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interviewC dans l'air· 13 février 2026 8 min

Armée française

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les entretiens de recrutement ont déjà commencé. Quelles sont les motivations de celles et ceux qui veulent passer 10 mois sous les drapeaux? *-Appel en cours. - Bonjour.

J'ai rendez-vous pour mon entretien de motivation avec l'adjudant Arnaud. - C'est un rendez-vous qui compte beaucoup pour Léa. Un entretien de recrutement pour le nouveau service national.

La jeune femme de 18 ans a été sensible à l'appel du président de la République. - Je vise l'armée de l'air et de l'espace, car je trouve qu'il y a un esprit d'escadrille et je veux servir mon pays. J'ai envie de me sentir utile à quelque chose. - C'est parfait.

Ca se voit que tu es motivée. Ca fait plaisir à voir. Je te rappelle que pendant ce service national, tu seras payée dès le 1er jour de formation.

Ne t'inquiète pas. - Un mois après le lancement de la campagne de recrutement, le bilan est déjà positif. - Aujourd'hui, on voit surtout des jeunes qui sont plutôt en terminale, dynamiques, sportifs.

Ils ont envie de servir leur pays. Pour la plupart, ils ne savent pas trop comment. Ca leur permet de franchir une étape. - 10 mois de service, pour des jeunes de 18 à 25 ans.

Pour la rentrée de septembre 2026, 3000 jeunes, et plus de 40 000 en 2035. L'armée, Léa en rêve, au point de tenter de convaincre ses amis du lycée. - Tu vas un peu découvrir ce que c'est que de vivre en caserne.

C'est comme un petit stage. J'essaie de penser positivement, qu'il n'y aura pas de guerre, mais je me dis que s'il y en a une, si je m'engage, ce que j'ai envie de faire...

Je vais prendre mes responsabilités et soutenir mon pays. - Au sud-est de Paris, entraînement de rugby. - Dépêchez-vous, les gars! - A 20 ans, lui aussi a postulé après 2 ans de BTS informatique. - Je cherche vraiment à trouver ma voie.

Je sais que l'armée propose énormément d'emplois, que ce soit dans le militaire ou les métiers un peu plus dans le civil. - Et si ses coéquipiers comprennent... - L'armée, c'est complémentaire.

Toi qui es sur les ordis, la cybersécurité, ils ont pas mal de trucs. Tu pourras performer encore plus. - Tous ne sont pas prêts à passer le cap. - J'ai un confort de vie ici, mes proches...

Et l'autorité...

Il y a plein de points qui m'éloignent du contexte de l'armée. Mais si ça devient une obligation ou un devoir civique, j'irai avec grand plaisir. - Mathieu et son père voient l'actualité, la montée des menaces depuis la guerre en Ukraine, les déclarations agressives de D.Trump. - Il faut que je trouve mon acte de naissance, aussi. - Ca doit être dans ton dossier scolaire. - Un monde où la guerre se rapproche. - Est-ce qu'il va se retrouver dans les conflits?

Est-ce qu'il sera plutôt à l'écart? Il y a toujours une petite inquiétude. Je pense que l'armée n'est plus celle d'il y a 30 ans.

A l'époque, c'était un peu plus calme. Maintenant, il y a beaucoup de conflits dans le monde. - Un effort de défense nécessaire, reconnaissent père et fils. - Les pays comme la Russie et les Etats-Unis jouent sur leurs forces.

Ils essayent d'être dissuasifs par rapport à leur puissance. Il faut que l'Europe ait une armée puissante et dissuasive. - D'ici avril, Mathieu et Léa sauront s'ils ont été retenus. 3500 jeunes ont déjà candidaté au service national. - C.Roux: Votre réaction, général? - Gal F.Chauvancy: C'est intéressant, de voir ces jeunes qui veulent bien faire.

Ce n'est pas un nombre très important, si on regarde bien. C'est 3000 sur 650 000 de la classe d'âge...

Mais c'est bien de montrer qu'il y a un engagement citoyen à avoir. Ca peut aussi comprendre la défense du pays en portant une arme. Il faut dire aussi que c'est un service militaire volontaire.

C'est la clé du succès, aujourd'hui. Et ce sont des jeunes qui ne sont pas employés à l'étranger. Ils restent pour défendre le territoire national.

On retrouve le vrai sens du service militaire, qui était avant tout de protéger sa famille, son territoire et ses frontières. C'est un bon apprentissage. Ca va porter un message vis-à-vis de la société civile, qui a oublié qu'il existe certaines contraintes.

Et il y a un risque de guerre dans le futur. Pour la question évoquée tout à l'heure...

Pourquoi une armée professionnelle? - C.Roux: J'ai une question là-dessus.

Vous êtes trop fort, général! Pour les gens qui nous regardent, elle est affichée avant... - Gal F.Chauvancy: En fait, une armée professionnelle, on le voit en Ukraine, au bout de quelques mois, elle n'existe plus.

Après, ce sont les conscrits et les mobilisés qui la remplacent. En cas de guerre de haute intensité, les ressources humaines, ça se fera avec des gens formés bien avant. - C.Roux: J'ai reçu hier un amiral qui disait ceci. "Entre soutenir les armée dans un monde en crise et dans un monde en guerre, ce n'est pas la même chose..." - A.Pirot: Il y a peu d'inquiétudes sur le nombre de candidats. 1 jeune sur 2 est prêt à venir sous les drapeaux s'il y a une guerre en Europe.

C'est quand même très important. Je n'ai donc pas d'inquiétudes sur les candidats. J'en ai davantage sur la capacité de l'Etat à continuer cette politique, quels que soient les événements, et à assumer financièrement l'idée de 10 000 ou 30 000 par an...

Ca va amener un certain coût. - C.Roux: Nous en venons à vos questions.

Question. - Gal F.Chauvancy: Non, on se prépare, c'est tout.

Quand on est militaire, on se prépare toujours au pire. Là, on sort un peu du cadre normal. On est au contact des populations avec nos matériels.

Oui, ça pourrait inquiéter, mais on a perdu l'habitude de voir l'armée sur notre territoire. La 1re mission d'une armée est d'être à l'aise sur son territoire. - C.Roux: Question. - P.Haroche: C'est ce que je disais tout à l'heure: c'est très intéressant...

Ce n'est pas tellement l'exercice Orion, mais plutôt d'institutionnaliser ça. On dit souvent qu'il faut avoir un plan B au cas où les Etats-Unis...

Mais quand vous parlez à des gens de l'Otan, il n'y a que le plan A, pour l'instant. Il faut envoyer clairement aux Russes le message selon lequel, s'ils attaquent, on a les moyens d'une vraie réponse. Après, ce n'est pas évident à organiser.

Il faut être capable de dégager 300 000 ou 500 000 soldats qui vont se battre rapidement sur le front,