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interviewRMC (sur YouTube)· 6 juillet 2022

Le journal du off : comment Élisabeth Borne a préparé son discours de politique générale ?

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Le journal du off. Avec Hélène Perzion du service politique d'RMC. Bonjour Hélène, c'est donc le jour J.

Épreuve du feu pour Elisabeth Borne. La première ministre va prononcer son grand discours de politique générale à 15h à l'Assemblée. Et Hélène, avant même qu'il ne soit prononcé, vous l'avez lu, alors j'exagère, mais vous nous donnez les sous-titres, les coulisses de la fabrication de ce discours.

Ce n'est pas un texte écrit la veille pour le lendemain. Voilà ce que nous explique son entourage. On s'en doutait, toute son équipe s'est penchée sur ce discours calibré pour durer une bonne heure.

Sa plume lui a proposé une base en s'inspirant du projet présidentiel et en s'appuyant sur toutes les remontées de terrain des différents conseillers. Lundi, son directeur de cabinet, Aurélien Rousseau, son adjoint, sa conseillère presse, ont planché dessus toute la journée. Et bien évidemment, Elisabeth Borne, elle-même, qui nous dit-on, n'a pas seulement corrigé 3 virgules, elle y a même travaillé tout le week-end.

Et elle compte mettre une formule au cœur de ce discours. Bâtir ensemble, c'est le fil conducteur. L'anaphore qui devrait être reprise tout au long de son discours nous confie son entourage, façon de montrer qu'elle prend en compte les sensibilités de l'hémicycle.

Elle devrait d'ailleurs faire des allusions aux consultations des présidents de groupe qu'elle a consultées et qui l'ont nourrie, tout en insistant sur ces trois priorités, l'emploi, la transition écologique et l'égalité des chances. Mais est-ce qu'elle va mettre une touche personnelle, fendre l'armure comme on dit ? On dit qu'elle va fendre l'armure dans son entourage.

On nous assure qu'elle y met des convictions personnelles, qu'elle va parler d'elle dans l'introduction et dans la conclusion. On fera attention. Elisabeth Borne devrait mettre en avant son parcours, celui de pupille de la nation.

Le discours de politique générale, ce n'est pas que pour les parlementaires, explique un proche. Elle veut surtout se dévoiler auprès des Français. À suivre donc, à 15h, ce sera notamment en direct sur BFM TV.

Et puis Hélène, un mot sur l'affaire Tahabou Afs, qui a ressurgi hier. Le journaliste militant est sorti du silence. Plusieurs semaines après avoir été désinvesti aux législatives, il a été visé par une enquête interne au sein de la France insoumise pour violences sexuelles.

Oui, dans une lettre publiée sur Twitter, Tahabou Afs reproche à LFI de n'avoir jamais été confronté aux accusations dont il fait l'objet et il réclame une procédure juste et équitable. Il épingle particulièrement l'élu, Clémentine Autain, qui l'aurait poussé à abandonner sa candidature et à cacher les vraies raisons de son retrait. Dans un communiqué, LFI dit ne pas se reconnaître dans sa version d'une partie des faits et comprendre qu'il souhaite pouvoir se défendre.

Alors, hormis ce communiqué et une publication de Clémentine Autain hier sur Twitter, moi je peux vous dire que les insoumis ne se sont pas bousculés pour réagir, pour répondre à nos appels, à nos SMS. Ce que l'on m'explique en revanche, c'est que lorsque les faits ont commencé à sortir, nous étions à quelques jours seulement du dépôt des candidatures pour les législatives en préfecture. Il y avait donc urgence à agir, voilà ce que l'on dit, d'où vraisemblablement un process très rapide.

Oui, et un process qui interroge pour le moins, puisqu'on a l'impression qu'on n'a pas tout à fait le même traitement pour Tahaboua, société expéditif, et aujourd'hui pour Éric Coquerel, par exemple, pour rester au sein de la France insoumise. À suivre donc, ça devrait faire encore quelques remous. Les langues vont se délier.

Dans les jours qui viennent, les langues vont se délier. Et Hélène Tergent et tout le service politique d'ARAMC seront là pour nous raconter ce qui se trame en coulisses, évidemment. Il est 8h39 sur l'ARAMC Story, c'est l'heure des meilleurs moments d'Apolline matin.

Sous-titrage Société Radio-Canada