La déclaration de politique générale de François Bayrou devant le Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 61 %Attaque 26 %Défensif 14 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:50François BayrouChiffre
« le versement des pensions de retraite tous les ans c'est quelque chose comme l'année dernière 380 milliards »
- 6:40François BayrouChiffre
« 380 milliards moin 325 milliards ça fait comme comme comme chacun le sait quelque chose comme 55 milliards »
- 7:00François BayrouChiffre
« sur ces 55 milliards combien sont versés par la puissance publique c'est combien sont versés par la puissance publique c'est pour les collectivité locale quelques 10 à 15 milliards pour l'État quelques 40 à 45 milliards »
- 7:30François BayrouChiffre
« dès les années 90 le transfert d'argent public à l'endroit du système de retraite et de l'ordre de 1,8 % de notre produit intérieur par an »
- 8:00François BayrouChiffre
« aujourd'hui la part consacrée aux retraites dans la dette du pays est de l'ordre de 50% »
- 17:30François BayrouChiffre
« la France elle a réussi à être en progression de sa croissance de plus de 1 % »
- 2:00François BayrouFait
« nous ne pouvons plus faire comme s'il n'existait pas comme vous l'avez souligné monsieur le Premier ministre c'est une question de soutenabilité des politiques publiques et de respect vis-à-vis des générations futures »
- 4:00François BayrouChiffre
« avec 100 millions de nos compatriotes en situation de de précarité la question sociale doit être au cœur de nos préoccupations »
- 6:00François BayrouChiffre
« le problème de fond c'est le partage de la valeur ajoutée songeons un peu que sur 100 € de dépenses alimentaires moins de 7 seulement vont au producteurs »
- 8:00François BayrouFait
« il nous faut de toute urgence répondre au malaise aussi des agriculteurs »
- 10:00François BayrouChiffre
« nous travaillons trop peu en France à tout le moins singulièrement moins que dans les autres pays de l'OCDE »
- 12:00François BayrouFait
« il nous faudra rechercher l'efficacité des politiques publiques pendant que nous censurons que nous nous disputons à Paris les taux d'intérêt de la dette montent »
- 14:00François BayrouFait
« la Chine est plus conquérrente que jamais et la Russie n'a aucunement renoncé à ses ambitions »
- 18:00François BayrouFait
« le système par répartition est bien en péril le financement des retraites n'est plus équilibré »
- 22:00François BayrouChiffre
« sur 100 € de dépenses alimentaires moins de 7 seulement vont au producteurs »
- 24:00François BayrouFait
« il existe une petite musique chers collègues qui me rappel certains de mes propos je suis prêt à en discuter avec vous mais une musique du droit à la paresse comme idéal de vie en société »
- 26:00François BayrouChiffre
« les profits du CAC 40 ont explosé jusqu'à 100 milliards en 2024 »
- 30:00François BayrouFait
« il faut rendre son efficacité au service public en sortant du dogme de la dépense comme seul boussole »
- 5:00François BayrouPromesse
« la conférence sociale me demande quelques semaines de plus je réponds ça à l'orateur qui tout à l'heure s'est exprimé je suis tout à fait prêt à le donner »
- 12:00François BayrouChiffre
« le budget de l'ADEM sera augmenté pour couvrir les paiements sur ces subventions là le fond vert c'est 150 millions nouveaux qui sont inscrits pour arriver à 1,2 milliard de crédit de paiement en 2025 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
formaliser j'espère que cet après-midi au Sénat le Premier ministre dira très clairement que il n'y aura pas de suppression de postees d'enseignant qu'il y aura des mesures attendez je finis les a les les ash les dames desames les as qui s'occupent des enfants en situation dehandicap à l'école mais pour les enseignants comme pour les il y a bien une question de nombre de postes mais aussi une question de statut et de rémunération il y a des postes non pourvus donc il faut aussi créer les conditions pour que ces métiers soi attractif est-ce que vous avez conscience aussi que ne pas voter la censure dans le contexte actuel ça pourrait vouloir dire s'exclure du nouveau front populaire c'est en tout cas ce que disent certains encore Éric coqurel tout à l'heure en disant en avertissant que ça aurait des répercussions sur les futures élection oui mais nous nous ne réfléchissons pas sous les menaces et la pression de la France insoumise sur des menaces sur des élections à venir nous réfléchissons aujourd'hui en terme d'enjeu pour le pays ce pays a besoin d'un changement de cap il a besoin de stabilité également si on peut avoir le changement de cap et la stabilité en même temps c'est ce que nous préférons pour le pays et nous sacrifions pas le pays à aux intérêts politiques de la France insoumise eu le budget va reprendre tout à l'heure il va reprendre exactement là où il s'était arrêté au mois de décembre et cela malgré la motion de censure est-ce que vous comprenez bien que cela puisse déranger bien sûr notamment vos collègues de la gauche est-ce que cela vous dérange aussi cette situation qui donne l'impression que la censure n'a pas changé grand chose à part qu'elle limite le travail parlementaire oui mais là encore il faut viser un peu l'efficacité c'est-à-dire que s'il faut refaire un nouveau budget recommencer tout le process à zéro on risque d'y passer beaucoup de temps et pendant ce temps-là la France n'a pas de budget ce qui est quand même à moyen terme assez embêtant donc reprendre là où on en est c'est possible à condition que à la fois dans l'examen des budgets des missions comme on appelle ça il y ait des avancées et puis il y aura des commissions mixtes paritaires aussi bien sur le projet loi de financement de la sécurité sociale que où où ilura travail va reprendre puisque la CMP du projet doit de financement de la sécurité sociale s traduite par le 493 et la censure et d'autre part sur le le projet de loi de finance donc nous avons l'espace pour rediscuter dans le cadre aujourd'hui du budget et puis il est toujours possible de faire des lois supplémentaires pour des recettes nouvelles donc on peut s'arranger pour faire vite et bien à condition qu' a de la bonne volonté du côté du gouvernement elle elle reste encore aujourd approuvé elle reste approuvé une toute dernière question est-ce que vous trouvez que c'est plus facile de parler à François Baayou qu'à Michel Barnier auparavant voilà pour l'instant je ce que j'observe c'est que François Baayou a missionné ses ministres pour parler avec les groupes parlementaires qui voulaient bien parler avec lui ça a été le cas pour les socialistes et communistes et les écologistes qu'il a parlé aussi avec les présidents de groupe lui-même ce qui serait dommage c'est que alors qu'une autre démarche semble possible il fasse en fin de compte le même choix que celui du gouvernement Marnier de s'en remettre totalement à la bien au bon vouloir du front de rassemblement national et bien merci merci beaucoup Laurence rossignal d'avoir répondu à mes questions tandis que l'on vient de voir et bien jérard Larché le président du Sénat qui a quitté le cabinet de départ traversé la galerie des bustes qui s'installe à présent vous le voyez au plateau devant cet hémicycle cet hémicycle qui s'apprête donc à écouter la deuxème déclaration de politique générale de François Baayou cette semaine une déclaration de politique générale où vous l'avez compris les socialistes attendre encore un certain nombre d'éclaircissements même si et bien ce qu'il a pu dire tout à l'heure aux questions gouvernement a pu partiellement les satisfaire sur la question des retraites mais le sujet du vote ou non de la motion de censure n'est pas encore parfaitement éclairci alors cet après-midi nous allonsons voir donc l'intervention de François baayrou suivi des différents orateurs on va tout de suite prendre la direction analytique de leendu analytique de la précédente séance a été distribué je n'ai pas reçu d'observation en a-t-il en séance je le procèsverbal est adopté sous les réserves d'usage notre ordre du jour appelle une déclaration du gouvernement suivi d'un débat en appliation de l'le- de constution je la parole à Monsieur le Premier ministre monsieur le Premier [Applaudissements] ministre merci merci monsieur le Président je n'ai pas l'intention de refaire le discours de politique générale que vous avez entendu hier certains diront peut-être longuement par la voix de madame la ministre d'État ellisabeth Bor je veux simplement rappeler les grandes lignes de ce texte de cette déclaration de politique générale les grandes lignes c'est que nous sommes entrés dans un temps extrêmement D parce que en politique internationale en géopolitique les nation qui ont vécu pendant 60 ans 70 ans 3/4 de siècle dans un ordre qui paraissait établi et impossible à bouleverser ont basculé au moment de l'attaque de la Russie de vadimir Poutine contre l'Ukraine ont basculé dans un autre univers qui est l'univers commandé par la loi du plus fort celui qui impose sa loi aux autres qu' l' impose par la force militaire ou par d'autres moyens et autour de cette agression inimaginable pendant si longtemps autour de cette agression se sont unis des pays qui ont profité de ce bouleversement de l'ordre international pour se glisser dans l'alliance de ceux qui en qui contestent la validité de ces lois et de ces règleslà et naturellement on a vu l'Iran on a vu la Corée du Nord participer à l'agression par des armements qu'il produisent et y compris par la mobilisation de forces humaines pour aller sur le terrain hélas de l'Ukraine si profondément blessé c'est le premier élément mais cet élément en a entraîné d'autres qui sont des éléments d'un autre type non pas militaire mais économique commercial industriel j'ai signalé hier que les chiffres venaient de tomber du commerce international de la Chine et que la Chine au mois de déc a passé le cap des 1000 milliards d'euros d'excédents commercial 1000 milliards d'euros d'excédent commercial et évidemment nos nos pays notre Europe elle est de ce point de vue-là paralysé d'une certaine manière parce que elle respecte un certain nombre de règles que d'autres ne respectent pas dans une démarche de dumping extrêmement agressive et puis nous savons bien que les États-Unis qui ont été pendant très longtemps nos alliés dans la défense de cet ordre international eux aussi ont connu une politique intérieure qui a pris un nouveau cours et cette politique intérieure c'est une politique de affirmation de la puissance de tentative de domination technologique industrielle commercial avec l'aide d'un système judiciaire extrêmement efficace imposant ses propres les propres décisions du gouvernement américain à tous les partenaires et notamment à tous ceux qui utilisent la monnaie américaine dans les échanges et cela comme vous le savez crée un déséquilibre qui fait que l'ensemble des fonds disponible qui ont l'intention de s'investir se précipite vers les États-Unis et ça crée une distorsion de puissance et de croissance qui est incroyablement lourde ce matin sont sortis les chiffres de la croissance des différents pays européens l'Allemagne est en a été proclamé ou en tout cas affirmé en récession pour l'année 2024 comme elle l'avait été pour l'année 2023 c'était - 01 % en 2023 et c'est - 02 % en 2024 le principal pays un des principaux et le principal par la masse de son économie l'Allemagne en récession constatons au passage que la France elle a réussi à être en progression de sa croissance de plus de 1 % c'est un c'est évidemment une différence de situation et de traitement que nous pouvons revendiquer sans que ça résolve tous les problèmes qui sont les nôtre et en face de de ces tentatives de de prise de puissance et d'affirmation de domination économique technologique monétaire nous n'avons qu'une ressource c'est que l'Union européenne européenne s'affirme comme une entité et comme une volonté c'est à quoi vous le savez travaille la France à quoi travaille le président de la République française à quoi travaillent de nombreuses sensibilité sur ces bancs qui ont cette préoccupation j'allais dire cette obsession de voir l'Europe s'affirmer en face des états continents alors que nous avons un marché de la bonne taille une capacité industrielle et de recherche qui devrait nous permettre de rivaliser à égalité avec ces états et leurs tentativ de domination dans cet ensemble nous France nous connaissons une situation particulière et cette situation particulière elle est dominée par un endettement croissant confinant au surendettement endettement croissant contre le quel quelquesuns d'entre nous en tout cas celui qui vous parle a essayé pendant des années et des décennies d'alerter l'opinion nationale sans parvenir toutefois à mobiliser toutes les capacités disponibles sur le champ démocratique français c'est en terme réservé que j'affirme cette impossibilité d'avoir convaincu notre pays au moment où il était temps encore temps déjà temps d'agir cette situation elle demande ou elle appelle à un redressement un ressaisissement et c'est ressaisissement dont j'ai essayé hier de donner les grandes lignes que vous avez entendu par la bouche d'Élisabeth borne alors je vais vous dire quelles sont ces grandes lignes et pour entrer directement dans le VI du sujet il y a la question des retraites qui est une question qui est devenue euh centrale dans l'ensemble du débat public français j'allais presque dire obsédante dans l'ensemble du débat public français cette question des retraites elle est et là encore je n'ai pas réussi pendant les années à mobiliser l'atention sur ce sujet elle vient de quoi elle vient d'un déséquilibre de financement du système de retraite qui est extrêmement lourd déséquilibre de financement pourquoi je donne les chiffres dans leur grande ligne euh premièrement euh le versement des pensions de retraite tous les ans c'est quelque chose comme l'année dernière 380 milliards euh sur ces 380 milliards il y en a il devrait y en avoir la totalité versée dans un système par par répartition par euh les salariés et les entreprises les actifs cotisants pour les retraites des pensionnés et si l'on fait la somme de toutes les cotisations on arrive et et des transferts d'impôts qui sont prévus et vont avec on arrive à quelque chose comme 325 milliards 380 milliards moin 325 milliards ça fait comme comme comme chacun le sait quelque chose comme 55 milliards sur ces 55 milliards combien sont versés par la puissance publique c'est combien sont versés par la puissance publique c'est pour les collectivité locale quelques 10 à 15 milliards pour l'État quelques 40 à 45 milliards et ce depuis des ann an en réalité quand on analyse rétrospectivement la totalité de la structure de nos budgets sociaux alors on s'aperçoit que dès les années 90 le transfert d'argent public à l'endroit du système de retraite et de l'ordre de 1,8 % de notre produit intérieur par an tout au long de la période ce qui signifie que comme de cet argent public nous n'avons pas le premier sou le premier centime comme nous n'avons pas le premier centime cet argent public nous l'empruntons tous les ans depuis des décennies ce qui fait qu'aujourd'hui la part consacrée aux retraites dans la dette du pays est de l'ordre de 50% 50 % de notre stock de dette est représenté par par l'apport que la puissance publique a fait au à notre système de retraite cette situation a été très longtemps nié y compris les organismes officiels ont présenté encore il y a 2ux ou 3 ans notre système de retraite dis notre financement des retraites disait-il comme équilibré et même j'adore le et même et même légèrement excédentaire il était équilibré et excédentaire parce qu'une un transfert d'argent public venait rééquilibrer les dépenses du système de retraite comme de surcroire la structure démographique du pays est évidemment très compromise et très déséquilibrée il n'y a aucun espoir de voir cette situation s'améliorer naturellement ou plus exactement il n'y a qu'un espoir qui tient à notre politique économique si le taux d'emploi de la France était celui de nos voisins si si la progression de la productivité du pays était celui de nos voisins nous n'aurions pas pour l'instant de problème de financement du système de retraite mais évidemment ceci est illusoire étant donné la structure des difficultés économiques que nous rencontrons c'est la raison pour laquelle il est impossible d'imaginer l'avenir sans une réforme du système de retraite après tant d'autres gouvernements je vous rappelle que Michel Rocard avait dit le système de retraite il y a de quoi faire tomber 10 gouvernements et à mon avis il était un peu modeste dans l'estimation qui était la sienne déjà à cette époque euh le gouvernement d'éliisabeth borne que je remercie d'être là et d'être à sa place dans le gouvernement a conduit la dernière réforme comme toutes les réformes celle-là est a été contestée discutée et nous avons remarqué au cours de des mois de euh la préparation du de la de la situation du système de retraite dans les mois de dans les semaines de la constitution du gouvernement remarquer avec beaucoup d'intérêt que beaucoup des partenaires sociaux présents autour de la table disaient qu'ils avaient repéré des possibilités d'amélioration de notre système de retraite qu'il pensaient qu'il avait des voies qui n'avaient pas été identifiées alors nous avons dit les prenant au mot que le moment était peut-être venu en raison des difficultés et des et des crispations politiques et des chutes de gouvernement successifs de reposer cette question et de remettre sur le chantier à partir de l'expérience des uns et des autres la question de la réforme du système de retraite les partenaires sociaux se sont à ma connaissance tous déclarés partisans de ce travail en commun qu'il allait que nous allions pouvoir reprendre tous tous ont dit dans les conversations avec le gouvernement avec moi tous ont dit si c'est possible nous y sommes prêts si c'est possible de rediscuter nous sommes prêts à rediscuter et nous avons ouvert ce cycle d'un nouveau travail sur la réforme des retraites c'est un travail qui est confié principalement partenaires sociaux à l'état naturellement puisque il est responsable d'une partie très importante des retraites celle des agents publics mais aux partenaires sociaux je sais ou j'ai vu ou lu ou entendu que nombre d'acteurs politiques mettaient en doute la capacité ou la volonté des partenaires sociaux à s'entendre je veux défendre devant vous l'idée que la confiance aux partenaires sociaux la démocratie sociale est un des piliers est de notre démocratie française nous considérons qu'il y a une légitimité des partenaires sociaux à s'entendre et nous faisons confiance aux choix qui peuvent être les leurs et ces dernières heures encore la plupart d'entre eux ont considéré que bon cet espoir là c'était mieux que la stagnation c'était mieux qu'en resta à la situation antérieure ils vont donc se réunir je les réunirai dès vendredi à partir d'un constat qui qui sera un constat indiscutable puisque je vais demander à la Cour des comptes dans une mission flash d'établir la réalité chiffrée du financement du système de retraite et on va voir ce que la Cour des comptes en dit j'imagine qu'ici personne ne remet en cause l'indépendance de la Cour des comptes parce que nous avons besoin nous aussi de défendre [Musique] nous avons besoin de défendre les institutions qui nous permettent ensemble de diriger notre destin la Cour des comptes en est une je réunirai les partenaires sociaux ils vont se réunir avec un horizon avec une sur une durée assez brève pour que personne ne puisse accuser de noyer le poisson et de jouer l'attentisme ils vont ils vont se réunir et nous aurons fixé j'ai fixé une durée de 3 mois pour que il puisse débattre c'est d'ailleurs la durée qui était souhaité par un certain nombre d'organisations syndicales je crois possible je crois probable qu'il trouve des voix d'amélioration de ce texte si il trouve ensemble et avec naturellement la participation du gouvernement s'il trouve ensemble des voies d'amélioration du texte en l'équilibre financier de du du financement de notre système de retraite s'il trouve ces voies là nous les traduirons dans un texte de loi que nous soumettrons à l'Assemblée nationale et au Sénat si il y a un échec complet de ces négociations nous en resterons au texte actuel ce qui est le seul moyen de sauver l'image et l'équilibre de notre pays dans le concert inter national il suffit de regarder ce que les agences par exemple de notation qui jouent un rôle si important dans la dans les allocations de crédit ou les possibilités de crédit pour notre pays qui joue un rôle aussi important pour les pour les investisseurs et bien pour se prémunir contre des jugements négatifs et des attaques sur ce point il faut affirmer que s'il y a échec de ces négociations on en restera au texte antérieur j'ai bien entendu qu'un certain nombre de courants politiques disent si vous faites ça en réalité vous choisissez que on ne bouge pas parce que les organisations patronales voudront faire échouer complètement cette négociation je ne le crois pas je j'affirme ma confiance notre confiance dans le fait que tous les partenaires sociaux ont le souhait le désir la volonté que des progrès soi trouvés et donc je je réaffirme à quel point le la démocratie sociale est vitale pour notre pays et si on se trouvait avec une négociation des discussions qui est une conférence sociale qui débouche non pas sur un accord complet mais sur des accords partiels ces accords partiels nous les reprendrions nous aussi dans un texte de loi que nous soumettrions au Parlement à l'Assemblée nationale et au Sénat et donc la démocratie aura je reprends un mot qui a été utilisé tout à l'heure à l'Assemblée nationale notre démocratie parlementaire aura naturellement le dernier mot et il est bon qu'il en soit ainsi voilà les trois hypothèsees euh désaccord on en reste au texte actuel accord complet on fait un texte de loi accord partiel on traduit l'accord partiel dans un texte d'amélioration de notre de notre système de retraite c'est la voie la plus franche la plus transparente la plus honnête qu'on pouvait trouver sur ces sujetsl et je le crois parce que les partenaires sociaux le croient aussi et que nombre d'entre eux ont manifester leur intérêt pour la démarche ainsi ouverte ce ce point sur le système de retraite est en traité nous avons abordé hier la question du budget et nous repartons du texte et de l'état du texte de l'état de la délibération qui a été acquise par le Sénat pourquoi non pas parce que nous considérerions et que personne ne prenne mal cette affirmation non pas parce que nous considérerions que le texte dans son état actuel est parfait personne ne peut soutenir l'idée qu'il est parfait mais nous considérons que c'est le seul moyen d'avoir rapidement pour la France dans un temps accessible sans les dégâts que l'absence de budget euh constitue ou en tout cas fait naître pour pour notre société toute entière et pour notre pays tout entier nous considérons que c'est le seul moyen d'aller vite c'est donc du texte établi par le Sénat que nous repartirons avec par souci de transparence monsieur le Président puisque vous avez réclamer cette transparence et cette sincérité dans le budget en repartant avec une hypothèse de retraite légèrement plus basse ou plus basse que celle qui avait été retenue à 1,1 % dans le texte initial nous nous sommes alignés sur l'hypothèse de croissance de la Banque de France et la Banque de France dit 0,9 % et nous allons partir de ce 0,9 % nous allons aussi réaliser une amodiation sur le taux d'inflation puisque nous allons le le ramener à un 5 ou un 6 un 4 oui un qu dit Madame la Ministre des comptes publices elle elle le dit par signe donc je je prends ça nous nous abaissons aussi le la prévision d'inflation pour avoir un budget présenté en sincérité ce budget quelles sont les principales évolutions nous choisissons au lieu d'avoir un déficit chiffré à à à 5 nous choisissons de monter à 5,4 % nous espérons y arriver compte tenu des interventions innombrables de ceux qui tout en défendant l'équilibre de nos comptes publics vont en même temps défendre des compléments de financement pour chacun des ministères pour chacune des actions publiques avec les meilleures raisons du monde nous prendrons en compte la protection des collectivités locales puisque nous avons décidé de nous enent tenir à la décision qui a été celle du Sénat de 2,2 % là où le texte précédent de 2,2 milliards vous avez raison là où le texte précédent là où le texte précédent prévoyait une ponction de 5 milliards ce qui dans chacun des budgets de chacune des collectivités locales a évidemment beaucoup de vertus parce que ça permet en particulier de rétablir l'équilibre des budgets de fonctionnement qui comme chacun le sait ici sont la clé et la condition des budgets d'investissement si nous protégeons les collectivités locales de la sorte c'est parce qu'elles sont le principau pôle d'investissement du pays notamment quand la croissance fléchit et donc nous sommes le gouvernement est le premier ministre est totalement de l'avis du Sénat sur ce sur ce point et nous avons bien l'intention de protéger les collectivités locales autant qu'il sera possible euh pour ce qui est du projet de loi de financement de la sécurité sociale il y a une évolution notable considérable qui est l'évolution de long d'â qui au lieu d'être à 2,9 est à 3,3 % ce qui permet qu'un nombre considérable de moyens des milliards soi accordés notamment au financement des hôpitaux euh bien poursuivez poursuivez tout le monde n'est pas obligé d'avoir le sang des ordres de grandeur on peut tout à fait estimer que l'arithmétique élémentaire dont je pense qu'elle est une des bases de l'enseignement primaire n'est pas n'est pas n'est pas tenu par par un certain nombre des nôtres et donc de ce point de vue-là cet effort sur l'ondame est un effort considérable que le gouvernement a décidé d'assumer pour que notre système de santé soit plus équilibré euh pour l'essentiel ce sont les arbitrages du Sénat qui ont été retenu un certain nombre de facilités ont été acceptées dont je rendrai compte en répondant aux questions euh vous avez hier entendu les lignes directrices sur chacun chacune des grandes actions du gouvernement il y en a une que nous avons l'intention de faire c'est de nous attaquer aux dépenses qui sont improductives excessive dans le budget de l'État nous allons prendre examiner comme vous avez invité à le faire la question des agences la question des dépenses non justifiées la question des augmentations qu'on narrivait pas à suivre tout ça cette modernisation du budget de l'État je n'ai pas employé le mot de budget base zéro que d'autres pays européens ont utilisé mais la reconsidération de la structure de notre dépenses publiques en fonction de l'utilité sociale et démocratique des budgets de l'État est évidemment le la ligne directrice dans laquelle nous nous inscrivons la baisse des dépenses c'est la plus importante qu'aucun gouvernement n'est jamais présenté dans aucun budget devant le Parlement devant l'Assemblée nationale et le Sénat puisque c'est l'équivalent de 30 milliards de baisses milliards pas millions que nous avons décidé de que nous avons décidé de mobiliser c'est un effort considérable et très difficile tous les ministres tous les ministères toutes les sections de l'action publique vont considérer que ça ne suffit pas et sans doute un très grand nombre d'orateurs sur ces bans mais si nous ne prenons pas à bras le corps la question du rééquilibrage de nos dépenses publiques alors tout ce que nous dirons et feront par ailleurs sera absolument vain voilà pourquoi le budget que nous vous présentons que nous que nous défendrons devant vous et voilà pourquoi la la méthode de réforme nous paraît être par son par le courage nécessaire et par la prise en compte des défis euh nationaux européens internationaux géopolitiques le seul moyen d'être à la hauteur de l'heure et de notre mission merci beaucoup merci merci monsieur le Premier ministre [Applaudissements] je salue la présence dans notre tribune au côté du président Périn de Monsieur Titus corlatan président de la commission des affaires étrangères du Sénat de Roumanie et de Madame l'ambassadrice de Roumanie en France cette présence à ce moment important de notre actualité politique et constitutionnelle souligne la qualité de notre relation avec un pays auquel nous lit une solidarité ancienne particulièrement vivante au moment où nos forces armées sont engagées comme nation cadre de l'OTAN en Roumanie dans la suite du débat la parole est des orateurs des groupes tout d'abord le président Mathieu narud pour le groupe voilà hein pour cette déclaration de politique générale beaucoup plus courte au Sénat aujourd'hui qui a à l'Assemblée nationale une demi-heure alors qu'il y avait une heure et demi hier à l'Assemblée maintenant vont suivre les différents orateurs et cela va commencer avec Mathieu Darnaud vous le voyez le président du groupe les républicains il sera suivi de l'ensemble des autres orateurs tous les présidents des différents groupes pour environ 1h20 de discussion prend la direction de l'hémicycle je ne parlerai pas de crise de régime nous en sommes malheureusement pas là l'extraordinaire plasticité de la Constitution de 1958 nous a protégé et contrairement à ce que laisse croire certains nous protège encore pour autant la situation est inédite et elle nous oblige à des actions fermes clair et efficace nous en sommes loin mais l'audace n'est jamais impossible et la volonté toujours envisageable alors que votre prédécesseur Michel Barnier à qui je souhaite rendre [Applaudissements] hommage se tenz se tenait à votre place en octobre dernier j'avais insisté sur la gravité du moment et sur notre responsabilité collective moins de 3 mois plus tard en raison d'une alliance des contraires irresponsables nous voici revenus à la case départ et l'urgence de l'action s'est accrue malheureusement pour les mauvais esprits oui il faut un budget pour qu'un pays avance et investisse oui il faut une stabilité politique pour qu'une république guide et protège oui il faut un programme et une vision politique pour qu'un gouvernement entraîne son peuple et que l'on puisse enfin offrir des perspective aux Français soyons clair la France pourra-t-elle encore peser en Europe et dans le monde si elle perd la maîtrise de son destin regardons avec lucidité le monde de 2025 il ne fera pas de cadeau nation fragile et nous devons retrouver impérativement notre force et quelques réajustements budgétaires n'y suffiront pas il nous faudra rien de moins qu'un rétablissement historique comme celui de 1958 il faut à nouveau dessiner l'horizon aux Français leur montrer une voix de progrès et d'espoir saurez-vous le faire Monsieur le Premier Ministre j'ose l'espérer car vous le savez mieux que quiconque il y a urgence si l'on devait résumer en quelques mots la période actuelle ce serait urgence responsabilité action urgence parce que pour la première fois depuis 1979 la France est dépourvue encore aujourd'hui d'un budget pour l'année en cours et les Français s'impatientent le vote d'un budget que nous voulons sincère et cohérent est évidemment indispensable pour répondre aux ambitions de notre pays urgence car la crise politique que nous traversons a été exacerbée par la censure du gouvernement de Michel Barnier et nous vons et nous devons pardon retrouver de la sérénité urgence dans un monde instable car les tensions géopolitiques sont attisés et peuvent menacer notre souveraineté la guerre c'est V SVIT toujours en Ukraine l'impérialisme américain ressurgit et le Moyen-Orient souffre d'une instabilité chronique urgence parce que la France est fragilisée dans son système de protection sociale auquel les Français sont attachés dans sa capacité économique dans sa justice et dans son besoin de sécurité vous avez souhaité mener un dialogue avec les représentants des différents partis politiques je me suis rendu au nom de notre groupe au aux réunions que vous avez vous-même puis vos ministres souhaitz organiser je vous ai exposé ce qui était clairement notre projet et nos priorités c'est bien le respect de ces priorités qui conditionnent notre soutien au programme que vous venez de présenter c'est un soutien que nous souhaitons vigilant car toutes les réponses ne sont pas encore apportées car des points restent à clarifier c'est bien au fil de l'action des actes concrets pris pour répondre aux besoins des franç que l'on peut juger d'un programme de gouvernement c'est aussi en sachant vous appuyer sur les travaux que nous menons au Sénat que vous pourrez y parvenir n'en doutez pas si nous sommes vigilants monsieur le Premier ministre c'est que nous sommes responsables ni rejet à priori ni soutien inconditionnel nous jugerons sur pièces seul des réponses efficaces aux grandes priorités que nous défendons pourrons nous convaincre contrairement à d'autres nous n'affichons pas d'emblé ces fameuses lignes rouges très à la mode en cette période mais nous avons des convictions et vous les connaissez c'est le cas évidemment pour le budget nous l'avons dit avec force nous vous le réaffirmons nous ne voulons pas de hausse d'impôt dans un pays détenant déjà le triste record du taux de prélèvement obligatoire ce n'est plus acceptable n'est-il pas temps d'entériner un changement de paradigme dans les politiques publiques c'est pour nous une grande priorité budgétaire osons enfin réduire la dépense publique vous semblez y être prêt montrez-nous montrez aux Français que vous pourrez transformer cet état Bour soufflé empêtré dans ces lourdeurs bureaucratiques l'un des exemples c'est la multiplication ces dernières décennies d'agences et autres opérateurs de l'État gagnant en indépendance au fil du temps doublonnant les administrations et tendant à rendre l'état toujours plus impuissant et bien le temps est venu de réaliser Monsieur le Premier Ministre un véritable audit des opérateurs et agences de l'état car oui il y a ici des pistes d'économie l'État doit se recentrer sur ses missions premières être plus efficace et moins dispandieux ceci en aidant et protégeant les plus faibles sans étouffer les classes moyennes cela permettra aussi de mieux accompagner les Français dans la nécessaire transition écologique en préférant enfin l'incitation à la punition entraîner au lieu de rimé et toujours plus utile notre groupe Al lors du premier examen budgétaire étudié plusieurs pistes d'économie supplémentairire formuler des propositions pragmatiques qui ont été adoptées n'hésitez pas à vous en inspirer après tout lorsque le Sénat délibère c'est la République qui réfléchit disait Gambetta ainsi le Sénat pôle de stabilité libre agile et et reste une force de proposition sachez en tenir compte à cet égard je voudrais vous dire un mot d'un sujet majeur qui ne peut-être dissocié de la problématique budgétaire je veux parler de notre système de retraite vous nous avez éclairé vous avez levé quelques doutes vous en avez créé quelques autres car si nous croyons so soyez-en pardon convaincus en la démocratie sociale nous souhaitons connaître quelle sera la place du Parlement sur ce sujet il faudra être vite très clair vous le devez au français une autre grande priorité pour nous consiste à créer le meilleur environnement possible pour que les acteurs économiques travaillent et innovent je pense aux entreprises de toute taille qui doivent être soutenu face à une concurrence de plus en plus féroce et mondiale vous en avez peu parlé à ce stade mais je pense particulièrement aux agriculteurs ils ont choisi pardon de nourrir les hommes c'est l'un des plus beaux métiers il Perm encore mais pour combien de temps à notre commerce extérieur de briller grâce à l'agroalimentaire et pourtant il souffre surtransposition des normes concurrence déloyales intrauropéenne nouvelle pandémie animale approvisionnement en eau impact du réchauffement climatique si ajoute malheureusement une difficulté croissante à vivre dignement de leur activité nous ne pouvons accepter pour nos territoires comme pour notre souveraineté alimentaire de ne pas tout mettre en œuvre pour leur donner un avenir depuis longtemps an beaucoup de promesses leur ont été faites mais rares celles qui ont é tenu la dissolution de l'Assemblée nationale puis la censure du gouvernement de Michel Barnier ont une fois encore retardé la réponse de l'État à quelques semaines du Salon de l'Agriculture nous devons leur envoyer un message clair monsieur le Premier ministre le temps de l'action est venu à nouveau vous pourrez compter sur le Sénat nous allons députter quelques jours l'examin de la proposition de loi de nos collègues Laurent Duplomb et Franck Menonville visant à lever les contraintes de l'exercice du métier d'agriculteur nous attendons un réel soutien du Gouvernement sur ce texte nous vous demandons que l'assemblée national s'en saisisse très rapidement car il est complémentaire de la future loi d'orientation agricole et permettra une réponse concrète et immédiate une autre des grandes priorités pour nous ce sont bien sûr les collectivités territoriales cela ne vous surprendra pas nous sommes arrivés au bout d'un système par trop centralisé jour et nuit nos élus locaux travaillent tent de régler de multiples problèmes en étant confronté à une pléade d'interlocuteurs toujours plus nombreux ils se débattent dans un amas de normes de contraintes et injonction de tous ordres et sont trop souvent étouffés par un pouvoir centralisateur et autocentré et désormais les maires sont parfois attaqués agressés ils sont épuisés monsieur le Premier ministre à la tête de leur commune ils représentent pourtant la véritable démocratie de proximité ils permettent aux Français de mieux comprendre l'action publique certes ils sont comme le rappelle le président du Sénat àorté d'engueulade mais sont surtout des porteurs de projets proches des habitants ils sont la démocratie vivante et innovante Monsieur le Premier Ministre nos élus locaux demandent plus de décentralisation et plus de confiance en leur action vous qui êtes maire vous pouvez le comprendre mieux que quiconque là encore le Sénat conduit de nombreux travaux solides et étayés afin de restaurer et et réaffirmer pardon la liberté communale vous l'avez reconnu les compétences haau et assaainissement le zan ou encore le statut de l'élu ne sont pas des marotes sénatoriales il s'agit au contraire d'étapes essentiell pour libérer les territoires la seule question du zan représente l'inflation normative d'un état enquyosé vertical et parfois incohérent mant à mal l'esprit même de la décentralisation elle cristallise les tensions les craintes légitimes d'élus et empêche en de nombreux points leur action sur ces points à nouveau nous disposons de propositions concrètes avec le texte trace de notre collègue Jean-Baptiste blanc et Guillain Cambier faisons en sorte que ces textes et ses rapports ne reste pas lettre morte le Sénat fait d'ailleurs a fait d'ailleurs pardon de multiples proposition dans ce sens chacun doit pouvoir dans la mesure de ses moyens devenir propriétaire malheureusement la liste des blocages ch'allonge il est urgent que soit enfin mise en place une grande politique du logement dans notre pays les Français en rêv autant qu'ils en ont besoin vous devez en avoir l'ambition j'en viens au sujet du régalien une priorité évidente aujourd'hui qui fait désormais consensus et doit être affirmé avec force les Français le veulent les Français l'attendent ils le disent sans ambiguité sondage après sondage il s'agit de la sécurité des biens et des personnes du retour de l'ordre public du respect de l'État et de ses représentants de la maîtrise de l'immigration nous comprenons de vos propos qu'ils traduisent le soutien que vous apportez à l'action de notre ministre de l'Intérieur cher Bruno retaillot [Applaudissements] c'est bien ainsi que nous le concevons monsieur le Premier ministre ni l'ordre républicain ni la laïcité ne doivent être bafoués sans une réponse ferme de la part de l'État l'histoire nous enseigne qu'une civilisation pour garder la maîtrise de son destin doit se donner les moyens de sa sécurité plus que jamais les mots du président Chirak trouvent ici leur sens la justice la police et les armées devront donc disposer de budget à la hauteur de leurs besoins et des défis rencontrés la France ne peut pas se singulariser et s'affaiblir au sein de l'Europe en ne se donnant pas les moyens d'agir efficacement et rapidement sans doute faudra-t-il créer un parquet national spécialisé dans le traitement du narcotrafic et de la grande criminalité nous serons sur tous ces sujets essentiels particulièrement vigilants monsieur le Premier ministre nous avons plusieurs propositions de loi opérationnelles qui sont prêtes sur des sujets clés en matière de lutte contre le narcotrafic notre texte va être examiné prochainement et nous souhaitons qu'il soit rapidement adopté le domaine du régalien c'est aussi l'immigration il y a beaucoup à faire votre Ministre de l'Intérieur a dès le premier jour commencé à agir avec pragmatisme et efficaciné donnez-lui vraiment les moyens d'amplifier son travail les moyens d'agir je voudrais enfin dire un mot de l'outreem certains territoires ultramarins ont beaucoup souffert et vont avoir besoin d'un accompagnement intelligent agile de l'état financier innovant et humain je pense à Mayot territoire dévasté et qui aspire à une reconstruction globale je pense également à la Nouvelle-Calédonie je pense encore à la Guadeloupe ou à la Martinique où l'État doit trouver des solutions pour lutter contre la chireté de la vie pour conclure monsieur le Premier ministre vous êtes devant le Sénat un lieu finalement singulier car si mê sagesse et audace liberté de pensée et capacité de consensus œuvre législative et travail de contrôle ne l'oubliez pas la gravité du moment nous oblige tous il est plus que temps de dessiner l'avenir d'éclaircir la voix de parler enfin de la France au français vous avez l'immense cohérence l' immense responsabilité de tenter de redonner du souffle et de la cohérence à l'action publique de sortir des solutions toutes faites de rendre à l'état une partie de son efficience passée cette responsabilité politique en son sens le plus noble doit être la réponse qu'attendent nos concitoyens il s'agit bien de retrouver l'ambition d'oser le courage d'exprimer des convictions de rassembler car comme le disait Stéphan seg une seule chose fatigue l'homme l'hésitation et l'incertitude alors Monsieur le Premier Ministre ayez le courage [Musique] d'agir la parole est au président Patrick pour le groupe socialiste écologiste républicain [Applaudissements] vous avez la parole monsieur le Président moi je l'ai pas mais monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues la semaine prochaine Donald Trump deviendra le 47e président des États-Unis dès lors c'est sa vision du monde qui sera au pouvoir outre atlantique celle de l'affaiblissement de l'OTAN d'une Ukraine laissée aux mains de Poutine ou de l'annexion du groenlande pendant ce temps les populisme gagne l'Europe pendant ce temps la situation s'enlise au Proche Orient pendant ce temps les relations se tendent avec l'Algérie monsieur le Premier ministre le monde est en ébulition et la France d'Emmanuel Macron se regarde le nombril oui j'en veux au président de la République je lui en veux d'avoir affaibli la voix de notre pays sur la scène internationale comment prendre au sérieux la voie d'un pays fragilisé par la dissolution incompréhensible de son Assemblée nationale comment accorder le moindre crédit à une à une nation gouvernée par un pouvoir instable et en contradiction totale avec le résultat des élections législatives qui ont suivi face à ce chaos la tentation pouvait être grande de laisser l'exécutif face à ses propres turpitudes bien sûr nous aurions pu nous contenter de rester les spectateurs passif de cette crise politique et institutionnelle cela et vous le savez monsieur le Premier ministre n'a pas été notre choix oui nous sommes et demeurons dans l'opposition évidemment fondamentalement nous sommes dans l'opposition car nous ne partageons ni vos convictions ni vos priorités ni votre vision de la société le budget que vous construisez n'est en aucun cas celui que nous aurions bâti si nous avions été au pouvoir et nous serons vous le rappeler le moment venu à l'évidence nous ne serons jamais vos alliés nous ne serons jamais vos partenaires nous ne sommes pas guidés par un intérêt personnel nous n'avons pas accepté nous n'avons pas accepté et encore moins réclamer le moindre portefeuille ministériel nous savons l'exercice du pouvoir en aucune façon nous n'aurions pu envisager de participer à un gouvernement dont nous ne partageons pas le projet ce qui nous importe ce qui nous importe c'est d'être utile aux françaises et aux Français notre seul honneur c'est d'arracher des victoires là où nous pouvons en obtenir pour épargner les plus fragiles de nos concitoyens c'est de leur épargner la facture de l'incuri budgétaire pratiqué par Emmanuel Macron depuis de trop nombreuses années les Français n'attendent pas le grand soir ils aspirent à vivre mieux et chaque avancée obtenue en ce sens est une victoire à saluer je dois le reconnaître je suis fier d'être socialiste aujourd'hui chier d'appartenir à une famille politique qui n'a pas ménager ses efforts pour obtenir des progrès pour nos concitoyens et je vous invite à un peu d'humilité mes chers cè galè sans notre intervention sans la gauche la taxe sur l'électricité aurait augmenté les médicaments et les consultations médicales auraient été déremboursées les pensions de retraite n'auraient pas été indexées sur l'inflation les retraites les retraites parlons-en dans votre déclaration de politique générale devant les député Monsieur le Premier Ministre vous vous êtes engagé à une remise en chantier de la réforme de 2023 nous l'avons dit et redit revenir sur cette réforme permettrait enfin de réparer une injustice sociale et une anomalie démocratique une injustice sociale qui a repoussé l'âge de départ à 64 ans est un impôt sur la vie des français et en particulier des françaises qui subissent depuis des années des métiers pénibles des carrières longues ou hachées une anomalie démocratique car nous avons toutes et tous en mémoire la brutalité avec laquelle cette réforme a été imposée malgré l'opposition du Parlement et celle écrasante des Français j'en suis convaincu Monsieur le Premier Ministre remettre en cause cette réforme provoquera un soulagement salutaire dans notre pays sur la méthode oui il faut replacer les partenaires sociaux au centre des discussions oui il faut d'urgence leur permettre d'aboutir à un accord qui permet de sauvegarder notre système par répartition avec des solutions de financement qui ne pèsent pas sur les plus fragiles mais entendons-nous bien Monsieur le Premier Ministre si les partenaires sociaux ne parvenaient pas à un accord dans les délais fixés en raison d'un droit de véau de fête donné au mdeef il serait intolérable de revenir à la réforme de 2023 le Parlement le Parlement devra alors impérativement avoir le dernier mot je reprends votre expression le Parlement devra alors impérativement avoir le dernier mot et débattre de toutes les options mises sur la table par les partenaires sociaux en particulier l'âge légal de départ qui n'est pas un tabou pour vous et la durée de cotisation nous voulons vous entendre clairement sur ces questions car le compte n'y était pas à l'Assemblée nationale ni hier ni encore aujourd'hui au QAG sachez par ailleurs que nous n'acceptons pas la provocation qui consiste à parler d'un déficit de 40 à 45 milliards d'euros par an de notre système de retraite vous opérez là une manipulation des chiffres vous annoncez un déficit exagéré de façon à positionner les partenaires sociaux devant un défi impossible à relever une manœuvre issue de vos travaux une manœuvre issue de vos travaux en tant que commissaire au Plan et qui a été refusé par les membres du corps à deux reprises singulièrement par les syndicats de salariés que vous sollicitez maintenant [Applaudissements] débuter ces travaux sur des bases saines je vous demande de revenir sur votre affirmation et de présenter la vérité aux Français mais nos revendications ne s'arrêtte pas à la réforme des retraites nous attendons des réponses de votre part sur d'autres chantiers sur le pouvoir d'achat que proposez-vous concrètement il est nécessaire de revaloriser les salaires en partant du SMIC il est nécessaire d'assurer à nos agriculteurs acteur essentiel de notre économie de notre alimentation et de notre territoire des revenus justes et décents nous continuons on également de nous battre en faveur de l'augmentation du point d'indice des fonctionnaires pouvez-vous nous dire clairement que vous abandonnez définitivement le passage d'un à 3 jours de carence dans la Fonction publique en cas d'arrêt et maladie à cette question simple nous voulons une réponse simple sur les services publics ensuite commençons par la santé puisque vous avez fait des annonces dans ce domaine nous avons obtenu la marche en arrière sur le demboursement des médicaments et des consultations nous avons obtenu également une légère augmentation de long d'â madame la ministre pour autant cela suffira-t-il à sauver l'hôpital plonger dans une crise sans précédent aujourd'hui je reprends les propos de mon collègue Boris valallot hier à l'Assemblée nationale nous voulons savoir je cite très concrètement à ce que cela signifie en matière de maintien ou de création de postees et de maintien et d'ouverture de lit sur l'école de la République elle doit accueillir tous les élèves en leur assurant une égalité de chance avec des personnels en nombre suffisant et mieux formés pour cela nous vous avons demandé de revenir sur la suppression de 4000 postes de professeurs de diminuer le nombre d'élèves par classe d'améliorer l'accueil des élèves en situation de handicap de revaloriser le salaire des enseignants et des personnels qui uvrent dans les établissements et d'améliorer la mixité sociale et scolaire vos déclarations monsieur le Premier ministre nous ont laissé sur notre fin et manque de clarté là encore à question simple réponse simple annulez-vous la suppression des 4000 postes sur les collectivités territoriales depuis 2017 les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron les ont malmenés en les privant de recettes propres mettant à mal leur autonomie financière et fragilisant le lien démocratique qui liait les citoyens aux élus par ailleurs la seule compensation de la suppression de la taxe d'habitation a privé l'état de plus de 23 milliards d'euros par an de moyens d'action il est temps de leur redonner des marges de manœuvre vre budgétaire afin qu'ell puisse jouer pleinement leur rôle moteur d'investisseur partout sur notre territoire vous avez indiqué hier limiter les coupes budgétaires à leur rcontre mais ces coupes sont encore beaucoup trop élevés nous souhaitons une conférence sur les moyens financiers leurs compétences lors de l'examen du budget compter sur notre groupe pour être très combatif sur les moyens qui leur seront alloués sur les outres mes les placés au rang des priorités de notre pays c'est proposer un véritable plan de rattrapage concerté et adapté à chaque territoire monsieur le ministre c'est lutter contre la vie chère c'est reprendre le chemin vers l'égalité réelle pour sortir Maillotte du chaos et redonner des perspectives à ses habitants il faudra davantage qu'un plan de reconstruction sur 2 ans en Nouvelle-Calédonie le dégel du corps électoral à marche forcée a conduit à une situation dramatique marquée par des pertes humaines et des destructions matérielles considérables nous avons une fois de plus et vous le savez été pourvoyeur de solutions juridiques afin de privilégier le dialogue la ation et le respect des spécificités locales sur la justice fiscale depuis bientôt 8 ans Emmanuel Macron n'a eu de cesse de désarmer l'État en le privant de plus de 50 milliards d'euros de recettes fiscales par an 50 milliards en s'entêtant sur le dogme du moins d'impôt le président de la République a préservé les plus riches aggravé les inégalités social avec plus de 10 millions de nos concitoyens qui vivent aujourd'hui en dessous du seuil de pauvreté et conduit l'État à réduire ses dépenses publiques en réduire les dépenses publiques c'est fragiliser de fait les plus modestes de nos concitoyens pour qui la puissance publique est souvent le seul filet de sécurité à ce sujet votre discours ne nous permet pas d'avoir une vision claire de l'équilibre général de votre budget nous sommes inquiets Monsieur le Premier Ministre de découvrir les sujets sur lesquels vous ferez de nouvelles économies nous sommes inquiets car la politique de l'offre mené depuis 8 ans ne permet pas le ruissellement des richesses et mène à l'assèchement des emploi cette politique de l'offre n'empêche pas l'existence de 300 plans sociaux en 2025 et la suppression de plus de 1800 emplois en parallèle les entreprises du C40 dans un nouveau record que je qualifierai d'obsène vont verser à leurs actionnaires 100 milliards d'euros de dividendes et de rachat d'action si aujourd'hui votre réponse se limite à une taxation des plus haut patrimoine que vous n d'ailleurs pas confirmé dont nous devons connaître les contours le rendement et la pérénité alors je vous le dis cette réponse n'est pas la hauteur des enjeux sur le logement alors que ce secteur traverse une crise sans précédent où se trouve votre volonté politique vous parlez de logement repensé politique de logement repensé sans évoquer l'attention et la captation du foncier sans parler de moyens à redonner aux organisme de logements sociaux sur la transition écologique quelle est votre boussole il faut agir sur les causes du réchauffement climatique et non pas uniquement sur ces effets reprendre la planification écologique ne pas abaisser nos normes environnementales sont un préalable à une politique qui n'a dans ce domaine pas d'autre choix que celui de l'ambition il est temps d'agir avec fermeté et cohérence pour garantir un avenir plus respectueux de notre planète j'en arrive à ma conclusion monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre vous le voyez les socialistes ont des propositions à vous faire pour sortir de l'impasse alors oui ces propositions sont ambitieuses elles sont surtout exigeantes car oui la situation politique vous oblige n'ayant pas de majorité absolue à l'Assemblée elle vous contraint au compromis je conçois que l'exercice soit difficile quand on sait combien le président de la République s'est toujours vu en mettre but des horloges jupitériens jusqu'à présent et puis disons-le il n'est jamais agréable de perdre une élection c'est encore moins agréable d'en perdre deux d'affilé européenne plus législative et d'aboutir 3 an plus tard à une censure humiliante il faut se rendre à l'évidence les Français ont sévèrement sanctionné la politique mené depuis 8 ans vous n'avez pas d'autre choix que de l'infléchir et d'engager un vrai dialogue il n pas de stabilité dans ce pays dans la continuité des politiques menées jusqu'à présent Monsieur le Premier Ministre ceux qui vous ont précédé l'ont appris leur dépend s'il y a matière à censurer un gouvernement alors oui nous le censurons nos collègues députés l'ont fait et ils n'ont pas tremblé le 4 décembre dernier alors Monsieur le Premier Ministre un choix demeure entre vos mains et je conclus vraiment monsieur le Président choisir le compromis avec les forces de gauche arriver en tête des élection législative et désireuse de poursuivre avec vous des négociations constructives et exigeantes alors qu'il n'y ait pas de malentendu monsieur le Premier ministre dans l'hypothèse où les conditions seraient réunies pour que nous ne censurions pas votre gouvernement nous ne vous signons pas de chèque en blanc je l'ai dit nous restons effectivement dans votre opposition n'en doutez pas vous nous trouverez sur votre chemin si vous attaquez les acquis sociaux dans notre pays monsieur le Premier ministre et ce sera ma dernière phrase Monsieur le Premier Ministre les conditions de la stabilité de notre pays sont en vos mains donnez-nous de bonnes raisons de ne pas vous aider à vous censurer merci à vous merci merci la parole est au président Hervé Marseille pour le groupe de l'Union centriste [Applaudissements] les parole monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre mesdames messieurs les ministres mes chers collègues et oui c'est la trè fois fois depuis un an que nous assistons nous avons cet exercice de la déclaration de politique générale et pour nous sénateurs c'est même la 6e fois puisque nous nous avons double ration nous avons lecture le mardi explication le mercredi au cas où on aurait pas [Applaudissements] compris je pense que nos concitoyens voudra bien nous voir faire autre chose et de toutes ces palinodies politiques on peut les comprendre vous l'avez souligné Monsieur le Premier Ministre la censure du précédent gouvernement pour ne parler que d'elle a affaibli notre pays il est faut de dire qu'elle a été sans conséquence on le voit par exemple s'agissant du Mercosur que les autorités européennes cherchent à entériner en profitant de la situation de la France on le voit aussi pour les agriculteurs pour les mesures fiscales et pour bien d'autres domaines espérons donc que cette fois comme vous le souhaitez ardemment nous saurons trouvé les conditions d'un retour à une forme de stabilité institutionnelle nous en avons le plus grand besoin ce qui ne sera pas une mince àaire car depuis les élections législatives de juin dernier qui ont accouché d'une Assemblée nationale divisée en trois blocs inconciliable la France apparaît bloquée comme elle ne l'a jamais été sous la 5e République le gouvernement de Michel Barnier s'est horté de plein fouet à cette malheureuse réalité et je veux ici à mon tour saluer son engagement monsieur le Premier ministre c'est à vous qu'incombe maintenant la responsabilité d'accomplir cette mission avec une pression extrême car cette fois il ne s'agit plus d'essayer nous devons réussir autrement dit nous avons aujourd'hui une obligation de résultat vis-à-vis du pays et non seulement de moyens en effet comment les Français nous jugeront-ils nous parlementaires si nous nous avérons indéfiniment incapabl de trouver des solutions c'est la démocratie représentative elle-même qui est en jeu s'il y a impossibilité à trouver des compromis nous nous installerons dans l'instabilité et nous n'échapperons pas à une nouvelle dissolution les Français devront être à nouveau sollicités alors notre responsabilité ne sera plus celle des forces de droite du Centre ou de la gauche elle sera collectivement celle des parlementaires qui auront échoué les électeurs je pense seront à l'URE très sévères sur ce constat le président du groupe Union centriste ne peut que saluer l'arrivée d'un Premier ministre centriste à Matignon mais oui certains membres éminents de notre groupe bien connu Valérie lettard Françoise Gatel ici présente font partie de votre gouvernement d'autres sénateurs ici présent évidemment et nombreux appartiennent également à votre gouvernement et nous nous en réjouissons car ça n'a pas toujours été le cas nous avons la conviction que vous avez les qualités l'expérience requise pour pour réussir cet exercice difficile votre gouvernement comme celui de Michel Barnier avant vous s'appuie sur un socle parlementaire qui sans disposer d'une majorité absolue rassemble la plus vaste coalition à l'Assemblée nationale je ne voisors que deux conditions à la réussite de votre action la première est la mise en place d'une véritable coordination au sein de ce socle parlementaire qui doit être piloté nous devons dialoguer c'est sans doute ce qui a manqué une meilleure coordination des groupes politiques un dialogue de proximité le sens du collectif est important dans l'action de soutien au gouvernement car il faut savoir ce que nous sommes prêts à faire collectivement à accepter ce que nous voulons comment nous y parvenons avant même de discuter avec d'autres partenaires politiques Monsieur le Premier Ministre votre implication dans l'animation politique du socle parlementaire sera déterminante la seconde condition à la réussite de l'action que nous essayons deer c'est l'ouverture du dialogue avec la gauche républicaine et oui si nous ne voulons plus dépendre du rassemblement national et j'ai compris qu'il y avait unanimité c'est avec les groupes de gauche qu'il nous faut dialoguer pour trouver des compromis mais ce qui est vrai pour nous est également pour la gauche l'équation est symétrique la censure du gouvernement Barnier n'a abouti que parce que le rassemblement nationale a voté une motion de censure avec l'ensemble du nouveau fond populaire or l'autre conviction qui m'anime et que dans l'intérêt du pays nous pouvons trouver des compromis avec la gauche républicaine d'abord dans l'ordre des priorités pour donner à notre pays un budget la route secours qui est la loi spéciale n'aura qu'un temps il nous faut indexer le bar le barê de l'impôt sur le revenu prolonger le bénéfice de certains avantages fiscaux permettre l'investissement des collectivités locales traduire nos engagements pluri-annuels en matière de recherche de justice ou de défense reconstruire Mayotte et plus largement aider les outrmèes et puis il nous faut bien sûr réduire les déficits nous ne pouvons plus faire comme s'il n'existait pas comme vous l'avez souligné monsieur le Premier ministre c'est une question de soutenabilité des politiques publiques et de respect vis-à-vis des générations futures en un mot l'intérêt supérieur du pays nécessite l'adoption d'un budget ensuite nous pouvons nous entendre parce qu'avec 100 millions de nos compatriotes en situation de de précarité la question sociale doit être au cœur de nos préoccupations depuis le en coûte de la période covid nous avons multiplié les mesures sociales mais une justte apposition de mesures sociales ne fait pas une politique sociale il nous faut donc une vision globale destinée à soutenir le niveau de vie des Français les moins favorisés en commençant par le logement qui représente en moyenne le tiers du budget des ménages pour ceux qui ont un logement car par ailleurs alors que la demande ne cesse de croître l'offre demeur grippé chacun dans cet hémicycle aura à cœur d'accompagner la ministre du Logement dans la mise en œuvre des moyens et des solutions innovantes il nous faut de toute urgence répondre au malaise aussi des agriculteurs cela a été dit par les orateurs précédents la loi d'orientation dont le Parlement achèvera bientôt l'examen intervient sur un certain nombre de problématiques agricool bien identifié comme la transmission des exploitations mais le problème de fond c'est le partage de la valeur ajoutée songeons un peu que sur 100 € de dépenses alimentaires moins de 7 seulement vont au producteurs les lois égalim ont bien tenté de rééquilibrer les choses mais il faudra rapidement les prolonger car en l'état les agriculteurs demeurent la catégorie socio-professionnel la plus souvent sous le seuil de pauvreté et nombre d'agriculteurs retraités ne touchent même pas le minimum vieillesse une proposition de loi récemment adoptée par le Sénat améliorerait leur situation faisant-la prospérer rapidement à cette réalité inacceptable viennent se cumuler les contraintes de la transition environnementale pour les agriculteurs c'est un portable et il nous faut intervenir à la fois pour un meilleur revenu et pour aider le monde agricole à se transformer de manière réaliste et raisonnable je ferai allusion aussi au problème du zan qui a été évoqué précédemment et dont il y a urgence à modifier le texte c'est ce que vont s'employer mes collègues Jean-Baptiste blanc et Guilain cbiier toujours au chapitre social la santé est une autre grande préoccupation de nos concitoyens voilà 20 ans que que l'on voit grandir les déserts médicaux et malgré les mesures prises jusqu'ici il ne se résorbe pas deux autres chocs nous attendent de nature démographique la dépendance et la baisse de la natalité ils sont majeurs et vont structurer notre société prenonsant rapidement l'urgence et amenons ces dossiers coûteux à des aboutissements importants et rapides s'agissant des retraite sujet permanent de crispation et de clivage dont il a été beaucoup question dans les interventions précédente vous avez Monsieur le Premier Ministre ouvert le chantier faisons confiance aux partenaires sociaux pour faire des propositions constructives pénibilité carrière longue emploi des seigneurs constittu notamment des sujets insuffisamment explorés et qui mériteraient de compléter la réforme adoptée et s'il n'y a plus de tabou il faudra tôt ou tard reparler du temps de travail car c'est la variable clé tant pour les retraites que pour tout le reste nous travaillons trop peu en France à tout le moins singulièrement moins que dans les autres pays de l'OCDE on ne peut pas attendre des miracles en matière de croissance dans ces conditions cette question du temps de travail peut-être lié à une autre problématique clé dont vous avez parlé celle de la simplification oui notre pays souffre d'un excès de normes et de bureaucratie cela fait des décennies que nous dénonçons sans résultat notable jusqu'à Notre-Dame la loi de simplification a conduit au succès que l'on connaît suivant cet exemple voilà que nous sommes invités a voté une nouvelle loi de simplification pour reconstruire Mayotte pourquoi ne pas le faire pour le pays entier ce qui a fonctionné pour Notre-Dame ou les jeux olympique tout parlementaire quel que soit son appartenance politique pourra se retrouver dans cet objectif sur les questions institutionnelles également nous pouvons avancer avancer sur le mode de scrutin comme vous l'avez proposé sur le cumul des mandats sur le financement des campagnes électorales ou en renforçant le statut de l'élu local le Sénat a récemment voté une proposition de loi en ce sens qu'il faut au plus vite faire prpirer à l'Assemblée nationale il nous faut également relancer le processus de décentralisation en allant vers plus de différenciation dans les territoires ainsi que relancer le processus institutionnel en Corse et en Calédonie pour conclure je dirais que la dynamique de dépassement responsable des clivages politiques que j'appelle avec mes collègues de mes vœux va nécessiter de toute part des concessions et des compromis pour autant il va falloir cesser de penser que progresser c'est dépenser toujours plus d'argent et augmenter les Imps il nous faudra rechercher l'efficacité des politiques publiques pendant que nous censurons que nous nous disputons à Paris les taux d'intérêt de la dette montent les défaillances d'entrepris se multiplient les entreprises appuient sur la des freins et les embauches sont gelés nous devons agir pour établir la confiance économique ou bien nous irons au devant d'une grass crive et nous verrons le retour du chômage de masse la situation internationale nous oblige également l'administration Trump va s'installer dans quelques jours aux États-Unis la Chine est plus conquérrente que jamais et la Russie n'a aucunement renoncé à ses ambitions face à ces géants l'Europe est malade et a impérativement besoin d'un sursaut alors ne perdons plus de temps monsieur le Premier ministre vous avez compris que le groupe Union centriste soutiendra l'action de votre gouvernement je vous remercie merci merci la parole est au président François patria pour le rassemblement des démocrate progressiste et indépendant monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre mesdames messieurs les ministres mes chers collègues est-il utile de rappeler encore la gravité de la situation les Français n'ont plus confiance en la politique en les politique et ils sont désabusés parfois haineux envers des responsables publics ils ont vécu les épreuves de ces dernières semaines comme une désinvolture du monde politique à leurs yeux peu soucier de l'intérêt général et trop soucieux des intérêts électoraux nous aurions pu avoir l'esprit de réussite suite au succès des Jeux Olympiques C cité et à la reconstruction de NotreDame nousrions pu collectivement nous en servir pour donner au français une raison d'être optimiste mais le 4 décembre les oppositions dans une alliance de la gauche et de l'extrême droite ont décidé de censurer le gouvernement de Michel Barnier à notre regret affirmant par la même que les Français ne seraient pas impactés c'était leur mentir car la censure a une facture elle est loin d'être négligeable si nous ne pouvons pas encore mesurer à quel point la censure a fragiliser notre travail de redressement de la situation financière nous savons que chaque semaine qui passe sans budget ce sont des économies qui ne sont pas réaliser ce sont les agriculteurs qui ne bénéficieront pas des mesures de soutien économique dont ils ont tant besoin des collectivités dont les dépenses d'investissement ne sont pas financées et qui ne savent pas par que comment elles seront quelles seront leur marge de manœuvre et de développement pour demain cette année des entrepreneurs qui n'arrivent pas à remplir leur carnet de commande des associations qui n'obtiennent pas leur financement l'incertitude l'attente ont d'ors et déjà des effets particulièrement néfastes et récessifs sur notre pays de plus et pour coronner le tout le 14 décembre le cyclone tropical chido frappé Mayotte avec ave une rare violence je pense bien évidemment à nos collègues salam Ramia saidaroli et bien sûr à notre ministre chertani ici présent les dégâts humains et matériels sont considérables aujourd'hui nous devons encore continuer de répondre à l'urgence tout en préparant la reconstruction la tâche est immense pour reconstruire et éviter l'avenir de nouvelles catastrophes il s'agit d'un effort national légitime et nécessaire l'effort la responsabilité la stabilité seront les fils rouges de notre action alors que les périls sont multiple que le contexte international s'assombrit considérablement avec les dernières déclarations du président élu Donald Trump monsieur le Premier ministre vous avez choisi de poursuivre la discussion budgétaire que nous avons entamé nous saluons cette décision alors que le Sénat avait adopté la première partie du projet de loi de finances nous devons collectivement avancer les Français les élus les entreprises attendent de nous que nous trouvions un accord en la matière le Parlement doit jouer son rôle et trouverer les voies et les moyens pour prendre des mesures engendrant des économies mais aussi des recettes nouvelles justes qui permettent de rétablir la trajectoire budgétaire du pays vous avez choisi une méthode qui m'cher celle de la concertation de la confiance celle que j'ai connu avec Michel Rocard et avec d'autres Monsieur le Premier Ministre vous êtes un homme de compromis ouvert au dialogue et à la concertation mais encore faut-il qu'il y ait une volonté pour y répondre je souhaite à cet instant m'adresser à mes collègues socialistes mes chers collègues je suis conscient que vous êtes politiquement pris en étau dans vos circonscriptions mais gardez bien en tête que queles que soient vos concessions que vous accordiez à vos alliés au sein du NFP ils revendiqueront toujours d'être plus à gauche que vous je sais bien que toutes les terpitudes son au gouvernement et toutes les vertus dans l'opposition je l'entends par ailleurs mais sortons un peu de ce maniquéisme ambiant aujourd'hui le chemin pour l'avenir de la France n'est pas celui du chaos et des outrances ce n'est pas celui de le responsabilité politique et de laabandon face aux difficultés c'est celui de la défense de l'intérêt général de la lucidité pour pour faire face au problème c'est celui qui nous mène à prendre décisions responsables et courageuses les fites sont simples l'abrogation de la loi sur les retraite coûte 3,4 milliards d'euros cette année et près de 16 milliards d'euros en 2032 ces chiffres ne sont pas contestables le système par répartition est bien en péril le financement des retraites n'est plus équilibré et n'est plus pleinement assuré par le travail or c'est le travail et ça a été rappelé qui reste le moyen de financer nos retraites et les Français veulent garder leur système par répartition voilà pourquoi nous soutenons Monsieur le Premier Ministre la démarche énoncée hier d'une concertation pour améliorer ce qui peut l'être dans la réforme des retraite de Madame born que je salue ici avec respect et avec gratitude c'est aux partenaires sociaux de proposer des évolutions de notre système de retraite sans dogme niidéologie ni idéologie en acceptant la réalité démographique et financière du pays et ce dans un délai connu de tous qui est restreint puisqu'il est de 4 mois au total le travail doit être la priorité absol si nous avons efficacement lutté contre le chômage le combat n'est pas fini il subsiste toujours des inégalités d'accès à l'emploi que nous payons collectivement et notamment en matière d'emploi des seniors la valeur travail dans notre pays devient une frontière politique mais comment peut-on dire qu'on défend le valeur travail si on s'oppose aux réformes qui visent à le valoriser que ce soit celle des retraites de l'assurance chôage ou encore du RSA l'extrême droite et la gauche sont toujours opposés à chacune d'entre elles et je vous le rappelle il existe il existe une petite musique il existe une petite musique chers collègues qui me rappel certains de mes propos je suis prêt à en discuter avec vous mais une musique du droit à la paresse comme idéal de vie en société c'est une insulte à l'effort quotidien des Français qui travaillent et qui financ l'État providence c'est bel et bien la quantité et la productivité du travail des Français qui pourra nous permettre de poursuivre la revitalisation des services publics et de nos territoires assumons assumons ch Rach malmin assumons le fait que la dépense publique n'est pas toujours synonyme d'amélioration du service public on le voit à l'hôpital où les investissements ont été massifs entre le plan de relance la lutte contre les déserts médicaux et le séure de la santé c'est un effort de plus de 30 milliards qu'aucun gouvernement de gauche futile navait réalisé auparavant et qui aboutit aujourd'hui à ce que malgré tout l'hôpital soit en souffrance il faut rendre son efficacité au service public en sortant du dogme de la dépense comme seul boussole attendre tout de la fiscalité et de la taxation on a déjà essayé et ça n'a pas marché Monsieur le Premier Ministre vous êtes attaché à l'agriculture car issu du monde paysan c'est aussi mon cas comme vous aujourd'hui nos agriculteurs affrontent des défis immenses qui ont été mis en exerbe avec la crise agricole de l'année dernière lourdeur et complexité administrative inflation normative surtransposition concurrence déloyal juste rémunération sont autant de revendications légitimes auxquelles nous devons répondre rapidement il est temps de redonner à cette profession la fierté et la reconnaissance qu'elle mérite il en va de même pour les élus locaux qui font eux aussi face à une inflation normative et a une suradministration qui pourtant ne font plus l'objet aujourd'hui de la reconnaissance qu'il méritent pour leur engagement nous avons nous vous invitons monsieur le Premier ministre à réconcilier l'État avec les élus l'évolution qu'il faut apporter est certes législative et réglementaire mais elle est avant tout d'ordre culturel au sein de l'administration française enfin nous avons évoqué la situation dramatique de Mayotte je n'y reviens pas mais cela ne doit pas obérer les grandes difficultés que l'ensemble des territoires d'outrem ultramarin rencontre aujourd'hui une attention et un effort particulier doivent être accordé n'oublions pas non plus parce que personne ne l' cité aujourd'hui de poursuivre impérativement le travail de la transition écologique l'impasse dans qu l'impasse dans laquelle les partis placent le pays est insupportable pour redonner la confiance il faut redonner des perspectiv dans toutes les politiques publiques et pas seulement le budget la recherche l'innovation et le travail sont des priorités absolues nous savons tous que la confiance ne se décrète pas qu'elle se construit et Monsieur Premier ministre vous pouvez compter sur nous pour vous aider dans cette tâche vitale moi aussi je vais citer l'exemple de Pierre France avec qui j'ai commencé ma vie politique et bien je vous dire dont la trace est positive et qu'il a laissé pour notre pays elle est décorrélée de son temps effectif au pouvoir il demeure un exemple sa conception de la démocratie é était exigeante pour lui la vertu politique exige des élus et des responsables politiques qu'ils placent leur devoirs leur fidélité au-dessus de leurs intérêts de carrière au-dessus de leur ambition au-dessus de leur réélection c'est un appel au courage à l'action au risque d' popularité qui raisonne toujours mais nous serons monsieur le Premier ministre à vos côté pour vous aider à réussir dans votre démarche je vous remercie merci monsieur le Président la parole est au président Claude maluré pour le groupe Les [Applaudissements] Indépendants oui vtérinaire monsieur le Président Monsieur le Premier ministre mes chers collègues j'aimerais beaucoup Monsieur le Premier Ministre commencer par vous souhaiter une bonne année 2025 mais j'ai peur que les défis qui vous attendent que vous avez qualifié vous-même dialayesque ne vous fasse prendre ses vœux pour de l'ironie personne ne me contredira si je dis que les Français sont inquiets parce que l'année s'annonce comme celle de tous les dangers et d'abord celui du risque de crise financière économique et sociale en cas de nouvelle censur ou de vote d'un budget sans boussole qui n'inspirerait confiance ni à nos conitoyens ni aux agences de notation ni à nos partenaires européens anné de tous les dangers aussi parce que la situation internationale n'a jamais été aussi alarmante entre l'alliance des dictatures la multiplication des régimes libéraux les menaces sur les démocrati les rivalités des grandes puissances et les guerres jusque sur notre continent à ces inquiétudes s'ajoutent deux questions menaçantes à plus ou moins long terme la France risque-t-elle de voir un jour les populiste arrivé au pouvoir et l'Europe va d'elle poursuivant son insouciant déclin laisser s'effacer peu à peu sa place dans le monde comme à la lisière de la mer un visage de sable c'est dire à quel point le succès de votre gouvernement devait être souhaité par tous mais ce n'est pas le cas certains son échec et c'est même leur stratégie parce que la France est prise dans la tenaille de son double extrémisme à l'extrême gauche le mat à Mor des estrades et des plateaux télés le chien chien à son Poutine après avoir imposé sa cour des miracle à l'Assemblée c'est arrogé le droit illimité de d'affirmer de manière catégorique des anneries la sous-intelligena des Ragau sociaux se charge de les faire tourner en boucle contribuant de façon décisive au degré zé atteint aujourd'hui par le débat politique à l'extrême droite le communiqué glaçant à l'occasion de la mort du fondateur du Front national où Freud aurait vu l'un des meilleurs exemples de retour du refoulé vient rappeler que la dédiabolisation n'était qu'un bobard pour les gogo que les principes tracés par le patriarche et son cortège d'ancien collabo n'ont pas changé et que bardellaa préside désormais le groupe illibéral prorusse et anti-Europe d'Orban au Parlement européen les stratégies des deux extrêmes sont les mêmes la crise de régime et la présidentielle anticipée mais leur tactique est différente LFI censure en rafale à la kalashnikov un texte une censure neu fois sur 10 ça ne marche pas mais ça donne une tribune permanente pour agonir le gouvernement le rassemblement national n'a plus qu'à décider du moment opportun pour s'y associer on lui offre la censure sur étagère c'est ce qui s'est passé 4 décembre dernier juste après les réquisitions du procureur dans le procès des députés européens il fallait détourner l'attention mais le total des voix extrêmes à l'Assemblée ne suffit pas à une motion de censure s'il y a eu censure c'est parce qu'en 2024 un parti social-démocrate de gouvernement a uni ses voix à l'extrême droite et à l'extrême gauche pour renverser un premier ministre républicain c'était c'était une faute politique et c'était surtout une faute morale je ne crois pas et surtout je n'espère pas qu'elle se reproduira d'abord parce que les Français prennent conscience jour après jour que la censure dont ces prometteurs avaient juré qu'elle n'était qu'une péripétie a des effets désastreux sur l'économie la société et l'image du pays qu'elle l'a mis en pause qu'une nouvelleens le plongerait dans le chaos et qu'il est peu probable que nos concitoyens pardonnent à ceux qui s'aviseraient de recommencer depuis 2022 et plus encore depuis la dissolution un nouveau monde politique est né dont ni les électeurs ni les élus ne maîtrisent les règles et notamment la première d'entre elles comment gouverner sans majorité soit les partis de l'arc républicains sont assez intelligents et assez courageux pour trouver les compromis qui leur permettront de conduire le pays soit après la décomposition la recomposition se fera au profit d'un des extrêmes et il n'est pas difficile de deviner lequel nous avons donc tous une grande responsabilité tous des efforts à faire et tous de graves difficultés à surmonter pour y parvenir c'est sans doute pour la gauche républicaine que ces difficultés sont les plus fortes il va falloir qu'elle trouve le courage de s'arracher des griffes d'une alliance qui depuis 2 ans et encore plus depuis le 7 octobre 2023 l'entraîne à la remorque d'une secte lancée dans un naufrage moral et politique et ce divorce sera d'autant plus dur que le gourou de la secte ne manquera pas de clouer au piloris ce qu'il qualifiera de traître avec toute la meute de ses affidés et de leurs réseaux sociaux mais si cette gauche modérée devait céter une fois de plus au chantage électoral et s'associer à nouveau à la chute d'un gouvernement les populistes des de bord saurait qu'ils ont gagné et qu'il ne faudra plus longtemps avant que s'installe en France comme dans tant d'autres démocraties un régime illibéral ce ne sera pas facile pour nous non plus il y a deux acquis de l'action des gouvernements depuis 2017 qui ont permis qui me paraissent peu con stable les mesures fiscales qui ont permis à la France de retrouver attractivité et baisse du chômage et le retour à l'équilibre précaire impopulaire mais indispensable t du système des retraites sur la réforme des retraites tout est sur la table dites-vous monsieur le Premier ministre sur les impôts la phrase parue dans Le Parisien pas de hausse d'impôts pour les classes moyennes suggère qu'il pourrait en avoir pour d'autres nous comprenons que l'enjeu majeur de la stabilité de nos institutions impose des choix douloureux et nous sommes prêts à faire les compromis nécessaires mais nous ne devons pas faire de compromis avec la réalité comme vous le prop certains des membres de cette Assemblée cette réalité pour nous elle s'appelle l'ordre dans les comptes et l'ordre dans la rue lors du budget précédent celui de Michel Barnier l'Assemblée nationale a voté dans un accouplement incistueux des deux populismes 60 milliards de dépenses supplémentaires et supprimer toutes les économies avant de voter une motion de censure irresponsable c'est dans ce paysage surréaliste monsieur le Premier ministre que vous allez devoir gouverner face à des députés extrémistes ayant perdu toute mesure et grisé par leur nouveau pouvoir de faire tomber les gouvernements et ce sera difficile car il reste une dernière question qui n'est pas la moins angoissante nous sommes proches du point de non retour au-delà duquel trop de gens dépendent de l'état et où l'on ne peut plus rien changer car trop d'intérêts sont touchés trop de clients au sens romain du terme si nous n'aversçons pas àant cette trajectoire inéluctable c'est une crise qui s'en chargera si nous devions en arriver là et c'est le dernier enjeu du débat si la France devait refuser de faire les efforts qu'elle a exigé en leur temps de l'Italie de l'Espagne du Portugal et de la Grèce et qui ont réussi elle ferait peser un risque énorme sur l'unité européenne et ce ne sont pas seulement les Français qui très rapidement nous en tiendraient rigueur ce sont tous les Européens dont j'ai indiqué en introduction à mon intervention à quel point dans le monde d'aujourd'hui leur avenir est en suspent j'espère et je crois pour toutes les raisons que j'ai évoqué que toutes les forces de l'arc républicain seront au rendez-vous pour vous aider car il faudra qu'aucune voix ne manque en ce qui nous concerne nous y prendrons bien sûr notre part je vous remercie merci monsieur le Président la parole est à madame la Présidente C pour le groupe communiste républicain citoyen et écologiste kaki vous avez la parole monsieur le Président Monsieur le Premier ministre mes chers collègues l'extrême droite progresse dans de nombreux pays occidentaux au pouvoir en Italie puissante en Suède aux Pays-Bas en Autriche en forte progression en Allemagne elle se réjouit de la prise de fonction de Donald Trump aux États-Unis les récentes Saï d'Éon musk puissant milliardaires qui s'aventurent sur le terrain politique son autoritarisme sa haine de l'État et du concept même de solidarité montre que le libéralisme économique lié à des concepts antidémocratiques et autoritaire menace l'équilibre mondial jusqu'à présent les démocraties occidentales se posaient en modèle face au blocs autoritaires ou plus récemment face à la montée de l'islamisme radical les démocraties européennes et américaines en souffrance peuvent-elles relever le défi d'une espérance pour les peuple du monde c'est toute la difficulté de l'heure notre pays la France a bien entendu de par son histoire un rôle précurseur pour porter ses idéaux de justice et d'égalité or nous ne pouvons parler de démocratie en basfouant ces deux derniers concepts sur les terres où sont nés les droits de l'homme où les républiques sont devenus l'affaire des citoyens sur ces terres qui ont connu tant de batailles et de luttes pour conquérir les droits les plus élémentaires sur ces terres où démocratie devrait rimer avec pluralisme et tolérance la menace de la victoire de l'extrême droite est là aussi bien réelle tant la désespérance nourrit la colère tant les difficultés de vie nourrissent le rejet de l'autre la concurrence plutôt que la solidarité monsieur le Premier ministre comme je l'avais indiqué à Michel Bernier depuis cette tribune le 2 octobre dernier il est inacceptable que le bloc arrivé en tête à l'Assemblée nationale soit à nouveau écarté par Emmanuel Macron votre gouvernement monsieur le Premier ministre c'est le gouvernement débattu par les urnes ce rejet par le peuple n'est pas un choix de personne c'est un choix de fond une volonté de changement politique la vie est dur pour les femmes et les hommes de notre pays et j'ai d'emblé une pensée pour les victimes des deux cyclones successifs à Mayotte partout sur les terres de notre République le constat est le même pouvoir d'achat en recul explosion des factures d'énergie augmentation des produits alimentaires et dans le même temps crise agricole hausse du mal logement école en danger un accès au soins stoppé par un hôpital et une médecine générale en crise profonde la désertification médicale qui dans la ruralité est un facteur considérable de la colère qui gronde enfin notre jeunesse confronté à un avenir incertain instable sur le terrain de l'emploi le constat est glacial il nous faut donc agir en urgen pour arrêter l'hémorragie des emplois industriels 300000 sont menacés monsieur le Premier ministre que dites-vous que faites-vous une action de réindustrialisation forte ne relève pas à des manœuvre de couloir mais d'une ambition à la hauteur pour la France de la précarisation croissante des salariés un désarroi profond puise sa source le collectif a perdu du terrain face à l'individualisation des tâches or l'individualisation de la société c'est le triomphe des puissants Monsieur le Premier Ministre pensez-vous longtemps refuser la pétence sociale le désir profond d'égalité qui s'exprime au quotidien dans notre pays pouvez-vous rester sourd à cette profonde aspiration démocratique et sociale les se années de macronisme concept dont vous futes l'un des fondateurs ont été utiles aux plus riches les profits du CAC 40 ont explosé jusqu'à 100 milliards en 2024 le ruissellement a bien eu lieu par torrent mais vers le haut vous devez donc agir pour une nouvelle répartition des richesses et je sais que c'est beaucoup vous demandz contraire même à l'idéologie de votre socle commun mais il est pour nous un objectif prioritaire pour s'attaquer au déficit public tout en répondant aux nécessités social jusqu'à présent votre seule réponse c'est la réduction de la dépense publique et donc traduisons ici entre nous la poursuite de la casse du service public or les Français veulent la sécurité et la justice dans tous les pan de leur vie alors stop oui rétablissons l'impôt sur la fortune modifions le Barom de l'impôt sur le revenu pour taxer les plus favorisés au-delà et je le précise au-delà de plus de 100000 € annuels bien loin des classes populaires et des classes moyennes assurons la participation des plus grandes entreprises contrôlons les aides publiques qui leur sont généreusement accordées et garantissons l'égalité salariale entre les femmes et les hommes et oui abrogons sans sans tergiverser la forme des retraites et ouvrons cette nécessité d'un dialogue social pour apporter des réponses nouvelles attaquons-nous franchement à l'optimisation fiscale cette prime au tricheur et sanctionnons l'évasion fiscale qui concerne plus de 80 milliards par an relançons la croissance en favorisant l'augmentation des salaires et la revalorisation du SMIC enfin qu'est la société humaine sans le service public c'est le service public qui survit encore dans notre pays et qu' loin au combat de la résistance et de victoire de ceux qui constituèent le Front républicain contre le fascisme depuis l'air rigan toucher le service public est la cible du libéralisme et du marché pour qui tout est à vendre et à acheter je veux le dire avec force ici au Sénat les collectivités territoriales sont l'un des derniers remparts de la casse des services publics en tant que maire de poau vous le savez devenu premier ministre vous devez prendre la responsabilité du renforcement de leur autonomie financière vous devez accepter d'indexer sur l'inflation lors desgf et supprimer ce fond de précaution qui prévoit de fonctionner certaines d'entre elles à hauteur de plus d'un milliard d'euros allez-vous continuer de refuser d'actualité leur versement du FCTVA plus largement il faut leur redonner les compétences pour aménager le territoire et répondre aux besoins des populations dans nos territoires ultramarins dans nos villages comme dans nos villes il faut un statut protecteur et sécurisant pour les élus locaux mais surtout il faut cesser ce double discours de la complainte sur le territoire d'élection et de l'austérité imposée par les votes au Parlement cette duplicité est insupportable inacceptable jamais je ne l'accepterai et toujours avec mon groupe nous la dénoncerons monsieur le Premier ministre depuis votre nomination vous avez affirmé une volonté de dialogue voire de compromis dans l'intérêt de notre peuple nous avons accepté pour trouver une voie qui permette de satisfaire le choix des électeurs oui nous serons toujours de ceux qui en responsabilité seront au travail pour permettre à nos concitoyens de vivre mieux pour sortir de la crise politique mortifère pour la République malheureusement nous ne pouvons constater que votre immobilisme symbolisé par la reprise dès cet après-midi du débat du projet de loi de finances initié par un gouvernement censuré de même dans quelques jours nous reprendrons le débat sur le PLFSS sur lequel le 493 a été déposé 493 qui déclencha la censure et pourtant c'est Emmanuel Macron qui annonçait le 5 décembre dernier lors de son allocution télévisée qu'il y aurait un nouveau budget monsieur le Premier ministre il n'y a aucune menace mais un principe de vérité un comportement similaire provoquera un résultat similaire finalement et j'en finirai en acceptant cette continuité qu'une simple promesse n'effacera pas vous devenez le porte-parole d'un gouvernement censuré pour répondre à la situation des les teres qui s'installe dans notre pays je demande au Président de la République d'accepter enfin le résultat des élections législatives en permettant la mise en œuvre d'une politique de rupture avec celle qu'il a lui-même conduite depuis 2017 et qui mène aujourd'hui la France vers le chaos institutionnel mais également économique et social merci madame la Présidente la parole est à la présidente Marie scarer pour le groupe du Rassemblement démocratique et social européen vous avez la parole merci monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues la vie est pavée d'occasion perdue peut-on lire dans la promesse de l'Ob de Romain Garry je vous souhaite monsieur le Premier ministre que la votre la promesse française que vous faites soit une réussite quel que soient nos divergences dans l'intérêt de la France nous n'avons plus le temps des occasions manqué pour cela bien sûr il faut que la responsabilité collective soit engagée il faut que chacun des dirigeants politiques écoute les Français qui nombreux souhaitent le compromis aussi nous leur devons de la clarté de la stabilité et de la visibilité face à leurs inquiétudes nous leur devons des réponses sur le budget sur la question des retraites et toutes les politiques publiques qui qui intéresse leur quotidien et engage leur avenir c'est un devoir aussi pour conforter notre pays sur la scène internationale en particulier auprès de nos partenaires européens la France depuis longtemps vu comme un bel exemple de démocratie des lumières ne doit pas se perdre dans un tunnel d'incertitude le contexte géopolitique nécessite la solidité et la puissance des espaces démocratiques et non béliqueux faut-il rappeler encore à ceux qui œuvrent à la stratégie du chaos que personne n'a véritablement gagné les dernières élections législatives la digue du fait majoritaire propre à la 5e République a cédé à cet égard l'instauration de la proportionnelle à l'Assemblée nationale pourrait ne pas suffire à régler l'impasse politique actuel et consacrer la fragmentation du paysage politique nous devrons en débattre il faudra penser cette réforme dans le cadre d'un rééquilibrage du pouvoir exécutif j'observe que les pays européens qui ont la proportionnelle ont un premier ministre fort ce qui oblige les partis à faire des coalitions autour de celui-ci en attendant depuis juin dernier la réalité politique et institutionnelle qui est la nôtre conduit à des négociations non sans mal hier une motion de censure aujourd'hui des lignes rouges érigées de toutes parts et des avances gouvernementales encore timides mon groupe souhaite en tout cas que nous parvenions à trouver ce chemin étroit qui sortira le pays de l'immobilisme au RD ce vous le savez monsieur le Premier ministre le dogmatisme n'est pas notre boussole à la fois par philosophie mais aussi par volonté de coconstruire mais bien sûr c'est au cas par cas texte par texte que nous jugerons vos propositions en fonction des valeurs qui nous sont cher et de la diversité qui caractérise notre groupe j'en viens au point névralgique la question des retraites nous avons bien entendu votre décision de missionner la Cour des comptes pour un état des lieux financiers qu'on sait déjà très contraint pour autant derrière la logique mathématique d'une démographie défavorable et les corrections douloureuses qui en découle il y a des hommes et des femmes qui attendent un geste les dernières élections ont envoyé un signal nos concitoyens souhaitent la réouverture de la réforme et des concessions bien sûr réfléchies et soutenables pour la majorité des membres du RDSE rien n'est àabout car nous souhaitons de nouvelles avancées sur la pénibilité l'usure au travail la durée de cotisation ou encore la gratification en cas d'engagement citoyen quel financement bien laissons les partenaires sociaux sortir la fumée blanche du conclave annoncé nous en débattrons en temps utiles mais les hausses de cotisation nous apparaissent difficiles à exclure en parallèle n'oublions pas une question centrale celle des conditions de travail un récent rapport pointe les faille du management français la protection des salariés est fragilisée par l'ubérisation du du travail ainsi que par l'expansion de la sous-traitance jusqu'au cœur de nos services publics inquiétant aussi l'office français des drogues et des tendan addictiv vient de signaler un public croissant d'actifs consommateurs de cocaïne pour tenir au travail aussi le chantier des conditions de travail secteur par secteur branche par branche doit doit être revue de fond en comble oui c'est un défi colossal qui ne sera pas traité en 3 mois mais il est la condition de l'acceptabilité de l'allongement des carrières second urgence un budget pour demain nos positions sont claires nous les avons exprimé avant que la motion de censure n'interrompe nos travaux budgétaires au Sénat je le rappelle mon groupe souhaite une meilleure justice fiscal et un effort contributif mieux réparti l'augmentation du taux de prélèvement forfaitaire unique et l'imposition des superdidante que nous avions un temps obtenu ont fait les frais d'une seconde délibération nous attendant que les totems se brisent sur ces points nous voulons une barre de réduction des dépenses moins hautes aussi afin de ne pas gripper un peu de croissance attendue en 2025 sans surprise nous souhaitons la préservation des capacités d'investissement des collectivité locale un objectif d'ailleurs déjà entendu sans pour autant exonérer celle-ci d' effort selon leur situation et j'en profite pour saluer d'une façon générale vos intentions de réconcilier toutes les Frances la France périphérique la France provinciale et issus des quartiers la clé de tout cela c'est l'aménagement du territoire mais aussi le renforcement de la décentralisation et de la déconcentration nous vous suivrons s'il s'agit de mieux garantir les libertés locales les services publics les politiques de proximité et de soutenir les communes les intercommunalités les départements et régions qui sont aujourd'hui les premiers amortisseurs de la crise sociale que traverse notre pays sur d'autres sujets que je ne pourrais pas tous évoquer je répète notre volonté d'ouverture tant que vos politiques s'inscriront sans détour dans le sillon de la justice sociale de la solidarité et du progrès vous nous trouverez en particulier à vos côté sur le chemin d'une école qui tiendrait mieux son rôle au au premier rang desquels celui de tramplin vers l'égalité des chances et à l'abri de tout séparatisme mon groupe est très attaché vous le savez aux fondamentaux républicains et au respect du principe de laïcité seules condition du vivre ensemble quant aux valeurs de fraternité et d'humanisme elles doivent rester au cœur des projets de la politique relative à l'immigration nous avons là nos lignes rouges vous avez évoqué monsieur le Premier ministre le poids des normes comment ne pas penser à nos agriculteurs mais aussi à nos PME qui font vivre nos territoires mais qui pourraient les déserter si rien n'était fait pour désentraver leur activité je pense enfin à no à nos territoires ultramarins bien souvent en première ligne du du dérèglement climatique et des déséquilibres sociaux je pense spécialement à Mayotte aujourd'hui et à la Nouvelle-Calédonie qu'il faudra soutenir car ces territoires sont notre richesse et ils participent au rayonnement de la France dans le monde à cet égard je rappellerai que la France n'a rien à gagner à alimenter des rapports tendus avec certains de nos pays très proches mon groupe appelle à l'apaisement avec par exemple l'Algérie car en Afrique de nombreux États commencent à nous tourner le dos notre perte de influence pourrait bientôt être totale sur ce continent la diplomatie a besoin aujourd'hui d'un CAP cohérent bien entendu sans stabilité politique rien ne sera facile monsieur le Premier ministre je n'appartiens pas votre formation politique mais nous avons en commun un bout de territoire pyrénéen et dans cet hémicycle la France à défendre ensemble vous avez cité hier pierre mendz France son gouvernement a duré 7 mois mais son héritage a toujours été salué comme quoi on peut faire beaucoup en peu de temps pour terminer je vous rappellerai ce que disait François mitteran de Pierre mendz France il nous laisse sa foi de la République sa méthode la vérité son exemple l'inlassable combat pour la paix et pour le progrès un chemin à suivre merci merci madame la Présidente la parole est au président Guillaume Gard pour le groupe écologiste solidarité et territoire [Applaudissements] merci monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre le 2 octobre dernier à cette tribune je concluais ma réponse à votre prédécesseur en lui signifiant que son gouvernement n'avait pas d'avenir c'est avec gravité que je vais proncer d'emblé les exactes mêmes termes après une motion de censure historique vous et le président de la République n'avez pas modifié un seul des paramètres qui ont entraîné la chute de Michel Barnier la folie c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent disait Einstein le diagnostic ne me semble pas réfutable pourtant avant et après le nouvel affront démocratique qui a représenté votre nomination nous écologistes socialistes communistes nous avons accepté d'échanger avec le président de la République avec vous et avec vos ministres face à un président et une minorité présidentielle qui n'ont eu de cesse de plonger le pays dans la crise politique et constitutionnelle il nous fallait être responsable pour deux cela est d'autant plus essentiel que la voix de la France est attendue dans un monde en déliquissence où Donald Trump revient aux affaires et oblige l'Europe à se lever ou à disparaître où il faut renforcer le soutien européen à l'Ukraine où il faut stopper le génocide à Gaza obtenir la libération des otages et empêcher la dispération de l'unvra la censure du gouvernement et l'incapacité à adopter un budget sont sont des actes dont nous mesurons la gravité comme nous mesurons l'inquiétude de nombre de nos compatriotes la situation a indéiablement changé depuis l'automne et malgré le nouveau coup de force présidentielle nous n'avons pas compté nos heures pour trouver d'introuvable compromis mais à quoi bon après une motion de censure historique le Président nous avait fait part de son souhait de ne plus donner au rassemblement national le pouvoir de déterminer le sort du gouvernement de la France nous avions croire un instant qu'il avait entendu le seul le seul message incontestable des élections législatives le barrage à l'extrême droite à ses idées nauséabondes et à son incompétence Crass cette illusion n'a pas survécu à la nouvelle année vous reconduisez le PACT faustien de vos prédécesseur avec les héritiers de Pétin et des tortionnaires d'Algérie j'en veux pour preuve votre infamme tweet domhommage à Jean-Marie Le Pen où vous qualifiez de combattant un ennemi de la République et de l'humanité et de polémique le racisme l'antisémitisme et le négationnisme j'en veux également pour preuve le maintien place bovau du ministre d'extrême droite Bruno retaillot encore encensé hier à l'Assemblée par l'orateur du rassemblement national et la nomination et la nomination d'un second ministre de l'intérieur avec gérardmanin à la Chancellerie il fallait oser nommer garde des saut un populiste qu'il y a quelques semaines tordait le coup à la séparation des pouvoirs et à l'indépendance de la justice en jugeant choquante les réquisitions du parquet contre Marine Le Pen réquisition prise sur le fondement d'une loi de moralisation de la vie publique dont vous étiez pourtant l'un des principaux investigateur toutes ces années à combattre la dérive droitière de Nicolas Sarkozi et François Pillon pour vouslier pied et point avec leur pire rejeton quel reniment reniment encore après des décennies de bataille pour la moralisation de la vie publique vous accueillez dans votre gouvernement des ministres accusés de corruption de détournement de fonds et de faux témoignages sous sererment renimant toujours avec un revirement complet sur le cumul des mandats proposition rétrograde rejeté par le 2 tiers des Français après une motion de censure historique vous rebattez les cartes du jeu des SEP familles de la droite pour nous représenter toujours les mêmes ministres plus de la moitié du gouvernement Barnier est reconduit dans 14 au même poste et je ne compte pas les revenants des précédents gouvernements désavoués par les urnes monsieur le Premier ministre il fallait oser parler de nouvelles méthodes démocratiques vous lamentez sur la totale ignorance des doléan des gilets jaunes après avoir recyclé dans votre gouvernement les deux premierers ministres les plus brutaux du 21e siècle 29 utilisations du 493 cumulé 143 gilets jaunes ont été mutilés ou gravement blessés par la police appquant une irresponsable doctrine de maintien de l'ordre dont l'évolution doit beaucoup à Manuel vas ministre de l'Intérieur puis Premier ministre ces méthodes se sont appliqué avec la même brutalité dans toute la présidence Macron avec un point culminant la contestation de la réforme des retraites d'Élisabeth borne après aternoimement vous refusez de suspendre cette réforme iniique et convoquer une conférence sociale où les syndicats de travailleurs viendront négocier dans un calendrier intenable avec un revolver sur la tempe sachant qu'ils auront le choix entre un accord au Rabé ou le maintien des 64 ans et vos propos d'aujourd'hui ajoute tout simplement de l'enfumage à l'enfumage après une motion de censure historique vous venez comme tous vos prédécesseur nous formuler un discours de politique générale vide sans aucune vision enfermé dans le dogmatiste macroniste de la politique de l'offre qui a ruiné nos finances publiques non tous les partis politiques ne sont pas responsables du Der des finances publiques les deux derniers quinquenas de gauche pluriel puis socialiste ont réduit les déficits publics et même la dette pour le gouvernement Jospin et même la dette au prix parfois de désaccords profonds au sein de notre famille politique seuls les droites sont responsables de ce dévissage total de nos finances publiques sortez de votre dénis assumez votre bilan après une motion de censure historique vous intimez au Parlement de reprendre l'examen du budget exactement là où il s'était stoppé en novembre comme si rien ne s'était passé vous enjambez la censure comme le président a enjambé sa défait aux élections législatives en refusant d'améliorer la justice fiscale pour accroître les recettes de l'État vous nous proposez à nouveau le rabot généralisé qui va encore aggraver les situations déjà intenables de notre école publique de nos universités de nos hôpitaux de nos collectivités local qui va encore fragiliser nos industries nos travailleurs victimes de l'infation et exposer au plan sociaux qui va encore sacrifier la transition écologique qui va encore laisser sur le carreau nos compatriotes ultramarins à commencer par les maoraaises et les maorés qui attendent bien plus de la République mais dans votre monde le dérèglement climatique n'existe pas nous vous demandions 7 milliards d'euros pour les différents postes de la transition écologique plan vélo Fonds vert aide au développement et j'en passe pour tenter de retrouver la très relative ambition du budget 2024 vous nous proposez 200 millions nous avons bien compris après 148 mots sur l'écologie consacré au nucléaire et au techno technosolutionnisme que vous aviez encore moins d'ambition écologique que vos prédécesseurs pas un mot sur l'écologie et le climat aujourd'hui sacré prouesse vous avez passé plus de temps à mépriser l'action essentielle des agents de l'Office française de la biodiversité sous votre responsabilité qui tente comme ils le peuvent de limiter l'impact dans notre pays de la 6e extinction de masse du vivant comme vos prédécesseurs vous êtes incapable dans le pas de la fnsoa de rpondre de répondre aux problèmes structurels du monde agricole Monsieur le Premier Ministre tel fil Conor incarné par billmeruray dans un jour sans fin nous voilà condamné à revivre sans pitrement le même jour politique et avoir se succéder infiniment des gouvernements de droite désavoués par les électeurs et proposant la même politique injuste austéritaire climaticide et empiétant sur les plat de bandes de extrême droite monsieur le Premier ministre je vous l'ai déjà dit on ne gravit pas l'Himalaya en espadrille c'est irresponsable et suiciidère on s'équipe on partage on écoute on accepte de revoir et de modifier l'itinéraire sinon on sombre dans la première crevasse avec les écologistes nous continuerons nous continuerons à être responsable pour deux nous continuerons à tirer sur la corde crampons au pied pioler à la main nous pouvons nous résoudre à cette mortelle randonnée monsieur le Premier ministre vous ne donnez pas d'autre choix que la censure mais il est encore temps il est encore temps de changer de chaussure encore temps de vous éloigner du précipice encore temps d'être responsable [Applaudissements] merci et à notre collègue Josua auchochard pour les sénateurs n'appartenant à aucun groupe bonjour Vous AVEZ LA PAROLE monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre chers collègues il y a quelques mois mon collègue qualifia le gouvernement Barnier de dernier surcis du système nous nous étions pas trompés de la même manière que pour Monsieur Barnier nous préférerions pour la France que vous réussissiez mais honnêtement rien absolument rien ne nous permet d'y croire tout porte à penser que votre gouvernement n'a pour but que la préservation de ce qui reste du système tant le conformisme il semble y être la valeur cardinale tout de plus ce gouvernement livrera l'occasion au Parti socialiste et au verts de sortir de l'emprise mélanchoniste dans laquelle ils sont allés se compromettre par purure intérêt électoral pour cela vous proposez une conférence sur le financement des retraites et une mission de la Cour des comptes pourtant les constats sont connu les Français ne veulent pas de cette réforme ils l'ont montré lors des dernières élections aucune autre solution n'est possible et n'est souhaitable que celle de la prrogation de la mesure d'âge si vous cherchez des financements vous les trouverez dans la gabgie des opérateurs de l'État et de l'aide publique au développement sans abîmer une fois de plus la vie des Français les plus modestes la valse des gouvernements entraîne la valse des premier ministres à votre nomination monsieur Baayou une seule question nous vient à l'esprit comment régler les aerms du présent qu quand on a été le serviteur des turbitudes du passé le souci c'est Emmanuel Macron et vous en êtes l'un de ses principaux soutiens si nous vous reconnaissons de souvent avoir été l'un des les dirigeants les moins sectaires de la classe politique française nous ne croyons pas à la moindre rupture de votre part reste que quelques mois plus tard la situation politique demeure inchangée sans que les castings ou les promesses trop de fois entendues ne modifient d'ayota le blocage dans lequel notre pays se trouve le pacte électoral contre la France populaire et travailleuse conclu par Gabriel Atal et Jean-Luc Mélenchon continue de produire ses effets d les teres et comme un poison lent il dévore toute stabilité parlementaire et attise les derniers feux un cor agonisant chers collègues de droite vous êtes encore dans l'illusion que vous êtes revenus au pouvoir certes les remontades du ministre rotaillot peuvent sonner doux à nos oreilles et les sondages flatteurs annoncés des champs électoraux plus fructueux mais du carcher de Sarkozy au place net XXL de Monsieur Darmanin nous ne sommes que trop habitués à ces paroles d'action et de rigueur qui somm comme notre programme mais dont les actes demeurent toujours invisibles ou reportés le ministre de l'intérieur dispose d'un pouvoir réglementaire et à l'heure où le chaos migratoire permet à des puissances étrangères de déstabiliser notre pays je pense bien sûr particulièrement à l'Algérie avec la complaisance de la gauche française dès aujourd'hui le Sénat devra se saisir de la suite du débat budgétaire reporté par l'ascension vous avez fait le choix de la logique pratique à la logique politique préférons-nous soumettre à nouveau un budget tout cuit qui n'est pas le vôtre et qui aurait été rejeté de toute façon à la suite du PLFSS sans que nous fatalement nous débattions de la moindre vision politique si vous cherchez des économies vous en trouverez dans nos amendements en espérant que la situation critique que connaî nos comptes permette de briser enfin les préjugés et le sectarisme partisan comme il est d'usage en début en ce début d'année je formule des vœux pour la France d'abord et aussi pour vous monsieur le Premier ministre et même si les signaux envoyés ne sont pas encourageants nous préférerions encore une fois que vous réussissiez et nous ne vous condamnons pas d'office à l'échec nous pr vigiront toujours le bénéfice du doute à l'opposition systématique absurde et contreproductive si en revanche votre gouvernement dans le mépris et la mor du précédent alors vous risquez en subir le même destin mais surtout d'attirer une colère populaire que chacun mesure déjà ici si pour avoir la rupture 4 le pays il faut votre censure parole tenue vous l'aurez Monsieur le Premier Ministre les qu sont dans votre main alors pour le peuple français soyez plutôt ins suulit caravayak je vous remercie merci monsieur le Premier ministre vous avez la parole merci monsieur le président de cette invitation à une élévation qui peut-être physique et pas forcément symbolique si vous me permettez je commencerai je voudrais commencer par un des derniers intervenants inscrits c'est Monsieur Gontard parce que il a évoqué une séquence que j'ai eu hier dans mon expression à l'Assemblée nationale et dans laquelle j'ai commis une injustice alors je veux corriger cette injustice j'ai prononcé le nom de Lionel juspin dans la série des gouvernements qui ont qui ont aggravé le le déficit et la dette du pays et c'était une injustice parce que Lionel Jospin pendant les années de gouvernement qui ont été les siennes entre 97 et 2002 a effectivement légèrement baissé l'endettement du pays et il faut lui en donner acte comme je m'efforce d'être d'être honnête et juste dans mes jugements je voulais le faire devant vous monsieur Gontard je vous répondrai je sais pas où est Monsieur Gontard que je le vois je vous répondrai à la suite de votre intervention à la à la fin euh c'est Monsieur Darnaud qui a été le premier à intervenir il a il a défendu je sais pas où il est Monsieur Darna il est là-bas il a défendu à très juste titre notre Constitution et nos institutions il a dit que l'audace n'était jamais une impasse et il a raison il a souligné les tensions géopolitiques auxquelles notre pays est soumis et il a 1000 fois raison et je me suis efforcé de le faire à mon tour il a lancé l'idée défendant une position qui a été souvent exprimée par les membres de son mouvement notamment monsieur vquier que le travail sur les agences et les opérateurs de l'État dont un grand nombre de sensibilités ont du mal à apercevoir et la pertinence et la capacité qui est la nôtre de contrôle sur ces agences il a lancé l'idée d'un audit je suis prêt monsieur Darnaud à parler avec vous de la forme de cet audit je pense que c'est une possibilité ça n'est pas facile à faire d'abord parce qu'on connaît même pas exactement le nombre des agence disons la vérité qu'on a du mal à apprécier la dimension des budgets le chiffre officiel dit que en 2018 on était à 20 milliards à peu près de budget pour les agences qu'on est passé à en 2019 à quelques 30 milliards qu'on était l'année dernière à 83 milliards vous voyez l'augmentation elle est euh extrêmement rapide et elle est exponentielle moi je suis prêt à ce que nous définissions ensemble la forme d'un audit sur ces sujets parce que parce que nombre d'agences défendent leur participation l'utilité de leur engagement et le rôle qu'ell remplissent au nom de l'État nombre d'intervenants note que elles sont plus efficaces que l'État lui-même c'est d'ailleurs pour ça qu'elles ont été créées puisque beaucoup des gouvernement successifs ont décidé de se servir de cet outil plutôt que d'assumer direct la charge de ces actions publiques si vous voulez que nous échangions sur le sujet de la forme de cet audit avec vous et avec vos collègues du Sénat je suis évidemment prêt à le faire vous avez défendu la place du Parlement sur les retraites et vous avez raison j'ai moi-même indiqué que j'étais absolument prêt à aller dans ce sens-là et vous avez indiqué que en matière de place de l'agriculture les surtranspositions étaient un problème qui se posait elles sont souvent dénoncées pour moi il y a plus grave encore il y a le déséquilibre créé par l'imposition de normes et de règles à l'agriculture française qui ne sont pas appliqués aux autres agricultures même européennes évidemment c'est une dimension précise de du doute et des rejets à l'égard du Mercosur par exemple mais si nous commencions par rendre équitable les règles et les normes à l'intérieur de l'Union européenne nous aurions déjà fait un grand pas et je vous donne acte en effet que je soutiens monsieur rotaillot vous vous en êtes réjoui à la à la tribune c'est pas seulement que je le soutiens c'est que je j'ai souhaité qu'il soit ministre d'État ministre de l'Intérieur de même que je soutiens un certain nombre de orateurs s'en sont étonnés l'action du ministre d'État ministre de la justice parce que je pense que la coordination la communauté d'inspiration entre sécurité et justice dont beaucoup d'intervenants se sont plein tout au long des années et des décennies je pense que la construction gouvernementale que nous avons faite sur ce sujet avec la garantie de l'État de droit qui est pour moi une dimension Ess un de un des orateurs précédents a rappelé les combats qui ont été les miens sur ce sujet j'ai trouver ça sympathique et donc sur en particulier la lutte contre les narcotrafic c'est c'est évidemment très important et sur la capacité de répondre à la délinquence plus jeune avec une politique et une action efficace monsieur canner est intervenu ensuite en disant que il il n'était en aucune manière participant à la où est Monsieur caner si j'arrive à voir sa position géographique très bien il n'est en aucune manière participant ni au gouvernement il n'est pas candidat ni à la majorité mais que il saisissait la chance que nous pouvons avoir d'une main tendue et de faire en sorte que ce les forces qui soutiennent le gouvernement pour ne même pas dire la majorité les forces qui participent et l'opposition qui choisit le dialogue peuvent faire avancer ensemble vous souvenez que j'avais défini trois cercles dans une de mes interventions après ma nomination ceux qui participent au gouvernement ceux qui sont radicalement opposés au gouvernement il y en a quelques-uns et ceux qui qui étant dans une attitude ou un choix d'opposition intellectuelle choisit cependant de dialoguer je vous donne acte de cette position de même que je vous donne acte vous avez dit les efforts que vous avez fait nous avons en effet travaillé ensemble de bonne fois sans qu'il y ait la moindre compromission dans les positions que nous avons adopt avec des propositions et nous avons pu je crois ces dernières heur progresser dans l'appréhension de ce que cet avenir pourrait être alors je vous donne deux assurances la première assurance que j'ai déjà donné tout à l'heure à l'Assemblée nationale c'est que devant cette conférence sociale qui va travailler plusieurs mois j'ai dit 3 mois on m'a reproché tout à l'heure de faire cette proposition dans un temps trop court si la conférence sociale me demande quelques semaines de plus je réponds ça à l'orateur qui tout à l'heure s'est exprimé je suis tout à fait prêt à le donner faut pas perdre trop de temps parce que si nous voulons un accord avant le mois d'octobre prochain qui comme vous le savez le pas d'un nouveau seuil ce à quoi beaucoup sont attachés je pense que il faut avoir un temps suffisamment bref pour ne pas avoir l'air de perdre du temps je répète les trois hypothèses la première c'est nous trouvons un accord nous faisons un texte qui sera soumis au Parlement et tout sera j'espère pour le mieux dans le j'espère meilleur des mondes deuxièmement il n'y a aucun accord d'aucune sorte et c'est une confrontation je ne crois pas à cette hypothèse je suis persuadé pour avoir échangé beaucoup avec les différentes forces sociales les représentations qui se retrouveront dans cette conférence sociale je suis persuadé que chacun a en tête de trouver un progrès mais s'il n'y avait aucun accord évidemment il n'y aurait pas lieu à avoir de texte nouveaux s'il y a une zone d'accord une zone de progrès identifiée par les participants et au fond auquel le gouvernement aura donné du crédit alors nous préparerons un texte que nous soumettrons à l'Assemblée nationale et au Sénat le ça n'est pas du tout tout rien autrement dit je pense que les progrès que nous pouvons faire nous pouvons en prendre acte même si nous n'avons pas le grand œuvre la cathédrale sociale et législative à laquelle nous pourrions aspirer mais nous pouvons marquer des points constater que nous avons marqué des points et je pense que de ce point de vu- là sont satisfaites un certain nombre de demandes il y a d'autres demandes budgétaires sur lesquelles nous avons travailler et je veux faire un geste de bonne volonté il y a cette proposition de la suppression de 4000 postes dans l'Éducation nationale je suis prêt à renoncer à cette proposition des 4000 de la suppression des 4000 postes je suis prêt alors je relativise tout à fait l'affirmation à partir de la réalité parce que madame la ministre d'État de l'éducation nationale de l'enseignement supérieur de la recherche de la formation professionnelle c'est aussi bien que chacun d'entre vous une chose c'est que les postes que nous mettons au concours nous n'arrivons pas à les remplir et il y a un gros travail à faire sur l'attractivité pas seulement madame l'attractivité par les salaires parce que si votre gouvernement avait amélioré beaucoup l'attractivité par les pour les salaires des enseignants et les gouvernements suivants et les gouvernements précédent nous n'en serions pas là vous avez rappelé à juste titre que quand j'étais ministre de l'éducation nationale le niveau de recrutement des nouveaux enseignants était supérieur à deux fois le SMIC à deux fois et demi de le SMIC et nous sommes aujourd'hui hélas dans des marges beaucoup plus faibles je je sais comme beaucoup d'entre vous pour mes enfants quelle est la quelle est la faiblesse des salaires de l'éducation nationale est-ce que nous pouvons redresser tout ça je crois en tout cas que nous pouvons y travailler mais les enjeux budgétaires sont considérables et ils ne peuvent pas être rendu ù la réponse ne peut pas être rendue si nous n'avons pas un équilibre général du budget qui sera amélioré en tout cas monsieur canner monsieur le Président canner voilà des réponses précises qui permettent d'apprécier la bonne foi qu'il y avait dans dans nos échanges et le fait que vous avez souligné les pas que vous aviez fait je veux dire que c'est pas là je suis prêt à en faire symétriquement d'autres qui nous permettront d'avancer utilement sur ces sujets je répète aussi je répète aussi que le l'augmentation de longâ de 3,3 % alors qu'elle était elle n'était que de 2,8 % cette augmentation de l'AM permet à répondre de répondre à un certain nombre de questions pardon les jours que je sache les jours de carence le geste est une élégance moyenne madame la sénatrice oui et donc les les jours de carence c'est entre les mains du Parlement c'est vous qui les avez inscrits vous allez en discuter c'est au Sénat qu'ils ont été inscrits et je trouve intéressant que nous puissions en discuter dans le dans la discussion du budget parce que peut-être il y a-t-il d'autres solutions que simplement les jours de carence simplement le nombre des jours de carence peut-être il y a-t-il des solutions que le gouvernement pourra développer devant vous un mot monsieur canner vous avez fustigé la politique de l'offre vous n'êtes pas le seul plusieurs des orateurs de gauche l'ont fait est-ce que je puis rappeler que la politique de g de de l'offre c'est en 2014 qu'elle a commencé à être affirmée dans la politique française et que c'était donc le gouvernement que vous souteniez qui a fait des pas dans le sens de la politique de l'offre des pas décisifs déterminant au risque même de perdre une partie de ses soutiens et je ne veux pas manquer de rendre hommage sur ce point à ce gouvernement et donc vous avez dit constructif et exigeant ces deux adjectifs me paraissent absolument justifiés monsieur le Président Marseille vous avez en effet vous avez en effet insisté sur la place des sénateurs au sein du gouvernement je veux rappeler le chiffre il y a se ou h sénateurs au gouvernement parce que l'une d'entre cela euh était sénatrice juste avant de devenir député je salue Valérie léard à ce double titre double double compliment et double euh déclaration de satisfaction euh C oui sénateur alors que le gouvernement précédent euh certains des gouvernements précédents n'en connaissaient que un seul si ma mémoire est fidèle euh cependant ça n'est pas une raison pour ne pas exprimer l'estime que j'ai pour euh pour cela vous avez insisté sur la stabilité institutionnelle je crois que c'est une des clés non seulement de l'image de la France et de la capacité d'action qui est la notôtre mais c'est une des clés des jugements des Français sur sur le sur le monde parlementaire et politique que nous créons je pense qu'il y a un immense rejet dans tous les électorats peut-être pas dans l'électorat de la France insoumise mais dans tous les électorats il y a un immense une immense demande de retour à la stabilité de trouver les règles les disciplines qui permettront à notre pays d'avoir un budget et vous avez expliqué les priorités pour vous trouver des budgets logement loi d'orientation agricole partage de la valeur ajoutée je suis profondément d'accord ord avec vous sur ces sujets monsieur le Président patria je reviens vous avez j'espère que j'ai les bonnes notes sur votre discours en principe je les ai trouveré j'arrive j'arrive j'arrive j'arrive mais j'ai beaucoup d'admiration pour François patriage veut pas brûler les déclarations qui ont été les siennes le président patria a dit qu'il était important d'offrir ses chances à l'amélioration du projet de réforme des retraites je sais pas où il est Françis patria il est là derrière derrière le Premier ministre la place du Premier ministre et donc de ce point de vue-là il a profondément raison il a profondément raison d'évoquer les les améliorations dans la vie quotidienne que le blocage provoqué par la censure a provoqué et fait naître et de ce point de vue-là le l'expérience qui est la sienne et le regard d'acuité qu'il porte sur la vie politique sont pour le gouvernement et son responsable suffisamment précieux pour qu'on le note devant la Haute Assemblée euh monsieur [Musique] muret il était là-bas monsieur maluray a tracé un tableau grave et responsable je trouve euh de de la situation tout le monde connaît ce son esprit et et son humour la le sens de la formule qui est le sien mais le la responsabilité qu'il a fait porter sur une partie des courants politiques du pays qu'il a appelé la gauche modéré est en effet évidemment pour tous ceux qui s'intéressent à la démocratie française un constat il a rappelé les trois acquis depuis 2 17 l'attractivité du pays la modération de la fiscalité et l'ordre et trop de et le fait que trop de gens dépendent en France de l'État et il a ainsi énoncer les questions qui obligent à une reconfiguration de notre politique budgétaire et de notre action publique il a dit et je partage son en jugement un très grand nombre d'actions ou un très grand nombre de dépenses publiques ne correspondent pas à l'action la plus efficace que nous pouvons trouver c'est un énorme travail que de rebâtir cette structure budgétaire du pays je suis persuadé qu'il faudra le faire et il a fini comme il se doit sur l'unité européenne et la fragilité de l'Europe que son unité met en cause madame cuckerman voilà comme dit l'Écriture je ne vous chercherai pas si je ne vous avais pas déjà trouvé et donc madame cuckerman je trouve que vous avez rappelé à cette tribune quelque chose qui est très profondément perturbant dans la démocratie libérale il y a des ferment d'illibéralisme et Monsieur Elon Musk est évidemment un de ces acteur ou je devrais dire agitateur avec des moyens considérables qui pens que ces moyens lui donnent le droit de s'imisser dans la vie démocratique d'autres pays que le sien déjà massivement dans son pays et dans d'autres pays que le sien et que donc vous avez insisté sur le fait que le pluralisme et la tolérance je ne peux que me retrouver dans ces mots-là sont la marque de notre démocratie vous avez insister sur le fait que la réindustrialisation étit mise en cause dans un certain nombre de ces attitudes et de ces des choix et des attitudes qui ont été choisies vous avez condamné l'optimisation fiscale il se trouve que le gouvernement réfléchit à cette optimisation fiscale pour cette année ou pour l'année prochaine que nous puissions avoir des mécanismes qui empêcheront que l'injustice s'installe là où il devrait y avoir la certitude du justice et enfin vous avez simplement c'est le seul point sur lequel je suis en désaccord avec vous vous avez dénoncer la faiblesse ou l'importance insuffisante du service public en France or nous sommes le pays de très loin dans le monde dans lequel les services publics sont le plus ant accessoirement les plus chers les plus présents les plus répandus dans tous les secteurs de la vie et je pense que la question c'est pas les services publics c'est sans doute l'efficacité des services publics la manière dont ils sont organisé la manière dont ils sont représentés à la base la mauvaise répartition à nos yeux entre ce que j'avais appelé un jour la fonction publique de papier la fonction publique de bureau ratie et la fonction publique de service celle qui est sur le terrain au lit d'hôpital et dans les salles de classe et il y a là un déséquilibre qui peut permettre de répondre à la dénonciation que vous avez faite de cette organisation madame carer je sais pas où est Madame carer là-bas bon j'ai beaucoup apprécié votre intervention pour des raisons que vous comprenez bien parce que nous partageons des choses qui sont bien au-delà mesdames et messieurs les sénateurs la vie privée ne vous regarde pas et donc et donc Madame carer et moi nous sommes du même coin du monde et et nous en sommes fiers et heureux parce que les Pyrénées ont constamment apporté dans la vie nationale des un sens de l'écoute de la tolérance et parfois de l'humour que je trouve utile et que je sais qu'elle partage vous avez dit que des Français nombreux souhaitaent le compromis et je suis d'accord avec vous c'est me semble-t-il la marque des temps vous avez dit que c'est au cas par cas et que texte par texte que vous choisiriez votre attitude à l'égard du gouvernement il n'y a rien de plus évident que ça pour tous les groupes ça a été dit aussi par le par Monsieur Darnaud à la tribune je dois probablement même euh affirmer que le groupe centriste est exactement dans la même position tous nous choisirons notre tous vous choisirez votre attitude et ensemble face aux propositions du gouvernement vous avez énoncer un certain nombre de sujets que la conférence sociale permettra de traiter la pénibilité l'usure au travail les rémunérations et notamment les avantages complémentaire en cas d'engagement civique je pense que l'inspiration de ce que vous dites est bonne comment on le fait entrer dans la réalité on en parlera ensemble et vous avez défendu la capacité des collectivités locales je vous donne absolument acte sur ce sujet monsieur Gontard au-delà au-delà des de l'occasion que vous m'avez offerte de corriger mon affirmation d'hier sur sur le l'héritage de Lionel Jospin en tant que chef du gouvernement je veux rappeler monsieur Gontard quelles sont les principales mesures qui ont été prises dans le sens je sais pas où Monsieur gar est là-bas dans le sens que vous défendez le plan haut c'est plus 475 millions d'engagements la stabilité des taxes affectées aux agences de l'eau c'est un acquis la hausse du fond Barnier vous savez pour pour les pour les terrains NOTAM argileux qui sont profondément bouleversés par les sécheresses c'est plus 75 million c'est-à-dire plus 33 % sur 1 an le fond chaleur c'est le maintien au même niveau c'est-à-dire que nous aurons un niveau supérieur à 33 % à celui qu'il était en 2023 et le budget de l'ADEM sera augmenté pour couvrir les paiements sur ces subventions là le fond vert c'est 150 millions nouveaux qui sont inscrits pour arriver à 1,2 milliard de crédit de paiement en 2025 le plan vélo vous avez vous avez traité ça en haussant les épaules moi je crois à un plan vélo c'est 50 millions d'euros de plus c'est 50 millions d'euros de plus nous avons maintenu la taxe de solidarité sur les billets d'avion qui est discuté comme vous le savez nous avons créer ou dégager plus de capacités dans dans les régions pour investir par une décision qui paraî technique mais tous les élus locaux savent de quoi il s'agit dans cette proposition vous savez que les péages ferroviaire jusqu'à maintenant dans les régions étaient inscrit en budget de fonction ce qui est extrêmement pénalisant parce que comme je l'ai rappelé les budgets d'investissement sont étroitement dépendants des excédents de fonctionnement nous avons décidé de faire passer ces péages en budget d'investissement ce qui dégage des marges d'oxygène si je puis dire pour que le budget des fonctionnements des collectivités locales soit plus équilibré et généreusement capable de dégager des excédent plus généreux vous voyez que c'est un un une décision qui change beaucoup de choses pour le budget des conseils régionaux et enfin pour ce qui est de du programme de développement vous avez l'engagement que nous reprendrons la dynamique positive en 2026 ça n'est pas tout à fait rien monsieur Gontard il est pas juste de dire que ça ne représente rien ça représente des efforts conséquents dans le sens en effet d'une politique suivie en direction du développement durable et dans la lutte contre le changement climatique et je maintiens que la production d'électricité non émérice de gaz à effet de serre non carbodépendante cette production d'électricité qui est à la fois l'électricité d'origine nucléaire et l'électricité et les et les calories géothermiques et frigori géothermique sont j'en suis sûr quelque chose de tout à fait essentiel et enfin Monsieur auchochard où il est au nonincrit monsieur auch charg j'ai été au noninscrit pendant suffisamment d'années pour pouvoir défendre le caractère non condamnable de cette position je raconte souvent que François mitteran a été nonincrit pendant longtemps que aim sesir a été au nonincrit pendant longtemps et je suis assez fier de l'avoir été aussi vous avez dit quelque chose qui au fond est assez essentiel pour la pour la présentation de de nos projet vous avez dit ce budget n'est pas le vôtre et c'est la vérité ce budget n'est pas le nôtre ce budget est le vôtre puisque nous allons repartir des débats des des des orientations et des précisions qui ont été celles du Sénat je pense qu'il y a beaucoup de choses utile dans ce budget mais son équilibre idéal ça n'est pas celui que nous aurions probablement défini et que beaucoup d'autres auraient pu définir en effet autrement mais c'est le seul budget qui permet de répondre à l'urgenence c'est le seul la seule démarche politique la seule démarched la seule démarche parlementaire qui permett de ne pas rester avec un pays qui n'a pas de budget et les Français je le crois se rendent compte très bien de la précarité de notre vie publique dans laquelle l'absence de budget nous plongerait et donc je revendique le fait que nous ayons choisi d'aller le plus vite possible en mesurant tous les dégâts qui sont fait par l'absence de budget consécutif à la censure merci infiniment de votre attention merci Monsieur le Premier Ministre merci bien mes chers collègues on va laisser le Premier ministre gagner sa place et nous allons mes chers collègues suspendre notre séance qui sera reprise à 17h50 et d'ailleurs nous passerons à l'examen du budget dès 17h50 merci Madame et messieurs les ministres d'avoir été nombreux cet après-midi voilà pour cette déclaration de politique générale de François Baayou devant les sénateurs vous avez pu l'entendre en direct en intégralité suivre le débat qui il y a eu ensuite avec les différents orateurs et la réponse du Premier ministre on va tout de suite rejoindre Audrey vietas dans l'hémicycle du Sénat d'où elle a tout vu tout entendu Audrey que retenir de cette séquence àce qu'il y a eu notamment des éclaircissements apportés par rapport à hier et bien Tam un premier point un discours beaucoup plus court qu'hier 30 minutes au lieu d' 1h30 pas de redite mais un rappel des grandes lignes et des précisions sur la réforme des retraites notamment un point très attendu par les socialistes je vous le rappelle les partenaires sociaux ont maintenant 3 mois pour remettre en chantier la réforme un bouger acquis par les socialistes mais il s'inquiète que passe-t-il si les discussions achopent ou s'il n'y a pas de consensus est-ce que la réforme de 2022 reste d'actualité comme l'a évoqué le Premier ministre hier voici les précisions qu'il apporte aujourd'hui voilà les trois hypothèses désaccord on en reste au texte actuel accord complet on fait un texte de loi accord partiel on traduit l'accord partiel dans un texte d'amélioration de notre de notre système de retraite c'est la voix la plus franche la plus transparente la plus honnête qu'on pouvait trouver sur ces sujets là ça n'est pas tout ou rien a-t-il ajouté pas de quoi rassurer les socialistes qui demandent encore des précisions en échange de leur soutien écoutez en raison d'un droit de vet de fê donné au MDEF il serait intolérable de revenir à la réforme de 2023 le Parlement [Applaudissements] Parlement devra alors impérativement avoir le dernier mot je reprends votre expression le Parlement devra alors impérativement avoir le dernier mot et débattre de toutes les options mises sur la table par les partenaires sociaux en particulier l'âge légal de départ qui n'est pas un tabou pour vous et la durée de cotisation nous voulons vous entendre clairement sur ces questions car le compte n'y était pas à l'Assemblée nationale ni hier ni en encore aujourd'hui au QAG les socialistes qui ont obtenu à l'instant il y a quelques minutes une réponse sur les 4000 postes dans l'enseignements qui sont menacés François baerou se dit prêt à les à ne pas les supprimer pardon à condition qu'il y ait un équilibre général du budget est suffisant le PS se laisse jusqu'au dernier moment jusqu'à demain après-midi pour dire s'il vote ou non la censure du gouvernement baerou merci merci beaucoup Audrey pour toutes ces exp iation alors on l'a entendu une bonne partie du discours de François baayrou de sa déclaration de politique générale a été consacrée à la question des retraites mais il était également devant le Sénat et assez traditionnellement devant les sénateurs la chambre de territoire il y a eu également un passage qui a été consacré aux collectivités locales collectivité dont l'effort demander et bien sera inférieur à celui qui était prévu initialement dans le budget écout é le Premier ministre nous prendrons en compte la protection des collectivités locales puisque nous avons décidé de nous entenir à la décision qui a été celle du Sénat de 2,2 % là où le texte précédent de 2,2 milliards vous avez raison là où le texte précédent là où le texte précédent prévoyait une de 5 milliards ce qui dans chacun des budgets de chacune des collectivités locales a évidemment beaucoup de vertus parce que ça permet en particulier de rétablir l'équilibre des budgets de fonctionnement qui comme le chacun le sait ici sont la clé et la condition des budgets d'investissement si nous protégeons les collectivités locales de la sorte c'est parce qu'elles sont le principau pôle d'investissement du pays et on va enchaîné avec des réactions dans cette salle des conférences à cette séquence politique je suis avec le sénateur socialiste de loise Alexandre wiouzy bonjour bonjour Merci de V invitation tout simplement à ce qu'à l'issue de cette séquence de cette déclaration de politique générale et du débat que l'on a pu entendre vous sorz satisfait rassuré après les concessions apportées par le Premier ministre sur la question des retraites et puis aussi sur cette annonce claire sur la suppression des postes à éducation nationale auquel il renonc alors on est évidemment satisfait du fait que au niveau de l'éducation nationale il y ait cette annonce qui soit faite en bonne et du forme c'était un élément de la discussion que nous avons avec eux en revanche sur les retraites vous voyez bien qu'on en est finalement exactement au même point où nous étions hier il y a pas eu de clarification qu'il n'y a pas de bouger lorsqu'il dit même s'il y a des progrès mais pas un accord total entre les partenaires sociaux il y aura un texte bah bien sûr qu'il faut un texte si de toute manière il y a un accord parce qu'il faut traduire cet accord en loi donc de toute manière ça c'était automatique ce que nous disions et ce que nous continuons de dire c'est que le codicile que nous avions mis c'est le gel le gel c'est quoi c'est le juste milieu entre l'abrogation que nous proposions au départ et le maintien pur et simple c'est la solution médiane qui permet de discuter et de travailler et donc aujourd'hui on voit que on y est pas et puis si on est honnête et on va au bout de la discussion sur plein de sujets sur le PLFSS nous on avait plus de 8 milliards de revendications on sort avec des que de ceris quelque chose comme 600 million eururos de mouvement donc aujourd'hui le compteugmentation de longam de 2,9 à RI pour lesp tout un de sujets oui mais voyez on est dans on est vraiment dans l'épaisseur du trait on parle d'un budget de la nation de 1200 enfin la nation plus les autres comptes sociaux de 1200 milliards et on est sur des ajustements paramétriques c'est pas comme ça qu'on traite des gens qui représentent un/ers du pays si on veut véritablement un accord donc pour l'instant le compte n'y est pas le compte n'y est toujours pas cela veut donc dire que pour vous alors vous n'êtes pas dans cette situation puisque vous êtes sénateur mais vous voteriez la censure qu'il va y avoir demain s'il n'y a pas plus de bouger que ce qui a été annoncé cet après-midi bah ma position personnelle si vous voulez ça fait 10 jours qu'on négocie de bonnes fois on y a été on a eu d'ailleurs l'oreille attentive des vraie discussion avec le ministre de l'Économie on se rend compte que au dernier moment au niveau du Premier ministre il y a un refus d'obstacle on n'est pas du tout dans ce que nous avions discutter on est très loin de nos propositions ixiales donc pour l'instant en effet moi ma position c'est qu'il faut censurer ce gouvernement mais nous avons des délibérations collective en cours et donc vous aurez bien sûr la réponse pour les députés socialistes je suis sénateur donc je n'ai pas à votter la censure comm vous l'avez donc est-ce que le problème aussi c'est lorsque l'on vote la censure c'est de cesser d'être un interlocuteur pour le gouvernement on a entendu cet argument chez un certain nombre de socialistes qui estiment et bien que c'est l'incité à se tourner vers le rassemblement national non mais la censure nous on a toujours été clair on la module en fonction de ce qui nous est proposé ça veut pas dire que parce qu'on sensure on arrête de discuter nous on est prêt à discuter mais il y a pas de faux semblant on peut pas discuter sur des bases qui sont fausses sur des bases qui sont insuffisantes nous on a rien à gagner dans cette affaire on ne parle qu'au français qu'à leurs intérêts on a rien à gagner on veut pas des ministères on veut rien on veut juste le meilleur budget pour le pays et aujourd'hui ça n'a pas suffisamment avancé vous assumeriez en tout cas de nous mener à une nouvelle période d'instabilité si cette motion de censure aboutissait et si le budget ne pouvait pas arriver à son terme mais attendez mais moi je pense qu'il faut vous posiez cette question aux membres du gouvernement je vous entends rarement la poser vous vous tournez vers nous nous on a ouvert la discussion alors qu'on se fait par un certain nombre de partenaires dire des noms d'oiseaux parce qu'on a ouvert cette discussion ce qu'on assume et c'est notre honneur parce que la France a besoin d'un budget mais vous dites jamais à ceux qui sont en face qu'il faut être deux pour danser et que pour faire un compromis il faut qu'en face il y ait la volonté d'un compromis pour moi dans ce qui nous est présenté aujourd'hui on est très loin de ça encore et bien merci beaucoup Alexandre wiy d'avoir répondu à mes questions on sera effectivement très attentif à la position des députés socialistes on va revenir à notre temps fort de cette déclaration de politique générale nous sommes également dans un moment budgétaire et François Baayou a bien expliqué et bien comment et bien allit être discuté le budget ces prochains jours écoutez nous avons abordé hier la question du budget et nous repartons du texte et de l'état du texte de l'état de la délibération qui a été acquise par le Sénat pourquoi non pas parce que nous considérerions et que personne ne prenne mal cette affirmation non pas parce que nous considérerions que le texte dans son état actuel est parfait personne ne peut soutenir l'idée qu'il est parfait mais nous considérons que c'est le seul moyen d'avoir rapidement pour la France dans un temps accessible sans les dégâts que l'absence de budget constitue ou en tout cas fait naître pour pour notre société tout entière et pour notre pays tout entier nous considérons que c'est le seul moyen d'aller vite que je à mes côté le rapporteur général de la commission des finances Jean-François hon bonsoir bonsoir un mot tout d'abord et bien sur cette déclaration de politique générale du Premier ministre on entendu certaines concessions autour de cette conférence sociale annoncée pour renégocier le retraite on l' entendu parler aussi de sujets qui vous concernent au premier chef et notamment le fait qu'il renonce à la suppression de 4000 postes à l'Assemblée nationale tout simplement votre réaction êtes-vous satisfait êtes-vous inqui c'est pas à l'Assemblée nationale c'est à l'éducation nation l'éducation nationale pardon don d'abord le Premier ministre a décliné rapidement en les synthétisant les principaux points sur lesquels il avait porté sa déclaration de politique générale hier effectivement peut-être en insistant davantage sur le dossier des retraites et à cet égard j'apprécie le postulat de base qu'on pourrait d'ailleurs compléter mais qui est de dire il faut faire un constat le faire avec un organisme la Cour des comptes qui est un organisme dont la compétence ne peut pas être euh mise ni en doute ni prise en défaut je je vais même jusqu'à proposer au Premier ministre que des productions du Parlement puissent même enrichir ces données je pense que ce serait bien mais et de proposer aux partenaires sociaux de s'emparer du sujet pour une période j'ai bien compris d'un bon trimestre je crois que c'est important et intéressant parce que j'ai longtemps regretté et critiqué le fait fa que les partenaires sociaux soient trop souvent négligés ou contournés la richesse de la France c'est sa démocratie parlementaire et sociale et si on là le dialogue social se retrou au cœur la refonte éventuelle de cette réf comme le dialogue politique après est-ce que vous êtes ouvert au fait par exemple de revenir sur l'âge légal de départ à la retrite à 64 ans le Premier ministre va jusque là dit qu'il n a plus ce t je crois écoutez je pense que l'équation tient pas voilà alors mais je je je je suis prêt à me convertir simplement il y a des données de base la population active se réduit la population de bénéficiaire des pensions de retraite augmente et elle augmente sensiblement et y compris la durée de versement des cotisations donc je pense en tous les cas je l'ai déjà dit donc pour aller très vite la répartition est un des piliers et je je pense qu'il faut consolider ce pilier par un second pilier progressif comme c'est le cas pour la fonction publique avec je dirais ce qu'on appelle de la capitalisation c'estàdire une épargne individuelle qui permet de consolider le système par répartition et surtout de faire en sorte que les catégories les plus modestes et au moment où elles prennent la retraite un revenu beaucoup plus proche qu'aujourd'hui ce qu'on appelle le revenu de remplacement au moment de la retraite de le revenu d'activité c'est c'est ça aussi le défi garantir un niveau de vie pour ns retraités vous souhaitez remettre ce sujet sur la table celui de la capitalisation vous demandz aux partenaires sociaux de s'en saisir et d'essayer d'avancer sur ce sujet F déjà ils le font déjà sur la retraite additionnelle de la fonction publique ce sont les partenaires sociaux qui dirigent animent voilà donc je pense qu'il faut pas de tabou et laissz les travailler je leur fais confiance on a entendu aussi quand même certaines concessions qui ont été réclamées par le Parti socialiste alors sur l'hôpital public a 2,9 à,% on a vu bien que le premier ministre annonc qu'il renonc à la suppression de 4000 postes à l'éducation nationale il a apporté des réponses positives à un certain nombre de demandes on sent qu'il essaie de faire un compromis avec les socialistes est-ce que pour vous on pouvait on peut se permettre de faire tout cela budgétairement est-ce que vous avez des pistes pour que tout cela so je moi j'entends ce sont des propositions du Premier ministre donc elles sont forcément mises au aujourd'hui sur la table je préfère pour l'éducation nationale l'amendement qui avait été adopté ici au début d'ailleurs de la mission éducation nationale qui était de considérer que comme la population scolaire le nombre d'élèves baisse de ramener la Suppr le le le nombre de suppression de post de 4000 à 2000 et de créer 2000 postes nouveaux supplémentaires d'aesh c'estd pour les enfants en situation de handicap de la même manière sur l'objectif de longam ce sont des dépenses supplémentaires donc voilà deux postes où finalement il y aura des coûts supplémentaires il va falloir trouver des je dirais des ressources nouvelles ou des économies supplémentaires nouvelles un dernier mot enfin sur le fait que l'on va reprendre le budget d'ici 2 minutes le budget reprend là où il s'était arrêté est-ce compréhensible de repartir de la copie de Michel Barnier Premier ministre qui a été censuré au début du mois de décembre alors il vous a pas échappé sû portait sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale donc déjà ne mélangeons pas les gens le budget de Michel Barnier n'était jamais que un budget préparé par les équipes du gouvernement démissionnaires de Gabriel Atal qui lui-même avait lorsqu'il a transmis le le le projet à Michel Barnier Michel Barnier eu 15 jours pour amender modifier à la suite de quoi censure loi spéciale donc là il y a une espèce de glaciation service minimum et à nouveau jour 3 semaines pour François berou et le gouvernement pour également modifier les choses donc la logique c'est de c'est de ne pas déstabiliser aujourd'hui le travail qui est fait puisque pour l'essentiel on l'a bien compris il est partagé par François berou donc un travail a été fait notamment ici au Sénat poursuivons-le et faisons confiance faisons confiance à la commission mixte paritaire où sénateurs et députés devront arbitrer sur les choix pour pour l'avenir il y a aujourd'hui un état d'extrême urgence budgétaire merci merci beaucoup jean-fançoison d'avoir répondu à mes questions nous en parlions à l'instant et bien on l'a entendu tout à l'heure le Premier ministre François Baayou et bien a annoncé lors de sa déclaration de politique générale des mesures qui concernent de très près l'éducation nationale écoutez je veux faire un geste de bonne volonté il y a cette proposition de la suppression de 4000 postes dans l'Éducation nationale je suis prêt à renoncer à cette proposition des 4000 de la suppression des 4000 postes et nous continuons les réactions en cette salle des conférences j'ai le plaisir d'accueillir le président du groupe écologiste ici au Cénat Guillaume Gontard bonsoir bonsoir Guillaume Gontard on vous a entendu assez virulent à l'égard de François Baayou qu'est-ce que cela vous fait de sentir qu'en revanche vos partenaires socialistes et bien sont hésitants vis-à-vis de la position à tenir à l'égard de ce gouvernement il faut dire qu'il y a aussi eu et bien des avancées on vient d'en entendre une par exemple ces 4000 postes à l'éducation nationale qui devait être supprimé et auquel le Premier ministre et bien renonce bah vous appelez ça des avancées c'est c'est là d'ailleurs c'est tout est dans les mots en tout cas dans ce qui est en train de se faire où on lâche des petites choses comme ça sans cohérence euh c'est vrai que la déclaration de politique générale hier à l'Assemblée nationale était vide était creuse donc on a un Premier ministre qui voilà joue sur les sur les fameux 4000 postes j'attends déjà d'avoir réellement le détail parce que c'est vrai que quand on regarde dans le détail on voit que souvent c'est un peu plus flou que ce qu'on nous annonce puis surtout on nous dit oui on pourrait aller supprimer ces enfin arrêter cette suppression de 4000 de 4000 postes mais en même temps on ne pourrait pas les fournir donc ça pose voilà quelques questions donc moi je je demande des des mais surtout vous dites que c'est une suppression qui ne coûte pas cher parce que de toute façon on pas et puis surtout c'est évidemment que voilà de toute façon on s'est toujours battu pour ça au scén on avait déjà supprimé 2000 postes enfin éit revenu sur sur le le taux de de 2000 postes euh mais pour moi c'est l'ensemble c'est tout le fond c'est toute l'orientation qu'est-ce qui a changé en réalité qu'est-ce qui va changer dans ce budget par rapport à celui de Michel Barnier on sait déjà que ce gouvernement est quasi le même que celui de Michel Barnier les orientations politiques sont exactement les mêmes voire parfois pire euh sur la question écologique sur la question des enjeux sociaux sur la question des enjeux climatiques on a des orientations qui qui qui sont qui se dégradent par rapport à d'ailleurs ce qu'on avait dans le j'ai pas été j'ai pas été convaincu parce que nous ce qu'on chiffre c'est plus de 7 milliards d'euros qu'il faudrait pour retrouver les bases du budget 2024 sur la transition écologique on nous propose 200 millions voyez bien qu'on est loin du compte mais en réalité c'est toute l'orientation de ce budget ne pas vouloir chercher de nouvelles recette dans un monde aujourd'hui où on a le 440 qui fait des dividendes comme jamais on va reverser 100 milliards d'euros de dividendes les entreprises du C40 vont reverser 100 milliards d'euros de dividendes et on nous dit on est dans un pays on est qui n'a pas d'argent ben nous on dit que si il faut avoir des taxes spéciales il faut un ISF climatique il faut aller chercher de l'argent parce que il y a une nécessité parce qu'il y a une nécessité d'intervenir que ça soit au niveau social que ça soit au niveau climatique sur la question du du réchauffement climatique et que pour ça on a besoin de nouvell ressources vous appelez en clair toujours à la censure sur ce gouvernement en tout cas je je je n'ai pas vu d'autres éléments euh moi j'appelle pas c'est c'est c'est c'est pas le bon terme en fait pour moi celui qui trace la ligne vers la censure c'est François berou c'est lui il a on lui a donné on lui a donné des orientations on lui a demandé ce qu'on souhaitait de la justice fiscale c'est ce que souhaite l'ensemble des Françaises et des Français ils refusent de l'entendre donc oui ça risque d'être très compliqué merci merci beaucoup Guillaume gotard d'avoir répondu à mes questions on va tout de suite bien regarder à nouveau et bien la séance qui a eu lieu tout à l'heure avec notamment et bien on voit Cécile cuckerman en plein rappel au Règlement sur le budget finalement jamais étudié jusqu'au bout Emmanuel Macron président de la République avait lui-même demandé le 5 décembre dernier la préparation d'une nouvelle loi de finances respectant ainsi et pour une fois je veux le saluer nos institutions reprendre ce projet de budget soutenu par un gouvernement tout aussi minoritaire et donc à nos yeux un non sens démocratique une grande violence faite au au Parlement et j'ai avec attention écoutter monsieur le Premier ministre cet après-midi oui il nous faut un budget mais vouloir aller trop vite à vouloir imposer
François Bayrou