Présidentielles américaines : Biden, trop vieux pour gagner ?
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France Inter Bienvenue dans le débat de midi sur France Inter, très heureuse de vous retrouver et aujourd'hui on passe à l'heure américaine. Nous sommes en train de feuilleter un magazine culte de New Yorker, connu pour ses dessins satiriques. Sur sa couverture, une course de vieillard en déambulateur. Tiens, on reconnaît l'un des papilles, c'est Joe Biden, 81 ans, l'air épuisé, mais qui fait la course en tête. Il est juste devant Donald Trump, tout rouge, épuisé, 78 ans, et dans ce marathon de vétérans les accompagnent deux barons de la politique américaine. Nancy Pelosi a la peine, 84 ans, et Mitch McConnell, 82 ans.
Et le journal se pose une question, l'Amérique a-t-elle basculé dans une gérontocratie ? Et on se demande ce matin quel octogénaire va remporter le sprint final de la présidentielle américaine. Nous sommes à 4 mois d'un scrutin décisif. Encore hier soir, Joe Biden, candidat à sa réélection, a multiplié les bourdes. Dans le camp démocrate, la pression monte. George Clooney, l'acteur, grand donateur de sa campagne, l'appelle à se retirer de la course à la présidentielle. Trop vieux, dit-il, mais pour Joe Biden, il n'en est pas question. Joe Biden est-il vraiment le meilleur champion pour s'opposer à Donald Trump ? Son âge est-il un problème ?
Et si oui, eh bien, que dire de celui de son rival ? A eux deux, ils ont 160 ans. Un péril vieux menace-t-il la démocratie américaine ? On en débat jusqu'à 13h sur France Inter. Paola Puerhari, le débat de midi sur France Inter. Et on débat donc ce matin d'une question que se pose le monde entier. Joe Biden, 81 ans, doit-il se retirer de la course à la présidentielle ? Vous êtes déjà très très nombreux, chers auditeurs, à avoir un avis sur la question. Bernard nous écrit « Oh, arrêtez avec votre agisme à tout crin, son cerveau est clair ». Pour beaucoup d'auditeurs, eh bien, comme lui, c'est le mot « Sleepy Joe », « Joe l'endormi » qui revient.
Vous aussi, chers auditeurs, vous pouvez nous envoyer des messages, des notes vocales sur le WhatsApp de l'émission, au 01-45-24-7000. Je répète, 01-45-24-7000, participer à ce débat, à ce débat avec moi autour de la table. Eh bien, je n'ai que des Américains. Bonjour, hello, Amy Porter, bonjour. Bonjour. Vous êtes la porte-parole en France du Parti démocrate et vous défendez la candidature de Joe Biden, toujours à 100% ? Absolument. Et vous êtes en bleu aujourd'hui, vous portez une veste bleue en face de vous. Bonjour, Andy Yalouz.
Bonjour.
Vous êtes avocat franco-américain et président des Républicains Overseas. Vous, vous êtes en rouge, votre champion, c'est ?
Donald Trump aujourd'hui, c'est lui qui va être sûrement nommé la semaine prochaine, lors de notre convention, en tout cas.
Bonjour, Amy Green. Bonjour. Vous êtes enseignante spécialiste de la politique américaine à l'Université Paris Sciences Po et à Paris Science et Lettres, pardon. Et vous serez donc notre politologue pour nous éclairer aujourd'hui sur le plateau. Et enfin, avec nous, Gallagher Fenwick, bonjour. Bonjour. Vous êtes éditorialiste à LCI, grand reporter, ancien correspondant à Washington. Et vous vous êtes couché, je crois, très tard, hier.
Trois heures, un peu après trois heures du matin, oui. Ça a commencé en retard.
Voilà. Pour regarder donc cette conférence de presse que le monde entier débriefe aujourd'hui, qui était donc un test crucial pour Joe Biden, qui devait donc parler une heure sans fiche. Ça s'est plutôt bien passé à un ou deux lapsus près. On va y revenir quand Joe Biden, par exemple, a parlé de son vice-président Trump, au lieu de citer sa colistière Kamala Harris.
Je n'aurais pas choisi la vice-présidente Trump comme vice-présidente si je pensais qu'elle n'était pas qualifiée pour être présidente.
Alors, Amy Porter, bon, c'est un petit lapsus ou une grosse bourde, vous qui soutenez Joe Biden ?
Bien évidemment, c'est un petit lapsus qu'on fait tous. Et je voudrais attirer l'attention des auditeurs sur le fait qu'il a parlé parfaitement pendant 59 minutes et demie. Et vous avez décidé de montrer les 30 secondes où il a bafouillé. Donc, ça lui arrive souvent. Ça lui arrive souvent, mais ça lui est toujours arrivé. Depuis tout jeune, il est connu. Il avait le surnom de Joel Gaffer. Donc, il n'y a aucune modification dans son comportement. Mais ce qui se passe aux Etats-Unis, où les médias s'acharnent un petit peu, on a l'impression que la cage de but est déplacée à chaque fois. Il fallait qu'il parle bien après le débat. Il fallait qu'il fasse une super interview sur ABC. Il l'a fait.
Il fallait qu'il s'occupe bien de l'OTAN. Il l'a fait. Il fallait qu'il fasse une conférence de presse. Bien, il l'a fait. Maintenant, quel est le prochain défi ?
Il est vrai que ce matin, la presse américaine dit à l'unisson, Joe Biden a été tout à fait intelligible. Il s'en est très bien sorti. Mais bon, quand même, ce n'est pas la seule bourde. Il y a eu aussi le moment donné où il a confondu le président ukrainien Zelensky. Il a parlé de lui en désignant Vladimir. Il s'est tout de suite rattrapé, quand même. Il s'est tout de suite rattrapé, quand même. En tout cas, on voit bien que pour les républicains, c'est du pain béni. Donald Trump a directement tweeté, enfin déclaré sur son réseau Trou Social. Bon boulot, Joe.
Voilà, c'est à gérer du côté démocrate. C'est eux qui ont une crise interne. Pas chez nous. Il y a plein de démocrates au niveau du Congrès qui demandent qu'il soit remplacé. Monsieur Clooney a même fait une dégradation qu'il devait quitter la course. Et il n'aurait pas fait. Il est très proche d'Obama. Et les démocrates n'oublient pas de le dire. Oui, George Clooney est un acteur qui demande
que Joe Biden se retire.
Et vous devez savoir que M. Obama, ce n'est pas une relation d'amour entre M. Obama et M. Biden. Parce qu'à l'époque, en 2016, quand il devait choisir entre Mme Clinton et M. Biden, il a choisi Mme Clinton pour la course de 2016. Donc, aujourd'hui, il est face à un dilemme. Et aujourd'hui, je pense que ceux qui sont proches du pouvoir avec M. Biden ne veulent pas qu'ils quittent le pouvoir et que même s'il y a une crise au sein, il y a les donateurs, les méga donateurs qui aussi commencent à quitter les bateaux. Donc, je pense que pour eux, c'est eux à gérer. Et c'est une crise de conscience, je crois, parmi les démocrates. Et c'est surtout les indépendants qui voient ça avec un oeil.
Ils disent que les médias sont au courant de cette situation. À l'époque, ça fait des conférences de presse. D'habitude, il y avait le président qui faisait des conférences de presse régulièrement aux États-Unis. Aujourd'hui, on ne voit plus M. Biden depuis plusieurs années. Il ne fait pas de conférences de presse. Et ça, on oublie de le dire. À l'époque, il faisait régulièrement, M. Trump et tous les présidents précédents faisaient des conférences de presse. Ça, voilà, une heure là. Mais il ne l'a pas fait depuis plusieurs années. Il ne le fait pas.
Alors, Gallagher-Fenwick, éclairez-nous un peu. Faites-nous vivre cette politique américaine. Expliquez-nous pourquoi cette conférence de presse de Joe Biden était si cruciale. Aujourd'hui, on dit, ou certains disent, qu'il est un petit peu inapte à l'élection présidentielle.
Si vous voulez, c'était probablement le moment le plus important de toute la carrière politique de Joe Biden qui s'étend quand même sur plusieurs décennies. Et il jouait tard cette nuit, donc en heure française, sa survie politique. C'était présenté notamment par le camp démocrate. C'est marrant. Ils ont utilisé une expression « big boy press conference ». Donc la conférence du grand garçon. Ce qui veut dire, attention, il y aura une partie acrobatique puisqu'au début, il a utilisé un prompteur pendant à peu près 7-8 minutes.
Et ensuite, il y avait cette idée qu'il puisse répondre à n'importe quelle question de manière improvisée et en démontrant à la fois ses capacités physiques et cognitives. Parce qu'il faut comprendre qu'il faut tenir ce temps. Ce n'est pas évident. Et puis, il faut surtout être capable de générer des idées compréhensibles, clairement audibles sur des sujets à la fois de politique intérieure et de politique étrangère. Mais pardon, je vous coupe.
Mais ça veut dire qu'on se demande si le président américain va être capable de pouvoir parler une heure. Ça semble absolument fou pour la France.
Et c'est là que, si vous voulez, l'inconfort de cette situation qui peut potentiellement devenir indécente. Parce que vous avez effectivement quelqu'un qui a des soucis d'ordre physique et cognitif. Il le reconnaît lui-même. D'ailleurs, il y a quand même l'AFP qui a fait un urgent hier lorsque Joe Biden a déclaré que ça n'était pas vrai qu'il se couchait à 20 heures. On en est là. Et c'est pour ça que le camp démocrate, et ça donne cette phase très volatile, se déchire. Parce qu'il y a celles et ceux qui accusent les démocrates qui ne veulent plus qu'ils soient le candidat de servir le camp adverse. Celui des Républicains, représenté ici par Randy Yalos et son champion Donald Trump.
Et puis, il y a les autres démocrates qui disent qu'en fait, on ne parle pas de ces accomplissements qui sont immenses. Tout le monde salue l'inflation maîtrisée, un chômage qui est au plus bas, des créations d'emplois inespérés. Joe Biden a lui-même cité des chiffres très impressionnants et qui sont réels. Mais on ne parle pas du passé, on parle de sa capacité dans l'avenir et l'avenir proche. Tenir quatre ans de plus, il y a un vrai point d'interrogation.
Amy Green, vous êtes politologue américaine. Que disent les Américains ? Est-ce qu'ils veulent que Joe Biden se retire de la course à la présidentielle ? En fait, la situation qu'on décrit aujourd'hui n'existe pas dans un vide. C'est-à-dire qu'il y avait des soucis de communication du président Biden depuis avant, même le débat. C'est-à-dire l'absence justement de conférences de presse que vous avez évoquées tout à l'heure. Les Américains voyaient un petit peu moins de ce président qui ne racontait pas justement le bilan assez nourri dont il peut se vanter aujourd'hui. Donc, en effet, cette histoire-là n'est pas racontée, n'est pas connue aux Américains de façon plus générale.
Et donc, au moment du débat, en effet, il y avait à peu près 50 millions d'Américains qui ont tous vu... Alors, le débat, c'est un débat qui a opposé Joe Biden, le démocrate, contre Donald Trump, plus républicain, ou Joe Biden, on peut le dire, s'est effondré. C'est effondré. C'était un débat, normalement, qui intervient dès le mois de septembre, octobre. Joe Biden lui-même avait demandé d'avancer ce débat au mois de juin, justement pour introduire tout de suite la confrontation des visions du monde et des propositions politiques. Le match de boxe. Il voulait un match de boxe.
Il voulait attirer le regard des Américains sur l'écart des visions, des idéologies et des propositions des deux candidats. Cet exercice était un échec pour Joe Biden. Et en effet, à peu près 50 millions d'Américains n'avaient regardé ça de vrai. Après, il y avait effectivement le Parti démocrate qui commençait à dire qu'il ne faut pas penser simplement à deux heures de débat, il faut regarder les trois ans et demi derrière. Néanmoins, il n'y avait pas d'explication de fond. Donc là, on entre dans une question de confiance.
Joe Biden, aujourd'hui, fait face à un parti démocrate où à peu près la moitié des électeurs, si on croit au sondage, disent qu'ils veulent une autre proposition de candidat. Ça, c'est intéressant. Ça veut dire que selon les sondages, il y a à peu près, nous, les derniers sondages qu'on a, c'est 74% des Américains qui veulent que Joe Biden se retire. Exactement. Et donc là, il rentre dans une situation très complexe. Pourquoi ?
Parce que tout le sujet c'est de la confiance et dès lors qu'un candidat rentre dans une forme de rapport de force avec ses propres électeurs, sans parler de ceux qui doivent convaincre à tout prix dans les états qui basculent de démocrate à républicain d'une élection à une autre, et c'est là où se joue l'élection. Et en un mot, vous, vous pensez qu'il doit se retirer ? Je pense qu'il devient très difficile pour lui de continuer à faire face à ce tsunami qui, non seulement des électeurs, qui viennent aussi des élus, qui le disent publiquement ou en privé que ça vient des donateurs, il fait face effectivement à un tsunami par jour. Amy Porter, fervente défenseur de Joe Biden,
vous pensez qu'il doit se retirer ? Absolument pas. Et il a déclaré plusieurs fois qu'il n'allait pas se retirer, donc je ne vois pas pourquoi nous continuons à en parler. Il n'a aucune intention de se désister et donc toute hypothèse est un fantasme. Donc c'est vrai que 40 millions ou 50 millions de gens ont regardé le débat du fin juin. Il y a 160 millions d'électeurs aux Etats-Unis, donc ça veut dire trois quarts des électeurs ne l'ont pas vu. Il faut savoir qu'aux Etats-Unis, il n'y a que 15% de la population qui s'intéresse vraiment à la politique et qui est en train de suivre ça de très près.
Les électeurs américains vont se réveiller vers septembre-octobre en se disant tiens, une élection présidentielle, je vais commencer à regarder les actualités. Pour ceux qui ont déjà fait leur choix, je veux dire, 90% des électeurs savent déjà comment ils vont voter. Il ne reste que 10% des gens à convaincre, dans six Etats-pivots. Donc vous maintenez votre champion. 150 000 personnes qui vont décider cette élection. Ce n'est pas moi qui dis que je maintiens le champion, je le maintiens. Je dis que c'est les électeurs que depuis 15 jours et depuis le début disent, je suis toujours derrière Joe Biden, je ne veux pas qu'il se retire.
Il ne faut pas oublier que la plupart des électeurs du Parti démocrate sont des femmes. Il ne faut pas oublier l'importance des femmes noires dans l'électorat démocrate. 14 millions d'électeurs ont déjà voté pour lui dans les primaires. Il faut respecter ces votes-là. Gallagher-Fanwick.
C'est intéressant ce que dit Amy parce que en fait, moi j'ai trouvé que Joe Biden était moins dans l'assertion durant cette conférence de presse concernant le maintien de sa candidature que quand il a été assis récemment face à un journaliste américain très connu qui s'appelle George Stephanopoulos qui est l'ancien directeur de la communication de l'équipe Clinton dans les années 90 et là on avait un Joe Biden qui était vraiment dans la défiance qui disait de manière très très ferme c'est moi et ce sera moi alors que hier soir j'ai trouvé qu'il y avait une porte qui était entreouverte dans les mots de Joe Biden notamment quand il a eu cette phrase qui moi franchement m'a surpris où il a dit en réponse à une question sur les délégués vous savez Randy Allos tout à l'heure parlait de la convention républicaine une convention démocrate qui va se tenir la question lui a été posée
dans un mois c'est à dire que s'il faut changer de candidat les démocrates ont encore un mois pour le faire
et il a dit vous savez si des délégués qui ont fait la promesse de voter pour moi choisissent de voter pour un autre candidat et bien soit ça c'est une première chose la deuxième chose c'est qu'il a confirmé que pour lui Kamala Harris son actuelle vice-présidente fera une très bonne présidente donc quand vous parlez de président noir de femme noire vous avez quand même une personne toute trouvée qui est là et vous le savez mieux que moi les démocrates et l'équipe de Joe Biden en ce moment même le New York Times l'écrivait hier est en train très discrètement mais c'est en train de se faire de tester la candidature de Kamala Harris auprès de cet électorat démocrate pour voir comment il réagit par rapport à cette éventualité
Kamala Harris qui est donc la vice-présidente de Joe Biden je vous vois Amy Porter hocher la tête alors il y a énormément d'auditeurs qui nous écrivent sur l'application France Inter je vous rappelle ce débat donc on est en train de se demander effectivement si Joe Biden doit se retirer de la course à la présidentielle certains trouvent qu'à 81 ans il ne va pas tenir le choc pour 4 années supplémentaires Pascal nous écrit par exemple je suis très en colère contre l'acharnement de Joe Biden à la présidentielle cela risque cela risque d'aboutir à la victoire de Donald Trump pour Pascal c'est catastrophique vous qui représentez les républicains est-ce que vous trouvez que c'est un adversaire de taille pour Donald Trump qu'est-ce qui satisfait le plus votre choix finalement est-ce que Kamala Harris ça ne serait pas plus difficile à battre
je crois ça ne nous appartient pas et je pense que c'est les comptes démocrates qui doivent choisir qui sera leur adversaire et je pense qu'ils n'ont pas 10 000 solutions non plus on peut en discuter je crois qu'il y a trois cartes qui se jouent c'est l'argent donc ils ont un trésor de guerre très très plusieurs dizaines de millions de dollars qu'ils doivent utiliser pour faire une campagne contre 240 millions voilà plus précisément 240 millions donc si elle peut profiter de cet argent c'est que Mme Harris qui peut en bénéficier s'il change des candidats d'une part après il y a les problématiques procédurales au niveau des bulletins de vote au niveau des trois états clés qui est si il y a un changement des bulletins et ça ça va être un problème et je ne sais pas je n'ai pas entendu de compter démocrate comment ils vont régler ces problèmes parce qu'il n'y a que deux cas qui peuvent changer les bulletins de vote c'est si c'est via l'article 25 de l'amendement de la constitution qui prévoit une méthode une procédure qui exige que le président le vice-président Mme Kamala Harris et la majorité de son cabinet décide qu'il est apte mentalement à poursuivre ses fonctions de président et à ce moment-là il peut être changé voilà on ne va pas
rentrer dans la politique mais je veux dire ces procédures
c'est trois états clés il y a Georgia Wisconsin il y a plusieurs états clés dans lesquels ça sera nécessaire donc comment ils vont aborder ces décisions de procédure
on va en parler mais moi ce qui m'intéresse d'essayer de comprendre c'est que vous venez de dire si Joe Biden est jugé inapte mentalement mais c'est vrai qu'il y a tous les jours Gallagher Fenwick des bulletins de santé qui sont publiés on murmure que Joe Biden a Parkinson comment est-ce que vous voyez cette comment dire le fait que avec tristesse avec tristesse oui
je veux dire c'est ça que j'ai éprouvé notamment durant l'accident industriel qui a été ce débat entre Biden et Trump auquel vous faisiez référence tout à l'heure et je vais vous dire pourquoi avec une certaine tristesse en fait la métaphore qui me vient à l'esprit parce que les démocrates aiment souvent parler de la famille des démocrates c'est un espèce de grand déjeuner de famille durant lequel à un moment ou un autre il y a quelqu'un qui va devoir se porter volontaire pour expliquer à ce grand-père pour lequel on a tous énormément de respect et d'affection qu'il ne peut plus prendre sa voiture qu'il ne peut plus prendre le volant le grand-père
donc c'est Joe Biden pour vous
oui avec ses enfants ses petits-enfants et d'ailleurs il y a pas mal de démocrates qui lui demandent de se retirer qui en veulent beaucoup à son cercle premier à commencer par sa femme le docteur Jill Biden et notamment des membres de son cercle rapprochés d'avoir caché certains de ses soucis parce que tout cela commence à fuiter dans la presse mais aussi de ne pas l'encourager à voir ce que le monde voit et c'est là qu'est la tristesse c'est-à-dire que en fait chaque apparition de Joe Biden va devenir une espèce d'examen neurologique en Mondovision où finalement on ne prête pas vraiment attention au fond et hier soir il y a eu énormément de fond on prête attention à ses gaffes à son allure physique à sa manière de se mouvoir de monter de descendre sur l'estrade depuis laquelle il va s'exprimer et donc c'est pour ça que tout à l'heure je parlais d'inconfort qui peut devenir de l'indécence si on se retrouve bloqué là-dessus et que Joe Biden finalement ne peut parler que de sa santé c'est-à-dire qu'on ne lui pose pratiquement plus que des questions sur et vous y faisiez référence il y a un médecin spécialisé dans la maladie de Parkinson's qui est venu plusieurs fois à la Maison Blanche pourquoi quels étaient ses examens etc lui a expliqué il a dit écoutez moi j'ai des examens neurologiques le dernier date de février dernier il a donné la date il a dit mes médecins me disent que ça va très bien j'ai le top du top des médecins autour de moi et s'ils veulent que je fasse plus d'examens j'en ferai or la presse américaine demande que toute la transparence soit faite sur ces examens médicaux et notamment que soient pratiqués des examens cognitifs et on sent que là-dessus ça bloque un petit peu
Emigrine vous qui êtes donc spécialiste de la politique américaine le courage c'est de rester de se maintenir ou plutôt de partir pour vous et bien ça c'est une question que Joe Biden peut pour le camp démocrate pour faire gagner le camp démocrate en effet c'est tout ça la question c'est-à-dire que cette élection est clairement très décisive il y a vraiment deux visions des institutions du pouvoir de la politique même de la démocratie qui se joue et pour les démocrates je pense qu'en fait tout est animé par un sentiment d'urgence mais aussi d'une forme d'amour c'est-à-dire qui est la bonne personne pour faire face à cette menace qu'ils estiment et la personne de Donald Trump est-ce que c'est Joe Biden qui va nous expliquer qu'en fait oui 10% là 15% là ils me soutiennent etc et est-ce qu'on va aller vraiment dans le ciblage micro des électeurs pour essayer de bricoler une coalition je caricaturise ou est-ce qu'il faut tout balayer et trouver une autre une autre candidature un nouvel espoir tout ça avec le même objectif c'est-à-dire battre Donald Trump au mois de novembre il y a beaucoup d'auditeurs qui ont justement des idées pour certains espoirs par exemple il y a Hugues qui nous écrit sur l'application France Inter je rappelle que vous pouvez poser des questions vous aussi à nos experts au 01 45 24 7000 qu'on débat toujours de cette élection présidentielle qui arrive et de ces nombreux appels qui poussent Joe Biden à retirer sa candidature et Hugues dit par exemple est-ce que Michelle Obama ne ferait pas une excellente candidate vous dites non émigré peut-être qu'elle le ferait mais je pense qu'elle n'a pas du tout envie de le faire elle avait dit à plusieurs reprises et puis par ailleurs ça nous fait rentrer Hillary Clinton est aussi un nom qui peut être cité c'est assez farfelu ça nous fait revenir dans un système de dynastie politique je pense que les américains veulent maintenant tourner la page de ça et donc ces hypothèses là c'est pas faisable c'est pas faisable alors justement on va se demander qui pour remplacer Joe Biden s'il devait donc se retirer à la course présidentielle on va se demander aussi comment est-ce qu'on arrive à une situation pareille où Joe Biden 81 ans affronte Donald Trump 78 ans ça fait quand même 161 ans à eux deux on va poser aussi la question à Mark Levy l'auteur le plus lu au monde lui il vit aux Etats-Unis depuis 15 ans il nous dira comment est-ce qu'on perçoit Sleepy Joe Sleepy Joe outre-Atlantique les Etats-Unis sont-ils en train de s'enfoncer finalement vers une gérontocratie et est-ce que c'est une menace pour la démocratie ou au contraire pas du tout on va poursuivre ce débat jusqu'à 13h sur France Inter
C'était Hervé
avec encore
Débat du Midi On est ensemble
jusqu'à 13h sur France Inter et on se pose une question le lendemain d'une conférence de presse qui a été cruciale pour le président américain Joe Biden à l'heure où le monde se demande si Joe Biden est trop vieux pour gouverner à 4 mois de l'élection présidentielle pourra-t-il se maintenir 77% des électeurs jugent qu'il est trop âgé pour gérer le pays Lynn chère auditrice nous a écrit sur l'application France Inter et elle nous dit le simple fait qu'on doute pour ce rôle si important quand même on parle du président des Etats-Unis il est urgent de faire quelque chose Philippe nous dit aussi l'enjeu est trop important pour les Etats-Unis et pour le reste du monde tout ce qui peut éviter l'élection de Donald Trump est à privilégier et justement nous sommes en ligne avec un homme qui vit aux Etats-Unis depuis à peu près 20 ans c'est Marc Lévy bonjour Marc Lévy
bonjour
vous vivez à New York depuis 2008 vous êtes donc l'auteur un des auteurs les plus préférés des français est-ce que vous voulez bien nous dire comment est-ce qu'on perçoit ce débat outre-authentique sur l'âge de Joe Biden écoutez c'est très difficile de généraliser parce que l'Amérique ne se limite pas à New York et que la réaction dans chaque Etat évidemment est très différente selon la couleur de l'Etat ce qui est assez inquiétant et consternant c'est que la presse ne parle que de ça mais que de ça et que comme le disait votre auditrice tout à l'heure d'ailleurs c'est assez paradoxal on s'inquiète énormément on s'inquiète beaucoup plus de l'âge et des fonctions enfin il y a des capacités cognitives de Joe Biden qui fait des lapsus qui a une élocution plus lente et on n'accorde pas du tout la même importance à la déficience cognitive de Donald Trump dont le programme et dont les propos qu'il tient pendant ses meetings sont les propos enfin les propos d'un dictateur donc c'est il y a vraiment deux poids deux mesures c'est-à-dire que je pense que moi personnellement qui suis un lecteur de longue date du New York Times cette campagne que mène le New York Times autour de l'âge du président de l'âge du capitaine est une si le New York Times travaillait pour le parti républicain il ne pourrait pas mieux faire alors on ne parle jamais du bilan on ne parle pas du fait enfin on ne parle pas de tout ce qui a été accompli par l'administration Biden je ne suis pas j'ai la double nationalité m'en déplaise à certains mais je vote et je suis très impliqué dans la vie politique américaine et je ne suis pas comment vous dire un partisan aveuglé de Joe Biden mais je suis obligé de constater quand même les résultats de ce qu'il a fait en quatre ans alors dites-nous justement le bilan d'abord l'emploi qui n'a jamais été aussi haut aux Etats-Unis le taux de chômage n'a jamais été aussi faible il n'y a pas eu un mois sans que le taux d'embauche aux Etats-Unis ne dépasse pas les 150 000 280 000 emplois il a réussi par la politique qu'il a appliqué à maîtriser l'inflation il a fait passer une mesure qui est très importante dont on parle assez peu en France qui est l'annulation de la dette étudiante la dette étudiante aux Etats-Unis c'est un problème d'asservissement de la société c'est un problème parce que les études les études universitaires américaines sont extrêmement chères et quand un étudiant sort de la fac il est endetté pendant 15 ans voire 20 ans alors sur ce plateau Marc Lévy nous sommes avec Randy Yalos qui souffle en vous entendant qui est donc porte-parole du parti républicain en France enfin des républicains overseas Randy Yalos vous vouliez répondre à Marc Lévy
bonjour monsieur Levine déjà j'estime que déjà de traiter les candidats républicains de dictateurs je trouve ça vraiment très déplacé il l'a dit lui-même il a fait une blague en disant que le premier jour de son mandat il sera un dictateur et en même temps qu'il y a une dissonance cognitive je dirais qu'est-ce que vous essayez d'imputer à monsieur Trump et son électorat et un manque de respect parce que je pense qu'il y a beaucoup d'Américains qui ont beaucoup d'estime pour monsieur Trump et j'estime qu'un minimum que vous n'êtes pas d'accord avec sa politique pense que quand même ça mérite quand même avoir une approche et un discours un peu plus équilibré quand vous discutez de votre adversaire moi je garde un certain respect aussi par rapport à monsieur Biden après je pose des questions et il y a un minimum parce que si on regarde à un certain auteur et les informations sur le chômage on n'en parle pas mais c'est beaucoup pour des clandestins qui sont traversés les Etats-Unis qu'il y a une grande majorité des emplois qui étaient pour les clandestins qui ont été mis en situation régulière et que c'est eux la majorité des places au niveau du chômage Alors, Marc Lévi vous répondez
Alors, écoutez d'abord d'abord, cher monsieur je ne suis pas l'auteur du projet 2025 qui a été co-signé par 140 personnalités proches de Donald Trump et je laisse la liberté à tous les auditeurs de France Inter de lire le projet 2025 et de dire que ça n'est pas un projet dictatorial Deuxièmement
D'abord, le projet 2025 c'est Héritage c'est la fondation Héritage on ne va pas parler plus en même temps c'était pas monsieur Trump qui l'a développé c'est la fondation Héritage et en même temps vous pouvez dire ça de votre côté c'est un projet de dictature excuse-moi c'est vraiment déplacé de votre part et si vous allez sur le fond c'est autre chose
Laissez-le parler s'il vous plaît Marc Lévi Oui, comme toujours voilà, exactement Deuxièmement entre un président qui a des erreurs de langage et un président qui est un criminel un felon qui a été condamné par un tribunal pour un crime et qui a des affaires judiciaires non, pardonnez-moi je n'arrive pas à avoir du respect pour un homme qui a payé pour un homme qui a fait payer une prostituée avec laquelle il entretenait des rapports pendant que sa femme était enceinte excusez-moi je sais que la morale chrétienne des républicains est à double facette et qu'elle fonctionne que quand ça les arrange moi ça ne m'arrange pas je n'ai pas de respect j'ai beaucoup de mal à avoir du respect pour un homme qui réunit les manias de l'industrie du pétrole
L'une des premières mesures
annoncées Donald Trump réunit les manias du pétrole et négocie avec les manias du pétrole je n'invente rien c'est une notoriété publique que contre un milliard de donations il fera sauter toutes les mesures de protection environnementale au moment où la planète est en feu et à sang Donald Trump revendique être que c'est grâce à lui que Wade Rowe a été annulé et que les femmes aujourd'hui dans beaucoup d'états vérités c'est donc la loi sur l'avortement pour les auditeurs qui nous écoutent maintenant Marc Lévy la question qu'on voulait vous poser qui anime ce débat c'est de savoir est-ce que Joe Biden est la meilleure personne pour battre Donald Trump vu que quelquefois quand même il a certains trous de mémoire certains bourdes est-ce que par exemple l'acteur George Clooney appelle à ce qu'il se retire pour laisser place à sa vice-présidente Kamala Harris pour vous est-ce qu'il doit se retirer de la course à la présidentielle ?
je ne comment vous dire je ne me sens pas compétent pour je ne me sens pas suffisamment qualifié pour juger comment vous dire s'il doit se retirer ou pas il y a un certain nombre de paramètres qui rentrent en compte dans cette décision d'abord au bénéfice de qui dans quel timing et comment faire en sorte que la campagne se recentre sur ce qui compte pour l'avenir de l'Amérique c'est-à-dire que l'Amérique devienne une autocratie capitaliste dirigée par un homme qui annonce dans le programme 2025 que dès qu'il va arriver au pouvoir il veut se venger de ceux qui l'ont condamné il veut se servir de l'appareil judiciaire pour poursuivre tous ceux qui l'ont dérangé On va continuer ce débat Monsieur Marc Lévy merci beaucoup on va avoir du mal je vais vous laisser la parole Monsieur Andy Ellos merci Marc Lévy d'avoir été avec nous merci donc pour cette impression américaine puisque je le rappelle vous vivez à New York et je rappelle votre dernier livre aussi La Symphonie des Monstres qui est publié aux éditions Robert Laffont si les auditeurs veulent vous retrouver alors Amy Green comment est-ce que vous voyez ce débat justement en train de politologue on voit bien qu'il y a deux Amériques qui s'affrontent l'Amérique n'a jamais été aussi polarisée Oui c'est un constat grandissant la polarisation aux Etats-Unis est plus virulente et plus durable que dans d'autres régimes démocratiques modernes et l'Amérique est à peu près divisée entre deux camps et à peu près tout le monde a fait son choix sur les deux candidats qui vont se présenter au mois de novembre et effectivement j'entends la prise de parole de Marc Lévy et j'entends la passion avec laquelle il s'exprime justement pour la cause démocrate et ça revient justement à une question centrale c'est-à-dire la menace perçue par les démocrates est tellement importante que la seule question qu'il se pose aujourd'hui c'est qui est la meilleure personne pour nous amener à la victoire au mois de novembre avec une fronde grandissante de la part de plus en plus de démocrates que ce soit des électeurs ou des donateurs ou même des élus qui veulent que ce soit quelqu'un d'autre parce qu'ils disent de toute façon on est dans un cycle médiatique une dynamique générale où les électeurs et même des potentiels électeurs ne se posent qu'une seule question est-ce que Joe Biden va tenir jusqu'au mois de novembre et voire jusqu'à 4 ans voire un peu plus parce que l'inauguration et en fait ils se disent est-ce que ce n'est pas le changement de cap qui va permettre de réunir dans une forme de grande vague de mobilisation et d'enthousiasme derrière une nouvelle personne parce que justement les enjeux sont tellement serrés sont tellement importants et qu'ils n'ont pas le droit de louper l'occasion et donc en effet il y a et Marc Levy l'avait ouvert sur ce propos-là à juste titre ce n'est pas juste la décision de Joe Biden très tranquillement de dire je vous passe le bâton et puis je m'en vais en fait il y a une infrastructure nationale des équipes il y a de l'argent conséquent qu'il faut maîtriser il faut aussi lever des fonds supplémentaires l'élection américaine ça va coûter plus d'un milliard de dollars et donc il y a cette infrastructure-là Jo Biden est lâchée beaucoup ces derniers temps par ses principaux financiers on a parlé de l'acteur George Clooney qui finançait énormément la campagne de Joe Biden Amy Porter vous qui soutenez Joe Biden puisque vous représentez le camp démocrate en France est-ce qu'il va y arriver s'il n'est pas soutenu financièrement ?
alors j'aimerais tout de suite corriger une erreur la plupart des donateurs au parti démocrate ne sont pas des grands donateurs ça c'est le camp d'en face où ils sont financés par les groupes pharmaceutiques par les groupes pétroliers etc la moitié des donateurs qui ont donné au mois de juin qui était un record pour la collecte de fonds pour Biden Harris la moitié de ces donateurs donnaient pour la première fois et ce sont des petites donations de 20 dollars de 30 dollars de 40 dollars donc il n'est pas vrai que Biden soit lâché par les donateurs du tout je ne peux que me mettre d'accord avec tout ce que Marc Lévy a dit la véritable conversation qu'on devrait avoir sur cette élection ce sont les enjeux de l'élection et c'est beaucoup trop important pour parler des bafouilles de Biden je voudrais juste revenir deux secondes sur cette histoire de Parkinson parce qu'il plane un espèce de doute
non mais j'explique que Joe Biden serait atteint de la maladie
non il n'est pas atteint de Parkinson je vous explique il y a effectivement un médecin qui a rendu visite à la Maison Blanche à plusieurs reprises pendant 8 de ses visites Biden n'était même pas là il était dans un autre état il faut savoir que les médecins qui viennent à la Maison Blanche traitent à peu près 1000 personnes consultent avec à peu près 1000 personnes qui travaillent à la Maison Blanche des militaires d'autres personnels etc d'autant plus qu'une autre actualité dont personne ne parle parce que vous êtes tellement occupé à parler des bafouilles de Joe c'est que l'administration Biden vient de sortir un grand plan d'investissement pour la recherche pour le Parkinson alors comme par hasard il y a un médecin spécialiste qui est venu à la Maison Blanche pour consulter avec les équipes alors arrêtez de faire planer un doute sur la santé de Biden en fonction de qui
rend visite à la Maison Blanche alors il y a eu des enquêtes qui sont sorties dans les médias américains c'est pas une simple rumeur entre guillemets
je ne nie pas que les médecins soient venus à la Maison Blanche le médecin est venu mais il n'est pas là pour consulter
avec Joe Biden consulter Joe Biden qui selon vous n'est pas du tout atteint de la maladie de Parkinson c'est assez chaud du parti républicain
oui merci je trouve ça assez triste du côté démocrate qui a tellement manque de transparence sur ce bilan de santé qu'on n'arrive pas à savoir avec la vérité ce qui se passe par rapport à cette question des Parkinson's depuis des mois et qu'ils ne disent pas tous ces problèmes cognitifs et aussi au niveau aussi par rapport à ces ils tombent souvent donc ils ne vont nous pas expliquer pourquoi comment ça se passe et qu'on est en train de réguler il y a quelques minutes de dire c'est n'importe quoi l'examen cognitif de monsieur Trump qui dit au public qu'il a passé si c'était si sympa passer un examen on va essayer de parler
un peu du fond parce que par exemple Philippe notre auditeur nous dit effectivement se focaliser sur la santé de Joe Biden c'est éviter donc de parler de ce projet 2025 dont Marc Lévy parlait justement et qui dit que c'est une idée politique qui bouleverserait complètement les Etats-Unis alors essayez de nous dire ce que c'est exactement ce projet 2025
il y a un vrai problème et qu'aujourd'hui la tendance est de vouloir mettre ça à côté qui aujourd'hui et même si vous voulez le contester pour beaucoup d'Américains et c'est beaucoup pour l'indépendante le système judiciaire et l'administration gouvernementale est instrumentalisé contre les républicains et ça c'était le système de justice il y a au sein du congrès déjà au niveau des procureurs il y a des informations des entretiens avec monsieur Biden qui ne veulent pas savoir comment ils ont mené les différentes actions contre monsieur Trump qui étaient menées par les procureurs au niveau de la maison blanche ils refusent de donner ces informations au congrès donc aujourd'hui on a un vrai problème au sein de l'administration américaine et aujourd'hui au sein de ce programme des projets 2025 ils veulent faire une question de faire un certain ménage pour dépolitiser alors ménage
certains disent par exemple chasse aux sorcières ah oui mais c'est ce qu'on ne fait pas
aujourd'hui vis-à-vis de tous les républicains aujourd'hui il y a une chasse aux sorcières excuse-moi tous ces avocats étaient poursuivis monsieur Giuliani a été radié alors là on rentre dans trop de détails oui oui mais tous ces avocats étaient poursuivis dans l'ensemble des procès qu'il avait fait en 2020 tous ces avocats étaient poursuivis donc aujourd'hui on ne peut pas se défendre en tant qu'avocat aucun des grands cabinets et je suis au courant puisque vous êtes justement
avocat vous-même Gallagher Fenwick qu'est-ce que ça dit de cette Amérique justement
sa balkanisation
sa balkanisation
c'est-à-dire l'incapacité croissante de gens qui ont partage une nationalité une appartenance à ce beau pays qui est les Etats-Unis à réussir à faire et à trouver du commun entre eux je vais vous donner un exemple très précis puisque peut-être que certaines des personnes qui nous écoutent sont à table il y a un moment que j'adore dans la vie américaine c'est Thanksgiving c'est une fête à l'automne on se retrouve avec sa famille on sait qu'il y a des sujets qu'il faut éviter d'aborder et le premier d'entre eux depuis un certain moment c'est la politique parce que c'est un sujet ultra clivant mais désormais à cela j'en ai fait l'expérience au sein même de ma famille vous pouvez ajouter par exemple le sport parce qu'il y a des sportifs qui sont très impliqués alors vous dites peut-être que je vais parler du dernier film que j'ai vu ah ben non parce que l'élite hollywoodienne et George Clooney dont vous parliez en est le parangon est phagocytée par la gauche démocratique on ne peut pas parler de sport on ne peut pas parler de cinéma alors peut-être la météo ou le climat ah ben non parce que dans le camp Trumpiste on est très climato-sceptique donc on voit se réduire progressivement les sujets autour desquels entre Américains on peut s'entendre on peut discuter sans cette forme d'adversité d'acrimonie qu'on entend très très bien en ce moment même
et justement on va continuer à parler de cette démocratie fracturée américaine on va se demander effectivement certains parlent quand même de guerre civile froide à 4 mois de l'élection présidentielle Joe Biden est-il le meilleur champion finalement pour affronter Donald Trump on continue ce débat à l'heure américaine sur France Inter
on a envie de danser
avec Ezra Collective le débat de midi
on est ensemble
jusqu'à 13h sur France Inter entre Américains pour ce débat sur Joe Biden 81 ans qui pourrait ou non se retirer de la course à la présidentielle qui est dans 4 mois je vous le rappelle énormément d'auditeurs qui ont leur avis sur cette question par exemple Jackie nous dit mettez ses deux papys Donald Trump et Joe Biden à la retraite et laissez faire les jeunes Denis aussi se dit mais qu'est-ce que c'est que cette géantocratie est-ce qu'il n'y a pas de succession en vue des plus jeunes qui pourraient justement reprendre le flambeau Gallagher Fenwick qu'est-ce que ça dit en fait de la politique américaine le fait que ces deux candidats aient un certain âge si je puis dire
que des deux côtés il y a un vrai souci de renouvellement de l'appareil maintenant la faute acquis parce que vous avez raison de le souligner il existe des personnalités qui sont jeunes à la fois du côté démocrate et républicaine après il faut faire attention aussi au jeunisme je pense que la jeunesse n'est pas on a des exemples la garantie d'une qualité dans ces fonctions là donc il s'agit surtout de rafraîchir en fait pas autant au niveau de l'âge mais plutôt des visages d'avoir des personnes qui effectivement ce qui est intéressant
c'est qu'aux Etats-Unis je crois Amy Green vous allez nous le dire puisque vous êtes politologue qu'on n'a pas le droit de se présenter avant 35 ans à la présidence à la présidence de la république il y a quelques peu de critères mais ça en fait partie en France n'aurait pas pu se présenter à l'élection présidentielle en effet donc visiblement les fondateurs ont estimé qu'il fallait une certaine expérience de vie pour prétendre à cette fonction là mais qu'il ne fallait pas mettre une limite d'âge ce qui n'est pas complètement et on se discutait en aparté c'est pas révolutionnaire en soi parce qu'il n'y a pas d'autres pays par exemple la France qui pratique une limite d'âge mais en effet il y a vraiment la question de l'émergence d'une nouvelle génération de figure politique et là il y a un peu de déception du côté de Joe Biden parce qu'il avait dit au moment de sa compagne en 2020 qu'il se concevait comme pont vers l'avenir et rien d'autre alors il n'était pas explicite sur le fait que ce serait un seul mandat pour lui avant de passer le relais mais en tout cas il y avait cet espoir là de voir émerger de nouvelles figures compétentes pour reprendre justement le flambeau assez rapidement et ce n'est pas le cas mais en tout cas c'est pas quelque chose de nouveau aussi on l'avait vu avec le jeune Obama qui n'a pas réussi à faire émerger lui non plus vraiment de nouveaux visages pour opérer ce renouvellement du parti démocrate donc la faute effectivement peut-être des deux côtés mais aujourd'hui avec un parti républicain qui est très solidaire très uni derrière la personne du candidat Trump le parti démocrate visiblement est plus en situation de crise dû à ce manque oui justement Amy Porter donc vous qui soutenez Joe Biden dans cette course à la présidentielle il ne devrait pas passer la main à douber un jeune justement se montrer comme la figure d'un mentor pourquoi est-ce qu'il veut à tout prix finalement être candidat
tant que vous me poserez la même question je vous donnerai la même réponse Biden a déjà déclaré ouvertement public il a écrit au congrès on a compris mais pourquoi
pense-t-il lui-même
uniquement parce que Donald Trump s'est présenté et Donald Trump s'est présenté avec deux ans d'avance en espérant que ça lui empêcherait d'aller en prison pour les crimes pour lesquels il était jugé coupable il connaîtra sa peine d'ailleurs le 18 septembre donc quelques semaines avant l'élection pour la première des quatre affaires judiciaires il reste encore 54 chefs d'accusation à venir c'est un homme qui a refusé d'accepter les résultats de l'élection de 2020 qui refuse d'accepter les résultats déjà de 2024 qui a menti 30 000 fois pendant son mandat de 4 ans excuse-moi vous refusez aussi la démence de votre candidat qui nous a dit on a dit qu'il faisait beaucoup de conférences de presse oui Trump a fait beaucoup de conférences de presse lors desquelles il nous a dit de nous injecter avec de l'eau de Javel donc on ne va pas comparer les deux personnes je voudrais juste dire non pour les français qui nous écoutent dans quel cas c'est également
une spécialité des républicains
on va essayer de garder
un débat apaisé jusqu'à présent ça s'était très bien passé arrêtez de me couper la parole on va laisser la parole
et ce fantasme comme quoi c'est l'administration Biden qui poursuit Trump qui est une vague criminelle à lui tout seul avec la moralité d'un choc comme c'était Biden Randy nous montre sa grande ignorance du système américain excuse-moi madame pas d'un politesse sur ce plateau ma grande ignorance c'est des quoi de l'autre côté votre grande ignorance du système judiciaire
alors là c'est inaudible je vous demande de respecter nos auditeurs Randy Allos vous avez la parole mais on se respecte sur ce plateau
peut-être vous vous avez la mémoire sélective madame c'est parce que vous oubliez depuis plusieurs fois il y a même il y a plusieurs fois qu'il est demandé par les congrès de communiquer des informations des entretiens qui ont eu lieu au niveau de par les procureurs des poursuites qui ont été gérées au niveau de la maison blanche on n'en parle pas c'est ici bien entendu parce que je pense qu'il y a une certaine complaisance des médias aux Etats-Unis madame Amy arrêtez de me m'interroge vous faites un bilan d'expliquer les choses mais vous avez votre côté comme aujourd'hui que vous avez tout le monde pendant juste avant les élections monsieur Biden avec 50 personnes de bilan des renseignements ils ont dit que c'était une collusion russe de dire qu'à l'époque et qu'on savait aujourd'hui ils reconnaissent que non non c'était pas une collusion russe c'était juste un canular qui a été fait à l'époque pendant les élections de 2016 et 2020 et après il y a aussi cette problématique pourquoi il y a aussi un de ses procureurs qui est parti de la Maison Blanche qui est travaillé alors là on rentre dans trop de détails pourquoi
je vous pose une question pourquoi vous pensez que Donald Trump est celui qui va remonter l'Amérique
moi je pense qu'il faut faire confiance au peuple américain c'est eux qui ils sont en train de choisir il y avait plusieurs candidats dans la course des primaires américains ils ont choisi de très loin que ce soit monsieur Trump et maintenant c'est tous les candidats dans le camp républicain et beaucoup d'indépendants et c'est historique au niveau et c'est ça ce que les démocrates ne souhaitent pas c'est les minorités hispaniques et afro-américains aujourd'hui c'est historique ils vont vers les partis républicains et vous pouvez réguler tout ce que vous voulez c'est déjà les mouvements il n'y a pas de question de pour ça c'est un manque de respect du camp démocrate parce qu'eux ils estiment qu'ils détiennent la vérité la seule vérité et c'est entre eux et que c'est le parti de la manque de transparence depuis le début
et qu'effectivement on voit bien
on voit bien
en tout cas entre les républicains et les démocrates qu'il y a une fracture énorme Gallagher-Fengouic aidez-nous émigrine aussi politologue justement pour dire en quelques mots les mots de la fin pourquoi est-ce que l'Amérique aussi doit un peu se réconcilier si je puis dire
parce que je pense que l'enjeu il est véritablement celui de préserver cette très belle démocratie dont les contre-pouvoirs ont été mis à rude épreuve la séparation entre le judiciaire le législatif l'exécutif et donc ça ça explique une partie de cette tension très très vive tout à l'heure je parlais de balkanisation du pays vous êtes en train de la vivre dans votre studio en ce moment même et on voit mal si vous voulez d'éventuels points de convergence entre ces points de vue qui paraissent très irréconcilier
Emigrine en quelques secondes le mot de la fin justement l'Amérique fracturée force est de constater que l'Amérique était à son épopée elle a réussi ses plus belles réussites quand elle a été solidaire, collectif dans une action unie et transpartisane et donc pour retrouver justement cette force cette grandeur qui pouvait être source de très grande admiration la division la fracture la séparation ne peut pas fonctionner à terme bon alors je vous rappelle chers auditeurs que l'élection présidentielle américaine c'est dans 4 mois il faut s'y intéresser parce que on voit bien les enjeux les deux Amériques qui s'affrontent et on n'aura pas réussi forcément à réconcilier tous ces Américains sur ce plateau mais en tout cas je vous remercie d'avoir accepté ce débat je vous souhaite un très bon week-end on se retrouve lundi je remercie mon équipe Lison Chambre Johan Duval Alexandre Bigot et Raphaël Bauduret Ibanez à la réalisation Étienne Bertin à la programmation musicale Valentin Chaudbois à la technique aujourd'hui c'était Mélissa Etrois et puis à suivre le journal de 13h Rendez-vous avec X de Patrick Pénaud aujourd'hui c'est l'affaire Saint-Aubin je vous dis à lundi pour un nouveau débat Mélissa Etrois