Bourdin Direct du 3 juillet - 7h/8h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 32 %Défensif 36 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:29OuverteRéponse directe
Quelles sont les dernières informations concernant les tractations marseillaises ?
- 10:53OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous ces négociations marseillaises ?
- 16:05OuverteRéponse directe
Pourquoi avez-vous mis fin au règne communiste à Champigny-sur-Marne ?
- 17:16FerméeRéponse partielle
Vous allez débaptiser la place Lénine ?
- 18:33OuverteRéponse directe
Quelle est la priorité en matière de sécurité à Champigny-sur-Marne ?
- 26:06OuverteRéponse partielle
Qui est Ghislaine Maxwell et pourquoi son arrestation est-elle importante ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43PrésentateurFait
« Emmanuel Macron entend poursuivre la réforme des retraites. »
- 0:48PrésentateurFait
« Il annonce aussi des incitations financières à l'embauche et un ensemble de mesures pour ne laisser aucun jeune sans solution. »
- 2:02PrésentateurFait
« Il se dit favorable à un allongement de la durée des cotisations. »
- 2:05PrésentateurFait
« La France ne peut pas rester l'un des pays où on travaille le moins tout au long de sa vie. »
- 3:33PrésentateurFait
« Il y en aura, dit ce matin dans la presse Emmanuel Macron. »
- 3:35PrésentateurChiffre
« Air France doit officialiser la suppression de plus de 7500 postes d'ici fin 2022. »
- 4:47PrésentateurChiffre
« Plusieurs syndicats ont confirmé qu'une rallonge de 400 millions d'euros avait été proposée. »
- 4:51PrésentateurChiffre
« Dans l'enveloppe des 6 milliards d'euros déjà mis sur la table, un montant encore trop faible pour Patrick Bourdillon. »
- 5:38PrésentateurFait
« Un homme de 57 ans a été jugé hier. »
- 6:23PrésentateurChiffre
« Comme pour le couple, 120 heures de travail d'intérêt général ont été requises contre ce troisième complice. »
- 6:45PrésentateurChiffre
« La police américaine a arrêté hier Ghislaine Maxwell, 58 ans. »
- 22:03InvitéChiffre
« Les voitures à batterie, en fait. C'est-à-dire les voitures 100% électriques et les hybrides rechargeables ont représenté quand même plus de 9% des ventes de voitures neuves. »
- 22:10PrésentateurChiffre
« Ça veut dire qu'une voiture sur 10 vendue, aujourd'hui, est une voiture électrique, enfin à batterie. »
- 22:18InvitéChiffre
« 45 000 véhicules 100% électriques, 20 000 hybrides rechargeables. »
- 29:36InvitéChiffre
« Il promet des hausses de rémunération de plusieurs centaines d'euros pour le personnel. »
- 41:10InvitéFait
« Or, aujourd'hui, le parquet est mis en accusation dans toute notre procédure, comme quelque chose qui a un léger soupçon de politisation. »
- 41:53InvitéFait
« les politiques ont hurlé sur le juge d'instruction, le juge d'instruction, l'homme le plus puissant, etc. »
- 42:12InvitéFait
« Qu'en fait, on a une incohérence et un déséquilibre qui a été accentué au fil des années où le parquet a eu de plus en plus de pouvoirs, au détriment, justement, du juge d'instruction. »
- 42:43InvitéFait
« Je pense que la chose la plus importante, et elle n'est pas propre au parquet, c'est la gestion des carrières. »
- 42:59InvitéFait
« Il ne faut pas déplaire. »
- 43:05InvitéFait
« On a des allers-retours dans des cabinets politiques. On a des magistrats qui sont nommés, après avoir fait des passages dans des cabinets politiques, à des très hauts postes, encore récemment. »
- 43:31InvitéFait
« Le Conseil supérieur de la magistrature, ce n'est pas mieux. »
- 43:43InvitéFait
« On est le seul corps, aujourd'hui, où une voix de magistrat n'égale pas un vote. »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Invité13 %
- Invité 28 %
- Auditeur6 %
- Invité 32 %
≈ 3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vendredi 3 juillet, l'info sur Annecy.
Il est 7h01 et Céline Calman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. L'avertissement d'Emmanuel Macron dans une interview à la presse régionale. Le chef de l'État prévient que la rentrée sera très dure, il faut nous y préparer. Qui sera élu ? Maire de Marseille. Le suspense est total, la tête de liste de la droite Martine Vassal s'est désistée. Au profit de Guy Tessier, un autre candidat se présente, dénonce des accords en cours avec l'extrême droite, l'explication dans ce journal. Rapport rouge et orange sur les routes, début des grandes vacances aujourd'hui.
Les réservations de gîtes dans le Lot, le Cantal et l'Ariège sont en forte hausse cette année. Bienvenue sur RMC. Le chef de l'État nous prévient que la rentrée sera très difficile, il faut s'y préparer. Dans une interview à la presse régionale, Emmanuel Macron entend poursuivre la réforme des retraites. Il annonce aussi des incitations financières à l'embauche et un ensemble de mesures pour ne laisser aucun jeune sans solution. Et pour mener cette politique, le chef de l'État le dit clairement. Il y aura une nouvelle équipe, le compte à rebours du remaniement est enclenché. Marion Fournay.
Difficile de connaître les intentions d'Emmanuel Macron, surtout concernant Edouard Philippe. Le président confirme qu'il y aura bien un remaniement ministériel dans les prochains jours, mais sans préciser s'il y aura ou non un changement à la tête du gouvernement. Le chef de l'État souligne néanmoins la relation de confiance unique avec son Premier ministre et un travail remarquable mené depuis trois ans. Pascal Jalaber, rédacteur en chef du groupe de presse EBRAS, a participé à l'interview du président.
Il a rendu un hommage très appuyé à Edouard Philippe. On peut l'interpréter de deux façons. Soit comme un président de club de foot qui rend hommage à son entraîneur, en général ça veut dire qu'il ne le garde pas. Mais ça peut être aussi comme un message, eh bien regardez, je n'ai pas mieux que lui, c'est que nous formons un duo complémentaire, un duo loyal, un duo qui s'entend bien.
Et que ce soit avec ou sans Edouard Philippe, Emmanuel Macron compte bien mener de grands chantiers sur la fin de son quinquennat. Ça commence dès maintenant par le Ségur de la santé. Autre priorité, la réforme des retraites en version transformée. Le chef de l'État souhaite une reprise des négociations avec les partenaires sociaux dès cet été. Il se dit favorable à un allongement de la durée des cotisations. La France ne peut pas rester l'un des pays où on travaille le moins tout au long de sa vie. En Europe, estime ainsi Emmanuel Macron. 24 heures chrono et quel rebondissement.
Dernière tractation à Marseille avant de connaître demain le nom de celui ou celle qui prendra la succession de Jean-Claude Godin. Ce sont les conseillers municipaux qui vont choisir. Martine Vassal se retire. Mais un autre candidat de la droite se présente par crainte d'un accord avec le Rassemblement National. Quentin Vinet, est-ce que vous pouvez nous expliquer cette tambouille marseillais ? Alors je peux, mais il va falloir prendre un papier, un stylo et surtout une calculette. Parce qu'à Marseille, on vote par secteur. Le pourcentage à l'échelle de la ville, ça ne veut rien dire. Il faut compter le nombre de conseillers municipaux dans chaque camp.
42 pour l'union de la gauche, Michel Rubirola. 39 pour les Républicains, Martine Vassal. 8 pour la dissidente de gauche. 3 pour le dissident de droite. Et 9 pour le Rassemblement National. Alors si j'ai bien compté, il n'y a pas de majorité absolue. Maintenant, c'est le jeu des alliances. Exactement, et c'est là que ça devient rocambolesque. A droite, il y a changement de candidat. Martine Vassal cède sa place à Guy Tessier, plus âgé. Ça peut jouer ça en cas d'égalité. Proche de l'extrême droite, dans sa jeunesse, il va récupérer les voix du dissident. Mais un autre élu craint une alliance avec le Rassemblement National et annonce donc sa propre candidature. A gauche aussi, c'est compliqué.
La dissidente des quartiers Nord, Samia Ghali, est fâchée avec l'EPS. Ce n'est pas nouveau. Rien ne dit qu'elle va rejoindre l'union de la gauche. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la gauche, arrivée en tête dimanche dernier avec 38% des voix, pourrait perdre face à un candidat de droite qui n'était même pas tête de liste dans son secteur. Explication signée. Quentin Vinet, il y a des plans sociaux. Il y en aura, dit ce matin dans la presse Emmanuel Macron. Et c'est aujourd'hui que le groupe Air France doit officialiser la suppression de plus de 7500 postes d'ici fin 2022. Le site Hop de Morlaix, filiale du groupe, devrait être particulièrement impacté.
Le futur maire de Morlaix, il sera investi demain, Jean-Paul Vermeaux. Il est très inquiet pour sa ville et il a bien l'intention de se battre. Comment voulez-vous que nos concitoyens comprennent que 7 milliards mis sur la table par l'État servent à désindustrialiser nos territoires ? On a ce qu'on appelle chez nous, en breton, un coup de gourdin derrière les oreilles. Air France, c'est une entreprise directement liée à l'État. Eh bien, l'État, en ses responsabilités, on ne peut pas tolérer comme ça que du jour au lendemain, on incite ici à Morlaix. Et chez Herboux, c'est le choc à Toulouse. Près de 3500 suppressions de postes annoncées sur les 5000 prévues en France.
Les syndicats parlent de cataclysme. Les conclusions du Ségur de la Santé attendront. La réunion entre le ministère et les syndicats hospitaliers prévus aujourd'hui est reportée. Les négociations n'ont pas abouti. Plusieurs syndicats ont confirmé qu'une rallonge de 400 millions d'euros avait été proposée. Dans l'enveloppe des 6 milliards d'euros déjà mis sur la table, un montant encore trop faible pour Patrick Bourdillon, négociateur de la CGT. Ça semble énorme. Ce n'est pas suffisant par rapport à 1,2 million de professionnels des établissements hospitaliers en France qui sont en attente de quelque chose de fort, avec un espoir qui a été posé au niveau des professionnels.
Et cet espoir a tellement été grand que la déception risque d'être tellement forte si on n'arrive pas à atteindre le niveau, qui est en tout cas un niveau qui est souhaité par les professionnels et auquel M. Véran doit répondre rapidement déjà par une première réponse. C'est celle à minima de cette augmentation de 300 euros net pour tous les professionnels. RMC 7h07, il est soupçonné d'avoir en plein confinement placardé des mots anonymes adressés à trois infirmières vivant dans la même résidence que lui à Bayonne. Un homme de 57 ans a été jugé hier. Le ministère public a requis 120 heures de travail d'intérêt général à réaliser au sein du centre hospitalier de Bayonne.
La décision a été mise en délibéré au 10 septembre. Marie Monnier.
Fin mars, une infirmière habitante de Bayonne retrouve scotché sur sa boîte aux lettres un message anonyme. Il lui ordonne de quitter les lieux sans rien demander ni se plaindre pour éviter de propager le virus dans le voisinage. Deux autres soignantes reçoivent des messages similaires sur les pare-brises de leur voiture et même sur leur porte d'entrée, un couple est rapidement identifié par la police grâce à leur empreinte digitale. D'après le voisinage, il était déjà connu pour des actes similaires. Le duo reconnaît les faits mais il en profite pour dénoncer une troisième personne qui a donc été jugée hier.
Comme pour le couple, 120 heures de travail d'intérêt général ont été requises contre ce troisième complice. Pied de nez du tribunal, ces 120 heures sont à réaliser dans le centre hospitalier de Bayonne.
Quasiment un an après l'arrestation de Jeffrey Epstein aux Etats-Unis. Il avait mis fin à ses jours un mois après. La police américaine a arrêté hier Ghislaine Maxwell, 58 ans. Pièce manquante dans cette enquête tentaculaire. La riche britannique est accusée par plusieurs victimes d'avoir été la complice d'Epstein. Cédric Fech, vous êtes le correspondant de RMC aux Etats-Unis. Ça faisait presque un an qu'elle était recherchée en fait depuis la mort de Jeffrey Epstein qui s'est suicidée dans sa cellule au mois d'août.
Depuis que le riche financier new-yorkais est mort, l'action en justice contre lui s'est éteinte et la seule façon de rendre justice aux victimes, c'est de poursuivre les complices éventuels de Jeffrey Epstein. Et en tête de cette liste, il y a Ghislaine Maxwell parce qu'elle a été sa collaboratrice, sa compagne et surtout, elle aurait été l'organisatrice d'un trafic de mineurs en amenant à Epstein pour des relations sexuelles de jeunes femmes et même parfois des adolescentes mineures jusqu'à 14 ans. Ghislaine Maxwell risque désormais la prison à vie, mais elle n'est que le premier nom sur la liste de la justice.
Le second, par exemple, c'est le prince Andrew, le deuxième fils de la reine Elisabeth II. Il était très proche de Jeffrey Epstein et une femme l'accuse de l'avoir forcé à une relation sexuelle. La procureure de New York a redit ce jeudi qu'elle voulait l'entendre. Et c'est une affaire explosive parce que les nombreux amis riches et influents de Jeffrey Epstein sont soupçonnés d'avoir pu profiter de son réseau d'exploitation sexuelle. Et parmi les nombreux amis d'Efstein, il y avait notamment Donald Trump ou encore Bill Clinton. Et Nicolas Pongaré reviendra sur RMC à 7h50 dans sa chronique du rouge et de l'orange.
Aujourd'hui pour les départs en vacances, fin de l'école pour les enfants ce soir. Il y a beaucoup de monde attendu sur les routes. Donc avec la période de confinement, une crise sanitaire qui n'est toujours pas derrière nous, beaucoup préfèrent s'isoler plutôt que de privilégier les grands sites touristiques. Trois départements sont particulièrement ciblés selon les gîtes de France. Il s'agit du Lot, du Cantal et de l'Ariège où c'est rendu pour RMC Jean-Wilfrid Forkès. Laurence et Patrick ont opté pour Mirpoix, une cité médiévale. Et son histoire, ce couple originaire d'Alsace, veut changer d'air. Pas question d'aller sur des plages bondées.
On essaie de sortir un petit peu de là où il y a trop de monde. Et ici c'est génial. C'est magnifique. C'est la nature, l'air pur.
L'air pur, la nature, c'est ce que propose Geneviève Gérouy dans ses gîtes à Mazère. Un véritable havre de paix dans une ancienne ferme rénovée.
Cette année, Geneviève affiche complet. Au lieu de venir qu'à partir du 20 juillet jusqu'au 15 août, cette année, ils ont commencé à réserver pour le 4 juillet. Et la saison va se prolonger en septembre. Et j'ai aussi une semaine en octobre.
Cet attrait pour le département ne surprend pas Pascal Allard, directeur de l'agence de développement du tourisme dans l'Ariège. Selon lui, les habitudes vont changer. On va, sans doute, profiter de la montagne plutôt que de la plage, de la randonnée plutôt qu'un centre-ville, de petits sites touristiques comme le nom plutôt que des sites à 400 000 visiteurs. Dans ce département, le taux d'occupation des structures d'hébergement dépasse déjà la barre des 70%. Bien, merci Céline. On se retrouve tout à l'heure puisque nous parlons de vacances. Appelons Éric. Éric est dans l'Indre. Bonjour Éric. Bonjour Jean-Jacques. Éric, vous êtes motard. Oui.
Et vos vacances début août, un tour de France à moto, c'est cela ?
Oui Jean-Jacques, oui. Je fais partie de la fédération des bikers de France. Je suis délégué.
Oui.
Et dans le 36.
Et donc, les vacances, ça va être le run avec mon fils derrière moi. On va partir de Porte de Bagnolet et faire le tour de France. Oui, c'est génial ça, Éric. Oui, un peu roots, un peu dans une toile, avec la toile de camping, la toile de tente, pardon. Le hamac, pour moi, parce que je ronfle un peu. Donc, mon fils, il n'est pas de moi dans la toile. Ce que je comprends, Éric. Ce que je comprends. Bon, vous avez donc prévu vos vacances. Tout se passe bien. C'est du 9 au 15 août, je crois. Oui, c'est ça. Cette balade.
En plus, l'arrivée du tour se fait chez nous, dans le Péry, à côté de Châteauroux.
Bon. Merci beaucoup, Éric. Et bonnes vacances et bonnes routes. Merci, Jean-Jacques. Bonnes vacances à vous. OK. Merci beaucoup. Il est 7h12. Au revoir. Nous partons pour la Provence, pour Marseille. François Tonneau, qui est chef du service politique de la Provence, est en direct avec nous. François Tonneau, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Alors, quelles sont les dernières informations concernant ce... Comment puis-je qualifier ? Comment qualifiez-vous ces tractations, ces négociations marseillaises, François Tonneau ? Écoutez, on pourrait tenter de parler de bouillabaisse ou de pastille. En fait, c'est une mauvaise bouillabaisse, c'est quand même...
Oui, mais je pense que c'est surtout la fin d'un monde, la fin d'une ère, un page Godin qui se tourne après 25 ans de pouvoir. Je dirais même un petit peu plus parce qu'on pourrait même dire qu'on tourne un livre qui avait été commencé par Gaston Deferre il y a une quarantaine d'années. Aujourd'hui, je pense que les Marseillais ont envie que tout ça change et donc il y a une espèce de coup de balai qui est en train de s'opérer. Et puis forcément, quand il y a un coup de balai, il y a pas mal de choses qui partent avec la poussière. Et puis il y a des rancœurs qui remontent. Il y a des divisions qui étaient sous-jacentes, qui étaient latentes, qui sont en train d'exploser.
C'est le cas notamment à droite ici. Oui, où est-ce qu'on en est ce matin ? Parce que c'est difficile à comprendre. Martine Vassal s'est retirée, Guy Tessier est le candidat. Oui, mais il y a un autre candidat, les Républicains, qui dit « Moi, je me présente parce que je ne veux pas d'accord avec le Rassemblement National. » Et puis de l'autre côté, nous avons Michel Rubirola, qui a pour l'instant 42 conseillers. Mais ce n'est pas suffisant, il lui en faut 51. Et puis il y a Samia Ghali, qui a ses conseillers, 8. Enfin, c'est très compliqué. Samia Ghali, qui est fâchée avec le Parti Socialiste. Enfin bon, c'est très compliqué. Quelles sont les dernières informations, François Tonant ?
Alors, en fait, ce qui est très compliqué, c'est qu'on est sous le coup de la loi PLM. Vous savez, cette fameuse loi qui réagit des villes de Paris, Lyon et Marseille par secteur. Encore des magouilles électorales, d'ailleurs, au départ, de cette loi. Oui, bien sûr. On parait de dire qu'on le ferait. Ils avaient créé cette loi, d'ailleurs, à l'époque, pour pouvoir battre Jean-Claude Godin. On est en 83, tout en ayant moins de voix. Il avait 2500 voix de moins. Là, cette fois, la gauche a 13 000 voix d'avance. Donc, a priori, c'est gagné pour elle. Mais, avec le report des voix au Conseil municipal, il n'y a plus que trois petits sièges d'avance.
Donc, forcément, pour obtenir une majorité absolue de 51 élus, il faut essayer de trouver les alliances. Vous le dites, c'est vrai que Samia Ghali, la sénatrice qui était socialiste que tout le monde connaît, elle se laisse désirer parce qu'elle sait qu'elle peut faire basculer l'Assemblée à droite ou à gauche. Alors, forcément, on devient un petit peu exigeant. On réclame un poste de premier adjoint. On aimerait ceci pour s'écolister. Alors, la gauche stique un petit peu parce que, dans la gauche, il y a plein de collectifs citoyens qui ne sont pas trop habitués à ça, qui sont plutôt droits dans leur botte. Ils ne veulent pas trop de compromissions, on va dire.
Et puis, à droite, c'est la Lali parce qu'effectivement, vous parliez d'un élu LR qui ne veut pas que Guy Tessier se présente parce qu'il y aurait un accord en sous-main avec le RN, ce qui est vrai. Ça, c'est important. François Tonneau, il est vrai qu'il y a un accord en sous-main entre les Républicains et le Rassemblement National ? En tout cas, le RN ne dit pas non. Il avait le candidat, qui est un sénateur aussi, qui s'appelle Stéphane Ravier, que Marine Le Pen connaît bien. Au début, il disait non, mais moi, je ne prends pas part à cette espèce de galimatia. Je ne voterai pas. Et puis, ils débrouillent entre eux avec leur turpitude. C'était son mot.
Et puis, hier, en voyant que Guy Tessier, qui est quand même issu de la droite dure, il s'est dit, tiens, tout compte fait, si on se réunissait, nous autres, du Rassemblement National, voyons ce qu'on peut faire. Et puis, il a sorti une espèce de pacte marseillais, comme il dit, où il s'ouvre à tous ceux, à toutes les bonnes volontés, qui voudraient travailler avec lui. Évidemment, c'est ça ce que ça veut dire. Ça veut dire qu'ils ont trouvé un accord en sous. Ça veut dire, attendez, l'accord, ça veut dire 39 plus 9, ça fait 48 plus 3 du dissident, ça fait 51. C'est ça, c'est ça, ça fait 51. Alors, je ne vous casse pas qu'il y a énormément de voix qui se sont élevées immédiatement à droite.
À la Provence, on a reçu pas mal de coups de fil de gens qui sont dans l'entourage de Martine Vassal, qui nous ont dit, attention, méfiez-vous, il y a un accord en sous-main. Nous, on est l'usseur de question qu'on accepte ça, on ne votera jamais. Donc, je ne pense pas que cela aboutisse, mais c'est une tentative de passerelle, un petit peu comme l'extrême droite en rêve avec la droite traditionnelle.
Bon, ça ne se fera pas, mais en tout cas, ça a fait exploser la droite parce qu'il y a un autre élu LR, vous l'évoquiez, qui est assez cocasse, qui a été pendant 30 ans le directeur de cabinet, l'assistant parlementaire de Guy Tessier, qui aujourd'hui vole de ses propres ailes puisqu'il est devenu maire de secteur à la place de Guy Tessier. Ça a été une passation de pouvoir un peu houleuse, mais ça s'est fait quand même, mine de rien. Puis aujourd'hui, les inimitiés ressortent et c'est lui qui prend le pouvoir, il est plus jeune, il a 47 ans et il se dit, c'est peut-être mon heure, c'est peut-être le moment de tourner une page et de devenir l'homme fort de la droite à Marseille.
Merci François Tonneau. On va suivre ça de près. Un maire qui, lui, n'a pas de problème, il a été élu hier, dimanche dernier, il va être élu maire demain. C'est Laurent Jeanne qui est avec nous, bonjour, nouveau maire de Champigny-sur-Marne. Alors, c'est très intéressant Champigny-sur-Marne, pourquoi ? Parce que c'est dans le Val-de-Marne, c'est en région parisienne et puis Champigny-sur-Marne a été administré par les communistes depuis combien de temps, Laurent Jeanne ? 73 ans, depuis la seconde guerre mondiale. 73 ans, depuis la seconde guerre mondiale. Et vous avez mis fin à ce règne, entre guillemets, communiste. Pourquoi ? Quelles sont les raisons ? La vie l'a changé ?
La sociologie de la vie l'a changé ? Pas tant que ça. C'est surtout une usure du pouvoir, je pense, et puis des mauvais choix qui ont été opérés depuis quelques années et qui n'ont pas plu aux citoyens. Moi, j'ai proposé un autre projet, plus écologique, plus ouvert, avec une sorte de démocratie un peu renouvelée que n'arrivait plus à mener à bien cette fausse gauche qui, en fait, est plutôt une extrême gauche à Champigny, un rassemblement de communistes et de la France insoumise. Et donc, c'est ça qui a parlé aux électeurs. Laurent Jeanne, vous êtes les Républicains ? Pas tout à fait. Vous êtes proche de Valérie Pécresse. C'est plus ça. C'est plus ça, oui. Oui, oui.
Les Républicains, oui et non. Oui, d'accord. Plus libre. Oui, je suis un peu plus libre. Oui, vous êtes très, très libre. Dites-moi, tiens, Champigny, il y a une place Lénine, je crois. Absolument. Il y a des... Vous allez débaptiser. Écoutez, en fait, je ne vais pas la débaptiser. Cette place, elle avait un nom, initialement, qui était la place du marché. Oui. On va lui redonner son nom. Donc, vous allez débaptiser... Enfin, elle ne s'appellera plus place Lénine. Tout le monde l'appelle la place du marché. Oui, d'accord. Donc, on lui redonnera son nom. Mais pourquoi ? Pourquoi ?
Parce que j'ai un projet, qui est un projet fort, qui a été un élément tout à fait structurant de cette campagne, qui est de redonner véritablement un centre-ville à cette commune, qui n'en a pas, alors qu'on a quand même 80 000 habitants. Ben oui, c'est pas rien. Et on n'a pas le centre-ville. Et dans n'importe quel village de France, quand vous avez 5 ou 10 000 habitants, il y a une place du village avec une halle pour un marché. Nous n'en avons pas. Et donc, nous en aurons une dans les toutes prochaines années, avec une approche écologique pour faire un lien, puisqu'on est proche de la Marne, et donc avoir quelque chose de tout à fait de qualité dans cette ville.
Alors, ça m'intéresse beaucoup Champigny, parce que c'est l'exemple même de beaucoup de municipalités de l'Est de l'Île-de-France, ou du Sud-Est de l'Île-de-France, qui ont changé, et qui sont passées du Parti communiste, souvent, à des élus de droite ou centristes ou socialistes, des élus qui ont une autre vision de ces communes-là, qui ont longtemps été enclavées. L'une des priorités, j'imagine, c'est la sécurité. La sécurité dans votre commune. Oui, c'est une des priorités, oui. Effectivement, avec la création d'une police municipale, nous n'en avons pas armé. Nous sommes pratiquement la dernière commune du Val-de-Marne-Anne-Pas en avoir. Il n'y a pas de police municipale.
Et nous n'avons pas de police municipale, alors qu'on a 80 000 habitants, et qu'on fait plus souvent la une de vos magazines pour des problèmes de sécurité, des incidents qu'on a encore eus ces derniers jours, d'ailleurs. Oui, armée. Oui, elle sera armée, oui. Elle sera armée, oui. C'est indispensable. On ne peut plus faire autrement aujourd'hui. Quelle était la première préoccupation, ça m'intéresse, quelle était la première préoccupation des habitants ? Alors, un des éléments qui a beaucoup joué dans cette campagne, c'est la question de l'urbanisme.
On a un urbanisme un peu bétonné, avec, bon, je parlais du centre-ville, avec l'idée qui était celle de l'ancien maire, de vouloir faire 400 logements sur la fameuse place Léline, qui fait qu'on n'aurait plus eu, d'ailleurs, d'activité commerciale sur ce secteur, et uniquement du logement. Ce qu'attendent les gens aujourd'hui, c'est un cadre de vie. Et vous voyez, je vais vous raconter une petite anecdote de campagne. Moi, je suis délégué auprès de Valérie Pécresse, en charge de la politique de la ville, et notamment des quartiers en rénovation urbaine.
Eh bien, j'avais fait une proposition dans le cadre de cette approche, dans les quartiers, puisqu'on a un gros quartier qui est en politique de la ville, en rue, 10 000 habitants, 100% de logements sociaux, une tour de 30 étages, qui a été, il y a d'ailleurs, un beau terrain de film de la part de Kerry James. Eh bien, ce secteur, qui est un secteur tout à fait particulier, j'ai proposé qu'on fasse des logements avec des balcons et des terrasses. Oui. Le maire d'alors m'a dit, en pleine campagne, ça, c'est du logement de droite. Alors, je lui ai dit, mais qu'est-ce que c'est que du logement de droite ?
Est-ce que ça doit toujours rester du logement de gauche des tours, avec pas de balcon, un peu cage à lapin, comme certains le disent dans les quartiers ? Ou est-ce qu'on travaille sur la qualité ? Et est-ce que les gens qui habitent dans un logement social ont le droit aussi d'avoir une qualité, un balcon ? Après la période qu'on vient de vivre de confinement, je peux vous dire que le balcon, la terrasse, ou le jardin, quand on a la possibilité d'en avoir, ce n'est pas une question de droite ou de gauche. C'est une question, surtout, de qualité de vie.
Oui.
C'est très, très intéressant. On pourrait en parler des heures. C'est très intéressant, parce que c'est l'exemple même de ce qu'on peut faire, me semble-t-il, dans une banlieue qui a souvent été montrée du doigt. C'est vrai, Champigny. Malheureusement, trop malheureusement, et que l'on peut transformer la banlieue d'Île-de-France. On peut la transformer. Il y a des maires qui l'ont déjà opéré, cette transformation, depuis quelques années. Champigny était un peu en retard. C'était quand même le bastion rouge, celui de Marchais, celui du président du département. C'est vrai que c'était la ville de Georges Marchais. J'étais d'ailleurs avec son fils à l'école. C'est vrai ?
Je suis un enfant de cette ville. Je suis né dans la commune. Je me suis battu pour que cette ville puisse changer. J'ai connu une défaite en 2014, à la suite d'une triangulaire. Cette victoire a été obtenue sans compromis. Il n'y a pas eu de bouillabaisse marseillaise. On a taillé dans le rouge. Merci beaucoup, Laurent Jeanne. Merci d'être venu nous voir. Allez, 7h23, qu'allons-nous faire ?
On va parler de la voiture électrique qui cartonne littéralement depuis le début de l'année. Les ventes ont plus que doublé par rapport à l'année dernière. Et les primes gouvernementales ont énormément joué. Marie Dupin vient nous en parler dans un instant.
RMC Dupin Quotidia. Allez, avec Marie Dupin. Marie, bonjour. Bonjour. C'est assez spectaculaire, Marie. Les ventes de voitures électriques ont explosé depuis le début de l'année.
Oui, alors que les ventes automobiles se sont plutôt effondrées. Avec le Covid. Les voitures à batterie, en fait. C'est-à-dire les voitures 100% électriques et les hybrides rechargeables ont représenté quand même plus de 9% des ventes de voitures neuves.
Ça veut dire qu'une voiture sur 10 vendue, aujourd'hui, est une voiture électrique, enfin à batterie. À batterie, exactement. Electric ou hybride. Donc 45 000 véhicules 100% électriques, 20 000 hybrides rechargeables.
Concrètement, les immatriculations de voitures électriques ont donc plus que doublé par rapport à la même période l'an dernier.
Au premier semestre 2020, sur 6 mois, plus de voitures électriques vendues que sur toute l'année 2019.
Oui, c'est ça. L'an dernier, les parts de marché des voitures à batterie représentaient moins de 3% des ventes. Donc vous voyez le bon spectaculaire que ça représente. C'est un chiffre qui est un peu biaisé parce qu'il y a des nouvelles normes anti-pollution qui sont entrées en vigueur. Donc les constructeurs ont fait en sorte de faire passer un maximum d'immatriculations au début de l'année. Mais c'est quand même vraiment le signe que ça se démocratise. Et d'ailleurs, ça a des conséquences très concrètes sur les émissions de CO2 des voitures neuves vendues en France puisqu'on est passé de 112 grammes par kilomètre en moyenne l'an dernier à 99 grammes au premier semestre.
Un succès qui s'explique notamment par les nouvelles primes gouvernementales et notamment la prime à la conversion.
Exactement, les consommateurs se sont laissés tenter par l'aide à l'achat de véhicules électriques. 7000 euros pour les particuliers, 2000 euros pour les hybrides rechargeables. Et la voiture électrique qui cartonne le plus, c'est toujours la petite Renault Zoé fabriquée à Flins puisqu'elle représente plus de 40% des voitures électriques vendues.
Merci Marie. Et en voiture électrique, on ne peut pas tomber en panne d'essence et ça, c'est un bon plan pour Marie Dupin. C'est Marie Dupin qui tombe en panne d'essence ? Elle m'a pris le coup de la panne hier soir, oui, en plein Paris. En panne d'essence, en plein Paris. Mais oui. Sur un boulevard, sur le périphérique, non ? Elle a bloqué tout le boulevard, ma gentille, on s'excuse auprès de tous les parisiens. Voilà, on ne va pas rentrer dans les détails. Sa voiture a été poussée, paraît-il heureusement. Oui, heureusement, elle a reçu de l'aide. Elle m'a d'abord apporté en urgence un bidon d'essence pour son moteur diesel. Évidemment, oui. Un bidon d'essence pour son moteur diesel.
J'espère que vous n'avez pas vidé l'essence dans le moteur diesel.
À peine. À peine. Jusqu'au moment où Charles m'a dit, Marie, j'espère que tu n'as pas pris un bidon d'essence. Un peu, ça va, ce n'est pas trop grave. Et je me suis arrêtée d'un coup, j'ai dit, bon bref, c'était l'enfer. Une belle soirée. Une soirée d'enfer.
Bon, l'actu des réseaux sociaux.
Je vais mettre une petite électrique, je pense.
L'actu des réseaux sociaux. Charles Magnin, à peine nommé le nouveau Head of Business de l'Olympique de Marseille, s'attire. Mais pourquoi on appelle le Head of Business ? Je vais vous expliquer. Parce qu'en ce moment, à Marseille, Jean-Jacques, il y a deux feuilletons à rebondissement. Il y a l'élection du maire et le futur de l'OM. Hier, l'Olympique de Marseille est très heureux d'annoncer la nomination officielle. d'Hugouvrard en tant que donc Head of Business. En français, ça veut dire directeur général du club en charge des fonctions opérationnelles et fonctionnelles hors football.
Problème, à peine cette nomination rendue publique, les internautes se sont empressés de fouiller son compte Twitter. Et là, c'est le drame. Hugouvrard a publié ces dernières années plusieurs messages pro-PSG, notamment le fameux « Ici, c'est Paris », mais aussi un message dans lequel il chambre la défense porte ouverte de l'OM. Il n'en fallait pas plus pour faire dégoupiller certains supporters sur Twitter. Le hashtag « Ouvrard démission » se retrouve en tête des tendances moins d'une heure après la nomination de l'intéressé, avec des milliers de messages injurieux qu'on ne pourrait pas lire à l'antenne. Il invente même des faux tweets du Hugouvrard pour faire monter l'attention.
Celui-ci a répondu calmement aux supporters en colère hier soir sur Twitter « Non, il n'est pas supporter du PSG, il aime chambrer tous les clubs et il compte se défoncer pour l'OM », c'est ce qu'il écrit. Bref, comme le résume sur Twitter le compte Espoir du Football, « Ami Marseillais, préférez-vous un supporter du PSG qui travaille bien pour votre club ou un fan de l'OM qui pourrait s'avérer être totalement incompétent ? » Vaste dilemme pour tous les supporters. Bien, merci Charles, il est 7h29, qu'allons-nous expliquer ? Nicolas Poincaré, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Nous allons parler de Ghislaine Gisleine. Vous dites Gisleine ? Gisleine. Gisleine. Maxwell.
Qui est Gisleine Maxwell, arrêtée hier par la police américaine ? Alors, c'est l'héritière d'un milliardaire anglais déchu et c'est surtout la complice d'un prédateur sexuel américain, Jeffrey Epstein. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi c'est plus qu'un fait divers, c'est un scandale qui passionne l'Amérique. Oui, bien, qui va nous passionner tout à l'heure. Expliquez-nous à 8h moins 17h30.
L'affaire Fillon et les déclarations d'Eliane Ouellet ont relancé le débat sur l'indépendance de la justice. Nous serons avec Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat unité, magistrat SNMFO, vice-procureur de la République au TGI de Paris. Cinq jours après le second tour, l'issue des élections municipales à Marseille paraît encore incertaine. Nouveau rebondissement hier. L'élu Les Républicains Martine Vassal se retire. Le député LR Guy Tessier se présente à sa place. Un autre élu LR annonce lui aussi sa candidature. De quoi déboussoler les habitants de la cité fosséenne. Romain Cluzel. Deux nouvelles candidatures à quelques heures de l'élection du maire.
Une nouvelle péripétie alors que les Marseillais ont déjà voté deux fois. Benjamin a un peu de mal à suivre.
Du coup effectivement là ça rajoute encore plus d'incertitude. Qu'est-ce qui va se passer ? J'avoue que je suis assez perdu quoi. A quelques mètres du Vieux-Port, Romain lui est révolté après l'arrivée de ses nouveaux candidats à droite.
C'est quoi cette histoire ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que potentiellement il pourrait être maire de Marseille alors qu'il n'a même pas fait d'élection ?
Ça n'a pas de sens. Au deux tours, il a voté pour le printemps marseillais de Michel Rubirola.
Malgré l'avance de cette liste, il craint que la droite puisse arracher la mairie sur le fil. C'est une vraie crainte. C'est la droite vole la victoire à la gauche, c'est le scandale ultime quoi. Qu'importe les déchirements côté LR, pour beaucoup c'est Samia Galli et ses huit sièges qui seront décisifs pour cette élection.
L'élu des quartiers nord n'a qu'un choix possible selon Philippe Pujol, journaliste spécialiste de la vie politique marseillaise. Je ne vois pas comment elle pourrait aller avec une droite très particulière. C'est une droite affairiste avec des gros soupçons de corruption. Elle représente la gauche populaire, des quartiers populaires. Elle ne peut pas faire autre chose que d'aller à gauche. C'est impossible. Et pour compliquer encore les choses, il peut y avoir jusqu'à trois tours de vote
demain au conseil municipal pour désigner le prochain ou la prochaine maire de Marseille. Tournez la page du monde d'avant pour mettre un pied dans le monde d'après. Emmanuel Macron présente les grandes lignes de la fin de son quinquennat dans la presse régionale. L'état d'esprit, un effort de reconstruction avec trois chantiers prioritaires. Paul Barcelone. Après une crise sanitaire qui de son propre aveu l'a changé et avant une rentrée très dure, Emmanuel Macron dévoile ses priorités. La relance de l'économie, l'environnement ou encore la refondation de la protection sociale.
Le chef de l'État prévoit d'ailleurs une reprise des négociations avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites dès cet été. Mais une question reste en suspens. Édouard Philippe mènera-t-il ces négociations ? Emmanuel Macron ne livre aucun détail sur le casting de la prochaine équipe gouvernementale et se contente de saluer le travail remarquable de son premier ministre et leur relation de confiance. Alors, Édouard Philippe, est-ce de l'histoire ancienne ? Au contraire, reprend Emmanuel Macron. Au contraire, deux mots qui semblent renforcer Édouard Philippe.
Deux mots finalement retirés de l'interview dans certains journaux mais que le président a bien prononcé selon plusieurs participants. Emmanuel Macron assure que la réforme des retraites se fera et laisse entendre qu'il est favorable à un allongement de la durée de cotisation. Le président confirme un investissement massif et durable dans le système de santé. Il promet des hausses de rémunération de plusieurs centaines d'euros pour le personnel. Les syndicats attendent toujours. Pour eux, l'enveloppe de 7 milliards qui a été mis sur la table n'est pas à la hauteur. La clôture du Ségur de la santé est reportée de quelques jours pour tenter de trouver un compromis. Victor Joannin.
La rallonge budgétaire proposée par Olivier Véran au bout d'une séance de négociations marathon n'y a pas suffi. Le ministre de la Santé a pourtant ajouté près d'un milliard d'euros au 6 déjà promis pour augmenter les salaires des personnels hospitaliers. Mais cela reste insuffisant selon leurs représentants qui espèrent toujours parvenir à une augmentation de 300 euros net pour tous. La balle est désormais dans le camp de l'exécutif, insiste Force Ouvrière. Tout n'est pas perdu. Les contacts avec le ministère continuent.
Et si la réunion de clôture prévue cet après-midi à 15h a été reportée, c'est autant pour laisser plus de temps en négociation que pour patienter avant l'arrivée potentielle d'un nouveau ministre de la Santé, étant donné l'imminence du remaniement. Illustration d'un système de santé à bout de souffle. On apprend ce matin dans un rapport publié par le service statistique des ministères sociaux
que près de 4200 lits d'hospitalisation ont été supprimés en 2018 en France. 11 maternités ont fermé leurs portes. Et les urgences ont enregistré 400 000 passages supplémentaires. Air France doit officialiser aujourd'hui la suppression de plus de 7500 postes d'ici fin 2022. Selon la direction, il s'agira surtout de départs naturels non remplacés et de départs volontaires. Des licenciements sur le réseau cours courrier ne sont pas exclus.
RMC 7h36. Elle risque la prison à vie.
Guylaine Maxwell, ancienne compagne et ancienne associée de Jeffrey Epstein, milliardaire new-yorkais qui s'est suicidée en prison en août dernier. Elle a été arrêtée par le FBI hier aux Etats-Unis, soupçonnée de trafic sexuel de mineurs. Romain Poiseau.
Elle était la maîtresse, la rabatteuse, l'organisatrice du prédateur sexuel. Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell est accusée d'incitation à des actes sexuels illégaux d'avoir facilité, aidé et contribué aux agressions sur mineurs. La procureure du district sud de New York, Audrey Strauss.
Maxwell a été l'associée d'Epstein. Elle l'a aidée à exploiter des filles. De jeunes filles, souvent vulnérables et parfois âgées de 14 ans. Elle a réussi à les mettre en confiance pour leur tendre un piège et les livrer à Epstein. Maxwell, elle-même, a participé à ces agressions sexuelles.
Enquête qui se poursuit même après la mort de Jeffrey Epstein. C'était une promesse de la procureure fédérale. Affaire qui pourrait bientôt toucher le prince Andrew, le deuxième fils d'Elisabeth II. Une femme affirme avoir eu à trois reprises des relations sexuelles avec le duc d'York sous la contrainte d'Epstein alors qu'elle n'avait que 17 ans.
Roland-Garros ne pourra accueillir que 20 000 spectateurs maximum par jour. Crise du Covid oblige, annonce du président de la Fédération française de tennis. Bernard Giudicelli a détaillé le protocole prévu pour le tournoi reprogrammé du 21 septembre au 11 octobre.
Le protocole a surtout été établi avec le gouvernement. Les gens sont séparés d'une personne mais par groupe de spectateurs. On arrive à une jauge entre 50 et 60% du public. Le deuxième élément c'est la circulation dans le stade avec des sens de circulation qui devront être respectés. Et bien sûr le port du masque qui sera obligatoire en mobilité. est facultatif mais fortement recommandé lorsque les gens seront assis.
Et vous allez bientôt pouvoir acheter vos places à partir du 9 juillet si vous êtes licencié dès le 16 juillet pour le grand public. Les courses Anaïs c'est à Cabourg. A 20h15 Anne-Sophie, la favorite c'est numéro 13, Elisir du Home, outsider numéro 12, Esteban Sacha.
Anne est avec nous. Bonjour Anne.
Monsieur Bourdin.
Bonjour, vous êtes à Menton dans les Alpes-Maritimes. Anne, je vous accueille mais avec un double plaisir. Non seulement vous êtes avec nous, c'est très agréable de vous avoir là. Mais en plus c'est la première fois que vous regardez l'émission, c'est vrai ?
Alors je connais votre personne par votre nom, n'est-ce pas ? Mais oui, en effet, en direct c'est la première fois puisque mon mari est actuellement au péage de la Turbie en train de se reposer après 12 heures de route depuis Reims, conduisant un camion de déménagement avec mes trois lapins. Et donc, l'attendant, je suis tombée sur votre émission, j'ai vu que certaines personnes intervenaient en direct. Et donc je me suis permis d'appeler pour pouvoir communiquer.
C'est la première fois que vous découvrez l'émission. Puis j'en suis très très très heureux. Anne, vous connaissiez RMC ou RMC Découverte ?
Ah oui, bien sûr, bien sûr, j'aime beaucoup les reportages sur les animaux, notamment. Oui, oui, bien sûr, je connaissais la chaîne. Mon mari est un grand fan également.
Bon.
Donc, voilà.
Mais vous regardez le matin pour la première fois. Anne, vous déménagez, je crois. Vous quittez Reims pour Menton, c'est ça ?
Voilà, exactement. Donc, voilà, en fait. Vous changez de vie. Alors, voilà, c'est ce que tout le monde nous dit. Alors après, il faut savoir que, voilà, moi j'ai connu mon mari il y a 10 ans. Le premier endroit où je l'ai emmené, je pense, c'est Menton. Parce que moi-même, j'ai découvert Menton à 20 ans. Et j'ai été émerveillée par cette ville, par ses vues, par ses jardins. Et on a eu comme projet commun de couple. Nos enfants sont nés également. Mais de déménager à terme à Menton, de s'y installer une bonne fois pour toutes.
Et qu'est-ce qu'il va vous faire à Menton, alors ?
Alors, pour moi, professionnellement, je pense que je vais chercher du travail assez rapidement. Mon mari, lui, comment dire, est gérant d'entreprise. Il est en télétravail de manière permanente. Donc, voilà, il pouvait travailler de toute façon à peu près de n'importe où. Mais c'est vrai qu'on a impulsé, on a pris la décision en septembre. Donc, j'ai contacté des écoles, etc. Et puis, il y a eu le confinement. Et ça a été une période terrible. Je pense que tout le peuple français est encore traumatisé. Peut-être moins dans le sud, mais en tout cas dans le nord, dans les grandes villes. Ça a été terrible.
Et si bien que j'ai annoncé un jour à ma famille qu'on n'allait pas le faire cette année, qu'on allait attendre un petit peu parce que tout était bloqué. C'était impossible de bouger. Et puis, deux semaines avant la fin du déconfinement, on a eu une journée faite pas comme les autres, avec des cascades de bonnes nouvelles. Et puis, j'ai tout réimpulsé. Donc, je suis redescendue seule, visité un appartement qui s'est avéré être « the appartement ». Enfin, vraiment quelque chose de magique.
J'ai trouvé votre bonheur à Menton.
Voilà, exactement.
Bon, écoutez, je vous souhaite tout le bonheur du monde, justement au bord de la Méditerranée, dans cette si belle ville de Menton, à la frontière italienne. Et Anne, merci d'être avec nous pour la première fois. J'espère que vous allez rester avec nous.
Oui, et je voulais juste faire une petite dédicace. Je voulais rappeler à tout le monde qu'il y a une célèbre citation qui dit qu'impossible n'est pas français. Donc, même aujourd'hui, dans une période aussi sombre, souvenons-nous que la jeunesse est là pour apporter haut et fort ce fameux slogan parce que vraiment, rien n'est impossible pour nous. Et il faut garder l'espoir, même si tout va mal.
Merci beaucoup, Anne. Merci et bonne installation. Il est 7h42. Dans un instant, je serai avec Béatrice Brugère qui est vice-procureur de la République au TGI de Paris, secrétaire général du syndicat Unité Magistrat FO. Le problème n'est pas l'indépendance du Parti National Financier mais celle de l'ensemble de la justice. Mais celui de l'ensemble de la justice, c'est ce que dit Béatrice Brugère qui est avec nous dans deux minutes. A tout de suite.
RNP, 6h-9h.
Vos dans direct. Béatrice Brugère est avec nous. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Hier, commission d'enquête indépendance de la justice, commission d'enquête sur l'indépendance de la justice. Hier, la procureure générale de Paris, Catherine Champrenaud, a été entendue. Qu'a-t-elle dit ? Je n'ai reçu dans l'affaire Fillon, comme dans tous les autres dossiers relevant de mon contrôle hiérarchique, aucune instruction de la direction des affaires criminelles et des grâces, aucune instruction du pouvoir exécutif, donc du garde des Sceaux, et je n'ai jamais relayé une demande du garde des Sceaux ou du pouvoir exécutif pour influer sur une procédure. C'est clair ?
Ça efface tout ce qu'a dit Mme Oulette ? Oulotte ?
Alors, non, parce que ce qu'a dit Mme Oulette, jusqu'à présent, qu'on connaît, c'est qu'elle a parlé de pression hiérarchique. En fait, elle n'a pas parlé directement de pression politique. Et ce que la procureure générale a décrit hier, c'est le fonctionnement interne, qui est un fonctionnement hiérarchisé, en effet, où est mis un peu en question ou en lumière la problématique des demandes d'informations qui sont descendantes et remontantes. C'est-à-dire que...
Mais ça existe vraiment ?
Mais complètement, tout à fait, bien sûr. Mais c'est inscrit, c'est-à-dire qu'on est dans un système hiérarchisé. Alors, on peut le critiquer, mais il existe. Et l'intérêt de la commission d'enquête, qui a lieu au même moment de cette affaire, qui est l'affaire Fillon, en fait, jette une lumière assez crue, et ça, c'est intéressant, sur le fonctionnement interne du ministère public.
Alors, le parquet national financier est le bras armé d'une justice politique. Ce n'est pas moi qui dis ça, c'est Rachida Dati, que je reçois tout à l'heure, et qui a été garde des Sceaux. Vous êtes d'accord avec elle ou pas ?
Non, je ne peux pas faire mienne cette phrase. Je ne sais pas si c'est le bras armé du pouvoir politique. Ce qui est sûr, c'est qu'il est mal né, ce PNF. Pas parce que l'idée est inintéressante, je pense qu'on a besoin, au contraire, d'avoir comme ça...
1100 affaires qui sont sorties en 6 ans, 10 milliards d'euros restitués dans les caisses de l'État, grâce au travail du parquet national financier.
Oui, tout à fait. C'est-à-dire que je crois qu'on ne peut pas être caricatural. On a besoin, en France, d'avoir une justice de pointe pour lutter contre la corruption, avec une vraie politique pénale. Alors bon, on n'a peut-être pas le temps de rentrer dans le détail de la manière dont le PNF est né. Mais je vais dire, sur le principe, c'est une bonne chose. Lutter contre la corruption, avoir des magistrats spécialisés, avoir des assistants spécialisés, avoir des résultats, je crois que c'est un objectif louable. La question, elle ne se pose pas tellement sur, j'allais dire, l'objectif, mais sur les méthodes et sur la manière dont est né le PNF, surtout.
C'est-à-dire que le PNF est né après l'affaire Cahuzac. Et c'est vrai qu'on peut avoir l'impression, et la suite nous dira, si cette impression est une réalité, que ça a été aussi une façon de centraliser et de contrôler les affaires les plus sensibles au niveau d'un parquet. Parce qu'en fait, la structure, elle est surtout au niveau d'un parquet. Or, aujourd'hui, le parquet est mis en accusation dans toute notre procédure, comme quelque chose qui a un léger soupçon de politisation. Mais ce n'est pas propre au PNF. Je comprends.
C'est pour ça que vous dites, le problème, c'est celui de l'ensemble de la justice.
Tout à fait. Je crois qu'on est à la croix des échelons.
C'est l'indépendance. Ça veut dire quoi ? Vous êtes clair. Vous dites, la justice en France n'est pas suffisamment indépendante. C'est ce que vous dites.
Alors, en fait, on a trop négligé la procédure. La procédure est un sujet sérieux. On s'occupe toujours des lois et pas de la procédure. Et quand on a un problème, on se rend compte que la procédure, c'est un sujet. Et la manière dont on choisit une procédure, qui fait la procédure, etc., est un enjeu capital. Par exemple, on a quand même quelque chose d'assez étonnant. C'est que pendant des années, les politiques ont hurlé sur le juge d'instruction, le juge d'instruction, l'homme le plus puissant, etc. Et là, il est réhabilité comme, finalement, la procédure la plus intéressante au niveau du contradictoire. Les avocats et les partis ont accès au dossier. Voilà.
Donc, on a quand même des revirements de situations qui sont assez intéressantes et qui démontrent quoi ? Qu'en fait, on a une incohérence et un déséquilibre qui a été accentué au fil des années où le parquet a eu de plus en plus de pouvoirs, au détriment, justement, du juge d'instruction. Et on s'aperçoit que le parquet, c'est une procédure sur laquelle on a peu de contradictoires, pour ne pas dire pas du tout. Et donc, la problématique du PNF, c'est la problématique de l'ensemble.
Ça, je comprends. Mais lorsque vous dites que la justice française n'est pas suffisamment indépendante, quelles sont les conséquences pour le justiciable, les justiciables que nous sommes tous en puissance ?
Je pense que la chose la plus importante, et elle n'est pas propre au parquet, c'est la gestion des carrières. Et là, il y a un soupçon permanent. C'est la manière dont les magistrats sont nommés, la manière dont ils font leur carrière, dont ils sont promus.
Il faut plaire pour être promus ?
Il ne faut pas déplaire.
Il ne faut pas déplaire.
C'est déjà pas mal. En plus, on a des allers-retours dans des cabinets politiques. On a des magistrats qui sont nommés, après avoir fait des passages dans des cabinets politiques, à des très hauts postes, encore récemment. Ce qui fait qu'on a un soupçon qui est assez délétère, pour reprendre l'expression de notre garde des Sceaux. Mais moi, je pense que ce n'est pas le soupçon qui est délétère, parce qu'il est toujours délétère. C'est le fonctionnement de la justice, qui aujourd'hui, dans son organisation interne, est complètement, si vous voulez, sclérosé, sclérosé, verticalisé. Et c'est ça qu'il faut changer. Le Conseil supérieur de la magistrature, ce n'est pas mieux.
C'est-à-dire que les modes de nomination du Conseil supérieur de la magistrature, la manière dont on est représenté, est également extrêmement sclérosé. Je vous donne un exemple. On est le seul corps, aujourd'hui, où une voix de magistrat n'égale pas un vote. On a un système à deux tours. On est unique dans la fonction publique, comme au Sénat. Vous savez, on a des grands électeurs. On a je ne sais pas combien de collèges. Ce qui fait qu'on a une surreprésentation de la hiérarchie, aujourd'hui. Donc, le choix, il est assez simple. C'est qu'on est à la croisée des chemins. Soit on va vers le corporatisme, en disant qu'on donne tous les pouvoirs au Conseil supérieur de la magistrature.
Soit on reste sur notre système, qui est entaché, si vous voulez, toujours du soupçon politique, avec des nominations qui ne sont pas du tout transparentes. Et on est en train de briser le lien de confiance en interne, mais aussi en externe, et aussi avec nos partenaires, qui, en fait, mènent à ces scandales à répétition. Et ce qui est dommage, c'est que derrière, c'est que l'écume, vous avez plein de procédures, plein de magistrats qui travaillent tout à fait honnêtement, et qui sont entachés de ce soupçon. Ça, c'est qu'une petite partie, en fait, des affaires. Le reste ne fonctionne pas du tout comme ça.
Merci, Béatrice Brugère. Merci, on aura l'occasion de vous retrouver. Évidemment, peut-être qu'un nouveau garde des Sceaux sera désigné. Je ne sais pas, je ne sais pas. Attendons une nouvelle équipe, a promis Emmanuel Macron. Tiens, je vais parler de ce qu'a dit Emmanuel Macron hier, avec Bruno Dive, éditorialiste à Sud-Ouest, président de l'Association de la Presse Ministérielle. Il faisait partie des journalistes qui ont rencontré le président de la République hier. Expliquez-nous, c'est l'heure. RNC, expliquez-nous.
Avec Nicolas Poincaré, la police américaine a arrêté hier Guylaine Maxwell, cette Anglaise soupçonnée d'avoir recruté des jeunes filles mineures pour le milliardaire Jeffrey Epstein. C'est un rebondissement dans ce scandale sexuel qui passionne l'Amérique, Nicolas. Oui, un des deux grands scandales sexuels qui ont passionné et bouleversé les Américains ces dernières années et qu'on confond souvent. Il y a l'affaire Weinstein et l'affaire Epstein. Le premier, Harvey Weinstein, c'est un producteur de cinéma accusé de plusieurs viols d'actrice. Il est actuellement en prison.
Et le second, celui dont on parle aujourd'hui, Jeffrey Epstein, lui, c'est un financier milliardaire accusé d'avoir violé des dizaines d'adolescentes dans son île des Caraïbes, sa villa en Floride ou bien encore son appartement parisien. Il a finalement été arrêté il y a tout juste un an à New York alors qu'il revenait de France et il s'est suicidé, on s'en souvient, dans sa cellule, moins d'un mois après, c'était en août dernier. Alors on confond les deux affaires parce que leur nom se ressemble, parce qu'ils symbolisent l'un et l'autre l'arrogance, la puissance, l'argent, le sentiment d'impunité. Ils étaient d'ailleurs copains et complices.
Une des jeunes plaignantes affirme avoir été violée par le producteur de cinéma Weinstein dans l'appartement du milliardaire Epstein, avenue Foch, à Paris. Quel était le rôle de cette héritière anglaise arrêtée hier ? Alors Ghislaine Maxwell, c'était la petite amie de Jeffrey Epstein. Elle était à la fois sa maîtresse et celle qui lui fournissait des jeunes filles, des très très jeunes filles. Elle était ce qu'on appelle en anglais une madame, c'est-à-dire une proxénète. Elle recrutait des jeunes filles fragiles, en difficulté financière. Elle leur promettait des études payées, des voyages de rêve, à condition de faire des massages et de coucher avec le boss.
Elle assistait généralement aux ébats. Elle exerçait une très forte emprise sur ces jeunes filles qu'elle rendait financièrement dépendantes. Et on ne parle pas là de quelques affaires, mais de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de jeunes filles qui ont été manipulées, abusées et violées un peu partout dans le monde pendant des années. Ce n'était pas qu'une, entre parenthèses, mère mackerel. Je n'aime pas trop ce mot. Ce n'était pas qu'une fournisseuse de jeunes filles. C'était une grande mondaine qui connaissait beaucoup de monde. Elle connaissait l'actuel président américain, Donald Trump, et en particulier sa fille, Ivanka.
Elle était aussi très amie avec un autre ancien président, Bill Clinton, qui a fait de nombreux voyages avec eux, mais qui, pour le coup, n'est pas accusée d'avoir profité des jeunes amis du couple. Elle était aussi anglaise, donc elle était très proche du prince Andrew, le fils de la reine d'Angleterre. Et lui, en revanche, est accusée. Une des plaignantes, Virginia Roberts, qui est une Américaine qui avait 17 ans à l'époque, raconte que Ghislaine Maxwell l'a fait venir dans sa maison à Londres et lui a demandé de coucher avec le prince Andrew. Une photo atteste de cette rencontre.
Et c'est à cause de cette affaire que le prince, finalement, on s'en souvient, a complètement renoncé à tout rôle au sein de la famille royale anglaise. La justice américaine souhaite entendre le prince britannique, mais Andrew n'a pas répondu aux dernières convocations. L'arrestation de Ghislaine Maxwell hier pourrait relancer cette partie de l'affaire. Si elle parle, le futur prince, le frère du futur roi d'Angleterre pourrait se retrouver en très mauvaise posture. Oui, et Ghislaine Maxwell est la fille d'un sulfureux magnat de la presse anglaise. Tout le monde a entendu parler de Robert Maxwell.
Oui, Robert Maxwell, qui était un juif anglais et qui était marié avec une protestante française, Isabelle Ménard. Donc, ensemble, ils ont eu cette fille, Ghislaine. Robert Maxwell, c'est quelqu'un qui avait bâti une immense fortune dans la presse populaire en Angleterre. Il avait racheté plusieurs grands journaux, notamment le Daily Mirror. Dans les années 80, c'était un personnage incontournable à Londres qui faisait et qui défaisait les réputations. Sauf qu'un jour, on s'est aperçu qu'il avait détourné tout l'argent des retraites de ses salariés, de son groupe de presse. 32 000 personnes se sont retrouvées sans la paille, sans pension de retraite.
Et peu après, il s'est noyé en tombant de son yacht au large des Canaries. On pense que c'était un suicide. Le bateau s'appelait Lady Ghislaine. Ghislaine, comme sa fille préférée, sa neuvième fille, celle dont on parle aujourd'hui. La jeune orpheline s'est ensuite installée aux Etats-Unis où elle s'est trouvée un amant et un deuxième papa, le diabolique Jeffrey Epstein. Depuis l'arrestation l'année dernière et le suicide du milliardaire, Ghislaine Maxwell s'était faite très discrète. La rumeur la disait cachée quelque part en France. Pourquoi en France ? Parce qu'elle est née à Maison Lafitte en 1961. Elle a donc droit à la nationalité française.
Et on sait que la France n'extrade pas ses ressortissants vers les Etats-Unis. Donc, on pensait qu'elle se cachait chez nous. Eh bien, on avait tort. Elle n'était pas en France. Elle était dans une petite station balnéaire de la côte est américaine. Elle a été arrêtée hier par le FBI. Elle risque maintenant de très nombreuses années de prison. Et elle pourrait donc tenter de collaborer avec la justice et de dire tout ce qu'elle sait sur ses puissants amis et sur ses viols de mineurs qui ont eu lieu aux Etats-Unis, en Angleterre et en France. On n'a pas fini d'entendre parler de l'affaire Epstein. Merci beaucoup. Merci Nicolas. Il est 7h58. Qu'allez-vous faire ?
Emmanuel Macron confirme le remaniement à venir dans une interview à la presse régionale. Mais que dit-il sur Edouard Philippe ? Que dit-il sur le Premier ministre ? Eh bien, nous serons avec Bruno Dive, éditorialiste à Sud-Ouest, qui fait partie des journalistes qui l'ont interviewé. On verra comment ça s'est passé à 8h10.