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interviewBFMBUSINESS· 7 juillet 2026 57 min

Le Débrief de la tech - Mardi 7 juillet

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Tech & Co, la quotidienne. Le débrief de la tech. Le débrief de l'actu tech avec ce soir sur le plateau de Tech & Co. Philippe De Vost est là. Salut Philippe. Bonsoir François. Ravi de te retrouver mon cher Philippe. Tu es stratégique advisor chez Jog Capital et président de Phileos et cofondateur de Wanadu entre autres. Absolument. Et j'ai rejoint le conseil d'administration de France Deep Tech. Et voilà. Incroyable. Toutes les semaines, Philippe nous rajoute il va avoir une carte de visite. Une étoile sur son... Exactement. A tes côtés, bien sûr, c'est Frédéric Simotel. Salut Fred. Salut François. Journaliste ABFM Business. Tout va bien. Et on s'est mis côte à côte

0:41
Invité

puisqu'on est habillé exactement par là. Des frères.

0:46
Présentateur

Oui, il n'y a pas la cravate quand même. Mais c'est vrai que il y a quelques similitudes. Tiens, et puis c'est Clément David qui est avec nous ce soir. Salut Clément. Comment ça va ? Ça fait longtemps. Mais ça va mon Clème. Président de Theodo Cloud. Ça ne bouge pas. Bientôt les vacances. France. Exactement. La Turquie, Bodrum.

1:01
Invité

Voilà. S'il y a des fans qui veulent m'enjoindre, je pars en tout cas.

1:04
Présentateur

Je croyais que tu allais dire, s'il y a des fans qui veulent me suivre à Bodrum, carrément, tu es la star de la tech. Il va avec Fred. Vous y allez avec Fred ?

1:11
Invité

Oui. On va bronzer un peu.

1:13
Présentateur

J'ai de l'apprendre. Tu viens de l'apprendre. Tu sais que d'habitude, il va à l'île de Ré, lui. Donc ça va le changer un petit peu. Deux salles, deux ambiances. Ah oui, ça c'est clair. Bon, ben voilà. Au moins, vous savez qui part en vacances avec qui et surtout où ils partent. Plus sérieusement, les amis, parce qu'il n'y a pas que des bonnes nouvelles ce soir dans l'actu tech. On va commencer par ces coupes sombres dans les effectifs de Microsoft. La firme supprime immédiatement près de 5000 postes, dont 1600 au sein de la filiale de jeux vidéo Xbox que le groupe restructure. En gros, Xbox, ça ne marche pas comme prévu. Et ça ne va pas s'arrêter là en cause des résultats décevants.

Alexandra Pagé nous explique tout ça.

1:53
Locuteur non identifié

1600 postes dès maintenant, 1600 autres en 2027, 3200 en tout à la fin de la prochaine année fiscale. 20% des effectifs d'Xbox. Sa nouvelle dirigeante a décidé d'arrêter l'hémorragie. L'activité ne se porte pas bien. Les marges opérationnelles sont 3 à 10 fois moindres que celles des concurrents. Et les prix des composants des consoles ont flambé, obligeant les fabricants à augmenter les leurs. Microsoft a également décidé de se séparer de 5 studios de développement parmi eux. Arkane, le français, dont le sort est très incertain. Ce studio, derrière la licence Dishonored, travaillait depuis plusieurs années sur un jeu Marvel qui pourrait être annulé.

Achacharma, désormais aux commandes donc, a aussi décidé de reprendre, sous son autorité directe, les studios qui produisent Candy Crush et Minecraft. Cette remise à zéro est la conséquence du mécontentement du PDG de Microsoft. Satya Nadella estime avoir largement investi dans les jeux. Et l'américain fait la course loin derrière ses rivaux japonais, Sony et Nintendo.

2:51
Présentateur

Voilà le marché du jeu vidéo qui est compliqué, alors que Microsoft avait investi plusieurs dizaines de milliards de dollars il y a quelques années. C'était en 2023 pour racheter évidemment cet énorme studio de jeux qui visiblement... Enfin voilà, la transformation de cet achat, de cet investissement ne se fait pas. Les consoles ne se vendent pas autant que prévu. Et puis surtout, il n'y a pas de bons jeux qui sortent. Et quand on est sur un business model où vous vendez des consoles et ces consoles sont rentabilisées en vendant des jeux dont vous touchez les licences, et bien c'est un problème. D'où ces licenciements. Clem, alors je sais que tu es un joueur. Je suis au fond du bol.

Tu es au fond du bol ? Oui, parce que dans les... Tu es plutôt PlayStation ou Xbox toi ?

3:34
Invité

Alors moi je suis complètement PlayStation. Ah d'accord. Mais il se trouve que la dynamique de Microsoft a été de racheter ces dernières années énormément de studios. Évidemment. Notamment post-Covid, parce que ce qu'on voit là c'est juste la énième phase du marché du jeu vidéo qui comme certains autres marchés a explosé au moment du Covid, a reçu énormément d'investissements, a recruté en masse, et finalement on se retrouve dans une période d'attrition où on paie les pots cassés de cette croissance un peu artificielle.

Et le fait est que Microsoft dans cette dynamique avait racheté énormément de studios, et avait plutôt une dynamique de on va racheter des studios, on va faire des licences exclusives comme ça, Sony ne pourra pas avoir les jeux que nous on sortira avec nos studios, etc. Oui, c'est ça, oui. En fait on bloque l'adversaire. Exactement.

Et la vérité c'est que dans une période où d'une il y a moins d'argent, le jeu vidéo ne va pas bien, et en plus où les investissements sont redirigés sur l'IA, on a analysé entre guillemets, on, pas moi, mais Satya a analysé le centre de coût et a dit maintenant on va arrêter de se dire c'est le futur, c'est génial, c'est le gaming, c'est du soft power, c'est machin, on va prendre comme d'habitude, comme on analyse toutes les autres parties de Microsoft, on va regarder le ROI, qu'est-ce qu'on fait ? On va dégager, là parce que tu as dit 1600, 1600 c'est tout de suite, et l'interne c'est 3200, sur, attends je l'avais noté, sur 4800 postes qui sautent.

Donc c'est l'immense majorité des postes qui sont supprimés, c'est chez eux, c'est 20% de la division gaming. Donc l'idée c'est de dire, tous les petits studios qui font des trucs, on citait Dison Nord, le studio français qui sont des succès d'estime, un peu niche, mais pas non plus ce qu'on appelle des AAA, des énormes licences. C'est eux qui sont à Lyon je crois. Comment ? Ils sont à Lyon je crois. Ouais c'est ça, qui est moi être un de mes jeux préférés, finit au pipo. Et donc là en fait, ils vont se recentrer uniquement sur les grosses licences qui sont ultra connues, qui cartonnent, les Elder Scrolls, etc. Les surefire qui de toute façon ne vont pas se planter sur le papier.

5:21
Présentateur

Ouais, 69 milliards ils avaient investi dans Activision Blizzard en 2023. C'est bon. Vous vous rendez compte ? C'est... Voilà, évidemment la transformation de tout ce business tarde à se faire. Fred ?

5:33
Invité

Oui, puis tu l'as dit, puis Blizzard quand ils l'ont racheté, ils sont passés de cette division-là de 10 000 personnes à 29 000 personnes. On ne gère pas pareil ces gens-là. Et autre chose, un ADN complètement différent aussi, parce que ce n'était pas les mêmes... Bien sûr. Voilà, Activision Blizzard, c'était monté aussi de plein de petits studios. Microsoft, c'était le rouleau compresseur Microsoft, avec la partie matérielle. Et ça aussi, ça a eu un peu de mal à prendre. En plus, il faut voir qu'il y a quand même pas mal de changements, puisque c'était Phil Spencer qui était le patron de cette division pendant très longtemps à Xbox.

Et en début 2026, ils sont allés chercher la nouvelle, Asha Sharma. Asha Sharma, c'est une personne qui a vécu pendant 5 ans, elle a été Microsoft, mais elle a été pendant 4-5 ans chez Instacart, pour acquérir des utilisateurs, tout ça, dans cette expérience-là. Et donc, du coup, elle est arrivée. Alors, elle est arrivée chez Microsoft, elle était dans la partie Core & Eye, et puis là, elle a basculé dans la division jeux vidéo, alors un peu sous les feux des critiques, parce qu'il y avait une numéro 2 de Spencer qui s'appelait Sarah Bond, et tout le monde pensait que c'était la personne qui allait lui succéder, et pas du tout, donc elle est arrivée.

Et elle, son rôle, elle a été très critiquée au départ, parce qu'on dirait qu'elle n'y connaît rien aux jeux vidéo, etc. Mais elle était surtout venue pour engranger des utilisateurs, enfin vraiment, avoir ses abonnés. Donc ça, ça a plutôt marché. Par contre, comme on l'a dit, derrière, il y a quand même des structures de coût, et là, Microsoft, voilà, est-ce qu'ils laissent un peu filer le hardware ? Ils ne peuvent pas tenir sous toutes ces formes-là. Et comme en plus, Microsoft, le groupe, fait d'énormes investissements dans l'IA, les jeux, ça reste une division importante, mais un chouïa prioritaire qu'à Nintendo, qu'à Sony, où là, vraiment,

7:15
Présentateur

c'est le core business. Et puis, il faut rappeler quand même que la bataille que se mène Sony et Microsoft, elle l'est gagnée depuis longtemps par Sony. C'est-à-dire que voilà, aujourd'hui, Microsoft revendique avoir perdu cette bataille de la console entre la Xbox et la PlayStation 5.

7:31
Invité

Ils ne sont même pas sûrs de faire, ils devaient annoncer pour cette année une nouvelle version de la Xbox. C'est très rare. Normalement, tu laisses une certaine forme de flou sur le fait que tu vas la sortir ou pas, même si ce n'est pas le cas, ça prend un peu de retard. En général, c'est tous les 7 ans, les nouvelles consoles. Là, ils ont assumé clairement, ils ont commencé à parler à des fabricants tiers, etc., en disant, ok, on s'interroge, il y a un monde où on ne la sort pas. C'est très étrange,

7:50
Présentateur

ça ne ressemble pas à ce qu'on a vécu ces 10 dernières années. En plus, le moment est mal tombé, tous les composants, enfin, le prix des composants explose. Sur le hardware,

7:58
Invité

tout est infernal.

7:59
Présentateur

C'est infernal.

8:00
Invité

Et juste un dernier mot par rapport aux effectifs, il faut voir aussi que l'IA change sans doute pas mal de choses dans le collège. Et puis, quand on licencie 15-20% de ses effectifs, ce n'est pas les lignes du bar qu'on licencie. C'est tout le middle management où là, on se dit, c'est un peu lourd tout ça. Et là aussi, c'est ce qui se passe dans ces divisions.

8:19
Présentateur

Philippe, et après, tu reviens, Clément. Philippe.

8:22
Invité

Alors moi, je ne suis pas gamer du tout, donc j'ai beaucoup de mal à... Même pas un petit Tetris de temps en temps, un petit... Un petit Scrabble en ligne ? Tetris, ça date un peu quand même. Non ? Tetris, ça date un peu quand même. Non, c'est pas matazoté. En revanche, ce qui est intéressant, c'est de voir la bagarre en cours. Alors c'est vrai que les 69 milliards d'investissements dans Activision Blizzard, on pourrait se dire aujourd'hui, c'est rien par rapport aux investissements colossaux qui sont en train d'être consentis sur de la fourniture d'énergie convertie en token, donc de l'IA. Ça, c'est clair. Mais enfin, c'est quand même 69 milliards. Oui, c'est quand même 69 milliards.

Et surtout, c'est moi, ce dont je n'étais pas conscient en préparant ce plateau ce soir, c'était de la faiblesse des marges des studios de jeux vidéo comparées aux marges auxquelles on est habitué dans le monde du logiciel et aux marges hypothétiques auxquelles on peut s'attendre ou pas dans le monde de l'IA. Donc voilà. Mais je trouve ça assez étonnant quand même comme revirement de se dire voilà, ils achètent un château formidable, un énorme truc et là, ils commencent à revendre les chambres pour financer l'IA. C'est ça.

9:34
Présentateur

Mais on a l'impression aussi que Satya Nadella qui est véritablement qui tourne ça. On voit Microsoft prendre un virage B2B. Il n'a pas l'air d'assumer véritablement cet investissement d'Activision bizarre, j'ai l'impression et que finalement avec le départ de Phil Spencer et l'arrivée de Hacharma, on est dans une autre stratégie. Finalement, voilà, le jeu vidéo, c'est peut-être pas finalement ce qu'il y a de plus évident pour Microsoft. on va se concentrer sur ce qu'on sait faire.

10:07
Invité

Après, le fait de faire venir Hach, c'était déjà assumé que... Elle n'est pas

10:12
Présentateur

faux soyeur de Xbox mais ça ne sent pas très bon. D'ailleurs, elle le dit à tous ses collaborateurs. Xbox, ça ne crache pas comme ça devrait cracher. On ne gagne pas assez d'argent, on perd de l'argent et voilà. Ça fait quand même un moment qu'ils sont dans le jeu vidéo.

10:24
Invité

C'est quand même un gros acteur du jeu vidéo. Oui, mais regarde comme ceux... Moi, j'ai compris qu'ils avaient augmenté leur abonnement, leur passe de 10 dollars par mois et ils ont été obligés de rebaisser et de perdre les clients. Moi, la question que j'ai en écoutant ce sujet et qui est une question pour toi Clément, c'est... Au pétard. En parallèle de ce qui est en train de se passer, on voit Microsoft qui investit à son tour dans ce qu'ils appellent leur Frontier Company qui déploie 2 milliards et demi de dollars pour aller rentrer chez les clients.

Et je me posais la question justement avec ta casquette Théodaux, quand le fournisseur devient conseil, qu'est-ce qui reste comme place pour écouter la voix du client ?

11:02
Présentateur

T'as un quart d'heure.

11:03
Invité

Wow. Non, non, non, je plaisante. T'as 30 secondes. Refais-moi le lien avec... Non, mais ce que je veux dire, c'est que quand des éditeurs aussi puissants commencent à déployer ce qu'ils appellent les Frontier Company qui vont aller elles-mêmes conseiller les clients sur l'installation des différents... Quelle place il reste aujourd'hui aux ESN aussi pointues soient-elles ? Et Dieu sait si j'ai du respect pour Théodaux en termes de compétences techniques. François Belligan, si tu nous entends. Mais sur ce mou... D'abord, est-ce que Microsoft est encore une boîte qui fait du jeu vidéo ? C'est une question qu'on peut se poser ce soir.

11:37
Présentateur

Sur le papier, oui, mais jusqu'à quand ?

11:38
Invité

Non, mais en fait, ça va rester un acteur... En fait, il y a un peu de questions à la question. Ça va rester un acteur du jeu vidéo. La vérité, c'est qu'ils ont ramené... En gros, Microsoft est trois fois moins rentable que ses concurrents. Voilà. pour plein de raisons. Ils ont ramené l'achat et ils lui ont donné le carchar dont Nicolas Sarkozy rêvait et puis ils lui ont dit voilà, c'est le ménage, elle dégage du monde, on change la stratégie, on se remet sur les blockbusters. Ce serait un peu comme un studio de cinéma qui a racheté 50 mini-studios ultra créatifs et qui tout à coup dit en fait, on va faire que des Marvel. Spoiler, c'est ce qui s'est passé avec les grandes licences, etc.

Donc ensuite, il y a une vraie question qui est... C'est vrai que toutes les entreprises de la tech aujourd'hui se rêvent en société de conseil, se rêvent le fait de faire leur propre conseil, etc. Il y a beaucoup de rachats en ce moment, il y a beaucoup de fusions. C'est... Ce qu'on a vu, c'est l'exact modèle de Microsoft avec Havanad où le fait d'avoir en interne une capacité à faire du conseil ne les a jamais empêchés d'aller en chercher à l'extérieur simplement c'est une question de volume. Et qu'en fait, tu peux apporter sur certains sujets clés de l'expertise interne, en revanche, le marché est tellement gigantesque que tu ne pourras jamais le phagociter.

En tout cas, pour moi, c'est une réponse en volume.

12:42
Présentateur

Donc, on ne peut pas faire Game Over chez Xbox, quoi. Ni chez Théodau. Ah non, ni chez Théodau. Pas, pas, pas. Bien sûr. Bon, alors, ça, c'est la première mauvaise nouvelle. En parlant de licenciement. En parlant de licenciement, les amis. Tiens, vous êtes tous virés. Voilà, il n'y a que moi qui reste. Ça, c'était la petite... On a changé la... Qu'est-ce qu'il se passe ? On a changé le design de... Oui. Tout va bien, Clément ? Qu'est-ce qu'il se passe ? On a changé le design du... Le design de quoi ? Toi qui es un esthète. Tu trouves que le nouvel habillage et la nouvelle typo de BFM Business est jolie ou pas ? Est-ce que c'est Fred qui l'a fait ? Non, c'est pas Fred qui l'a fait.

Eh bien, c'est magnifique. On a des vrais spécialistes. Eh bien, j'adore. Des gens talentueux qui le font. Non, en vrai, c'est épuré, c'est stylé. Voilà, alors, si vous êtes à la radio, vous vous dites de quoi il parle. Il faut aller voir la télé. Vous comprendrez. C'est vrai qu'on a changé il y a quelques jours, Fred. l'habillage, plutôt la, comment dirais-je, oui, tout ce qui est typo, la charte graphique. Voilà, c'est ça, de BFM Business qui est plutôt jolie. On se prépare pour la rentrée, c'est pour ça. Je vous le dis, ça va dépoter à la rentrée. En revanche, bon, alors, on l'a vu, ça ne dépote pas chez Microsoft, mais ça ne dépote pas non plus chez Nokia.

Parce que Nokia annonce aussi une nouvelle vague de suppression de postes en France. La direction de l'équipe Mentier Télécom attend pour la fin de la semaine la signature par les syndicats d'une rupture conventionnelle collective qui menace quand même 195 emplois. Et c'est vrai que depuis le rachat d'Alcatel il y a 10 ans, Nokia enchaîne les réductions d'effectifs. Mathieu Pechberti nous explique tout ça.

14:17
Locuteur non identifié

Nokia vient de boucler fin juin une rupture conventionnelle collective et enchaîne déjà sur une autre. Le groupe finlandais veut se séparer de 195 postes en France après en avoir déjà supprimé 300 depuis le début de l'année. Les salariés subissent la huitième vague de départ depuis 2017 et leur achat d'Alcatel un an plus tôt. Après quatre plans de départ et quatre ruptures conventionnelles collectives, Nokia comptera l'an prochain moins de 2000 emplois en France contre 4200 il y a 10 ans. Le groupe justifie ses nouvelles mesures sociales par son virage vers l'équipement des data centers avec des logiciels d'intelligence artificielle notamment depuis que Nvidia est entré à son capital.

En France, Nokia travaille essentiellement sur les réseaux mobiles pour les quatre opérateurs français sauf qu'ils ne seront bientôt plus que trois après le rachat de SFR par ses concurrents. La consolidation du secteur n'est pas une bonne nouvelle pour Nokia qui mise toutefois sur l'essor de la 6G d'ici à 2030 pour en rayer son déclin.

15:11
Présentateur

Eh bien voilà encore une pépite alors peut-être que je vais donner la parole à Philippe parce que je pense que tu dois bien connaître quand même Nokia qui à la grande époque était un acteur incontournable à la fois dans la téléphonie mobile dans l'équipement réseau enfin voilà corps de réseau Nokia des réseaux optiques bien sûr voilà pépite européenne rappelons-le des télécoms et là c'est la déliquescence.

15:39
Invité

J'ai l'impression en plus d'une... Je pense que Nokia devient un marronnier parce que le 24 juin dernier on était en train de parler probablement du plan précédent là c'est le 8ème.

15:49
Présentateur

Non c'était le 24 juin là ? 24 juin. C'est le même en fait. C'était l'annonce. C'est le même mais si tu veux on a un peu plus d'informations d'où le reportage de Mathieu.

15:56
Invité

Mais cela étant c'est le 8ème mais le 7ème avait été bouclé juste à la fin de l'année dernière est en cours de résolution et non c'est... Moi je trouve ça juste immensément triste et complètement paradoxal parce que Nokia d'un côté alors il y a Nokia et puis il y a le sujet Nokia France. Le sujet Nokia il faut juste se souvenir qu'avant l'arrivée de l'iPhone pour ceux qui ont fait un... se souviennent de leur cours de MBA et des matrices du BCG quand vous étiez numéro 1 sur un marché en croissance à 2 chiffres et que votre part de marché accrochée vous était le double du suivant donc que vous écrasiez tout vous étiez normalement inexpugnable. vous étiez à la star. C'est la vache salée.

C'était voilà.

16:39
Présentateur

C'était le cas de Nokia avec les 3210 les téléphones enfin voilà.

16:43
Invité

Nokia avait 20% du marché avait des usines partout dans le monde bien sûr. avait une gamme de téléphones qui écrasait tout en moins d'une décennie une génération d'iPhone c'était terminé. Alors on ne va pas revenir sur le Nokia racheté par Stephen Ellope la Burning Platform etc. Enfin l'histoire de Nokia mérite qu'on s'y arrête parce que c'est incroyable c'est le Kodak des télécoms quasiment. On est d'accord. En beaucoup plus rapide. En beaucoup plus rapide parce que la descente aux enfers de Kodak elle a peut-être pris deux décennies. La Nokia c'est 7 ans. Et puis...

Alors c'était un monde industriel qui s'est créé mais au fil des années c'est le caoutchouc le papier le papier au départ c'est des bottes. C'est ça.

Ils font du caoutchouc puis ils font du papier et ils font des téléviseurs c'est comment ça fait des téléviseurs et ils entrent dans la tech C'est vrai qu'il y avait des téléviseurs Nokia absolument incroyable et tout le début ça démarre avec du caoutchouc c'est vraiment l'industrie qui s'est développé, développé et qui a su se réinventer et puis là pouf qui est en panne et puis alors il y a après la question de Nokia France et ça c'est encore plus triste parce que la question de Nokia France en fait c'est la question tout ce dont on parle c'est l'Agnon Donc c'est quoi ? C'est de la recherche ?

L'Agnon c'est le berceau de télécom français Incroyable C'est là qu'il y avait le CNET c'est là qu'il y avait tout le creuset des réseaux et des architectures de réseaux en France c'est France Télécom L'Agnon avec tout l'écosystème autour Il y avait une ligne Air France qui faisait spécialement Paris-L'Agnon tous les jours C'est vrai ? Sur une espèce de franceur Air Inter à l'époque qui faisait Paris-L'Agnon tous les jours et qui emmenait les gens à l'éroso En fait il y avait tellement

18:17
Présentateur

de potentiel

18:18
Invité

C'est là qu'on a inventé L'Agnon a perdu il reste un septième aujourd'hui des effectifs qu'il y avait encore à L'Agnon il y a une petite dizaine d'années ça a complété tout l'écosystème de start-up

18:30
Présentateur

On est d'accord que c'est d'une tristesse C'est d'une tristesse cette histoire-là C'est-à-dire qu'on avait un berceau Et c'est une promesse pas tenue On avait un réservoir de talent télécom là-bas De brevets De brevets

18:43
Invité

qui est en train de disparaître Et là on est en train de parler de la 6G mais sur la 6G qu'est-ce qu'il reste en Europe ? Il reste deux équipementiers qui chacun y vont de leur plan social l'un après l'autre histoire de faire un peu équilibrer face à Huawei alors que la bataille Il y a quoi ?

En Europe il reste Ericsson Il reste Ericsson Et Nokia Et Nokia C'est tout Puisque Siemens a été fusionné mais il y a eu une époque où Siemens c'était très puissant Et tout ça toute l'histoire de Nokia France en fait c'est l'histoire d'Alcatel et c'est le désastre d'Alcatel-Lucent sur lequel on ne va pas revenir mais il y a un bouquin à lire enfin il y a un bouquin à écrire là-dessus avec toutes les responsabilités les non-décisions c'est Churuc la France sans usine voilà la fusion avec Lucent où pendant deux ans ils se permettent pendant deux ans de se faire la gueule avec Patricia Russo les deux côtés de l'Atlantique pour ne pas prendre de décision ils fusionnent Alcatel et Lucent mais chacun reste en France et aux Etats-Unis voilà les deux puis ça commence à aller mal là on fait venir un bébé breton qui est Michel Combe qui vient appliquer la méthode breton appliquée avec le succès qu'on sait à France Télécom vient l'appliquer chez Alcatel-Lucent donc arrête tous les investissements fait remonter la marge brute et donc ravit les marchés mais pendant ce temps-là organise le rachat par Nokia avec des promesses partout que bien entendu on ne toucherait pas à l'emploi etc etc et voilà ce qui reste on nous bassine depuis 15 ans maintenant sur l'histoire de souveraineté en ayant oublié un truc et ça moi je le dis avec ma nouvelle casquette de membre du bord de France Deep Tech la souveraineté c'est d'abord une souveraineté de compétence c'est-à-dire la capacité à continuer de former à maintenir et de permettre de se développer des ingénieurs des talents des chercheurs et un docteur ça ne se décrète pas en 15 jours il faut 7 ans pour le former donc voilà on est au fond du trou et malheureusement avec donc on a probablement des dirigeants publics qui vont s'émouvoir de cette réduction mais qui ne voient pas que l'horizon sur lequel il faut raisonner c'est 15-20 ans et que donc les décisions courageuses ce qui est effrayant

20:53
Présentateur

et je me trompe peut-être et j'espère me tromper c'est que j'ai l'impression qu'il y a 20 ans on était plus une terre d'innovation qu'on l'est aujourd'hui d'une manière générale

21:01
Invité

dans ce domaine oui en plus mais pas que dans les télécoms il y a d'autres sujets dans le nucléaire on en reparlera tu parlais aussi du BCG voilà tous ces analystes qui expliquent un peu je vous conseille des excellentes émissions BFM stratégie on parle de tout ça mais qu'est-ce qui s'est passé pour Nokia Erikson c'est que pendant des années ils voyaient le marché des opérateurs ils se sont dit on se concentre ce marché des opérateurs c'est ce qu'il va nous rapporter on est en train de développer des réseaux seulement ce qu'ils n'ont pas vu c'est le jour où ces opérateurs disent on va un peu serrer la vis parce qu'on est trop haut parce que voilà il y a la concurrence qui est forte dans différents domaines parce que les technologies ça vient de partout maintenant nos concurrents c'est pas d'autres opérateurs ça peut être des acteurs du cloud ça peut être des ESN et bien eux ont continué à se concentrer beaucoup trop sur ces opérateurs et du coup ils ont un peu laissé filer le marché d'entreprise alors ils ont essayé de l'avoir avec Alcatel-Lucel tu as raison avec un tout petit bémol c'est que ils ont tous été pris de vitesse Nokia y compris par un accident industriel majeur un accident de régulation et industriel majeur qui s'appelle la bulle de la 3G dans lesquelles les enchères pour la 3G ont ruiné les opérateurs soit par acquisition de licence soit par rachat entre eux et quand ils sont arrivés au bord du gouffre et ça c'est la seule décision rationnelle qui est prise breton quand il est arrivé chez France Télécom qui a été de dire je ne peux faire survivre la boîte que si je coupe tout y compris vis-à-vis des équipementiers et il leur a fait le chantage du faible au fou en leur disant soit vous me faites 30% tout de suite soit vous n'êtes pas sûr que je vous régle à la fin de l'année je ne serai peut-être plus là et donc c'est suite à cet accident de la 3G et des enchères que toute la valeur du marché s'est effondrée a baissé de 30% et c'est là que Huawei est arrivé en disant moi je peux faire dans ces prix là on leur a dit mais vous êtes qui vous n'avez pas de référence si si j'ai 70 millions de clients qui tournent ah bon et où ça on ne les a pas vus ils sont au seul endroit où vous n'avez jamais voulu aller regarder qui est en Afrique et Huawei il y avait des coeurs de réseau qui tournaient en Afrique impeccablement donc il avait la masse critique Clem

23:00
Présentateur

sur ce sujet parce que là tu as deux experts télécoms

23:03
Invité

je ne peux que boire leur parole ça me fait marrer il y a comme ça des marauds de temps en temps on se dit on va faire parier les opérateurs les grandes entreprises sur des trucs qui finalement n'ont aucun sens économique pas les licences 3G ça me rappelle les numéros de téléphone sur lesquels ils ont fait des enchères pour pouvoir appeler les pages jaunes on te rappelle où en fait tous les services sont fermés en deux ans la seule chose dont on se souvient c'est le 118-218 c'était censé être une super mine d'or pas du tout c'était 10 euros l'appel aussi

23:31
Présentateur

donc c'était un peu violent quand même je ne sais pas si tu te souviens Frédéric Simotel non mais il y a un élément quand même qui est marrant c'est acheté toute l'île de Ré grâce au 118-218 pardon vas-y Claire

23:43
Invité

j'en peux plus non mais il y a quand même un élément dont on oublie c'est que Lundmark le CEO de Nokia depuis 2020 en 2023 il arrive à Choose France il serre la main de Manu et il lui dit Manu je vais faire 500 emplois de R&D chez toi 3 ans après on est on licencie 200 personnes les 500 emplois on n'a pas vu la couleur ça pose aussi une vraie question en filigrane sur la naïveté qu'on a quand on fait des deals c'est un peu comme l'usine 6G 6G de Huawei en Alsace c'est derrière les effets d'annonce notamment de Choose France il y a quand même beaucoup d'écrans de fumée et à ça de dire que Choose France en termes d'écrans de fumée c'est le nouveau Next 40 mais on va pas se faire que des copains

24:25
Présentateur

ce qui est étonnant juste une chose c'est que après il y a eu le contexte géopolitique parce que c'est vrai que Huawei est arrivé sur le marché français et européen c'était au début de la 5G en gros et puis d'un coup il y a eu ce coup de refroidissement parce qu'il y a eu les Américains qui s'en sont mêlés qui ont dit on veut plus travailler avec Huawei on nous a fait comprendre nous Européens qu'il n'était pas bon aussi de travailler avec Huawei donc ça nous a redonné en quelque sorte la possibilité pour Nokia et pour Ericsson de rattraper un petit peu leur retard et de gagner des parts de marché et bien visiblement ça n'a pas suffi en plus

24:58
Invité

alors moi j'ai pour rebondir sur ce que tu disais pour moi il y a deux points auxquels il faut être très sensible le premier c'est quand on dit effectivement je vais créer 500 emplois d'abord si c'était le rôle du président de la République de favoriser la création de 500 emplois alors que le nombre de personnes qui cherchent du travail se compte plutôt en millions il y a un problème d'ordre de grandeur mais surtout qu'est-ce que ça veut dire je vais créer 500 emplois en R&D ça veut dire une chose que tout le monde sait mais que personne ne dit qui est que le rapport qualité-prix du chercheur français est le meilleur du monde en raison du crédit impôt recherche et que tant qu'on favorisera pour de bonnes raisons l'implantation de labos étrangers qui ensuite font sortir la propriété intellectuelle et les cerveaux les remontent dans la maison mère outre-Atlantique on aura enfin voilà le crédit impôt recherche c'est un truc qui est fondamental mais à mon avis qu'il va falloir utiliser avec beaucoup beaucoup plus de précision et après la question qui va rester pour Nokia et pour l'Agnon c'est on s'est aperçu que les câbles sous-marins étaient une infrastructure vitale on les a renationalisées on s'est aperçu il n'y a pas longtemps que le calculo de performance était quelque chose de vital bulle est repassé à 100% dans le giron de l'agence des participations de l'Etat la question va être est-ce que les coeurs de réseau ou le savoir-faire le savoir-faire radio va être considéré ou pas est-ce que c'est une bonne nouvelle est-ce que quand tu prends une industrie critique et que tu la mets dans le giron de l'Etat c'est une vraie question on revient aux années 70 je pose juste un constat je ne suis pas sûr que ce soit comme il gère le budget national si il gère le budget de boule dans tout ça pour Nokia aussi je continue à penser cette histoire d'erreurs stratégiques pour moi c'est le syndrome un peu HP Intel on avait des marchés qui déroulaient qui déroulaient on n'a pas regardé à côté on s'est dit tiens ils ont racheté des technologies il y a eu beaucoup de rachats chez Nokia et d'ailleurs aujourd'hui ils sont en train de se séparer de tout ce qui n'est pas critique ils disent nous maintenant c'est l'IA la 6G les réseaux optiques ça va être ça ce qui aurait peut-être dû être fait depuis longtemps mais donc là garder un seul profil de client les opérateurs comme tu l'as dit il y avait des histoires avec la 3G mais d'autres ils n'ont pas vu venir et ils auraient peut-être dû déjà aller un peu plus à des entreprises et puis le syndrome HP Intel HP Intel c'était ça c'est de dire attendez pour l'instant ça rapporte on a l'action se maintient à l'époque jusqu'ici tout va bien et on ne cherche pas d'autres stratégies on ne cherche pas d'autres marchés on se dit on est bien sur ces marchés là et voilà ce qui se passe quand on n'ose pas prendre certains risques à une époque et puis surtout on reviendra ce serait une histoire racontée tu l'as dit un peu la gabgie Alcatel Lucent le rachat faire une émission là-dessus oui

27:37
Présentateur

que les 200 mois oui oui moi je regarderai aussi non mais c'est intéressant c'est vrai mais dire quand même que Nokia est l'inventeur de Snake vous vous rendez compte où va le monde les amis c'était le lien avec le jeu vidéo il est bientôt 20h toujours Philippe De Vos Frédéric Simotel et Clément bien sûr qui est là Clément David petite pause et on repart dans l'actu tech et on va s'intéresser à cet investissement que Google veut faire dans les petits réacteurs nucléaires européens on en parle juste après ceci à tout de suite Tech & Co la quotidienne

28:16
Invité

le débrief de la tech

28:18
Présentateur

20h02 le retour de Tech & Co la quotidienne on commente l'actu tech de ce mardi avec ce soir sur le plateau Philippe De Vos stratégique advisor chez Joel Capital président de Phileos et cofondateur de Wanadu on rajoutera la prochaine fois ta nouvelle fonction mon cher Philippe à tes côtés Frédéric Simotel journaliste à BFM Business et Clément David président de Théodo Cloud je vous propose maintenant de parler de Google qui investit dans des petits réacteurs nucléaires européens et c'est le municois Proxima Fusion qui a pu lever plus de 400 millions d'euros grâce au capitaux du géant américain et de l'énergéticien allemand RWE le spécialiste de la fusion nucléaire est devenu un espoir pour l'hyperscaleur de façon alimentée et forcément c'est Data Center Astre Olivier nous explique tout ça

29:09
Locuteur non identifié

cette levée de fonds de Proxima Fusion devrait permettre de construire un premier prototype de fusion nucléaire au début des années 2030 au lieu de scinder deux atomes la fusion reproduit la réaction qui alimente le soleil l'énergie obtenue est décarbonée abondante sans déchets nucléaires parfaites pour répondre aux besoins des Data Center et de l'IA avec les petits réacteurs nucléaires il n'y a plus de délai de raccordement au réseau électrique une multitude davantage bien cernée par les hyperscalers comme Google la start-up allemande désormais valorisée à près de 3 milliards de dollars vient s'ajouter à la longue liste des investissements du géant américain en matière de SMR mais c'est la première fois que Google mise sur une entreprise européenne des capitaux bienvenus car la concurrence est importante sur ce marché Aux Etats-Unis Sam Altman et Microsoft investissent eux aussi à coups de centaines de millions de dollars dans des concurrents de Proxima Fusion

30:08
Présentateur

Voilà donc reportage signé je le disais Astrid-Olivier sur cette volonté de la part de Google d'investir dans ces petits réacteurs nucléaires européens on le voit aujourd'hui le premier moteur en fait de tous ces géants de la tech c'est l'énergie Philippe donc forcément il faut investir et pas qu'aux Etats-Unis on le voit aussi donc en Europe

30:33
Invité

Oui c'est ce qu'avait repris Arthur Mench lors de son audition il y a quelques semaines sur l'IA c'est l'énergie c'est des électrons transformés en token on voit que l'appétit et les investissements absolument démentiels je pense qu'on ne mesure pas la vague d'investissement qui est en cours en termes de volume ou de comparaison c'est colossal bon ils cherchent à s'approvisionner en énergie partout où ils le peuvent y compris en Europe ce qui n'est pas une mauvaise idée moi ce que je trouve intéressant c'est que en Europe aujourd'hui il y a manifestement deux pays qui tirent leur épingle du jeu il y a deux manières d'extraire de l'énergie de l'atome là on a parlé de fusion la fusion ça n'est pas encore opérationnel c'est compliqué parce que ça suppose de pouvoir maintenir c'est pour ça qu'ils font une espèce de donut tordu ça nécessite de pouvoir maintenir un plasma c'est à dire une soupe à très très très haute température dans des conditions de pression incroyables de la confiner pour que la réaction de fusion puisse s'enclencher avec des rendements et des dégagements d'énergie qui sont phénoménaux c'est le soleil c'est le soleil voilà donc là ce qu'ils sont en train de faire c'est de faire des épisoleils qu'on peut mettre dans ces caves histoire de réduire la facture et que tous les copropriétaires soient contents donc ça c'est très bien là où c'est je trouve ça pose question c'est les champions de la fusion aujourd'hui en Europe sont des allemands qui ont débranché le nucléaire il y a dix ans et les champions de la fission c'est à dire la désintégration du noyau de l'atome c'est plus connu c'est tous nos réacteurs tout notre parc de réacteurs nucléaires les champions de la fission aujourd'hui en Europe sont les danois danois puissance nucléaire comme on le sait industrie gigantesque comme on le sait et les français sont jusqu'ici assez absents du débat sauf quand il s'agit de sauf quand il s'agit d'évoquer les retards des EPR etc mais c'est intéressant de voir que ce sujet mobilise des entreprises privées sachant qu'en plus Proxima elle est sortie du Max Planck Institute il y a trois ans donc c'est vraiment une start-up qui s'est attaquée à des sujets très difficiles c'est de la deep tech pour le coup et là je prends ma casquette de France Deep Tech c'est de la deep tech pure et dure c'est de la science c'est de la science très dure sur le temps long en plus sur le temps long mais avec des horizons de faisabilité on parle du courant des années 2030 alors que la grande blague pendant longtemps c'était que la fusion c'est dans 50 ans en glissant voilà il dit c'est dans 2035 enfin 2035 il a annoncé la fusion pour 50 ans après le jour où l'annonce était faite et puis là on était sur 2050 et là on vient de on vient de gagner 20 enfin on gagne 20 ans et sachant qu'ils ne sont pas les seuls il y a comme au Noël fusion aux Etats-Unis chez qui Google a réservé de la capacité aussi donc ils financent alors cela étant intéressant dans le reportage qui a été montré c'est que personne ne connaît si je ne me trompe pas le montant exact de l'investissement de Google aux côtés de la région Bavière enfin il y a tout un dispositif public-privé qui a été monté qui est conditionné à de l'apport de capitaux privés donc avec un vrai effet de levier du privé mais voilà enfin oui pardon non non mais je trouve que c'est très intéressant comme ce sont des géographies auxquelles on ne s'attend pas ok et dans des domaines qui jusque là étaient encore enfin la fusion on n'en reparle que depuis deux ans et la fusion pour ceux des téléspectateurs et des auditeurs qui nous écoutent la fusion c'est propre

34:24
Présentateur

ce qu'il y a quand même de savoureux dans cette histoire c'est qu'il y a dix ans l'Allemagne voulait sortir du nucléaire quoi et là maintenant Google avait essayé d'enlever le startup allemand non non non mais bien sûr comme nous d'ailleurs aussi alors de manière aussi moins importante mais voilà d'un coup le nucléaire revient sur le devant de la scène quoi

34:43
Invité

mais ce qu'il faut voir aussi dans ce rapprochement enfin ce rapprochement de ces co-investissements Google et l'allemand de l'énergie RWE c'est à la fois donc Google veut sa décarbonation il cherche de l'énergie comme les autres Microsoft a relancé des tranches de centrales nucléaires aux Etats-Unis etc mais Google il vise aussi un marché parce que ce marché de l'énergie c'est aussi un marché je regarde les chiffres 10 milliards de dollars d'ici 2050 et Google se dit tiens si on devient bon là-dedans peut-être qu'on pourra vendre l'électricité peut-être un peu une source de revenus aussi et ça je trouve que c'est aussi un aspect il ne faut pas voir qu'il vise juste pour sécuriser leur approvisionnement ils se disent tiens plus tard peut-être qu'on sera aussi des énergéticiens et c'est ce qu'on est en train de se dire j'étais à un débat l'autre jour avec Isabelle Cocher ancienne patronne d'Engie qui le disait peut-être que les géants de l'infrastructure de demain ce ne seront plus les géants numériques ce seront les géants des infrastructures énergétiques et je pense que des gens comme Google commencent à se positionner aussi parce qu'ils imaginent aussi ce futur plausible

35:48
Présentateur

Google qui est partout ils ont leurs infrastructures télécom je rappelle qu'ils ont leurs câbles sous-marins à eux leur infrastructure télécom ils sont en train de créer leur infrastructure énergétique

36:00
Invité

ces infrastructures énergétiques Clément ?

en fait c'est la continuité de ce qu'on a vu avec les débats sur les centrales nucléaires c'est-à-dire que en fait moi ce qui me touche dans cette histoire je ne suis pas très surpris je veux dire ils vont capter un maximum de capacités de production partout où ils peuvent et ils vont le faire eux-mêmes parce que comme ça ils vont sécuriser de A à Z la chaîne d'approvisionnement ils ne dépendront pas de quiconque exactement et on l'a vu chez Microsoft on l'a vu chez AWS en plus c'est de l'énergie décarbonée on sait que ça fait toujours bien pour en dire que ton énergie pour les data centers elle est décarbonée bon donc en fait la continuité c'est simple il y a deux questions qui se posent pour moi la première c'est je suis un peu mal à l'aise avec le fait que tu vois le deal public-privé très bien etc je suis un peu mal à l'aise avec le fait que les américains commencent des entités américaines qui sont quasiment aussi importantes que des pays tu vois en termes d'argent tu parlais d'infrastructure tout commencent à développer ces compétences là chez nous je considère que l'Allemagne ça reste chez moi parce que c'est l'Europe parce que machin dans une démarche de réflexion autour de la souveraineté je trouve que c'est un pas qui est franchi qui est relativement inquiétant parce que jusqu'à présent on vit dans un paradigme où une centrale nucléaire elle est en France elle est française étrange alors là ils soutiennent le développement on ne sait pas encore de quoi l'avenir sera fait d'un point de vue juridique d'un point de vue possession tu veux dire qu'ils s'attaquent quand même

37:24
Présentateur

à une ressource hyper souveraine qui est l'électricité finalement

37:31
Invité

c'est le nucléaire tu vas faire un sondage dans la rue tu dis aux gens qu'est-ce qui doit être souverain en premier comme type d'entreprise ils vont te dire les centrales nucléaires donc en fait ils s'attaquent je ne sais pas on ne sait pas comment ils vont structurer le deal mais n'empêche que j'ai un malaise déjà c'est un truc évident pour moi qui s'effrite en tout cas un petit peu le deuxième si tu parlais de l'Arthur Mensch il disait oui en effet il faut sécuriser un maximum la source énergie ils dirait surtout faites attention parce que les américains ils vont venir profiter de notre énergie pas chère et décarbonée pour nous revendre après les tokens mais qui seront passés par les modèles qui vont les transformer en un truc à plus haute valeur ajoutée pour nous les revendre plus cher et c'est un peu comme si les gens récoltaient nos patates à un centime l'unité les transformer aux Etats-Unis en boîte de purée à 2 euros donc voilà et te revendaient ou en frites et te revendaient la boîte de purée 10 fois plus cher manifestement c'est l'oracle a parlé et puis moi je rajoute un petit truc et je vais faire un lien avec une news qu'on a commenté hier qui était Waymo les voitures Waymo elles se rechargent en électricité qui nous dit que Google va pas se commencer à mettre un peu ses bandes de recharge un peu partout et faire un peu comme Tesla développer son propre réseau pour ses Waymo et tout ça il pense à tout ça ses data centers les centres de calcul d'IA et ça et puis derrière et l'autre partie d'énergie on la revendra à d'autres et ça sur cette logique d'intégration verticale c'est fascinant parce que c'est sous nos yeux depuis des dizaines d'années la maîtrise progressive de toute la stack on y reviendra peut-être d'ailleurs sur le sujet suivant parce que on est à nouveau sur une question de je m'intègre verticalement je fais mes propres puces jusqu'à un certain point ils sont tous en train de faire ça nous on est encore sur des modèles extrêmement en couche avec au centre la partie la plus puissante de toutes les grandes organisations qui s'appelle la direction des achats et qui gère des empilements et des millefeuilles de sous-traitance et on voit que on voit que le modèle est questionné maintenant pour mettre une petite lueur d'espoir quand même je moi je suis très marqué par ce qui est en train de se passer sur le sur ces sujets d'énergie parce que ce qui est annoncé là montre qu'on se rapproche du jour où nous allons pouvoir produire en abondance voire en surabondance une énergie décarbonée très peu chère et quand vous avez résolu la question de l'énergie vous avez résolu la question de la pauvreté vous avez résolu la question de l'alimentation vous avez résolu toutes les autres grandes questions qui aujourd'hui limitent le développement d'un certain nombre de pays ou le développement d'un certain nombre de personnes

40:09
Présentateur

il faudra qu'on revienne sur ce sujet évidemment

40:12
Invité

juste un dernier mot la levée de millions c'est 400 millions d'euros c'est pas non plus pas de 400 milliards il y a ça aussi surtout quand on mais Google le risque est mesuré ils avaient dépensé 2 milliards et demi pour acheter les robots Boston Dynamics le risque est mesuré par rapport à l'apport quand on sait

40:34
Présentateur

qu'une centrale nucléaire c'est plusieurs dizaines de milliards en tout cas

40:38
Invité

dans sa conception actuelle parce que là il y a aussi tout un sujet mais il faudrait qu'on fasse une émission là dessus sur les small and medium reactors sur les deux filières il y a la filière EPR qu'on connait mais il y a une filière à sel fondue qui est extrêmement intéressante à explorer la seule raison pour laquelle c'est la filière EPR qui aujourd'hui domine dans le monde c'est que lorsque les Etats-Unis dans les années 60 ont dû faire des coupes budgétaires et ont dû choisir entre leurs deux programmes de recherche ils ont choisi l'EPR pourquoi ? parce que les produits dérivés à la sortie de l'EPR c'est le plutonium avec lequel on peut faire des bombes

41:11
Présentateur

allez je débranche la prise de la centrale nucléaire parce qu'il nous reste même pas un petit quart d'heure pour évoquer vos coups de coeur et coup de gueule parce que vous avez chacun alors un coup de coeur et un coup de gueule je pense qu'en 13 minutes on va vraiment galérer pour arriver à rentrer tout ça ce que je vous propose c'est que malgré tout vous en choisissez un on va commencer par toi Philippe coup de coeur ou coup de gueule tu choisis celui que tu veux on peut mentionner l'autre qu'on avait sans argumenter juste en disant si tu veux si tu veux oui mais il ne faut pas que ça ouvre un débat parce qu'on n'aura pas le temps dis-le lui à lui peut-être que tu vas commencer

41:47
Invité

son coup de gueule c'était sur moi je suis sûr

41:50
Présentateur

Philippe parce que tu avais un sujet là c'était la Robocup donc à Incheon c'était en Corée du Sud mais tu voulais aussi évoquer ça c'était ton coup de gueule tout ce qui touche à l'IPTV etc

42:06
Invité

c'est-à-dire qu'on voit aujourd'hui des ayants droit qui commencent à demander à débrancher carrément tout internet pour protéger leurs droits et voilà

42:15
Présentateur

juste le contexte l'IPTV ces boîtiers qui vampirisent aujourd'hui les droits sportifs les droits cinéma les droits télé etc etc pour quelques dizaines d'euros par an vous avez toutes les offres pour vous

42:28
Invité

9 millions en France 34 millions en Europe voilà pas de TVA et si vous rapportez ça à la valeur des championnats vous comprenez qu'il y a un vrai sujet mais auquel personne n'arrive à s'attaquer proprement mais donc ça c'est ça fait un an que tu en parles oui ça fait un an ça fait un an que j'en il y a fait une intervention brillante dans l'after foot que j'avais écouté

42:48
Présentateur

oui oui c'est vrai parce que c'est un sujet évidemment et ça n'a toujours pas bougé qui touche notamment la retransmission des droits sportifs

42:55
Invité

ça bouge mais un autre ça bouge mais pas forcément au bon endroit pour des raisons qu'on n'a pas le temps de...

non mais moi je voulais parler de mon coup de coeur quand même je suis fasciné par ce qui se passe dans le monde de la robotique et de la robotique humanoïde j'avais adoré le semi-marathon de Pékin et le fait d'engager des coureurs dedans je trouve que cette idée de la Robocup c'est pas nouveau ça existe depuis longtemps mais on voit que ça monte en puissance et je trouve que donner à voir ce dont sont capables ou pas parce qu'il y a un côté parfois pitoyable dans la manière dont les robots se cassent la figue etc mais donner à voir ce qu'on peut faire aujourd'hui en faisant s'affronter ces machines ça donne une dimension qui est très ludique ça permet de préparer les esprits à ce qui arrivera sans doute un jour quand nous serons vieux et que nous aurons besoin d'être assistés et qu'on sera très content qu'il y ait des machines qui soient capables de faire des choses à nos côtés parce qu'on n'aura pas tous la chance d'avoir des enfants auprès de nous je trouve que la démarche est intéressante je trouve également que la démarche de mise en scène et le soft power la dimension géopolitique le grand gagnant du semi-marathon de Pékin c'est la ville de Pékin parce qu'ils ont organisé une partie de la course pour des robots le grand gagnant de la RoboCup c'est les universités qui continuent à gagner devant tout le monde et moi je refais puisque la grande boucle a commencé je me dis que ça aurait vraiment de la gueule mais vraiment de la gueule si l'année prochaine il y avait une étape du Tour de France qui soit réservée dans laquelle le Tour de France lance un défi en disant bon faire courir un robot pendant 22 km c'est déjà pas mal maintenant est-ce que vous êtes capable de le mettre sur un vélo parce que là subitement les sujets d'équilibre et de stress sont assez donc pour moi ça serait une très bonne prochaine étape pour mesurer la capacité des robots mais bon il faudrait que le Tour de France on va parler de ça aux organisateurs du Tour de France mais tu les fais en contre-la-monde tu les fais courir tu les fais courir tout seul tu les mets pas dans le peloton surtout pas mais voilà donc ça pour moi c'est un je trouve ça génial et donc c'est mon c'est mon coup de coeur en dehors de Frédéric de François et de moi je serais prêt à soutenir cette initiative je crois oh là là là cette fraternité

45:06
Présentateur

entre débriefeurs moi ça m'émeut non mais pardon

45:10
Invité

du Tour de France finalement il faut qu'on mette un robot sur un vélo ce serait rigolo moi j'adore Autofrance on a eu plein de start-up qui ont essayé de faire des vélos Marc Simoncini si tu nous écoutes pourquoi est-ce qu'on pourrait pas mettre un robot Jean-Louis Consenza est-ce que tu nous écoutes si on met un Rondor

45:26
Présentateur

c'est vrai que ça a moins de sens d'avoir un robot sur un vélo si tu veux autant un robot qui marche

45:31
Invité

qui court dans l'image que ça pourrait donner Pékin a donné son image là nous l'image de la France dans le sport ça peut être le la maîtrise

45:38
Présentateur

la maîtrise qu'il faut pour tenir en équilibre oui bien sûr mais ça parce que tu parles en tant qu'ingénieur mais pour le grand public ça n'a aucun sens de faire pédaler les robots mais ça n'avait aucun sens

45:49
Invité

a priori de voir une espèce de machine claudiquée et pourtant elle fait 20 km

45:53
Présentateur

parce que tu te dis elle peut avoir l'autonomie et la possibilité technique mécanique de courir ou de marcher pendant des dizaines de kilomètres ça a un sens parce qu'on sait que demain peut-être que ces robots le feront à la maison mais un robot qui sur un vélo je ne vois pas trop le truc mais bon

46:10
Invité

pour moi tu as l'environnement tu as l'environnement la maîtrise l'équilibre la capacité de ne pas fondre

46:16
Présentateur

et on met juste un bridou dedans et c'est réglé exactement tu ne peux pas t'empêcher non je ne pouvais pas je crois que c'est cochonou ah peut-être excusez-moi j'ai trébuché juste avant l'arrivée Clément mon coup de coeur c'est Franck Ferrand

46:30
Invité

autour de France écoute mon coup de coeur ce n'est pas celui que je voudrais expliquer mais c'était pour Ami Labs oui côté Yann Lequin parce que voilà c'est un mec qui veut révolutionner l'IA il va au bout de ses idées il n'était pas content on ne lui filait pas les moyens de ce qu'il voulait il fait son propre truc il le fait à Paris l'honnêteté intellectuelle de la démarche me plaît bien bon voilà parenthèse refermée après il faut qu'il y arrive mais bon ça c'est un autre débat mais il a été assez transparent il a dit les mecs je ne vous promets pas qu'on va sortir un truc moi j'adore l'ingénieur comme Philippe les coups de gueule non mon coup de gueule c'est on va le faire tous les ans jusqu'à ce qu'Apple ait une stratégie IA compréhensible c'est à dire que ça y est on est donc à la fin de la saison 2025-2026 je ne suis toujours pas capable d'expliquer ce qu'est Apple intelligent mon royaume pour la personne qui sera capable de me l'expliquer on a des modèles in-house on-device mais t'inquiète pour les tâches complexes il y a de chat GPT mais en fait pour Siri on galère un peu mais ce sera Gemini il n'y a pas de soucis on a une on a un narratif sur privacy first des données qui fait que vous n'inquiétez pas on ne minera jamais sur vos données et puis ensuite la personne à qui on confie Gemini c'est les gens de Google dont on dit depuis des années attention eux ils font très très mal c'est pour ça qu'on est les gentils je suis désespéré c'est de la c'est des réactions dans l'urgence je ne comprends rien écoute moi j'ai fini par commencer à le faire tout seul c'est très très bricolé c'est pas bon mais ça commence à marcher c'est à dire qu'aujourd'hui si tu as une machine un peu puissante et avec les modèles de langage qui tournent en local tu commences à pouvoir faire des choses pour donner le contexte t'imagines que c'est génial ce que tu dis parce que l'image d'Apple c'est tellement accessible c'est tellement bien foutu c'est tellement simple que n'importe qui peut s'en servir et le fera avec une expérience utilisateur irréprochable et là tu me dis moi ingénieur spécialiste des télécoms super smart super machin j'arrive à peu près à faire un truc t'imagines c'est l'exact inverse de la promesse Apple t'es pas tellement c'est terrible sauf que la promesse Apple jusqu'ici elle s'est traduite essentiellement par le fait de me résumer des emails dont j'ai pas besoin et de me proposer des trucs qui m'intéressent pas sauf alors que le truc qui m'intéresse moi c'est je me lève le matin c'est sur quoi dois-je focaliser mon attention on attendait Jarvis et pour l'instant on a un truc qui dit bien sûr je peux mettre un minuteur de 6 minutes parce que j'allais dire les oeufs à la coque je suppose si Syrie est un minuteur c'est terrible

49:06
Présentateur

on est fin de minuteur Syrie y arrive alors on sait pas quand est-ce qu'il arrivera en Europe mais en théorie on aura la future génération ça fait 3 ans

49:14
Invité

qu'on aurait dû avoir un chat GPT je m'en fiche mais intégré à Syrie et qu'on peut discuter c'est fou

49:18
Présentateur

je suis pas tout à fait d'accord avec toi parce que je me dis que finalement aujourd'hui sur l'iPhone t'as chat GPT tu as cloud tu peux poser des questions à ton téléphone via chat GPT est-ce que c'est dans le rôle d'Apple visiblement d'avoir cette brique là en tout cas c'était leur volonté oui non mais d'accord l'échec on a vu qu'ils sont plantés mais est-ce que vraiment c'est important qu'ils ne soient pas présents sur l'IA je suis pas certain

49:42
Invité

en fait c'est pas important s'ils ont une stratégie globale où ils disent en fait c'est pas notre vision on n'y va pas la vérité c'est qu'ils ont investi des milliards et ils se sont plantés stratégie après stratégie depuis 3 ans donc ça dit quelque chose peut-être moins sur notre utilisation que sur la boîte

49:55
Présentateur

peut-être Frédéric Simotel ton coup de coeur vous voulez nous parler de Samsung

50:00
Invité

oui exactement je voulais faire un petit teasing mais bon c'est manqué pourquoi ? oh pardon excuse-moi je voulais dire je suis un acteur asiatique oh là là en plus ils voulaient nous faire un petit bougie c'est trop chou je suis je fais tourner le monde tech sans finalement question pour un champion je fais question pour un champion pardon il y a une très vieille vidéo de moi avec des cheveux oh non dans une superbe chemise parme où j'ai fait question pour un champion non c'est pas possible avec Julien Leperr c'est tout ? avec Julien Leperr c'est vrai incroyable t'avais des cheveux en plus ? j'avais des cheveux bref je veux pas foirer le parce que là on est partout

50:37
Présentateur

la prochaine fois il faut qu'on diffuse ça écoute je peux un jour en te présentant un jour pour mon jubilé on mettra 5 secondes président de Théodore Cloud et joueur dans question pour un champion tu vois ancien joueur j'ai perdu assez vite ah ça c'est un détail pardon

50:52
Invité

une entreprise qui fait tourner le monde tech sans que personne ne s'en rende compte moi je trouve que c'est Samsung ils sont je regarde leader mondial des semi-conducteurs leader des écrans acteur majeur des smartphones machine à cash ultra résiliente c'est ça qui m'a fait réagir ils viennent d'annoncer leur bénéfice du deuxième trimestre on est à entre 54 et 58 milliards de dollars un bénéfice pour quelqu'un qui fait des machines des écrans tout ça des semi-conducteurs ils fournissent tous les constructeurs tous les fabricants d'électronique ils ont une diversification intelligente ils sont plutôt résilients face aux crises ils ont un moteur d'innovation assez discret mais assez révolutionnaire ils ont su gérer la crise avec un peu l'intelligence on sait qu'il y a quelques semaines tout le monde chez eux voulait se mettre en grève ils bénéficiaient pas assez des dividendes alors après c'est une entreprise ils étaient au pied du mur ils étaient obligés quand même après c'est une entreprise très proche du gouvernement coréen qui a été poussée comme ces grands conglomérats mais moi je trouve que c'est un peu mon coup de cœur c'est vraiment ce qui m'a enclenché ça c'est le deuxième trimestre avec ses 58 milliards ou 55 milliards enfin voilà on ne sait pas si je me trompe de quelques milliards à ce niveau là fois 19 fois 19 de bénéfices et je me dis mais c'est vrai c'est la voie quand on te parle on te parle des grands américains on te parle des chinois on te parle des Huawei etc des TSMC des Nvidia et puis il y a un Samsung qui se profile tranquillement et donc voilà moi c'est mon coup de cœur de cette saison voilà mais alors ton coup de gueule Fred

52:23
Présentateur

mon coup de gueule ce sont tous alors il a droit alors attendez non on a eu quand même un petit bout de l'IPTV de Philippe toi tu nous as parlé de ton coup de cœur et ton coup de gueule ton coup de gueule aussi

52:38
Invité

moi très rapidement mon coup de gueule c'est les dépenses massives 4800 milliards de dollars investis entre 2026 et 2030 enfin tout ce qui va arriver avec les Oracle et tout ça et mon coup de gueule c'est tout cet argent investi massivement toute cette communication pour entendre aujourd'hui des entreprises qui se questionnent sur la rentabilité de la course au calcul pour entendre un petit signal faible qui est tout le monde finalement est-ce que tout le monde va vraiment gagner dans l'IA et je trouve que là on est en train un peu de décrédibiliser toutes les transformations que l'IA va apporter ça va pas venir aussi vite qu'on l'imagine on passe pas d'un assistant de créer un assistant robot à un modèle moteur argentique aussi vite mais je trouve que ça bon nous on en est tu es en colère contre les investissements ou contre le pessimisme non je suis en colère contre le fait qu'il communique autant sur tous ses investissements ce qui pousse ses investissements je suis un peu en colère contre d'y aller avec tant de milliards parce que du coup tu as l'impression que quand AmiLabs l'avait un milliard on dit à quoi ça sert moi je m'en suis même venu l'autre jour à me dire mais finalement avec la canicule qu'est-ce qu'on va mettre de l'argent dans Mistral alors que l'argent on ferait mieux de le mettre dans les climatiseurs dans les hôpitaux et dans les écoles non mais tu vois à te dire est-ce que ça vaut le coup de mettre de l'argent là-dedans parce que t'es un peu dégoûté quand tu vois les autres qui mettent des antennes de milliards et surtout derrière que tout cet investissement tu as des entreprises qui se posent la question parce que les promesses qu'ils invoquent elles ne sont pas forcément rendez-vous parce que c'est beaucoup plus complexe qu'on ne le croit et voilà mon coup de gueule c'est de dire ça alors on en est un peu aussi les pas les victimes mais les instigateurs parce que nous tous les soirs on dit vous rendez compte ils mettent 500 milliards et tout ça et on trouve ça super mais je trouve que là il y a un moment on doit dire voilà l'argent c'est bien mettre des milliards parce que c'est les technologies du futur mais je leur en veux un peu de autant communiquer dessus de jouer autant la surenchère pour des résultats qui tardent et qu'à force on risque un jour de dire tout ça pour ça bah écoutez moi je vais continuer alors que ça va quand même on le sait ça va transformer 10 secondes je pense que c'est parce on s'est habitué à la magie on s'est habitué au moment magique de JGPT et on a envie que tout arrive tout de suite on est comme des gamins face à l'IA donc on a envie que tout arrive tout de suite et il est où mon goûter et l'idée qu'il faille construire un truc qu'il faille poser des parpaings qu'il faille raccorder l'électricité etc etc et que donc c'est pas parce que Musk est capable de te déployer un data center en 3 mois que tout le monde sait le faire déjà il faudrait 3 mois c'est le temps pour envoyer son serfa pour le permis de construire donc on est tous très très pressés et on a perdu les horizons de temps et quand tu rajoutes à ça le fait que les milliards on parle de milliers de milliards là c'est des chiffres qui ne veulent plus rien dire pour personne donc pour moi c'est assez normal allez on arrête là

55:16
Présentateur

merci beaucoup Clément bonnes vacances c'était un plaisir on se retrouve à la rentrée on se retrouve à Bodrum évidemment forcément

55:23
Invité

parce que tu invites tout le monde le plateau en tout cas Léa ça ne vaut pas pour toi oh là là non mais attends je ne peux pas inviter la terre entière j'invite ceux qui sont là tu vas la croiser dans un instant

55:31
Présentateur

c'était très peu stratégique demain non non non c'est vrai vraiment Clément David président de Théodoclad merci aussi à Philippe Devost stratégique advisor chez Jeu le Capital président de Filéos et cofondateur de Wanadou bon Fred à demain bien sûr le coup de coeur c'est quand même de se retrouver ici tous les soirs c'est bien voilà

55:49
Invité

voilà du consensus merci François pour cette année

55:51
Présentateur

voilà du consensus mais de rien de rien alors vous restez avec nous est-ce que vous allez voir le prochain Nolan l'Odyssée qui est un film incroyable visiblement qui a coûté une fortune et qui techniquement repousse en fait les frontières de la projection parce que c'est un film qui a été tourné en IMAX sur des pellicules 70 millimètres c'était un peu la lubie de Nolan il y a une salle qui va ouvrir exprès pour ce film là à Montpellier c'est Paté qui l'ouvre on en parle dans quelques instants voilà ça sera l'un des sujets qu'on va évoquer mais Montpellier c'est sur la route de Bodrum donc Tech & Co justement l'expérience IMAX c'est du 70 millimètres et il y a très très peu de salles comme ça dans le monde il y aura Kesso Diallo aussi qui sera là dans la rédaction de BFM Tech de BFM Tech pardon et puis on parlera aussi de ce jeu vidéo qui est remboursé par S&Q tiens pour les dyslexiques qui s'appelle Poppins et on recevra le fondateur de Poppins tout à l'heure François Vontron sera avec nous allez petite pause et on revient avec le TechFage de Léa Bénin à tout de suite

56:52
Locuteur non identifié

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Le Débrief de la tech - Mardi 7 juillet · Pourquijevote