Bruno BERNARD : Président Les Ecologistes de la Métropole de Lyon et Président du Sytral
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:47OuverteRéponse directe
Êtes-vous l'élu vert le plus puissant de France ?
- 1:28OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir pris la présidence du Citral ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Sommes-nous dans un début de pré-campagne ?
- 2:52OuverteRéponse partielle
Le green bashing vous perturbe-t-il ?
- 3:26RelanceRéponse directe
Les manifestants disent que vous ne les écoutez pas. Réaction ?
- 4:44OuverteRéponse directe
Pourquoi une recherche d'économie de 15% dans le budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:58Locuteur 1Fait
« Non, ce n'est pas comme ça que je le dirais. »
- 1:04Locuteur 1Fait
« On a l'intérêt des habitants. »
- 1:10Locuteur 1Fait
« C'est très de mobilité pour les transports en commun. »
- 1:43Locuteur 1Fait
« Ces deux grosses institutions n'ont pas toujours très bien travaillé ensemble. »
- 2:24Locuteur 1Fait
« Moi, j'aimerais simplement qu'en termes d'arguments, on soit un peu plus sur ce qui concerne les habitants. »
- 3:40Locuteur 1Fait
« Nous l'avons porté dans notre programme, nous avons été élus pour ça, et nous le faisons aujourd'hui, quatre ans après. »
- 3:45Locuteur 1Fait
« Nous avons pris quatre ans pour étudier, pour concerter. »
- 5:10Locuteur 1Fait
« L'histoire des 15% est fausse. »
- 5:19Locuteur 1Chiffre
« Nous avons perdu, par exemple, avec la crise immobilière, entre 2022 et 2024, 170 millions d'euros environ sur les droits de mutation. »
- 5:27Locuteur 1Chiffre
« 170 millions d'euros, c'est énorme pour la collectivité. »
- 5:45Locuteur 1Fait
« Nos recettes, malheureusement, aujourd'hui, elles ne dépendent plus de nous. »
- 5:52Locuteur 1Fait
« C'est des allocations du RSA, pour le handicap, pour l'autonomie, qui augmentent, elles, automatiquement. »
- 6:55Locuteur 1Fait
« On a diminué en toute intelligence la subvention, ce qui n'aura aucun impact négatif sur le musée, mais ce qui permet, pour nous, d'avoir une petite marge de manœuvre supplémentaire. »
- 7:57Locuteur 1Fait
« D'ouvrir le champ des possibles. »
- 8:13Locuteur 1Fait
« On a naturellement des pistes, mais ça, ce sera le débat de rétention budgétaire. »
- 8:53Locuteur 1Fait
« C'est celles qui portent l'investissement pour l'amélioration de la qualité de vie des habitants. »
- 9:09Locuteur 1Fait
« Les propos qu'avait tenus le ministre Bono Le Maire étaient tout simplement inacceptables. »
- 10:07Locuteur 1Fait
« On a des transports en commun extraordinaires sur notre territoire, les meilleurs de très loin de France, en dehors de Paris. »
- 10:21Locuteur 1Fait
« On a une baisse de la délinquance sur notre réseau depuis plusieurs années. »
- 10:46Locuteur 1Chiffre
« On a constaté un tiers de moins d'arrêt de travail pour notre personnel. »
- 12:04Locuteur 1Fait
« Nous avons augmenté fortement nos budgets pour la sécurité. »
- 12:08Locuteur 1Chiffre
« Nous avons dépassé les 10 000 caméras piétons. »
- 14:45Locuteur 1Fait
« Notre vision elle n'est pas que sur les voies lyonnaises, elle est sur les mobilités en général. »
- 14:51Locuteur 1Chiffre
« Moins 10% de circulation automobile entre 2019 et 2023. »
- 16:11Locuteur 1Fait
« Quand on est arrivé en 2020, nous avions déjà le meilleur réseau de transport en commun et on l'améliore fortement depuis 2020. »
- 16:30Locuteur 1Fait
« Trois projets de tramway en cours : le T6, le T9 et le T10. »
- 17:25Locuteur 1Fait
« On a lancé un plan métro ambitieux des lignes A, C et D qui vont être rénovées. »
- 18:00Locuteur 1Chiffre
« Le projet Téol, c'est 800 millions d'euros. »
- 19:28Locuteur 1Fait
« La nécessité c'est de diminuer la pollution. »
- 21:38Locuteur 1Chiffre
« Le rapport UNICEF qui sortait au mois d'août révélé qu'une nuit il y avait eu plus de 2000 enfants qui avaient été refusés par le 115. »
- 22:16Locuteur 1Chiffre
« En 2019, on avait un budget de 800 000 euros, en 2024 c'est 11,3 millions d'euros. »
- 22:19Locuteur 1Chiffre
« On a multiplié par 15 notre action. »
- 23:35Locuteur 1Fait
« La crise de logement est la crise la plus importante en France. »
- 23:53Locuteur 1Fait
« On a supprimé l'impôt sur la fortune et la seule chose qui est taxée aujourd'hui c'est le logement. »
- 26:33Locuteur 1Chiffre
« Ce mois-ci, on doit aider 700 jeunes avec une aide de secours. »
- 27:03Locuteur 1Chiffre
« 90% de ces jeunes une fois accompagnés expliquent que leur situation s'est améliorée. »
- 27:49Locuteur 1Chiffre
« Cet hiver, on a planté 50 000 arbres. »
- 27:51Locuteur 1Chiffre
« C'est 10 à 15 fois plus que ce qui se faisait il y a quelques années. »
- 27:51Locuteur 1Chiffre
« c'est 10 à 15 fois plus que ce qui se faisait il y a quelques années »
- 28:09Locuteur 1Chiffre
« le changement de modalité de plantation, c'est 7 degrés d'écart »
- 28:19Locuteur 1Promesse
« on va offrir 2000 arbres aux habitants du Grand Lyon dans quelques jours »
- 36:16Locuteur 1Chiffre
« on parle de diminuer le fond vert de plus d'un milliard et demi d'euros »
- 37:15Locuteur 1Fait
« nous sommes un exécutif très pluriel écologiste, socialiste, insoumis, communiste »
Temps de parole
- Locuteur 165 %
- Présentateur33 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à toutes, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission, l'invité politique sur Lyon 1ère. Comme vous le voyez à l'image, une émission un peu exceptionnelle en partenariat avec Lyon Positif, donc vous pourrez à la fois nous écouter à la radio et nous regarder sur la chaîne. Et on est avec un invité exceptionnel dans votre bureau, M. le Président Bruno Bernard. Bonjour. Bonjour. Vous êtes le Président de la Métropole de Lyon.
On va, dans cette émission, vous savez, parler de plein de choses, de projets, de votre actualité, d'écologie, de transition, d'environnement, d'actualité politique, puisque vous êtes quelqu'un d'assez engagé sur ces questions et ces sujets. Et puis on va parler de l'actualité récente. Alors, en préparant cette émission, je regardais un certain nombre d'articles de mes confrères qui disaient, voilà, c'est l'élu vert le plus puissant de France, l'homme qui fait la pluie et le beau temps. Je me suis dit, mais est-ce que c'est vrai ? Est-ce que vous, vous le vivez comme ça dans votre fonction aujourd'hui ?
Non, ce n'est pas comme ça que je le dirais. Par contre, la Métropole de Lyon est un outil extraordinaire pour faire des politiques publiques. Nous, on a l'intérêt des habitants. On a une collectivité puissante qui a beaucoup de compétences, celle d'une agglomération, celle du département. C'est très de mobilité pour les transports en commun. Donc, on a la chance, ici, grâce à cette création qu'avait fait Gérard Collomb, d'avoir beaucoup plus de poids qu'ailleurs et donc d'aller plus vite dans nos politiques publiques.
Je crois que c'est à peu près 9701 gens, presque 4 milliards de budget. Comme vous l'avez rappelé, vous êtes aussi président du Citral, ce qui est une première, je crois. Pourquoi est-ce que vous avez souhaité, d'ailleurs, avoir aussi cette présidence du Citral ? Est-ce que ça veut dire que la mobilité, pour vous, c'est un enjeu prioritaire ?
Alors, la loi qui a été faite avec le nouveau Citral, puisqu'il a été élargi à tout le nouveau Rhône, prévoit que le président de la métropole de Lyon soit président de Citral Mobilité. Donc, la loi le prévoit. Et pour moi, c'est important parce que ces deux grosses institutions n'ont pas toujours très bien travaillé ensemble. Donc, c'était essentiel que je puisse présider ces deux institutions pour avoir plus d'efficacité pour le développement des transports en commun.
Alors, je disais qu'on va parler de plein de choses, de politique nationale, etc., et d'actualité. Alors, il y a eu une actualité récente hier, c'était il y a quelques jours, sur le conseil de la métropole. C'est toujours un moment un peu fort. Un conseil un petit peu agité, à la fois à l'extérieur, parce qu'il y a eu un collectif de manifestants, des questions de votre opposition. Est-ce que vous sentez que, quelque part, on est un peu dans un début de pré-campagne ? Ou pas encore tout à fait ?
C'est possible pour l'opposition, mais c'est un peu normal. Voilà, moi, j'aimerais simplement qu'en termes d'arguments, on soit un peu plus sur ce qui concerne les habitants, et moins dans la caricature, parce qu'on peut avoir des différences. Elles sont normales, elles sont légitimes, mais il faut qu'elles soient expliquées et qu'elles soient posées auprès des habitants pour qu'ils puissent choisir entre des trajectoires claires. Et donc, des fois, on est un peu trop, je trouve, dans l'opposition systématique et caricaturale. Mais c'est le jeu des oppositions, et c'est tout à fait respectable.
Mais ça ne vous perturbe pas plus que ça, parce que c'est vrai qu'on a l'impression que vous avez été, quand je dis vous, c'est aussi, y compris la mairie de Lyon, et la nouvelle gouvernance écologiste, un petit peu en permanence, avec une sorte de green bashing, où on vous accusait de plein de choses, d'incompétence, de décroissance, etc. Et je disais que le Conseil avait été un peu agité, il y avait un collectif de manifestants. Voilà, c'est le but de ces associations de pouvoir manifester. Moi, ce qui m'intéresse, c'est que souvent, ils disent, voilà, ces gens-là, que ce soit des commerçants, des gens de Boulin-Pierre-Bénit sur les voies lyonnaises, etc.
Oui, le Président ne nous écoute pas, ne nous reçoit pas, la concertation, ce n'est pas vrai. Pourtant, c'est en partie votre méthode. Comment vous réagissez avec ça ?
C'est un très bel exemple, la question de Presqu'Île et l'opposition qui existe. Vous savez, l'apaisement de Presqu'Île, il était porté par mes prédécesseurs, et par David Kimmelfeld, et par Gérard Collant, qui avaient commencé des expérimentations. Nous l'avons porté dans notre programme, nous avons été élus pour ça, et nous le faisons aujourd'hui, quatre ans après. Donc, nous avons pris quatre ans pour étudier, pour concerter. Et donc, c'est un projet qui est attendu par la population, et qui est fortement soutenu. Et oui, il y a des inquiétudes légitimes sur les ayants droit en Presqu'Île, sur la question de la logistique, sur la question économique des commerces.
Toutes ces questions sont légitimes, et on les travaille, et on améliore point par point avec la discussion. Il reste une partie d'opposition, qui est souvent infiltrée par les élus républicains, qui, elle, est dans une opposition plus caricaturale, qui va expliquer qu'on veut piétonniser totalement la Presqu'Île, ce qui n'a jamais été le projet, qui va expliquer qu'on veut fermer totalement la Presqu'Île aux voitures, ce qui n'est pas non plus le projet. Et donc, c'est plus difficile, quand vous avez des positions aussi caricaturales, qui ne cherchent pas à améliorer un projet, mais à s'opposer en étant minoritaires, finalement, au sein de l'opinion publique.
Donc, ça fait partie, là aussi, du jeu. On explique et on avance.
Dans les discussions qui ont eu lieu, et puisque vous évoquiez au commencement les pouvoirs importants de la métropole, il y a eu des discussions aussi sur le budget. On est dans la préparation du budget, avec ce qu'on appelle les lettres de cadrage, que vous avez fait passer à un certain nombre de services et aux élus. Et en gros, j'essaie de simplifier, parce que c'est complexe, il y a eu une demande de recherche d'économie autour de 15%. Mais les gens, d'abord, s'inquiètent, et se disent, pourquoi 15% ? Et puis, ils ne comprennent pas forcément ce sur quoi on va devoir faire des économies. Est-ce que vous avez besoin de faire attention ?
Est-ce que les finances sont un peu plus en difficulté au sein de la métropole aujourd'hui ?
Alors, l'histoire des 15% est fausse, je pourrais y revenir. Mais oui, naturellement, nous sommes en difficulté, comme tous les départements de France. Nous avons perdu, par exemple, avec la crise immobilière, entre 2022 et 2024, 170 millions d'euros environ sur les droits de mutation. 170 millions d'euros, c'est énorme pour la collectivité. La TVA est moins dynamique que prévu. Et nos recettes, malheureusement, aujourd'hui, elles ne dépendent plus de nous. Elles ont été, tout ce qui dépendait de nous, finalement, a été enlevé, comme la CVAE, par exemple, qui a été remplacée, qui était une cotisation payée par l'entreprise, par la TVA.
Donc, nous avons des recettes qui sont peu dynamiques, voire nulles, qui n'augmentent pas, et des dépenses, notamment sociales. C'est des allocations du RSA, pour le handicap, pour l'autonomie, qui augmentent, elles, automatiquement. Donc, nous sommes, naturellement, dans une difficulté, que j'espère, passagère, parce que nous sommes à un territoire très résilient, donc je ne doute pas que ça va repartir. Mais oui, nous avons besoin d'optimiser les quelques recettes qu'on peut optimiser, et puis, de faire attention aux dépenses, et sur celles, sur celles, sur lesquelles on a la main,
décider de réduire. Oui, parce que c'est important, peut-être, de réexpliquer que cette métropole de Lyon, c'est un objet institutionnel un peu unique. Il n'y en a qu'une comme ça en France. C'est à la fois une métropole, un département. C'est le seul où, d'ailleurs, les élus sont élus au suffrage universel. Vous dites, en gros, ce que j'entends, c'est que c'est dans vos compétences liées, donc, à l'aide sociale, à l'aide d'urgence, qu'il y a des vraies difficultés, plus que sur les compétences directement liées à la métropole, entre guillemets.
Tout à fait. En France, les blocs communaux se portent correctement en termes financiers. Ce sont les départements qui sont en très grosse difficulté par leurs compétences et leur manque de recettes. Et nous, comme on est entre les deux, notre situation n'est pas catastrophique comme d'autres départements, mais elle est quand même difficile. Donc, on est entre les deux.
Et puis, au travail, pour optimiser au mieux, c'est le choix qu'on a fait, par exemple, avec le musée des confiances, en plein accord avec lui, qui a énormément de trésorerie, qui a notamment été faite pendant le Covid, puisqu'il avait moins dépensé, et donc, on a diminué en toute intelligence la subvention, ce qui n'aura aucun impact négatif sur le musée, mais ce qui permet, pour nous, d'avoir une petite marge de manœuvre supplémentaire.
Et d'ailleurs, ça, c'est un bon exemple de quelque chose qui est parfois un peu présenté caricaturellement. C'est-à-dire, quand on le voit, on dit, on a baissé d'un million la subvention, mais en vrai, il y a des échanges, il y a des travaux, il y a des contreparties. Enfin, c'est aussi ça, la difficulté parfois du rôle d'un politique, c'est de pouvoir bien expliquer la vérité des choses ?
Oui, en tout cas, bien expliquer avec le musée ce qui est l'essentiel, bien comprise, et je le redis, ce musée qui est magnifique, naturellement, on va continuer à accueillir énormément de personnes et nous sommes très heureux de la qualité de notre musée.
Alors, vous disiez à un moment, quand je parlais de ces fameux 15%, vous me dites, c'est faux, ce n'est pas exactement ça. Quelles ont été les consignes que vous avez donc demandé peut-être au service ou à vos élus ?
D'ouvrir le champ des possibles. On a ajouté beaucoup de politiques publiques, comme le revenu de solidarité jeune, par exemple. Dans tous les domaines, on a rajouté des politiques publiques qui étaient utiles. On ne s'est peut-être pas assez interrogés sur celles qui étaient peut-être moins utiles, qui étaient là depuis longtemps et sur lesquelles il fallait peut-être assumer d'en faire moins. Donc, c'est ça qu'on est en train de regarder sur les marges de bonheur qu'on a, de voir ce qu'on peut diminuer. Donc, on a naturellement des pistes, mais ça, ce sera le débat de rétention budgétaire où là aussi, j'espère que nos oppositions feront des propositions.
Parce qu'on ne peut pas simplement, dès qu'on dépense moins, nous le reprocher, tout en nous disant qu'on dépense trop. Et donc, on va travailler naturellement, on présentera un budget sincère et équilibré en début d'année.
Oui, ce qui est aussi d'ailleurs un des débats, ce qu'on entend souvent, et les collectivités, je suppose que vous vous associez à ce mouvement, parce que le gouvernement a souvent tendance à présenter les collectivités comme étant très dépensaires, or, ce sont les seuls qui présentent des budgets à l'équilibre. Oui,
et puis surtout, c'est celles qui portent l'investissement pour l'amélioration de la qualité de vie des habitants. C'est celles qui portent l'économie, in fine. Des collectivités qui arrêteraient d'investir, ça serait une chute rapide du bâtiment, de beaucoup de milieux économiques. Donc, nous, on porte ça, et les propos qu'avait tenus le ministre Bono Le Maire étaient tout simplement inacceptables. Et d'ailleurs, le premier ministre, Michel Barnier, a contredit ces propos en remplant que les collectivités locales n'étaient pas responsables de la dette de la France. On reparlera de tout ça
et de la politique nationale un peu plus tard. Toujours sur cette actualité, ça nous fera le lien avec notre première thématique tout à l'heure des mobilités. Vous êtes donc président du Citral aussi. Je sais que vous vous êtes exprimé récemment parce qu'il y avait une expérimentation qui fonctionnait bien. Moi, je suis un fervent utilisateur des transports publics dont je le vois bien. En fait, les personnels de TCL avaient des caméras piétons, ce qui permettait de faire de la prévention, de bien discuter et d'éviter des agressions. Je crois que ça avait d'ailleurs des conséquences fortes sur la baisse du nombre d'arrêts de travail, etc. C'est une expérimentation. Ça va s'arrêter.
Ça s'est arrêté au 1er octobre et c'est une des conséquences un peu étranges de la dissolution. C'est-à-dire qu'il n'y a pas eu de reconduction. Qu'est-ce que vous en pensez et qu'est-ce que vous allez faire pour que ça revienne ?
On a des transports en commun extraordinaires sur notre territoire, les meilleurs de très loin de France, en dehors de Paris. Et un des enjeux, c'est de continuer à améliorer chaque semaine la sécurité. Sur notre transport, on ne peut pas avoir un réseau efficace, il ne l'est pas sûr. On a une baisse de la délinquance sur notre réseau depuis plusieurs années. Chaque année, c'est une très bonne chose. Et on met énormément de moyens, que ce soit des moyens humains, des moyens financiers. Et puis on travaille en partenariat avec les services de police, de gendarmerie.
Donc on est très efficace et on a besoin de ces caméras piétons puisqu'on a 250 agents de contrôle et de sécurité qui, lorsqu'ils interviennent, ces caméras piétons vont nous permettre de faire baisser les tensions. On a constaté un tiers de moins d'arrêt de travail pour notre personnel. Donc on a besoin que le Premier ministre règle ce problème au plus vite. On a besoin de ces caméras piétons.
J'espère que le ministre de l'Intérieur vous répondra. On va parler de tous ces sujets de mobilité, mais aussi d'environnement, de la politique sociale de la métropole dans une deuxième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission L'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère et exceptionnellement en partenariat avec Lyon Positif avec vous Bruno Bernard. Je rappelle que vous êtes le président de la métropole de Lyon et du Citral. On parlait justement de ces questions et on était sur les caméras piétons et puis vous parliez notamment de l'effet que ça a en termes de sécurité.
Alors c'est intéressant parce que ce n'est pas forcément quelque chose que je voulais aborder mais j'ai l'impression que entre guillemets peut-être la gauche a changé un peu de manière de discuter de ces sujets. Est-ce que pour vous c'est un sujet comme les autres ? C'est plus tabou et vous avez des choses
à dire aussi ? Vous savez moi je suis élu pour toute la gauche et ce qui a pu se passer avant.
En tout cas ce que je constate sur l'agglomération c'est que tous les maires qu'ils soient de droite ou de gauche qu'ils aient été élus en 2014 et en 2020 ont tous mis plus de moyens sur la sécurité avec notamment une volonté d'avoir plus de policiers municipaux et donc c'est important et donc pour moi c'est un sujet qui est évidemment qui doit être consensuel et en tout cas à Citral Mobilité où j'assume la présidence nous avons augmenté fortement nos budgets pour la sécurité nous avons dépassé les 10 000 caméras piétons et donc nous continuons avoir des initiatives c'est par exemple des marches exploratoires avec des femmes pour trouver des solutions pour sécuriser les voyageurs et donc ça ne peut être qu'une priorité du quotidien la sécurité dans les transports en commun comme partout dans nos villes.
On parle de caméras piétons ça nous amène du coup à la vidéosurveillance ou la vidéosprotection je crois avoir le souvenir qu'au démarrage notamment dans les échanges que j'ai avec le maire de Lyon il n'était pas forcément pour c'est en train de changer est-ce que vous vous êtes plutôt favorable à faire en sorte qu'il y ait de la vidéosprotection et je crois même d'ailleurs que vous étiez un peu agacé notamment par rapport au commerce que peut-être la région vous n'est pas équipée comme vous le vouliez ces espaces ?
Alors nous on vient de voter au sein de la métropole des subventions pour les communes pour des dispositifs de vidéosurveillance à 9 communes donc oui elle ne fait pas tout loin de là je pense que la présence humaine est beaucoup plus efficace et que les caméras ont un rôle s'il y a quelqu'un pour les regarder donc il ne faut pas simplement regarder un nombre de caméras mais bien voir si elles fonctionnent ce qui n'est pas toujours le cas et si quelqu'un les utilise donc c'est un outil parmi d'autres et donc il n'y a pas de tabou à utiliser cet outil là et ce que j'ai reproché à la région c'est qu'il y a dispositif de la région pour aider les commerces à faire de la rénovation thermique ou encore à sécuriser leur commerce et nous avons aussi ce dispositif sur la métropole de Lyon pour tous nos commerçants et la région a exclu sur des dispositifs les villes de Lyon et Villeurbanne donc nos commerçants de la Presqu'Île par exemple nous les aidons nous mais la région ne les aide pas alors que ceux d'Oulin de Bron vont être aidés par les deux donc je trouve ça inéquitable et surtout inefficace Peut-être que le nouveau président sera plus à l'écoute le nouveau président de la région Je l'espère je vais lui demander une rencontre donc ça fait partie
des très nombreux sujets que vous aborderez avec lui Alors on va travailler sur trois thématiques qui me semblaient intéressantes de développer avec vous évidemment les mobilités les politiques sociales puis la question je vais dire la plus large de l'écologie et des transitions parce que c'est intéressant de savoir ce que c'est qu'une métropole plus écologique et qui est en transition sur les mobilités d'abord peut-être on l'évoquait sur le site RAS sur le développement des transports publics un des sujets qui est un peu un sujet de crispation c'est les voies lyonnaises ces fameuses voies lyonnaises qui ont vocation à s'étendre à l'horizon 2030 il y a aujourd'hui beaucoup de travaux un peu partout des concertations qui sont un peu agitées il y aura un nombre de kilomètres qui sera ce qu'il aime et qui n'est pas totalement fini pourquoi c'est important ces voies lyonnaises et pourquoi vous vous attachez à ça et qu'est-ce que ça veut dire de votre vision de la ville aujourd'hui et de ses transports en fait
alors notre vision elle n'est pas que sur les voies lyonnaises elle est sur les mobilités en général une volonté de diminuer la place de la voiture et elle diminue moins 10% de circulation automobile entre 2019 et 2023 et de données alternatives donc c'est avant tout le développement des transports en commun 2 milliards et demi d'euros d'investissement mais aussi un plan vélo et piéton ambitieux avec notamment les voies lyonnaises et donc ces voies lyonnaises elles permettent de sécuriser les parcours des vélos de les différencier des flux automobiles et des flux piétons c'est aussi une façon de sécuriser les piétons puisque quand il y a des voies lyonnaises les vélos ils sont là où ils doivent être sur les voies lyonnaises en sécurité ils ne gênent pas les piétons et ne sont pas gênés par le flux automobile donc c'est un nouveau réseau de mobilité sur l'échelle de la métropole qui est important et on voit que la pratique du vélo explose j'étais encore ce matin sur le cours Lafayette et c'est impressionnant le nombre de vélos arrêté au feu on arrive à 15-20 vélos arrêté au feu d'un carrefour ce qui montre que tout ça fonctionne très bien alors c'est vrai que c'est important
les vélos maintenant les gens vous diront parfois on ne peut pas toujours aller en vélo quelque part et du coup il faut à la fois une alternative de transport public et donc qu'est-ce que vous avez mis en place c'est que là vous allez bientôt inaugurer un certain nombre de lignes de tramway mais il y avait eu une discussion assez forte notamment sur le métro où le fait que c'était abandonné au bénéfice du tramway de l'ouest lyonnais qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous disent bah oui c'est bien mais on n'a pas mis en face ou peut-être suffisamment vite les alternatives de transport public pour ça
alors d'abord je vous le redis quand on est arrivé en 2020 nous avions déjà le meilleur réseau de transport en commun et on l'améliore fortement depuis 2020 deux stations de métro ouvertes sur le métro B à Oulain métro B qui a été Oulain s'agit de la Val qui a été automatisé qui prend beaucoup plus de monde qui est plus rapide qui est climatisé de très grande qualité on a actuellement trois projets de tramway en cours le T6 le T9 et le T10 au mandat précédent il n'y en avait qu'un seul et ces tramways aujourd'hui ils arrivent en périphérie dans les quartiers populaires au MADU 3 à Vendlin à Villeur-Vingt-Saint-Jean à Saint-Front donc on est en train d'équiper notre première couronne de mode lourd il y a aussi une ligne de bus à haut niveau de service entre Pardieu et 7 chemins donc on n'a jamais autant investi sur les transports en commun et on investit on prévoit déjà les mandats futurs puisque le transport en commun c'est du temps long avec le projet vous l'avez dit de tramway express de l'Ouest Lyonnais qui est un métro-tram qui va aller de confluence à l'Ailly et qui va permettre enfin d'avoir une première ligne forte de l'Ouest Lyonnais et on continue à fiabiliser aussi notre réseau c'est important ce sont les corridors bus pour améliorer par exemple la fiabilité des temps de bus leur régularité et de gagner du temps ce que nous avons fait par exemple dans le Val-de-Saône avec le corridor bus pour les bus 40 ou 70 et enfin on a lancé un plan métro ambitieux des lignes A, C et D qui vont être rénovées c'est plus d'un milliard 3 dans les 10 ans qui viennent pour augmenter la fréquence pour augmenter la capacité et augmenter le confort
des voyageurs alors ça se fait pas forcément toujours dans la joie il y a beaucoup d'élus qui sont un peu perturbés par tous ces nouveaux équipements notamment dans l'Ouest Lyonnais je me souviens qu'en 2020 votre projet je crois que c'était de rééquilibrer les territoires qu'est-ce que vous répondez justement à ces élus de l'Ouest Lyonnais qui disent il n'y en a plus que pour l'Est on a oublié l'Ouest il y a un règlement de compte politique derrière tout ça ça vous passe
c'est la première fois qu'il y a une ligne forte de transport en commun à l'Ouest le projet Téol c'est 800 millions d'euros c'est le plus gros projet de Citral et de très loin depuis le métro D dans les années 90 donc c'est un effort qui est conséquent et c'est bien normal et il y a un autre enjeu sur l'Ouest qui est bien équipé en voie ferrée c'est de développer le train et c'est enfin que la région mette des moyens sur le train pour améliorer mais ce que je souhaite dire parce que je comprends dans cette métropole en travaux c'est-à-dire les voyonnaises mais il y a trois tramways il y a des réseaux de chaleur on est au milieu du guet quoi on est quand même en travaux et donc je comprends les difficultés pour se déplacer que ce soit en voiture mais aussi parfois en bus, en vélo ou à pied qu'il faut être un peu patient mais ce qu'on est en train de faire c'est vraiment une amélioration une accélération de ce qui avait été fait quand même depuis la fin des années 90 avec le retour du tramway à Lyon donc cet rééquilibrage il est nécessaire aussi bien qu'une fois qu'il est fait tout le monde en est content il y a un autre sujet
évidemment sur les transports et les mobilités qui préoccupent pas mal la population c'est cette fameuse ZFE qui va arriver dans une nouvelle phase je crois au 1er janvier 2025 je vous le disais chez nos confrères un certain nombre d'études qui sont sorties etc ça concerne je crois presque 135 000 véhicules il y a une notion qui est toujours persistante d'une forme de discrimination c'est-à-dire qu'on se dit les gens qui sont loin qui n'ont pas les moyens de changer leur voiture ils ne vont plus pouvoir rentrer dans la métropole qu'est-ce que vous répondez à ce type d'argument et pourquoi vous pensez que la ZFE c'est une nécessité aujourd'hui alors c'est l'état évidemment c'est une loi
voilà mais je pense que la nécessité c'est de diminuer la pollution et elle diminue on a présenté les résultats avec la préfète de région il y a quelques jours on voit que la pollution diminue que ce soit le dioxyde d'acéote que ce soit les particules fines et diminue plus vite qu'avant donc ça c'est l'objectif et donc ça c'est lié à toutes les politiques dont on vient de parler notamment de mobilité mais aussi d'isolation des logements de développement du réseau de chaleur du changement des foyers ouverts au bois qui polluaient donc on a des politiques de fond la ZFE c'est un outil imposé par la loi et c'est la loi qui impose à Lyon et à Paris au 1er janvier 25 d'attertir les critères 3 donc on est dans ce cadre là et donc notre rôle nous c'est ce qu'on vient d'expliciter avant c'est de donner des moyens, des alternatives on n'en a pas parlé mais au travail aussi sur le covoiturage on a une ligne entre Lyon et Bourgouin qui fonctionne très bien avec nos territoires voisins on est en train d'en créer beaucoup d'autres et donc après il y a naturellement d'autres accompagnements à avoir sur l'achat des véhicules moi je souhaite que le gouvernement prenne conscience qu'à partir de Mont-Rouet-Lyon et Villeurban on demande plus aux habitants pour les propriétaires de critères 3 il y ait des aides nationales qui soient ciblées prioritairement à nos habitants ça serait la logique puisque d'autres villes sont sorties de l'obligation de l'interdiction des critères 3 donc je sais que le budget de l'État n'est pas immense mais dans ces budgets d'aide aux véhicules nos territoires doivent être priorisés
alors on va rentrer sur une autre thématique qui est on a commencé à l'évoquer mais les questions je vais dire de la politique sociale qui sont presque un peu je vais dire méconnues mais qui sont connues peut-être pas pour des bonnes raisons puisqu'il y a eu cette fameuse alors je ne sais pas si c'est une polémique une vérité en tout cas vous avez été interpellé là-dessus sur la question des hébergements d'urgence notamment puisque ça fait partie de vos compétences où on vous a vous allez me réexpliquer l'histoire mais accusé d'avoir réduit les possibilités d'accueil et donc de laisser des familles dans la rue etc je suppose que ce genre de manière ou d'approfie de présentation d'abord ça voueuret et je suppose que ce n'est pas exactement ce qui s'est passé
d'abord rappeler l'hébergement d'urgence non ce n'était pas la compétence de la métropole de Lyon c'est celle de l'état et donc il n'est pas possible que dans un pays riche comme la France il y ait des enfants à la rue le rapport UNICEF qui sortait au mois d'août révélé qu'une nuit il y avait eu plus de 2000 enfants qui avaient été refusés par le 115 et donc on sait que le nombre d'enfants à la rue est beaucoup plus important que ça et donc il faut agir par une politique nationale création de places rapidement mais surtout politique de fond qui est la création de logements sociaux qui est la régularisation des papiers de papiers pour des personnes qui pourraient travailler et qui aujourd'hui n'ont pas le droit et du coup qu'on pousse à la rue c'est des politiques de fond la métropole comme tous les départements elle a une compétence subjective pour intervenir uniquement sur les femmes isolées seules c'est-à-dire sans compagnons avec des enfants de moins de 3 ans et nous le faisons fortement en 2019 on avait un budget de 800 000 euros en 2024 c'est 11,3 millions d'euros donc on a multiplié par 15 notre action et le problème que l'on a c'est qu'on est les seuls à le faire c'est-à-dire que nos départements voisins n'assument pas cette compétence nous sommes les seuls à assumer cette compétence et nous disons simplement que vu nos difficultés financières on va continuer cette politique on va continuer à ouvrir des sites de qualité essayer d'arrêter les chambres d'hôtel qui sont un accueil peu digne cher inefficace pour continuer à ouvrir des sites mais qu'on ne peut pas continuer sur le même rythme et prendre non seulement notre part mais prendre pour tous nos voisins donc on a intégré des critères donc on va naturellement continuer à accueillir assumer notre compétence on ne le fera pas pour les autres
d'accord donc vous demandez que tout le monde prenne sa part parce que ça fait partie aussi des responsabilités des uns et des autres tout à fait sur cette question d'ailleurs du logement de logement ça nous amène à une question qui s'appelle peut-être plus globalement du logement en général on sait que alors il y a plein d'éléments qui font que ça a été difficile vous étiez au début de votre mandat engagé je crois avec votre vice-président Renaud Per à construire autour de 6 000 logements sociaux par an on est peut-être à la moitié comment vous expliquez que vous n'ayez pas pu réussir et qu'est-ce que vous mettez en place pour faire en sorte que ça change
je pense que la crise de logement est la crise la plus importante en France et donc il faut la gérer par des mesures nationales on a quand même affaibli les bailleurs sociaux en termes de trésorerie depuis 2017 on a aussi pénalisé l'investissement des citoyens sur le logement avec la création de l'IFI finalement on a supprimé l'impôt sur la fortune et la seule chose qui est taxée aujourd'hui c'est le logement ou la fin du dispositif Pinel donc on a besoin d'une mobilisation générale pour le logement et donc nous on est dans ce contexte-là de toutes les grosses agglomérations avec des difficultés de foncier des difficultés des investisseurs des bailleurs sociaux mais on fait tout ce qu'on peut pour sortir logement par logement donc chaque permis de construire qui est bloqué on discute avec les promoteurs on va voir les maires chaque dispositif que l'on peut créer on le fait notre plan de sauvetage d'urgence du logement qu'on a présenté en fin dernière a permis à plus de 5000 logements de sortir d'être sauvés ou accompagnés grâce à l'intervention de nos bailleurs sociaux on fait de la surélévation on essaye tout ce qu'on peut et on va continuer mais aujourd'hui si le gouvernement Barnier et je pense que ça doit être sa priorité numéro un numéro un devant l'écologie presque oui c'est une c'est aussi un problème écologique et social il faut absolument pourquoi parce que c'est la crise sociale on a aujourd'hui des habitants qui ne peuvent pas se loger des entreprises qui ne peuvent pas recruter parce que leur salaire ne peuvent pas se loger des étudiants qui ne peuvent pas étudier parce qu'ils ne peuvent pas se loger et qu'en plus c'est une aberration économique au père de la TVA des recettes fiscales au père de l'argent pour les collectivités je vous l'ai dit on fait chuter le bâtiment les notaires la promotion immobilière donc c'est une priorité absolue pour ce gouvernement de régler et d'améliorer la question du logement
donc vous prenez tout d'autre part mais vous demandez que l'on vous soutienne on vous aide et que ce soit même comme un nouveau changement de paradigme parce que c'est devenu une priorité
tout à fait et nous on continuera à innover on l'a fait avec des investisseurs aussi sur beaucoup de dispositifs et toutes les bonnes idées pour améliorer la question du logement ici dans notre territoire
nous les prenons et bien on parlera de tout ça et de quelques innovations d'ailleurs dans ce domaine et puis de ce que c'est qu'une métropole verte et de l'écologie et des transitions dans une troisième et dernière partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec vous Bruno Bernard toujours dans votre bureau ici à la métropole et en partenariat avec Lyon Positif donc on pourra aussi vous regarder en même temps qu'on vous entend on était en train de parler de ce qui est souvent un sujet un peu méconnu la politique sociale de la métropole sur lequel il y a quelques innovations moi j'en ai une et je me souviens parce que j'avais interviewé la vice-présidente qui était en charge de chambre mais qui me semblait intéressante sur laquelle j'aimerais avoir votre regard c'était la création du fameux revenu jeune que vous aviez mis en place c'était un peu décrié à l'époque un an après est-ce que vous pouvez nous dire comment ça a fonctionné ou pas est-ce que ça a apporté à ces jeunes justement qu'on a besoin d'aider au quotidien
alors ça doit faire même presque trois ans maintenant qu'on a mis en place
je ne vois pas le temps passer alors
et c'est un dispositif qui est efficace qui fonctionne actuellement ce mois-ci on doit aider 700 jeunes avec une aide de secours à des jeunes en difficulté puisque vous savez que le RSA n'est pas accessible au moins de 25 ans et on a une aberration qui fait que des jeunes en difficulté sont moins accompagnés et donc cette aide qu'ils peuvent obtenir très facilement va leur permettre de sortir de la difficulté on va les accompagner on va lever des freins psychologiques de santé parfois de logement on va éviter que des jeunes tombent à la rue et donc le fait de s'en occuper plus tôt on est tout simplement plus efficace et 90% de ces jeunes une fois accompagnés expliquent que leur situation s'est améliorée donc c'est une politique volontariste unique en France dont on peut être fier et je pense que si elle était généralisée en France on gagnerait en efficacité publique et même en coût parce que s'occuper des problèmes plus vite c'est aussi les régler plus vite et avec des coûts moindres
je suppose à la fin tout à fait alors une des questions qu'on peut se poser c'était notre point de départ c'est qu'est-ce que c'est qu'aujourd'hui et comment ça se traduit une écologie au quotidien parce que je sais que vous êtes un fervent de cette écologie au quotidien est concrète c'est quoi une métropole plus verte et qui est rentrée dans une nouvelle conception de l'écologie ça se traduit
comment concrètement ?
ça se voit alors on a parlé beaucoup de transports en commun mais il y a toute la question de la végétalisation cet hiver on a planté 50 000 arbres c'est 10 à 15 fois plus que ce qui se faisait il y a quelques années non seulement on plante plus mais on plante mieux par exemple dans les rues on va planter des arbres plus resserrés on va avoir des strates en bas intermédiaires et hautes comme par exemple sur la rue Garibalti à Lyon et on voit qu'en période de canicule le changement de modalité de plantation c'est 7 degrés d'écart donc c'est assez énorme et puis on aide aussi les copropriétés privées à planter sur leur espace aux finances on va offrir 2000 arbres aux habitants du Grand Lyon dans quelques jours donc c'est important on le voit dans l'espace public cette végétalisation c'est aussi une politique qui est très soutenue par nos habitants par exemple mais c'est aussi la question de l'eau c'est retrouver un cycle naturel de l'eau et donc aujourd'hui on fait en sorte que l'eau aille à la nappe phréatique et plus dans nos égouts où elle était jusqu'à présent elle est filtrée au filtre de l'eau propre ce qui n'a pas beaucoup de sens
c'est aussi pour ça d'ailleurs que vous aviez souhaité que l'eau redevienne je veux dire un bien commun en remettant l'eau en régie par exemple
alors ça faisait partie du dispositif de mieux gérer la question de l'eau mais la question de l'eau en dehors du mode de gestion la régie publique est un plus notamment parce qu'elle permet que 4 citoyens soient au conseil d'administration et donc gèrent l'eau avec des politiques donc c'est une question importante mais toutes ces politiques on peut parler des déchets on a dépassé des 10 000 tonnes de compost avec nos bornes à déchets qui sont déployées et qui sont en cours on vient de créer une collecte aussi gratuite du gros électroménager à domicile chacun peut appeler pour qu'on vienne récupérer gratuitement plutôt que d'aller à la déchetterie donc ce qui est intéressant c'est que c'est d'initiatives très concrètes
du quotidien c'est un ensemble de petites choses on a l'impression ou de grandes choses mais parce que parfois on entend peut-être même d'ailleurs le maire de Lyon est dans une approche parfois un peu différente sur ce décalage entre des grands récits de comment on rend la ville désirable et durable etc vous êtes un peu moins dans cette logique c'est plus du concret parce que le compost par exemple c'est vrai que comme ça ça peut avoir l'air un peu anecdotique mais ça a des vraies conséquences écologiques en vrai
évident avant on mettait ces déchets à l'assinérateur ça partait en fumée là ça retournait à la terre pour nos agriculteurs parce que là sur l'agriculture aussi on a une politique donc on vient d'ouvrir un espace test par exemple à Mont-en-Vlin et donc c'est bien un ensemble de choses mais la métropole a un avantage c'est que c'est la collectivité du quotidien nous on gère les choses du quotidien que ça soit les mobilités que ça soit l'eau que ça soit les déchets que ça soit l'assainissement que ça soit l'action sociale donc c'est nous qui avons l'influence la plus forte sur la vie de nos citoyens et donc c'est notre rôle d'améliorer ce quotidien en tenant compte naturellement des enjeux environnementaux des enjeux économiques on n'en a pas parlé mais l'attractivité du territoire est importante on a besoin de continuer naturellement à accueillir à accueillir mieux nos entreprises mais à faire aussi des choix pour que le monde économique aille dans la bonne direction c'est celui du respect de l'environnement et de l'emploi
oui ça veut dire que c'est pas forcément incompatible puisque ça avait été un des grands débats quand vous êtes arrivé de cette nouvelle gouvernance on disait que vous n'aviez pas forcément de questions très précises sur les volets économiques alors pourtant vous êtes vous-même chef d'entreprise c'est un monde que vous connaissez un petit peu et puis on a dit ben voilà ça va être de la décroissance on va perdre notre activité c'est pas du tout ça ce que vous avez fait
ce qu'on a perdu c'est en nombre de chômeurs puisque nous avions 100 000 chômeurs avec le pic du Covid quand on est arrivé en catégorie il n'y en a plus que 65 000 ce que nous avons eu c'est un nombre encore d'emplois dans l'industrie c'est une priorité des emplois industriels on a dépassé les 80 000 emplois et donc c'est des installations aussi importantes qui ont été faites sur le territoire Symbio l'année passée à Saint-Fond sur l'hydrogène c'est des investissements de l'ordre de 500 millions d'euros on a inauguré il y a quelques semaines une unité de Sanofi à Neuville-sur-Saône et puis il y a encore un très beau projet de Bonne Guerre et Guenheim à Jeunage donc on voit que les choses se portent bien on est toujours aussi attractifs par contre que notre rôle nous c'est d'essayer de passer d'une attractivité qui était un peu subie une attractivité choisie on prend les entreprises on facilite des implantations d'entreprises qui ont plus de lien avec le territoire qui vont être meilleures dans le cadre de l'emploi local ou du respect de l'environnement
cette attractivité du quotidien c'est aussi dans la vision que vous avez peut-être de l'urbanisme c'est-à-dire qu'il y a aussi quelque chose que vous avez développé qu'on appelle l'urbanisme de transition qu'est-ce que c'est exactement c'est permettre que dans le temps long de l'urbanisme on fasse quand même d'autres choses des espaces qui seraient un peu vierges ou en friche
voilà on a souvent des terrains des projets qui prennent beaucoup d'années et donc on se retrouve avec des terrains qui étaient inoccupés qu'il fallait être gardiennés et qui n'avaient pas d'utilité ils pouvaient même être squattés parfois et donc créer d'autres problèmes de misusage et donc notre choix c'est de les utiliser pour faire de l'urbanisme transitoire soit économie soit culturel soit social c'est par exemple des tiny house qui ont été mis en place à Lyon à Villeurbanne à Houlin qui permet d'accueillir des femmes isolées avec leurs enfants de moins de 3 ans qui sinon seraient à l'hôtel dans de très mauvaises conditions là elles peuvent cuisiner il y a un espace nuit pour l'enfant elles sont accompagnées socialement beaucoup mieux donc ça permet naturellement un meilleur accompagnement mais c'est aussi au niveau culturel ce qu'on a fait aux grandes locaux aux technicentes de la mulatière où on a un projet pérenne à terme mais actuellement on utilise temporairement des bâtiments qui n'ont pas vocation à rester tels quels pour accueillir par exemple les biennales leurs contemporains qui ont démarré qui sont magnifiques que je vous conseille d'aller voir et puis on fait aussi la même chose pour l'économie par exemple au 22D à Ville-Orban de la Soie où là on a le grand plateau où des dizaines d'acteurs du vélo d'entreprises du vélo sont installés pour créer des filières locales alors quand on parle
d'écologie vous l'avez évoqué on parle aussi des ressources et je voulais juste faire un petit focus sur un sujet dont on commence à parler beaucoup qui sont les PFAS ces fameux polluants éternels la métropole est évidemment concernée au premier chef parce que c'est sur son territoire je crois savoir que vous avez porté plainte au nom de la métropole est-ce que vous pouvez nous dire comment vous vous essayez de vous emparer de ce sujet qui concerne tout le monde
c'est un sujet très compliqué donc il ne faut pas être simpliste ou caricatural on a eu des pollutions par des industriels essentiellement essentiellement Diking et Arkema peut-être qu'il y a eu d'autres sources de pollution et nous on a obtenu la justice qu'il y ait une expertise qui soit menée pour établir justement la responsabilité le niveau de responsabilité de ces entreprises pour ensuite pouvoir obtenir réparation sur le principe polluants payeurs mais avant ça on cherche à travailler avec les entreprises pour accélérer leur transition et pour qu'elles cessent d'utiliser des produits qui sont nocifs pour leur santé donc là on a besoin de changements législatifs on a besoin aussi d'autres modèles économiques parce qu'on ne peut pas expliquer à nos industriels qu'il faudrait qu'ils soient irréprochables s'ils continuent d'apporter de l'autre bout du monde des produits qui ne respectent ni ni les normes sociales ni les normes environnementales donc c'est un équipe qu'ils font trouver où on veut réaffirmer la vocation industrielle de la vallée de la chimie de notre territoire nous sommes naturellement disposés à avoir ces entreprises nous pouvons même en être fiers mais il faut diminuer les risques qu'ils soient transparents et avoir des modèles beaucoup plus vertueux
on va parler un petit peu de politique puisque vous l'avez évoqué tout à l'heure il y a eu il y a quelques jours le discours de politique générale du Premier ministre Michel Barnier vous allez me dire ce que vous en pensez ma première question elle est d'abord est-ce que vous trouvez légitime que ce soit Michel Barnier qui soit Premier ministre ?
Evidemment que non on a eu des élections donc quand il y a des élections c'est pour en tenir compte là finalement on avait avant les élections un gouvernement de macronistes soutenu par la droite on a maintenant un gouvernement de droite soutenu par les macronistes donc simplement il n'a plus de majorité absolue donc il dépend du Rassemblement National donc tout ça pour ça il valait mieux ne pas dissoudre faire la même chose le président de la République était légitime à le faire avant la dissolution là les messages des électeurs étaient très clairs au premier tour des législatives on en a marre des politiques d'Emmanuel Macron il a été nettement battu et au deuxième tour on ne veut pas du Rassemblement National avec la victoire du Front Républicain donc ne pas respecter le vote des Français qui a pourtant été massif puisqu'il y a une forte participation c'est dangereux et en plus je ne cache pas que je suis en désaccord avec les politiques qui vont être menées on n'a pas encore forcément tout compris puisqu'un gouvernement a été nommé sans conscience qu'il allait faire et le discours du Premier ministre n'a pas été très précis sur ce qu'il allait faire dans les jours qui viennent notamment vous le disiez sur le logement vous vous attendiez plus mais j'attends plus sur le logement je vous l'ai dit qui est pour moi la première priorité je suis très inquiet aussi des budgets de transition écologique puisqu'on parle de diminuer le fond vert de plus d'un milliard et demi d'euros c'est ce qui permet notamment en collectivité locale de faire de la rénovation thermique de leurs bâtiments il parle de diminuer les budgets de l'ADEME l'ADEME par exemple finance nos réseaux de chaleur alors c'est peu connu le réseau de chaleur mais ça permet de supprimer des chauffages collectifs d'immeubles d'entreprises qui étaient au fioul qui étaient au gaz qui étaient polluants pour les remplacer par un chauffage urbain qui est vertu en termes d'écologie qui est surtout moins cher pour les habitants comme pour les entreprises
alors vous parliez du nouveau front populaire je sais que vous êtes ce que les gens ne savent pas forcément un expert de la carte électorale et enfin connaisseur de ces sujets vous dites souvent qu'ici à la métropole vous avez fait un peu comme un démonstrateur de la capacité à gouverner ensemble est-ce que c'est toujours le cas et qu'est-ce que vous pensez que la gauche globalement peut et doit continuer à travailler ensemble pour pouvoir gagner
à la métropole de Lyon nous sommes un exécutif très pluriel écologiste socialiste insoumis communiste et ça fonctionne très bien on voit bien d'excellentes relations entre nous peu de désaccords une capacité à travailler ensemble dans l'intérêt des habitants donc ce qui fonctionne localement pourrait fonctionner naturellement nationalement mais encore faudrait-il qu'il y ait un premier ministre de gauche alors on n'a pas encore un niveau électoral suffisant peut-être pour l'avoir seul et gouverner seul mais en tout cas ça va dans le bon sens les élections législatives ont renforcé la gauche et les écologistes en France et surtout sur la métropole de Lyon donc j'espère que la prochaine étape enfin les français seront écoutés et nous serons au pouvoir en France parce que la prochaine étape
c'est les échéances qui approchent vous parlez du résultat des élections à la fois européennes législatives etc ça a quand même un petit peu changé j'ai les rapports au sein de la gauche entre les écologistes les socialistes les insoumis peut-être que les écologistes sont un peu moins présents à certains endroits on voit que les insoumis ont pris beaucoup de place dans certaines villes que ce soit vont, vlin, etc c'est un peu plus compliqué tout ça ne vous inquiète pas plus que ça et vous vous ouvrez en bonne intelligence pour construire je suppose une prochaine majorité je suppose que vous avez envie de retravailler en 2026 et de vous représenter la prochaine fois
écoutez ça c'est un peu tôt pour le dire mais en tout cas ce qui est clair c'est que je pense que cette majorité qui a des résultats dans l'intérieur des habitants doit se poursuivre sur notre territoire et en tout cas moi je ferai le nécessaire pour que ça soit le cas et je suis plutôt rassuré qu'il y a le progrès sur les élections et que ceux qui sont aujourd'hui au gouvernement ont perdu 5 députés sur notre département là où le nouveau Front Populaire en a gagné 3 de plus
alors on viendra vous voir du coup quand ce sera le moment de votre candidature on va se quitter avec une tradition qui est un livre de chevet je suppose que vous avez beaucoup de choses à lire de rapports plus ou moins professionnels est-ce que vous avez choisi un livre qui vous permet un petit peu de vous échapper ou de vous évader
écoutez un des derniers livres que j'ai lu c'est la promesse d'Alna Vergeon qui parle de François Mitterrand et je conseille pour ceux qui veulent mieux connaître ou surtout mieux comprendre la personnalité complexe de l'ancien président de la république de le lire et un petit morceau de musique pour ceux qui étaient en musique
parce que c'est là aussi la tradition vous pouvez écouter Léo Ferré ils ont voté et puis après et bien voilà on l'écoutera merci beaucoup de nous avoir reçu dans votre bureau monsieur le président la semaine prochaine on accueillera la nouvelle maire du 3ème arrondissement Marion Sessec merci à très bientôt au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.
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