Nicolas Dupont-Aignan face à Jean-Jacques Bourdin (5 octobre 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
Vous aviez fait un rapport parlementaire avec Alain Bocquet sur les paradis fiscaux. Quels progrès ont été faits ?
- 2:11OuverteRéponse partielle
Les dirigeants politiques français sont-ils concernés par les fraudes révélées ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Les lanceurs d'alerte sont-ils suffisamment protégés en France ?
- 6:08OuverteRéponse directe
Expliquez-nous le scandale des cartes vitales.
- 8:50FerméeÉludée
Combien y a-t-il de fausses cartes vitales en France ?
- 9:49OuverteRéponse directe
Êtes-vous contre toute réforme des retraites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41PrésentateurFait
« On avait fait des propositions pour lutter contre les paradis fiscaux. »
- 1:15PrésentateurFait
« les grands dirigeants, les grandes vedettes, avaient gardé un système d'opacité, notamment aux États-Unis, dans certains États américains. »
- 2:23PrésentateurFait
« l'OCDE est en train de faire un vrai travail pour harmoniser les taux d'impôt. »
- 7:24PrésentateurChiffre
« 50 milliards de fraude pure, 50 milliards de recettes qu'on pourrait retrouver. »
- 12:15PrésentateurFait
« Je suis ferme sur l'immigration, sur la sécurité. »
- 15:23PrésentateurFait
« Je suis le seul candidat en 2017 qui a eu un projet pour l'Afrique. »
- 17:55Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron veut investir sur le nucléaire en développant les petits réacteurs modulables. Il a raison. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Nicolas Dupont-Aignan18 %
- ?9 %
≈ 50,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Avec un autre élu, Alain Bocquet, sur la fraude fiscale. Le travail de nos confrères d'investigation, Consortium international de journalistes d'investigation, plus de 600 journalistes, 11 300 milliards d'euros de dollars, je ne
sais
plus si... Enfin bon, peu importe, la somme est tellement colossale de fraude au fisc, dans le monde entier, évidemment, dans le monde entier. Mais que faire ? Que faire contre cette fraude fiscale mondiale ?
Alors,
j'avais fait un rapport parlementaire avec Alain Bocquet, député communiste. On s'était très bien entendu,
de bord
très différent. Et on avait fait des propositions pour lutter contre les paradis fiscaux. J'avais écrit un livre, Les voleurs de la République. Alors, des progrès ont été faits, il
faut
être honnête. Mais ce qui est très intéressant, et c'est l'intérêt de ce scandale, c'est que des progrès ont été faits, je dirais, pour les fraudeurs moyens.
Oui.
Suppression, transparence des comptes, notamment en Suisse, notamment etc. Ce qui est bien. Mais en revanche, on s'est aperçu, et c'est l'ampleur de ce scandale, c'est que les dirigeants,
les
grands dirigeants, les grandes vedettes, avaient gardé un système d'opacité,
notamment
aux États-Unis, dans certains États américains, ce qu'on avait dit dans notre livre, pour, avec des sociétés écrans, qui dissimulent des fortunes considérables,
qui
sont les fortunes de la corruption, de la corruption mondiale.
De la corruption mondiale. C'est ça l'enjeu. Alors, la liste des fraudeurs est incroyable. Et j'espère qu'on aura la liste des 600 françaises,
ou
sur 300
françaises.
Des
chefs d'État,
des chefs de gouvernement.
Annucinant.
Je ne sais pas, moi, la chanteuse Shakiri, Tony Blair, enfin bon, etc. Ça
veut dire que ceux qui
dirigent, ce
qui est
insupportable pour moi,
et
ce que j'avais déjà dénoncé à l'époque, c'est que ceux qui donnent des leçons en permanence d'économie,
de
souffrance, aux habitants du monde,
il
faut faire des efforts, vous n'êtes pas raisonnable, c'est pas bien, s'exonèrent de tout.
Et
c'est ça qui est insupportable.
Le roc de
l'Ordanie, le président du Kenya, le président de l'Équateur.
Alors, on peut lutter contre des choses. Il y
a
eu des progrès sur les comptes. Il y
a
l'affaire des sociétés, vous savez, l'OCDE est en train de faire un vrai travail pour harmoniser les taux d'impôt. Il y a quand même heureusement des progrès. Simplement, la vraie question, ce sont les sociétés-écrans et les trusts anglo-saxons. C'est un système, en fait, de dissimulation des propriétaires des comptes. Et le problème, c'est que les Américains ont été très doués pour faire supprimer les comptes dans les paradis fiscaux des autres continents, mais ils ont laissé les leurs. Ils ont laissé les
leurs.
Et nous, entre nous, on a aussi laissé Chypre, on pourrait beaucoup dire des choses sur Luxembourg, sur les Pays-Bas, sur l'Irlande, en matière de société.
En
matière
de société. Alors attention, ce n'est pas de même nature. Pas un titre individuel.
Non,
ce n'est pas tout à fait pas.
Il ne
faut
pas non plus que les Français croient... Je connais vraiment bien le sujet depuis 15 ans maintenant.
Oui, je sais. C'est
pour
ça que je vous en parle. Il ne faut pas
que les Français croient que rien n'a été fait. On peut le faire. Bien. Mais pour le faire, il faudrait chasser la corruption mondiale.
Mais
j
'ai constaté un changement, un vrai changement.
C
'est qu'avant, on parlait des îles Caïmans, des îles Vierges et d'autres petits îlots des paradis fiscaux. Mais aujourd'hui, ce sont des grands États. Singapour, les Émirats arabes unis, les États-Unis. Voilà ceux qui alimentent finalement, qui alimentent cette fraude fiscale.
Oui, en fait, ce qui s'est passé, c'est que les grands États qui n'avaient plus de recettes ont écrasé les petits États qui trichaient. Oui. Mais ont gardé un système opaque. Et le mérite de cette enquête, c'est que je crois qu'elle peut permettre de faire savoir ce qui se passe. Deuxième point qui est fondamental, c'est les lanceurs d'alerte. Oui. Qui sont en France maltraités, je pense
à Stéphanie Chibot. Il faut mieux les protéger. Stéphanie Chibot,
qui m'a accompagné, beaucoup soutenu, que j'ai beaucoup soutenu, qui a été responsable, qui a permis à l'État français de gagner des milliards d'euros et qui est dans la misère aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'en fait, les lanceurs d'alerte ne sont pas protégés. On les accuse de délation, on les accuse de tous les maux. Ce fut la même chose, souvenez-vous, pour l'affaire du Mediator dans un autre domaine, avec Mme Frachon. C'est terrible d'ailleurs de se dire qu'on est dans un pays où ceux qui essayent de défendre l'intérêt général sont immédiatement mis de côté. – Irène Frachon
va
bien et elle
continue à travailler. – Oui, mais elle
reconnaissait
que ce fut
le parcours du combattant. – Oui, Nicolas Dupont-Aignan, Fabien Roussel réclame de la prison ferme pour les évadés fiscaux. Vous aussi ?
– Bien
sûr, toujours, je l'ai
toujours dit. Les Américains d'ailleurs, il faut leur reconnaître sur ce point, sont beaucoup plus sévères, la justice américaine, que la justice française. Mais le problème de fond, ce sont les moyens du parquet financier français qui ont été limités. Le problème de fond, c'est qu'en France, on n'a pas les moyens de poursuivre, de suivre, d'aller au bout des enquêtes. Et tant qu'on n'aura pas ce moyen, tant qu'on fera souvent des fraudeurs, des héros, et bien je pense que notre société
aura du mal
à rien. – Mais non, mais à qui pensez-vous ? – D'une manière générale. – D'une manière générale
? – Il y a une sorte de fascination en France
pour celui
qui triche.
–
Mais
dans la liste, je
n
'ai
pas vu de français, enfin de dirigeants politiques. – On verra. – Il y a des dirigeants politiques de nombreux pays, mais
pas de français. – J'espère
qu'il n'y
en
a pas. – Vous espérez qu'il n'y
en
a pas. – J'espère. –
Bon,
mais en revanche, j'ai vu beaucoup, beaucoup de proches de Vladimir Poutine, énormément. – Et d'ailleurs, part de la richesse nationale détenue par les 1% les plus aisés, quel est le pays qui est en tête ?
– La Russie. – C'est la
Russie.
–
Incroyable.
– 58%.
–
C
'est absolument
incroyable. –
Ça montre bien que la démocratie, la liberté de la presse, l'indépendance des médias est un point clé dans tous les domaines.
– Bon, où va le pognon ? Votre livre aux éditions de l'Archipel, « L'argent gaspillé ». Vous pointez du doigt la fraude aux cartes vitales. – Expliquez-nous.
–
J'en ai assez, oui. En fait, je me suis fait une réflexion pendant
la crise du
Covid. – Oui. – Je me suis dit, comment se fait-il que le pays qui dépense le plus au monde par rapport à sa richesse, record du monde de dépenses publiques, le pays qui prélève le plus en impôts et cotisations
et
des services publics où il
y
a des sacs plastiques à la place des blouses, où il n
'y a
pas de médicaments, etc. Comment se fait-il que notre pays qui dépense beaucoup et qui devrait avoir un service public qui marche, soit à l'abandon
?
Et j'ai cherché, j'ai creusé et j'ai découvert en fait, je le savais un peu, mais j'ai voulu aller plus loin. Et j'ai vu qu'il y avait quantité de dépenses dans notre pays, inutiles, gaspillées, alors même qu
'on
demandait aux retraités de serrer la ceinture, on baissait les allocations chômage, les PME avaient des charges beaucoup trop fortes pour investir sur le territoire français, etc. Donc je me suis dit, plutôt que de faire toujours les mêmes discours,
parce
qu'à la présidentielle on va tous dire la même chose, on veut tous plus de sécurité, de pouvoir d'achat, etc. Et je me suis dit que moi je voulais dire aux Français comment j'allais faire, où j'allais prendre l'argent, pour financer quoi. Parce que je pense que si vous voulez un programme pas chiffré, c'est un quinquennat pour rien. Et j'ai voulu et j'ai recensé 100 milliards d'argent, dont 50 milliards de fraude pure, 50 milliards de recettes qu'on pourrait retrouver, pour permettre d'aller sur les vraies priorités, le pouvoir d'achat,
aider
les PME pour créer de la richesse
en France, et refaire nos services publics. C'est la priorité numéro
1 avant l'immigration, avant le pouvoir d'achat selon vous ?
La récompense du travail, c'est-à-dire que quelqu'un qui travaille, qui est au SMIC, j'ai vu l'augmentation du SPIC, on nous dit 1580 euros, mais la réalité c'est pas le brut, c'est le net. Je veux que le net rattrape le brut. Je l'avais proposé en 2017, tout le monde m'avait rionné. J'avais dit 10% d'augmentation. Aujourd'hui, je reviens à 8%. Je pense qu'on pourrait, un 13ème mois, enfin un mois supplémentaire, pour tous les Français en dessous de 3 fois le SMIC,
ça
coûte 20 milliards,
on
peut le faire sans peser sur les entreprises, en réduisant les charges salariales, c'est-à-dire ce qui fait que votre brut descend au net. On peut vraiment réduire une partie. Ça donnerait un gain de pouvoir d'achat. La personne qui se lève le matin serait récompensée de son travail. Les chefs d'entreprise trouveraient des salariés,
parce
que s'ils ne trouvent pas, c'est aussi qu
'ils
ne sont pas bien payés. Et tout cela sans du tout accroître le déficit de l'État et sans peser sur les entreprises. Mais pour ça, il faut faire le ménage. Et notamment sur le scandale absolu des cartes vitales que j'ai travaillé pendant des mois. J'ai relu tous les rapports.
Alors combien de fausses
cartes vitales
? Nous n'avons pas le chiffre.
Eh bien, on ne
sait
pas. Eh
bien,
je vais vous dire. On ne sait pas. C'est page 21.
C'est extravagant.
J'ai lu.
Extravagant.
Il y a plusieurs rapports très sérieux, parce que je me suis dit, vous savez, on va dire que je raconte, machin, tout le
monde.
Alors j'ai pris les rapports. Il
y
a même les QR codes pour que les gens vérifient. IGAS, c'est-à-dire l'inspection générale des
affaires sociales,
l'inspection des finances, 7,76 millions de fausses cartes vitales. Le Sénat, Assemblée nationale 2019, 5,5, 20. L'Assemblée nationale 2020, 1,8. La Cour des comptes 2020, 2,5. Et la direction de la Sécurité sociale, c'est extravagant. C'est ça qui
est
le plus grave. 600 000. 600 000. Mais,
devant
les sénateurs, ils avaient dit 2,6
millions.
Bon, donc on ne sait pas. Et ils se sont rétractés.
Donc on ne sait
pas. On est dans un pays,
Jean
-Jacques Bourdin, où on nous parle d'une réforme des retraites pour 5 milliards,
alors
que les retraités ont déjà beaucoup souffert. Vous êtes contre toute réforme des retraites ? Mais je dis que le problème des retraites, c'est la création d'emplois sur le sol français. Oui. Parce que sinon, nos retraités n'auront plus rien. Je vous rappelle que les retraites ne
sont pas indexées.
Vous n'êtes pas comme la
droite est l
'air. Non, mais non. Les retraites ne sont plus indexées. Oui. Chaque année, les retraités perdent. Emmanuel Macron a augmenté la CSG sur les retraités.
On
ne
va
pas encore leur piquer le peu qui leur reste. La vraie question, est-ce qu'on est capable de récupérer ces 20 milliards minimum ? On pourrait aller beaucoup plus loin, mais je dirais 20 milliards. 5 milliards, la réforme des retraites. 20 milliards de fausses cartes vitales.
Voilà
la réalité du pays. Alors, quand on est dans un pays
où
l'administration de la sécurité sociale fait la politique de l'autruche
et
dit « je ne sais pas
». Un
coup, c'est 2 millions, un coup, c'est 600 000. Et je me dis qu'il
y
a quelque chose qui ne tourne pas rond. Mettons nos efforts. On a bien été capable de créer un pass sanitaire, je ne reviens pas dessus, pour surveiller les gens. Vous
l
'avez d'ailleurs, votre pass sanitaire
?
Non, je
n
'ai pas de pass sanitaire, vous le savez bien. Mais on a été capable de tracer les gens partout, mais on n'est pas capable de tracer des cartes vitales.
Donc
je propose le remplacement de toutes les cartes vitales par des cartes vitales biométriques,
qui
seront données, ça mettra 5 ans, en sous-préfecture, Mano et de la Mano,
pour
voir la personne.
De
la main
à la main. Voilà. Bien. Nicolas Dupont-Aignan, parlons un peu de politique. Ah là là. Éric Zemmour, est-ce que vous vous effacerez devant lui avant le premier tour ? Non, non, non. Non, non, non. Vous
êtes
ferme. Mais pourquoi ? Je
défends des convictions... Parce que vous êtes affaibli
par... Je regarde les sondages. Je regarde... Oui, quoi ? Je
regarde les sondages. Mais vous regardez encore les sondages ? Mais vous croyez encore aux sondages, vous, qui êtes un homme intelligent ? Non, non, je ne
crois pas du tout au
sondage. Je vous le dis tout de suite. Au régional.
Ils se sont plantés. Oui. Et on continue à croire ça. Mais moi, je crois mes convictions. Je crois aux Français qui me soutiennent. Je crois aux projets que je vais présenter aux Français. Je suis gaulliste. Et je vais vous dire une chose. Pourquoi je n'irai pas derrière Zemmour
? Pourquoi ? Parce
que je suis gaulliste.
L
'indépendance de la France, oui. Et Éric Zemmour est un polémiste de talent qui défend souvent l'indépendance de la France. Donc vous pourriez dire pourquoi vous ne le soutenez pas. Oui. Mais l'indépendance de la France pour le général de Gaulle et pour moi, gaulliste, ça passe par le rassemblement des Français. Et pas par des déchirures supplémentaires. Le pays est déjà un archipel de communautés. Le pays a été divisé par Emmanuel Macron. Il n
'y a
pas besoin de division supplémentaire. Je pèse mes mots. Je suis ferme sur l'immigration, sur la sécurité. On m'a souvent accusé d'être trop ferme. Mais une fois qu'on est Français, petits Français,
et
j'en ai dans ma ville de toutes les origines, on est petits Français et on est considérés par le chef de l'État comme des Français à part entière. Et on doit lutter contre l'insécurité. On doit lutter, bloquer les frontières, supprimer les vagues migratoires parce qu'il faut intégrer, assimiler. Mais je déteste,
je
déteste les séparatismes. Je déteste qu'on désigne du doigt un petit garçon, une petite fille parce qu'il a un nom différent. Ce n
'est
pas moi. Moi, je suis gaulliste, indépendance de la France, rassemblement des Français, problème de l'argent,
du travail.
Voilà mon
projet. Et donc, je ne vais pas changer de projet. Est-ce que vous
pensez qu'il aura ses signatures ? Mais je lui souhaite... Moi, je suis attaché à ma liberté. Oui. Je respecte Éric Zemmour. Il a ses idées. J'en partage certaines, j'en partage pas d'autres. Je connais
pas son projet. Mais vous pourrez la laine sur le dos. Je vous en
savais
rien. Ah bon,
ça
va bon, d'accord. Je
vois
certains de votre parti qui s'en vont.
Oui,
il
y
a deux
qui
vont le rejoindre.
J'en ai d'autres qui arrivent. Ça m
'est
complètement indifférent. Je suis... J'ai le cuir
quand
même à force. Je commence à avoir un peu d'expérience. Je crois à la France. Je crois aux Français. Je pense que mon pays vit mal. J'ai des solutions pour mon pays. Je pense que 2022, c'est la dernière vraiment limite avant le précipice.
Et
je veux pas un nouveau marchand d'illusions. Je veux des propositions. Je veux qu
'il y ait
un vrai débat sur le fond. Et je vous remercie de m'inviter là-dessus. Parce que... Voilà. Est-ce qu'on peut parler du fond ? Des solutions ? Et
c'est un débat noble avec
Éric Zemmour, avec d'autres. Est-ce que vous êtes comme lui un adepte de la théorie du grand remplacement
? Alors, je
suis entre les deux. Je vais vous surprendre. Oui. Je pense qu'il
n'y a
pas un grand remplacement et non pas un grand complot. Mais je pense qu'il y
a
une amorce de remplacement dangereux. Et je pense qu'il faut stopper les vagues migratoires pour assimiler.
Et
que les vagues migratoires qu'il
y a
eu en France étaient sur le travail.
Et
quand elles étaient sur le travail pour venir s'intégrer dans un pays, il n
'y
avait pas de problème. On est arrivé, et je décris dans mon livre, à de l'immigration de prestation sociale, qui est malsaine. Et je pense qu'il faut mettre fin à cela. Voilà.
Après, je
crois qu'une fois qu'on aura mis fin à cela, on est capable en France d'assimiler, si on reconstruit l'école de la République, s'il y a du boulot,
et si on est ferme sur la sécurité.
Parce que tous ces débats théoriques doivent être, me semble-t-il, équilibrés par la pratique. Il y a une immigration du travail en France. Qui travaille dans les restaurants ? Qui travaille dans les entreprises pour nettoyer les entreprises ? Vous
avez raison
là-dessus. Qui désamiante ? Vous savez qui désamiante aujourd'hui ? Les Afghans.
Les
Afghans.
Mais vous... Attendez, il
y
a deux choses. Il y
a
une immigration de travail. Il y a une immigration de prestation, tout le monde le sait. Faire venir des jeunes,
faire
venir des gens de l'étranger,
pour
être dans des ghettos, sans boulot, puisque le taux de chômage est très élevé des étrangers, vous le savez aussi, n'est pas bien. Je suis le seul candidat en 2017 qui a eu un projet pour l'Afrique. Je suis le seul candidat qui parle inlassablement du développement africain. Ce n'est pas souhaitable de déménager les peuples. La France n'a plus les moyens d'accueillir. Alors,
que
l'on assimile, que l'on intègre ceux qui sont là déjà, que l
'on
ait une immigration choisie, oui. Mais il faut quand même arrêter. Une
immigration du travail. C'est-à-dire
que ces tâches-là
sont confiées
à
des hommes
ou des femmes venus d'ailleurs. Pourquoi
aussi ? Pourquoi ? Parce qu'on
paye mal ? Parce qu'il
y
a des charges trop élevées, parce qu'il faut relocaliser mon grand défi, mon obsession. Et ce sera l'essentiel de mon projet. C'est relocaliser ou créer un million d'emplois en France, qu'elle a créé de tout. Or, on délocalise tous les jours parce que nos PME ont des charges exorbitantes. Je veux
mettre
fin aux baisses de charges tous azimuts, qu'ont fait tous les présidents de droite et de gauche.
Parce
que faire des baisses de charges pour que des grands groupes fassent du rachat d'actions ou investissent en Chine, pardonnez-moi, c'est pas très beau. Je veux des baisses de charges pour les patrons de PME, les artisans, les commerçants qui investissent en France. Et vous verrez qu'on remettra en marche le pays. Et on peut le faire, mais il faudrait qu'on parle de ça. Je vous remercie d'en parler. Mais moi, quand on m'invite dans des radios, des télés, c'est pour me parler de conneries, pardonnez-moi.
Alors, monsieur Machin,
des trucs politiciens qui n'ont aucun intérêt, que les Français ne supportent plus. Vous avez vu une expression sur Internet qui est assez drôle ?
C
'est... Mais alors, ça ne
va
pas vous plaire.
Et
puis moi, il
ne
faut pas non plus. Éteignez la télé, allumez votre cerveau. Bon, alors je ne dis pas qu'il faut éteindre toute la télé. Non,
non, mais c'est bien
d'allumer son cerveau. Mais
on peut aussi allumer son cerveau. Qu'est
-ce
que je veux dire par là ? C'est
que
j'aimerais que cette campagne, et c'est pour ça que je suis candidat, vous savez, j'étais deux fois, je pourrais m'en passer, franchement.
Je
suis candidat parce que je veux que certains thèmes soient abordés. Je veux qu'on sorte de la superficialité de ce monde politico-médiatique qui étouffe les gens.
Voilà, j'ai envie qu'on parle de ça.
Et je le ferai
jusqu
'au
bout. Vous défendez
vos convictions, vous défendez vos convictions à un quart d'heure, mais vous défendez aussi votre circonscription. Vous êtes député, ça vous
permet d'exister. Mais bon, et les autres, ils n'ont pas le droit de... Mais attendez, c'est la démocratie.
Mais c'est comme ça.
Et si des gens me suivent encore,
c
'est bien parce que j'ai quelques
idées. Emmanuel Macron veut investir sur le nucléaire en développant les petits réacteurs modulables. Il a raison. Il
va falloir 5 ou 10 ans
pour qu'ils soient opérationnels.
On
luttera contre le réchauffement climatique par la science, par le progrès. Dimanche à mon meeting, j'ai fait toute une partie sur un vrai programme écologie. La vraie écologie humaine, la santé, le problème du corps humain, du surpoids, de l'obésité en France, la question de l'énergie, il faut absolument passer par de la recherche sur le nucléaire pour les centrales de future génération,
où
on réglera le problème des déchets. Vous savez qu'on a un prix Nobel en France qui a trouvé le moyen de détruire les déchets. C'est par les centrales de future génération qu'on arrivera à lutter contre le réchauffement climatique. Et je crois que là aussi, c'est un débat fondamental, plutôt que de mettre des éoliennes qui coûtent une fortune en facture d'électricité pour les Français. Donc là aussi, on peut améliorer les choses. Mais pourquoi on ne parle jamais de ça ? Il y a une formidable campagne
à faire,
formidable campagne présidentielle pour que les Français aillent voter. Vous savez combien de personnes ont voté au régional ? 16 millions. Vous savez combien il
y
a d'électeurs ? 47 millions.
Vous
savez combien de personnes ont voté au deuxième tour de la présidentielle ? 35 millions, mais il n'y
en
a que 31 millions qui ont mis un bulletin sur 47 millions.
L
'élection présidentielle se jouera
si
les Français qui ne votent plus se décident à reprendre le chemin des urnes. Et je leur dis, ça ne sert à rien de manifester, d'aller sur des ronds-points,
de
mettre un gilet jaune, passer sa vie à râler,
si
vous n'allez pas voter. Et moi, je veux me battre pour que les gens aillent voter.
Merci
Nicolas Dupont-Aignan d'être venu nous voir ce matin sur RMC BFM TV, 8h53.
Nicolas Dupont-Aignan