul pays aurait vraiment des difficultés à à mettre sur la table pour pouvoir assurer une génération de constellation européenne qui soit technologiquement avancée ou technologiquement à la pointe de la technologie. Donc c'est bien l'importance de ce projet Iris Carré.

Euh je je du coup je je rebondis et je réponds sur votre réponse. Donc il y a une très bonne nouvelle dans cette ministériel, c'est que vous l'avez vu, le budget de l'État est en de les a pardon était euh en forte croissance euh croissance de 30 %. Euh alors je je comprends que la participation de l'allemande l'Allemagne pardon est plus forte et plus forte qu'elle ne l'était.

Là aussi, n'oublions pas que dans les budgets de l'État, il y a cet aspect de dit de retour géographique attendu et donc bon il est quand même connu que la France est d'un point de vue industriel une force spatiale importante avec Airbus et Talè. Je pense que là aussi c'est le signal qui est donné par l'Allemagne, c'est la volonté de de faire progresser son industrie spatiale par rapport à ce qu'elle est aujourd'hui à travers ce financement supplémentaire. de notre point de vue euh l'Italie mais l'Italie est aussi présente à travers notamment bah téléspaatiaux à travers des entreprises italienne dans le domaine spatial euh d'où d'où la raison de ces crédits importants.

Nous on on est on voit plutôt un signal positif donné par les pays d'Europe sur l'importance du spatial. Voilà. Euh et quant au crédit euh spécifique sur la ligne télécommunication, ils ont peut-être pas augmenté autant qu'on voudrait, mais ils reste fort et et donc le signal politique euh est bien donné.

Voilà. Euh alors euh madame la sénatrice, quant au quant au quant au au scénario euh disons euh de de de d'agression militaire sur nos satellites, bon je je je peux pas en dire je peux pas en dire beaucoup, mais bon vous comprenez qu'on a aussi on est très content aussi de ce point de vue là d'avoir signé ce contrat avec la DGA. et et le ministère de la défense française euh qui nous permettrait de de de voilà, je comprends qu'il y a aussi des moratoires qui ont été signés sur ce sur ce sujet-là.

Euh bon, il est bien évident que encore une fois sur ce sujet des débris euh nous avons des bases données temps réelles euh qui nous permettent de suivre ce qui se passe dans l'espace parce qu'il y a des sociétés spécialisées qui mesurent et qui comment dire traquent les trajectoires des débris et donc on est absolument conscient de cet environnement là. Euh et et euh voilà, on est aussi préparé à des scénarios, on perdrait quelques satellites. C'est la raison pour laquelle euh nous avons pas que des satellites opérationnels, mais nous avons quelques satellites qu'on appelle de backup sur ces orbites euh qui nous permettent d'avoir des per mais jusqu'à un certain point.

Ouais. Très bien. Merci beaucoup monsieur le directeur général pour nous avoir consacré autant de temps à cette audition et nous en sommes heureux parce que c'était une des la première fois que nous vous accueillons et bien évidemment parce que vous venez de prendre vos responsabilités depuis peu de temps.

C'était important euh de parler de ces de ces sujets-là qui sont au combien au cœur de notre souveraineté et voilà sur lequel notre commission, on a également un groupe d'études sur le spatial. Le Sénat est très engagé. Merci.

Et puis ben on vous souhaite voilà de pouvoir voilà tenir un petit peu tous ces tous ces enjeux que vous nous avez exposés dans les meilleures conditions possibles poursat. Écoutez, merci beaucoup madame la présidente, merci beaucoup mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs du temps que vous nous avez accordé aussi dans un contexte qui je l'imagine doit être assez chargé en terme d'heure et de et de nuit. Donc merci beaucoup d'autant plus dans ce contexte là.

Voilà, merci que les collègues ne quittent pas tout de suite la salle puisqu'on a des désignations à faire.