Laurent Jacobelli : "Nous sommes prêts à retourner aux urnes pour défendre les Français !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 1:48OuverteRéponse directe
Pierre Jouvet, vous avez entendu les mots du Premier ministre tout à l'heure sur les hauts revenus. Est-ce que vous êtes prêts à discuter avec lui ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Le Parti Socialiste et l'intégralité de ses députés voteront contre la confiance à François Bayrou le 8 septembre prochain. Pourquoi ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Si demain, le Premier ministre vous appelle pour discuter de la taxation des plus hauts revenus, vous n'irez pas aux discussions ?
- 4:51OuverteRéponse partielle
Florence Portelli, les députés LR voteront la confiance à François Bayrou. Pourquoi ce choix ?
- 6:09OuverteRéponse directe
Pourquoi François Bayrou a-t-il choisi le 49.1 ?
- 7:25OuverteRéponse directe
Laurent Jacobelli, vous vouliez réagir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueChiffre
« Un homme, Emmanuel Macron, a généré un tiers de la dette du pays, dette qui a été initiée il y a 50 ans. »
- 0:45Invité politiqueFait
« La politique du tout européen et tout mondial, la politique du tu travailles, et bien tu vas payer encore plus pour ceux qui ne font rien ou ceux qui viennent d'arriver. »
- 1:08InvitéFait
« si François Bayrou tombe, c'est-à-dire des jours, des semaines, peut-être des mois, à chercher un nouveau Premier ministre. »
- 2:52InvitéFait
« qui n'a pas de majorité à l'Assemblée et qui n'a pas de majorité dans le pays. »
- 3:45InvitéChiffre
« Nous ne partageons pas la trajectoire budgétaire des 44 milliards d'économies. »
- 3:54InvitéFait
« l'intégralité de l'effort, quand, depuis que M. Macron est président de la République, c'est-à-dire depuis bientôt 10 ans, vous avez les Français les plus riches de ce pays qui ont gagné en pouvoir d'achat quand la classe moyenne et la classe populaire s'est appauvris. »
- 6:05InvitéFait
« il a choisi l'article 49.1. Ce n'est pas l'article 49.3. »
- 6:57PrésentateurFait
« Il a été irresponsable hier ? »
- 7:05PrésentateurFait
« Pour vous, c'est un racquéris. »
- 9:47InvitéFait
« Le responsable, c'est le président de la République. »
- 10:23InvitéFait
« C'est le 68 de la Constitution. »
- 12:35Invité politiqueFait
« La destitution, selon l'article de la Constitution qui a été évoqué du président de la République, est quasiment impossible. »
- 13:30InvitéFait
« Jean-Luc Mélenchon, pour moi, c'est un guignol pyroman. »
- 17:14PrésentateurFait
« C'est obligatoire. »
- 17:43InvitéFait
« Ça fait partie des scénarios, il l'évacue encore, mais son entourage fait savoir aujourd'hui que ça reste un de ses pouvoirs constitutionnels. »
Temps de parole
- Invité25 %
- Laurent Jacobelli25 %
- Invité 221 %
- Invité 318 %
- Invité 47 %
- Invité 52 %
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D'abord Emmanuel Macron nous fait le coup à chaque fois, s'il y a bien quelqu'un qui a semé le désordre d'enfance, dans les rues, rappelez-vous les émeutes, dans l'économie, regardez la désindustrialisation, dans la société, dans notre culture, regardez l'immigration, c'est Emmanuel Macron plus à lui seul que tous ses prédécesseurs. C'est d'ailleurs symptomatiquement vrai sur la dette. Un homme, Emmanuel Macron, a généré un tiers de la dette du pays, dette qui a été initiée il y a 50 ans. Joli record. Oui c'est vrai, il s'y connaît en chaos, il est le spécialiste du chaos. Je crois qu'à partir de là, il n'a de leçons à donner à personne. Emmanuel Macron a fait son temps. Voilà.
On peut tourner autour du pot. Le problème aujourd'hui, c'est qu'il met des clones pour gérer le gouvernement, un coup Bérou, un coup un autre. Demain, Mme Tartampion, on s'en fiche. C'est cette politique qui est mauvaise. La politique du tout européen et tout mondial, la politique du tu travailles, et bien tu vas payer encore plus pour ceux qui ne font rien ou ceux qui viennent d'arriver. C'est cette politique qu'il faut révolutionner majoritairement demain avec une majorité. Il faut assumer au Rassemblement national ce qui pourrait se passer après le 8 septembre,
si François Bayrou tombe, c'est-à-dire des jours, des semaines, peut-être des mois, à chercher un nouveau Premier ministre.
Mais ça fait 10 ans avec Emmanuel Macron que ce pays n'est pas gouverné. Il est au mieux de temps en temps administré. Et encore, notre pays a reculé en termes de croissance, il a reculé en termes de civilisation, il a reculé en termes de sécurité, il a reculé dans tous les domaines. Chaque année, nous nous descendons dans tous les classements, donc il faut mettre fin à cela. Je pense que M. Bayrou nous a posé une question. Est-ce que vous me faites confiance ? Il n'a pas dit est-ce que vous êtes d'accord avec telle mesure ? Est-ce qu'on va pratiquer comme ça ? La réponse, elle est claire. On ne vous fait pas confiance, ni à vous, ni au PS, ni au LR, ni au centre, ni bien sûr à M. Macron.
Je voudrais qu'on se tourne vers Pierre Jouvet, qui est donc le numéro 2 du Parti Socialiste. On a tous compris ces dernières heures que le PS était au centre du jeu. Pierre Jouvet, vous avez entendu les mots du Premier ministre tout à l'heure sur les hauts revenus. Le Premier ministre qui dit qu'on est aussi ouvert à une réforme des niches fiscales pour les ménages les plus aisés. Est-ce que vous êtes prêts à discuter avec lui ? Déjà, vous l'avez posé la question tout à l'heure, je voudrais donner une réponse très précise. Le Parti Socialiste et l'intégralité de ses députés voteront contre la confiance à François Bayrou le 8 septembre prochain.
Je disais qu'il y avait un doute parce que les propos d'Olivier Ford n'étaient pas explicites. Donc merci de lever ce doute. Les 66 députés PS voteront contre. Il n'y aura pas d'abstention possible. Non, parce qu'en fait, nous n'avons pas confiance en François Bayrou. Nous n'avons pas confiance dans la politique qui est menée. Vous savez, c'est un moment de très grande gravité qui est en train de se produire dans notre pays. Et nous ne faisons pas ça de gaieté de cœur.
Nous avons un président de la République qui, par ses choix politiques irresponsables, a dissous l'Assemblée, a amené la situation politique dans laquelle nous sommes aujourd'hui et a voulu s'entêter à maintenir une politique qui a été sanctionnée par les Français, qui n'a pas de majorité à l'Assemblée et qui n'a pas de majorité dans le pays. Mais justement, Pierre Jouvet, si demain, le Premier ministre vous appelle, ou appelle Olivier Faure, il lui dit, bon, on a compris que la situation était grave aujourd'hui. On est prêt à changer certaines choses sur la taxation des plus hauts revenus, sur la suppression de certaines niches fiscales. Vous n'irez pas aux discussions.
Votre décision est prise. Maintenant, c'est le 8 septembre et rien que le 8 septembre. Mais oui, parce que déjà, il avait un mois et demi pour le faire. Il ne l'a pas fait. Il n'a amené aucune discussion, aucun débat. Nous ne partageons pas la trajectoire budgétaire qui est annoncée par le Premier ministre. Nous allons proposer, dans les jours qui viennent, l'occasion de nos universités d'été à Blois, le contre-budget du Parti Socialiste, avec les efforts budgétaires qui devront être faits, parce que la réalité des déficits publics dans notre pays, nous en avons conscience, mais la réalité aussi des contre-propositions que nous allons amener.
Nous ne partageons pas la trajectoire budgétaire des 44 milliards d'économies. Nous ne partageons pas les choix de recettes qui sont faits et qui font peser sur les Français l'intégralité de l'effort, quand, depuis que M. Macron est président de la République, c'est-à-dire depuis bientôt 10 ans, vous avez les Français les plus riches de ce pays qui ont gagné en pouvoir d'achat quand la classe moyenne et la classe populaire s'est appauvris. C'est une réalité de choix politique. Nous dénonçons ces choix politiques. Nous avons d'autres orientations budgétaires à proposer, d'autres orientations pour le pays. Et aujourd'hui, c'est trop tard pour M. Bayrou.
Il veut se prendre pour Pierre Mendes France, mais n'est pas Pierre Mendes France qui veut. Il a décidé de mettre fin lui-même à son mandat de Premier ministre. C'est son choix. Mais nous, nous allons amener des contre-propositions pour amener de la stabilité au pays, parce que nous devons aujourd'hui sortir de cette impasse politique qu'Emmanuel Macron a créée lui-même. – Voilà, on a compris donc la position très claire du Parti Socialiste, c'est non et 66 fois non, j'ai envie de dire. Tous les députés socialistes voteront contre la confiance à François Bayrou.
Du côté des Républicains, Florence Portelli, dès hier, votre président Bruno Retailleau a fait savoir que les députés de votre parti voteraient la confiance. Pour être très simple, ça veut dire que les 44 milliards d'économies, ça vous va. Il n'y a pas de problème avec ça. – Alors, les solutions proposées ne nous vont pas, pas toutes en tous les cas. Et ça, ça a été dit par mon parti politique et même dans le communiqué que vous citez de Bruno Retailleau. En revanche, moi par rapport à cette position du parti, je vous dis sincèrement mon sentiment, je peux paraphraser Churchill, mais soutenir Bayrou, c'est la pire des solutions, à l'exception de toutes les autres.
– On a connu des enthousiasmes. – Ah mais mon enthousiasme n'est absolument pas délirant. Moi, ça fait un an, je lui dis que j'étais la première à dire sur notre antenne que je pense qu'on va dans le mur tant que le président de la République ne démissionnera pas. Parce qu'on va répéter les scénarios, même cause, mêmes effets, que vous ayez une dissolution, parce que je ne suis pas sûre qu'on arrive à une majorité, donc on est dans une impasse totale. Donc ça va se répéter. Après, par rapport à ce qui a été dit par le responsable du Parti Socialiste… – Mais quand on se dit que ce doute, il est chef-présent chez d'autres députés.
– Peut-être, non, non, mais attendez, je viens de vous dire, non, mais de toute façon, il va sauter. Parce que François Bayrou a fait… Écoutez, là, je sais faire un peu… j'ai encore fait des additions, mais c'est surtout qu'il a fait un choix qui est quand même très particulier. Je passe au contrôle de vos politologues et commentateurs et spécialistes, mais il a choisi l'article 49.1. Ce n'est pas l'article 49.3. C'est-à-dire qu'il a choisi le système le plus défavorable d'un gouvernement, que n'a jamais voulu Michel Rocard, d'ailleurs, quand il était en majorité relative.
Et il l'a choisi parce que c'est celui qui lui donne les garanties de ne pas être maintenu, puisque les abstentionnistes ne sont pas comptabilisés dans les soutiens au gouvernement quand on utilise le 49.1. – Pas de majorité absolue, en effet, requise. – Oui, tout à fait. – À la différence de l'émotion de censure. – Exactement. Donc là, on est à peu près sûr. Alors évidemment, moi, je ne suis pas… je suis en ancienne, mais on est à peu près sûr qu'il va sauter.
Donc à partir de là, moi, je suis quand même sidérée que dans l'état d'élabrement du pays qui est du chaos, certes, il y a sûrement des artisans du chaos aussi à l'extérieur, mais qui a quand même été provoqué par Emmanuel Macron et la dissolution, vous ayez un Premier ministre que je prenais pour un homme d'État responsable qui va également mettre sa petite pièce dans le chaos.
– Il a été irresponsable hier ?
– Totalement. Parce que choisir le 49.1, choisir un suicide en direct, parce que c'est vraiment ça, un suicide politique dans l'état dans lequel il est le pays…
– Pour vous, c'est un racquéris.
– Pour moi, c'est un racquéris. C'est un racquéris dans un pays qui est profondément fragilisé, qui est balotté au gré des extrêmes, et je pense que c'est un choix qui est désastreux. Après, malgré tout le mal que je pense de François Bayrou, je pense que justement, l'instabilité gouvernementale, c'est ce qui peut arriver de pire dans ce pays, mais tant qu'on aura Emmanuel Macron, vous n'aurez pas à avoir des majorités, probablement pas.
– Laurent Jacobéli, vous vouliez réagir ? – Oui, je vous entends, et il y a beaucoup de points sur lesquels je pourrais être d'accord, je ne comprends pas votre conclusion. Ce Premier ministre n'est pas bon, ce gouvernement n'est pas bon, mais gardons-les. Moi, je pense qu'aujourd'hui, il y a des vraies mesures à prendre, la dette aujourd'hui est une question majeure, mais il n'y a pas que la dette, il y a l'immigration et la sécurité. Rien n'est fait, l'immobilisme de M. Bayrou est absolument incommensurable. Il faut une majorité pour faire les choses. Or, aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Pourquoi ?
Parce que ceux qui ont été élus dans le bloc central l'ont été avec une coalition qui allait de Mélenchon à Wauquiez contre nous. Il faut demain une majorité, nous espérons que cette majorité sera rassemblement national, il faut une dissolution pour avoir le courage de prendre des mesures, des mesures qui disent, comme cette règle d'or par exemple, nous ne demanderons pas un seul centime d'effort aux Français tant qu'on n'aura pas fait d'économie, là où les Français nous demandent d'en faire. L'immigration, le budget de l'Union Européenne, l'assistanat, l'État obèse, faisons des économies, mais épargnons les Français. Or, M.
Bayrou, comme ses soutiens, ont la politique inverse qui est la plus facile, on l'entend déjà, on va taxer les plus riches, on va raboter les retraites. Tout cela est inqualifiable.
Je ne pense pas que votre programme économique soit très crédible,
mais en tout cas, celui que vous soutenez, on l'a vu, nous amène dans le mur, il serait temps de changer.
Non, écoutez, ça commence à dater quand même, va falloir changer de disque, mais la dissolution, ça vous donne la garantie d'être au pouvoir ?
Ça nous en donne en tout cas la possibilité, et nous, nous croyons que votre alliance avec les antisémites de Mélenchon ne pourra pas avoir de votre parti. Je trouve ça incitant.
Vous l'avez fait, c'est incitant pour vos électeurs. Et puis, excusez-moi, en matière d'antisémitisme, on n'a pas la même histoire.
Non, non, c'est sûr, M. Papon, M. Papon est un ministre... Non, mais juste M. Le Pen. M. Papon est un ministre a l'air.
Juste les fours crématoires. Mais je vais continuer. Non, mais je viens de me faire agresser sur l'antisémitisme. Je ne suis pas complice d'antisémitisme, c'est pas mon parti, c'est surtout vu votre histoire. Laurence Portelli, pardon, il y a une règle sur ce plateau. Mon théâtre ? S'il vous plaît, s'il vous plaît, il y a une règle sur ce plateau, c'est qu'on s'écoute, c'est qu'on ne s'écoute pas la parole, et j'en suis le garant. Je vais reprendre la parole, si vous le permettez. J'aimerais expliquer mon propos qui a été déformé. D'autres choses, si vous le permettez, des propos de Jean-Luc Mélenchon. Les insoumis ne sont pas représentés sur ce plateau ce soir.
Jean-Luc Mélenchon était ce matin l'invité de nos confrères et amis de France Inter. Voici les mots du chef de file des insoumis, qui lui souhaite non pas une dissolution de l'Assemblée, mais une destitution votée d'Emmanuel Macron. On l'écoute. Le responsable, c'est le président de la République. Et je ne vous surprends pas en disant cela, puisqu'il y a un an exactement, nous déposions une motion pour demander sa destitution. Et je vous informe à cette heure que nous allons recommencer le 23 septembre et déposer, en plus de la motion de censure, mais elle ne servira sans doute plus à rien, puisque le gouvernement aura été renversé d'ici là, la motion de destitution.
Donc il doit partir pour vous. Bien sûr, puisqu'il est la cause. Marie Chantray, Bruno Jeudy, vous avez révisé la Constitution toute la journée. Vous pouvez nous résumer la procédure de destitution ? Parce que ce n'est pas tous les jours. Non, ce n'est pas simple. Et c'est très simple. C'est le 68 de la Constitution. Absolument. Qui prévoit que le président de la République peut être destitué en cas, et les mots ont leur importance et leur sens, en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat. Je disais ça, pas simple et complexe, parce qu'aujourd'hui, cette demande n'a que très peu de chances d'aboutir.
D'ailleurs, les Insoumis ont déjà essayé l'année dernière et ça avait échoué, parce que la demande, avant de passer au vote, doit passer par plusieurs étapes. D'abord le bureau de l'Assemblée, ensuite la commission des lois, et terminée, si on arrive à une validation de la commission des lois, avec l'approbation des deux tiers des parlementaires, députés et sénateurs réunis. C'est ridicule, dit Florence Portelli sur ma droite.
Avant qu'on puisse réunir, là-haut de quoi ? Je vous donne la parole dans un instant.
Pierre Jouvet, du côté du Parti Socialiste, est-ce que vous suivez Jean-Luc Mélenchon sur ce coup-là ? Alors on a l'image, mais on n'a pas le son. On va reposer la question. Deuxième chance, Pierre Jouvet, est-ce que vous suivez Jean-Luc Mélenchon ? Oui, on vous entend mieux. Voilà, je vous disais, non, le Parti Socialiste ne soutient pas la proposition de destitution qui a été annoncée ce matin par Jean-Luc Mélenchon. Le Parti Socialiste considère que la destitution du Président de la République ou le changement de Président de la République en réalité ne changera pas la situation de blocage de l'Assemblée Nationale et la situation de blocage du pays.
Nous ne sommes pas dans un moment que nous considérons peut-être, M. Mélenchon le considère-t-il un peu de manière romantique, dans une phase pré-révolutionnaire. Nous ne voulons pas le chaos pour le pays. Nous voulons amener de la stabilité et un changement d'orientation politique. Donc nous ne soutenons pas cette demande. Et je pense qu'aujourd'hui, elle n'aurait ni intérêt, ni sens politique pour sortir de la situation dans laquelle nous sommes. Laurent Jacobelli, est-ce que le RN, qui va s'allier aux Insoumis pour faire tomber François Bayrou le 8 septembre, et à d'autres partis de gauche, pourrait faire la même chose pour destituer Emmanuel Macron ? Non, d'abord...
C'est là où je voulais en venir.
D'abord, ça n'a aucune chance d'aboutir. Tout cela, c'est de la comédie, c'est de l'agitation. Or, la situation est grave. Il faut proposer des vraies solutions aux Français. La dissolution, elle est possible. Emmanuel Macron l'a déjà fait. Elle aurait un effet. Peut-être apporté une nouvelle majorité. La destitution, selon l'article de la Constitution qui a été évoqué du président de la République, est quasiment impossible. Donc, moi, je ne crois pas à la chasse d'un corps. En gros, c'est soit dissolution, soit démission. Voilà.
Mais maintenant, si le président de la République réalisait qu'il amène le pays dans le mur, que sa gestion, sa manière de gouverner le pays, nous amène vers le chaos, et que sa responsabilité devant l'histoire était de partir, nous applaudirions cette prise de conscience. Mais vous n'applenez pas à son départ. Mais elle ne dépend que de lui. Mais je vais vous dire, nous, nous respectons la Constitution, nous respectons la Ve République. On l'a triturée dans tous les sens. Certains temps, on a découvert des recoins de la Constitution qu'on ne connaissait pas. Mais on ne va pas non plus faire croire des chimères aux Français. C'est illusoire. Mais ça, c'est Mélenchon.
Soit le pouvoir par la rue, alors il espère qu'il y aura une révolution le 10 septembre. Il espère qu'on forcera le président de la République à partir, peut-être avec des pics et des fourches. Mais je pense qu'il faut être réaliste. On est en démocratie. C'est une chance pour nous. Respectons la démocratie. Et retournons aux urnes pour les législatives. Respectons la démocratie. Vous dites la même chose, Florence Portelli ?
Écoutez, moi, Jean-Luc Mélenchon, pour moi, c'est un guignol pyroman. C'est un guignol parce que la Constitution, on sait très bien que c'est impossible. La destitution, elle est impossible. Ou alors, il faut regarder Baron Noir. Baron Noir, il y a la dernière saison, je crois, ils arrivent à destituer la présidente de la République. Mais c'est une fiction. Et puis pyroman, parce que c'est quelqu'un qui prospère sur les cendres du pays. Je considère qu'il est profondément dangereux pour la République. Et d'ailleurs, j'interpelle le Parti Socialiste. Vous avez questionné justement sur l'alliance avec la LFI du Parti Socialiste.
Mais quid dans les prochaines élections, des alliances justement avec la LFI ? Moi, ce n'est pas du tout clair. Quid des alliances avec les Verts ? Les Verts qui, aux élections municipales, disent qu'ils vont s'allier avec la LFI ? Comment ça se passe ? Parce que nous, à l'air, on n'est pas alliés avec le Rassemblement national. On n'est pas alliés avec Éric Zemmour. Non, mais c'est une vraie question. Quand vous dites... Par contre, vous vous désistez pour LFI. Excusez-moi, je termine juste. Par contre, vous vous désistez pour LFI en même temps. Moi, pas du tout. Parce que ce n'est pas mon cas. Non, mais excusez-moi, j'ai encore une liberté de parole. Mais comment on fait ?
Quand vous dites que la gauche doit proposer quelque chose d'autre. Pour les prochaines élections, vous êtes alliés avec les Verts qui seront alliés avec la LFI. Vous faites comment ? C'est quoi le Parti socialiste aujourd'hui ? Nous, on est très clair. Le Parti socialiste, vous savez, Madame Portelli, c'est le Parti socialiste. Contrairement à ce qu'on peut faire croire. C'est 66 députés. C'est le premier parti de gauche dans les collectivités de ce pays. Et on a toujours été libre et autonome.
Le Parti socialiste, il a dit de manière très claire aussi, puisque vous parlez des écologistes, que nous voulions faire une alliance pour l'élection présidentielle, puisqu'on en parle, de Raphaël Glucksmann à François Ruffin. Et que dans ce dispositif-là, nous voulions un candidat commun qui ne soit pas un candidat de la gauche mélenchoniste. Donc je crois que les choses sont absolument claires de la part du Parti socialiste. Et vous savez, nous, on est, dans ce point de vue-là, très au clair dans nos alliances. Contrairement... À part que c'est pas le cœur municipal. Je me permets de vous le dire.
Par contre, par rapport à vous, où vous êtes là sur un plateau télé, où vous êtes en train d'enfoncer le gouvernement auquel votre famille politique participe et auquel votre famille politique a décidé par la voix de Laurent Wauquiez cet après-midi de maintenir un soutien dans 15 jours. Donc la clarté, si vous voulez, elle est plutôt de notre côté que de celui de LR aujourd'hui. Donc aujourd'hui, nous sommes très clairs. Moi, je ne trouve pas parce que vous avez été élu, vous êtes en ce moment à l'Assemblée nationale grâce à une alliance qui s'appelle la NUPES. Et vous avez été élu avec la France Insoumise.
Et aujourd'hui, dans les villes, parce qu'il va y avoir normalement, parce qu'avec ce qui se passe, des élections municipales au mois de mars, mais dans beaucoup de villes, vous êtes encore alliés avec la France Insoumise. Donc moi, je suis désolée, votre clarté, j'y crois pas. Et ça s'appelle les faits. Je complète simplement, Pierre Jouvel, la question de Florence Portelli, si vous le permettez. Si demain, il y a des solutions, vous repartirez sous vos propres couleurs, celles du Parti Socialiste, ou vous recréez un NFP, Nouveau Front Populaire, BIS, avec les Insoumis. C'est possible ? Il y aura l'union de la gauche ou pas ?
Mon souhait, c'est que s'il y a de nouvelles élections demain, nous fassions une union de la gauche sans la France Insoumise. Les Verts ne sont pas d'accord avec ça. Et avec les écologistes qui, eux, voudraient faire le... Oui, avec les écologistes, avec les communistes, avec les ex-insoumis, Clément Sinotin, François Ruffin, Alexis Corbière, et avec Raphaël Guzman, parce que je crois que la gauche doit être rassemblée. Aujourd'hui, il y a une option politique qui est proposée par Jean-Luc Mélenchon que nous ne partageons pas. Il sera candidat à l'élection présidentielle et moi, je souhaite qu'il y ait un candidat commun de cette gauche-là qui permette d'amener une alternance dans le pays.
Marie Chantret, une question toute simple, mais la réponse assez simple. si c'est possible, le 8 juin, si François Bayrou n'obtient pas la confiance... Le 8 septembre. C'est le 8 juin. C'est dans longtemps. Le 8 septembre, si François Bayrou n'obtient pas la confiance, s'il est renversé, il se passe quoi le soir même, le lendemain, les jours qui viennent ? Il présente la démission de son gouvernement et charge au président de la République de nommer un nouveau Premier ministre.
C'est obligatoire. C'est obligatoire. Le Premier ministre...
Même s'il se laisse souvent du temps.
Après le président, le temps qu'il appelle un nouveau Premier ministre, il n'y a pas de vacances, le Premier ministre reste en place, il expédie les affaires courantes. Une semaine, deux semaines, trois semaines...
Charge au nouveau Premier ministre de nommer un nouveau gouvernement. Ça, c'est le premier scénario.
Voilà, ça c'est le premier scénario.
Après, le président de la République, on l'a commenté ici même, a retrouvé son pouvoir de dissoudre au mois de juin dernier, un an après l'annonce de sa dissolution. Ça fait partie des scénarios, il l'évacue encore, mais son entourage fait savoir aujourd'hui que ça reste un de ses pouvoirs constitutionnels. Très concrètement, ça veut dire que dans tous les états-majors, chez les Républicains, au Rennes, au EPS, les listes pour une éventuelle élection, des éventuelles élections législatives anticipées sont prêtes chez les Républicains. Florence Portelli, oui, c'était prêt. On est un parti de gouvernement, on a des personnalités ancrées sur le terrain et pas des candidats fantaisistes.
Pierre Goudet, vous aussi c'est prêt ? Oui, je vous confirme que d'ailleurs, j'avais annoncé que le 14 juillet, après les déclarations de François Bayrou, que le Parti Socialiste préparait son plan de dissolution et je vous confirme que notre plan de dissolution sera prêt, que nos candidats seront investis dans les semaines qui viennent et que tout sera prêt si dissolution il devait y avoir. Et Laurent Jacobelli, les candidats sont prêts ? Cette fois, il n'y aura pas de candidats sulfureux ? Non, il n'y en aura pas. Je vous souviens de la dernière fois qu'elle a dû se retirer. Vous êtes prêts ? Vraiment ? Oui,
nous sommes vraiment prêts,
On nous dit que 85% des circonscriptions sont toquées, il en reste 15 où il y a quand même quelques points d'interrogation. C'est le bon quantum ?
Je ne sais pas qui vous a dit ça, mais je trouve que ce chiffre n'est pas tout à fait réaliste. Nous aurons lundi prochain, vous dire qu'on a 100%, il y a encore quelques circonscriptions où on se pose des questions, c'est normal. On se donne le temps d'agir et nous aurons des bureaux de campagne réguliers. Nous avons commencé, mais nous, il y a une certitude au moins avec nos candidats. C'est que si nous sommes au second tour, nous ne nous désisterons pas, ni pour LFI, ni pour LR, ni pour le PS, contrairement à ce que les autres parties de ce vieux système ont fait pour se tenir à la courte échelle et maintenir leurs indemnités, ce qui n'est pas très glorieux.
Laurent Jacobelli