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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 24 avril 2025 44 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheJusticeImmigration & asile

Philippe Ballard : "Sciences Po Paris est complètement rongée par le wokisme !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 6 %Attaque 70 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:55OuverteÉludée

    Rachida Kahoud, vous faites preuve de sororité avec ces filles de Némésis ?

  • 1:22RelanceÉludée

    À partir du moment où je ne vois pas le tract, moi j'ai besoin de voir le tract.

  • 3:51FerméeÉludée

    Vous portiez le drapeau palestinien et le keffier aussi ?

  • 4:10RelanceÉludée

    Mais pourquoi vous ne répondez pas ?

  • 4:33FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous portiez le drapeau palestinien et le keffier ?

  • 4:41ComplaisanteRéponse directe

    Je suis allée étudier dans les universités.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06Invité politiqueFait
    « Donc tout de suite, ils mettent « On distribue les tracts pour se plaindre de l'insécurité, pour se plaindre d'une immigration incontrôlée ». »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « On est complètement rongé par le wokisme, parce que c'est ça, parce qu'à travers la Palestine, c'est les opprimés, ce sont eux. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Mais où est la provocation ? Où est la provocation quand on rentre dans une salle où on fait l'apologie en quelque sorte de l'islam, mais dans ce cas-là, attention, je ne mélange pas les musulmans et l'islamisme. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « Mais là, on faisait la promotion de l'islamisme. »
  • 8:47Locuteur 6Fait
    « Recourir à la violence physique pour interrompre un cours, c'est une honte. »
  • 8:50Locuteur 6Fait
    « Avec Elisabeth Borne, nous avons très sévèrement condamné ces agissements et nous avons soutenu sans ambiguïté Fabrice Balanche. »
  • 15:43Invité politiqueChiffre
    « C'est dans les Deux-Sèvres. Il y a 14 000 habitants. »
  • 15:49Invité politiqueChiffre
    « Eh bien, imaginez que dans cette petite ville, il y a eu 20 voitures qui ont été brûlées en une seule nuit. »
  • 16:41Locuteur 3Chiffre
    « Alors, je rappelle qu'il y a eu des faits précédents, en 2023, en juillet 2023, avec 17 véhicules de brûlés, et en décembre 2023, avec 25 véhicules de brûlés. »
  • 16:50Locuteur 3Fait
    « Sur ce second épisode de décembre 2023, un individu avait été interpellé. »
  • 16:54Locuteur 3Chiffre
    « Il avait été déféré devant la justice, condamné à deux ans de prison, dont un enferme. »
  • 17:03Locuteur 3Chiffre
    « Là, en l'espèce, effectivement, c'est 21 véhicules qu'on brûlait en une heure, entre 2h15 et 3h10, dans la nuit du 22 au 23 avril, sur neuf points. »
  • 21:55Invité politiqueFait
    « On est en vacances parlementaires, comme on dit, mais j'en ai profité pour lire le rapport du Sénat d'il y a un an sur le narcotrafic et de la Cour des comptes de l'automne dernier sur le narcotrafic. »
  • 30:52PrésentateurChiffre
    « 15 000 policiers, plus de 15 000 policiers ont été blessés en 2023. »
  • 34:44Locuteur 8Chiffre
    « Depuis la mi-avril, près de 65 faits de dégradation ou d'intimidation ont été commis autour de centres pénitentiaires et à l'encontre de leurs agents. »
  • 35:40Invité politiquePromesse
    « Nous, on est par exemple pour la présomption de légitime défense pour les policiers. »
  • 38:04PrésentateurFait
    « Arcelor Mittal annonce la suppression de plus de 600 postes en France. »
  • 38:12PrésentateurChiffre
    « le sidérurgiste a reçu près de 300 millions d'euros d'aides de l'État en 2023 »
  • 38:16PrésentateurPromesse
    « et une promesse d'investissement public de 850 millions supplémentaires. »
  • 43:05Invité politiqueFait
    « les députés et le Rassemblement national n'a pas été là. Le texte, il ne passait pas. »
  • 43:11Invité politiqueFait
    « Les LR aussi. On l'a rebaptisé, d'ailleurs. On l'appelle... C'est le groupe LRTT maintenant »

Temps de parole

  • Philippe Ballard36 %
  • Présentateur35 %
  • Locuteur 612 %
  • Locuteur 38 %
  • Locuteur 84 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Philippe Ballard

Il faut écouter les slogans qui étaient scandés, c'était « Les terroristes, c'est vous, fascistes, les terroristes ». Donc tout de suite, ils mettent « On distribue les tracts pour se plaindre de l'insécurité, pour se plaindre d'une immigration incontrôlée ». Et tout de suite, ils répondent « Palestine ». Enfin, voilà, les... Pardon, mais quand on soutient le Hamas, parce qu'en filigrame, c'est ça quand même, les terroristes, on voit très bien de quel côté ils sont. C'est courageux d'avoir fait ça, parce qu'aller distribuer des tracts à Sciences Po, à Lyon 2, on pourrait peut-être parler de Lyon 2, vous en avez parlé. On en parlera, c'est dans la continuité. Voilà, c'est la continuité.

On est complètement rongé par le wokisme, parce que c'est ça, parce qu'à travers la Palestine, c'est les opprimés, ce sont eux. Donc on va les défendre, c'est la bien-pensance, c'était très bien dit, voilà. Et les étudiants de la cocarde, entre parenthèses, et je suis ni par là, ou de l'Uni, qui sont face à ces étudiants d'extrême-gauche, bravo, moi j'en retiens leur chapeau. Rachida Kahoud, vous faites preuve de sororité avec ces filles de Némésis ?

0:55
Présentateur

Moi j'ai un problème avec ces activistes féministes de Némésis, mais un sérieux problème. Pour moi, en fait, elles sont continuellement dans la provocation. Alors elles peuvent porter effectivement des causes, avoir un parti pris, et puis c'est plutôt honorable, parce que bon, la jeunesse doit s'engager. Mais ce qui me dérange en réalité, c'est la provocation...

1:16
Philippe Ballard

Là par exemple, sur ces images, la provocation, vous la voyez chez Némésis, ou vous la voyez chez ces gens qui ont le drapeau palestinien et les keffiers ?

1:22
Présentateur

À partir du moment où je ne vois pas le tract, moi j'ai besoin de voir le tract. C'est pour ça que j'ai posé la question. Oui, oui, mais on ne sait pas ce qu'il y a sur le tract. Après maintenant, venir tracter pour provoquer, en disant l'immigration, il y en a marre, donc, et puis prendre parti pour une cause ou une autre, oui, c'est faire de la provocation. Après, il ne faut pas oublier qu'on a affaire à des jeunes. Le drapeau palestinien en pleine rue, ce n'est pas la provocation ? Alors, moi, ça ne me dérange pas, c'est un drapeau. Donc, en fait, ce qui vous dérange, c'est les tracts avec le logo Némésis, mais pas le drapeau palestinien.

Moi, ce qui me dérange, c'est la provocation continuelle et perpétuelle de groupes activistes qui, finalement, viennent attiser la haine et provoquer, si vous voulez, cette scission de la population en cherchant à diviser. Réponse de Philippe Ballard.

2:05
Philippe Ballard

C'est dangereux le chemin vers lequel vous vous dirigez, parce que ce mot provocation, on l'a eu à l'Assemblée nationale. Il y a des journalistes de frontières qui ont voulu suivre un regroupement qu'il y avait dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Il y a une députée UDR qui a pénétré dans une salle où il y avait une réunion organisée par LFI avec des jeunes femmes en keffier qui réclamaient un peu plus, je vais faire très simple, d'islam dans l'espace public. Et la présidente de l'Assemblée nationale a dit, non, mais ces gens-là, frontières, et puis ma collègue UDR, ils font de la provocation. Mais où est la provocation ?

Où est la provocation quand on rentre dans une salle où on fait l'apologie en quelque sorte de l'islam, mais dans ce cas-là, attention, je ne mélange pas les musulmans et l'islamisme. Mais là, on faisait la promotion de l'islamisme. Et on dit, mais ces gens-là rentrent dans une salle, ils font de la provocation, laissez-les tranquilles ces gens-là. Non, non, ça ne va pas. Attention, parce que là, vous vous engouffrez dans une voie qui est très dangereuse.

3:05
Présentateur

Non, absolument pas. Donc je maintiens parce que le groupe Némésis, ils n'en sont pas leur premier coup d'essai. Donc moi, je vous parle simplement de l'historique que j'ai par rapport à cette association de féministes engagées d'extrême droite. Voilà. Mais je redis que pour vous... Je pense que vous n'avez pas l'historique concernant l'action.

3:25
Philippe Ballard

Je pense qu'il a, mais juste, Rachida Kahoud, donc je résume, c'est plus provoquant pour vous des tracts avec le logo Némésis que le drapeau palestinien et les keffiers en pleine rue dans Paris.

3:35
Présentateur

Je ne sais absolument pas ce qu'il y a sur le tract. En revanche, j'insiste et je le dis encore clairement, ça ne me choque pas de voir effectivement le drapeau. Bon, vous savez, on est dans un milieu d'étudiants. Les étudiants portent des causes. J'ai moi-même été étudiante à la Sorbonne et nous avions... Vous portez le drapeau palestinien aussi ? C'est toujours le perpétuel et continuel sujet. Vous portiez le drapeau palestinien et le keffier aussi ? Il y avait des activistes pro-palestiniens, des activistes pro-israéliens. Il y avait aussi l'extrême droite. Est-ce que vous portiez le drapeau palestinien et le keffier aussi ? Moi, j'avais mes causes aussi. Et c'était celle-là ?

Je peux vous dire que c'était passionnant. C'était celle-là ou pas ? Mais pourquoi vous ne répondez pas ?

4:11
Philippe Ballard

Non, mais allez-y, les autres doivent parler aussi. Est-ce que vous portiez le drapeau palestinien et le keffier ?

4:17
Présentateur

Non, mon avis personnel, on s'en fiche.

4:19
Philippe Ballard

Non, alors vous êtes là pour ça, ce n'est pas pour donner l'avis du voisin, parce que l'avis du voisin, je lui demande directement.

4:24
Présentateur

Je suis en train de vous dire simplement que l'engagement est important.

4:28
Philippe Ballard

Est-ce que vous portiez le drapeau palestinien et le keffier ? L'engagement est important. Est-ce que vous portiez le drapeau palestinien et le keffier ? Ça ne me dérangerait pas de le porter. Très bien. Christine Kelly.

4:35
Présentateur

Moi aussi, j'ai été étudiante, je n'ai porté aucune cause. Je suis allée étudier dans les universités. Je suis allée étudier. C'est-à-dire que moi, je suis un peu choquée de voir ces images devant la Sorbonne, devant Sciences Po, avec les drapeaux palestiniens, avec un tract qu'on ne voit pas à l'image. Je dis bien qu'on ne voit pas à l'image. Donc moi, ces drapeaux me gênent. Même si c'est un drapeau d'un autre pays, ça me gêne. On est venu étudier. Et deuxièmement, lorsqu'on veut défendre des causes, moi, je m'interpelle toujours, je me mets à la place de quelqu'un, de téléspectateurs, un Français qui voit ça.

Tout de suite, moi, ce que j'ai ressenti, je me suis dit, Christine, tu es peut-être hors sol. Mais moi, je me dis que les Français ont des causes au quotidien. Ils ont des causes pour, peut-être, l'immigration, la sécurité, finir leur fin de mois, arriver à mettre un peu d'argent de côté, arriver à mettre leurs enfants à l'école, des enfants qui sont malades, des enfants handicapés qu'on n'arrive pas à mettre à l'école. Qui défend leur cause ? Des personnes âgées qui sont dans les EHPAD et qui sont en souffrance, qui défend leur cause ? Qu'est-ce qu'il va défendre comme ça, dans les rues, aller dans les rues et aller devant les universités, défendre les Français qui souffrent ?

Moi, ça me gêne parce que je ne vois pas, justement, des groupes qui viennent défendre les Français qui souffrent.

5:54
Locuteur 6

Rayep Chahibi. Moi, je n'ai pas forcément de sympathie pour le collectif Némésis. Je ne sais pas ce qu'il y avait, effectivement, dans le contenu de leur traque. Si je me tiens au dire de la présidente de Némésis, forcément, quand on parle d'immigration, enfin, tous ces sujets-là, ça entraîne une réaction. Cette réaction, je la condamne, très clairement. Et je ne pense pas que ça fasse avancer la cause palestinienne. La cause palestinienne, elle ne se résoudra que par la voie politique et diplomatique. Et je voudrais rebondir... C'est une voie sage que vous avez. Évidemment. Non, je trouve.

Et pour répondre à vous, monsieur le député, soutenir la Palestine, ce n'est pas forcément soutenir le Hamas. Il y a une confusion, c'est ça le problème, c'est qu'ils font la confusion. Oui, mais la confusion, elle est entretenue aussi par le commentaire que l'on en fait. Donc, c'est pour ça que je vous dis, c'est très important de vraiment de bien recadrer les choses, en disant que soutenir la cause palestinienne, ce n'est pas soutenir le Hamas.

6:52
Philippe Ballard

Alors, on va y revenir dans un instant, parce qu'on va parler de ce qui s'est passé à l'université de Lyon, puisqu'il y a le ministre de l'Enseignement supérieur qui a apporté son soutien à Fabrice Balanche. On va y revenir dans un instant. Pour l'instant, le CNews Info est finie. Somaïa, à l'abitié.

7:07
Présentateur

Bruno Retailleau a annoncé un goût de filet avec 21 interpellations de trafiquants appartenant au hausse du spectre du narcomanditisme lors d'une opération qui a eu lieu ce matin. Des arrestations qui, selon le ministre de l'Intérieur, en déplacement dans la cité fosséenne, vont permettre de démanteler un réseau important sur Marseille. Emmanuel Macron, en visite d'Etat à Madagascar, dit aussi de vouloir créer les conditions du pardon de la colonisation de l'île de l'Océan Indien, déclaration lors d'une séquence mémorielle au palais du Rova, dans la capitale malgache.

Et puis déjà près de 50 000 personnes se sont recueillies auprès du Saint-Père, selon le Vatican, et au deuxième jour d'exposition de la dépouille du pape François à la Basilique Saint-Pierre. On attend encore de nombreux fidèles avant les obsèques du souverain pontife, des funérailles prévues samedi à 10h hors française, et que vous pourrez évidemment suivre en direct sur CNews.

7:58
Philippe Ballard

11h04 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On continue à parler de ce qui se passe dans les universités. Vous avez vu ce qui s'est passé avec Nemesis à Sciences Po, puisqu'on avait reçu les images juste avant le début de cette émission, et vous avez eu les explications. On va maintenant revenir sur ce qui s'est passé à Lyon. C'était il y a trois semaines, vous vous souvenez de ce professeur, Fabrice Balanche, qui a été sorti de son cours. Alors là, la bonne nouvelle, c'est que le ministre de l'Enseignement supérieur a enfin parlé. Il aura fallu trois semaines pour qu'il trouve les mots visiblement. Regardez.

8:25
Locuteur 5

C'était le 1er avril dernier. Fabrice Balanche, professeur à l'université de Lyon 2, était intimidé et insulté en plein cours par des militants masqués.

8:34
Philippe Ballard

Trois semaines après les faits, le ministre de l'Enseignement supérieur s'est exprimé dans les colonnes du Figaro.

8:43
Locuteur 6

Recourir à la violence physique pour interrompre un cours, c'est une honte. Avec Elisabeth Borne, nous avons très sévèrement condamné ces agissements et nous avons soutenu sans ambiguïté Fabrice Balanche. J'attends des présidents d'universités une protection sans ambiguïté et sans condition des enseignants-chercheurs, et ce, quelles que soient les circonstances et les opinions personnelles de chacun.

9:03
Locuteur 5

Une déclaration en réaction aux propos de la présidente de Lyon 2. Elle avait lâché le professeur en affirmant ne pas être étonné au vu de ses positionnements sur Gaza. Les propos du ministre sont salués par l'avocat de Fabrice Balanche. La réaction du ministre de l'Enseignement supérieur, elle est salutaire, elle était attendue, elle est bienvenue, et elle vient vraiment remettre les choses, je pense, dans leur bon ordre et dans la bonne chronologie. Il y avait un temps qui était nécessaire dans cette affaire, qui était le temps d'une union sacrée derrière l'université, derrière les enseignants, derrière la laïcité et derrière, de manière plus générale, la liberté académique.

De son côté, le maître de conférence a repris ses cours au sein de l'université.

9:44
Philippe Ballard

Autre réaction sur ce sujet, Sophie Prima, qui est la porte-parole du gouvernement, elle était ce matin invitée de Sonia Mabrouk.

9:49
Présentateur

Nous voulons redire au président de l'université, Philippe Baptiste a été très clair là-dessus, qu'il y a un devoir de protection de ces présidents d'université, elle-même d'ailleurs maintenant fait l'objet de menaces, et on est obligé de les protéger, ce qui était aussi inacceptable. Malgré tout, elle est sortie de son droit de réserve en critiquant un professeur. Écoutez, elle a probablement été trop loin et trop vite, mais en l'occurrence, on ne peut pas injurier, et on ne peut pas menacer un président d'université de la sorte. Donc il faut aussi la protéger.

Il faut surtout revenir au calme, se reposer des questions sur qu'est-ce que c'est que l'université, et puis poursuivre les personnes qui sont évidemment coupables de ces actes.

10:27
Philippe Ballard

Moi, je vais vous dire la vérité, Philippe Baptiste, j'ai l'impression qu'il n'y a pas de tête dans ces universités. C'est-à-dire qu'en fait, on laisse faire. Il y a un laisser-aller permanent dans ces universités, c'est la loi du plus fort. Au fond, c'est celui qui crie le plus fort, c'est celui qui fait le plus de bruit, qui prend le pouvoir. Il n'y a peut-être pas de tête, mais il y a une idéologie dans beaucoup d'universités, on ne va pas généraliser, mais en fin de Lyon 2, on parlait de Sciences Po.

Alors on va employer un mot que tout le monde commence à comprendre, c'est le wokisme, parce qu'à travers le wokisme, c'est la défense des opprimés, je mets ça entre guillemets, c'est très bien la défense des opprimés, mais ça prête le flanc à effectivement reprendre la cause palestinienne. Mais il n'y a pas de problème, je vous vois une parenthèse, nous on est pour deux États, mais le problème c'est qu'un État palestinien dirigé par le Hamas, ce n'est pas possible. Je referme la parenthèse. Et on laisse faire tous ces groupuscules qu'on voit à l'antenne, des gens masqués qui viennent interdire un prof d'enseigner. Il faut vraiment prendre conscience de ce qui se passe dans l'université.

Et que le ministre a même trois semaines à réagir. Trois semaines à réagir. Franchement. Et on forme la jeunesse de France dans ces universités. On forme la jeunesse, mais avec des professeurs qui sont quand même... Il y a des professeurs qui sont obligés de partir. On voit les images, ils sont obligés de quitter parce qu'il y a des gens cagoulés qui viennent leur interdire d'enseigner, c'est la liberté académique, et leur demander de sortir. Enfin, on en est là en France quand même, en 2025. Je ne sais pas si vous trouvez ça normal. Moi, je ne trouve pas ça normal. Il y a un petit problème. La présidente de Lyon 2 devrait démissionner quand même.

11:53
Présentateur

Moi, ce que je ne trouve pas normal, c'est un professeur justement qui est là pour diffuser ses idées politiques. Je suis désolée. Un professeur, ça reste neutre. Un professeur, c'est...

12:02
Philippe Ballard

Il ne va plus rester grand monde à l'université. Parce que les professeurs qui ont une orientation, on va dire, de gauche, pour faire simple, là, c'est quand même 80% du camp. En fait, c'est les preuves de droite que vous n'aimez pas ?

12:13
Présentateur

Non, absolument pas. C'est ça, en fait, en résumé. Vous êtes de droite ? Ah oui, oui, complètement. Ah bon ?

12:18
Philippe Ballard

Vite fait.

12:18
Présentateur

Je vous l'ai déjà dit.

12:19
Philippe Ballard

Oui, mais je ne sais pas, c'était le Chirac de Caen. Parce que moi, les idées que vous défendez, je ne les ai pas beaucoup vues chez Jacques Chirac.

12:25
Présentateur

Alors, pour s'entendre, je ne parle pas de la droite actuelle, qui ne correspond pas du tout à mes valeurs. Donc, je parle de la droite traditionnelle, telle qu'on l'a connue dans les années...

12:32
Philippe Ballard

LFI, c'est plus de vos valeurs, non ?

12:34
Présentateur

Bon, ça, c'est encore différent. Ils apportent du moulin dans... Ils apportent du grain dans le moulin. Mais je tiens tout de même, quand même, sur ce cas précis, à dire qu'il est quand même assez polémique, déjà, ce professeur. Il est connu, hein, pour ses idées, pour son appartenance. Donc, on va parler un petit peu là.

12:51
Philippe Ballard

Mais il y en a beaucoup de l'autre côté de l'échec et politique, si vous voulez. Ils sont même très majoritaires à l'université. On ne va pas comparer, on va parler... Y compris les présidents et présidentes. Parce que la présidente de Lyon 2, quand même, elle s'est engouffrée dans la brèche. Enfin, quand on fait... Elle autorise la rupture de jeunes dans une enceinte universitaire. C'est pas possible, ça doit rester là, si vous voulez.

13:07
Présentateur

Quel problème ?

13:07
Philippe Ballard

Ah ben, c'est pas... Non, c'est pas... Rachida Kahout, est-ce pas possible ? Attendez, attendez, ne partons pas dans tous les sens. Juste, ne partons pas dans tous les sens.

13:14
Présentateur

Rachida, écoutez-moi, écoutez-moi, mais dans l'enceinte de l'université, vous avez des aires de repos, vous avez des aires de discussion, vous avez des aires de restauration, donc moi, ça ne pose aucun problème à partir de...

13:27
Philippe Ballard

Christine Kelly, Christine Kelly, Christine Kelly, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, Rachida, on a compris. Christine Kelly.

13:32
Présentateur

On observe bien ce deux poids de mesure entre dès qu'un enseignant à l'université, il n'est pas de l'extrême gauche, il n'est pas de la gauche, ça pose un énorme problème, il n'est pas soutenu, il est viré, il est humilié, il est lynché. Et moi, je regrette effectivement, peut-être pour rejoindre un peu Rachida, sur le fait que lorsqu'on est à l'université, on a un enseignant qui est là pour enseigner. Cela dit, lorsque c'est à l'extrême gauche, il faut aussi qu'il puisse respecter la loi de l'enseignement et pas la loi de l'endoctrinement.

Lorsqu'on met un enfant à l'école, ce n'est pas pour être endoctriné, lorsqu'on met un enfant, un jeune à l'université, ce n'est pas non plus pour être endoctriné. Et cela dit, il ne faut pas ce deux poids de mesure, parce que la gauche a cette main-mise sur les universités, l'extrême gauche a cette main-mise sur les universités, et je rejoins Philippe Ballard qui dit que la présidente de cette université devrait donner sa démission.

14:21
Locuteur 6

Tout d'abord, si vous me permettez, Jean-Marc, je voudrais réouvrir la parenthèse qu'a fermée derrière moi, M. le député. Ceux qui défendent la cause palestinienne ne défendent pas l'administration de la Palestine par le Hamas, mais ils défendent la dignité du peuple palestinien. Ils permettent de refermer la parenthèse derrière. Par rapport au sujet qui est évoqué, je suis assez étonné de voir qu'il a fallu trois semaines au ministre de l'Enseignement supérieur pour apporter soutien aux professeurs, quoi qu'on puisse en penser de ces idéaux.

Et j'ai même envie de dire que si la présidente de l'université avait des griefs contre ce professeur, il fallait qu'elle le règle en coulisses, et pas en public, et donc le lancer à l'invendicte populaire et lui mettre, j'ose l'expression, une cible dans le dos. Donc je pense qu'elle aurait dû agir comme cela avec ce professeur. Et enfin, enfin, l'État a enfin pris position en faveur du professeur et surtout bien indiqué que c'est assez regrettable qu'il a fallu trois semaines pour prendre la défense d'un professeur qui, encore une fois, n'a pas à avoir une cible dans le dos, quoi qu'on puisse en penser.

15:24
Philippe Ballard

Et moi, c'est vraiment ce qui me choque, effectivement, ce qu'il a fallu trois semaines pour agir, comme je l'ai dit et comme vous le dites. Effectivement. Je voudrais qu'on revienne maintenant sur la lutte contre la drogue. Et ça, ça va être intéressant de voir ce qui s'est passé dans la ville de Touare. Alors Touare, je ne sais pas si vous connaissez cette ville du centre-ouest de la France. C'est dans les Deux-Sèvres. Il y a 14 000 habitants. Donc voilà, on n'est pas vraiment dans une grande ville. Eh bien, imaginez que dans cette petite ville, il y a eu 20 voitures qui ont été brûlées en une seule nuit. Imaginez la panique des habitants. Des pompiers ont été appelés des villes voisines.

Au total, 51 sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour venir à bout des flammes et limiter leur propagation. Des véhicules de secours sont venus de la Vienne, du Maine-et-Loire pour maîtriser la situation. Les feux ont été déclenchés dans plusieurs rues. Ils se sont propagés. Et a priori, il s'agirait de représailles après des opérations récentes contre le trafic de stupéfiants. On est, je vous le rappelle, à Touare, dans une ville où il y a 14 000 habitants. On est avec Eric Henry, délégué national du syndicat Alliance. Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous. Ça paraît assez hallucinant, ce qui s'est passé dans cette ville.

Les images qu'on voit en ce moment sont assez lunaires, avec plus de 20 voitures brûlées en une seule nuit.

16:33
Locuteur 3

Tout à fait. Ça a engendré un véritable retentissement au sein de la population. Ce sont des actes, évidemment, inadmissibles. Alors, je rappelle qu'il y a eu des faits précédents, en 2023, en juillet 2023, avec 17 véhicules de brûlés, et en décembre 2023, avec 25 véhicules de brûlés. Sur ce second épisode de décembre 2023, un individu avait été interpellé. Il avait été déféré devant la justice, condamné à deux ans de prison, dont un enferme. Là, en l'espèce, effectivement, c'est 21 véhicules qu'on brûlait en une heure, entre 2h15 et 3h10, dans la nuit du 22 au 23 avril, sur neuf points, donc entre le quartier centre-ville historique et l'entrée de la ville.

Mais c'est sur un périmètre extrêmement restreint, vous l'avez rappelé. C'est une petite ville de 14 000 habitants. Et est-ce que c'est en lien avec le trafic de stupéfiants ? En tout cas, les enquêteurs se posent la question, évidemment, puisqu'il y a une forte pression qui est mise par mes collègues sur le trafic de stupéfiants, en ce moment, et les individus, évidemment, ne sont pas contents. Et d'une manière ou d'une autre, le montrent. Alors, est-ce que là, ils l'ont montré en brûlant, ces 21 véhicules, dans cette nuit-là, ou est-ce qu'il s'agit d'un acte isolé d'une tierce personne, également, en lien ou pas avec le trafic de stupéfiants ?

Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a une forte pression mise par mes collègues. Et on le sait, on le voit malheureusement, en ce moment, au niveau de l'actualité, il y a des narcos, quel que soit le bord, quelle que soit l'importance, qui, justement, mettent en place des représailles à l'encontre de tel ou tel personnel qualifié. Je pense aux surdents pétentiaires, mais aussi mes collègues. Toutes les forces de sécurité intérieure sont impactées. Et, évidemment, s'en prennent aussi à la République, à l'État.

18:08
Philippe Ballard

– Éric Henry, ça, c'est quand même assez surréaliste, sur à quoi on assiste dans plusieurs domaines. Vous parliez du personnel pétentiaire, effectivement. Mais on s'aperçoit que, désormais, finalement, au lieu d'avoir peur, ils réagissent et ils s'attaquent. Alors, ils s'attaquent aux voitures, ils s'attaquent aux policiers, ils s'attaquent au personnel pétentiaire. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a vraiment l'impression qu'on est dans un affrontement. C'est-à-dire qu'avant, il y avait des actes qui étaient faits par certains délinquants. La police intervenait, les choses se calmaient un peu et puis ça recommençait.

Mais là, aujourd'hui, dès que la police, les forces de l'ordre ou les gendarmes interviennent, à ce moment-là, il y a une réaction. Ça, c'est assez nouveau, quand même.

18:43
Locuteur 3

– Non, non, non, complètement. Alors, le point noir de la ville, c'est effectivement le trafic de stupéfiants. Mais vous venez de le rappeler, oui, il y a un sentiment de surpuissance de ces individus qui défient ouvertement l'État. Et à travers l'État, évidemment, les représentants de l'État, personnels pétentiaires par force de sécurité intérieure au sens général. Parce qu'il faut rappeler qu'il y a des femmes et des hommes et des cellules familiales qui sont impactées durablement et qui ont peur dans la crainte. Et à travers eux, bon, évidemment, l'État est attaqué. Mais oui, ils n'ont plus peur de rien. Ils montrent leur puissance. Ils attaquent partout.

On voit des attaques régulières, coordonnées, planifiées un petit peu partout sur le territoire national. Toir est quand même un exemple qui fait peur, parce que ça démontre bien leur volonté de taper où ils veulent, quand ils veulent. Alors, l'enquête est en cours, évidemment. Pour l'instant, ça n'est pas démontré de façon indubitable qu'il s'agit de représailles liées aux narcos. Mais c'est une piste, évidemment, qu'on envisageait. C'est l'une des pistes principales.

Je re-hommage à mes collègues de cette ville de Toir, 45 fonctionnaires de police, 5 seulement à la brigade de sécurité urbaine, c'est-à-dire le judiciaire de la commune, juste pour l'exemple, ce jour-là, enfin cette nuit-là, il y a eu 21 véhicules brûlés. Mes collègues, 5, gèrent le tout venant. C'est-à-dire qu'ils ont dû gérer également des violences conjugales très fortes, une découverte de calabre. Il n'y a pas de cellule, d'unité dédiée aux stupéfiants sur Toir. Donc, il faut faire tout, le tout venant, avec des faibles moyens.

Mais si on veut gagner la lutte contre le narco et contre toutes celles et ceux qui attendent directement et qui pensent être surpuissants, il faut mettre les moyens. Et il est enfin temps de mettre les moyens en adéquation avec les déclarations pour faire une réelle guerre contre celles et ceux, ces narcos, qui mettent à mal notre bien-vivre ensemble.

20:29
Philippe Ballard

– Merci beaucoup Éric Henry, délégué national du syndicat Alliance. Merci d'avoir réagi. Et c'est vrai que c'est inquiétant, c'est pour ça que je voulais en parler, parce que quand même, 20 voitures brûlées dans une ville de 14 000 habitants, c'est très impressionnant dans plusieurs endroits différents. Vous vouliez dire quelque chose ?

20:40
Locuteur 6

– Oui, par rapport à ce qu'a dit M. Henry, moi ce qui me signe, d'abord, bien sûr, avoir une pensée pour ceux qui ont perdu leur voiture, parfois leur outil de travail, et qui vont avoir beaucoup de mal maintenant à se déplacer. J'espère que ceux qui ont commis ça seront retrouvés et paieront la facture de ce que l'on voit. Mais moi ce qui me sidère surtout, moi ce qui me sidère, c'est que le débat qu'il y a en ce moment, c'est la compétence gendarmerie-police à Toir. Il y a eu un rapport de la Cour des comptes qui est sorti en janvier dernier, qui préconise la fermeture du commissariat.

Donc quand on voit ce qui se passe, bon, j'aimerais pas être à la place de ceux qui ont préconisé cela, ça fait 12 ans qu'on est en train de parler, puisque j'ai un peu regardé le sujet, ça fait 12 ans qu'on est en train de parler de la fermeture éventuelle de ce commissariat. On n'est même pas capable de dire est-ce que c'est compétence gendarmerie ou compétence police. Et il faut que ce soit la Cour des comptes qui décide de ça.

Monsieur le député, puisque vous êtes le représentant de la nation et que vous avez un accès plus facile aux ministres d'Etat, aux ministres de l'Intérieur, il serait peut-être temps au moins qu'on se décide une bonne fois pour toutes est-ce que c'est la gendarmerie ou la police qui s'occupe de cette ville. Parce qu'avec 5 fonctionnaires de police municipale, c'est pas possible. Et en plus de ça, on demande à ce qu'on ferme le commissariat. On récite cette question une bonne fois pour toutes.

21:53
Philippe Ballard

On est en vacances parlementaires, comme on dit, mais j'en ai profité pour lire le rapport du Sénat d'il y a un an sur le narcotrafic et de la Cour des comptes de l'automne dernier sur le narcotrafic. Alors, pour s'arrêter sur la ruralité, c'est pas une surprise, hein. Et c'est clairement... Il y a de très bons constats qui sont faits. Alors, les solutions, c'est encore autre chose. Mais les constats sont très bons. Pourquoi la ruralité ? Moi, je suis élu d'une circonscription rurale. On sait qu'il y a du trafic de drogue. Parce que... Alors, moi, je suis en zone gendarmerie. Enfin, en pleine nuit pour intervenir, le point le plus éloigné, c'est 30 minutes avant d'intervenir.

Il faut les relire parce qu'ils alertaient. Mais on a tardé à réagir pour lutter contre les narcotrafiquants. Moi, en lisant ce rapport, j'avoue, j'avais un peu oublié. Il est précisé qu'il y avait des journalistes aux Pays-Bas. Parce que c'est pas si loin, les Pays-Bas. C'est devenu quasiment un État narco... Lié aux narcotrafiquants, les Pays-Bas. Journalistes assassinés, avocats... On l'a oublié, moi, j'avoue, j'avais oublié. Assassinés par ces narcotrafiquants. C'est en train de gangréner la France. Le port du Havre, il y a des dockers. Il y en a un qui a été assassiné. De cinq enfants. Parce qu'il n'a pas voulu marcher dans la combine.

Ou il a peut-être marché dans la combine, mais pas suffisamment. Mais vraiment, le signal d'alarme doit être tiré. Il y a une loi qui a été votée. On l'a votée. Ça va passer loin, mais ça va quand même dans le bon sens. Pour lutter contre les narcotrafiquants. Mais ça va aussi, il faut taper la tête. Ceux qui sont à Dubaï, il peut y avoir des saisies conservatoires. Ils n'aiment pas qu'on touche à leur patrimoine. À la limite, on peut les comprendre. Mais il faut aller jusqu'au bout, là. Le Quai d'Orsay... Moi, je voudrais qu'on voit les rapports entre la France et les numéros arabes unis.

23:22
Présentateur

On est dans un système de cartel aujourd'hui qui s'approprie des territoires. Et effectivement, pareil, j'ai lu un rapport qui disait que les campagnes sont attaquées par un autre groupe. Et ils se divisent le terrain. Sauf qu'en réalité, aujourd'hui, il va falloir vraiment prendre la mesure des choses. Parce que ce sont des innocents qui perdent leur véhicule. Au-delà de ça, c'est en chaîne. En fait, ça crée de très gros dysfonctionnements. Et puis, ça a encore plus de précarité pour tous ceux, en fait, qui n'ont rien demandé.

23:54
Philippe Ballard

Alors, le ministre Gérald Darmanin vient de faire une annonce. Le ministre Gérald Darmanin vient de faire une annonce, justement, concernant la lutte contre la drogue. Il a annoncé, il y a quelques instants, il annonce la généralisation de l'expérimentation de la confiscation des téléphones portables des consommateurs de drogue. Il l'annonce, il y a quelques instants seulement. Je vais donner une instruction, dit-il, une circulaire cet après-midi à tous les procureurs de la République de France pour généraliser cette expérimentation menée par le procureur de Bayonne. C'est-à-dire qu'il faudra non seulement payer une amende, mais en plus, on se verra confisquer son téléphone.

Christine Kelly, vous ne saviez pas faire des bons, mais bon.

24:29
Présentateur

Je n'ai pas vu ça ce matin, j'en ai fait sourire, pardon. Non, mais c'est vrai. C'est-à-dire qu'on vide la mer avec une petite cuillère, tranquillement, et qu'on se contente de... On dirait une punition, quoi. Et en plus, on s'en félicite. Moi, je reviens, par exemple, au mot de mexicanisation. Aujourd'hui, lorsqu'on regarde l'actualité, on voit que des voitures ont été incendiées où ? Au Mexique, dans l'ouest du Mexique, dans trois États. Pourquoi ? À cause de la drogue.

Et je reviens à début novembre, lorsque le ministre de l'Intérieur, l'homme le plus informé de France, lorsqu'il dit que la France est en voie de mexicanisation, début novembre 2024, beaucoup de politiques montent au créneau pour dire « Ah oui, mais les mots sont trop forts, pourquoi la mexicanisation ? » etc. Au même moment, on fait un sondage, CSA, Europe 1, pour CNews, 71% des Français pensent que la France est en pays en voie de mexicanisation. On n'ose même pas mettre les mots sur la réalité.

Lorsque le ministre le plus informé de France tire la sonnette d'alarme en disant qu'on est en voie de mexicanisation, d'autres montrent au créneau pour dire « Mais non, vous allez trop loin, regardez, on n'est pas encore au moment d'assassinat, etc. » Je pense qu'il avait dit à cette époque-là, au novembre, que la France est à un moment de bascule important. Il s'attaque au narcotrafic Bruno Rotaillot. Et ce sont effectivement les résultats. Mais il faut que la nation fasse corps avec le ministre de l'Intérieur pour pouvoir attaquer et ne pas devenir un narco-État, parce qu'on n'est pas loin de l'être.

25:50
Philippe Ballard

En tout cas, le dossier est pris, parce qu'il y a cette annonce qui est faite par Gérald Darmanin, et le ministre de l'Intérieur annonce, lui, que 21 personnes ont été interpellées dans le cadre d'une opération de lutte contre le narcotrafic dans les Bouches-du-Rhône. Il s'agit, selon Bruno Rotaillot, de responsable de haut niveau d'un réseau basé à Marseille. Donc, c'est clair que le gouvernement essaie d'agir. Mais je crois que la pieuvre, elle a pris tellement de place.

26:09
Présentateur

Oui, et ce qui est bien de par Gérald Darmanin, c'est aussi les prisons haute sécurité. Ça, c'est une belle avancée.

26:14
Philippe Ballard

Non, mais juste sur le judiciaire, parce que c'est fondamental, on sait très bien qu'il y a une cellule qui est basée à Nanterre qui lutte contre le narcotrafic, mais qui manque de moyens, notamment humains, parce que le judiciaire n'attire plus. Et là, pardon, mais M. Darmanin a une part de responsabilité, parce qu'il a quand même bien flingué l'APJ pendant qu'il était ministre de l'Intérieur. Alors, sur le judiciaire, justement, on va revenir sur ce qui s'est passé cette fois à Aulnay, à Aulnay-sous-Bois, puisqu'un policier s'est vu mourir mardi après-midi.

Ce qui s'est passé, il a été pris à partie par une bande d'individus dans la cité des 3000, en Seine-Saint-Denis, alors qu'ils étaient en cours d'intervention. Nous nous sommes procurés les images de cette agression. Regardez.

26:52
Locuteur 8

Sur ces images de sources policières que nous nous sommes procurés, des voitures de police ciblées par des projectiles et des fumigènes. Des faits qui se sont déroulés ce mardi, aux alentours de 15h45, dans cette cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois, alors que les policiers procédaient à une opération de contrôle de stupéfiants l'un d'entre eux est violemment pris à partie par des individus.

27:16
Locuteur 2

C'est de la violence extrême. Le collègue a été désigné. Il a entendu qu'on disait qu'il y avait un fonctionnaire qui était tout seul isolé. Donc il s'est vu mourir sur ce collègue. Il a eu très très peur. Et fort heureusement, il a réussi à s'extraire de la situation. Mais ça a été très très chaud.

27:30
Locuteur 8

Quelques heures plus tard, les policiers engagés dans la cité sont une nouvelle fois pris pour cible. Des agressions et intimidations qui se multiplient dans ce quartier et qui rendent le travail des forces de l'ordre quasiment impossible.

27:43
Locuteur 2

La situation est intolérable. Ce n'est pas justifié, ce n'est pas possible. On ne peut pas ramasser des collègues comme ça chaque semaine. C'est impossible. Donc pour nous, on va mettre l'administration face à ces responsabilités et on va demander plus d'effectifs. Il faut absolument que le commissaire de l'Aulnay-sous-Bois ait des effectifs supplémentaires.

28:00
Locuteur 8

Suite à ce nouvel incident, le préfet de police a lancé une opération de sécurisation du secteur mobilisant des effectifs supplémentaires et des CRS.

28:09
Philippe Ballard

Ray Chedby, c'est vrai qu'on entend ce policier qui nous dit « on ne peut quasiment plus intervenir dans cette cité ». C'est dramatique d'entendre ça. Parce que dans le même temps, vous avez les gouvernements qui vous disent « oui, non mais il n'y a pas de non-droit en France », etc. Et puis vous avez les policiers qui sont sur le terrain qui vous disent « vous voyez, là, dans cette cité, on ne peut quasiment plus intervenir parce qu'on n'est pas assez nombreux, parce qu'on n'est pas assez armés aussi, effectivement, par rapport à ces attaques, par rapport à ce qui se passe. Et quand on a ce policier qui s'est vu mourir, ça veut dire qu'on a échappé à un drame, au fond.

Mardi, on a échappé à un drame. On aurait pu, là, aujourd'hui, ouvrir cette émission en disant « un policier est mort, un policier s'est fait tuer à Olé-sous-Bois ». C'est dramatique ce qui se passe en France.

28:46
Locuteur 6

Oui, et puis de toute façon, je veux répéter ce que j'ai dit la semaine dernière, on ne s'attaque pas à un uniforme, on ne s'attaque pas à un...

28:50
Philippe Ballard

Ben oui, mais à part qu'on s'y attaque.

28:51
Locuteur 6

On ne s'attaque pas à la police. C'est la dure réalité du terrain. C'est pour ça que c'est ce genre de sujet qui doit concentrer l'attention du ministre d'État, ministre de l'Intérieur. Il ne doit pas y avoir de zone de non-droit en France, et notamment dans nos quartiers populaires. Donc forcément, il faut que la police ait les moyens aussi de ses ambitions pour lutter contre cela. Mais il faut également que la répression soit aussi forte que la prévention.

Et c'est pour ça que pour moi, c'est un travail collectif qui doit être mené, aussi bien avec ces acteurs de terrain à qui je rends hommage, parce qu'ils feront un travail aussi pas évident, avec peu de moyens, que ce soit Aulnay-Soubo, que ce soit...

29:28
Philippe Ballard

Mais oui, mais ce policier qui vous dit qu'on ne peut même plus intervenir, bientôt on ne va plus pouvoir y aller. Enfin, la situation, elle est dramatique.

29:35
Locuteur 6

Oui, mais justement, c'est pour ça que je dis que c'est la dure réalité du terrain, et c'est ça qui doit concentrer les efforts du ministre de l'Intérieur. Qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, il faut... Pour moi, c'est un... Comment dirais-je ? Il faut que la solution soit collective. Il faut que la police ait les moyens également de ses ambitions pour reprendre, comment dirais-je, autorité sur... Donc ça veut dire plus d'argent, plus de moyens, et on les explique qu'il faut faire des économies dans le même temps ? Eh bien, il faut faire des choix à un moment. Il faut faire des choix. Donc la sécurité des personnes, pardonnez-moi, mais on ne doit pas calculer qu'est-ce qu'on doit retirer à la...

Non, il faut mettre le paquet sur la sécurité, mais il faut que derrière aussi, on mette les moyens sur la prévention. Christine Kelly.

30:10
Présentateur

La justice, elle est déjà laxiste. Tout le monde l'a remarqué, tout le monde l'a observé, les Français le savent, et on voit aussi comment le système judiciaire défend souvent le coupable plus que la victime. Qu'est-ce qu'il nous reste ? La police. La police, elle est sévère. La police arrive à attraper, arrive à attraper le voleur, pour parler un peu symboliquement. Et pour autant, elle est dépassée, parce que le voleur, si vous permettez, est tout de suite relâché. Donc la justice doit être sévère, et ça, on le dit régulièrement, elle ne l'est pas. Il reste la police qui fait son travail, et la police est attaquée parce qu'elle est encore la seule à faire son travail aujourd'hui.

Gérald Darmanin, qui est maintenant ministre de la Justice, c'est là où il devrait être sévère. Mais là, les policiers qui sont attaqués, 15 000 policiers, plus de 15 000 policiers ont été blessés en 2023. Comment on peut accepter, dans une démocratie, qu'un policier puisse être blessé, et que ça passe crème, et qu'à chaque fois, on puisse en parler ? Oui, bon, il y a un policier qui a été blessé. Ah ben oui, un policier, aujourd'hui aussi, un policier, c'est pas n'importe qui. Un policier, c'est celui qui va nous sauver lorsqu'on est attaqués.

C'est celui qui va sauver notre enfant, celui qui va sauver notre fille, celui qui va sauver notre père, lorsqu'on est peut-être victime de quelque chose de grave. Donc un policier représente combien de Français agressés ? Donc là, je trouve que notre démocratie est gravement, gravement mise en danger lorsqu'on cible directement les policiers, pardon, en plein jour.

31:34
Philippe Ballard

En plein jour. Et le policier s'est vu mourir, c'est pour ça que j'ai ressorti cette phrase, parce que cette phrase, elle est terrible. Vous vous rendez compte de ce qui se passe dans la tête du policier ? C'est-à-dire qu'il est là, il doit représenter l'ordre, et il ne sort pas son arme, au passage. Au passage, on précise que ce policier s'est vu mourir, il n'a pas sorti son arme, il n'a pas tiré. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les policiers, comme de toute façon, ils n'osent même plus sortir leur arme quand ils sont attaqués.

31:55
Présentateur

Ils sont blessés, ils se suicident en silence, on ne les entend pas. Ces mamans qui voient leurs enfants, je les vois parfois sur les réseaux sociaux. Mon fils, policier, 33 ans, s'est suicidé. Mon fils, policier, 20 ans, s'est suicidé. Ça aussi, on n'en parle pas. C'est triste pour la démocratie. C'est très très triste, vous avez tout à fait raison, mais en plus, il y a une remise en cause de l'autorité de l'État aujourd'hui. On n'a plus peur, la police ne fait plus peur, la police n'est plus respectée. Effectivement, ça vient du fait qu'on ne tape pas assez fort. La justice n'est pas assez ferme, et n'est pas assez, si vous voulez, ne montre pas l'exemple.

Si on montre l'exemple qu'on est beaucoup plus ferme, qu'on fait corps derrière nos policiers qui nous protègent au quotidien, nous arriverons peut-être à réduire les actes. de délinquance gratuite, parce qu'aujourd'hui, quand on regarde le cas, on avait parlé de cette cité, justement, vous vous rappelez ? Des 3000, oui. Des 3000, et elle est quand même, c'est un boomer, donc on voit arriver au loin les policiers.

Vous vous rappelez, on avait vu la situation géographique, et il y a aussi toute cette politique de la ville, à revoir, qui fait partie de nos priorités, et sur laquelle, en fait, j'appelle le gouvernement à se concentrer sur ces questions-là, parce que ça fait partie des solutions, d'une des solutions qui va nous permettre, justement, de faire front contre ces délinquants qui, aujourd'hui, n'ont plus peur de l'État. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on attaque tout.

33:14
Philippe Ballard

On attaque les policiers, on attaque les professeurs, et alors maintenant, on attaque les surveillants, justement, les surveillants de prison. Hier, François Bayrou, accompagné de Bruno Rotaillot et Gérald Darmanin, se sont déplacés dans l'ISER, au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Falavier, pour montrer leur solidarité avec le personnel pénitentiaire attaqué.

33:31
Locuteur 8

Des poignées de mains appuyées, des sourires et quelques amabilités échangées, comme une manière de détendre une atmosphère pesante et empreinte de gravité. Ce mercredi, François Bayrou, Gérald Darmanin et Bruno Rotaillot ont tous les trois fait le déplacement au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Falavier, avec un message de soutien porté par le Premier ministre.

33:53
Locuteur 1

Il s'agissait de montrer au personnel pénitentiaire qu'on était avec eux dans ces circonstances et qu'on était avec eux parce qu'ils sont, en première ligne, du plus difficile de la société, des plus dangereux de la société et parce qu'ils sont notre dernier recours.

34:14
Locuteur 8

Ce lundi soir, à Villefontaine, à quelques kilomètres seulement du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Falavier, plusieurs maisons d'agents ont été visées par des tirs d'armes à feu et des jets de cocktails Molotov. Des intimidations inacceptables pour le Premier ministre et qu'il impute directement aux narcotrafiquants.

34:31
Locuteur 1

Ça veut dire qu'ils se sentent inquiétés dans leur impunité, dans leur toute-puissance. Ces attaques montrent que l'action du gouvernement et de l'État touche juste.

34:43
Locuteur 8

Depuis la mi-avril, près de 65 faits de dégradation ou d'intimidation ont été commis autour de centres pénitentiaires et à l'encontre de leurs agents.

34:53
Philippe Ballard

Philippe Allard, vous voyez une partie du gouvernement qui se déplace comme ça ? Est-ce que vous vous dites que c'est un geste fort ? Ou vous vous dites ces petits pots ? C'est une partie du gouvernement. Enfin, ce n'est pas n'importe quel ministre. Le Premier ministre, le garde des Sceaux et le ministre de l'Intérieur. Quelle annonce ? Qu'est-ce qu'ils ont annoncé là ? Ça fait 15 jours, une dizaine de jours maintenant que les agents pénitentiaires sont pris pour cible ou les prisons françaises. Aucune annonce. Il y a 150, d'après ce que dit le ministre de l'Intérieur, il y a 150 policiers qui sont dans l'investigation. Pour quel résultat ? Enfin, il y a un moment stop.

Quand les Français voient ces images, ces trois ministres qui n'annoncent rien, qui ne font, pardon, mais pas avancer les choses. Là, je vais rebondir parce que je n'ai pas pris la parole sur ce qui s'est passé à Aulnay-sous-Bois. Mais on ne va pas se contenter des paroles de ce syndicaliste qui disait qu'il s'est vu mourir. Nous, on est par exemple pour la présomption de légitime défense pour les policiers. Parce que vous avez raison de le faire remarquer. Il n'a pas sorti son arme. Quand on se sent mourir, on a une arme. On a le 6-0-R à la portée de main. Ils ne le sortent pas. Donc présomption de légitime défense.

Tous ceux qui nous disent « Oh ben, ça va être le Faroès, ils vont tous effoirayer. » Non, c'est le corps le plus contrôlé, et ce qu'on voit là avec l'administration pénitentiaire, il faut vraiment qu'on se réveille. Ça revient à ce qu'on disait tout à l'heure. Et c'est quasiment tous les soirs. Vous avez vu, il y a 65 actes contre les agents pénitentiaires. 65 actes ? 65. En 10 jours. Exactement. Et alors, qu'est-ce qui se passe ? On protège les prisons. Le problème, c'est que c'est compliqué de protéger tous les agents pénitentiaires aussi. Ah ben oui, ça c'est impossible. On va y revenir dans un instant. On va faire la pub, le Seigne aux Infos.

Et puis juste après, on va entendre cet agent pénitentiaire de la maison d'arrêt de Freyne qui a porté plainte après des menaces et des actes d'intimidation. Il a été suivi en rentrant chez lui lundi par une voiture occupée par 5 individus. On va vous raconter ça dans un instant. Restez avec nous. La pub, le Seigne aux Infos. A tout de suite, en direct.

36:43
Locuteur 6

Les chaussures de sécurité de vos rêves avec support Best Walking. Essayez-les. Vous ne pourrez plus vous en passer. Kofra, born to work.

37:06
Philippe Ballard

France Power, votre spécialiste en équipement espace vert et BTP, vous présente sa gamme de robots de tonte. Conçus pour allier performance et simplicité, nos robots vous garantissent une pelouse impeccable, sans effort. Découvrez également nos solutions complètes pour les espaces verts et nos groupes électrogènes. Avec France Power, la qualité et la diversité sont au rendez-vous. Contactez dès aujourd'hui nos revendeurs pour trouver le produit qui correspond à vos besoins.

37:36
Présentateur

C'est un bastion de l'entrisme. islamiste réaction ce matin de Bruno Retailleau suite au rétablissement du contrat d'association de l'établissement avec l'État par la justice administrative. Le ministre de l'Intérieur qui ajoute qu'il souhaite que l'État fasse appel de cette décision. Arcelor Mittal annonce la suppression de plus de 600 postes en France. Une décision jugée scandaleuse par les syndicats, sachant que le sidérurgiste a reçu près de 300 millions d'euros d'aides de l'État en 2023 et une promesse d'investissement public de 850 millions supplémentaires.

Et puis plus que deux départements, vigilance orange crue, seule la Charente maritime et la Gironde restent sous surveillance, tout comme les cours de l'île et de la Drône. Toutefois, les risques de débordement sont moindres aujourd'hui grâce à la fin des précipitations.

38:33
Philippe Ballard

11h34 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On continue à parler de la situation dans les maisons d'arrêt en France. C'est cet agent pénitentiaire de Frennes qui a décidé de porter plainte après des menaces et des actes d'intimidation. Il a été suivi en rentrant chez lui lundi par une voiture occupée par cinq individus dont un ancien détenu qu'il aurait reconnu. Regardez.

38:56
Locuteur 4

Les menaces contre les agents pénitentiaires se multiplient. Ce lundi, alors qu'il rentrait chez lui, un agent pénitentiaire de la maison d'arrêt de Frennes est victime d'actes d'intimidation. Son collègue Andy nous raconte.

39:08
Philippe Ballard

Notre collègue, effectivement, il s'est fait repérer en quittant son travail et il s'est fait suivre par un véhicule où il y avait cinq individus dans le véhicule. Ils l'ont arrêté à un feu et ils ont tenté des intimidations et ils l'ont menacé. Les voyous, on va dire, ne l'ont pas suivi jusqu'à chez lui, heureusement.

39:25
Locuteur 4

La victime a porté plainte. D'après les premiers éléments de l'enquête, l'un des individus présent dans le véhicule l'a filmé lors de l'altercation avant de repartir. L'agent a reconnu l'un des cinq hommes comme un ancien détenu. Pour Andy Noël, ces menaces sont de plus en plus inquiétantes.

39:41
Philippe Ballard

Ils s'attaquent directement à la profession et aux agents eux-mêmes. Là, c'est se rendre vraiment au domicile des agents. Donc les familles des agents sont en danger et tout le monde est visé. Et c'est là où nous sommes tous inquiets.

39:52
Locuteur 4

Le parquet de Créteil a saisi la police judiciaire sur ces menaces proférées à visage découvert. Le parquet national antiterroriste a indiqué être en lien étroit avec le parquet de Créteil.

40:02
Philippe Ballard

Et vous voyez où on en est quand même, Christine, quand je dis ça, c'est que les menaces sont faites à visage découvert. C'est-à-dire qu'ils ne se cachent même pas. Ils sont dans la voiture, ils montent leur visage et ils vont menacer le surveillant pénitentiaire. On n'a peur de rien. C'est ça le message qu'on nous envoie en permanence.

40:14
Présentateur

On n'a peur de rien. Impunité totale, en plein jour, encore une fois, et parce qu'on sait qu'on ne sera pas puni. Et lorsqu'on met les sujets les uns après les autres et qu'on voit que les policiers, comme vous le disiez tout à l'heure, les policiers, les surveillants pénitentiaires, c'est nouveau ça, les surveillants pénitentiaires. À ce moment-là, oui. Ils étaient ponctuellement intimidés une fois de temps en temps. Mais là, c'est en masse. Lorsqu'on voit que maintenant les policiers sont à genoux, que les surveillants pénitentiaires sont à genoux, c'est quoi un surveillant pénitentiaire ? C'est celui qui protège un endroit qui est symbole même de l'état de droit dans une société.

La prison. La prison où on enferme justement celui qui nuit à la société. À partir du moment où celui qui nuit à la société est en liberté, la société n'existe plus. La société est en train de péricliter. Donc, on peut donner cette équation à n'importe qui lorsqu'on voit que policiers, surveillants pénitentiaires sont attaqués en plein jour et sans même que... Je reviens à cette image. Vous voyez, le Premier ministre et les deux autres ministres, Bruno Rotailleau et Gérald Darmanin sont là juste pour soutenir. On sait très bien qu'il n'y a plus de moyens. Et qu'est-ce qu'on a retenu de la journée d'hier ? Pardon.

En tant que journaliste, on a retenu de cette journée hier non pas qu'ils sont allés sur place mais que François Bayrou s'est exprimé sur l'affaire Bétarame. Ça en dit long. Sur le fond même de leur action et de leur pouvoir d'agir.

41:32
Philippe Ballard

Mais parce qu'il n'y a pas eu d'annonce comme le disait Philippe Ballard, Rachida Kahout.

41:35
Présentateur

Il y a une professionnalisation du crime en bande organisée. Vous voyez, un petit peu la violence. On traque, on identifie donc les gardiens de prison. On identifie les policiers qui viennent justement nous embêter dans nos trafics, dans les quartiers, dans les cités. Il y a vraiment une vraie professionnalisation du crime aujourd'hui avec aussi notamment les drones aussi qui circulent autour des prisons. Bien sûr, donc là aussi pareil, vous avez une identification des lieux, la façon dont on peut aborder les choses. Et aujourd'hui, on n'a plus peur.

Il y a aujourd'hui, je vous le dis, j'ai l'impression qu'on rentre dans un système de cartélisation, si on peut le dire, entre guillemets, de la France et surtout en fait de ce qui se passe sur notre territoire. Et quand je vois en fait nos ministres au micro et puis avec bien sûr cette incapacité à répondre à toutes ces problématiques parce que nous sommes dans une situation politique où tout est gelé, eh bien je dis au sursaut, je lance un appel au sursaut républicain pour rétablir l'ordre dans notre pays et puis sécuriser nos... Mais ça veut dire quoi le sursaut républicain ? Il faut faire quoi ? C'est quoi le sursaut républicain ?

Je pense qu'il faut dépasser tous ces clivages politiques parce que la situation est grave en France. Non, sérieusement. Oui, non mais c'est sérieux. Non, non, mais c'est sérieux parce que... On n'a pas de parlement, on n'a pas de majorité. Mais oui, c'est un toboggan.

42:53
Philippe Ballard

C'est un long toboggan qu'on descend depuis des années, des années, des années, des années. Effectivement, la France a besoin d'ordre et de discipline. Mais tout à l'heure, on parlait avant l'émission par exemple sur la loi sur le narcotrafic. Franchement, les députés et le Rassemblement national n'a pas été là. Le texte, il ne passait pas. Le bloc central, ils étaient complètement absents. Les LR aussi. On l'a rebaptisé, d'ailleurs. On l'appelle... C'est le groupe LRTT maintenant parce que comme ils sont ceux-là, on l'a rebaptisé. Et dans la vie impensante, ils étaient farouchement opposés. On avait l'impression qu'on discutait de voleurs d'oranges sur le marchand.

Enfin, non, on parlait de narcotrafic, juste pour information. Non, mais on est tous d'accord. Vous êtes tous d'accord. Sauf que quand il faut voter les propositions-lois que nous, on présente et qui sont du grand de faire voter, c'est pas voter. C'est parce que c'est vous qui les présentez. Je suis d'accord. Il faut un vaste sursaut, mais il faut que tout le monde marche dans la combine mais dans le bon sens du terrain.

43:46
Présentateur

C'est comme tout ce qui est proposé. On a eu la commission Le Serre en 2017, justement. Eh bien, qu'en est-il de cette commission, en fait ? Alors qu'on avait déjà pointé du doigt en 2017 toutes ces problématiques liées justement à la surpopulation carcérale. Le problème, c'est que ça s'est empiré depuis. 2017, c'était il y a 8 ans

44:03
Philippe Ballard

et ça s'est empiré depuis.