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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 5 décembre 2025 12 min

Bataille des municipales

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

O.Faure espère que s'il rapporte à ses électeurs des victoires, il redeviendra présidentiable. Mélenchon considère qu'en montrant que l'union des sociaux-démocrates et des centristes est un échec, il deviendrait l'incontournable candidat unique de la gauche.

Tout le monde pense à 2027 pour lui et, personne à 2025 pour la France. Ca va faire naître une grande colère dans l'opinion, dont on va mesurer une première éruption aux municipales. - C.Roux: Les campagnes pour les municipales en mars prochain...

La domination du RN dans les sondages bouscule la droite et les LR, à tel point que localement, l'union des droites n'est plus taboue, comme à Bourg-en-Bresse. - C'est une ville laboratoire de l'union des droites pour les prochaines élections municipales. A Bourg-en-Bresse, ce matin-là, l'alliance se noue à L'Entracte.

A ses côtés, Pierre Lurin, son allié LR. Une alliance locale entre la droite et l'extrême droite autour d'un programme commun et en dehors du cadre des partis. - On a voulu que les partis politiques ne se mêlent pas de cette ambition de rassemblement.

Est-ce qu'on se pose la question de l'ensemble des conseils municipaux de ce pays, s'il y a des membres du RN, socialistes, Reconquête!, Républicains, centristes, qui cohabitent? Evidemment. - Ca peut paraître surprenant, cette alliance? - Non.

Ca ne sera surprenant que pour ceux qui ont peur de perdre leurs privilèges politiques. La gauche l'a fait depuis 1972. Pourquoi la droite ne pourrait pas s'unir?

Nous n'avons pas l'expérience, mais nous en avons la nécessité. - L.Wauquiez: Il y a beaucoup de monde qui partage les mêmes idées.

Chacun est dans son coin. Personne ne se parle. - D.Lisnard: On nous sort toujours le même épouvantail.

X.Bertrand réagissait avec des postures de notable des années 90. Tout ça est fini. - Une ligne assumée qui, à Bourg-en-Bresse, fait bondir le maire socialiste, candidat à sa propre réélection. - C'est une dérive complète qui est inscrite dans les gènes de la région et c'est ce que dit L.Wauquiez depuis 10 ans, qui fait que les héritiers du général de Gaulle sont maintenant les porteurs de valises des héritiers du maréchal Pétain.

On assiste à la déliquescence de ce qu'est ce parti. - Mais l'alliance ne fait pas vraiment l'unanimité à droite. Sur le marché de Noël, l'élu LR croise un collègue Horizons.

Il tente de le convaincre. - Pourquoi on ne se parlerait pas? On a vocation à faire quelque chose. - Avec Pierre, on se connaît depuis longtemps.

On parle aussi de sujets personnels. La politique est un autre sujet. - Christophe Coquelet a décidé de quitter Les Républicains il y a un moment. - Ce n'est plus le parti d'avant, qui était rassembleur, où pouvait se retrouver entre la droite et le centre.

C'est l'extrême droite, tout simplement. - Ce qui les intéresse, c'est l'hégémonie, la place. Les LR, quand on voit sur le plan national comment ça se passe, c'est une hécatombe.

Est-ce qu'on est obligé de se rapprocher un peu avec tout le monde pour avoir une place? Ce n'est pas dans mon ADN. - Des électeurs désabusés et une famille LR un peu embarrassée.

La direction du parti n'a pas officiellement commenté l'alliance entre Les Républicains et Reconquête! à Bourg-en-Bresse. - C.Roux: Est-ce que ce qui se passe à Bourg-en-Bresse pourrait se passer ailleurs aux municipales et qu'est-ce que ça raconte des LR? - C.Barbier: Ca raconte que l'union des droites n'est plus une hypothèse mais une expérimentation.

On est au stade laboratoire avec M.Vassal à Marseille, qui déclare qu'elle verra si une négociation au soir du premier tour sera possible. B.Retailleau n'a pas appelé à voter pour le candidat ciottiste, mais à voter contre l'autre, ce qui fait déjà la moitié du chemin.

Il faudrait un candidat capable de soulever les foules au second tour. Si ce n'est pas le cas et qu'il y a un face-à-face entre J.-L.Mélenchon et M.Le Pen ou J.Bardella, les électeurs vont voter J.Bardella massivement.

C'est ce qu'ont répété les cadres LR et L.Wauquiez. Mais il ne faudra pas soutenir J.Bardella et fêter sa victoire sans obtenir quelque chose.

L'arche d'alliance est en train d'être rédigée. "J.Bardella, tu seras président, si tu as de la chance, mais tu n'as pas d'équipe, tu n'as pas de programme.

Ce sont les proches de M.Le Pen qui l'ont rédigé. Ils sont trop sociaux.

Nous, on offre la compétence, un programme plus raisonnable et la certitude d'avoir une majorité aux législatives." Si les Français mettent un président RN pour éviter J.-L.Mélenchon, ce n'est pas dit qu'ils continuent de lui donner la majorité.

Si on a une alliance LR-RN, on aura un bloc majoritaire. Ce ne sera pas le programme du RN, ce sera un programme proche de LR. Il y aura des éléments du RN, sécurité et immigration, beaucoup d'éléments LR, et voilà que l'union se sera faite, à l'issue de son plein gré, pour éviter J.-L.Mélenchon. - C.Roux: "Economie et social", c'est le sujet sur lequel il va y avoir des passerelles difficiles avec le RN, canal historique de M.Le Pen. - C.Barbier: Que restera-t-il de ce canal si elle est éliminée par la justice un an avant la présidentielle?

Que restera-t-il de ce canal historique si, aux législatives, des candidats plus libéraux et conservateurs sont élus? - C.Roux: Il restera son électorat du Nord, son électorat populaire? - C.Barbier: Quel autre choix aura-t-il? - J.Fourquet: La dernière candidature à la présidentielle de LR, c'est moins de 5 %.

Aux européennes, c'était aux alentours de 7 ou 8 %. A droite, on s'est mis à rêver autour de la personnalité de B.Retailleau, qui avait écrasé son rival L.Wauquiez lors de l'élection interne en mai 2025 par 74 % des voix.

Il a quand même eu 100 000 votants. Il avait un patron. La dynamique est stoppée nette.

Avant, la droite était leader. On l'accusait de se salir les mains pour récupérer les 15 % de voix RN. Aujourd'hui, c'est le RN qui dicte ses conditions.

Ce qui risque de se passer, et qui a déjà commencé à se produire, c'est que ce qui reste de droite va être centrifugé par la gravitation d'une partie RN du côté de ce qui reste du bloc central, autour d'E.Philippe, et le reste, vote RN. Au moment des législatives de 2024, il est parti un peu seul, mais c'est le patron de l'époque, E.Ciotti, qui s'en va.

Le RN indique qu'ils vont monter 600 listes pour les municipales. Ils attendaient des conquêtes mais aussi des compromissions. A Bourg-en-Bresse, ils ne sont pas sur la photo.

Mais dans d'autres villes, oui, comme à Marseille, les planètes s'alignent. Si M.Le Pen était empêchée judiciairement, J.Bardella serait à la tête du parti RN.

Il est sur une ligne plus à droite. Ils sont dans l'ambiguïté. Il y a tout un électorat populaire qui vote RN.

Mais dans les 2 électorats, il y a l'envie d'une victoire. L'électorat RN n'a jamais gagné. - C.Roux: Est-ce que les sympathisants LR sont en faveur d'une union des droites? 82 % des sympathisants LR sont favorables à une connexion droite-extrême droite.

Ils ont déjà fait ce travail? - J.Fourquet: Ils veulent que leurs idées reviennent au pouvoir.

L'enjeu pour E.Philippe est de proposer de dire à cet électorat qu'ils n'ont pas besoin de s'allier au RN. - C.Roux: Des voix s'expriment pour dire qu'ils ne veulent pas d'alliance avec le RN.

C'est le cas de X.Bertrand. Est-ce qu'il y a un différend au sein de ce parti sur la stratégie? - B.Jeudy: Ils ne sont pas majoritaires, mais il y a un nombre non négligeable de dirigeants Les Républicains qui ne sont pas sur cette pente et qui entraînent une partie des LR.

Si l'union des droites existe, elle se fera par les municipales. Mais X.Bertrand, V.Pécresse, J.-F.Copé ne sont pas sur la même musique que celle qu'on entend dans la bouche de L.Wauquiez, qui fait une analyse très simple qui est de dire que les LR ne peuvent pas revenir au pouvoir seuls.

Ils ne seront pas au second tour. D'où l'idée qu'il a de se battre pour une primaire qui irait de S.Knafo jusqu'à E.Philippe. - J.Fourquet: Sans le RN. - B.Jeudy: Evidemment.

Il estime que cet espace, où il n'y a pas non plus G.Attal...

Il travaille sur l'idée d'une primaire qui a assez peu de chances de voir le jour. Horizons tord le nez à cette idée. Je mettrais 2 bémols à ce qui a été dit.

Le programme économique est une vraie difficulté pour une grande partie des LR. Pour l'instant, aucun dirigeant LR...

J.-P.Tanguy et d'autres restent sur une ligne sociale.

L.Wauquiez dit que c'est une pensée socialiste, voire d'extrême gauche, qui anime l'économie du RN. Il y a une grande marche à franchir.

Les patrons se demandent s'il ne va pas falloir recevoir M.Le Pen. Ils réfléchissent.

Ils se disent qu'ils veulent changer le programme économique du RN, mais ce n'est pas fait. 2e chose, M.Le Pen n'est pas encore éliminée