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interviewrtl-fr· 22 juin 2026 32 min

Une terrible envie de foot : pourquoi le Mondial fait-il monter la température ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Présentateur

Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix. La fièvre est là, ce n'est pas seulement une impression laissée par la canicule, la France s'emballe pour la Coupe du Monde. En témoignent les audiences des matchs, les ventes de maillots, d'albums panini, les paris en ligne. Ce mondial nous donne le moral, le sourire, nous offre une parenthèse enchantée. Mais alors, pourquoi un tel enthousiasme ? Pourquoi on arrête tout pour vivre au rythme des matchs ? On en débat avec les invités d'On refait le monde. Charlotte Lorgeret, consultante ancienne joueuse internationale. Bonsoir.

0:34
Invité

Bonsoir.

0:35
Présentateur

Maurice Safran, journaliste, éditorialiste à challenge et auteur du dictionnaire inattendu du foot aux éditions Stock. Bonsoir. Bonsoir. Karl Olive, député ensemble des Yvelines. Bonsoir. Bonsoir, Sophie Lapix. Et Pierre Maturana, directeur de la rédaction de SoFoot. Bonsoir. Bonsoir.

0:51
Locuteur 8

On refait le monde sur RTL.

0:54
Présentateur

On va trembler jusqu'au milieu. Ici pour l'instant, c'est Michael Elizé qui est en possession du Valant, qui est passé. Et Michael Elizé avec Kylian Mbappé. Kylian Mbappé qui prend sa chambre.

1:10
Locuteur 3

C'est exceptionnel.

1:11
Présentateur

Évidemment, autour de cette table, vous avez tous reconnu le troisième but de l'équipe de France face au Sénégal. C'était le 16 juin. Des audiences de dingue. Alors ce soir-là, c'était 14 millions pour ce match de l'équipe de France, le premier. Mais il y a eu aussi 4,2 millions pour Portugal-République-Tchèque. 4,4 millions pour Belgique-Iran. Canada-Bosnie-Herzégovine, 3,2 millions. 970 000. Il se passe quelque chose. Est-ce qu'on s'attendait à de tels scores, Pierre Maturana ?

1:40
Invité

De tels scores, je ne sais pas. Mais il y a quelque chose qui est assez classique avec les Coupes du Monde. C'est qu'avant les Coupes du Monde, on se dit que c'est un peu chiant, ça ronronne. Les gens ne s'y intéressent pas. Ça ne va pas prendre. Ça va flop. Et en fait, assez vite, l'enthousiasme arrive. Et tout le monde est assez vite grisé par l'ambiance foot. Et l'ambiance Coupe du Monde qui est particulière dans l'ambiance foot.

1:59
Présentateur

Est-ce qu'on sait qui sont les gens qui regardent ? Ce ne sont que des hommes, des femmes, des jeunes ? C'est tout le monde.

2:05
Karl Olive

Moi, je me rends compte, y compris dans ma famille, il y a beaucoup de femmes qui regardent le foot, qui connaissent, qui sont attachées, etc. Non, mais je crois aussi qu'il y a un phénomène que Karl soulignerait sans doute. C'est que l'ambiance dans le pays est extrêmement morose. Et qu'effectivement... Ah oui. C'est pas toi d'attention. D'une certaine façon, il y a tout d'un coup une réunion nationale autour de cette équipe de foot. Et ça a été un peu le cas déjà lors de la première étoile. Mais c'est encore plus fort cette fois-ci, bizarrement. C'est plus la France black bomber. C'est la France, la France, la France. Mais c'est un mouvement extrêmement puissant.

2:47
Présentateur

Et je précise, parce que moi, je travaille aussi à la télé. Des audiences pareilles. Et dans un univers où il y a de moins en moins de téléspectateurs, c'est extrêmement... Enfin, c'est exceptionnel. Et puis, le décalage horaire n'est même pas pénalisant, Karl-Oliv. Quand on est passionné, je me souviens, la Coupe du Monde 1978 en Argentine, les matchs avaient lieu à minuit, à 2h du matin, avec le décalage horaire. C'était la même chose. Il y avait un engouement qui était exceptionnel. Anne-Sophie Lapis, je regardais les 10 meilleures audiences de l'année 2026. Elles sont cannibalisées par le sport et le football notamment. On est à un peu plus de 14 millions, France-Sénégal.

Derrière, on est à 8 millions sur des matchs entre guillemets tradis. C'est le score, par exemple, des enfoirés. Donc, on est très bien. Parce que, comme le disait Maurice Safran, on est vraiment dans quelque chose qui va rassembler. Une fois qu'on a traversé les portes d'un stade, on est moins, effectivement, dans les couloirs de l'Assemblée nationale où tout le monde est catalogué avec une étiquette politique et on se rend dedans joyeusement. Je précise qu'ici, on n'a pas été les derniers à dire que c'était la compétition de tous les excès, avec notamment l'explosion du nombre d'équipes. 48 équipes, 104 rencontres.

Est-ce que, Charlotte Lergeret, finalement, ça met un nouvel enjeu, toutes ces équipes et toutes ces rencontres ?

4:02
Invité

Évidemment, ça met beaucoup plus d'attractivité. On est curieux, on est extrêmement curieux. Et puis, je rebondis sur le fait qu'on est l'équipe de France. En fait, on est la meilleure équipe au monde. L'effectif, il est assez dingue. Donc, c'est pour ça qu'on a envie de voir cette équipe de France. Et encore plus avec ce ballon d'or, Ousmane Dembélé, avec Yann Bappé, c'est les meilleurs joueurs au monde. Donc, si on avait une équipe avec un peu moins de qualité, je pense que ce serait un petit peu moins de regarder quand même.

4:26
Présentateur

Mais on regarde aussi les petites équipes. On regarde le Curaçao, on regarde des pays qu'on n'a pas l'habitude de regarder.

4:33
Karl Olive

Oui, puis c'est toujours pareil avec le foot. Ça s'inscrit dans une histoire. Comme par hasard, l'équipe d'Iran fait des exploits au moment où on explique que la diplomatie iranienne est beaucoup plus intelligente que la diplomatie américaine. Et comme par hasard, ça tombe un moment. Qui aurait dit qu'hier, l'Iran ferait match nul ? C'est une victoire incroyable. Ce match nul est une victoire incroyable. Et donc, il y a toujours une correspondance entre l'état de la... C'est très bizarre, c'est complètement par hasard, bien entendu. Mais n'empêche que ça arrive. Et c'est le phénomène foot quand on le prend dans tout son sens. Et ça, on adore les surprises.

5:08
Présentateur

Je parlais des petites équipes aussi du côté petit poussé, en fait.

5:11
Invité

Mais ça joue vachement. C'est aussi pour ça que je parlais d'ambiance particulière, de l'ambiance de Coupe du Monde dans l'ambiance foot. Elle est particulière parce que, par exemple, le match d'ouverture, c'est Mexique-Afrique du Sud. On peut tous accorder à dire que ce n'est pas un grand match de foot en termes de niveau. Ce n'est pas bien mieux qu'un match de Ligue 1 à ses moyens. Et finalement, il y a quand même des millions de personnes devant. Parce qu'il y a quelque chose dans le décorum et dans le fait de découvrir des nouveaux joueurs, des équipes un peu inattendues, des joueurs qu'on ne voit jamais, qui marchent toujours un peu.

Et effectivement, dans les parcours, dans les épopées qu'on aime bien voir dans toutes les compétitions, comme la Coupe de France, etc., il y a ces petites équipes qui sont un peu des surprises, qui jouent, c'est un peu cliché, mais qui jouent un peu avec le cœur,

5:49
Présentateur

avec la passion, avec les supporters,

5:51
Invité

qui donnent une espèce de supplément d'âme que les autres ne donnent pas. Effectivement, il y a tout ce petit décorum autour d'elles qui fait qu'on les aime bien, Cap Vert, Curaçao, etc. Quand on voit les images, on a envie de danser avec eux. Donc c'est assez chouette.

6:02
Présentateur

Et puis, je parlais des audiences, mais il y a aussi d'autres signes, comme les paris en ligne, alors les paris en ligne pour gagner de l'argent, et puis aussi les petits pronostics. Il y a mon petit prono qui cartonne, je crois qu'il y a 3 millions de... Pardon ? 3 millions 4. 3 millions 4, voilà. C'est un outil de la ligue de football professionnel. Et ça, c'est pas pour gagner des sous. Vous le disiez tout à l'heure, Anne-Sophie Lapix, ça devient très familial. C'est-à-dire que c'est le football pour tous, et pour chacun. Et ce qui fait du bien, encore une fois, dans la société, qui est en tout cas un moteur de rassemblement.

6:33
Karl Olive

Ce qui est fascinant et totalement contradictoire, c'est que c'est vraiment pour de vrai, personne ne peut le contester nulle part, c'est la coupe du monde du fric en même temps. C'est ça qu'est... Il y a une vraie passion populaire pour cette coupe du monde, plus que pour les 2-3 précédentes. Je crois que c'est vraiment... Il y a un truc qui se passe. Et en même temps, les places n'ont jamais été aussi chères. La FIFA se comporte mal. Cette histoire de pause pour boire est absolument insupportable. Tout le monde sait que c'est uniquement pour la pub, etc. Et il n'empêche que tout ça est emporté par la passion populaire. Et c'est ça qui est la force du foot, en réalité.

7:09
Présentateur

Est-ce que c'est parce qu'elle est bien marketée ? En fait, il y a eu une bonne communication autour de cette coupe. Nous, on n'a pas l'impression parce qu'on voyait plutôt tous les défauts. Mais finalement, est-ce qu'elles n'ont pas réussi leur coup ?

7:21
Invité

Je ne suis pas d'accord avec les gens qui critiquent les pauses fraîcheurs. Parce qu'en fait, quand tu as des conditions, températures qui sont extrêmes... Enfin, il fait moins chaud là-bas qu'ici. On s'inquiétait. Oui, mais il faisait quand même chaud au tout début de la compétition. Donc non, en fait, à un moment donné, ça remet un petit peps dans le truc parce qu'il y a des équipes qui sont en difficulté. Il y a la pause fraîcheur. Il y a quelque chose qui peut être fait derrière. Et puis, la récupération, on empêche ces 3-4 minutes-là. Elles sont hyper importantes pour les joueurs. Vous, vous le voyez vraiment du côté des joueurs, évidemment. Oui, évidemment. Moi, c'est foot, archi foot.

Et je vis que pour le foot.

7:57
Présentateur

Non, mais quand on... Moi, je partage ce que vous dites. On échangeait avec Michel Platini la semaine dernière sur le sujet. Que l'arbitre puisse dire il faut qu'il y ait une pause fraîcheur. Aucune difficulté. C'est ce que vous avez connu lorsque vous étiez l'excellente joueuse qu'on a connue en première division féminine. Mais quand vous jouez à 8 ou 10 degrés, où est la pause fraîcheur ? Si on caricature, c'est ce qui peut se passer pendant cette Coupe du Monde. Donc, au choix de l'arbitre, ce qui permet en plus entre guillemets d'humaniser. Que là, en plus, c'est la pause. On pourrait rester très bien puisqu'on est passionné de foot, je crois, ici, autour de la table.

rester pour voir un peu les conseils tactiques, un peu comme fait le sélectionneur français Rudy, comment dire, avec l'équipe de Belgique. En plus, Rudy Garcia. Mais en plus, c'est même pas ça. C'est hop, on part à la pub. Encore une fois, c'est pour une histoire de pognon au commercial. Je rejoins ce que dit Maurice Safran. Et c'est ce qui permet effectivement de marqueter une compétition où je trouve que l'humain n'est plus au cœur précisément de l'ambiance. Ah mais ça,

8:56
Invité

je vous rejoins totalement. Mais après, moi, je reste quand même sur le sportif. Je peux comprendre tout ça. qu'on puisse être un peu dégoûté, que c'est un peu scénarisé, tout ça. Il n'y a aucun souci. Mais je pense que les joueurs, ça ne leur pose aucun problème.

9:08
Karl Olive

Ce qui est frappant, c'est justement, c'est ce que vous dites très bien, c'est que les gens ne sont pas dégoûtés. Oui, c'est ça. Effectivement, on aurait pu penser que c'est la coupe du monde de trop, avec trop de ci, trop de ça, trop d'argent, trop de trom, trop de tout. Et pas du tout. Mais ça rappelle un peu Dubaï.

9:22
Présentateur

On avait quand même quelques préjugés. Il y avait même des gens qui annonçaient qu'ils allaient boycotter Dubaï. On en discute.

9:29
Invité

On a eu la même chose quelques mois avant la coupe du monde de cette année. Beaucoup d'appels au boycott, de menaces au boycott. Et je pense que tout le monde regarde aussi un peu, en tout cas les gens qui sont touchés par ces causes-là, regardent parfois la coupe du monde en sachant ce qui se passe derrière, en sachant les excès, les problèmes avec les politiques migratoires de Trump, etc., qui sont de fait à l'oeuvre pendant la coupe du monde. Donc on les voit, on les a sous les yeux et pourtant on a ce plaisir de regarder le foot. Donc on est un peu entre deux eaux, on a un peu le cul entre deux chaises à se dire est-ce que je fais bien de regarder le foot alors qu'il se passe ça ?

C'est compliqué. Et en même temps, le succès de cette coupe du monde, il faut aussi le voir dans un monde où le foot coûte tellement cher, coûte tellement cher de regarder du foot à l'année, c'est tellement dur de regarder du foot à l'année pour une famille, pour des gens, etc. Le foot, ça coûte centaines de balles par mois à peu près. Là, c'est gratuit. Et là, c'est gratuit. Et vous avez les plus grands stars. En plus, il y a les plus grands stars du foot.

10:16
Présentateur

Oui, bien sûr, pas forcément pour la chaîne qui l'a... 130 millions, c'est... Oui, je vois. 130 millions, c'est vous qui le dites. Alors, il se passe quelque chose avec ce mondial, mais se passe-t-il quelque chose avec cette équipe de France ? Charlotte L'Orgeret a commencé à l'évoquer. On en parle après l'essentiel de l'info de Claire Shekagini.

10:38
Locuteur 8

Bonne soirée sur RTL.

10:50
Présentateur

Anne-Sophie Lapix. On refait le monde sur RTL. Il est 19h30, l'essentiel de l'info avec Claire Shekagini.

10:57
Invité

Ce lundi a été la troisième journée la plus chaude jamais enregistrée en France. Demain, 54 départements seront en vigilance rouge canicule contre 49 aujourd'hui. Avec la vigilance orange, ce sont plus de 90% des Français qui seront dans une chaleur étouffante. Record de température battu cet après-midi dans l'Ouest, à Rennes, Bordeaux, Angers et à Sainte-en-Charente. Notamment, demain matin, nouvelle réunion de crise interministérielle sur la canicule présidée par Sébastien Lecornu. Ouverture d'une enquête pour homicide involontaire par le parquet de Carpentras. Deux enfants de 4 et 4 ans, de 2 ans, et 4 ans sont morts de chaud, sans doute, dans la voiture de leurs parents.

Le ministre de l'Intérieur demande une enquête de commandement sur les responsabilités de chaque intervenant dans l'affaire Liana. Laurent Nunez réclame la mutation de deux gendarmes. Le pré-rapport a pointé des dysfonctionnements en chaîne côté justice et gendarmerie. Filé en 16e de finale, objectif des Bleus ce soir au Mondial de foot à Philadelphie. Après leur victoire au Sénégal, les hommes de Didier Deschamps disputent leur deuxième match de la compétition à partir de 23h. L'Argentine de Lionel Messi pourrait aussi ce soir face à l'Autriche décrocher son billet pour les 16e. 0 à 0 pour l'instant, match que vous pouvez suivre sur M6, le diffuseur du Mondial tout comme France-Irak.

Et puis RTL vous fera vivre cette soirée. Événement aussi avec Eric Silvestre aux commandes de RTL Coupe du Monde. Céline Dion annonce sur les réseaux sociaux avant sa venue à Paris son deuxième titre inédit. Bonjour, pardon, merci composé par Ricard, la star québécoise que l'on attend de pied ferme à la Défense Arena pour des concerts en partenariat bien sûr avec RTL en septembre. Merci Claire, on vous retrouve

12:28
Présentateur

à 20h.

12:31
Locuteur 8

Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.

12:35
Présentateur

Est-ce qu'on a la bonne équipe de France ? Celle qui fait rêver les héros auxquels s'identifier et vous, vous en connaissez combien ? Il a suffi d'un match pour les rendre familiers à ceux qui ne suivent pas le foot toute l'année. On va débattre de cette question du succès du mondial avec nos invités Charlotte Lorgeret, consultante ancienne joueuse internationale, Maurice Safran, journaliste, éditorialiste à challenge et auteur du dictionnaire inattendu du foot et Carl Olive, député ensemble des Yvelines et Pierre Maturana, directeur de rédaction de SoFoot.

13:05
Locuteur 8

On refait le monde sur RTL.

13:08
Locuteur 3

Je vais conclure en m'adressant au bleu de 2026 avec l'une de mes phrases fétiches, celles que vous connaissez en anglais. You can be do what we want to do.

13:24
Présentateur

You can be do what you want to do. C'est évidemment François Hollande. Oui, vous n'êtes pas le seul politique Carl Olive à s'intéresser au foot. François Hollande, grand fan de foot aussi. Et quelques fois, joueur aussi avec le Varieté Club de France. C'est vrai. Grand connaisseur.

13:38
Karl Olive

Grand connaisseur. Très très grand connaisseur.

13:40
Présentateur

Vous lui posez des questions sur les finales de la Coupe de France ?

13:42
Karl Olive

Les équipes des années 60

13:43
Présentateur

et tout, un bâtard. Vous avez les compos.

13:44
Karl Olive

C'est curieux parce que nos trois derniers présidents, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron, sont des vrais connaisseurs de foot. Ce n'est peut-être pas un hasard.

13:52
Présentateur

C'est vrai que Chirac, on se trouve bien de...

13:54
Karl Olive

Chirac, il a accaparé la Coupe du Monde 98, il a mis le maillot, etc. mais il ne comprenait rien, ça l'ennuyait profondément. Il a écrasé Jospin pendant ce temps-là qui, lui, connaissait bien

14:10
Présentateur

le PSG a chauffé la salle en remportant la Ligue des Champions. Pierre Mathurana.

14:15
Invité

Pour ceux qui ont la chance de pouvoir suivre le PSG pendant la saison, c'est sûr qu'ils ont donné ce petit grain de folie depuis deux ans au public français et au foot français en général.

14:24
Présentateur

Et les Français ont pu suivre la finale aussi sur M6.

14:26
Invité

Ils ont pu suivre la finale donc ils ont vu une belle équipe et c'est bien placé.

14:29
Présentateur

C'est vrai.

14:31
Invité

Et là où la transition se fait, c'est qu'il y a des joueurs qu'on retrouve du PSG en équipe de France. Donc évidemment Dembélé, Doué, Barcola, etc. Donc forcément, il y a quelque chose qui permet de faire un peu le liant mais ce qui marche bien avec cette équipe de France, c'est le côté en ballon qu'elle a, le côté enthousiasmant, son côté très offensif. C'est-à-dire que c'est plus facile de ramener du monde autour de la télé quand vous avez la certitude qu'il y aura 10-15 occasions dans le match et que potentiellement il y aura des buts et qu'il y aura des dribbles et que ça va percuter, etc. Donc c'est une équipe à laquelle on peut facilement s'attacher.

15:00
Présentateur

Donc le PSG a chauffé la salle

15:02
Invité

ou pas ? Oui. Oui, clairement parce que Louis-Henriquet il a réussi à faire des choses que personne auparavant avait réussi à enlever des stars, à essayer de rendre un peu plus accessible cette équipe avec des jeunes comme Mayolou, comme Warren Zahir-Brie, enfin voilà, tout ça, il s'est trouvé quelque chose et en plus, ils jouaient très bien ensemble. Donc c'est vrai qu'on a la chance en équipe de France d'avoir certains joueurs du PSG. Même si Dembele, pour l'instant, a du mal à trouver sa place.

15:26
Présentateur

Ça c'est très intéressant ce que vous dites Charles parce que en fait le PSG a réussi en deux ans à remporter ses deux ligues des champions là où le football français n'était pas parvenu depuis 70 ans. Évidemment, il y a l'Olympique de Marseille en 1993 et ce que vous dites est très intéressant parce que pour bien connaître le PSG, il y a encore quelques années, c'était les stars qui se succédaient au sein du club. Aujourd'hui, la star c'est l'équipe et paradoxalement, l'équipe de France, les grandes stars c'est l'équipe et c'est ce qu'a voulu Didier Deschamps.

Il n'y a pas d'état d'âme avec Didier Deschamps sur quelqu'un qui va arriver en retard, quelqu'un qui va mal entre guillemets se comporter. Et je trouve que c'est l'une des clés du succès de cette équipe de France comme ça l'a été pour le Paris Saint-Germain. Vous étiez content que le PSG l'emporte ? J'étais très content.

16:11
Karl Olive

Très très content.

16:13
Présentateur

Je vois très bien vous les enlever.

16:15
Karl Olive

Vous n'allez plus sauter sur les voitures. Le foot, c'est un truc, le foot, c'est une machine qui va à toute allure. Moi, j'ai regardé France-Sénégal avec des footeux. Des footeux qui jouent encore, etc. À la fin de la première mi-temps, et c'est des vrais connaisseurs, c'est des dingues qui connaissent vraiment bien, qui vont au PSG à tous les matchs depuis 20 ans. À la fin de la première mi-temps, ils expliquaient qu'il fallait sortir Mbappé de l'équipe tellement il était nul. Et très sérieusement. Et une demi-heure plus tard, il est redevenu Dieu sur terre. Donc ça va à une vie. C'est vraiment des connaisseurs, en fait. Il y a 60 millions de sélectionneurs.

C'est vraiment des connaisseurs.

16:55
Présentateur

Vraiment ? Parce que c'est vrai qu'on a le droit de douter de Mbappé parce que rien ne marchait.

16:59
Karl Olive

Il y a eu des doutes sur Dembélé dans la presse toute la semaine. Toute la semaine.

17:03
Invité

Mais c'est tellement prévisible de voir que, oui, Kian Mbappé, sa première mi-temps, il a fait des erreurs techniques, des prises de balles pas bonnes. Mais c'était prévisible qu'en seconde mi-temps, ça allait être beaucoup mieux, en fait. Donc il ne faut pas avoir Bac plus 12 de football pour savoir ça. Il y a Bac plus 12 de football ? Non, parce qu'en fait, c'est de la sensibilité. Il reste humain, même si c'est le joueur le plus médiatisé de France, du monde, tout ce que vous voulez. C'est un humain.

Et quand il arrivait au Réal qu'il était malade mentalement parce qu'il n'arrivait plus à jouer au foot les quatre premiers mois et qu'après, il s'est remis en scène et c'était le meilleur buteur de la Liga, à un moment donné, tu te dis, c'est un être humain.

17:40
Présentateur

C'est pas un ancien combattant, mais je regarde M. le directeur de la réaction de SoFoot, mais lorsque Rai arrive au Paris Saint-Germain au début des années 80-90, la première année, il fait le tour du terrain et il ne joue quasiment jamais. Quand on voit la carrière de Rai par la suite, c'était très intéressant. En 2018, j'ai travaillé pour la Coupe du Monde en Russie. Rappelez-vous, le troisième match, on était qualifié de poule. Le troisième match contre le Danemark où c'est un match en bois et volontairement, on fait un match en bois 0-0. Qu'est-ce qui n'est pas tombé sur Didier Deschamps qui expliquait simplement qu'une Coupe du Monde, ce n'est pas à s'en mettre.

Alors, Kylian Mbappé, c'est un être un peu particulier aussi parce qu'on adore l'adorer, on adore le détester par moments. Enfin, il est assez clivant et il est assez exceptionnel. Il a un statut un petit peu à part. C'est peut-être aussi ça qui explique aujourd'hui

18:27
Karl Olive

l'engouement formidable. Parce qu'il sort du comportement traditionnel des joueurs. Quand j'étais jeune journaliste, il y a 30 ou 40 ans, on rentrait dans les vestiaires, on discutait avec les joueurs on les approchait à l'entraînement. Tout ça, c'est fini.

18:44
Invité

C'est fini depuis 25 ans.

18:46
Karl Olive

Tout ça, c'est fini. Et ils ne disent rien sur rien, grosso modo. Ils répondent de façon langue de bois à quelques questions convenues et les joueurs ne disent rien sur rien.

18:55
Présentateur

Il n'y a rien de plus encadré qu'un joueur de pub. Rien.

18:57
Karl Olive

Plus que les stars de cinéma, plus que les grands stars de cinéma. Le seul qui parle, le seul qui parle, y compris de politique, qui prend des engagements sociaux, moraux, politiques, c'est Kylian Mbappé. Donc effectivement, c'est une personnalité. Par exemple, le Rassemblement National a expliqué très sérieusement, et on peut en discuter d'ailleurs, a expliqué très sérieusement que le capitaine de l'équipe de France n'avait pas à prendre des positions politiques. Donc voilà, c'est un personnage très particulier dans un univers qui est très aseptisé.

19:27
Présentateur

Et puis, il y a l'apparition Michael Olysee. C'est la nouvelle coqueluche de l'équipe de France. Et alors lui, ce n'est pas du tout le même profil que Mbappé. Il n'est pas extraverti comme lui. Il est secret. Il a un petit accent, forcément, parce qu'il a plusieurs nationalités. Lui, c'est vraiment la bombe de ce mondial pour l'instant, pour l'équipe de France.

19:49
Invité

Ça va être la bonne surprise. C'est clairement le joueur le plus taiseux, je pense, dans l'histoire de l'équipe de France. Pour lui arracher un mot, c'est compliqué. Après, c'est vrai que c'est difficile parce qu'il parle plutôt anglais que français et qu'on voit qu'il commence à s'y mettre tout doucement. Mais il a une personnalité qui est assez particulière parce qu'il fait un peu nonchalant. Et dès qu'il a le ballon dans les pieds, c'est le mot que vous avez utilisé, c'est une bombe. Ça explose dans tous les sens. On ne sait pas dans quel sens ça va. C'est léché, c'est joli à voir. Il a un super pied gauche. Il a fait une saison incroyable.

Et surtout, il a ce qu'on appelle la vision de jeu extraordinaire. C'est-à-dire qu'il voit des choses que les hommes ne voient pas, comme on le dit souvent.

20:27
Présentateur

C'est la coqueluche dont on avait besoin. Il y en a plein de stars et puis beaucoup d'attaquants.

20:33
Invité

En fait, à chaque mondial, il y a un peu sa coqueluche. En 2018, il avait compté évidemment. En 2022, les gens étaient plus sur Griezmann, par exemple. Et là, on le disait, il a ça. Ce qui est marrant, c'est que dans chacun de ces mondiales, le meilleur joueur, ça reste Mbappé. C'est ça qui est drôle, c'est que sa personnalité est tellement clivante, qu'il cristallise tellement de critiques et de louanges à la fois. Et parfois, ça s'entrechoque comme ça qu'il y a d'autres joueurs qui émergent. Et Olizé, il a vraiment tout pour être le chouchou un peu des Français cet été.

20:59
Présentateur

Et c'est la centième sélection ce soir de Mbappé à 26 ans et demi. Je crois que c'est absolument... 26 ans et demi ou 27 ans et demi, je ne sais plus. 27 ans et demi, pardon. Je l'ai un petit peu rajeuni. Alors, l'enthousiasme pour cette Coupe du Monde de 2026 a aussi un côté régressif, un côté doudou, nostalgie. On en parle avec nos invités après la pause. au podcast sur l'appli RTL.

21:29
Locuteur 8

RTL, on refait le monde. Anne-Sophie Lapix.

21:33
Présentateur

La Coupe du Monde de foot, c'est immuable. Ça a rythmé notre enfance, nos étés. Alors, il y a forcément un plaisir particulier à la retrouver, une nostalgie aussi à se remémorer, les gloires et les exploits du passé. Nos invités sont Charlotte Lorgeret, consultante ancienne joueuse internationale, Moïse Safran, journaliste, éditorialiste à challenge et auteur du dictionnaire inattendu du foot, Karl Olive, député ensemble des Yvelines et Pierre Maturana, directeur de rédaction de SoFoot.

21:58
Locuteur 8

On refait le monde sur RTL.

22:01
Locuteur 2

Et c'est fini ! L'équipe de France est championne du monde. 3-0, deux buts de Zidane, un but de Petit. Je crois qu'après avoir vu ça, on peut mourir tranquille. Enfin, le plus tard possible, mais on peut.

22:22
Présentateur

C'est un, c'est un ! Pour ceux qui ont vécu ces moments, ils ne l'oublieront jamais. Tout le monde sait où ils se trouvaient à ce moment-là. C'est le signe des grandes dates dans l'histoire. Alors, je parlais des... C'était en 98, pour ceux qui n'ont pas la ref. Il n'y en a pas beaucoup, mais il y en a quand même. Je parlais des ventes de maillots tout à l'heure, mais celles des vignettes panini cartonnent. Elles sont en rupture de stock dans plein de magasins. Ça, concrètement, c'est le signe de la Madeleine de Proust, Maurice Savran.

22:54
Karl Olive

C'est une régression. J'ai un petit-fils de 23 ans qui est journaliste. Il avait deux jours de vacances. Il a consacré ces deux jours de vacances à courir partout dans Paris pour trouver des vignettes. C'est quand même fou, ce gamin.

23:07
Présentateur

Comment ça, c'est une régression, Maurice Savran ?

23:09
Karl Olive

La régression,

23:10
Présentateur

c'est le modernisme. J'ai l'impression qu'il a son album, Carl-Oliv.

23:14
Karl Olive

C'est un phénomène inouïe. C'est incroyable.

23:18
Présentateur

Petit côté carte Pokémon, mais sauf que...

23:21
Karl Olive

C'est ce qu'ils faisaient tous quand ils avaient 10 ans. Quand j'étais petite, oui.

23:26
Invité

Mais après, c'est vrai qu'il y a eu un certain déclin parce qu'il y a eu d'autres choses. Il y a eu le digital, il y a eu les réseaux sociaux, tout ça. Et finalement, ça revient à la mode comme pas mal de choses. La comparaison avec les Pokémon, elle est bonne parce qu'il se trouve que c'est un album qui prendra de la valeur parce que c'est le dernier de Panini, enfin, c'est le dernier partenariat entre Panini et la Coupe du Monde. Donc, ça joue aussi. C'est-à-dire que si vous le remplissez, déjà il coûte cher à remplir et que si vous le remplissez bien et que vous le mettez de côté et que vous le mettez sur une tête dans 15 ans, peut-être que vous aurez un petit pactole à faire.

23:52
Présentateur

Et ça coûte combien si on veut vraiment remplir totalement cet album ?

23:56
Invité

Je n'ai pas trop regardé mais je sais qu'il y a genre 1000 vignettes et il est très très gros à faire.

24:01
Karl Olive

Et puis avec les échanges, je crois que c'est autour de 2000 euros. Oui, ça coûte très très cher à faire. Il y a des vieux albums qui sont vendus aux enchères qui sont vendus des milliers.

24:10
Présentateur

Ton petit album Panini Maurice de la Coupe du Monde 1982

24:13
Karl Olive

Mais ça vaut très cher. Donc effectivement, c'est régressif mais dans le bon sens de régressif. Il y a aussi un phénomène

24:24
Présentateur

qui est plus nouveau, c'est celui des réseaux sociaux. On voit ressurgir des images du passé d'anciens matchs qui ont marqué l'histoire du foot. Qu'est-ce que ça veut dire ? On a envie de se cultiver sur le foot,

24:36
Invité

de retrouver ces moments ? Oui, parce qu'il n'y avait pas forcément autant d'images qu'on a aujourd'hui. Donc c'est vrai que même si il faut surfer sur les jeunes, ils sont toujours sur le téléphone. Donc en fait, c'est un terme de business et c'est super bien. Et puis oui, pour qu'il y ait un peu plus de culture dans les jeunes. Vous parliez de la Coupe du Monde 98, moi j'avais 4 ans. Je ne me souviens pas trop. Je l'ai vu sur YouTube après en fait. Mais oui,

24:59
Présentateur

deux années après. Vous avez découvert. C'est ce qui se passe avec les jeunes d'aujourd'hui. Ils connaissent ces moments d'anthologie du foot. Je viens de rédiger un bouquin avec Michel Platini sur le 40e anniversaire de France-Brésil. Qui était ? Le soleil de Guadalajara. Oui, c'était. Et c'est vrai qu'aujourd'hui on retrouve des archives et quand on regarde ce match-là, juste pour une passionnée comme Charlotte, footballeuse professionnelle, ce France-Brésil, on joue 12 minutes de plus temps réglementaire, en temps de jeu effectif, que la finale de la Coupe du Monde 2022. Et c'est vrai que quand on... Je regarde M.

de SoFoot, parce que c'est aussi la culture de SoFoot, quand on voit les Socrates, quand on voit les Louise Fernandez, quand on voit les juniors, quand on voit Berthaud, le gardien de but et ce qui s'y passe, c'est tout simplement exceptionnel parce que là, pour le coup, il n'y a pas de marquage à la culotte comme on le dit dans le football. C'était du marquage en zone, on avait le temps de voir, etc. C'est un football humaniste d'artisans, d'artistes qu'on retrouve aujourd'hui à Anne-Sophie Lafix effectivement sur les réseaux sociaux. Pour tous ceux qui ne connaissaient pas les personnes dont parlait Karl-Olive, c'est les réseaux sociaux.

26:00
Karl Olive

On s'est dit Karl-Olive est essentiel. Pierre et notre ami ne connaissent pas cette période-là. Mais dans les années 60-70, il y avait une guerre idéologique droite-gauche dans le foot. Les gens de Miroir du Football qui était un journal communiste prenaient le jeu offensif et c'était le foot de gauche et les gens de l'équipe plus conservateurs, c'était le foot de droite. Il y avait des batailles mais à n'en plus finir, c'était des batailles idéologiques. C'était complètement dingue comme histoire. Mais ça a vraiment existé et c'était extrêmement violent idéologiquement.

26:31
Présentateur

Et puis aujourd'hui, on compare, alors ce n'est plus d'idéologie, mais on compare les joueurs d'avant et les joueurs d'aujourd'hui. Il y avait même une pub qui les faisait jouer ensemble grâce à LIA. Ce n'était pas cette année, c'était pour la précédente couple.

26:42
Invité

C'est un peu le truc qui donne envie de s'arracher les cheveux parfois. C'est super que le foot se transmette et il est fait pour ça et que chacun puisse vivre son époque et découvrir ce qui se passe avant. Mais il y a un truc qui est vraiment insupportable avec ça, c'est, je crois que Zidane autre jour, il ne pourrait pas jouer. Vraiment, quand tu as un gosse des années 80-90 et que tu entends ça, tu vas arracher le reste de cheveux qui te restent. Mais c'est marrant, c'est des débats qui font vivre le foot depuis 70 ans. Est-ce que Pelé serait fort aujourd'hui ? Est-ce que Cruyff serait fort aujourd'hui ? Et après, on s'affronte sur des critères, etc. C'est sympa.

27:11
Karl Olive

Ça ne fait pas le moindre doute d'ailleurs, c'est des fausses discussions.

27:13
Invité

Non, mais pour les jeunes, c'est toujours, le foot d'avant est tellement plus lent et tellement différent que par rapport au foot d'aujourd'hui qui est très athlétisé, qui est très rapide, technique, ça peut paraître improbable de voir ces joueurs qui jouent différemment, qui étaient faits différemment physiquement. Bien sûr. Mais parce qu'on veut constamment comparer en fait. Je pars du principe aussi avec le football féminin et le football masculin, on est dans la comparaison alors que ce n'est pas le même métier, ce n'est pas le même sport. Moi, je le dis clairement au effort, ce n'est pas le même sport. Donc là, c'est la même chose.

On ne travaillait pas autant à l'époque spécifiquement, individuellement, l'hygiène de vie, depuis 15-20 ans, le football va beaucoup plus vite qu'à l'époque. Mais il y avait une autre saveur aussi à l'époque. Plus de subtilité ? Plus d'authenticité peut-être ? Oui, peut-être. Non, mais c'est différent quand c'est peut-être plus de créativité parce que les systèmes techniques et tactiques étaient moins avancés. Encore qu'il y avait quand même des grands penseurs du foot, mais qui étaient un peu esselés par les autres. Il y avait la prise de risque s'il y avait plus de prise de risque que à l'époque. La créativité, vraiment beaucoup de la technique.

Un joueur qui était très technique avant, donc au XXe siècle, ça se voyait tout de suite parce qu'il faisait des choses que les autres ne pouvaient pas faire, qu'ils n'avaient pas du tout imaginé. Donc ce mec-là, il faisait des choses que certains joueurs font aujourd'hui. Mais il aurait pu... Enfin, c'était un créateur plus que les autres comme il peut y en avoir aujourd'hui des joueurs qui sont au-dessus des autres.

28:30
Présentateur

Alors, effectivement, on se compare, les différentes générations se critiquent, mais on est réunis ensemble autour d'un spectacle, autour d'un sport. C'est ça qui est fort en fait dans le foot et dans cette Coupe du Monde ?

28:44
Invité

Oui, c'est le sport le plus populaire rassembleur du monde.

28:46
Karl Olive

Le foot est le seul sport universel. Pourquoi le seul sport universel ? Parce que le rugby, par exemple, qui est un sport magnifique, se pratique dans une quinzaine de pays, point. Vous allez au fin fond d'un village chinois, les gosses connaissent Zilane. C'est comme ça. C'est le sport universel. C'est le seul.

29:02
Invité

C'est le sport plus facile à jouer.

29:03
Karl Olive

Et puis c'est facile à jouer, etc. Mais voilà, c'est ça le phénomène qui fait que n'importe où, n'importe où dans le monde, les gens parlent de foot. Et ça, c'est un phénomène qui n'existe pour aucun autre sport.

29:15
Présentateur

Oui, et puis l'engouement de ces grands rendez-vous comme les Jeux Olympiques, Paralympiques, les Coupes du Monde fait qu'on démontre que le sport était véritablement un catalyseur social, transversal. On est imbibé au quotidien du sport. Sport emploi, sport compétition, sport famille, sport loisir, sport citoyenneté. On est imbibé. Sauf qu'on parfois n'en prend pas conscience si on attend effectivement ces grands événements pour s'en rendre compte. Et on craint aussi les violences qui vont parfois à la fin de certains matchs, avec certaines victoires, ça ne peut pas le dire non plus. Le foot, ça n'existe pas d'être le rugby.

29:46
Karl Olive

Ça a diminué. Mais après 68, après mai 68, il y avait cette idée qui a beaucoup circulé à gauche, à l'extrême gauche, que le foot était le deuxième opium du peuple. Il y avait Dieu qui était le premier opium du peuple et le foot le deuxième. Et il y a eu beaucoup de discussions chez les gauchistes sur cette question-là. Il y a eu des livres, etc. Donc c'est des questions qui étaient extrêmement vivaces qui aujourd'hui ne se posent plus. Je ne veux pas vous laisser

30:11
Présentateur

sans vous demander votre pronostic pour ce soir. Je rappelle que la France rencontre l'Irak à 23h sur M6 et sur RTL. Alors Pierre, votre prono ?

30:21
Invité

Si ça joue, parce qu'il y a quand même ces histoires d'orage qui plaignent au-dessus, je pense que c'est une grosse victoire de la France. 3-4-0.

30:28
Présentateur

3-4-0. Non, non, ça ne marche pas. 4-0. 4-0. J'écris 4-0 pour Pierre. Charlotte ? 3-0. 3-0. Les pauvres Irakiens. Maurice ? Pierre m'a pris mon score donc je vais dire 4-1. C'est pas mal. C'est bien, je trouve ça bien de donner un petit point quand même. Et moi je dis 5-1 parce que le 5-1 nous permettra de faire match nul contre la Norvège et s'assurer la première place lors du match de vendredi. Ok, je vais faire 6-1 parce qu'il ne me reste pas beaucoup de choses en fait. Merci beaucoup. Et donc ce sera à 23h et j'imagine que personne n'ira se coucher avant autour de cette table et puis surtout surtout pas Eric qui est juste en face de moi qui s'apprête à recevoir. Nous nous n'entendions

31:09
Locuteur 2

qu'une seule chose ce sont les orages parce que si on doit déjà 1h30 du matin ça va faire tard mais alors si c'est 3 ou 4h mais bon on est entraîné pour ça on va tenir.

31:17
Présentateur

Eric Silvestro vous attend avec toute sa bande et puis demain Thomas Soto recevra Mathias Wargon chef du service des urgences du centre hospitalier de La Fontaine en Seine-Saint-Denis Morcalo Vifogiel accueillera Michel-Edouard Leclerc président du comité stratégique des centres Leclerc on se retrouve dans un instant sur RTL. Toute la journée RTL vous accompagne

31:41
Locuteur 8

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Une terrible envie de foot : pourquoi le Mondial fait-il monter la température ? — Karl Olive · Pourquijevote