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interviewLCI (sur YouTube)· 13 février 2025 10 min

Immigration : un référendum ou (et) un débat ? |LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] on arrête de blablater on de propose aux Français de donner leur avis et on le respecte Marine Le Pen met la pression parce qu'elle sait aussi que ce sont ces thématiques de prédilection François berou souhaite un débat large sur la question de l'immigration un débat plus large que sur la seule question du droit du sol qu'est-ce qu'être français le Premier ministre souhaitait qu'il soit civilisé mais le simple fait d'avoir ém l'idée s'avère déjà hautement inflammable ce n'est rien de le dire s'entendre sur le fond et la forme est-ce déjà un Paris impossible Dominique reéier c'est la la question de un débat sur qu'est-ce qu'être français moi m'apparaît aussitôt comme une mauvaise idée ça avait été déjà tenté vous le disiez vous-même marieentré en 2009 par Nicolas Sarkozi c'est une mauvaise idée parce que ce type de question ou bien euh est une forme trouve sa réponse dans une forme d'évidence que nous ressentons et si nous la ressentons pas c'est pas en posant la question qu'on va y arriver c'est c'est c'est vraiment une c'est vraiment un élément insaisissable être français c'est voilà vivre dans ce pays en ayant le sentiment qu'on a un destin commun et que l'on va vers quelque chose qui nous tient à cœur et que nous partageons et vers quoi tendent nos efforts s'il faut commencer à délibérer sur ça euh aucune chance de de construire quelque chose de consistant euh donc la la la question malgré tout elle va se ramener je pense moi à celle de euh bien de de la frontière au au propre comm figure figurer de manière géographique et juridique comme de manière symbolique où se passent les limites est-ce que nous arrivons à contrôler ce qui nous arrive ce cette cette recomposition etnoculturelle au fil des années qui semble nous prendre de vitesses et que nous n'avons non seulement jamais décidé mais sur laquelle nous n'avons jamais été consultés et on pourrait d'ailleurs dire le résultat ça pourrait être ce que disait Marine Le Pen ici être français c'est à nous d'en décider faites un référendum on vous donnera la réponse voilà donc c'est c'est la question du débat dans les préfectures j'imagine ou autes pe paraît être voué à l'échec Jérôme sur ce point chacun poursuit ses objectifs et a sa vision François Baayou son idée je crois principale d'abord évidemment c'est de ne pas laisser la bride sur le coup totalement à Gérald armanin en particulier qui voulait s'emparer du sujet et en fixer la ligne François baayrou c'est le souci en tout cas que il cherche à répondre aux attentes et aux préoccupations des Français et à inscrire les discussions dans un débat suffisamment large alors les méchantes langues dirait pour le noyer en partie mais on pe le noyer gagner du temps aussi voilà mais je ne vous classe pas dans les Méch méchant langou lesit ou bien ou bien faire progresser au contraire la discussion parce que il faut pas entendre me semble-t-il François Baayou il n'a pas employer cette expression de l'identité nationale ou de l'identité française il y a deux choses me semble-t-il dans ce que dit François baayrou c'est qu'est-ce qu'être français ça veut dire quelle contribution chacun d'entre nous apporte au pays dans sa vie euh c'est pas seulement payant des impôts qu'on est français c'est qu'est-ce qu'on fait pour la société française la participation alors autrefois c'était le service militaire il y a les problèmes géopolitiques fait que la question des réservistes de l'armée se posose la participation aux associations la participation à la vie civique ça c'est aussi comment est-ce qu'on contribue à être français et deuxème question c'est comment devient-on français quand on n'est pas français mais qu' est élevé sur le sol français qu'on vit sur le sol français avec des parents étrangers mais que au bout d'un moment quand on a vécu on peut à 18 ans et on est à 18 ans régularisé si on a suffisamment résidé est-ce que ça suffit est-ce que ça suffit pas est-ce qu'on peut en discuter de ces questions donc il me semble que pour François Baayou c'est ça son débat ça n'est pas tout à fait la même chose c'est Gérald daran et Bruno rotaillot qui sont beaucoup plus directement sur la question l'acquisition de la nationalité française est-ce qu'elle n pas vraiment trop facile et donc on aboutit très vite à une discussion droit du sol droit du sang et puis pour le rassemblement national vous avez montrer Marine Le Pen qui se pourlèche les babines si je puis dire Marine Le Pen évidemment c'est une façon de valider le programme et la vision du rassemblement national en disant voyez le problème est tellement immense que vous ne pouvez pas y échapper et que vous devez le traiter donc il a ces différents niveaux vous aurez noté du coup l'absence de la gauche la gauche est prise à contrepied sur ces discussions où elle considèr que si on rentre dans la discussion euh c'est quelque chose d'innommable mais ça ne correspond pas à à la vision des Français qui eux se disent ce sont de vraies questions traitons-les examinons-les ouais Dominique ce sondage parce qu'évidemment très vite est venue la question du débat adossé à celle du du référendum 88 % aujourd'hui sont favorables à l'organisation de référendum pas seulement sur l'immigration loin de là plusieurs questions sont sont mises sur le devant mais celle de la politique migratoire c'est 74 % des Français sur lequel sur lequel les Français souhaitent en effet que cette consultation soit soit mené moi je vais probablement je sais pas vous saevir Mar chanté mais je je ne je ne je n'accorde aucun aucun crédit au sondage sur les référendum c'est-à-dire est-ce que vous voulez qu'on vous consulte la réponse est oui je pense que ça ne signifie pas je suis gêné car je suis entièrement d'accord avec vous bon alors je m'attendais à une à un point de vue différent parce que voilà c'est c'est irrésistible on ne peut pas dire qu'on est pas favorable à un référendum on vous donne la parole vous la prenez même quand le niveau de défiance en verers le politique même quand la vous savez les référendum c'est c'est une idée comme ça et puis une fois que ça démarre ça part dans tous les sens les gens sont exaspérés parce qu'ils n retrouvent plus rien ils ne savent plus de quoi il s'agit euh et à la fin sur même des référendum je ne sais pas s'ils étaient promis à un succès euh dans un dans un système idéal mais le référendum sur le passage au quinquena a eu 70 % d'abstention donc voilà c'est je je pense que c'est une fausse bonne idée un peu facile d'ailleurs à amener par contre euh la nécessité euh de réactiver une réflexion collective lors des élections euh locales nationales notamment qui qui vont avoir lieu ça oui les Français en ont besoin et puis de peut-être peut-être de de soumettre euh au Parlement des textes législatifs sur lesqueles les Français auront de toute façon des choses à dire oui vous évoquez jérô Nicolas Sarkozi aussi je l'évoqué en introduction j'aimerais qu'on écoute un condensé de ce qu'était Nicolas Sarkozi lorsque ce débat sur l'identité nationale a été lancé et on en parle ensuite et je ne comprends pas qu'on puisse hésiter à prononcer ces mots identité nationale française ils ne sont agressifs envers personne ce n'est pas dangereux c'est nécessaire ce débat est un débat noble il est fait pour les femmes et les hommes qui aiment leur pays le débat sur l'identité est majeur avec une identité forte on n' pas peur des autres avec une identité fragile on a peur de tout ce qui semble différent c'est un débat noble Jérôme JAFFRY voilà ce que disait Nicolas Sarkozi l'histoire est cruelle parce que ça a viré euh vinaigre aussi à l'époque voilà mais mais ce que dit Nicolas Sarkozi c'était assez juste hein quand il disait ça c'est voilà le débat est légitime et une identité forte fait que l'on n' pas peur des autres je trouve que ça garde tout à fait sa part de vérité maintenant vous avez raison le débat qu'avait lancé Nicolas Sarkozi confié à Eric Besson à l'époque n'avait finalement pas débouché car soit vous allez effectivement vers un sorte de référendum c'est d'un simplisme qui ne correspond pas au sujet c'est ça le fond du problème et je suis entièrement d'accord avec Dominique réier évidemment les gens spontanément vous disent que c'est bien d'être consulté sur tous les sujets c'est une manifestation claire de défiance envers toute la classe politique et envers le système représentatif envers le travail parlementaire or le rôle du travail parlementaire c'est d'intégrer la complexité des problèmes et d'arriver à trouver un un arbitrage entre les différents problèmes et et et la solution aux difficultés ce référendum c'est beaucoup plus difficile sauf si vous avez une question d'une parfaite clarté modèle référendum de 62 du général de Gaulle Approuvez-vous le projet de loi visant à instaurer l'élection du Président de la République au suffrage universel bon il y a un projet de loi qui est derrière mais la question elle est limpide elle est parfaitement claire je vois mal sur ces sujets ce qui peut fonctionner de la même façon une des choses très intéressantes que j'attends dans les prochains jours et les prochaines semaines euh à qui François Baayou va-t-il confier le fait de tenir de mener le débat qu'il veut sur qu'est-ce qu'être français ça n'est pas l'identité nationale son sujet hein je crois qu'il se décompose comme je l'ai dit quelle contribution chaque Français de naissance apporte à son pays et deuxièmement pour pour ceux qui ne sont pas nés français mais qui vivent en France depuis leur enfance devenir Français est-ce que les critères que nous adoptons sont les bons sont suffisants est-ce qu'il faut les r et le choix d'une personnalité bah le choix d'une personnalité ne sera pas innocent si vous voulez on imagine bien que Bruno retaillo Gérald armanin voudrait volontiers s'emparer de la question Gérald armanin l'a lancé mais ce que veut François Baayou c'est élargir et que ce soit pas manifestement c'est le centriste qui parle le démocrate chrétien est toujours présent de culture c'est-à-dire la construction de compromis et d'entente et pas le clivage absolu opposant une école de pensée à une autre école de pensée donc ça va être très intéressant de savoir à qui le débat va être confié ou si François Baayou dit tout simplement c'est moi qui l'animerai

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