Manon Aubry : «Le premier problème qu'on a, c'est que les agresseurs sexuels soient arrêtés»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Manon AubryChiffre
« plus de 95 % des agresseurs sexuels qui ne sont pas condamnés »
- 3:30Manon AubryFait
« il faut s'inspirer de dispositifs qui existe dans d'autres pays. Je pense notamment à la Norvège »
- 5:30Manon AubryFait
« le système Mélanie par exemple, c'est un bon exemple »
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J'ai observé ces dernières semaines une forme de concours l'épine des pires idées. Parfois c'est la castration chimique, parfois c'est le retour de la peine de mort et ces idées sont extrêmement dangereuses et je pense mais connaissent le cœur du problème en matière de de lutte contre les violences sexuelles, c'est de penser que finalement c'est la peine en tant que telle qui va permettre de résoudre. Alors que dans bah le premier problème qu'on a, c'est d'abord que les agresseurs sexuels soient arrêtés.
Quand vous avez euh plus de 95 % des agresseurs sexuels qui ne sont pas condamnés et que vous avez dans l'écrasante majorité des cas des plaintes qui sont classées sans suite, c'est plus de 75 % d'entre elles. Il y a d'abord le premier palier qui est problématique. Et puis ensuite sur le cas des enfants, il y a aussi un une barrière un peu plus spécifique à dépasser.
Quand vous êtes un jeune enfant et que vous savez que si vous allez parler, potentiellement vous allez emmener votre père, votre cousin, votre oncle en prison. il y a un accompagnement à avoir de l'enfant parce que va y avoir une forme de culpabilité sur cet enfant et c'est pour ça que je pense qu'il faut s'inspirer de dispositifs qui existe dans d'autres pays. Je pense notamment à la Norvège où on écoute la parole de l'enfant une seule fois, elle est filmée et donc retransmise et derrière il y a des psychologues, des travailleurs sociaux et cetera et aussi des enquêteurs de manière judiciaire en France avec le système Mélanie.
Bah le système Mélanie par exemple, c'est un bon exemple. Vous avez raison que c'est l'objectif se place dans une perspective similaire, sauf qu'il est pas déployé partout. pour que tout le monde ait en tête le système mélanie ce que c'est.
C'est un petit peu le le même principe avec une salle euh qui est spécialement aménagée pour recueillir la parole de la victime. Mais euh tout enfant qui euh a porté plainte pour euh des violences sexuelles, c'est que le parcours judiciaire est un parcours du combattant, que on vous demande de reraconter votre histoire un certain nombre de fois, ce qui réveille les épisodes traumatiques et donc il y a tout un accompagnement à revoir, à repenser. Et en Norvège, c'est une seule fois.
Et à partir de ce témoignage là, vous êtes ensuite pris en charge, protégé et les agresseurs aussi mis hors d'état M non.
Manon Aubry