Bridgestone, 5G, betteraves... Les ayatollahs de la concurrence - Le Bulletin de Ruffin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00François RuffinFait
« on a supprimé les quotas sur le lait au niveau européen ça veut dire que chaque pays avait un volume maximum de production on a dit c'est fini faut que ça soit déréguler le marché »
- 5:00François RuffinChiffre
« une chute de 50% du prix du sucre t'imagines pourquoi parce que trop de production baisse des prix »
- 7:00François RuffinChiffre
« 25% des baisses d'impôts là vont aller au 281 plus grosses entreprises »
- 9:00François RuffinFait
« il faut permettre aux entreprises d'être compétitive comment on va faire pour que nos entreprises soient compétitives on va leur donner du pognon »
- 11:00François RuffinFait
« le pire ce sont les accords de libre échange parce que ça détruit la planète »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
normalement devait faire le bdr mon bulletin dans ma cuisine comme d'hab et puis hier soir je me suis réveillé puis je me suis aller faut y aller on va aller chez bridgestone à béthune c'est à une heure de chez moi on va aller y faire un tour c'est toujours différent quand on voit les salariés même sur le plan théorique de la macroéconomie quant à vue goodyear partir en pologne quant à vue continental partir en roumanie quant à vue après tout le reste l'électroménager les chips les canapés les climatiseurs bon quand tu avais tous partir à l'autre bout de l'europe ou à l'autre bout du monde a compris le principe macroéconomique mais mettre des visages est un récit là tu vois un salarié là qui témoignent sur facebook et c'est un syndicaliste qui est ça qui visait à être viré par vidéoconférence et puis on te propose d'appeler en soutien par téléphone où est passé le facteur humain c'est comme s'ils la avec ce licenciement donc par zoom on passait au plan social partant de qu'ovide bon les salariés qui raconte comment il en voit d'autres qui commencent à chialer sur les lignes de production mais ils veulent quand même se montrer bien que c'est des gens bien que ce bar que ce sont pas des violents donc il faut contenir tout ça pour pas correspondre à la caricature tuera et donc on se contient on se contient fonds se contient puis un jour peut-être que ça pète parce qu'on se dit ben voilà il faut qu'ils aient un repreneur si les bridgestone ils sont montrés comme étant des méchants salariés mails repreneur et va pas vouloir venir c'est à dire que même dans quand tu viens de subir une humiliation et ben tu continues à te plier pour être pris bon voilà donc on est on est dans ce moment-là bon jour et faire des parallèles qui va paraître étrange comme ça au premier abord mais pour moi je vais dire bridgestone la 5g les néonicotinoïdes et le plan de relance même combat c'est la même chose il ya un facteur commun que je voudrais qu'on regarde ensemble c'est la concurrence est ce que on veut maintenir la concurrence lumière est ce qu'on veut en sortir et je pense que ces quatre trucs là bridgestone la 5g les néonicotinoïdes ou le plan de relance ont tous trait à cette grande question sur la concurrence bridgestone sévit dans la concurrence là c'est quoi c'est une délocalisation qui est même pas masqué il ya eu dix fois plus d'investissements à l'autre bout de l'europe en pologne qui en a eu sur le site de béthune les bénéfices qui exista sur ce site là ils sont envoyés à la division à bruxelles pour être réinjectés ailleurs et bruxelles ce qu'est ce qu'elle fait non seulement on en élargissant l'europe là au début des années 2000 au pays de l'est ce alors qu'il y avait un régime salarial social qui était pas du tout proche du nôtre ils ont instauré une occurrence complètement déloyale mais en plus ils z avec le fonds de développement des régions yz hauteur de 24 millions d'euros pour bridgestone a créé l' usine de poznan donc là il ya quelque chose qui est d'une inégalité évidente mais évidemment aussi avec l'autre bout du monde puisque à la fois les pneus chinois nous dit-on sont passés de 6 à 25 % du marché et surtout on vient encore de signer là un accord de libre échange avec le vietnam avec la corée du sud qui comprend entre autres les pneumatiques et les salariés nous disent voilà l'an dernier on nous a fait cadeau de bons pour aller acheter des pneus les pneus qu'on est allé acheter en magasin c'était du made in vietnam donc ça s'approche on voit très bien comment la concurrence se maintenir dans la concurrence être en compétitivité avec l'autre bout de l'europe ou l'autre bout du monde pèse sur le dossier de rishon est au coeur je voulais passer un deuxième truc on va dire ça rien à voir bah si les néonicotinoïdes tu sais la betterave ah j'oubliais mon t-shirt qui peuvent finir mon t-shirt paul je vous montrer mon t-shirt de colérique ce parce qu'on avait fait une manif c'était début 2016 juste après le sentiment des goodyear d'ailleurs donc tu vois c'est encore lié et on avait là notre mascotte si on avait une mascotte dans lequel on rentrait tu sais comme chez disney il ya mickey et tout ça là c'était sylvain qui avait fait la mascotte de colérique ce tu la vois là ou pas coller x c'était notre betteraves en colère parce que là la betterave et le le symbole quelque part de la picardie et moi j'ai un certain attachement à la betterave tu fais pas se souvient du t-shirt des fatals picards c'est picardia independenza et on voit une betterave qui porte le bandeau corse de pour l'indépendance mais la betterave qui est née industriellement au début du 19e siècle au moment où il y avait un blocus anglais qui nous permettait pas d'importer du sucre de canne de guadeloupe martinique des colonies et tout ça est donc à ce moment là où d'amérique et on avait trouvé comme substitut la betterave la betterave à sucre dont on savait qu'elle existait mais elle n'était pas du tout développés et là sur napoléon il ya un développement industriel de la betterave a su alors là il ya le désir des planteurs de betteraves de pouvoir à nouveau utiliser les néonicotinoïdes pour venir à bout du puceron qui selon les exploitations en dommage car à 50% les rendements de betteraves donc si un problème en effet moi je voudrais qu'on se souvienne de trucs et toujours sur la concurrence tu vois jusqu'à il ya trois ans jusqu'en 2017 il y avait des quotas sur les betteraves tout comme il ya eu des quotas sur le lait on a supprimé les quotas sur le lait au niveau européen ça veut dire que chaque pays avait un volume maximum de production on a dit c'est fini faut que ça soit déréguler le marché soit dérégulé c'est une concurrence et tout ça on a dérégulé les quotas sur le lait ça a fait plonger le prix du lait et les éleveurs longue payer très très durement et pourtant malgré cet échec qu'est ce que font les ayatollahs de la concurrence à bruxelles ils disent voilà on va faire pareil avec la betterave et au va supprimer les quotas sur la betterave qu'est ce qui s'est passé une chute de 50% du prix du sucre t'imagines pourquoi parce que trop de production baisse des prix on ya une baise je crois de 16% de la part des surfaces agricoles consacrées à la betterave bon des ayatollahs de la concurrence telles que quand on a eu par exemple le projet de loi et sur les états généraux de l'alimentation on voulait que les cantines localement elle puisse s'approvisionner de produits faits par des paysans des agriculteurs du coin est ce que nous a été repliés par les maquereaux nice tu sais que non on peut pas faire ça parce qu'il faut que les inégalités entre le point petits producteurs du coin et le producteur espagnol le procureur portugais le producteur polonais parce que sinon on va se faire taper sur les doigts par le truc de la concurrence à bruxelles tu vois un peu le délire dans lequel on a donc là on a un premier truc de concurrence sur la betterave qui est que la fin des quotas va peser au moins aux soucis lourdement que les pucerons mettez un deuxième truc c'est le dumping environnemental qu'est-ce qui se passe il se passe que tu as huit pays en europe peut-être 9,6 ont déjà accepté de supprimer de déroger de donner des dérogations pour les néonicotinoïdes tu as la pologne tâche de croix l'ukraine tu dois voir l'estonie tu as la belgique c'est sûr qu'un grand nombre de pays comme ça qu'ils ont déjà accepté ça et donc du coup là la question c'est est ce qu'on accepte cette concurrence ce dumping par le bas ou est-ce qu'on en sort toujours si on accepte cette concurrence va en effet on réintroduit les néonicotinoïdes ou alors on macron à quel moment il allait peser à bruxelles pour dire il faut un retour des quotas sur les betteraves et on ne doit pas il doit pas y avoir l'autorisation de dérogation sinon bah évidemment ça va être un dumping généralisé sur le plan du payement aux agriculteurs et sur le plan environnemental bon nous deuxième dossier qui était sur la concurrence aussi là les néonicotinoïdes puisqu'on nous demande de nous aligner par le bas pour rester compétitif troisième dossier la 5g pour moi c'est la même chose c'est à dire que on peut pas rationnellement regarder quels sont les avantages et les inconvénients de la 5g sur le plan sanitaire sur le plan environnemental il ya encore des études là qui sont sortis qui démontre que c'est très mauvais pour les insectes dont on avait déjà perdu 80% des insectes donc on va à la fois les néonicotinoïdes et la 5g vont continuer à cinq a sabré ce qui peut se passer sur les ainsi chaque secte dont mais il peut pas y avoir de discussion rationnelle autour de ça parce que toute façon il ya l'impératif de compétitivité en vérité c'est le seul truc qui nous est posée par le gouvernement c'est de dire la corée du sud le fait la chine le fait les états unis le faux l'allemagne le fait tout le monde le fait donc on ne peut pas ne pas le faire si on veut rester dans la course si on veut être compétitif et thierry breton qui nous dit qu'il faut ne nous faut déjà faire la cij et si on veut être compétitif il nous faut la cij et se préparer à ça c'est une course on est dans une course sur le bridgestone sur les néonicotinoïdes et là sur la 5 journée dans une course maintenant moi je pense que cette course est une course au néant et qu'avant de sauter dans le vide peut-être que s'arrêter réfléchir mais tu va réfléchir c'est pas compétitif se demander dans quelle direction on va aller c'est pas compétitif se demander quelle production de pneumatiques on a besoin en france est ce qu'il nous en faut moins est-ce qu'il faut partager le temps de travailler là dessus c'est pas compétitifs donc si on reste dans cette course là bas en effet il faut baisser les salaires il faut accepter je raconterai encore un truc après sur bridgestone je peux peut-être que tu rentres introduire avant la wii qui nous à ce qu'ils nous ont raconté sur l'accord de performance et de compétitivité c'est vraiment formidable et nous on dit quoi on leur dit de signer un accord qui donne 14 jours gratuits à la multinationale tu vas et u10 d'accord mais qu'est-ce qu'on a contre comme contrepartie est ce que en contrepartie vous garantissez l'emploi non est ce que en contrepartie vous nous garantissez de l'investissement non est-ce qu'en contrepartie vous nous garantissait une base de salaire des dirigeants non est-ce que entre contrepartie vous nous garantit situera pas de dividendes pour les actionnaires non il ya aucune contrepartie on leur dit signets et si vous signez pas ben vous êtes des mauvais salariés qui mettaient en péril l'entreprise bla bla bla bla bla bla bla bla bla et là je dirais que la jonction à la compétitivité continue parce que ce qu'est ce que c'est c'est de dire là on en est à se dire ah bah on va donner à les 10 millions 50 millions 100 millions 200 millions à bridgetown pour qu'ils investissent sur le site qui fasse repartir le site mais moi je dis le moindre euro donné à une multinationale qui l'année dernière a fait 3 milliards de bénéfices trois milliards d'euros de bénéfice et il faudra encore leur donner de l'argent pour faire des génuflexions et pour qu'ils daignent venir ici non voilà qu'on a instauré un régime qui est un régime féodal avec ces seigneurs et auprès de qui faudrait consentir tous déroulé le tapis rouge leur offrir des baisses de salaire leur offre tu vois tout pour que ces maîtres du pneumatique reste ici où viennent s'installer ici et donc dernier point le plan de relance c'est la même logique quelle est la logique du plan de relance c'est de dire bah il faut permettre aux entreprises d'être compétitive comment on va faire pour que nos entreprises soient compétitives on va leur donner du pognon et donc 25% des baisses d'impôts là vont aller au 281 plus grosses entreprises c'est du délire total tu vas donc ça veut dire des milliards à nouveau et on espère alors on l'a déjà fait le québec le crédit impôt compétitivité emploi ça n'a pas marché on l'a fait avec la fin de l'impôt de solidarité sur la fortune ça va pas marcher on l'a fait depuis 30 ans avec la baisse de l'impôt sur les bénéfices puisqu'il était à 50% pour toutes les entreprises au milieu des années 80 et là il va passer à 25% il en vérité de 12 pour cent pour les multinationales et de 9% pour les entreprises car même quand on fait ses génuflexions là ça ne marche pas je dire on est là en train de prier le ciel pour que ils viennent nous donner de l'emploi pour qu'ils veulent bien nous payer des petits impôts et tout ça ça va plus il faut sortir de cette logique de compétitivité et donc voilà c'est pour ça qu'il faut des protections c'est à dire que c'est quoi une protection c'est quoi des barrières douanières c'est quoi des quotas d'importation c'est quoi des taxes aux frontières ou des taxe kilométrique c'est une manière d'atténuer ce poison la concurrence un peu de concurrence peut être un stimulant dans l'économie beaucoup de concurrence devient un poison et là il est évident que c'est devenu quelque chose de complètement nocifs pas seulement pour l'économie française mais pour la société française et pour en fait l'écologie mondiale quand nicolas hulot dit en quittant le gouvernement toute façon le pire ce sont les accords de libre échange parce que ça détruit la planète et c'est pas en installant trois éoliennes qu'on va s'en sortir il a tout dit évidemment à les produire là comme le veulent prévoir les accords mercosur de la viande au brésil au mexique et et compagnie pour la porter ici c'est contraire à tout l'écho logik bon voilà je crois que c'est un choix de société que nous avons repéré d'ombré shon est l'un des symboles est ce que on continue à rester dans cette course à la concurrence dans cette course à la compétitivité et à ce moment là eh bien on continue en effet à faire des génuflexions et à verser des oboles à nos seigneurs et maîtres pour qu'il daigne rester près de chez nous ou alors est ce qu'on se dit on veut sortir de cette concurrence au i il faut sortir de cette folie de la mondialisation tu vois faut quand même se rappeler que c'est emmanuel macron au printemps quand on avait plus de masques quand on n'avait plus de quoi produire des sur blues quand on avait plus de gel hydroalcoolique quand on avait plus de médicaments c'est emmanuel macron qui appeler ça une folie cette mondialisation cette souveraineté perdue si c'est une folie il faut en sortir mais en vérité pendant un instant de lucidité comme ça dans le coeur de la crise il a prononcé ce mot d'abord ce mot est faux je le dire ce mot est faux parce que c'est très rationnel ça s'est fait de manière extrêmement rationnelle il ya eu des vainqueurs rationnelle si on construit le monde rationnel dans lequel nous sommes c'est à dire que cette mondialisation à le permet quand même tous les jours aux multinationales d'aller à la fois chercher les plus plus bas coût du travail ailleurs et peser ici dans une forme de chantage pour qu'on baisse les salaires pour converse les normes sociales et tous à toutes les petites conquête qu'ils obtiennent sur les accords de compétitivité à tout ça est dû à ce chantage qui est mis en oeuvre donc ce n'est pas irrationnel ce n'est pas une folie c'est extrêmement rationnelle chat combien de minutes 1 15 donc du coup comme je suis seulement à 15 minutes je reviens historiquement sur le nez tout début le premier secteur qui a été touché c'était le textile donc là ça concerne le masque que tu as à la main les sur blues et tout ça le textile en 1975 dans la somme on est au sommet la production textile le sommet jamais on a produit autant les cathédrales si l'on construit sur le textile le velours et ainsi de suite dans notre coin mai 1975 c'est le sommet des volumes de production 85 c'est terminé pourquoi parce qu'entre temps la signer les accords multifibres typhon que massivement la le textile par dans les pays du maghreb par à madagascar part maintenant en inde ou en chine mais ça n'est pas étaient irrationnels c'était extrêmement rationnelle d'abord pour retrouver de la marge bénéficiaire du côté des entreprises et aussi même simplement pour retrouver du pouvoir c'est à dire que l'industrie textile fiable à cette époque-là hyper forte les ouvriers ils font mai 68 et ils font des luttes après mai 68 qui fait qu'ils conquièrent des droits il conquiert des meilleurs salaires ils vont avoir plus de protection ils gagnent des journées de formation des choses comme ça et donc il ya une perte de pouvoir du côté des dirigeants et pour retrouver ce pouvoir ils font appel au libre échange le libre échange la mise en concurrence des travailleurs du val de nièvre avec les travailleurs du maroc ou de madama gascard est une arme massive contre les salariés et donc voilà donc c'est pas du tout irrationnelle c'est complètement rationnelle et on est là un choix de société il faut leur poser ça doit être il va y avoir des élections à venir ça doit être là la ligne de partage tu acceptes ça ou si tu refuses ça tu refuses sas et la sortie des accords de l omc c'est en effet ça va être une bataille bâtard de carnassiers contre bruxelles parce que bruxelles c'est des ayatollahs la concurrence ils se sont construits là dessus donc voilà c'est au coeur si on si on on eu d'autres gros pas avec ça eh ben tu dois dire oui au plan social chez bridgestone tu dois dire oui à la 5g tu veux dire oui au retour des néonicotinoïdes tu dois dire oui à donner des milliards dans le plan de relance tout est lié là dedans bon je termine là dessus le sentiment là on vous trompez vous étiez avec moi dans le bureau du comité d'entreprise mais ce que malgré le choc de l'annoncé de moeurs un sentiment de peur chez les salariés quand même c'est dingue à la fois ici ou chez auchan on t'annonce d'un côté 1400 suppressions de postes chez auchan et ça bouge pas plus que ça la honte ni l' usine va fermer et pour l'instant ça ne bouge pas parce qu'ils se disent bon voila si on veut un repreneur il faut pas trop bouger tout ça si on comprend pas qui aujourd'hui c'est la peur la peur qui domine les coeurs on rate l'époque l'époque est une et marqué par la peur combien de d'entretien g avec des gens dans mon coin là pendant le début du tour que je viens d'achever qui disent à la fois leur colère de ce qu'ils vivent dans leur entreprise et la peur de type passait dehors je suis allé voir la semaine dernière une pièce de théâtre qui s'appelle une vie de gérard en occident donc c'est dans un petit théâtre à paris vous dirais qu est ce qu il a le temps d'aller dans des théâtres ou de lire des livres a lâché en train de lire un bouquin sur roosevelt ou même d'aller au cinéma bon je pense que c'est essentiel à mon activité je pense que mon activité si je vais juste me confronter au réel comme ça et si chez bridgestone et si j'ai pas quelque chose d'autre à apporter je ne remplit plus mon rôle qui est aussi un rôle de respiration et d'espérance bon dans une vie de géra en occident il ya donc qu'est-ce que l'on ait fait le texte c'est en fait une collection d'entretien et y référant aux sables d'olonne en vendée les gens racontent un peu leur existence et le gars a écrit une pièce à partir de ça avec du coup un seul personnage mais il ya une scène qui m'a marqué un peu comme chez bridgestone mais dans une plus petite entreprise il ya plans sociaux après plans sociaux et un moment gérard et se dit bon ça peut plus durer comme ça on va aller voir le rédacteur en chef du journal du coin pour qu'il fasse un article sur nous et y dénonce ça alors il va voir le rédacteur en chef qui est le chef de local si oui bon d'accord on faire ça mais je vous préviens il va falloir une photo alors là tous les gars disent non au nom une photo non on ne peut pas se montrer dans le journal comme ça c'est pas possible donc ils commencent à renoncer article est finalement gérard et les entraînent il met une banderole se met derrière physique mais on va se cacher derrière la banderole pour pas qu'on voit notre tête et tout ça finalement il se montra moitié ou de dos tu vois un truc un peu bizarre comme ça et il ya le chef qui passe à ce moment là alors les gars ça va et ils voient que c'est gérard qui est dans qui est qui a lancé la photo gérard estimé qu'est ce qui va m'arriver je vais être le prochain sur la liste et je pense que cette petite anecdote de de se dire voilà je veux pas me faire prendre en photo y compris quand il ya un gros truc qui me tombe sur la tête et symbolique du moment qu'on vit mais voilà donc on a travaillé à opérer tiens un travail de conviction macroéconomiques de dire qu'on peut diriger l'économie ça ne s'agit pas de tout nationaliser mais de dire voilà c'est là dedans dans ce type d'industrie qu'on doit investir on doit donner la priorité aux aliments vêtements médicaments il faut pas signer le mercosur il faut pas signé l'accord avec la corée du sud et instituts et on peut avoir ce rôle là mais au-delà de ça on a une autre fonction c'est comment on lève la chape de plomb de peur qui pèsent sur les coeurs tu vois c'est une fonction spirituel de d'encourager les gens à prendre la parole à oser c'est l'une des fiertés de monde et plus tour la semaine dernière c'est que comme ça au petit bonheur la chance je croise deux auxiliaires de vie sociale et je leur dis bon mais est ce que voulait prendre la parole à ma réunion publique tout à l'heure à saint maurice à 18 et les deux auxiliaires de vie de ses deux assistantes maternelles pardon elles prennent la parole comme ça devant tout le monde pour raconter leur ordinaire comment elles ont peur de perdre des contrats avec les parents tous à commencer une angoisse pour elle de savoir s'il y aura encore des enfants pour elle à la rentrée et le lendemain à l'étoile je croise une assist et une auxiliaire de vie je vous dis est ce que tu veux prendre la parole et elle prend la parole devant tout le monde à nouveau dans petit bistrot à l'étoile se ce sont des petites victoires pour moi que ces moments où ou de la même manière sur un parking de médiacité un compagnon d'enfants en situation de handicap aux pionniers de vie sociale assistantes maternelles accepte de prendre la parole soit devant un petit public soit devant des médias et on sait que ça donne une force aux gens quand ils se sont mis à faire ça voilà on doit doit redonner confiance et conscience aux gens dans la force qu'ils ont parce que ils ont une force énorme le jour où ils décident ne plus faire le nombre d'assistantes maternelles d'auxiliaire de vie sociale ou de producteurs de pneus ici ici on cuit ce sont les métiers indispensables voilà bon allez on va reprendre la bagnole parce que moi j'ai mes gamins récupérer à la sortie de l'école et donc je veux pas être opportun voilà et conduire ma fille à la musique on avait coupé la caméra et puis pour les minimes et je sais pas si tu as vu mail à l'arrêt c'est l'arrêt lincoln tu vois là donc abraham lincoln qui était président des états unis d'amérique au moment de la guerre de sécession qui était pour qu'il y ait pas de cession pour que le sud puissent pas créer un pays à part alors je voudrais lier ça à notre dossier puisque dans la guerre de sécession il ya à la fois une lutte sur l' esclavage 1 le sud qui étaient favorables esclavage et le nord qui voulait en finir avec l'esclavagé mais il ya autre chose aussi qui était peut-être aussi important c'est une lutte sur les droits de douane puisque le sud était pour le libre échange et le nord était pour le protectionnisme pourquoi parce que le sud il produisait des matières premières du coton et tout ça à bas coûts grâce aux esclaves et il était compétitif au niveau mondial et et voulait envoyer leur production de coton tranquillement en europe où elles seraient transformés et le nord lui était industrialiste et pour que l'industrie n'ait ces états unis il fallait un temps de protection interne de protectionnisme un temps de fortes barrières douanières c'est ce qu'on appelle le protectionnisme infantile 10e protectionnistes de naissance de l'industrie et donc lincoln était un grand partisan du relèvement des taxes douanières de manière à permettre à l'industrie américaine de se structurer et c'est toujours la même histoire parce qu'on pouvait raconter l'histoire de l'angleterre aussi comme ça ou de l'allemagne les pays qui se sont développés ont toujours été à un moment des pays qui ont eu une très forte politique protectionniste et une fois que nous aurons eu si l'on compte toujours construit une grande industrie compétitive ils ont dit aux autres non non il faut que vous fassiez sans protectionnisme c'est toujours comme ça il ya un économiste d'origine sud-coréenne s'appelle ajout de chambre qui est quelqu'un que je respecte beaucoup et qui explique que s'est il dit en l'air l'échelle quelque part c'est à dire que les pays il se développe avec du protectionnisme c'est leur échelle il monte en haut et qu'une fois qu'ils sont ils veulent faire basculer l'échelle et empêcher les autres pays d'utiliser le protectionnisme pour se construire ou dans le cas de la france pour se reconstruire vous reconstruire une souveraineté industrielle bon voilà
François Ruffin