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Autreyoutube.com· 9 septembre 2026 23 minDivertissementImmigration & asileEurope & internationalÉconomie & entreprises

Débat Macron/Le Pen : autopsie d'un fiasco

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:10Emmanuel MacronFait
    « L'esprit de défaite que vous portez, parce que ce que vous portez, c'est l'esprit de défaite, c'est d'expliquer à nos concitoyens, c'est trop dur la mondialisation pour nous, c'est trop dur l'Europe. »
  • 9:13Emmanuel MacronFait
    « Du jour au lendemain, vous serez présidente, les gens vont arrêter de venir. Il n'y aura plus de fraude sociale, plus de fraude fiscale. Tout va bien se passer du jour au lendemain comme ça. »
  • 9:54Emmanuel MacronFait
    « Je ne fais pas de promesses que je ne pourrais pas tenir. Je ne vous prends pas pour des enfants. »
  • 12:34Marine Le PenFait
    « Les grandes entreprises elles payaient en euro en écu avant. Oui de 93 à 2002 toutes les entreprises pouvaient payer. Les grandes entreprises pouvaient payer effectivement en euros. Ce système a parfaitement fonctionné. »
  • 13:16Emmanuel MacronFait
    « L'éleveur du Cantal aujourd'hui, il achète ses produits à l'étranger. Il les achètera donc en euros, mais il payera ses salariés en franc. »
  • 18:45Emmanuel MacronFait
    « Donc ce que vous proposez comme d'habitude, c'est de la poudre de Perlin Pimpin. »
  • 20:44Emmanuel MacronFait
    « Moi, je ne suis pas l'héritier de ce gouvernement. J'y ai participé, je n'étais pas d'accord et j'en suis sorti. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Le 3 mai 2017, pendant un peu plus de 2 heures, deux personnes se font face dans un studio de télévision. À la fin de la soirée, l'un des deux a gagné l'élection présidentielle. Et pas seulement l'élection, il a gagné les 10 années qui allaient suivre. 10 ans pendant lesquels la France allait être dirigée par lui. Vive la République ! Vive la France ! Par ses idées, par sa façon de faire de la politique, tout s'est joué là dans une pièce entre deux pupitres devant les caméras. Et quand on y pense, c'est vertigineux. Une carrière politique et le cap d'un pays tout entier peuvent basculer en quelques minutes de parole. Donc faut pas raconter non plus des carabistouill à nos concitoyens, hein. Ce débat, on l'a tous en tête. La foire d'empoigne, la fameuse poudre de perlin

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pimpin. Alors, on va reprendre cette soirée calmement du début et comprendre exactement comment l'un a pris le dessus sur l'autre. Ceci n'est pas une vidéo d'opinion. Je ne vais pas vous dire qui avait raison sur l'euro, sur l'immigration, sur le chômage, ni pour qui il fallait voter. Ce qui m'intéresse, c'est la forme, la façon dont on parle, dont on attaque, dont on se défend. Ce que vous allez comprendre à la fin de cette vidéo, c'est qu'un débat comme celui-là ne se joue pas sur les arguments. Il se joue sur une petite poignée de mécanisme de communication presque toujours les mêmes. Vous les avez déjà vécus, vous les avez déjà ressentis, subis sans pour autant réussir à mettre un mot dessus. On va donc ici les nommer un par un. Première chose à comprendre et c'est la plus

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importante de toute la vidéo, un débat ne se gagne pas sur les arguments, il se gagne sur le cadre. Le cadre, c'est la question à laquelle tout le monde se met à répondre sans jamais l'avoir choisi. Est-ce que le sujet de la soirée, c'est le bilan des années Hollande ou l'avenir du pays ? Est-ce qu'on est là pour parler de projet ou pour parler de personne ? Est-ce que la question c'est Emmanuel Macron est-il le candidat du système ou bien Marine Le Pen est-elle prête à gouverner ? Celui qui arrive à imposer sa question a déjà fait la moitié du chemin parce que l'autre va ensuite devoir passer la soirée à jouer sur le terrain qu'il n'a pas choisi. C'est Marine Le Pen qui parle la première. On lui pose une question toute simple. Quel est votre état d'esprit ce soir ? Regardez.

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Quel est votre état d'esprit ? Et donc à vous Marine Le Pen Bah écoutez, je suis extrêmement heureuse de la manière dont se déroule ce second tour parce que la réalité c'est que le choix politique que les Français vont devoir faire, c'est clair. Monsieur Macron est le candidat de la mondialisation sauvage, de l'ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous, de du saccage économique notamment de nos grands groupes, du dépessage de la France par les grands intérêts économiques, du communautarisme et tout cela piloté par monsieur Hollande hein. Et puis somme toutes, les Français ont aussi pu voir le vrai Macron, hein, dans cette ce second tour, la bienveillance.

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a fait place à la médisance. La stratégie marketing a été reprise en main par la machine du PS et puis le sourire étudié se transforme en ictus. Au fur et à mesure des meetings, l'enfant chéri du système et des élites en réalité a tombé le masque. Monsieur Macron, voilà, c'est bien. Je trouve que c'est utile. C'est une entrée en procureur, un véritable réquisitoire, des étiquettes, un portrait à charge et pas une seule proposition. Et il faut être honnête, cette stratégie-là, elle est redoutablement efficace en meeting. Comme chef d'état, Emmanuel Macron a failli devant ses propres partisans, ce registre galvaniserait une salle. Le problème, c'est qu'on n'est pas en

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meeting, on est en face à face pendant 2 heures. Et dans ce cadre-là, le fait de ne rien proposer devient en soi une information sur la candidate. Maintenant, écoutez bien la réponse d'Emmanuel Macron. C'est ici précisément que le cadre du débat se verrouille. Vous avez démontré que vous n'êtes en tout cas pas la candidate de l'esprit de finesse, de la volonté d'un débat démocratique équilibré, ouvert. Merci pour cette belle démonstration que vous venez de faire madame Le Pen. Je ne m'attendais pas à autre chose. Il ne répond pas aux accusations. Il ne se défend pas sur Hollande, ni sur la finance, ni sur rien. Il commente la manœuvre. En une phrase, il transforme l'attaque de Marine Le Pen en preuve contre elle. Regardez là, elle passe son temps à attaquer au lieu de proposer et

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juste derrière, il va poser son propre cadre. L'esprit de défaite que vous portez, parce que ce que vous portez, c'est l'esprit de défaite, c'est d'expliquer à nos concitoyens, c'est trop dur la mondialisation pour nous, c'est trop dur l'Europe. Donc, on va se replier, on va fermer les frontières, on va sortir de l'euro, sortir de l'Europe parce que les autres y arrivent mais pas nous. C'est l'esprit de défaite dans la lutte contre le terrorisme parce que cette lutte tous les pays développés l'ont, toutes les démocraties ont à la conduire. Mais vous vous dites "Non, on va encore là aussi sortir, remettre les frontières comme avant, comme si ça a réglé le problème, mais nous y reviendrons." Face à cet esprit de défaite, moi je porte l'esprit de conquête français.

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Esprit de défaite contre esprit de conquête. En une formule, il a changé la question de la soirée. On ne parle plus de qui est le candidat du système, on parle de qui croit encore en la France. On est déjà à la 7e minute d'un débat qui va en durer 150 et le plus important est déjà fait. Macron a réussi à installer la question à laquelle tout le monde va répondre pendant le reste de la soirée. Est-ce que Marine Le Pen a un vrai projet ? Oui ou non ? À partir de là, tout ce qu'elle va dire sera écouté à travers le prisme de cette question. Et pour la garder sur ce terrain, celui qu'il vient de choisir, il va utiliser six techniques, toujours les mêmes. Répéz pendant 2 heures. Et ce sont ces six techniques qu'on va décortiquer ensemble l'une après l'autre. Répondre

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sur la forme, pas sur le fond. La première technique, c'est sans doute la plus efficace de toute la soirée. Je vais l'appeler le métaire. Le principe est simple. Quand l'autre vous attaque, vous ne répondez pas à ce qu'il dit. Vous répondez sur la manière dont il le dit. Vous prenez de la hauteur et vous décrivez son comportement de l'extérieur comme si vous étiez un observateur neutre en train de regarder faire. C'est hyper difficile à contrer parce que si l'adversaire proteste, il a l'air de vous donner raison. Le meilleur exemple, c'est quand on aborde l'économie et l'industrie. Marine Le Pen veut démontrer que Macron, quand il était ministre, a laissé filer les plus grands fleurons français. Elle enchaîne les noms d'entreprise SFR, Alstom, général électrique, les chantiers de

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l'Atlantique. Elle envoie dossier après dossier. Et Macron ne va discuter aucun de ces dossiers. Il va faire tout autre chose. Regardez, vous êtes en train de lire une fiche qui ne correspond pas au dossier que vous avez cité. C'est triste pour vous parce que ça montre votre impréparation à nos concitoyens. Deux dossiers vendus contre les intérêts de la France. C'est faux. ministre qu génieur s'est b je suis battu à côtés pour que ça soit pas vendu on peut rentrer si vous voulez dans l'intimité du dossier vous allez pas tenir longtemps parce que comme vous les confondez les uns avec les autres il y en a un qui fait des téléphones et l'autre ça n'a rien à voir il fait à la fois des turbines et du matériel industriel c'est pas la même chose. tout vendre vous. Voilà,

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vous avez entendu, il ne dit pas vous trompez sur SFR, il dit vous lisez une fiche et vous ne savez même pas de quelle entreprise vous parlez. D'un seul coup, c'est plus un débat économique, c'est devenu une évaluation de compétences en direct devant des millions de téléspectateurs. Et le pire pour Marine Le Pen, c'est qu'il n'a pas complètement tort. Elle mélange effectivement deux dossiers différents. Il s'engouffre donc dans la faille. Et regardez aussi à qui il parle dans cet extrait. Il dit à nos concitoyens. Il s'adresse pas à Marine Le Pen ici, il s'adresse à la caméra en passant par-dessus elle comme si elle était pas vraiment là. Ça a un nom cette technique. Ça s'appelle la triangulation. Vous parlez au public par-dessus l'adversaire et vous transformez le débat à deux entre vous

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et le spectateur dans laquelle l'autre n'est plus qu'un cas qu'on examine de manière clinique. Maintenant, soyons honnêtes parce que ce procédé n'est pas propre. Le métaire, c'est aussi une manière très élégante de ne jamais répondre sur le fond. Pendant les 2 heures du débat, Emmanuel Macron ne défend quasiment jamais son propre bilan, les années où il était au gouvernement de François Hollande, la loi travail qu'il a lui-même porté, à chaque fois qu'on s'en approche, il répond "Vous parlez du passé, vous n'avez rien à proposer." Mais madame Le Pen veut pas faire un débat sur le fond. On a compris votre veut parler du passé. Lui aussi, il esquive simplement, il esquive vers le haut en se donnant l'air d'être le plus sérieux des deux et du coup, ça ne se voit presque pas. Ce qui

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est extraordinaire, c'est qu'on vous ne répondez en fait jamais aux questions. Vous parlez toujours du passé et des autres, mais c'est très bien. Les Français comprendront que vous n'avez rien à proposer. Le plus fascinant dans cet échange, c'est que Marine Le Pen n'est pas dupe. Elle voit très bien ce qu'il est en train de lui faire et elle le dit avec beaucoup de lucidité. Vous cherchez à jouer avec moi à l'élève et au professeur, mais en ce qui me concerne, ce n'est pas particulièrement mon truc. C'est exactement ça. Elle a parfaitement identifié la posture. Il joue le prof et elle se retrouve de facto dans le rôle de l'élève qui récite mal sa leçon. Le problème c'est que le simple fait de devoir le dire à voix haute, ça ne la sort pas de cette posture. Au contraire, quand vous êtes

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obligé de dire "Arrêtez de me traiter comme une élève", vous parlez déjà comme une élève. Pour reprendre la main, il aurait fallu qu'elle change complètement de sujet, qu'elle impose un autre terrain. Là, elle ne fait que décrire la cage dans laquelle elle est enfermée. Renvoyez le mot de l'adversaire. Deuxième technique, le retournement. C'est le geste de judo du débat. Vous ne poussez pas contre l'adversaire. Vous prenez son élan, vous prenez son propre mot et vous le lui renvoyez. ça ne coûte presque rien à dire et l'effet est immédiat parce que le spectateur entend l'écho. Il reconnaît le mot qui vient juste de servir et il le voit revenir mais dans l'autre sens. Premier exemple, on est sur la fraude et l'immigration. Marine Le Pen explique que si elle est

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élue, beaucoup de problèmes vont se régler quasiment tout seul. Macron trouve ça naïf et il le dit sur un ton ironique. Du jour au lendemain, vous serez présidente, les gens vont arrêter de venir. Il n'y aura plus de fraude sociale, plus de fraude fiscale. Tout va bien se passer du jour au lendemain comme ça. Formidable. essaye. Formidable. On essayie. Non, moi j'ai pas envie d'essayer. Contrez quoi ? J'ai pas envie d'essayer. Les français non plus. Essayer, c'est le mot de Marine Le Pen. Elle le lance pour se moquer de lui. Moi, j'ai envie d'essayer. Sous-entendu, je suis sérieuse et pas vous. Et lui ramasse le mot par terre et il le renvoie aussitôt. Les Français non plus n'ont pas envie d'essayer avec vous. En une phrase, la pique s'est retournée et

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c'est elle qui lui a fourni la munition. 2e exemple, un peu plus loin dans la soirée. Cette fois, Marine Le Pen ne s'attaque pas à un mot, elle s'attaque à un défaut de personnalité. Depuis le début de la campagne, on reproche à Emmanuel Macron d'être autin, d'être distant, sûr de lui et un petit peu d'honneur de leçon. Elle décide d'appuyer là-dessus en pleine discussion sur le pouvoir d'achat. Alors, vous devriez faire preuve d'un peu moins d'arrogance. Je vous dis juste que moi, je prends les Françaises et les Français pour des adultes. Je ne leur mens pas. Je ne leur mens pas. Là, il ne retourne pas un mot. Il retourne le défaut lui-même. On l'accuse d'être froid et distant. Il répond "Je ne fais pas de promesses que je ne pourrais pas tenir. Je ne vous prends

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pas pour des enfants." En deux phrases, un défaut de caractère vient d'être transformé en qualité morale, à savoir le sérieux et l'honnêteté. Est-ce que c'est de la sincérité de sa part ? Chacun se fera son idée. Mais sur le plan de la communication, à la seconde où il prononce cette phrase, "L'échange est déjà plié. Le concret contre l'abstrait." Troisème technique, et pour une soirée, la télévision, c'est peut-être la plus décisive de toutes. Je vais l'appeler l'écart d'incarnation. L'idée est la suivante. Quand deux personnes débattent, il y en a toujours une qui parle de choses concrètes. Ça peut être un métier, ça peut être une somme d'argent, ça peut être une situation qu'on peut se représenter dans sa tête de manière visuelle. Et l'autre personne qui parle plutôt en idée, en

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concept, en grand mécanisme et devant un public à la télé, c'est presque une loi physique. C'est le concret qui gagne à tous les coups. Le cerveau du spectateur, il va s'accrocher à ce qu'il peut visualiser. Marine Le Pen veut sortir de l'Euro et revenir au franc. Mais quelques jours avant le débat, elle a passé un accord de gouvernement avec Nicolas Duponignan qui lui ne veut pas sortir de l'euro. Résultat, sa position qui était claire est devenue fou. On ne sait plus si elle veut sortir de l'euro, le garder ou créer autre chose qu'on appellerait une monnaie commune. On sort ou pas de l'euro ? Il faut retrouver notre on revient au franc ou pas ? Il faut retrouver notre monnaie nationale. Donc on revient au franc. C'est essentiel. Essentiel. Essentiel. Donc on revient au franc. Donc vous

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proposez bien de sortir de l'euro. Non, je veux renégocier pour que l'euro on s'en libère et on le transforme en monnaie commune. Vous entendez le flottement écoutez. Mais on avec de l'eur ou pas Que les choses soient très claires. Non, on ne per pas avec l'eur monsieur vous savez bien les banques centrales peront avec de l'euro si elles le souhaitent. Les grandes entreprises payeront avec l'euro si elles le souhaitent. Vous le savez très bien ça exist non pas pour les pas pour les français pas pour les particuliers pas pour les petites entreprises et vous savez très bien n'essayez pas mais quoi servir de créer cela à quoi servir mais c'est une maoré commonune c'est un panier de de monnaie vous le savez encore une fois ça a existé avant mais ça a existait juste avant

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l'eur juste avant que l'euro devienne notre monnaie euh physique en France et oui et oui et oui et oui. Bah c'était l'euro déjà et avant lui c'était l'écu. Donc donc les grandes entreprises elles payaient en euro en écu avant. Oui de 93 à 2002 toutes les entreprises pouvaient payer. Les grandes entreprises pouvaient payer effectivement en euros. Ce système a parfaitement fonctionné. Monsieur Macron, ne faites pas semblant de ne pas le savoir. À partir de là Macron ne va pas discuter le pour et le contre de la sortie de l'euro. Il va faire quelque chose de beaucoup plus efficace. Il va transformer ce débat théorique en scène de la vie de tous les jours. Mais je veux que tout le monde comprenne, c'est fondamental. L'éleveur du Cantal aujourd'hui, il achète ses

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produits à l'étranger. Il les achètera donc en euros, mais il payera ses salariés en franc. L'éleveur du s produit à l'étranger. Bah oui, les produits phytosanitair, les produits phytosanitaires beaucoup. Et puis s'il est éleveur, il a ce qu'on appelle des broutards, il les envoie derrière engraisser en Italie. Donc les Italiens, ils lui achèteront en euros, mais lui payera ses ses salariés en franc. Oh là là ! beur du Cantal. Un peu plus loin, il ajoutera le producteur de pommes de la vallée de Durance. Celui qui fait des pommes dans la vallée de la Durance et qui les vend aujourd'hui en euros, qui a besoin de l'euro comme monnaie commune, demain il ne l'aura plus. Il pose des métiers, des lieux, des gens qu'on peut se représenter et il pointe

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l'absurdité pratique. Et puis il enchaîne sur le point qui touche absolument tout le monde devant sa télé. l'épargnant qui nous écoute le jour où vous faites cette sortie parce que comment vous financez votre programme ? Vous dévaluez le nouveau franc de 20 à 30 % et bien il perd il perd le jour d'après 20 à 30 % de la valeur de son épargne. Là ce qu'il vient de dire aux téléspectateurs, c'est le lendemain de l'élection avec Marine Le Pen, l'argent qui est sur ton livret, il vaudra un/art de moins. Que le chiffre soit juste ou pas, c'est pas la question. La question pour moi, c'est l'effet produit. Il a rendu la menace concrète immédiate. Et pendant ce temps-là, que fait Marine Le Pen ? Elle monte dans l'abstraction. Elle se met à parler du compromis de

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Luxembourg, de la conférence de messier de monnaie, de l'écu des années 90. Ce sont peut-être des références parfaitement exactes. Encore une fois, je ne juge pas le fond, mais en terme de communication, c'est le pire moment possible pour commencer à faire de l'abstraction. Pendant qu'il est dans la cuisine des gens avec le livret d'épargne et la feuille de paye, elle est partie dans l'amphithéâtre, l'écart d'incarnation dont je vous parlais tout à l'heure, il est en train de se transformer en véritable gouffre et Macron enfonce le clou avec le métaire de la technique numéro 1. Vous parlez beaucoup madame le Poup mais vous allez vous rattraper. Alors soyons juste une dernière fois, une partie de sa difficulté sur ce passage précis ne vient pas de sa communication. Elle vient du fait que

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son projet monétaire est réellement bancal et que c'est objectivement difficile à défendre surtout en direct. Mais la mécanique de communication, elle elle est nette. Au moment où elle est acculée, au moment où il lui faudrait un vocabulaire simple, une image forte, elle se réfugie dans le vocabulaire technocrate et dans la formule. Elle tente bien de contre-attaquer. Elle accuse Macron de faire, je cite, le projet peur comme au moment du Brexit. Je vois revenir le projet peur, le projet peur que vous aviez développé au moment du Brexit. Mais dire à l'adversaire c'est vous qui faites peur, ça ne répond pas à la seule question que se pose le téléspectateur. Lui, il se pose la question concrètement dans mon portefeuille demain, il va se passer quoi ? C'est vous. La grande peur, la grande

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prêtresse de la peur, elle est en face de moi. Voilà la séquence que les gens ont senti à l'époque sans réussir à l'expliquer. Ils ont vu d'un côté quelqu'un qui parlait de leur vie et de l'autre quelqu'un qui parlait dans le vide. Je ne vais pas dire que cette 4e technique, elle porte un nom savant, la prétérition. Mais rassurez-vous, le principe est très simple. C'est l'art de dire une chose tout en affirmant qu'on ne va pas la dire. Je ne vais pas vous rappeler que et hop, vous venez de le rappeler. Écoutez comment Macron s'y prend pour parler du passé familial de madame Le Pen. Moi, je vais pas vous dire que vous êtes la véritable héritière, non seulement d'un nom, d'un parti politique, du parti politique de l'extrême droite française, de tout un système qui prospère sur la colère des

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Français depuis tant et tant d'années. Je ne vais pas vous dire que vous revendiquez même cet héritage puisque vous l'avez porté depuis que vous avez repris ce parti et que depuis 40 ans dans ce pays, nous avons des Le Penid à l'élection présidentielle parce que ça ne m'intéresse pas. Je ne vais pas vous dire que vous êtes l'héritière de l'extrême droite. Et en disant ça, il vient de le dire trois fois même dans la même phrase. C'est pas de la retenue, c'est une technique. Il fait là une attaque personnelle. Vous êtes la fille de votre père, vous portez sparti depuis 40 ans et en même temps, il se place au-dessus de l'attaque personnelle. Il se donne le rôle de celui qui lui ne s'abaisserait jamais à ça. Donc ici, il va gagner sur les deux tableaux et ça c'est le genre de

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mouvement qu'on ne repère jamais en direct parce qu'il est enrobé dans une phrase qui a l'air poli et posé. Et justement, parlons-en de la politesse parce que pendant toute la soirée, les deux candidats vont s'en servir comme d'une arme. Écoutez juste le nombre de fois où revient le mot courtoisie. Je vous ai laissé avec courtoisie terminer votre propos sur la sécurité. Je vais terminer le mien. Vous voyez avec la même courtoisie. Vous aviez terminé pardon et j'ai eu la courtoisie de rappeler comment je finançais mes baisses d'impôt. Je vous ai laissé avec courtoisie expliquer et développer. J'ai je vous ai avec courtoisie laissé faire. En apparence. C'est une marque de respect. En réalité c'est une façon de se désigner soi-même comme la personne raisonnable du débat et de désigner

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l'autre sans le dire comme la personne qui coupe la parole et qui s'énerve. Des deux côtés, ce sont des coups portés aux statues de l'adversaire, simplement emballé dans du velours. La punchline n'est pas un argument. Et là, on revient à notre point de départ, cette fameuse poudre de perlin qui a tant fait rigoler internet. La règle est la suivante : une formule choc ne sert à rien si elle arrive à la place d'un argument. Elle devient redoutable seulement si elle arrive après, une fois que la démonstration est déjà faite. À ce moment-là, elle ne prouve rien. Elle vient juste sceller le contexte. On parle de terrorisme. Marine Le Pen défend l'idée de rétablir les frontières et de mettre des douigners pour arrêter les terroristes à l'entrée du territoire. Macron va répondre d'abord

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sur le fond. Il parle du renseignement. Il rappelle qu'il y a déjà eu des dizaines de milliers de contrôle depuis 2015. Il argumente d'abord et c'est seulement après tout ça qu'il va lâcher la formule. Donc ce que vous proposez comme d'habitude, c'est de la poudre de Perlin Pimpin. Mais derrière la clé, c'est d'aller sur le terrain identifier toutes celles et ceux qui constituent une menace. Les terroristes, ils passent pas la frontière tous les jours en se signalant. Ils sont dans nos aéroports, dans nos gares, ils circulent, ils sont sur internet, ils mènent des réseaux de la poudre de perlin pimpin. Quatre mots, un mot desuet presque comique qu'on entend jamais. Et c'est pour ça que ça marche. C'est pour ça que ça a fait le tour des réseaux sociaux. Mais

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notez bien une chose, la formule ne démontre absolument rien. Elle vient juste refermer d'un coup sec un échange que Macron avait déjà gagné sur les arguments. Un peu comme quand un adversaire est déjà à terre et que vous lui faites une clé de bras pour le finir. Le martellement. La 6e et dernière technique n'a rien à voir avec la façon de parler. Elle a à voir avec la répétition. Ce soir-là, les deux candidats ont chacun une phrase qu'ils vont répéter en boucle pendant 2 heures. Exactement la même arme. Et pourtant, à la fin, elle a fonctionné pour l'un et elle s'est retournée contre l'autre. C'est cette différence-là qu'il faut comprendre. La phrase d'Emmanuel Macron, c'est celle-ci. Marine Le Pen n'a pas de projet, elle ne fait qu'attaquer. Il va la décliner sous toutes les formes

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possibles pendant toute la soirée. Vous parlez toujours du passé et des autres, vous ne répondez jamais aux questions. Vous ne proposez rien et à la fin, sans détour, vous n'avez pas de projet pour le pays. Nos concitoyens l'ont vu ce soir. Vous n'en avez pas. La phrase de Marine Le Pen, c'est l'exactivalent mais dans l'autre sens. Emmanuel Macron est l'homme du système, le conseiller de François Hollande entouré de tous les ministres socialistes. Elle aussi, elle va la répéter du début à la fin du débat. Monsieur le ministre de l'économie ou dois-je dire monsieur le conseiller auprès de monsieur Holland ? Deux phrases martelées à égalité. Maintenant regardez ce qui va arriver à chacune au fil de la soirée. Celle de Marine Le Pen se cogne à un mur. À chaque fois qu'elle la ressort, Macron

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répond la même chose en 3 secondes presque avec les mêmes mots. Moi, je ne suis pas l'héritier. de ce gouvernement. J'y ai participé, je n'étais pas d'accord et j'en suis sorti. J'ai démissionné, j'ai quitté le gouvernement à la fonction publique. Le coup ne passe pas et il ne passera jamais parce qu'elle n'apporte jamais rien de neuf. C'est toujours la même étiquette, collée de la même manière et à force d'être répétée à l'identique, elle finit par s'user à moins adhérer et à donner l'impression que c'est le seul angle d'attaque qu'elle avait dans sa poche. La phrase d'Emmanuel Macron fait l'inverse. Elle se renforce toute seule. Et pour comprendre pourquoi, il faut revenir au tout début de cette vidéo, au cadre qui a été posé. Souvenez-vous, dès la 7e minute, Macron a imposé la

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question de la soirée. Est-ce que Marine Le Pen a un vrai projet ? Oui ou non ? À partir de là, elle va passer 2 heures à jouer à la procureur, à attaquer au lieu de décrire ce qu'elle ferait une fois présidente. Autrement dit, à chaque attaque, c'est elle-même qui apporte une preuve de plus à l'accusation de Macron. lui n'a même plus besoin d'argumenter, il lui suffit de pointer du doigt. Et quand dans sa toute dernière prise de parole, Marine Le Pen utilise sa carte blanche, ce moment où elle est censée s'adresser directement face-àface au Français pour attaquer encore le martellement de Macron se referme tout seul. La France a été jetée dans le chaos par vos amis politiques, par ceux qui les ont précédés, c'est-à-dire en réalité par tous ceux qui vous soutiennent dans

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cette campagne présidentielle. Un martellement ne fonctionne pas parce que vous le répétez, il fonctionne quand l'adversaire par sa propre stratégie va passer la soirée à le prouver à votre place. Le bon réflexe, c'est pas de trouver une formule qui claque, c'est de trouver la formule que le comportement de l'autre va valider tout seul et ensuite simplement de pointer cette formule encore et encore. On arrive à la conclusion. Alors pour finir, qui a gagné ce débat ? La vraie réponse, c'est que le format a récompensé une posture. Un face-àface de 2h assis en studio, ça avantage mécaniquement celui qui construit, qui parle au spectateur par-dessus l'adversaire, qui reste dans le concret, qui garde son calme et son rythme. Et ça pénalise tout aussi mécaniquement celui ou celle en

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l'occurrence qui accuse, qui reste dans les idées générales, qui s'agitent et qui perd le fil. Ce soir, Marine Le Pen a joué une partition de meeting, le réquisitoire, la charge, l'énergie dans un lieu qui récompense exactement l'inverse. Si vous inversez le décor et que vous la mettez debout dans une salle chauffée à blanc devant ses propres partisans, c'est peut-être Emmanuel Macron qui aurait eu l'air froid et complètement hors sol. C'est la fin de cette vidéo. J'espère que vous l'avez apprécié. Dites-moi en commentaire quel moment de communication vous souhaitez que j'analyse une prochaine fois. Abonnez-vous à ma chaîne et on se retrouve très vite.