Grossesse et parentalité : enjeux de santé mentale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 81 %Attaque 6 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:00OuverteRéponse directe
Quel bassin de population couvrez-vous et comment est organisé concrètement votre dispositif ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quels moyens humains et financiers seraient nécessaires pour étendre votre action ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Comment améliorer le repérage précoce des troubles psychiques périnataux ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Quel rôle pour les 1000 premiers jours dans le suivi des familles ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Faut-il former davantage les professionnels de santé à la santé mentale périnatale ?
- 27:00OuverteRéponse directe
Depuis quand observe-t-on une augmentation des troubles psychiques périnataux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Chiffre
« Une femme sur 7 présente une dépression postpartom. »
- 5:00Élise MarsandeFait
« Le premier facteur de risque serait d'avoir développé une dépression avant ou pendant la grossesse. »
- 6:00Docteur Lucy JoliChiffre
« Dans l'année qui suit l'accouchement environ 20 % des femmes ressentent des symptômes de dépression du postpartome. »
- 8:00Docteur Lucy JoliChiffre
« La mortalité par suicide représente aujourd'hui la première cause de décès maternel pendant la première année du postpartum. »
- 20:00Docteur Lucy JoliFait
« La période périnatale est marquée par une incidence dramatique de troubles mentaux notamment du fait des transformations du cerveau maternel. »
- 23:00Docteur Lucy JoliPromesse
« Il faut mieux former les sages-femmes en psychiatrie périnatale. »
- 26:00Docteur Lucy JoliFait
« Il existe trop peu de praticiens spécialisés en psychiatrie périnatale sur le territoire français. »
- 0:15Fait
« la culture de la pratique en psychiatrie est assez différente de la culture de la maternité »
- 3:00Chiffre
« une fois sur 5 on va avoir des femmes qui vont être débordées par leurs émotions »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bien écoutez nous allons continuer nos auditions de cet après-midi donc bonjour bienvenue Bienvenue à à vous au Sénat merci d'avoir répondu à notre invitation dans le cadre de cette mission d'information sur l'organisation de la santé périnatale et sa territorialisation euh donc voilà nous allons entendre cet après-midi le docteur du gravier pédopsychiatre chef du centre de psychopathologie périnatale du ghu Paris le docteur Lucy joli psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine de laapp responsable de l'unité de psychiatrie périnatale commune aux hôpitaux pitiers Salpétrière ténon et Armand Trousseau et Madame Élise marsande présidente de l'association maman blous et puis en visioconférence dès qu'ils arriveront à se connecter nous aurons le docteur Marie Chivet psychiatre et Madame Marie Mo tison sage-femme coordinatrice de l'équipe mobile de psychiatrie périnatale du centre hospitalier de la côe basque alors nos auditions ont permis de mettre en lumière une préoccupation spécifique sur la situation de la santé mentale périnatale cette problématique couvre tant la santé mentale de la mère pendant et après la naissance que la question du développement psychoaffectif de l'enfant dans les tous premiers jours ainsi que et c'est un phénomène moins connu ou reconnu aujourd'hui la question de la santé mentale des pères les résultats de la dernière enquête nationale confidentielle sur les morts maternelles le confirme le suicide est désormais la première ou la deuxème cause de mortalité des mèes dans l'année qui suit leur grossesse ce qui interroge sur la prise en charge de la santé mentale des mère dans la période prénatale comme post-natale une femme sur 7 présente une dépression postpartom de récentes études montrent que le premier facteur de risque serait d'avoir développé une dépression avant ou pendant la grossesse ceci signifie qu'il est possible d'agir en amont à apparemment vous nous avez rejoint et bien bonjour Je vous je vous salue je vous souhaite la bienvenue donc je vous ai déjà présenté à notre aux membres présents dans cette salle [Musique] voilà vous nous entendez oui voilà donc je disais que le premier le premier facteur de risque serait d'avoir développé une dépression avant ou pendant la grossesse ceci signifie qu'il est possible d'agir en amont notamment en prenant mieux en compte l'environnement dans lequel évolue la femme enceinte la santé mentale est considérée par toutes les personnes que nous avons pu entendre comme un élément essentiel pour l'avenir de l'enfant ainsi qu'un enjeu de santé publique que tente d'intégrer la campagne des 1000 jours l'entretien du 4è mois et l'entretien post-natal précoce ces dispositifs ne semblent pas aujourd'hui être utilisés pleinement vous nous direz quelle est votre analyse de cette situation et quelles solutions peuvent être apportées dans la amélioration du suivi de la femme pendant et après sa grossesse il semble notamment que si des outils permettent aujourd'hui de détecter les signes de dépression en période post-natale par exemple le Pds l'inventaire de dépression post-natale d'Édimbourg ces derniers restent à améliorer concernant cette détection en période prénatal vous nous présenterez également dans ce contexte le positionnement les missions et les résultats de vos structures respectives dans l'accompagnement des MRES pendant et après la grossesse il serait également intéressant d'avoir votre avis sur la formation des professionnels de santé à l'identification des signes de détérioration de la santé mentale et à l'accompagnement des des patients ainsi qu'à l'évolution des facteurs de risque au sein de la population tel que l'isolement la précarité l'âge des parturiantes ou l'obésité enfin une meilleure prise en compte des problématiques de santé mentale dans le suivi de la grossesse nécessite du temps et de la coordination comment répondre à ces impératifs dans un contexte de tension sur les effectifs en psychiatrie et en psychologie notamment donc je vais vous laisser la parole sans attendre pour que vous puissiez présenter les principaux enjeux et éléments de réponse que vous avez pu identifier dans un premier temps vous voudrez bien vous limiter euh à quelques minutes pour votre intervention euh pour chacun de vos trois organismes je passerai ensuite la parole à notre rapporteur Véronique Guillotin pour une première série de questions je vous précise que notre réunion est diffusée en direct sur le site internet du Sénat et sera ensuite consultable en vidéo à la demande voilà je vous laisse la parole je sais pas dans quel ordre vous voulez commencer oui vous appuyez très bien alors madame Lise marsand voilà donc quelques minutes c'est si vous voulez de 3 minutes simplement pour présenter et pu as donc je vais présenter l'association déjà donc maman Blu c'est une association nationale et un international une association francophone à but av visé non thérapeutique l'objectif n'est pas de se substituer à des professionnels de santé l'association a trois objectifs informer témoigner et soutenir majoritairement les femmes mais il arrive que nous ayons les paires on en parlera sûrement plus tard maman blous donc c'est une association qui a vu le jour en 2006 mais son site et son forum date de 2003 avec l'objectif vraiment de donner de l'information aux personnes concernées et de pouvoir aussi les orienter en fonction de leurs besoins de leurs demandes et de l'urgence de la situation aujourd'hui nous sommes environ 70 bénévoles des référentes locales donc des femmes investies sur leur territoire localement et puis des personnes qui sont investies sur notre forum d'échange il en a quatre modératrices à ce jour et donc qui ne font que ce ce rôle là euh donc c'est une action nos actions sont auprès des femmes en majorité avec le forum d'échange donc qui est un forum écrit modéré où il y a de la bienveillance de l'empathie l'objectif c'est aussi de voir que tout se passe bien sur le forum qu' a pas d'échange de médication on s'inquiète aussi bien évidemment du bien-être psychique des femmes et des possibles intentions suicidaires mais on a aussi une attention particulière des enfants des bébés que parfois certaines sont soit dans un état de fatigue très important soit sont complètement détachés de cet enfant donc on a aussi une préoccupation autour de de ce bébé on a des coupes de parole en présentiel et ou en distantiel on a pas de partout on a certains endroits mais voilà t nos toutes nos référentes n'en font pas et ensuite on a des actions en collaboration avec les professionnels de santé des structures des instances publiques on a travailler avec le collège national des sages-femmes on bosse avec l'ARS Île-de-France voilà il y a pas mal de structures avec qui travaille actuellement voilà juste une une question vous êtes réparti comment au niveau nationale alors ça dépend il y a des départements où on est plusieurs par exemple on va prendre l'île-de-fance elles sont trois sur Lyon on est quatre et sur d'autres départements je pense par exemple à Bordeaux elle est toute seule voilà ça dépend réellement si on a des bénévoles install inst et après on a des gens sur des territoires où il y en a pas du tout en a pas du tout tout à fait on est on est loin loin de couvrir tout le toute la France voilà après on a des gens sur la Belgique on a quatre personnes sur la Belgique une personne sur la Côte d'Ivoire une personne sur l'Allemagne et une personne sur la Nouvelle-Calédonie merci madame la présidente Madame la rapporteur je suis très honorée de prendre la parole aujourd'hui pour défendre la santé mentale périnatale je suis euh psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine à Paris spécialisée en psychiatrie périnatale et je fais de la de la recherche à Sorbonne université euh sur les processus impliqués dans les troubles mentaux périnataux contrairement à une fausse représentation encore tenace dans nos société la période périnatale est marquée par une incidence dramatique de troubles mentaux notamment du fait des transformations du cerveau maternel tout au long de la grossesse et des transitions familiales pendant cette période dans l'année qui suit l'accouchement environ 20 % des femmes ressentent des symptômes de dépression du postpartome caractérisé par une douleur psychologique une perte de plaisir une fatigue empirant avec l'allitement et des croyances négatives sans fondement par ailleurs il existe un risque estimé autour de 50 % de récidives lors des grossesse ultérieure et lorsque la dépression n'est pas correctement prise en charge l'évolution vers un trouble dépressif chronique ou un trouble de l'humeur de type bipolaire est à craindre on sait aujourd'hui grâce aux évolutions de la recherche en psychiatrie et en neurosci s que ce trouble est lié à des changements cérébraux et hormonaux et peut-être favorisé par des facteurs de risque psychologiques et sociaux qui sont de mieux en mieux identifié toutefois la dépression périnatale peut également frapper comme un coup de tonner dans un ciel serein touchant des mers sans antécédents psychiatriques après des grossesses sans complication et en l'absence de facteurs de risque environnementaux ce trouble a des conséquences dramatiques la mortalité par suicide représente aujourd'hui la première cause de décès maternel pendant la première année du postpartum et il faut rappeler que dans la population générale le taux de suicide français reste l'un des plus élevés en France selon les conclusions du 7e rapport de l'ENCMM une femme en postpartum se suicide toutes les 3 semaines souvent avec des modes opératoires qui sont très violents pandaison précipitation sous un train un pont ou depuis une fenêtre la clinique du suicide maternel est d'une rare complexité tant elle implique des facteurs entrelacés difficilement compréhensible à partir d'un du seul prisme médical biologique ou psychiatrique les motivations à mourir sont multiples et elles sont difficilement généralisable au-delà de ces situations tragiques les chiffres sur le suicide maternel mettent en lumière la souffrance silencieuse des mers dissimulé depuis des siècles sous des strates de vernis social et de représentation faussées sur la maternité bien heureuse ce qui transparaît aujourd'hui dans les études épidémiologiques est le reflet des transitions sociales autour de la parentalité concentré autour du couple plus que sur la famille élargie la parentalité contemporaine bénéficie probablement de moinre relis familial que par le passé accompagner les parents dans cette période sans équivalent est une priorité de santé publique merci Docteur du gravier merci beaucoup merci de me donner l'occasion moi aussi de de faire part de de une vision de de la santé périnatale et la santé mentale périnatale en particulier je rejoins ce que disait le docteur Lucy joli sur la fréquence des des symptomatologie anxiodépressive sachant que les chiffres que vous avez vous aussi cité sont autour de 15 % chez les femmes on a pu le dire tout à l'heure que ça correspondait aussi à 8 à 10 % chez les hommes donc on on est là à reconnaître que c'est un problème de santé publique un problème courant il est plus compliqué par contre de d'arriver à identifier combien de personnes ont réellement besoin d'accéder à des professionnels de santé mentale et je rejoindrai le chiffre de Lucy jolie sur autour de 20 % des femmes qui accouchent qui auraient besoin d'être accompagné sur le plan émotionnel et affectif mais je voudrais aussi mettre l'accent sur les les situations les plus complexes et les plus vulnérables et là on a des données qui sont peut-être plus fragiles mais il semble qu'il y a au moins 1 à 2 % des femmes qui présentent des troubles psychiatriques chroniques sévère donc qui vont mobiliser énormément d'énergie des professionnels qui sont évidemment extrêmement déstructurantes et pour lequel il faut Auda penser à à une approche peut-être encore plus spécifique donc tout ça pour dire que ça concerne probablement 20 % de la population de femmes qui accouche avec une gradation aussi des difficultés donc une gradation de la proposition et de l'offre et quand on parle de ce constat là quels sont les obstacles et les limites les obstacles et les limites on on les retrouve sur la la question de l'accès aux soins il y a 27 % des femmes qui disent vivent une souffrance psychique qui accèdeent à un procè de santé mentale seulement seulement un/art donc donc cet accès au soin c'est notre première à mon avis le premier sujet le premier axe particulièrement important et quand il y a un accès aux soins c'est aussi comment ce soin peut être proposé on identifie plusieurs obstacles et les obstacles sont autour de la discontinuité la discontinuité entre l'enté et le postnatal parce qu'on change d'équipe parce qu'on change de lieu parce que parce que ce sont des professionnels différents la discontinuité entre la ville et l'hôpital entre la maternité et les offres de soins je pense ici à l'offre de soins particulièrement en santé mentale donc service de psychiatrie périnatale et puis la discontinuité peut-être entre les regards des professionnels par les difficultés d'acculturation et donc comment faire que les professionnels puissent travailler et penser ensemble les situations qui sont complexes et avec des problématiques multifocales et après on verra les propositions qu'on peut faire mais je pense que il y a plusieurs niveaux entre autes vous avez évoqué le terme de la coordination comment structurer une d'abord une lisibilité de l'offre parce que c'est ce que vous avez je crois entendu le sien qui a pu relever ça c'est que dans leur enquête on retrouve que les femmes ne savent pas très bien comment notre système est organisé et savent pas s'y repérer donc ça repose sur l'information mais aussi la lisibilité de nos réseaux la structuration de nos réseaux donc arriver à faire à proposer une offre de soins de niveau différents on peut penser d'une offre de proximité une offre de recours voir une offre d'expertise qui soit suffisamment lisible sur le territoire peut-être aussi développer un langage qui soit suffisamment partagé entre les professionnels et les usagers moi j'ai l'habitude de travailler avec la théorie l'attachement grâce à nicool et Antoine g la théorie l'attachement qui paraît simple comme ça qui en fait une théorie relativement complexe mais qui permet quand on est d'horizon divers de savoir comment on décrit les situations et comment on les pense ensemble et puis aussi la notion d'équité euh je crois que si on sur un logique égalitaire le risque c'est qu'on laisse sur le côté un certain nombre des des usagers donc si on veut que tout le monde a les mêmes chance si on veut être un parent comme tout le monde il faut faire une offre équitable donc graduer en fonction de la problématique et puis je crois que c'est pas le dernier point c'est que on a évoqué la santé mentale des mères la santé mentale des pères le développement des enfants moi je travaille sur une avec une la psychiatrie d'adulte sur une conception spécialisée pour les personnes qui souffrent de trop psychiatrique chronique et ce que j'ai appris dans ce travaillà depuis plus de 10 ans c'est l'importance d'une approche l'Ance d'une approche bifocale d'une approche concertée contigue conjointe on a tendance parfois à penser la santé mentale comme une succession d'événements d'abord on s'occupe de la mer puis ensuite on s'occupe du père pu on s'occupe du bébé nous nous défendons un modèle où la psychiatrie la psychiatrie travaille deux concerts pour aussi bien prendre soin de la santé mentale des adultes et de la santé la santé et la construction du lien entre l'enfant et les parents voilà très bien merci je vais donner la parole donc au docteur Marie Chivet et Madame Marie m Tizon je vais vous laisser vous présenter puis vous pourrez enchaîner direct voilà je vous laisse la parole par bonjour je m'appelle Mar je suem coinvec dourousésent une éipe mobile de psychiat périnat alors je vous interrom on a de l'cho on vous entend pas bien parce queil y a un écho difficile on a connexion pardon vous devez avoir de vous avez deux postes ouverts non deux MICR ouverts est-ce que là c'est là c'est bon vous alors là ouais je vais tenir ou ok vous nous entendez sans oui non il y en a encore ouais vous avez pas ouvert deux fois la connexion des fois voilà on a enlevé l'ordi et on va faire au plus simple est-ce que là c'est bon oui oui impeccable allez-y parfait désolé des clcations de connexion donc je recommence je m'appelle Marie mouyatizon et je suis sage-femme coordinatrice je suis avec le docteur Chivet nous représentons hmopsie euh j'ai transmis un diaporama peut-être vous l'avez vous avez accès au PowerPoint il était question d'un partage d'écran oui tout à fait je vais partager mon écran et je vais aussi le distribuer aux intervenants c'est gentil donc hopsy c'est une équipe mobile de psychiatri périnatale qui est au sein du pôle femme mère enfant au sein du ght Navar côte basque nous nous situons au CHCB à Bayonne au centre hospitalier de la côte basque donc avant tout l'ensemble des membres de notre petite équipe remercie mesdames les sénatrices et leurs collaborateurs en charge de cette mission de leur invitation à cette audition donc je vais rapidement vous présenter notre système et son fonctionnement donc notre équipe a vu le jour il y a un peu plus de 3 ans c'est un projet original porté par trois spécialités que sont la pédiatrie l'obstétrique et la psychiatrie c'est la diapo suivante juste donc tout d'abord il s'agit d'une équipe avec que des compétences complémentaires au départ nous étions trois et actuellement nous sommes six est-ce que vous pouvez passer la la diapo suivante euh donc je vois pas apparaître la diapo suivante la diapo 2 donc une équipe mobile pour répondre à un besoin territorial euh c'est une équipe qui est dans une démarche d'aller vers natal c'est-à-dire de l'anté natal ou un an de l'enfant en continuité avec la possibilité également d'avis anté conceptionnelle c'est une équipe qui intervient en psychiatrie c'est-à-dire en réponse au besoins spécifiques des patients présentant des vulnérabilités psychiatriques mais aussi le coparents leur bébé à venir et la triade une fois l'enfant né comme je vous le disais précédemment il s'agit d'une équipe pluridisciplinaire qui est constituée d'une psychiatre de deux psychologues une psychomotricienne une assistante sociale et une sachefemme coordinatrice et chaque spécialité a sa spécificité pour porter des regards croisés et c'est ce qui en fait sa richesse les soins sont organisés sous forme de consultation alors seul ou en binô en fonction de la situation elle est organisée par une activité de liaison il y a des ateliers parentau et des visites à domicile qui se font seul ou en binome c'est un DISP dispositif qui a a pu voir le jour grâce à une dotation annuelle de financement de l'IRS et l'appel à projet des 1 premiers jours et ceci avec le soutien du réseau périnatal de nouvelle aquitain et les dispositifs locaux et territoriaux de santé mentale alors rapidement nos missions ce sont des actions de prévention et la prise en charge précoce en anté et en postnatal auprès des patientses ayant des antécédents psychiatriques connus ces patientes elles vont être repérées lors de l'entretien prénatal précoce au 4e mois de grossesse à l'aide ici localement pour nous de l'autoquestionnaire de repérage des vulnérabilités qui émane du réseau périnatakiten mais aussi lors de l'entretien postnatal précoce dans le postpartom et pourquoi pas à l'aide de le Pds échelle d'Édimbourg pour donc les ce qui est des repérages ces missions s'organisent également autour des patients qui ont des symptômes actuels qu'elles aient ou pas des antécédents psychiatriques et une attention particulière est portée sur les signes de dépression périnatale donc on parle d'anxiété de tristesse de trouble du sommeil d'hypervigilance passe nous nous inscrivons dans le soutien à l'établissement du lien parent bébé et aussi la prévention du risque de retentissement de toutes ces vulnérabilités sur la mise en place des interactions précoces nos missions s'xe également sur le repérage des signes précoces d'altération du développement psychomoteur du nourrisson donc bien bien entendu nous ne travaillons pas seul nous nous travaillons avec tous les partenaires et élaborons en coconstruction un parcours personnalisé de soins et nous nous intégrons au dispositif existant dans un réseau de soins ville hôpital en proximité notre objectif c'est d'être le plus cohérent et le plus ajusté possible aux besoins des patients voilà dans une continuité anépstnatale on l'a dit à plusieurs reprises et dans une coordination entre les différents partenaires partenaires qui seront en intrahospitalier en extra hospitalier que ce soit dans le secteur privé ou avec les professionnels du secteur libéral auprès des institutions également avec lesquels nous nous harmonisons au mieux voilà cette coordination se déploie lors de lien régulier euh des liaisons voilà mais également lors de réunions donc plusieurs niveaux de réunion les réunions de concertation pluridisciplinaires les staffs médicaux psychosociaux les staffs régionaux de psychiatrie périnatale tous ces temps sont des temps de coordination mensuelle pour la dernière diapositive un petit mot de nos chiffres nous notons une évolution de notre activité clinique notre philactive est passé de 142 patientes en 2021 à 400 3 en 2023 et du même et de même une augmentation du nombre des actes qui est passé de 640 en 2021 à 2197 en 2023 voilà est à Noé aussi une augmentation de l'accueil de l'accompagnement des hommes dans notre file active alors qui est modestement passé de 4 en 2022 à 31 en 2023 des hommes dont les vulnérabilités peuvent être plus difficile à repérer mais tout aussi importante à accompagner je vous remercie de votre attention merci bien je vais tout de suite passer la parole à notre rapporteur Véronique guota et j'aurais aussi de trois questions à vous poser après merci madame la Présidente bonjour à toutes et à tous je vais peut-être continuer à enrichir le débat en posant quelques questions alors peut-être sur la la dernière intervention de manière très technique sur un vous quel bassin de population vous couvrez j'ai vu que enfin vous avez ght derrière mais en terme de est-ce que c'est le territoire du ght en terme de population est-ce que ça correspond quand vous avez démarré ce cette alors est-ce que c'est une expérimentation quelque chose de pérenne quand ça a été démarré est-ce qu'il y a un premier vous avez un premier bilan ou une première évaluation de ce aller ver bonjour je suis le docteur donc chiv je suis psychiatre adulte au sein d'émopsie donc notre équipe elle a commencé en février 2021 euh où on a eu un premier financement s où on était que trois donc sur les temps partiels et et ensuite un an après c'estàd à peu près non cétait ou à partir de 2022 on a on a répondu à un appel à projet et on est actuellement l'équivalent de 3,7 ETP euh c'est le territoire notre équipe couvre le territoire Navar côtebas c'est la seule équipe mobile de psychiatrie périnatale sur ce territoire en terme d'habitants vous je ça fait combien de population et en gros 300000 ah ouais quand même OK et et comment c'est organisé concrètement c'est de c'est du à les ver vous avez une unité enfin quelque chose de mobile alors voilà on a notre équipe donc est estampie on va dire équipe mobile mais c'est une équipe qui fait finalement de plus en plus un petit peu de soins conjoints enfin on fait comme nous pouvons on est basé à la maternité de Bayonne donc le centre hospital LAAC basque se situe à Bayonne euh où euh où il y a la majorité des accouchements mais notre équipe va également euh dans le le Pays-Basque intérieur euh à la maternité d'une ville qui s'appelle Saint-Palais à 1hure de Bayonne où il y a 250 accouchements par an donc on va aussi dans cette dans cette maternité et on se déploie également aussi sur la maternité privée où il y a à peu près 1500 accouchements par an euh je sais pas si je réponds à votre question et donc c'est une notre équipe est basée à la maternité de Bayonne pardon euh et et on se déplace donc la majorité de not travail se situe à la maternité de Bayonne et à la maternité de Saint-Palais on y va un jour par semaine c'est la psychologue en l'occurrence qui va un jour par semaine et ensuite on se déploie on essaie de se déployer à domicile mais on est une équipe qui actuellement est largement sousdimensionné par rapport àah par rapport à aux attochements et par rapport à aux missions en fait qui qui nous sont attribué et vous estimez à combien on pourrait envisager que le halallé vert aille sur des territoires peut-être plus ruraux reculés moins mobiles ou voilà des populations plus compliquées qui se retrouvent peu enfin qui vont peu àer consulter combien vous avez évalué à combien il vous faudrait comme même type d'équipe mobile pour pouvoir faire vraiment du du domicile également quoi enfin du aller vert ou d'aller on fait on fait des visites à domicile mais pas plus d'une heure du centre hospitalier de la on peut pas donc la maternité de Bayon on arrive à faire du domicile en rayonnage autour de cette maternité mais par exemple pour l'arrièrepays avec la maternité de saint-pis où il y a 250 accouchements par an 330 maintenant ouais on ne peut pas là on peut pas faire des domiciles actuellement on on on on n pas la capacité de faire suffisamment de domicile on on a fait de manière très sporadique pour des cas extrêmement complexes je me doute je me suis bien douté au vu de l'équipe mais la question que jeim c'est est-ce que vous avez évalué le nombre des quel le type d'équipe qui vous faudrait pour vraiment faire du aller vert sur un type enfin sur ce que vous auriez vous fixé comme objectif voilà le ouais ben actuellement on est tr on est 3,7 ETP sur cette équipe il faudrait au moins qu'on soit doublé par ce qu'on avait évalué pour pouvoir faire en fait actuellement il faut comprendre que nos postes ne sont pas des postes remplacés en fait moi je suis la seule médecin sur l'équipe ma collègue est la seul sa coordinatrice et on a des petits bouts on va dire de de temps de psychologu on a un 020 d'assistante sociale et on a 05 de psychomotricienne qui ellees se déplace beaucoup à domicile et on il nous faudrait au moins il faudrait qu'on soit doublé chaque poste soit au moins doublé pour qu'on puisse assurer une continuité de soins qui a pas de rupture dans la continuité et qu'on puisse faire du domicile de manière plus large et la problématique c'est un problème de moyens financiers ou un problème de ressources humaines ou des deux les deux ah ben les deux et surtout surtout un problème de moyen financiers à l'heure actuelle on a eu un premier financement par la RS qui nous a permis donc de constituer notre équipe mais actuellement enfin il nous manque effectivement un financement pour pouvoir embaucher d'autres personnes et et plus se déployer ok je donc je vais avoir une deuxième question c'est plutôt donc à vers vous que je vais je vais me tourner alors j'ai trouvé bon on partage les constats on avait les chiffres voà nous on était effaré en fait hein sur les premières auditions quand on a ouvert ce cette mission sur la périnatalité le premier chiffre qui est tombé le lendemain d'ailleurs c'était le premier taux de de la première raison de mortalité première cause de mortalité chez les mamans en postpartom était le suicide enfin ça nous a enfin un peu glacé du coup vos propos également m'ont un petit peu donné quelques frissons je voilà je je pense qu'il faut vraiment il est vraiment urgent agir enfin que ce soit sur l'organisation que sur les prises en charge de de de psychiatrie et et de la périnatalité enfin on voit bien que c'est quand même assez inquiétant enfin moi je prends enfin je prends le terme comme comme il me vient et puis je je me posais la question on est toujours confronté sur cette audition face à l'idéal que l'on voudrait atteindre et le le le la réalité enfin les les la réalité des ressources humaines que l'on a pour mener à bien les mission alors vous avez un peu engagé le le le débat qui c'est les questions que je voulais en fait vous poser c'est est-ce que vous pensez pas on on met quand même malgré tout on peut pas dire qu'on n' pas mis d'argent enfin que l'État n pas le gouvernement n'a pas mis d'argent dans la santé on n'est pas un T de PIB le pire des pays européens et pour autant on n franchement pas les meilleurs est-ce que vous pensez pas qu'il y a effectivement mais vous l'avez dit je crois donc voilà vous -être préciser votre pensée une question déjà de de repérage précoce est-ce qu'on passe pas à côté de certaines choses et il y a pas des petites actions peut-être pas très onéreus fait par des professionnels qui ne sont peut-être pas des professionnels sur lesquels on a de la problématique mais plutôt formmer des gens à faire du repérage est-ce que ça ce serait pas une solution pour tenter d'identifier les personnes les plus fragiles est-ce qu'ensuite dans ce parcours là alors il y a les 1000 jours on a auditionné l'association ce matin euh où où on voit bien qu'il y a un concept de de de suivi des des familles très tôt pendant les 1000 premiers jours mais là c'est les c'est pas les 1000 parce que si s'arrête au bout d'un an pareil faute de ressources et cetera mais bon admettons prénatal et et au moins une année post-natal qui permet de continuer peut-être à avoir ces ces parents là ces familles entre guillemets à l'œil et continuer à les accompagner et peut-être que ça nécessiterait pas au bout d'un moment si elles étaient pas lâchées dans la nature bah un suivi psychiatrique ou psychologique plus renforcé parce que justement on aurait desésamorcés des solutions orienter plutôt toujours avec des professionnels peut-être qu'on pourrait former sans que ce soit des des gynécoobstétriciens les sages-femmes enfin tous ceux qui nous manquent aujourd'hui et puis euh est-ce que dans cette donc en gr vient une gradation l'intégration des 1000 premiers jours de quelle manière vous pouvez on pourrait réfléchir à pour pouvoir faire ce suivi assez tôt et puis quel for est-ce qu'il n'y a pas de nécessité non plus de former tous les professionnel de santé euh sur un mode tout le monde sera pas psychiatre ou voilà mais peut-être infuser cette cette culture je crois que jusque-l qu'on a peut-être peut-être insuffisamment pris en compte voilà un petit peu est-ce que vous avez-vous des propositions et j'ai entendu vous faisiez de la recherche donc est-ce que dans ce cadre de la recherche il y a pas des expérimentations à mettre en place moi je suis assez je pense qu'on est assez assez euh fan enfin de de de l'évaluation des choses et des dispositifs que l'on met en place donc qu-ce qui pourrait être proposé avec une forme d'évaluation et peut-être quelque chose de duplicable à terme pour améliorer les choses si si je peux rebondir sur vos questions et sur ce que formuler nos nos collègues de de la côte basque qui sont une équipe qui a quelques années de recul et qui montre une activité croissante j'ai pas expliqué au départ mais le service dont je m'occupe a cette même proposition d'équipe mobile inscrit dans une offre de gradué c'estàd qu'on a une consultation les équipes mobiles et puis une offre dite de recours qui s'appelle l'hôpital de jour on peut accueillir les bébés avec leurs parents pour la journée et nous on a un peu plus d'antériorité parce que ça fait 10 ans que le service est structuré autour de la psychiatrie périentale exclusivement et on a le même constat d'une augmentation d'activité chaque année on reçoit plus de familles que l'année précédente quand on voit le contexte qui est celui plutôt d'une baisse de mentalité ça rejoint ce qu'on évoquait tous je pense qu'on a pas encore atteint un plateau d'une offre suffisamment accessible pour les pour les usagers ça c'est un premier aspect ensuite concernant la question de entre l'idéal entre l'idéal et le et le et la réalité moi je crois quand même qu'on a on a un un axe important c'est que toutes les femmes toutes les familles vont passer par la maternité et c'est là que à mon avis est l'enjeu majeur c'est comment faire pour que la maternité soi suffisamment sensibilisé et suffisamment de ressources et cette coordination et cette articulation entre l'offre éventuelle gradué d'ailleurs vous avez raison toutes les personnes qui ont des moments de détresse psychique n'ont pas nécessairement à consulter un psychiatre ou un pédopsychiatre mais c'est la question de la levée des des des des obstacles à l'accès entre ce qui se passe à la maternité ce qui a identifié et le recours à la médecine générale à la pédiatrie à la PMI et éventuement à l'offre à l'offre plus spécialisée qui est la nôtre donc c'est vraiment une une meilleure connaissance d'une offre déjà existante qui est très variable sur sur le sur territoire je sais que sur le sud parisien par exemple l'offre de soin est bien plus achalandé que dans d'autres d'autres lieux mais on voit aussi que parfois les simplement les femmes ne savent pas à quoi accéder et n'ont pas une connaissance suffisante d'une offre et ça rejoint votre question de comment faire pour mieux identifier on sait qu'un obstacle au dépistage c'est en tant que professionnel si je recherche alors que je ne sais pas quoi en faire mieux vaut ne pas chercher et donc c'est aussi que les procè soient bien informés que une structuration des des des réseaux et une lisibilité de l'accessibilité aussi donc ça c'est un début de réponse je sais pas si vous voulez préciser alors moi j'ai je essaie d'apporter quelques pistes de réflexion euh donc moi je suis spécialisée en psychiatrie périnatale c'est une spécialité qui est vraiment holistique à l'interface entre la psychiatrie la gynécologie la pédiatrie et elle assure la prise en charge des mères et de leur nourrisson la difficulté de cette spécialité c'est justement de conjuguer conjointement les préoccupations pour les mères et pour les nouveauxnés enfin pour les enfants avec des enjeux qui sont pas toujours convergents en France cette spécialité elle se transforme là depuis ces dernières années et depuis l'année dernière à la suite du décret du 28 septembre 2022 les structures assurant des soins en psychiatrie périnatal doivent être doté à la fois d'un psychiatre adulte et d'un pédopsychiatre avec un regard porté à la fois sur les spécificités donc de la mère et du développement de l'enfant euh nous on espère vivement que cette complémentarité elle va enrichir la discipline le regard du psychiatre spécialisé dans la prise en charge de l'adulte est indispensable pour la clinique périnatale la dépression du postmartum malgré ses spécificités est avant tout une dépression qu'il faut traiter comme telle en suivant les recommandations valables pour toute forme de dépression et malgré cette exigen il existe trop peu de praticiens spécialisés en psychiatrie périnatale sur le territoire français par ailleurs c'est vrai que lorsqu'une dépression est diagnostiquée les praticiens sont souvent réticents à prescrire des thérapeutiques médicamenteuses pendant la grossesse ou le postspartome par crainte d'effet indésira sur le fétus ou le nourrissant et il en résulte que finalement certaines femmes avec des troubles psychiatriques chroniques comme le trou bipolaire de type 1 ou présente des symptômes dépressifs anténatoau ne reçoivent pas de traitement adaptés donc les professionnels de santé ils sont insuffisamment formés hein à la gestion des thérapeutiques pendant la grossesse et pourtant il y a des bases de données qui existent comme celle du CRAT qui sont précieuses pour guider les prescriptions et il y a des recommandations qui sont proposées par les par les sociétés savantes et la littérature scientifique il y a d'autres pistes de réflexion qu'on peut avoir et je pense que il faut donc favoriser le dépistage précoce et pour ça il faut mieux former les sages-femmes en psychiatrie périnatale c'est vraiment crucial elle constitue le premier rempart pour renforcer la santé mentale des femmes pendant cette période et pourtant l'accès à la formation en psychiatrie périnatale dans le cursus de mayotic est vraiment inégale sur le territoire avec des variations conséquentes selon les les université à Sorbonne université nous on mène une politique dynamique d'enseignement auprès des étudiants de sag-femmme et elle bénéficie d'un très important volume d'enseignement euh de plus de 60 he donc c'est vraiment ce type de formation en école de mayotique qui mériterait d'être uniformisé à mon sens peut-être qu'on peut aussi évoquer une surspécialité de sage-femme en psychiatrie périnatal euh qui pourrait être proposé sur le modèle de la surspécialisation des autres disciplines médicales par exemple avec une formation supplémentaire des stages dédiés dans des unités de psychiatrie périnatale ou des unités mère bébé enfin au parents bébés maintenant on les appelle comme ça euh donc il y a un véritable enjeu là-dessus euh je voulais aussi parler de l'entretien postnatal précoce euh qui euh voilà une consultation qui est souvent vécu comme une contrainte d'organisation pour les femmes qui présentent déjà des difficultés dans la gestion du du nourrisson et de la frattererie au quotidien je pense que la consultation post-natale pour être systématisée en format de visite à domicile euh je pense que c'est essentiel sur des modalités d'équipe mobile d'intervention ambulatoire précocece encore une fois la sache femme semble être un intervenant pivot essentiel pour assurer ce suivi ambulatoire postpartum au domicile on parlait de recherche tout à l'heure euh c'est vrai que euh la recherche est encore trop dépourvu euh la recherche en psychiatrie et en neurosciences périnatal n'est pas assez soutenu euh à l'international plusieurs équipes ont montré que les transformations cérébrales et les modifications hormonale pendant la grossesse participer à fragiliser la santé maternelle et des traitements de nouvelle génération euh qui sont fondés sur ces découvertes comme les traitements dérivés des neurostéroïdes sont disponibles aux États-Unis mais ne bénéficient pas d'autorisation en France je sais pas si vous avez entendu parler de la brexanolan ou de la zuranolone nouveau traitement sorti récemment donc je pense que nous devons soutenir les nouvelles modalités de recherche sur la santé mentale maternelle en renforçant le lien entre ces unités cliniques de psychiatrie périnatale et les équipes scientifiques et dernier piste dernière piste de réflexion je crois que l'utilisation des nouvelles technologies telles que les applications en ligne constitue aussi un moyen efficace de maintenir un lien thérapeutique avec les patientes en particulier dans les contextes de confinement ou d'isolement social et ces outils permettent d'évaluer de repérer les patientses à risque et de les orienter vers des services spécialisés en santé mentale périnatale pour un suivi à adapté à leurs besoins à l'aide d'un financement par l'ARS nous sommes en train de développer avec notre équipe une application numérique de suivi et d'accompagnement appelé Smart partom destinée à la prévention et à la prise en charge de la dépression du postpartum cette application elle propose un dépistage numérique des symptômes de de dépression et des interventions thérapeutiques avec des niveaux graduels de réponse selon l'intensité de la symptomatologie dépressive même si elles ne permettent pas de garder un lien avec les avec les maires pendant la période du postpartum ces application non pas vocation à concurrencer les prises en charge inconventionnelles et dans la même lignée nous avions proposé avec le docteur Hugo Botman en 2023 à la DGOS la création d'une équipe spécialisée d'évolu à l'accueil téléphonique l'accompagnement et l'orientation des femmes présentant des symptômes de dépression du postspartum s'articulant avec le dispositif inclus dans l'application des 1000 premiers jours et proposant la la passation de l'échelle d'Édimbourg euh notre notre projet appelé Artémis proposait la création donc de cette plateforme téléphonique nationale euh adossé donc à cette application et qui permettait de mettre en contact les mères avec des équipes spécialisées dans la santé mentale maternelle sur l'ensemble du territoire il était construit sur le modèle de la plateforme vigilance existante en en psychiatrie sur le territoire pour la prévention du S suicide euh donc on avait mis un plan de de financement défini et un programme opérationnel mais malheureusement ce projet n'a pas été retenue par la DGOS et l'équipe de la start-up d'tat mis le premier jour avec laquelle nous y travaillons n'a pas été reconduite sur les financements 2023- 2025 tous les documents relatifs à ce projet sont à la disposition de la commission je permre de hop j'appuie sur le bouton je vais me permettre de rebondir on parlait de petites actions euh simplement de parler de santé mentale en fait aux parents on se rend compte aujourd'hui qu'en ananté on parle beaucoup de la santé physique on va expliquer la grossesse on va parler de plein de sujets autour de la grossesse la santé psychique elle est peu voire quasiment pas abordée avec les parents et on sait que s'ils avaient l'information dès cette période- là dès la grossesse il y aurait vraiment il y aurait une possibilité d'être moins démuni dans l'après euh ce qu'on nous les parents quand ils viennent jusqu'à nous il y a des phrases quand même assez récurrentes euh qui reviennent régulièrement euh c'est je ne sais pas ce qui m'arrive donc ça veut dire que on n pas forcément eu d'information sur ce sujet là euh je n'ai pas l'instant maternel ça ça revient régulièrement je devrais être la plus heureuse des femmes mais je suis triste et je ne sais pas vers qui me tourner on sait que quand ils sortent de la maternité généralement il y a pas eu d'information sur les possibilités de prise en charge autour de ce sujet-là donc ils vont pas forcément retourner à la maternité peut-être parfois parce que à la maternité ça s'est pas forcément extrêmement bien passé ou que il pense que une fois sorti de la maternité il y a pas on peut pas y retourner donc parfois il y a des consultations avec le psychologue de la maternité qui sont envisageables mais ils ne savent pas euh pour certains parents ils ne savent pas ce que c'est que la PMI on a eu parfois des des jeunes femmes qui nous ont demandé ce qu'était la PMI donc il y a toute cette question d'information qui est quand même un peu plus présente qu'avant mais quand même pas tant que ça euh et ce qu'on voit aussi parler de formation des professionnels de santé euh ce qu'on voit c'est que certains professionnels de santé et je vais pas faire de de généralité autour d'une profession en particulier mais en tout cas parle de baby blues et s'en arrête là même quand la femme présente des signes quand même assez importants de souffrance psychique euh ce qui fait que quand on s'arrête au baby blues ça empêche le parent d'aller au soins ça empêche le parent de dire ce qu'il traverse et puis a une forme de banalisation de de la souffrance psychique et quand le malêtre s'installe de façon insidieuse qui arrive parce qu'on sait que la dépression postnatale c'est dans la première année de vie de l'enfant qui a un pic bien plus tardivement si je me trompe pas chaque fois je me trompe c'est entre 4 et 6 voilà et pour le coup on a parfois des femmes qui qui nous disent j'en ai parlé par exemple au médecin traitant qui m'a dit que ça pouvait pas être une dépression postnatale parce que je suis pas dans l'après accouchement donc si c'est pas ça bah on va passer à autre chose je vais vous donner quelques quelques vitamines et puis on va faire un petit checkup et voilà on a aussi la question de donner un traitement à quelqu'un sans lui proposer oser de suivis derrière c'est bien d'avoir des traitements médicamenteux quand ils sont nécessaires mais il faut aussi proposer des suivis psychologique quand c'est nécessaire un suivi psychiatrique une proposition d'hospitalisation de jours ou temps plein s'il y a besoin voilà c'est de pas laisser les parents comme ça et je voulais rajouter un dernier point qui m'est sorti de l'esprit la question de la formation des professionnels de santé la les parents vont rencontrer un nombre de professionnels impressionnant durant la grossesse gynécologue ça femme pour celles qui présentent qui vont être àité par exemple un flébologue si elles ont un diabète gationnel un diabétologue les puèes d' pu un médecin traitant un pédiatre un kiné sur tout cet ensemble de professionnels de santé pour certaines qui présentent déjà des signes de souffrance psychique en antatal on se rend compte que parfois il y a rien qui a été vu et elles arrivent à l'accouchement très souvent dans un état psychique assez dégradé donc les professionnels de santé on se rend bien compte qu'ils sont pas forcément formés ou en tout cas pas assez sensibilisés à cette question et je voulais juste rajouter une dernière petite chose avant d'oublier on a parlé de de d'application d'application numérique euh je voulais quand même faire un tout petit aparté concernant l'application des m premiers jours qui est une application qui a vu le jour en juillet 2021 qui est une application qui est portée par le ministère euh à laquelle on a collaboré pendant un an et demi de d'octobre 2021 à avril 2023 euh c'est une application qu' commencé avec un budget assez conséquent pour pouvoir développer cette application et à l'intérieur de l'application le dispositif mjour blues qui permettait donc qui permet toujours de passer le Pds en ligne et d'avoir derrière quelqu'un qui puisse répondre déjà apporter une première écoute orienté si nécessaire euh sauf que ce cette application tend à être en danger assez régulièrement du fait de budgets qui ne sont pas renouvelés forcément de façon pérenne voir des petits budgets sur des courtes durées le 27 février de cette année on a lancé une pétition parce qu'on a appris que l'app que le dispositif midjour blues allait être arrêté euh il y a eu une pause de une à de semaines et un nouveau budget a été alloué donc ça pose quand même une problématique autour de cette question de la santé mentale que l'on met en lumière on doit accompagner les parents mais ce qui est existant quand il y a de l'existant n'est pas forcément porté très bien merci oui je crois que vous avez demandé la parole le paybas oui vou l'équipe mobile de de Bayen nous voulions rebondir sur ce qu'avait dit le docteur jolie concernant les sages-femmes comme quoi elles étaient le premier rempart face à la souffrance des femmes on est tout à fait d'accord et comme quoi elle manque de formation nous quand notre équipe a vu le jour là en 2021 on a décidé de de faire une formation obligatoire à toutes les sagesfemmes de la maternité de Bayen donc on a a fait sur 2 ans en fait des sessions régulières de moi j'ai des des des petits cours de psychiatrie périnatale et ma collègue a fait des cours sur les interactions précoces maman bébé le repérage et et le soutien à ces interactions et et c'est vrai que on a réussi à formmer enfin former en tout cas informer on va dire toutes les sagesfemmes de la maternité de Bayonne et et de de la maternité de Saint-Palais et on a pour objectif aussi de créer une formation territoriale mais c'est pour dire qu'effectivement on s'est rendu compte que les sages-femmes elles étaient très heureuses d'avoir ces petits informations ces petits cours et et à la fin elle venaient souvent nous nous dire qu'effectivement il y avait plein de choses qu'elle qu'elle constatait en consultation quand elle avait les patients en face d'elle mais elles avaient pas forcément les mots pour le dire elles avaient pas forcément la formation adéquate et donc elles étaient assez satisfaites d'avoir été informé sur ce sujet et suite à ça suite à cette cette petite campagne de formation on a on a constaté que nos que les agfemmes nous appelaient beaucoup plus pour parce qu'elle faisait du meilleur repérage en fait des sachfemes de consultation lors du su de grossesse et et notamment effectivement sur les sfames en suite de couche donc c'est c'est important effectivement sur ce que vous avez dit de former les les sages-femmes sur la psychiatrie périnatale et la même chose sur le terrain c'est-à-dire qu'on reprend des situations cliniques sur le terrain en équipe euh sur bah des comportements des patientes qui ont surpris étonné choqué parfois dérangé de manière à ce que les les sages-femmes aient cette sensibilité aussi aussi et et tolère ben un système qui fait peur une patiente qui a des propos incohérents qui qui pleure qui est en colère qui effondré enfin c'est un peu effrayant donc il y a aussi les professionnels de santé de première ligne à contenir euh une autre chose que je voudrais dire moi c'est sur le développement de l'offre de soin parce que le repérage il est meilleur l'offre de soin peut-être pas c'est-à-dire que effectivement il faut pas toujours un psychiatre pour une patiente en dépression par contre si elle pouvait avoir un accompagnement psychologique euh pendant quelques Séan parfois c'est extrêmement bénéfique en en peu de séance c'est très variable d'une patiente à l'autre mais euh sur le même mode que le remboursement de séances de rééducation pérénéale pourquoi ne pas imaginer un système où une patiente aurait droit à à en fonction de ses besoins de une à 10 ou 15 séances chez une psychologue qui serait remboursée et ce serait peut-être un c'est je je dis ça spontanément ce serait peut-être un moyen d'avoir une offre de soins accessible à tous parce que remboursé h et de même vous parliez des médecins généralistes des pédiatres nous on constate que dans notre pratique clinique on est très peu appelé finalement par les médecins généralistes et les pédiatres en postnatal or par exemple les pédiatres c'est eux qui sont amenés à voir régulièrement pour le suivi somatique ou le suivi du développement de leur enfant bah les les enfants avec les leurs parents et c'est vrai que on constate qu'ils n'ont pas forcément la formation suffisante ne serait-ce que pour poser des questions sur l'état de santé mental du père ou de la mer et et du coup en tout cas nous dans notre pratique on a très peu d'appels des médecins généralistes et des pédiatres beaucoup plus des sages-femmes ou des gynécologues obstétriciens et on se dit que de ce côté-là aussi il y a un vrai manque de formation très bien merci c'est une piste intéressante euh moi j'aurais trois questions à vous poser euh je suis comme Véronique on a découvert cette problématique de de troubl psy de suicide de de quand est-ce que vous datez cette évolution parce que bon on en a déjà discuté on a toutes les deux eu plus leurs enfants et puis on na jamais été confronté ni nous ni ni notre entourage à cette problématique euh on parlait du baby blues oui mais mais pas au-delà et vraiment depuis qu'on fait ces auditions ça revient très régulièrement quand on est allé visiter l'hôpital Robert Debray aussi ils ont les équipes ont beaucoup insisté sur cette problématique de est-ce que vous pouvez dater est-ce qu'il y a une bascule est-ce que c'est une meilleure connaissance aussi bien suite au aux recherches qui sont fait est-ce que c'est une évolution de la société est-ce que c'est l'éclatement des familles est-ce qu'il y a moins les les générations euh au-dessus qui qui donnent des conseils est-ce que ce sont les réseaux sociaux qui amènent une certaine anxiété enfin voilà de quand est-ce que vous pouvez dater cette bascule est-ce que vous avez des éléments parce que moi j'avoue que j'ai un peu du mal à comprendre pourquoi on en arrive à ce stade là alors que je sais plus qui disait qu'effectivement la grossesse et l'avenue d'un enfant enfin ça doit être être une joie et enfin pour nous c'était des des joies et maintenant on se rend compte que les jeunes couples sont beaucoup plus euh face à des difficultés à cette période-là de leur vie la deuxième question c'était je voulais m'adresser à au chiffres que vous nous avez donné pour hmopsie hein on voit une très nette évolution sur 3 ans alors est-ce que c'est le bouche à oreille est-ce que vous avez une meilleure un meilleur dépistage est-ce que vous en avez parlé à l'ensemble des professionnels de santé qui de ce fait là sont beaucoup plus attentifs et ça induit ma troisème question quelle est pour vous finalement la porte d'entrée quel est est-ce qu'il y a un professionnel de santé plus spécifique qui va faire le dépistage ou est-ce que c'est l'ensemble des professionnels qui vont euh entourer un couple hein parce que je j'intègre les père hein je crois que de mémoire on nous avait parlé de 9 % et euh un docteur de parleré de 8 à 10 t on est sur les mêmes chiffres voilà est-ce que c'est lors de la première visite du du du début de grossesse est-ce que voilà est-ce que on ident est-ce qu'il y a à identifier un moment spécifique ou bien c'est l'ensemble des personnels de santé qui doivent être mis dans la boucle merci je vous laisse allez-y vous pouvez tout tout toutes et tous répondre alors com docteur jolie oui alors sur votre première question je crois que les troubles psychiques périnataux ils ont toujours existé euh simplement il y a une évolution sociétale qui fait que bah il y a une libération de la parole les femmes s'autorisent plus à verbaliser leurs difficultés euh voilà le fait d'avoir un enfant c'est pas l'euphorie qu'on décrit auparavant et et je dirais que peut-être les femmes subissent un peu moins la pression sociale les réseaux jouent beaucoup hein avec des des choses comme le hashtag le mon postpartum voilà donc on on voit une certaine libération de la parole sur des troubles qui qui existent depuis toujours alors peut-être que la pandémie covid a majoré les troubles périnataaux et notamment anxieux et et et dépressif euh donc ça c'est sur sur ce point-là euh sur votre dernière question concernant le professionnel qui serait le plus à même de de coordonner tout ça euh moi je pense que c'est vraiment la sage-femme euh qui a vraiment un rôle pivot euh c'est vrai que sur les maternités nous avons des staffs de parentalité qui réunissent tous les professionnels euh de de périnatalité donc les sages-femmes obstétriciens la PMI les réseaux ambulatoires et il jouent un rôle crucial dans la coordination des soins mais la continuité n'est pas toujours assurée après l'accouchement souvent on voit que ça se passe plutôt bien pendant la grossesse parce que il y a beaucoup de rendez-vous et donc les choses voilà se font mais par contre après la sortie de l'hôpital il y a une sorte de de désert et donc je pense que une sage femme une sage femme référente pour chaque grossesse qui pourrait assurer la la continuité ananté et postnatale serait vraiment crucial alors ça doit pas forcément être un soignant à mon avis hospitalier ça pourrait être ancré dans des structures ambulatoires ou des interfaces villehôpital sur le modèle de ce qui se fait avec la maison des femmes par exemple dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes au sein des centres hospitaliers et sur le même registre nous assurons par exemple à l'hôpital Saint-Antoine des soins de psychiatrie périnatal en relation avec les réseaux périnataaux d'île-de-fance et cette hôpital il bénéficie pas d'une maternité mais propose une offre de soins avec des consultations et une hospitalisation spécialisée pour les femmes en souffrance donc voilà pour moi la sage-femme elle pourrait coordonner tous ses soins et il y aurait moins de de perdu de vue et aussi pour les femmes qui loupent des rendez-vous bah à la maternité ces femmes-là on les revoit que le jour de l'accouchement euh elle pourrait voilà être vigilante et pouvoir rappeler ses patientes qui qui qui sont perdus moi je vais me permettre je vais rebondir sur ce que dit le docteur jolie c'est sur la question de de la la libération de la parole maman blues à 20 ans il y a 20 ans on parlait pas comme ça de la la santé mentale Pinat les femmes étaient beaucoup vues quand ell l'évoquaient comme des folles on a encore cette vision mais on en sort quand même pas mal donc je pense que au contraire les réseaux peuvent av voir un côté hyper anxiogène avec ces réseaux de de de personnes qui publient des photos hyper instagramable d'une maternité idéale où tout va bien tout est beau l'enfant est beau il peur pas bon voilà mais on trouve aussi beaucoup de comptes aujourd'hui de femmes qui évoquent ce qu'ell traverse et pas seulement des trouffrances psychiques périnat juste elle parle de maternité dans tout ce que tout ce que ça peut représenter donc le fait de pouvoir parler de pouvoir dire le fait que les femmes parlent et que la voix des femmes soit entendue ça change quand même beaucoup la donne la seconde chose sur la question de la porte d'entrée là où je voulais rebondir c'est aussi que parfois il y a déjà des professionnels de santé dans la boucle il y a déjà des professionnels comme des psychiatres quand c'est des femmes qui ont des troubles psychiques préexistants qui ne seront jamais en lien avec les professionnel de la maternité et ça c'est une vraie problématique il faudrait du départ dès qu'il y a un projet et de conception ou que la grossesse est annoncée enfin est réelle que le professionnel de santé qui suit la personne quel qu'il soit un médecin traitant un psychiatre ENF voilà se mett en lien avec les autres professionnels de santé qui vont la suivre pendant sa grossesse ça me semblit ça me sembleur logique parce que nous on a parfois des femmes qui ont un psychiatre qui leur a dit bon ben on arrête tout elles ont un traitement elles arrêtent du jour au lendemain alors que forcément il ne faut pas arrêter un traitement durant la grossesse et qu'elles arrivent dans des états psychiques extrêmement dégradé à la fin de la la grossesse je l'ai déjà dit mais j'insiste sur le fait que c'est une question aussi de d'échang culturel la culture de la pratique en psychiatrie est assez différente de la culture de la maternité on doit apprendre les uns des autres et ça ça demande ce qu'on évoque tous hein comment faire pour la coordination je crois qu'on défend tous la place des sages-femmes des sagesfemmes de coordination comme not comme notre collègue et qui permet aussi ce C cet échange autour de de de domaines différents l'expérience qu'on a à nous pour les troubles psychiatriques chroniques c'est que les femmes qui ont un trouble bipolaire ou qui ont une schizophrénie elles vont se sentir particulièrement menacé par notre système et stigmatisé par les les propositions qui sont faites il faut donc qu'on trouve des personnes qui sont des interlocuteurs pour faciliter l'accès au soins psychiques et l'accès à la maternité comme tout un chacun et pour ça il il Fall proposer un accompagnement plus spécifique et et plus renforcé d'où la nécessité de former les sagesfemmes aussi hein comme disait le docteur jolie avec des modules de formation suffisants juste c'est pas c'est pas ça existe depuis un moment parce que il faut se souvenir que Françoise molena po psychiatre avaiit beaucoup défendu le principe de l'entretien prénatal précoce de la sagefemme de coordination il y a déjà 20 ans et disait bien que les S femmes étaient les premières interlocutrices pour accéder aux émotions à la détresse psychique avant même d'avoir les psychologues ou les psychiatres donc ça 20 ans et ça ça ça ça se diffuse quand même oui mais apparemment on a entendu que le l'enseignement était très irrégulier d'un d'un territoire à l'autre oui mais c'est c'est aussi une question de formation initiale et formation continue quand on est sage-femme je pense qu'au début on quand on veut être sage-femme on veut faire naître des bébés et que les M les mèr na en bonne puisse être en bonne santé après la naissance et je crois que c'est après qu'on découvre mais que finalement une fois sur 5 on va avoir des femmes qui vont être débordées par leurs émotions et donc la formation initiale c'est très bien mais je pense que c'est aussi une question de de de revenir sur le métier régulièrement ce qu'évoque nos collègues là sur la formation continue à l'intérieur des maternités quand les problématiques sont ont émergé pour les professionnels qu'ils ont besoin de de réponse et de et de réseau et si je peux me permettre c'est aussi euh de permettre que les pè etdents les personnes concernées puisque notre association ce sont que des femmes concernées puissent intégrer ces formations pour qu'ell puisse redonner du sens qu'on est quelqu'un face à soi qui a vécu quelque chose on a toutes des vécus très différents et pour certaines avec des vécus assez conséquents et c'est intéressant pour le professionnel de santé d'avoir face à soi quelqu'un qui l'a traversé et comment il l'a traversé et juste pour une expérience pratique vous parliez tout à l'heure de l'évolution éventuelle on a l'air d'accord les uns et les autres sur le fait que c'est probablement pas une évolution c'est prob une meilleure visibilité de ces problématiques en tout cas concernant les dépressions périnatales c'est prob très différent pour les troubles psychiatriques parce que les traitements ont fait évoluer les choses donc il y a plus de femmes qui ont des troubles psychiatriques sévères qui peuvent avoir un enfant mais par contre dans notre pratique du du quotidien moi quand j'ai commencé il y a une quinzaine d'années j'entendais très peu les manifestations autour de j'ai des idées noires des idées suicidaires et ça par contre je pense que la libération de la parole fait permet d'accéder libérer cette possibilité pour les femmes d'oser dire ce ce qu' est traversé avant mais que pour lesquel nait pas d'interlocuteur je pense à ça moi dans ma pratique quand j'ai commencé comme pédopsychiatre je m'occuper des enfants de 0 à 18 ans et ce qui m'a donné envie de faire la psychiatrie périentale c'est parce que je voyais des enfants de 6 ans de 10 ans qui avaient qui venaient consulter pour eux-mêm et dont les parents disaient dès le début on a été en difficulté ensemble dès le début j'ai eu l'impression que ce lien n'arrivait pas à se construire c'est ça qui nous a donné envie je crois aux uns et aux autres d'être d'intervenir le plus précocément possible euh oui je vous laisse la parole euh au Pays-Basque oui je sais pas qui veut intervenir oui je rejoin tous les tous les intervenants vraiment avec ma collègue médecin euh notamment sur le fait que la position de sacheem permet un accès plus fluide et moins effrayant aux soins psychologiques et psychiatriques euh moi je l'ai découvert en bah en démarrant cette équipe euh c'était la première fois que je travaillis avec un psychiatre des psychologues aussi directement et en fait les patients me disaient je veux bien rencontrer la sachefemme et après je verrai et en fait après ce rendez-vous d'accueil ce premier rendez-vous bah elle se disait tiens oui pourquoi pas pourquoi pas j'ai des angoisses je dors pas j'ai peur pourquoi pas voir peut-être la psychologue et c'est comme ça que que s introduit progressivement ces notions d'accompagnement psychologique et psychiatrique parce que une fois que qu'il y a eu un adressage vers notre équipe le premier entretien d'accueil est est systématiquement réalisé par notre collègue sage-femme et qui fait aussi de la coordination donc une fois que ce premier rendez-vous a été effectué effectivement c'est une bonne porte d'entrée et on constate que les patientes elles sont plus rassurées en effet de pas avoir comme premierre interlocuteur la psychologue bon la psychiatre n'en parlons pas mais c'est vrai qu'elles sont plus rassuré et un lien de confiance un espèce d'environnement de bienveillance s'instaore autour d'ell et là elles acceptent secondairement après de rencontrer tel ou tel professionnel donc vraiment on on on constate que c'est oui comme tu dis c'est c'est facilitant c'est c'est fluidifiant en tout cas de de d'avoir ces consultations avec les sages femmes mais ça nécessite qu'elles aient un bon niveau de formation parce que parce que ça s'improvise pas non plus et enin c'est vrai voilà autre chose je voulais dire sur la dépression périnatale en fait c'est une dépression qui est très culpabilisante en fait il y a systématiquement une terrible honte associée à cet état dépressif qui n'est pas justifié par la société la famille l'environnement et c'est je je fais une dépression alors que je devrais être queureuse et et c'est vrai qu'il y a une honte à associé qui est voilà qui est difficile à déposer mais une fois qu'elle est déposée et et qu'on peut dire à ces femmes vous n'êtes pas seulle alors c'est avec plus ou moins d'intensité il se trouve que vous c'est c'est très intense c'est très douloureux on va vous aider on va vous accompagner mais il y a aussi outre tout ce qu'on peut déployer une crainte d'avoir à faire à nos à nos soins à nos accompagnements et puis une peur plus plus plus poussée aussi de ce que ça pourrait induire mais si je suis déprimée ça veut dire que je vais pas savoir m'occuper de mon bébé ça va peut-être dire qu'on va me l'enlever et euh voilà ça a été peut-être déjà dit mais ça me revient c'est c'est beaucoup de peur beaucoup de peur des professionnels parce que est-ce que la dame va pas se suicider est-ce que la dame elle va trop mal et je m'en suis pas aperçu et beaucoup de peur des professionnels et des patientes et de leurs conjoints aussi très bien on parlait tout à l'heure de l'information hein qui avait un manque d'information je voulais vous vous dire que justement notre mission d'information organise une table ronde le 14 mai où on a invité des journalistes des podcasteurs enfin voilà justement pour parler un petit peu de cette problématique et puis arriver à faire diffuser un petit peu les sensibiliser en tout cas à la problématique pour que il puissent chacun dans leur dans leur fonction diffuser un petit peu cette information vonique j'ai quêmeel quelques dernières peties questions je voulais vous demander madame si vous aviez repéré ces dernières années une augmentation plus importante d'une forme d'angoisse des des mamans ou des papas enfin lié aux instabil en fait d'équipe médicale on voit qu'il y a un accès aux soins qui est de plus en plus compliqué un manque de lisibilité vous l'avez dit de temps en temps des des maternités qui ferme temporairement ou définitivement voilà est-ce que ce phénomène là vous semble simpimplifié je voulais parler de la sage femme référente et vous posz la question et vous avez répondu donc voilà je je n'y reviendrai pas je voulais éventuellement vous évoquiez le retour précoce est-ce que vous pensez que c'est un facteur qui peut être un facteur de risque pour le le un des problèmes psychologiques voilà et moi il y a quelqu chose qui me en fait on a jamais parlé pendant toutes ces auditions c'est jamais venu en fait le sujet sur les les enfants maltraités parle la la santé mentale de la maman le bien-être le développement de l'enfant mais on on voit quand même alors on en entend parler que lorsqu'il y a des des drames ou des choses médiatiquement dont les médias s'intéresse parce que c'est intéressant médiatiquement est-ce que c'est un sujet qui est en lien avec ça en fait la mal en faitin tout simplement des enfants les bébés secoués avir voilà aller jusqu'à de la maltraitance voir des infanticides enfinil on a quand même des des choses est-ce que ça c'est c'est à mettre en lien avec la santé mentale ou pas et puis concernant le le suivi proposé on on a eu des des il semble que le gouvernement réfléchisse effectivement à des des remboursements des consultation sous le le volet mon soutien PSI donc je v savoir ce que vous en pensez alors merci Madame la rapporteur pour ces questions je vais essayer de répondre à quelques-unes alors sur le retour précoce donc les femmes qui restent en moyenne 3 jours après l'accouchement dans les services de suite de couche c'est une durée qui correspond finalement davantage aux enjeux de surveillance organique et une prise en compte des besoins psychologique il existe au sein des maternités des modalités de dépistage on en a parlé comme le l'échelle d'Édimbourg des entretiens avec des psychologues de maternité et des accompagnements par les péricultrices euh mais pour certaines mères en difficulté dès les premiers jours de vie du nourrisson ou avec des antécédents ou des facteurs de risque psychiatrique identifié cette durée elle peut être allongée toutefois un grand nombre de symptômes psychiatriques péripartom surviennent bien après ce court temps hospitalier et paradoxalement la surveillance médicale et paramédicale dont bénéficient les femmes et les nourrissons pendant cette période elle peut également mettre certaines patientes en difficulté avec une certaine médicalisation de de la relation de l'enfant les enjeux de prise de poids de l'allaitement des habilités parentales dans les premiers soins qui peuvent être des sources d'angoisse et participer à la souffrance psychologique hein dans les premiers jours de vie les unités kangourous ou les unités mère enfants qui sont intégrés au sein des services d'essu de couche pour à mon sens ils offrent un réel soutien aux familles en prenant le temps d'accompagner ses parents dans leur rôle parental malheureusement ces unités sont encore trop peu nombreuses dans les maternités par exemple à la maternité de la Pitié Salpétrière qui est une grosse maternité il n'y a pas de ce type d'unité les dispositifs tels que le Prado maternité et les les iPad permettent un soutien à la à la parentalité hein dans les situations à bas risque médical et psychique donc donc ça permet de désamorcer des situations qui pourraient devenir sévère toutefois pour les troubles psychiatriques plus sévères les femmes bénéficient moins de ces prise en charge et encore une fois le véritable enjeu il reste d'ailleurs l'accès au soins après la sortie de la maternité l'offre de soins elle est à mon avis vraiment insuffisante sur le territoire l'une des structures les plus importantes pour la prise en charge des femmes souffrant de troubles psychiatriques chronique ou d'apparition aigu pendant la ou après la grossesse c'est notamment les unités donc Parents Bébé anciennement appelé unité mère bébé et ces unités qui sont spécialisées en psychiatrie périnatale elles peuvent accueillir donc les femmes enceintes ou en difficultés pendant la grossesse pour des hospitalisations programmées euh par exemple dans des contextes de dépression anténatale sévère ou des diades euh avec la mère et le bébé après l'accouchement euh et sur le territoire français ces unités elles sont en nombre insuffisant euh les places de ces unités sont rares et de nombreuses mères qui devraient en bénéficier ne peuvent jamais y accéder en île-de-fance il y avait ces dernières années cinq unités par en bébé pourvant recevoir ces diades en hospitalisation complète il n'en reste aujourd'hui que trois en mesure de répondre à ces enjeux donc c'est assez assez dramatique euh je vais essayer de de répondre à votre question sur sur l'infanticide et le les néonaticides dans les formes de suicide àisé ontalgique les mères témoignent finalement une douleur psychologique si intense qu'elle ne s'imagine ne pas pouvoir continuer à poursuivre le combat de l'existence et préfère l'échapatoire enthalgique de la mort pour échapper au quotidien d'autresfis le suicide il est motivé par la croyance d'un avenir sans espoir empli de menac et de souffrance par une culpabilité irrationnelle de faute présumée des croyances d'indignité ou encore la conviction de faire peser un poids insurmontable à ses proches et pendant la période pénatale le suicide maternel se double aussi d'en jeux donc néonato et emprisonné dans les croyances dépressives qui inhent toute possibilité d'espoir et de plaisir certaines mes se perçoident que la mort de de nourrisson et de son de leur nourrisson est préférable finalement aux ténèbres d'un avenir douloureux et donc le suicide maternel il peut aussi s'accompagner de néonaticide dit altruiste motivé par la peur de laisser le nourrisson souffrir dans un monde apocalyptique ou par la crainte de l'abandonner à la solitude douloureuse de l'existence psych et ben c'est ouais c'est c'est quand même relativement rare il faut pas non plus faut faire attention parce que c'est quand même ça arrive bien sûr et c'est évidemment dramatique mais ça on peut pas la santé périnatale et la santé mentale périnatale peut pas être résumé sur ce prisme là fa faire attention quand même parce que euh sinon on donne une image quand même deou de cette périod là qui est un peu complexe c'est pour montrer que voilà il y a des chiffres qui sont assez inquiétant et que il y a des choses à mettre mais on on l'a tous dit mais il faut faire attention à ce qu'on laisse comm message à terme juste ouais moi je vais me permettre sur cette question là euh nous les femmes qui viennent jusqu'à nous il y a une préoccupation énorme autour du bébé elles sont inquiètes des séqueles qu'elles vont laisser à leur enfant c'est ça qui ressort généralement celles qui ne parlent pas de leur bébé effectivement il peut y avoir une inquiétude importante mais c'est voilà il y a il y a au fait le fait de d'avoir des idées noir et possiblement d'avoir envie d'emmener ses enfants ça arrive mais nous ce qu'on voit quand même au sein de maman blouses c'est que ces femmes-là elles sont vraiment dans une grande inquiétude autour de leur bébé ça c'était vraiment la la première chose sur lequelle je voulais rebondir sachant que il y a la question de la psychose purpérale qui est un une situation à part un trouble psychiatrique sévère et effectivement là pour le coup il y a une extrême inquiétude autant de du côté du side mais aussi l'infanticide je voulais rebondir vous avez parlé de mon PSI euh alors pour le coup nous on a renvoyé régulièrement vers mon PS la problématique c'est le fait d'aller voir son médecin généraliste pour avoir le droit à temps de séance de trouver un psychologue qui prend en charge ce ne sont pas forcément bien évidemment des psychologues formés loin de là et h séances quand on va extrêmement mal c'est clairement pas suffisant pour continuer enfin voilà pour avoir un vrai travail thérapeutique euh et je voulais rebondir enfin il y avait sur la question de l'amplification des angoisses ces dernières années euh bon bien évidemment le covid est passé par là on sait que au moment du premier confinement tout s'est arrêté tout le monde s'est arrêté de vivre et les femmes ce sont pour celles les femmes et les hommes he je parle aussi des hommes se sont retrouvés sans suivi les équipes ont tenté de mettre en place des choses à distance voilà téléconsultation tout ce qui pouvait être possible maman blues aussi a fait du visio c'était pas l'idéal mais c'était déjà ça euh ce que je vous là où je voulais aller c'était sur la question de l'isolement isolement réel ou l'isolement vécu l'isolement réel dans le sens où on est éloigné de sa famille généralement les familles sont extrêmement éclatées aujourd'hui voir on déménage au moment de la grossesse donc on s'éloigne mais il y a aussi l'isolement vécu celui que l'on ressent alors qu'on est très entouré et ça c'est un des sujets qui me semble primordial c'est l'accompagnement des parents en post-natal une fois qu'ils rentent chez eux qui sont totalement laissés seuls alors on parlait avant qu'il y avait des il y avait un village aujourd'hui le village il faut se le constituer avant avant d'avoir accouché sinon on est quand même extrêmement seul voilà oui puis je rejoins ce que dit ce que dit lise marsand sur le fait que d'abord ce qu'on entend souvent c'est plus une préoccupation pour leur enfant et donc par rapport à votre question sur la maltraitance il existe pas une maltraitance mais des formes de maltraitan différentes qui peuvent être la conclusion justement de l'isolement évoqué et je rejoins particulièrement comme indicateur puissant le sentiment d'isolement et non pas l'isolement seulement dans la réalité donc par rapport à votre question bien sûr que les sujets de protection de l'enfant sont toujours entre mêl avec les questions de la naissance et de la suite et c'est comment on travaille de concert nous on a la chance de de pouvoir depuis maintenant plusieurs années avoir des organiser des formations régulières pour les juges pour les jugesair les juges des enfants et on voit que ça commence à aussi à permettre de travailler ensemble et de de lever certaines certaines limites et la question d'isolement vous l'aviez évoqué avec avec enfin dans les question que vous nous aviez transmise il y avait cette cet aspect des équipes mobiles et d'aller d'aller au-dant de la demande et entro du dispositif panjo qui éta porté par C public France dispositif panjo au départ est construit sur cette idée que se sentir isolé c'est un facteur de vulnérabilité qui justifie qu'on offre une une intervention plus importante que pour tout un chacun et donc quelques visites à domicile systématique qui permettent de faire émerger des demandes tout le sujet c'est on a un psychanalyste qui disait un bébé seul n'existe pas pour rejoindre ce que dit marsand des parents seul avec le B ne devrait pas exister c'est comment les aider à construire un réseau d'aide dans l'envirage l'environnement PROE famili social mais aussi a des professionnels de confiance très bien docteur chiv vous vouliez rajouter quelque chose non c'est bon Véronique encore une question et bien avant avant de clôturer notre notre audition moi j'ai encore une dernière question est-ce que vous pensez que l'allaitement maternel enfin quel est la poule et l'UV j'allais dire est-ce qu'une femme qui déprime le fait d'allaiter peut l'aider ou inversement parce qu'elle déprime elle va moins allaiter ou est-ce que le fait d'allaitter ça ça donne un peu de beauqueœur enfin voilà est-ce que vous avez pu identifier une relation qui a entre l'allaitement maternel et puis les répercussions psy plus ou moins importantes moi jeis me permettre de répondre de ma position d'usager pour le coup alors d'une part on a aussi encore une fois sur l'accompagnement autour de l'allaitement qui n'est pas quelque chose d'îné et qui doit être accompagné on se rend compte que euh par exemple à la maternité on a beaucoup de discours différents d'un professionnel de santé à un autre les femmes peuvent se sentir très vite euh déborder et voir ne pas savoir ce qu'elles doivent faire donc je pense qu'il y a l'allaitement doit être entouré encore une fois donner euh des informations aux parents sur la consultante en lactation ou la consultante en en allaitement pardon qui se trouve sur la maternité s'il y en a une de pouvoir savoir qu'en rentrant chez elle elles pourront appeler telle association qui fait du 24 24 et qui va pouvoir donner des ressources ça c'est une chose après encore une fois il y a l'allaitement qui est subi et celui qui va pas du tout être subi qui va être quelque chose de protecteur une femme qui tient je sais pas si on peut dire qui tient mais en tout cas dans lequel c'est un quelque chose où elle se sent bien où elle est épanouie même si elle est en souffrance psychique ou c'est un endroit où elle se t utile je pense que c'est quelque chose qu'il faut conserver et surtout accompagner une femme qui va le voilà une femme qui va le subir pour qui ça pe forcément été un choix ou en tout cas qui s'est lancé mais qui a pas qui a pas d'accompagnement ça va être très complexe et ça peut favoriser un mal-être plus important pour moi en tout cas je pense que ça peut majorer une situation mais ça sera pas ça sera pas le seul facteur on va s'entendre je dis juste une petite remarque alors moi je tout tout à fait d'accord avec toi ellise il faut vraiment pas que l'allaitement soit soit subi ça doit être un moment agréable qui doit favoriser le lien mère bébé s'il est subi si la femme subit une pression sociale pour l'allaitement et ben ça peut être extrêmement difficile on se lève toutes les 3hures la nuit le manque de sommeil c'est un facteur de risque de décompensation et notamment dans les troubles bipolaires donc voilà vraiment tout est avantage inconvénient oui oui oui moi je je suis aussi d'accord la question est est très intéressante la question que vous posez est très intéressante elle est complexe euh c'est vrai que nous sur ma position moi de psychiatre il est vrai que l'allaitement même si c'est un un même s'il n'est pas subi et que c'est un moment de plaisir et de partage néanmoins il y a des contraintes techniques qui font que Ben en terme de rythme veille sommeil c'est compliqué même en terme de stature hormonale c'est compliqué aussi et finalement parfois on se rend compte que d'abandonner l'allaitement parfois ça ça permet à certaines femmes qui ont des pathologies psychiatriques notamment d'être mieux parfois donc donc la question elle est assez complexe quand même sur l'allaitement on peut pas dire si c'est protecteur ou pas ça dépend des situations ça dépend des femmes et ça dépend aussi de des pathologies qu'elles ont très bien peut être aussi de proposer un allaitement avec un un tirl un allaitement qui pourrait être mixte de la souplesse en fait induire de la souplesse pour que la patiente ne soit pas dans la culpabilité puisse peut-être ponctuellement matin et soir mais voilà ne pas être peut-être seul à subvenir au besoin de T b en tout cas on vous on vous rejoint tout à fait sur les les les discours les professionnels au sein d'une même maternité qui n'ont pas forcément les mêmes discours même selonationelon et et ça et ça perd aussi beaucoup de de de patientes mon sens il faudrait que qu'il y ait plus de de personnes spécifiquement dédié pour s'occuper que de cette partie de l'allaitement comme les conseillers en lactation par il devraient en avoir plus et parce que c'est vrai que ça perd les les patientes d'avoir double voir triple discours au sein de la même journée sur le roulement par exemple de trois sach femmes différentes sur une journée elles ont pas forcément les mêmes informations et c'est c'est complexe et ça peut engendrer la culpabilité voir bah oui oui de la confusion et de l'anxiété de ce fait là en induisant le coparent dans l'information que ce dernier quand la maman n'a pas toutes seses neurones en place parce qu'elle vient d'accoucher parce qu'elle est fatiguée pour plein de raisons c'est aussi de lui donner de l'information que ça soit pas une charge qui ne repose que sur la mer très bien et bien écoutez il me reste à vous remercier toutes et tous merci pour votre contribution donc on vous a envoyé un questionnaire vous serez très gentil de nous remplir de donner les chiffres et les les informations dont nous aurions besoin pour notre rapport en tout cas merci beaucoup je vous remercie nous vous remercions chaleureusement pour votre contribution voilà c'était un moment très intéressant et passionnant merci à vous
Annick Jacquemet