"Terrorisme intellectuel": passe d'armes entre Gérald Darmanin et Marie Pierre de la Gontrie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
monsieur le ministre vous avez à plusieurs reprises regrettées on peut le comprendre ce que beaucoup maintenant appellent désormais grâce à Donald Trump les fake news et vous avez raison mais vous avez depuis le début de ce cette séquence vous-même contribuez à cette situation et donc je voulais savoir comment vous envisagiez la suite de vos déclarations vous avez dit le 21 mars et vous l'avez répété le 28 mars être dans une manifestation non déclarée est un délit nous savons tout ce qu'il n'en est rien et cela a été rappelé y compris par le Conseil d'État vous avez indiqué le 27 mars concernant la brave m que cette la section de la brave m qui avait été mise en cause dans les événements sur lequel peut revenir mais je n'ai pas le temps dans les deux minutes avait été écarté tout en disant dans une ce qu'on pourrait qualifier d'oxymore ils n'ont pas été identifiés formellement mais il m'a été confirmé qui ne serait pas engagé dans la manifestation de mardi ce qui était quand même un tour de force et enfin vous avez indiqué ainsi que votre préfet de police que il y avait ce qu'on pourrait appeler un signalement automatique des violences filmées et quand on se renseigne auprès de la préfecture il s'avère qu'il n'y a aucun service sur ce point et que de fait malgré l'activité sur les réseaux sociaux il n'y a pas de dispositif dédié qui permettent d'identifier les dérives des forces de l'ordre donc je vous interroge pour savoir comment vous entendez y répondre et puis je vous ai posé une question d'actualité mercredi dernier à laquelle sur un point vous n'avez pas répondu donc je suis quelqu'un de obstiné vous avez vous avez fait la une du JDD je vous en félicite sans doute en indiquant que vous refusiez de céder au terrorisme intellectuel de l'extrême gauche ether ben Bassa a parfaitement rappelé je suis élu de Paris le terme de terrorisme pour français d'ailleurs et quelque chose que vous ne devriez pas utiliser de manière un peu rapide mais je vous demandais lors des dernières questions d'actualité si vous étiez prêt à adresser aux membres des forces de l'ordre la lettre que le préfet Grimaud avait envoyé le 29 mai 68 à l'ensemble des de ces agents qui disaient je dis la phrase la plus marquante frappée un manifestant tomber à terre c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière vous ne m'avez pas répondu je ne pense pas que vous considérez que le préfet Grimaud pratiqué le terrorisme intellectuel je rappelle qu'à la préfecture de police de Paris une salle d'ailleurs a été dénommée en honneur du préfet alors je vais de la parole au ministre pour cette première partie de réponse et puis nous redébuterons dès que l'intention s'est terminée par Monsieur bonne Carrère bien merci beaucoup j'ai peut-être commencé par répondre à madame la sénatrice quelle est le Conseil d'État sur la manifestation c'est que j'ai dit une incision mais ce n'était pas faux je rappelle madame satrice vous faites la loi que une manifestation interdite qui n'est pas déclaré prévu depuis le décalois de 1935 et désormais l'article elle 211 est suivant fait que si on organise manifestation non déclaré ou interdite cela constitue en effet un délit 431,9 du code pénal 6 mois d'emprisonnement participer si vous me laissez terminer vous allez voir je suis sûr que vous verrez une cohérence ça va penser en tout cas je l'espère donc d'abord organiser mes faisceaux interdits c'est un délit participer à une manifestation interdite c'est une infraction punie de la contravention de quatrième classe et constituée un rassemblement de personnes sur la République dans un lieu public se situe de trouver l'ordre public notamment lorsque la manifestation est interdite 431 3 c'est aussi un délit donc je peut-être évoquer le fait que vous n'encouragez pas à manifester alors j'aimerais que vous puissiez m'écouter madame la satrice j'aimerais que vous puissiez m'écouter sans le ministre est-ce que en effet si vous ne m'écoutez pas vous risquez pas de m'entendre même si vous n'êtes pas d'accord avec moi ensuite pardon mais tout ce que vous avez dit Madame la madame la Première ministre ce que je me plaise madame la sénatrice il faut permettez-moi juste de corriger votre propos sans doute en début de langage sur votre préfet de police j'ai senti à la fois du mépris et une insulte pour le préfet de police peut-être le préfet de police de la République ce serait une bonne chose je je pense que ce serait une bonne chose de respecter les fonctionnaires qui sont pas là et qui ne sont pas là pour vous répondre donc le préfet de police la bravem oui les 5 individus qui sont soupçonnés d'avoir été dans l'enregistrement audio que nous avons entendu et qui était évidemment scandaleux n'ont pas été sur la voie publique parmi ces cinq nous ne savons pas encore exactement qui des deux personnes ont parlé donc tout à fait ils n'ont pas été sur la publicité ah oui c'est ça qui n'ont pas été totalement identifiés une enquête administrative deuxièmement vous et c'est très intéressant que j'ai pas le droit d'utiliser le mot le mot terrorisme mais vous n'êtes pas la police des mots madame de La Gontrie c'est justement ça une partie de ce que c'est de faire la police de la pensée le camp du Bien comme dirait Philippe muret fait partie manifestement du camp du Bien et vous vous considérez qu'il y a des gens qui peuvent utiliser des mots et d'autres qui ne peuvent pas le faire il n'y a pas de police des mots démocratie madame la sénatrice et vous n'avez pas l'apanage ni de la morale et du vocabulaire je mets des mots sur les choses jeter des cocktails Motors sur des gendarmes c'est de la terreur parce que vous n'avez jamais été parmi les jardins pour recevoir des cocktails Molotov parmi eux moi je vous encourage demain matin plutôt que d'évoquer l'honneur de la police gendarmerie jetez parfois au chien comme on aurait dit un ancien président de la République passer une journée avec la brave pour voir ce qu'il toute la journée ils ont comme violence en face de une jurisolive je peux la demander il est allé il est revenu je crois impressionner BFM l'a demandé pour ses confuserait je pense que tous les Français ont vu ce que c'était alors pose de télévision d'ailleurs le journaliste a été blessé n'hésitez pas moi ouvrage demain je vous donne rendez-vous si vous le souhaitez évidemment c'est total liberté vous venez à 8 heures du matin 7h du matin on prend toute la journée parmi les manifestations n'hésitez pas n'hésitez pas à venir malheureusement je constate que c'est plus facile de le faire de loin que de le faire de près auprès d'eux c'est dommage parce que comme la très bien dit moi je vous encourage vous avez lu le JDD c'est vous avez des bonnes lectures le dimanche manifestement mais je vous encourage à écouter Bernard Cazal ce matin sur France Inter je passe écouter ce matin sur France Inter mais c'était je crois extrêmement intéressant et ça permettait de constater en effet qu'il y avait sur notre dans notre République évidemment et bien évidemment une gauche qui soutient les forces de l'ordre n'est pas oui mais pour les forces de l'ordre je te donnerai par dire madame je reviendrai pour vous monsieur le sénateur je voudrais pas dire pour vous comparez mes 68 vous savez qu'il y a eu 7 morts mais 68 madame la sénatrice vous savez qu'il y a eu 2000 blessés dont plus de 400 très gravement entre 200 et 400 très gravement vous comparez l'incomparable et c'est ça une forme aussi c'est ça aussi une forme de police vous comparez des choses qui n'ont rien à voir Madame madame la sénatrice voilà donc je crois que un peu un peu de un peu de modération pour les propos et de soutien aux forces de l'ordre je pense que certains la personne ce sont des gens vous savez qu'une partie d'entre eux qui vous ont abandonné électoralement il faut vous demander pourquoi peut-être parce que vous ne défendez pas au moment où ils sont attaqués et que vous mettez un signe égal madame la sénatrice entre la police la gendarmerie et les castors il y a pas de Sénégal parce que oui mais tu as un signe égal intellectuellement il n'y a pas de signe il y a pas de il y a pas de vous dites les violences de qui viennent des enfants qui viennent des blessés de qui viennent il n'y a pas de Sénégal parce qu'il y en a qui ont la force il y en a qui il y en a qui ont la force du droit et de la loi que vous élaborez et il y en a qui n'ont pas la force du droit et de la loi et qu'utilise la violence tout court et c'est extrêmement différent et je pense qu'il faut rappeler les choses et je je je suis personnellement très touché quand je vois des policiers des gendarmes qui se sentent par des discours politiques comme les vôtres insultés voilà moi c'est ce que je vous dis très très proche [Musique]
Gérald Darmanin