Eric Coquerel : "Celui qui a empêché la gauche de se rassembler, il s'appelle François Hollande"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 43 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:41OuverteRéponse directe
Vous revenez de Rome, où se tenait le sommet dit du plan B. Est-ce qu'il a pu s'en dégager un sur le plan B ? Si oui, lequel ?
- 29:38RelanceRéponse directe
Vous venez du sommet du plan B, mais où sont vos alliés ?
- 31:39RelanceRéponse directe
Comment vous faites différemment avec aussi peu de masse qui vous suivent pour le moment ?
- 35:01OuverteRéponse directe
Est-ce que vous voyez sur le plan de la philosophie politique les convulsions européennes d'un bon œil ?
- 36:43RelanceRéponse directe
Est-ce que concernant la candidature de Jean-Luc Mélenchon, considérez-vous qu'il est celui qui empêche la gauche de se rassembler aujourd'hui ?
- 39:04OuverteRéponse partielle
Quels sont vos désaccords politiques majeurs avec Benoît Hamon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 24:15Éric CoquerelFait
« les Allemands avaient un plan B, ils disaient, si vous n'acceptez pas, c'est le Brexit »
- 25:29Éric CoquerelChiffre
« l'installation d'un SMIC européen à 75% du revenu médian »
- 25:35Éric CoquerelFait
« le principe de non-régression, c'est l'idée que les réglementations européennes ne s'appliquent que si elles sont supérieures d'un point de vue social et écologique à celles du pays »
- 36:54Éric CoquerelFait
« Celui qui empêchait la gauche de se rassembler aujourd'hui, il s'appelle François Hollande et il vient de faire pendant cinq ans une politique de droite. »
- 38:10Éric CoquerelChiffre
« le revenu universel d'existence qui n'a plus rien d'universel et qui devient finalement pour certaines personnes un RSA à 600 euros jusqu'à 1900 euros mensuels »
- 38:14PrésentateurChiffre
« un RSA à 600 euros jusqu'à 1900 euros mensuels »
- 42:26PrésentateurFait
« Benoît Hamon dit sur France 2 que 100% du PIB de dette ça se rembourse pour la France »
- 1:03:57PrésentateurFait
« il n'y a pas 45% des ouvriers qui s'apprêtent à voter pour Marine Le Pen »
- 1:07:29PrésentateurFait
« depuis janvier, alors qu'elle a constitutionalisé le principe de préférence nationale »
- 1:08:10PrésentateurChiffre
« elle déclare en réalité la guerre à plus de 11 millions de nos concitoyens qui vivent sur le sol français d'après l'INSEE »
- 1:08:35PrésentateurFait
« nous avons depuis 5 ans M. Hollande qui a fait une politique qui a totalement désorienté tous ceux qui ont voté pour lui »
- 1:09:55PrésentateurChiffre
« il y en a presque 300 000 quand même qui décident de ce qu'ils feront pour le deuxième tour »
- 1:10:22PrésentateurFait
« Fillon ou Macron pour moi je veux bien prendre tous les points de leur programme »
- 1:14:03PrésentateurFait
« cette désorientation est beaucoup due à M. Hollande et à la politique qu'il a menée »
- 1:16:02PrésentateurPromesse
« il y aura un audit de la dette parce que nous estimons qu'il y a une partie de la dette qui est illégitime »
- 1:16:33PrésentateurChiffre
« 600 milliards à l'époque qui a été le fait de renflouer les banques après la crise des subprimes »
- 1:18:47PrésentateurPromesse
« c'est qu'il faut la retraite à 60 ans »
- 1:19:37PrésentateurFait
« le taux d'activité a beaucoup progressé chez les seniors depuis qu'on a reporté la retraite »
- 1:20:19PrésentateurPromesse
« il ne doit pas y avoir de retraite en dessous du SMIC »
- 1:20:23PrésentateurPromesse
« ce SMIC il sera porté à 1326 euros net si nous sommes élus »
- 1:21:50PrésentateurPromesse
« c'est un retour aux 35 heures en contrat avec le CDI comme socle du droit de travail »
- 1:22:55PrésentateurChiffre
« on pense qu'il y a 300 000 emplois qui peuvent être créés dans l'économie de la mer »
- 1:23:20PrésentateurPromesse
« nous sommes pour créer 60 000 postes d'enseignement public »
Temps de parole
- Présentateur85 %
- Locuteur non identifié4 %
- Invité3 %
- Auditeur2 %
- Présentateur 22 %
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Bonjour et bienvenue dans Question Politique, le magazine politique de France Inter, France Info et Le Monde. Notre invité aujourd'hui est Éric Coquerel, coordinateur politique du Parti de Gauche, soutien de Jean-Luc Mélenchon. Éric Coquerel répondra à vos questions en direct à partir de 13h15, 01 45 24 7000, le standard est ouvert. France Inter.fr, Twitter avec le mot clé Question Paul et Facebook Live, Facebook Live j'y arrive également. C'est parti pour le magazine politique de la semaine. Question Politique, Nicolas Demorand.
Avec vos rendez-vous de grands classiques, le portrait d'Éric Coquerel signé Karine Becker, le dur, le rude zapping politique d'Élodie Forêt, mais tout de suite, humour. Cette semaine, Charline Vanhoenacker rencontre un jeune, un jeune qui rêve de devenir sondeur. C'était dans la matinale de Patrick Cohen, jeudi dernier.
J'ai un exemple ici, tous les camarades du Petit Jules veulent devenir pompiers, footballeurs ou professeurs, mais lui, il prétend qu'il veut travailler dans un institut de sondage. Alors je me tourne vers le papa, qu'est-ce qui vous a mis la puce à l'oreille ? En fait, il a déjà prédit la victoire de Ramayad en 2022 et celle de Jean Sarkozy en 2027. Aïe aïe aïe aïe aïe. Et quand vous avez découvert que votre enfant voulait devenir sondeur, vous l'avez pris comment ? Très mal, évidemment. J'ai essayé de lui expliquer que j'aurais encore préféré qu'il fasse un métier un peu plus noble, éboueur. Ah oui, oui, oui. Alors là, je me tourne vers Jules.
Dis-moi Jules, travailler dans un institut de sondage, c'est un rêve que tu fais souvent ? Assez souvent ? Très souvent ? Ou pas du tout souvent ? Je ne me prononce pas. Ce qui t'attire, c'est quoi ? Les chiffres, la politique, la sociologie ?
Non, c'est de pouvoir mettre un costume gris avec des chaussettes Snoopy.
Oui, il a un poster de Brice Teinturier dans sa chambre. Aïe aïe aïe aïe. Mais ce n'est pas le pire. Un jour, il a dit qu'il allait dormir chez un copain et puis on l'a retrouvé le lendemain matin devant le siège d'Ipsos. Mais est-ce que la télévision reste souvent allumée chez vous ? Oui, d'ailleurs je m'en veux. Un jour, on l'a laissé sans surveillance devant BFM TV. Oh là là, malheureux ! Ne refaites plus jamais ça. Non, mais vous avez raison, c'est vrai qu'on a déconné. En plus, ma femme, elle a laissé traîner l'express sur la table du salon. Ah oui, je vois, le bête accident domestique. Et sinon, Jules, toi tu as des amis à l'école quand même.
J'ai en effet réussi à constituer un noyau dur parmi un échantillon représentatif de populations françaises avec lesquelles j'ai des points de convergence assez forts.
Arrête ça tout de suite, Jules. C'est insupportable. Arrête. Je ne sais pas où j'ai merdé dans son éducation. Ça, je vous le confirme. Il continue à me soutenir. C'est bien Juppé qui a gagné la primaire de la droite. Il est systématiquement dans le déni. Il maintient que c'est Clinton qui aura dû gagner. Oui, il n'y a vraiment aucun avantage à cette situation. Si, il y en a un quand même. C'est que quand on se perd en voiture, on lui demande la bonne direction et alors là, on part systématiquement dans l'autre sens. Je vois qu'une solution, amenez-le chez le pédopsy.
Voilà, profession sondeur avec Charline Vanhoenacker. Guillaume Meurice dans le 7-9 de Patrick Cohen. Le zapping de la semaine en mots durs, très durs. Écoutez ce récit signé Elodie Forêt. Au mots bleus qui rendent les gens heureux, notre élite politique aura préféré cette semaine les mots durs. Quant à nous, la droite est le centre. Quel gâchis. Son programme est dangereux. Il n'est pas en mesure de produire du vrai progrès social. Emmanuel Macron, c'est le candidat chimère. Un lion devant, un dragon derrière, une chèvre au milieu. À gauche, Benoît Hamon a trouvé sa cible, son émésis. Celui qui incarne désormais tous les mots MAUX. M.
Macron, vous manquez du plus élémentaire sens de la justice sociale. Qui peut croire qu'aujourd'hui, réduire la dépense publique, diminuer le nombre de fonctionnaires, remettre en cause le système de retraite, remettre en cause le compte pénibilité, qui peut croire que c'est le bon projet pour battre le Front National ? Macron dans le viseur comme tous ceux du PS qui le soutiendraient, Bertrand Delano est en tête. C'est des désaccords avec ceux qui font la grande transhumance, les oiseaux migrateurs. Alors, les oiseaux migrateurs, ils vont chercher la chaleur. Là, on voit que c'est plutôt les places au chaud.
L'avantage du programme d'Emmanuel Macron, c'est qu'il est sérieux et crédible sur le plan économique
et donc il rend possible des progrès sociaux, il se donne les moyens de les réaliser. Je suis un centimier de la conviction.
Peut-être que dans deux mois, l'idéologie et les méthodes de l'extrême droite dirigeront la France. Ça me hante. Et en tant qu'homme libre, désintéressé et avec beaucoup de gravité, je pense qu'il faut que nous nous posions tous la question de notre vote pour éviter cette catastrophe du second.
Même si pour une fois, il y a une fille, j'aime pas trop Marie Le Pen.
À droite aussi, on tacle, on frappe, on plante les mots comme des couteaux. Je remercie ceux qui, après avoir vivement critiqué ma ligne et mon projet, trouvent aujourd'hui en moi le recours qu'ils recherchent. C'est chez lui à Bordeaux qu'Alain Juppé, Revèche, annonce qu'il n'est pas et ne sera jamais le plan B. Cette décision a été difficile à prendre, très difficile parce que j'ai bien conscience aussi de mes responsabilités vis-à-vis pas simplement de mon parti politique mais surtout de mon pays. Mais je pense que c'était la décision de sagesse en espérant qu'elle pourra débloquer la situation dans les jours qui viennent.
François Fillon n'a cessé d'affirmer sa détermination et hier soir encore, son obstination. Le mot soumission, ça fait des siècles qu'on l'ignore. Moi non plus, je ne me soumets pas. Je repense à cette réplique de Jeanne d'Arc face à ses juges. Passez outre, je vous prie, passez outre les attaques dont je suis la cible.
C'est politique, après un large échange, a renouvelé à l'unanimité son soutien à François Fillon. Il s'engage à œuvrer au rassemblement des familles politiques de la droite et du centre autour de lui et du projet qu'il porte pour le redressement national.
Je crois qu'il y a un avant et un après Trocadéro. Je suis convaincu de ça. Il est passé d'un statut de candidat d'un parti au statut de candidat des Français.
Voilà donc pour le zapping d'Élodie Forêt.
Avec le printemps, Perse-les-Bourgeons. Arnaud Boutet, bonjour. Bonjour Nicolas. France Télévisions, Arnaud Le Parmentier, bonjour. Bonjour Nicolas. Quotidien Le Monde, Karine Bécard, bonjour. Bonjour. France Inter, événement de la semaine, Karine, pour vous ?
L'image, c'est quand même, on l'a un petit peu entendue, c'est Alain Juppé. C'était une très belle sortie, très lucide, très grave.
Mais moi j'ai envie de vous parler d'un autre truc. Ce qui m'a beaucoup plus amusée, en fait, c'est ces Sarkozystes qu'ont soi-disant rejoint François Fillon. Merci de m'aider. C'est évidemment des Sarkozystes, c'est vrai. Ils ont soutenu Sarkozy, à savoir Baroin, à savoir Châtel, à savoir Jacob, pas de problème. Mais si on regarde bien tous ces noms, c'est aussi des anciens chirakiens. Ça a été les fameux mousquetaires.
Alors vous savez, pendant le quinquennat 2007-2012, on disait qu'ils déjeunaient ensemble.
Alors on retrouve les mêmes, Baroin, Châtel, Jacob, il y avait même Copé à l'époque, il y avait également Pécresse.
Et ce qui est intéressant, c'est que, et là encore on l'a un peu oublié, ces bébés Chirac, en fait, ils ont créé l'UMP. Avec qui ? Avec Alain Juppé. C'était l'UMP que voulait Jacques Chirac. Ils ont participé à la rédaction des statuts, notamment avec Alain Juppé. Ce qui est rigolo aujourd'hui, c'est qu'ils se placent derrière François Fillon et ils n'aident pas, ils ont même plutôt carrément empêché la candidature d'Alain Juppé. Ce qui pose quand même un gros problème, et en tout cas un certain nombre de questions sur qui est Alain Juppé, sur sa manière de faire de la politique.
Alain Juppé. Alain Juppé. Je crois qu'à un moment donné... On parle au passé maintenant. Oui, j'en parle au passé, puisqu'il ne sera pas candidat à la présidentielle. Ça pose un problème quand même sur sa manière de faire de la politique, puisque quand on veut faire de la politique, incontestablement, à un moment donné, il faut réussir à fédérer si on veut gagner. Il ne s'est pas fédéré, manifestement. Arnaud Leparmentier, pour vous, la semaine ? La semaine, c'est hier, c'est jusqu'où les choses iront trop loin ou pas avec la Turquie et avec Erdogan.
On le sait, le ministre de la famille, pardon, le ministre des Affaires étrangères voulait faire meeting aux Pays-Bas pour un référendum qui doit donner plus de pouvoir au président Erdogan. Eh bien, ils ont été interdits de séjour aux Pays-Bas. Et alors, on est parti dans des noms d'oiseaux, le président turc évoquant le passé nazi, des relents nazis. Donc, on a une dégradation de la situation qui est très grave. C'est des sujets que je trouve assez compliqués, en fait. On comprend que les Néerlandais ne veuillent pas que des politiques aillent faire campagne sur un territoire étranger, surtout à trois jours des élections. On comprend que les Allemands ne le veulent pas.
Nous, en France, on accepte que les ministres turcs viennent faire campagne parce qu'en fait, on n'a pas de, comment dire, de relations épidermiques ou pathologiques avec la communauté turque. Ce n'est pas comme si, je ne sais pas, des ministres des anciennes colonies françaises venaient faire campagne. Mais on se retrouve quand même avec un état de dégradation des relations avec la Turquie qui est très inquiétante. Alors, je sais bien que M. Erdogan devient dictateur. C'est un petit peu ce qu'il veut faire avec son référendum. Mais on a quand même besoin de la Turquie. C'est eux qui empêchent ou qui jugulent le flux des migrants.
C'est eux qui, s'ils basculent, si la Turquie basculait dans un autre monde, ce serait très, très dangereux pour nous. Voilà, donc je n'ai pas de solution, mais je trouve que c'est très inquiétant. Que peut faire l'Europe, cela dit ? L'Europe, elle a fait un accord qu'on a horriblement critiqué avec Angela Merkel, qui est un accord pas bien propre, mais qui a le mérite de l'efficacité. Et ce que je pense, dans cette affaire de terrible tension, il faut prendre les choses comme elles sont. On n'arrivera pas à faire des choses totalement morales, puisque le monde ne l'est pas. Et quand je vois qu'on arrive à avoir ce traité de nazi en Europe, entre Européens et Turcs, il y a un petit problème.
Arnaud Boutet, pour vous, un événement ou l'événement de la semaine ? Un événement, c'est une histoire un peu polono-européenne. C'est en effet la réélection de Donald Tusk au Conseil européen, presque avec 27 pays derrière lui. Et un seul qui s'oppose à cela et qui le crie très fort, c'est la Pologne. Son propre pays où il est attaqué et considéré comme un ennemi, je cite, un ennemi de la Pologne. Alors c'est un peu curieux. Il est Tusk et c'est le candidat de Berlin, disent les membres du gouvernement aujourd'hui nationaliste polonais. C'est donc un homme qui a été appuyé par 27 pays contre un seul.
Mais voilà, le gouvernement polonais garde en travers de la gorge un certain nombre de réformes, et notamment de conseils, voire d'interdictions européennes vis-à-vis de son propre pays. Et ça, ça ne passe pas, d'autant plus que tout ce qui était à la tête du Conseil. Alors on a constaté cette semaine, en effet, que même François Hollande a tenté de calmer le jeu en allant expliquer que, attention, l'Europe donne beaucoup d'argent à la Pologne. Et qu'est-ce qu'il a eu en échange ?
Eh bien, disons, un coup de la part du Premier ministre, qui est une femme, qui lui a expliqué qu'elle n'avait pas de leçons à recevoir d'un président sortant qui ne se représentait pas et qui était très bas dans les sondages. Alors qu'est-ce qu'on voit aussi dans cette histoire ? Vive l'Europe ! Vive l'Europe ! On se parle franchement, en vrai, il y a l'union ! Dans cette espèce de détestation, comme ça, polono-européenne, un peu curieuse, qu'on a du mal à saisir, on voit aussi la main d'un homme, qui est Jaroslav Kaczynski, qui est le patron du PIS aujourd'hui, et qui pousse le gouvernement de son pays à taper contre Bruxelles.
Et Kaczynski, bien sûr, Jaroslav, c'est le frère de Lech Kaczynski, qui lui-même était décédé dans un accident d'avion à Smolensk en 2010. 2010, à cette époque-là, c'était un certain Donald Tusk, qui était Premier ministre en Pologne. Et depuis cette période-là, depuis presque maintenant, depuis 7 ans, eh bien, Kaczynski considère que tout ce qui a caché les rapports, a caché un certain nombre de vérités sur cet accident, il y en veut à la mort. Et donc, on constate finalement que pour des histoires, en effet, de gouvernement et d'histoire polonaise, on a une mini-crise européenne. Allez, je vous donne les titres de la presse ce dimanche.
Le JDD, le journal du dimanche, fait sa une sur la menace Marine Le Pen à J-42 de l'élection. Son niveau élevé dans les sondages inquiète ses rivaux. Deux autres appels de une, les pages plaisir du JDD, qui sont nouvelles, si je ne m'abuse. Et puis, les révélations sur les mystérieux paiements des costumes de François Fillon. À la une du Parisien dimanche, la présidentielle. La Ve République à bout de souffle. Le président élu le 7 mai aura besoin d'une majorité stable pour gouverner. Mais la gauche s'est éparpillée. La droite disloquée. De plus en plus de voix s'élèvent pour réformer nos institutions. Le portrait.
Question politique sur France Inter.
Le portrait de notre invité aujourd'hui, coordinateur politique du Parti de Gauche, soutien de Jean-Luc Mélenchon. J'ai nommé Éric Coquerel, Karine.
Bonjour Éric Coquerel. Bonjour. Vous êtes un drôle de spécimen, M. Coquerel. Vous êtes un politique, c'est vrai.
Vous avez un parti, vous avez un mandat, vous soutenez un candidat. Mais apparemment, tout cela ne vous rassure pas. Donc, vous êtes un élu qui exerçait à côté une autre activité. Pourquoi pas ? Vous en avez parfaitement le droit. D'ailleurs, aujourd'hui, pour être en phase avec la société, ce serait peut-être même recommandé. Sauf que, ce qui est surprenant chez vous, c'est que d'un côté, vous êtes un proche de Jean-Luc Mélenchon,
un ancien de la LCR, la Ligue Communiste Révolutionnaire, et de l'autre, vous êtes professionnellement et depuis longtemps un chasseur de millionnaires,
voire de milliardaires, enfin un chasseur de sponsors, de gros sponsors pour vos amis navigateurs. Et pas n'importe lesquels, Michel Desjoyaux, Isabelle Autissier, vous avez été, vous Éric Coquerel, leur agent pendant des années.
Et aujourd'hui encore, votre agence de communication reste spécialisée dans la voile et les voiliers. Ce qui est bizarre dans tout cela, c'est que vous fréquentez les plus grands, vous tutoyez les plus riches, si vous participez, enfin j'imagine, à toutes ces grandes fêtes à la fin d'un tour du monde,
des grandes fêtes qui ont toujours l'air très joyeuses et très arrosées, et vous n'avez jamais été tenté de basculer ? Non ?
Non, vous vous êtes obstiné à rester un militant d'extrême gauche, modeste, dévoué, et persuadé qu'avec ces idées, le monde pourrait changer.
Et alors Karine, comment se fait la connexion avec Jean-Luc Mélenchon ?
Eh bien, ils ont créé ensemble en 2008 le Parti de Gauche.
Ils ne sont pas les seuls. L'EPG, en fait, est fondé au départ, on l'a un petit peu oublié, par tout un tas de personnes, par Jean-Luc Mélenchon, c'est vrai, par vous, Éric Coquerel, par Marc Dolaise aussi, par exemple, cet ancien député socialiste du Nord de la France, et puis par plusieurs syndicalistes. Tous ces gens se sont rencontrés dès 2005, parce qu'ils ont tous combattu le référendum sur la Constitution européenne. Voilà comment se sont tissés les liens entre l'ancien co-président du Parti de Gauche, ça c'est Jean-Luc Mélenchon, et son actuel co-coordinateur politique, ça c'est vous, Éric Coquerel, pour faire plus simple.
Voilà comment se sont tissés les liens entre l'ex et le nouveau patron du Parti. Ce qui ne veut pas dire que vous vous comprenez sur tout, que vous êtes d'accord sur tout. Jean-Luc Mélenchon est un ancien trotskiste,
lambertiste, passé par le socialisme, alors que vous êtes, certes vous aussi un ancien trotskiste,
mais pas bliste, et ensuite passé par le MRC de Jean-Pierre Chevènement. Tout cela peut vous sembler gentiment compliqué, mais c'est ce qui explique qu'aujourd'hui,
vous pensez, Éric Coquerel, qu'il reste primordial de continuer à s'appuyer sur la structure des partis, sur l'efficacité des mouvements, alors que Jean-Luc Mélenchon, avec sa France insoumise,
est persuadé qu'il est grand temps de faire exploser tous les carcans. Avec une vraie divergence, là. Oui, mais ça n'empêche pas les deux hommes de s'apprécier, et surtout, cela ne vous gêne pas, a priori, vous, Éric Coquerel, pour faire campagne, cette campagne, la campagne présidentielle. En revanche, cela vous éloigne tout de même du cœur du réacteur, ce qui n'est sans doute pas pour vous déplaire, vous qui semblez préférer les seconds rôles au premier.
Le problème, c'est que le conseiller régional que vous êtes, conseiller régional d'Île-de-France depuis maintenant 7 ans, n'a jamais eu que ce seul mandat, et il vous est difficile, semble-t-il, d'en décrocher un autre, à la hauteur, si j'ose dire, de vos 40 ans d'engagement politique. C'est ce qui s'est passé lors des dernières européennes,
vous avez été assez mal gérés, et vous auriez aimé, en juin prochain, à Montreuil,
tenter votre chance pour devenir député, mais si j'ai bien compris, c'est un vrai mélenchoniste qui a obtenu le droit de s'y présenter. Éric Coquerel, bonjour. Bonjour. Réaction à ce portrait ? Première réaction, oui. Moi, j'assume le fait que la politique, ça ne doit pas être une carrière et un métier. Je pense que d'ailleurs, ça doit être une des bases de la VIème République à travers le non-cumul des mandats. Moi, je ne supporte pas l'idée qu'on rentre à 22-23 ans dans un des grands partis institutionnels, et puis on essaie de faire carrière jusqu'au bout, très souvent en faisant fi de ces idées, parce qu'on est tenu par des conditions matérielles.
Donc vous l'avez dit, moi je suis engagé depuis l'âge de 14 ans, j'ai varié, j'ai évolué, je ne pense pas sur les grands axes de mon engagement. Vous n'avez pas changé d'autoroute ? Non, non, je n'ai pas changé d'autoroute. Et c'est quoi le grand axe ? J'ai rencontré notamment, c'est vrai, avec Chevènement, la question de la République, qui n'était pas forcément ce qui était le plus en avant, on peut dire, à la LCR. Et pour moi, la République, dans la version Jaurès, c'est quelque chose qui est encore une des bases de l'émancipation possible et collective. Mais voilà, je revendique le fait de continuer à travailler, même si c'est très difficile quand vous faites partie du secteur privé.
Et puis vous savez, la voile...
Vous êtes comme dans un milieu, voilà, particulièrement.
C'est bien à connaître la voile, le sport de la voile en général. Ce n'est pas un milieu dans lequel les sportifs sont très payés. Vous savez, les mieux payés sont des salaires de cadres moyens environ et beaucoup de gens, vraiment, tirent un peu le diable. Vous n'êtes pas avec les puissances de l'argent ? Non, non, non. Après, on a l'impression que, grosso modo, vous avez une W et une W. Non, mais ça, c'était son portrait, c'est normal. Merci de caricaturer les choses. Mais non, non. Et vous savez, dans les années 70, moi, je suis un enfant des années 70, on se demandait souvent la manière dont on allait quelque part s'évader. Donc moi, j'ai choisi le choix politique, le faire de la voile.
Puis certains, changer le monde en en faisant le tour. Mais des gens comme Isabelle Otissier, moi, j'ai énormément d'affinité avec eux. Voilà, j'aime bien ces sportifs. J'aime bien le sport en général, d'ailleurs. Alors, je l'assume. Donc ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose, au niveau du portrait que vous avez évoqué, je ne crois pas avoir de différence avec Jean-Luc Mélenchon sur la question du parti. Il appartient toujours au parti de gauche. Ce que nous disons, tout simplement, c'est que les partis à eux seuls ne peuvent plus être la solution pour être capables de permettre une implication citoyenne maximum.
Donc, il faut effectivement aller plus loin, utiliser les réseaux sociaux, utiliser l'implication citoyenne la plus large, comprendre que, de manière totalement injuste pour des partis comme le mien, mais, dans la tête des gens, les partis, c'est le parti socialiste, c'est les grands partis institutionnels, eh bien, les partis pâtissent, j'allais dire, du système de la Vème République. Donc, il faut être capable de régénérer ça. Maintenant, je continue à considérer que les partis politiques, c'est une des bases de la démocratie, c'est l'association, finalement, de citoyens pour l'objectif commun.
Mais vous avez une constitution très verticale de la prise de décision, alors que Jean-Luc Mélenchon devient quand même...
Non, on a exactement la même, de ce point de vue-là, on a la même vision. Non, vous vous trompez. A partir, vous savez, ce n'est pas forcément vertical. Arnaud Boutet, je reviens juste sur votre activité avec le Vendée Globe, et pour venir un petit peu, non pas à la politique, mais c'est un événement qui est quand même très associé à Philippe de Villiers. Est-ce qu'aujourd'hui, vous considérez que c'est un très bon créateur, et c'est quelqu'un que vous admirez à ce niveau-là ? Philippe de Villiers ? Non, non, non, non. J'admire les marins qui ont créé le Vendée Globe. Vous connaissez mal l'histoire du Vendée Globe.
D'ailleurs, comme d'ailleurs Montreuil, je suis candidat à Saint-Ouen, mais vous connaissez mal...
Non, mais vous vouliez Montreuil.
Non, non, non, c'est plus compliqué, mais laissons-nous les détails. Mais sur le Vendée Globe, vous connaissez mal l'histoire, c'est une idée qui est née de marins à l'origine. Philippe Jantot, Titouan Lamazou, et de plusieurs marins qui ont décidé de le faire. Effectivement, de Villiers a apporté le sponsoring du Conseil général Vendée, qui continue d'ailleurs à l'être. Voilà. Maintenant, je vous fais remarquer une chose. Quand vous travaillez dans la société, de toute façon, à un moment donné, vous côtoyez des gens qui ne sont pas forcément de votre milieu et de vos opinions politiques. Parce que sinon, j'allais dire que le champ se réduirait considérablement.
Donc voilà, je n'ai jamais eu d'affinité particulière avec de Villiers. Mais vous segmentez complètement votre opinion politique et votre carrière politique ? Ou au contraire, vous en parlez ? Non, j'essaye, mais très honnêtement, vous l'avez dit tout à l'heure, j'ai été élu pour la première fois en 2010. Non pas seulement parce que je ne pouvais pas être élu avant, mais parce que je considérais que mon engagement passait avant. Donc quand vous êtes à la LCR, pour être élu, vous conviendrez avec moi que ce n'est pas forcément la voie royale. Je n'avais pas envie de considérer que ma priorité, c'était le fait d'être élu. Voilà, c'est mes idées. Et ça reste mes idées, mes convictions.
Donc j'ai été élu pour la première fois. J'ai un mandat qui me permet quand même justement de moins travailler. J'ai beaucoup moins d'activité professionnelle. Je suis encore certains secteurs. Et effectivement, la société que je co-dirige avec mon associé depuis maintenant 2002 continue à fonctionner. Mais je dois avouer que je ponctionne très très peu sur cette société au niveau financier. Uniquement ce que mon travail me rapporte. Éric Coquerel, vous avez dit que par rapport à vos années de jeunesse, en quelque sorte à la Ligue communiste révolutionnaire, vous aviez gardé le ou les mêmes axes. Comment vous les définiriez, ces axes ?
C'est l'idée que l'addition des intérêts particuliers dans une grande jungle qui est le marché, le tout-marché, ne résout pas les problèmes de la société, ne permet pas, j'allais dire, l'émancipation et le progrès humain. Voilà. Donc il faut l'intérêt général, il faut le bien commun. Et c'est donc se poser, j'allais dire, les questions d'un État social, c'est de poser les questions du partage des richesses aussi, qui s'est aggravée. Tout le monde s'est posé des questions, le bien social, le bien commun, tout le spectre républicain. Vous trouvez ça ? Oui, enfin, je vous pose la question. Emmanuel Macron se pose ça, François Hollande se pose ça.
Alors, ils se les posent d'une drôle de manière et ils y répondent par l'inverse. Parce que le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on assiste depuis les années 70, justement, progressivement, au retour à l'idée d'une économie de marché, non plus avec marché. Parce qu'on a vécu pendant très longtemps avec une économie avec marché. Et on a une société dans laquelle, finalement, l'idée que la mise en concurrence de tout le monde apporte le progrès humain est la pensée unique. Et je trouve que M. Macron et M. Fillon s'y réfèrent fortement. Et c'est celle qui échoue à peu près partout dans le monde aujourd'hui.
Retour sur le plateau de questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Bienvenue à ceux qui nous rejoignent à la télévision. Notre invité aujourd'hui est le coordinateur politique du Parti de Gauche, soutien de Jean-Luc Mélenchon. J'ai nommé Éric Coquerel. Il répondra à vos questions en direct à partir de 13h15. Vous pouvez le joindre au 01 45 24 7000 sur franceinter.fr via Facebook Live et Twitter avec le mot-clé Question Paul. À mes côtés, Éric Coquerel, pour vous interroger, Arnaud Boutet de France Télévisions, Arnaud Leparmentier du Monde. Bonjour. Oui, rebonjour Arnaud. Karine Bécard de France Inter. Rebonjour à tous les trois.
Rebonjour à vous, Éric Coquerel. Vous revenez de Rome, où se tenait le sommet dit du plan B. Il n'y a déjà pas vraiment de consensus sur le plan A. Est-ce qu'il a pu s'en dégager un sur le plan B ? Si oui, lequel ? En avance, c'est le quatrième sommet. Alors, je vous raconte juste l'histoire, comment c'est née cette histoire. Vous savez, l'excit Tsipras, en juillet 2015, est obligé de capituler devant les pressions de Mme Merkel, de M. Hollande, de M. Juncker. Et l'idée que nous avons eue, c'est qu'une des raisons pour lesquelles il s'est retrouvé comme ça a pris dans la NAS, quelque part, c'est le point qu'on puisse dire, c'est le fait qu'il n'avait pas de plan B.
C'est-à-dire, les Allemands avaient un plan B, ils disaient, si vous n'acceptez pas, c'est le Brexit, et M. Tsipras n'en avait pas.
Donc, l'idée, c'est de préparer un plan B, de façon à ce que, si on entame des négociations, ce que nous comptons faire avec l'élection de Jean-Luc Mélenchon, sur des bases qui soient celles d'une Europe du progrès humain, d'un harmonisation sociale et fiscale par le haut, de grandes relances de travaux, notamment sur la transition énergétique, nous puissions, j'allais dire, crédibiliser les négociations et le rapport de force entamé, avec le fait d'avoir un plan B, qui nous permettrait, finalement, d'appliquer la même politique avec les pays qu'ils souhaitent, parce que d'autres pays le partageraient. C'est quoi le plan B ? C'est quoi le contenu ? Le contenu.
Contenu du plan A et contenu du plan B. Quelque part, le A et le B, c'est la même chose en termes de contenu. La différence, c'est que le plan A, c'est le fait d'espérer le faire avec tous les pays européens aujourd'hui. Et nous comptons bien le faire. Et nous espérons, justement, du fait du poids de la France, deuxième puissance économique en Europe, bientôt le pays le plus peuplé, parvenir à ce que M. Tsipras n'ait pas parvenu à faire. Bon.
Et le plan B, c'est la même chose avec, au bout de plusieurs mois de négociations, si nous ne parvenons pas, justement, à nos fins et à refonder l'Union européenne, de le faire avec les pays qu'ils souhaiteraient, qui partageraient, quelque part, notre vision de l'Europe. Alors, c'est quoi ? C'est la convergence par le haut. C'est-à-dire l'harmonisation sociale et fiscale par le haut. Par exemple, l'installation d'un SMIC européen à 75% du revenu médian. C'est l'idée du principe de non-régression. Je dis ça parce que, là, en général, quand je donne ce terme, les journalistes me regardent, et vite, on passe à un autre sujet. Non, non, non. On est curieux et désireux. Le principe...
Eh bien, c'est parfait. Alors, je suis au bon endroit. Le principe de non-régression, c'est l'idée que les réglementations européennes ne s'appliquent que si elles sont supérieures d'un point de vue social et écologique à celles du pays. Comme ça, l'Europe n'est que du mieux-disant et non pas du moins-disant social et écologique. Ça peut être un socle de garantie ? C'est un socle, voilà, qui fait que tant que la réglementation n'est pas supérieure, la législation nationale s'applique. Mais votre plan, mais c'est vrai, est-ce que vous sortez de l'Union européenne ? Attendez, laissez-moi finir. Parce que là, vous dites ce projet.
C'est réorienter la Banque centrale européenne, de façon à ce qu'elle puisse, par exemple, racheter directement les dettes souveraines et arrêter que les banques puissent en plus spéculer sur ce qu'elles ont créé souvent elles-mêmes, c'est-à-dire l'endettement des pays.
C'est le fait d'avoir une politique aussi qui permet un protectionnisme solidaire à l'échelle européenne, c'est-à-dire de taxation sociale et écologique par rapport à des partenaires extérieurs et qui permettraient, par un effet mécanique finalement, d'avoir, non pas, comme le fait le dumping aujourd'hui, un nivellement par le bas, mais au contraire, d'espérer qu'au fur et à mesure, la question de mieux travailler d'un point de vue écologique et social soit aspirée. Et tout ça, il y a d'autres sujets, je vous donne un exemple. Moi, je voudrais une explication de texte sur le protectionnisme solidaire, parce que c'est contradictoire dans les termes. Alors, est-ce que c'est juste ?
Normalement, le protectionnisme est l'une des armes de l'égoïsme des nations. Alors, expliquez-nous comment on bâtit un protectionnisme solidaire. Nous protégeons le cinéma, vous êtes d'accord ? Oui, bien sûr, CNC. En quoi n'est-il pas solidaire ? En quoi n'est-il pas, j'allais dire, la possibilité pour le cinéma français non seulement de continuer à créer, mais en plus de ça, à s'exporter et à ouvrir une certaine vision du cinéma. Donc, on peut très bien avoir un protectionnisme qui n'est pas basé sur l'idée de se réfugier, de se replier, de, quelque part, de continuer à faire ce que fait le libre-échange, c'est-à-dire une concurrence généralisée.
Mais nous pouvons avoir un protectionnisme qui permet des accords commerciaux, de coopération avec les autres pays du monde, j'allais dire, sur un donnant-donnant pour tout le monde, et notamment pour les travailleurs des deux pays. Voilà ce que c'est qu'un protectionnisme solidaire. Et ça peut être aussi un protectionnisme qui rentre dans le cadre de politiques de coopération. Je vais vous donner un exemple. Dans les années 80, la France, à l'époque, à gauche, a entamé le fait de racheter le gaz algérien plus cher que le marché le permettait. Bon. Eh bien, le protectionnisme solidaire, ça peut être aussi ça.
C'est-à-dire, comment ça peut être une arme de coopération, et y compris de géopolitique, au service de ce que nous défendons, nous, c'est-à-dire d'une politique alter-mondialiste et indépendantiste ? Arnaud Boutet. Une question, on entend bien ce vers quoi vous voulez aller, mais comment comptez-vous, quelque part, tordre un peu le bras de l'Europe pour renégocier à 28, et finalement, par quelle forme vous allez imposer cette nouvelle lecture, et peut-être réussir là où les autres ont échoué avant vous ? Alors, la première chose, c'est que l'Union Européenne, telle qu'elle est aujourd'hui, elle ne pourra pas continuer, en réalité, si la France ou l'Allemagne sortent.
Voilà, il y a la géopolitique qui continue à vivre, c'est pas vrai que tous les États ne sont pas égaux, la preuve, je rappelais tout à l'heure la scène où M. Tsipras a dû céder, il n'y avait pas les 28 États membres, il n'y avait même pas les 19 représentants de la zone euro, il y avait Mme Merkel, M. Hollande et M. Juncker, donc on voit bien que la géopolitique continue à exister. Donc, le point de départ, c'est l'idée que la France a des arguments, par exemple, elle a un grand marché intérieur qui intéresse beaucoup de pays à l'étranger, et on peut penser que l'Allemagne verrait à deux fois l'idée d'une dislocation de l'Union Européenne si des négociations fermes sont engagées.
Mais encore faut-il les engager, encore faut-il ne pas faire comme M. Hollande, qui nous avait dit, le TSCG, je ne le signe pas si je ne le renégocie pas, et qu'il a signé intégralement. Donc, nous engagerons une discussion, et ce que nous pensons, c'est qu'en 2017, nous avons une fenêtre absolument extraordinaire, parce qu'il y a l'élection en France, vous avez le Brexit qui va quand même être un événement en application concrète important, et vous avez à l'automne les élections en Allemagne.
Nous pensons donc que nous pouvons mettre au centre du débat l'idée justement d'une Europe qui vaille par le progrès humain et social et non pas par le grand marché de libre-échange qu'entraînent tous les potes. Alors allons-y, Arnaud Leparmentier. Vous venez du sommet du plan B, mais où sont vos alliés ? Parce qu'hier à Rome, si j'ai bien compris, il n'y avait pas Yanis Varoufakis qui était le grand ami de Jean-Luc Mélenchon et qui doit l'être encore, il n'y avait pas Pablo Icklesias de Podemos, il n'y avait pas Oskar Lafontaine et Sarah Wagenknecht de Die Linke. Il y avait un adjoint de M. Corbyn.
On a l'impression que vous êtes de plus en plus seul à cause de la radicalité de vos propositions. Non, vous êtes très très mal promis. Alors j'attends. Parce que le débat dans lequel j'étais, par exemple, j'ai animé hier, il y avait un représentant de DiEM25 qui est le mouvement de M. Varoufakis. Oui, mais il n'y avait pas Varoufakis. On a l'impression que c'était le sommet des seconds couteaux. Donc on a l'impression que c'était une dynamique faite. Mais attendez, nous on ne fait pas la politique avec le fait d'avoir à un moment donné des personnes forcément là, à un instant T.
Les partis, justement, vous vous parliez de partis tout à l'heure, de collectifs humains, ils ont des représentants. Moi, à côté de moi, le débat, j'avais quelqu'un qui représentait Podemos et de l'autre côté, quelqu'un de DiEM25. Et M. Fabio, enfin, il y avait un député allemand, excusez-moi, j'ai un petit oubli sur le nom, qui représentait Die Linke et qui est en plus très proche de Skarafondel. Donc je peux vous assurer que, par rapport aux initiateurs du départ, notamment aussi Zoé Constantopouloulo, qui était là, qui était l'ancienne présidente du Parlement grec, il n'y a pas de défection.
Au contraire, même, on rassemble plus de partis et de forces que le premier sommet du plan B à Madrid. Donc nous sommes loin d'être seuls. Et je pense que vous avez que cette idée, elle progresse. Pourquoi ? Parce que, contrairement à ce qu'on croit, aujourd'hui, les questions d'austérité, les questions de politique de l'offre qui s'en prennent toujours au prix du travail, au bénéfice de ceux du capital, continuent à sévir, que ce soit en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie. Vous avez vu que... Mais une petite remarque quand même. On a quand même l'impression qu'il y a eu deux chances ou au moins deux percées données à la gauche radicale en Europe, Syriza et, en Espagne, Podemos.
Et les deux fois, ça se traduit soit par une non-participation au pouvoir, soit par ce que vous appelez la capitulation ou le fait que Syriza se range au compromis européen. Comment vous, vous faites différemment avec aussi peu de masse, aussi peu de gens qui vous suivent pour le moment ? Éric Coquerel. L'autre espoir, c'est bien d'avoir une masse importante qui nous suive, le peuple français. Si nous avons la majorité avec Jean-Luc Mélenchon en avril-mai prochain, excusez-moi, mais dans le rapport de force européen, ça a quand même sa portée.
Et moi, ce que je crois, c'est qu'à partir du moment où la France, j'allais dire, défendra un autre projet européen, encore une fois, plus en lien avec l'idée d'une construction européenne pour la paix, pour le partage des richesses, pour la transition écologique qui est très importante, eh bien, nous serons capables d'entraîner des pays qui ont les mêmes intérêts que nous. Objectivement, les mêmes intérêts que nous. Je parle, par exemple, des pays du sud de la Méditerranée. Mais vous savez, même les travailleurs pauvres en Allemagne qui vont voter à l'automne, je ne suis pas sûr que la politique d'austérité maintenue...
Il n'y a que les gens qui ne connaissent pas l'Allemagne pour savoir qu'aujourd'hui, il n'y a pas beaucoup de chômeurs en Allemagne, qu'il y a des travailleurs pauvres très ubérisés qui y travaillent. Et moi, je suis convaincu qu'à un moment donné, l'intérêt de tout le monde peut être justement, finalement, quelque chose qui est somme toute logique, qui est le fait que l'Europe arrête d'être le seul espace géopolitique au monde, le seul, vous m'entendez bien, où vous avez un libre échange total sans aucune harmonisation sociale et fiscale. Il n'y a pas un endroit comme ça. Carine Beccar. On y reviendra, mais vous dites, on va faire masse avec les Français, etc.
Je reviens quand même sur l'idée des second couteaux. C'est-à-dire que comment vous voulez faire masse,
comment vous voulez faire réagir les Français en vous réunissant qu'avec des inconnus, moi j'ai envie de les appeler comme ça. Est-ce que même ça n'abaisse pas un candidat à l'élection présidentielle ?
Est-ce qu'en termes de symboles, on ne se dit pas finalement qu'il parle qu'avec Eric Caprel ? Non, on n'a pas cette vision-là. Jean-Luc Mélenchon, on n'a pas la vision de se dire qu'il faut absolument que je sois avec des... Si on veut changer les choses, il faut changer les choses avec ceux qui peuvent les changer vraiment. Hier, on était dans l'endroit où a été signé le traité de Rome il y a 60 ans. On pouvait faire le bilan catastrophique aujourd'hui de l'Union européenne telle qu'elle se construit.
Il y avait plusieurs centaines de personnes qui étaient là qui représentaient à peu près des parties de tous les pays européens, y compris hongrois par exemple, ce qui est assez rare vu malheureusement, j'allais dire, l'extrême droitisation du pouvoir en Hongrie. Et donc, moi, vous avez des débats intéressants, des gens que vous ne connaissez pas, qui sont des gens qui proviennent d'attaques comme Bernard Cassin. Bon, je crois que... L'économiste. Voilà, l'économiste, des gens comme Christophe Ventura. Je ne vous cite que les côtés du français ou Corinne Morel-Darleux qui est au parti de gauche qui occupe de l'éco-socialisme. Vous avez une vraie richesse.
Donc, je crois que c'est faux de dire que c'est des secondes couteaux. Mais je m'arrête là-dessus. Nous ne comptons pas et nous ne pensons pas que quelque part, la solution viendra du fait que Jean-Luc Mélenchon élu, tous nos partis, tous les partis proches en Europe prennent tout d'un coup le pouvoir. Ça, ça serait... Bon. Mais vous avez vu ce qui s'est passé en Italie. Ce qui s'est passé en Italie, le référendum, qui était certes sur des questions institutionnelles et constitutionnelles, mais tout le monde sait bien qu'en réalité, c'était la politique d'austérité de M. Renzi qui a été condamné.
Donc, vous voyez bien qu'il y a un mécontentement de la part des populations du fait que l'austérité n'est plus supportable, la mise en concurrence n'est plus supportable. Et ce que nous pensons, c'est que s'il y a un déclic, j'allais dire, venant du fait de la France qui ne sait pas faire honte à d'autres pays de dire qu'elle a un poids particulier en Europe, eh bien, sans même préjuger de la couleur politique des gouvernements actuels, il y aura des mouvements dans les autres pays qui permettront, nous l'espérons, d'être un levier pour changer les choses. Et si ce n'est pas le cas, eh bien, on le fera avec les pays qui souhaitent.
Une question européenne, amis auditeurs et téléspectateurs, on pourra y revenir, bien entendu, à partir de 13h15, mais est-ce que vous voyez sur le plan, je dirais, de la philosophie politique les convulsions européennes d'un bon oeil ? On voit très souvent l'analyse que les convulsions et les contradictions du capitalisme, les convulsions, les contradictions de la social-démocratie peuvent ouvrir sur une nouvelle donne politique. Est-ce que vous faites la même analyse pour l'Union européenne qui est en crise, qui est en train de se décomposer ? Moi, je n'aime pas le pire. Donc, si vous voulez, quand je vois l'Union européenne...
Non, mais est-ce que c'est une opportunité politique, le pire ? Oui, mais c'est peut-être une opportunité politique, mais j'aimerais mieux l'éviter. J'aimerais mieux que les choses se fassent pacifiquement et qu'on n'ait pas une situation aujourd'hui où on a un chômage absolument historique en Europe, la montée de l'extrême droite partout, et une situation qu'on regarde bien qui rappelle la dernière grande mondialisation capitaliste, je vous le rappelle, celle qui a commencé avant la guerre de 14 et qui s'est terminée quelque part avec la Deuxième Guerre mondiale, avec les dégâts que nous connaissons. Donc, moi, ça ne me réjouit pas du tout en me disant qu'on a une opportunité.
Ce que je crois, par contre, c'est que si l'alternative que nous présentons, qui est une alternative qui, tout simplement, propose de redonner la souveraineté au peuple, par exemple, plutôt que le contournement répété à travers, par exemple, le traité de Lisbonne imposé quand les Français ont voté non au traité consulé européen, le coup d'État, le quasi-coup d'État qu'a vécu Chypre ou qu'a vécu M. Tsipras, parce que je pense que ça ressemble à ça, sur le fait aussi que nous ne pouvons plus être un espace où les richesses partent de façon quasi, enfin, très, très majoritaire aux actionnaires et ne soient plus mieux aujourd'hui dans l'économie réelle.
Toutes choses qui sont facilitées par les traités, je crois que si nous ne parvenons pas à installer une alternative, non seulement, il n'y aura plus d'Union européenne. Ça, je n'y crois pas, d'ailleurs, mais en plus de ça, on peut craindre le pire. Politique française. On revient à l'Europe encore une fois, si vous le voulez. Arnaud Boutet. Est-ce que concernant la candidature de Jean-Luc Mélenchon, considérez-vous, comme certains le disent, que Jean-Luc Mélenchon est celui qui empêche la gauche de se rassembler aujourd'hui ? Éric Coquerel.
Celui qui empêchait la gauche de se rassembler aujourd'hui, il s'appelle François Hollande et il vient de faire pendant cinq ans une politique de droite. Voilà. Donc, il faut s'adresser à celui qui est à l'Élysée et qui a fait en sorte qu'aujourd'hui, quand on dit le mot gauche à la plupart de nos concitoyens, personne ne sait plus trop de quoi il s'agit. Puisque même certains affublent M. Macron qui ne veut pas pour autant de l'idée qu'il serait un candidat de la gauche. Pour Benoît Hamon, c'est un peu plus clair.
Non mais d'accord, mais il y a une désorientation profonde du corps électoral et c'est normal parce que vous n'avez pas arrêté de dire pendant des années, je ne vous reproche pas, il s'appelait comme ça, quand on a eu un gouvernement de gauche. Un gouvernement de gauche qui a fait la même politique que M. Sarkozy d'un point de vue économique et même d'un point de vue, j'allais dire, sociétal, qu'on voit qu'on est toujours dans l'état d'urgence. M. Valls et M. Mélenchon, excusez-moi, les éditeurs de M. Hamon, c'était M. Mélenchon. Oui, alors donc, maintenant je vais venir à M. Hamon. Le problème de M.
Hamon, ce que nous avons vu et ce qui se confirme, c'est que finalement, après sa victoire que nous avons saluée, parce que nous la jugeons importante, on estimait quelque part que ça donnait raison à ce que nous disions depuis cinq ans dans la politique d'opposition au gouvernement. Il est resté au milieu du guet. C'est-à-dire qu'il est resté en réalité aussi le candidat du Parti Socialiste. Et on voit bien que sur le revenu universel d'existence qui n'a plus rien d'universel et qui devient finalement pour certaines personnes un RSA à 600 euros jusqu'à 1900 euros mensuels si j'ai bien compris. Donc c'est un revenu universel d'existence rabougri.
On voit bien que sur d'autres questions, sur les questions d'Union Européenne par exemple, où il reprend en réalité la logique sociale démocrate, celle qui consiste à dire il faut changer l'Europe, il faut changer l'Europe et qu'il ne se donne pas les moyens de le faire. Le blablabla qu'il dit, c'est lui qui y est. Non mais il le reprend. J'ai pas compris cette question. C'est que Benoît Hamon dit que le projet de M. Macron c'est blablabla. Je pense que M. Hamon est un homme de gauche et je le crois sincère. Mais il est resté au milieu du guet et la période aujourd'hui pour essayer de gagner cette élection ne supporte pas justement l'entre-deux.
Il faut, si on veut avoir une alternative, il faut quelque chose qui ne soit pas ambigu, qui soit clair, qui rompt et qui les ont passé. C'est le projet de l'avenir en commun de Jean-Luc Mélenchon. Soyez plus clair, quels sont vos désaccords politiques majeurs
avec Benoît Hamon ? Et on a quand même le sentiment que c'est juste une affaire de leadership.
C'est-à-dire que Mélenchon
n'avait pas envie de perdre son leadership à gauche. A part ça,
non mais soyez clair vis-à-vis des... Pourquoi Mélenchon ? Les deux ! Les deux ! Déjà, ce n'est pas Mélenchon. Juste parce que pour l'instant, à priori, Benoît Hamon est devant... qui a annoncé le fait que tout ça ne serait pas possible. Non. Moi, je ne fais pas un jour à M. Hamon et à M. Mélenchon. Je pense que tous ceux qui voient ça par la problématique des égaux se trompent. Les désaccords. Donnez-nous les désaccords. Je pense que c'est un problème de fond politique. Le fond politique, c'est que d'abord, à partir du moment où Benoît Hamon ne se sépare pas, par exemple, de tous ceux qui ont été... qui ont voté les lois ou en tout cas qui les ont amenées depuis les 5 dernières années...
Une purge. Non, ce n'est pas une purge, mais c'est quelque chose de cohérent. Vous ne pouvez pas vous opposer sur la loi El Khomri avec Mme El Khomri comme candidate. Ce n'est pas possible. Je vous donne un exemple. Donc, il fallait retirer à Mme El Khomri En tout cas, il fallait faire en sorte que l'investiture qui aurait pu accompagner M. Hamon ne soit pas donnée effectivement à Mme El Khomri. Mais ça, c'est... Il a fait ce choix. C'est anecdotique quand même. Si ça, c'est un désaccord majeur... Mais non, attendez. Ce n'est pas anecdotique. Je vous donne Mme El Khomri comme exemple.
Mais je vous rappelle que 80% des investitures socialistes aujourd'hui sont les députés qui ont voté l'état d'urgence, qui ont voté le 49.3, qui ont voté toutes les lois antisociales. Donc, vous ne pouvez pas changer de politique si on croit justement et 6ème République parlementaire. Vous ne pouvez pas, puisque apparemment, M. Hamon est dans ce cadre-là aussi, vous ne pouvez pas penser que vous allez changer de politique avec ces mêmes hommes. Donc, excusez-moi, il y a d'abord ça. Il y a d'abord les hommes. Et là où les événements montrent que nous avons raison, je vous fais remarquer qu'on verra bien ce qui se passe. M.
Cambodélis a l'air de remettre en question l'accord avec Europe Écologie, législatif. Et tous les jours, on constate que sur tel ou tel point, M. Hamon, j'allais dire, a tendance à se recentrer, notamment parce qu'il a peur que ses amis, ses électeurs partent, une partie de ses électeurs partent vers M. Macron. Donc, il est un entre-deux. Il est à la fois, j'allais dire, quelqu'un qui reflète, c'est son ambiguïté et sa contradiction. Il reflète à la fois les désaccords avec ce qui s'est passé depuis 5 ans, mais en même temps, il assume d'être le candidat du parti qui a gouverné depuis 5 ans.
Pardonnez-nous, mais nous ne pouvions pas, j'allais dire, hériter de cette ambiguïté parce que cela aurait signifié que nous aurions été définitivement incapables d'accéder au second tour ce qui est notre projet. Donc, voilà pourquoi sur le fond, sur le fond politique et non pas sur les hommes, il n'y avait pas cette possibilité de rassemblant et M. Hamon, d'ailleurs, a tiré les mêmes conclusions. Dernière question, sur ce sujet-là, est-ce que lors du dîner qui a eu lieu à Paris au moment de... Il y a 15 jours. Pour avaliser justement les deux chemins personnels, est-ce qu'ils ont évoqué cela ?
Est-ce que les deux hommes ont évoqué cette possibilité peut-être en effet en purgeant un certain nombre de personnalités que M. Mélenchon ne voulait pas voir ? Est-ce qu'ils ont évoqué à un moment donné ce vers... Qu'est-ce qui aurait pu rendre possible éventuellement... Un programme commun, quoi. Écoutez, j'ai pu comprendre que M. Hamon expliquait en préambule qu'il ne voyait pas autrement que candidat sur le projet qui était le sien. À partir de là, chacun a mis son projet et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a... J'en viens à la question que vous posiez. Il y a des différences qui sont quand même plus qu'importantes, structurantes, par exemple, sur l'Union Européenne.
On vient d'en parler. Quand Benoît Hamon dit sur France 2 que 100% du PIB de dette, ça se rembourse pour la France, vous vous êtes... Quand M. Hamon explique que sur l'Union Européenne, et il en a tout à fait le droit, c'est respectable, que sur l'Union Européenne, son projet, c'est un parlement de la zone euro, c'est-à-dire qui donne un vernis démocratique à quelque chose qui ne change pas, qui ne remet pas en question les statuts de la BCE, il ne remet pas en question les 3% de déficit. Je ne l'ai pas vu. Non, non, non, non. Si, si, Benoît, il veut revoir les statuts de la BCE, il a proposé un moratoire sur la dette de l'accumulé de 2008. Excusez-moi, je lis attentivement votre journal.
Dans les 3%, il propose que... Le Monde, par exemple. Il propose que les dépenses liées à la défense, justement, soient retirées de cette question des 3%, mais il ne remet pas en question fondamentalement les 3%. Et surtout, comment t'amont-il ? Donc, si vous rajoutez les dépenses de défense plus d'investissement, on est à 7% de PIB. Même M. Mélenchon ne propose pas 7% de déficit. Il nous propose un autre Parlement. Bon, il nous propose d'en mettre une couche qui, en plus, sera à la proportionnelle au niveau des nombres d'habitants. Donc, je voudrais bien savoir comment il peut expliquer que tout d'un coup, l'idée qu'il défend va être majoritaire de ce Parlement.
Et il conditionne, finalement, ce que nous ferions comme politique aux décisions d'un Parlement qui, à mon sens, aujourd'hui, vu le rapport de force, ne changera en rien la politique européenne. Je pense... Et quand il termine, il a cette phrase extraordinaire, où il dit que le journal du Monde lui demande qu'est-ce qu'il compte faire si ça ne marche pas. Il dit je reprendrai mon bâton de pèlerin jusqu'au bout pour essayer que ça marche. D'accord. Mais sauf que ça, on a connu par le passé, les socialistes l'ont fait et bilan, ils n'ont rien changé. Je pense que c'est... Arnaud, vous n'êtes pas l'invité de cette émission.
La démocratie, c'est la souveraineté du peuple français qui, s'il nous donne un mandat de rompre avec cette politique, nous lui assurons que nous romperons effectivement. Karine Bécard. Merci. Nicolas de me donner la parole. Non, remercie Arnaud. Merci Arnaud de me laisser parler.
On en arrive, il n'empêche, à cette situation où on a un communiste cette semaine, Patrick Braouzet, qui a décidé de voter Macron. Si vous aviez réussi à faire une union de la gauche, vous pensez sincèrement
qu'il serait allé voter pour Emmanuel Macron ? Ah, elle est pas mal cette question. Ah ben, c'est comme ça que ça se pose parce qu'il y en a d'autres sans doute qui vont faire une chose que lui, non ? Écoutez, ouais.
C'est pas grave ?
Non, non, c'est pas que c'est pas grave. C'est pas ça. Moi, je vais vous dire, je pense qu'on assiste actuellement, je vais commenter deux petites minutes la politique même si je préfère intervenir en tant qu'acteur. On assiste en direct pour la première fois depuis la Ve République à une décomposition ou recomposition de l'espace politique en pleine élection. En plus, avec toutes les affaires Fillon qui retardent le débat démocratique. Donc, il y a la possibilité et à mon avis, c'est une des orientations de M. Hollande de la recomposition d'un espèce d'espace politique au sur de M.
Macron type parti démocrate à l'américaine qui n'a plus aucun rapport avec la gauche telle que je le vis et qui est en réalité liée du capitalisme financiarisé. Vous avez une possibilité de la recomposition, malheureusement, d'une partie de la droite avec Mme Le Pen. C'est les projets qui sont devant nous. Et nous devons absolument l'éviter. Et je crains que M. Braouzek, Patrick, que je connais bien, fasse un peu la même erreur avec M. Macron que ceux qui ont soutenu Mme Clinton pour penser qu'elle était plus efficace par rapport à M. Trump alors qu'il fallait soutenir M. Sanders, c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon en France. Allez, on reçoit maintenant nos amis reporters du monde.
Question politique sur France Inter. Cette semaine, et je lui laisse le temps de s'installer pour la saluer. Aline Leclerc, bonjour.
Bonjour, bonjour M. Coquerel.
Vous nous parlez, Aline, de la précarité de l'emploi dans une zone où le taux de chômage est l'un des plus élevés en France.
Oui, quel est le bassin d'emploi qui compte le plus de chômeurs en France ? C'est une question difficile, alors je vous donne la réponse. C'est la ville d'Agde, dans les Raux, 17,9% de chômage. À côté, on a Sète, Narbonne, Perpignan, plus de 15% de chômage, plus de 16% de chômage à acérer dans les Pyrénées-Orientales. C'est un chômage dont on parle peu, peut-être parce qu'il est moins spectaculaire que les fermetures d'usines. C'est le chômage des fins de CDD, des petits boulots payés au noir et des conditions de travail très difficiles. Là-bas, l'emploi, c'est le tourisme et l'agriculture et c'est donc de l'emploi saisonnier.
Alors, j'ai rencontré Virginie, elle a 42 ans, deux enfants, elle est mariée, elle n'a pas de diplôme et depuis 25 ans bientôt, elle enchaîne les petits boulots et les saisons. Elle a fait les olives, les oignons, les aubergines, les tomates, elle a fait un boulot d'élagueuse, elle a été factrice même, elle a travaillé dans une entreprise de lampes pour dentistes. Cet été, elle sait déjà qu'elle fera les abricots mais en attendant, elle a trouvé un emploi d'aide à domicile chez une vieille dame, 100 heures par mois payé chaque emploi-service, ça c'est le matin et le soir, elle va attacher la vigne mais ça, c'est payé au noir.
Alors, ça arrange son employeur mais ça l'arrange elle aussi parce qu'en fait, si elle déclare un peu trop, elle perd ses 48 euros d'allocations logement et l'hiver, elle touche encore deux pôles emploi à quelques indemnités quand il n'y a plus de travail en basse saison. Elle me dit les bons mois, c'est-à-dire les mois de 30 jours, elle arrive à se dégager un SMIC mais ça fait 25 ans qu'elle fait ça et elle est un peu las de cette vie au petit bonheur la chance comme elle dit, ne jamais savoir si elle va pouvoir payer ses factures à la fin du mois ni si elle aura une retraite décente parce que quand on travaille au noir, on ne cotise pas.
cette vie de débrouille, c'est son mot aussi, c'est celle de beaucoup de gens en France dans un marché de plus en plus précaire. Alors, qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce que vous vous proposez pour essayer de sécuriser davantage la vie de ces gens-là ?
Éric Coquerel. Déjà, je savais que le département de l'Hérault est celui qui est justement le plus pénalisé par la précarité dans la région Langue-de-Croussillon et je sais qu'Agde, effectivement, un endroit qui est très lié à du tourisme saisonnier y compris très estival. La personne dont vous me parlez, d'abord, Alain, une première caractéristique, c'est une femme et on sait que la précarité, c'est d'abord et avant tout très majoritairement les femmes qui sont pénalisées. Donc, nous, ce que nous disons, c'est que la précarité, ce n'est pas une évolution naturelle de l'économie. Ce n'est pas vrai. Il n'y a pas quelque chose qui explique que tout d'un coup, le travail deviendrait précaire.
Ce qu'il explique, c'est qu'on essaye sans arrêt dans notre société d'abaisser ce qu'ils appellent les libéraux, le coût du travail, ce qu'on appelle nous, le prix du travail et que ça passe par différents moyens. Le moyen, notamment, c'est de faire en sorte que les gens soient précarisés à la tâche, donc, quelque part, le modèle le plus extrême et l'ubérisation, c'est-à-dire l'idée d'un retour, finalement, sous des côtés très modernistes, soi-disant, mais le retour au travail à la tâche du XIXe siècle. Donc, voilà le modèle que nous avons en face de nous. Et il faut s'y opposer. Alors, comment il faut s'y opposer ?
D'abord, je crois que, et là aussi, c'est une des différences que nous avons avec M. Hamon, nous, nous pensons qu'il n'y a pas un manque de travail. Ou, en tout cas, nous ne sommes pas condamnés au fait qu'une partie de la société ne travaille plus. Donc, il faut continuer à parler pour rattraper les gains de productivité importants qui ont été faits, les progrès. Il faut continuer à parler de diminution du temps de travail, revenir à des vraies 35 heures. Il faut arrêter toutes ces lois qui ont sans arrêt dérégulé le cadre hebdomadaire de travail que proposent d'aggraver, d'ailleurs, M. Fillon et M. Macron, qui se ressemblent, vous voyez, donc revenir à un CDI comme norme du travail.
Ça, c'est quelque chose d'impératif. Il faut, par exemple, sur le travail précaire, faire en sorte que, dans les petites entreprises, elles soient pénalisées au-dessus de 5% d'utilisation des travailleurs précaires, de 10% et de 5% dans les grandes entreprises. Donc, il y a un certain nombre de lois sociales qui doivent être prises. Et puis, il y a ce qui s'appelle aussi ce que nous voulons, c'est-à-dire la sécurité sociale intégrale. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que quelqu'un doit pouvoir se retrouver avec une continuité, finalement, toute sa vie qui lui permette de conserver son droit à la formation, qui lui permette de conserver ses droits sociaux de manière importante, qui lui permette aussi de mieux vivre les périodes de chômage. Donc, il faut mieux indemniser les chômeurs et aussi, au bout d'un moment, c'est ma dernière idée, de faire en sorte de revendiquer ce que nous appelons le travail opposable, un salaire opposable, un emploi opposable, c'est-à-dire que l'État doit pouvoir vous garantir selon vos compétences un emploi si au bout d'un moment vous ne l'avez pas trouvé.
Et on y revient en détail avec vous, amis auditeurs, juste après le journal de 13h sur France Inter. A tout de suite ! Retour sur le plateau de questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Notre invité est aujourd'hui le coordinateur politique du parti de gauche, Éric Coquerel. Il répond maintenant à vos questions. Vous êtes très nombreux, que ce soit au 01 45 24 7000 sur France Inter.fr ou via Twitter avec le mot-clé questions politiques. Arnaud Boutet, Arnaud Leparmentier, Karine Bécart, toujours à mes côtés. Et Philomène, pour commencer. Bonjour et bienvenue. Bonjour. Bonjour M. Coquerel. Bonjour.
J'appelle pour dire que séparément, ni Hamon ni Mélenchon ne gagnera l'élection présidentielle. Alors qu'unis, ils ont toutes leurs chances. Et s'ils persistent chacun de leur côté, tout ce qu'ils vont réussir à provoquer, c'est l'élection de Le Pen ou de la droite ultralibérale. Et ce sera leur responsabilité. Donc ce faisant, ils nous privent d'un espoir de transition énergétique et de justice sociale. Enfin, je parle d'espoir parce que j'ai 23 ans, donc c'est un peu mon avenir qui joue aussi dans cette présidentielle.
Et du coup, je me demande pourquoi ne pas désigner celui qui restera dans la course à la présidentielle au tirage au sort puisque le désistement volontaire visiblement ne fonctionne pas. Et je vais vous le dire, en fait, j'étais prête à voter Mélenchon mais devant son obstination à refuser un consensus, je me demande carrément s'il mérite mon vote.
Merci Philomène pour cette question. Éric Coquerel va vous répondre. Pour information, Éric Coquerel, il y a énormément, énormément, énormément de questions sur ce thème. Oui, je respecte d'ailleurs l'interrogation de Philomène, je le sais, on rencontre des gens comme ça mais je vais vous dire une chose sincèrement, on rencontre aussi beaucoup d'électeurs qui nous disent si vous soutenez le candidat du Parti Socialiste parce que M. Hamon est redevenu le candidat du Parti Socialiste et on le voit au fur et à mesure de l'évolution, nous on ne vous suit plus. Et de même, je remarque que dans l'électorat de M.
Hamon, beaucoup aujourd'hui ce qui explique d'ailleurs les recentrages à mon avis et la pression de Solferino sur lui si ce n'est de l'Elysée, beaucoup hésitent à rejoindre M. Macron donc ce ne sont pas des gens qui suivraient s'il y avait une unité avec M. Mélenchon. Je ne crois pas, je ne crois pas et si nous pensions l'inverse, nous envisagerions peut-être une autre politique, je ne crois pas à cette addition arithmétique qui voudrait quelque part que tout d'un coup deux candidats dont l'un estime qu'ils rassemblent jusqu'à Manuel Valls et l'autre qui rassemblent tous ceux qui se sont opposés à la politique de Manuel Valls ou de M.
Hollande, cela fasse à l'arrivée une addition qui permette d'aller au second tour. Mais ce qui est sûr c'est que si vous y allez à deux ça fait une division et là elle marche bien.
Oui mais alors on verra jusqu'où ira cette division parce que moi ce que je considère c'est que du fait notamment des affaires Fillon qui font que bon là je suis très content on n'en parle pas aujourd'hui mais ça fait quand même des semaines ça fait des semaines qu'on ne répond plus qu'à ça j'espère fortement que le dernier mois de campagne à partir de notre marche du 18 mars 14h Bastille j'en profite pour le rappeler et bien sera consacré à la confrontation d'idées des débats des programmes et de ce point de vue là notre programme est clair et cohérent et je ne retrouve pas je ne retrouve pas dans le programme de monsieur Hamon la même clarté pour quelles raisons tout simplement parce que je le disais tout à l'heure il reste au milieu du guet que ça soit sur la question de l'Union Européenne où il nous propose une fuite en avant qui serait finalement qui ne ferait qu'aggraver la situation et qui n'est pas loin de ce que propose monsieur Hollande une Europe de la défense comme projet d'intégration une Europe finalement la question est un peu différente la question de Philomène c'est vous me volez ma part d'espoir et vous me volez mes croyances à savoir la transition écologique etc mais en quoi elle a un candidat qui propose ça et elle dit quand je vois que vous ne pouvez pas vous unir je n'ai même plus envie de voter pour on a quand même une situation extraordinaire maintenant on a déjà une cinquième république dont vous savez à quel point nous nous opposons parce que c'est une malarchie présidentielle pour nous et là maintenant il faudrait que pour la première fois de l'histoire alors même que nous venons de subir cinq ans de gouvernement socialiste et bien tout d'un coup tous ceux qui ont construit une alternative crédible pourquoi je suis invité ici c'est parce que monsieur Mélenchon est à 12-13% les sondages ce qui n'était pas le cas il y a dix ans de ceux qui représentaient notre espace politique et bien ceux qui ont une alternative crédible devraient au nom du vote utile par rapport à Marine Le Pen donc je voudrais bien savoir qu'est-ce qu'il vient faire dans cette question il faudrait nous effacer derrière le candidat du parti socialiste monsieur Hamon a fait un choix il aurait pu il aurait pu faire un pas de côté et dire et bien évidemment je suis les 1 million 200 000 personnes qui ont voté pour moi et je décide justement d'être le candidat d'être un candidat de rupture mais ce n'est pas ce qu'il fait et moi je ne suis pas pour recommencer ce qui a été fait depuis cinq ans le coup du bourget on ne le refera pas deux fois Juste une question pour revenir à ce que vous disiez je cite Jean-Luc Mélenchon qui dit mes sympathisants mes amis sont tellement en colère contre le PS que je dois moi-même les calmer c'est ce qu'il avait prononcé je crois sur France 2 il y a quelques jours est-ce que c'est parce que la haine est telle entre les vis-à-vis du PS qu'aujourd'hui toute forme d'union est impossible Non mais ça ça explique le fait que ce que je vous disais c'est-à-dire qu'il n'y a pas une addition arithmétique parce que sitôt que si Jean-Luc Mélenchon avait décidé parce que c'était ça qui était question l'inverse n'était pas possible M.
Hamon n'a pas imaginé l'inverse donc avait décidé de se retirer pour M. Hamon ce qu'il signifie par là c'est qu'en réalité il n'y aurait pas justement l'addition des voix dont on parlait tout à l'heure 13 et 14 ça ne fait pas 27 Mais ça ça c'est un des problèmes le problème fondamental c'est que nous sommes dans un moment où il faut proposer une alternative claire on ne peut pas recommencer une politique j'allais dire où tout d'un coup on déclare la guerre à la finance et puis on fait tout l'inverse M.
Hamon non pas que je remette en question ces convictions mais tous les gens qui sont derrière lui oui là je dis qu'ils ont gouverné pendant 5 ans fait l'inverse et je ne les vois pas tout d'un coup changer de politique et encore une fois sur la question de l'Union Européenne qui me semble être le point de rupture plus important M. Hamon ne ferait que nous entraîner sur le fait qu'on se retrouverait exactement dans la même situation aujourd'hui qu'en 2012 par rapport à ce que nous disait M. Hollande Quelques questions sur Twitter J.P. Salomon Que compte faire Jean-Luc Mélenchon quand il aura eu la peau du parti socialiste et de son candidat ?
L'agressivité on fait la peau de personne moi je pense qu'au contraire c'est non non mais cette élection je répète ce que je lis je réponds juste comme ça au niveau des c'est pas vous j'entends bien moi je voudrais lancer un appel quand même on vient de vivre 5 ans très difficiles avec des tensions avec ce qui s'est passé au Bataclan à Nice etc et je pense que autant il faut une confrontation d'idées, de projets autant l'idée d'avoir la peau les termes agressifs etc franchement Non mais vous voyez l'idée par-delà les mots D'accord Non mais très bien ça c'est sur les mots Vous voyez l'idée Oui ok l'idée c'est pas le fait d'avoir la peau du parti socialiste par contre je considère qu'aujourd'hui le parti socialiste tel qu'il est tant qu'il reste dominant dans ce qu'on appelle la gauche je considère qu'il n'y aura pas de recomposition à venir que nous appelons de nos voeux à travers notamment ce que nous faisons avec France Insoumise c'est-à-dire l'idée qu'il puisse y avoir une alternative au système vous savez très vite il y a pour moi trois grands projets en réalité il y a la règle brune de Mme Le Pen constitutionnalisation de la préférence nationale retour au droit enfin même pas un retour instauration du droit du sang c'est-à-dire une politique racialiste il y a la règle d'or M.
Macrofillon continue la même politique compétitivité à outrance la politique de l'oeuf la politique de l'austérité et nous il y a la règle verte avec la question de l'intérêt général du bien commun à commencer par prendre la question de l'écologie et de l'environnement et du climat je crois qu'il y a trois grands choix de société et c'est ça dont il faut qu'on arrive à débattre maintenant alors des questions toujours politiques on peut y répondre peut-être un peu plus rapidement El Khomri nous dit Olivier a été investi par sa section pas par amont si elle gagne il faut faire avec les insoumis et la démocratie point d'interrogation et bien voilà elle a été investie par sa section mais sa section c'est celle du parti socialiste donc on comprendra qu'on ne considère pas qu'une investiture du parti socialiste vaut investiture pour tous ceux qui se sont opposés à sa politique depuis des années Karine Bécard Arnaud Leparmentier je reviens quand même sur l'attitude en fait de Jean-Luc Mélenchon vouloir devenir chef d'état c'est avoir la capacité de convaincre c'est avoir la capacité de composer d'écouter on n'a pas le sentiment qu'il est quand même tellement capable de faire ça vous le trompez vous ne le connaissez pas je ne sais pas
il ne m'a pas donné le sentiment de vraiment avoir envie d'écouter les communistes d'avoir vraiment envie d'écouter Benoît Hamon d'avoir envie de fédérer de faire cette union de gauche
j'ai dû raté un épisode le parti communiste soutient Jean-Luc Mélenchon oui pas tous pas tous Pierre Laurent soutient Jean-Luc Mélenchon la majorité a voté soutient Jean-Luc Mélenchon donc ne nous inventons pas des problèmes qui n'existent pas les 500 parrainages vous les avez il y a 5 ans ça a été beaucoup plus simple avec effectivement les communistes qui étaient clairement derrière vous oui il y a 5 ans il y avait aussi une autre loi qui a été aggravée je vous rappelle où ce sont cette fois-ci les élus de manière totalement qui rajoutent au côté antidémocratique du parrainage par les élus qui doivent déposer leur parrainage donc c'est plus compliqué et effectivement le parti communiste n'a pas pour l'instant avait décidé de donner à partir du 13 donc je pense qu'il va y avoir de plus en plus de parrainages de donner à partir du 13 ces parrainages même si beaucoup de communistes ont déjà fait
et donc nous en sommes satisfaits l'attitude aujourd'hui
l'attitude de chef d'état dans la période qui vient c'est d'avoir un projet qui est capable justement de gouverner la France pour rompre avec les années que nous connaissons depuis maintenant 10 ans qui sont insupportables pour le peuple et de mettre en place une 6ème république parce qu'on n'en peut plus de la 5ème donc c'est ça l'attitude des chefs de l'état et de ce point de vue là j'ai tendance à penser que celui qui a le plus d'attitude responsable de chef de l'état de tous les candidats qui se présentent mais ça ne va pas vous étonner puisque je soutiens c'est Jean-Luc Mélenchon Arnaud Le Parmentier est-ce que vous n'êtes pas un petit peu déçu parce que Jean-Luc Mélenchon a fait la campagne
la plus moderne sur internet
il a son programme cohérent il a bourre et vous n'êtes qu'à 12% est-ce que vous n'êtes pas un petit peu alors vous allez me dire vous étiez beaucoup plus bas il y a 5 ans il y a déjà les réponses je vais peut-être question, réponse non mais vous n'êtes pas déçu je vous présente Arnaud Le Parmentier je connaissais le nom l'éditorial vous n'êtes pas déçu non non on n'est pas déçu je vais vous dire pourquoi on savait que les deux primaires ça allait être un moment compliqué pour nous j'allais dire qu'au-delà même du processus tous les médias n'ont parlé que de ça pendant des semaines et des semaines laissant penser que la centralité politique se jouait
le PS et les Républicains
vous voyez que ce n'est même pas le cas puisque les deux candidats soi-disant en tête dans les sondages je dis soi-disant parce que je prends des distances avec les sondages aujourd'hui d'ailleurs apparemment les sondeurs aussi ne sont pas des candidats sortis des primaires donc la preuve que on avait raison de dénoncer ce système donc on a eu ça le fait d'être à 12% c'est-à-dire au-dessus 12-13% au-dessus de ce que nous donnait le résultat des élections en 2012 à la fin bon c'est quelque chose qui est une bonne base de débarque pour atteindre le dernier mois de campagne où j'espère enfin j'espère enfin sincèrement parce que je suis sûr vous disiez qu'il y a beaucoup de questions moi je crois que c'est ça que cela montre c'est que les Français n'en peuvent plus de la politique politicienne ils en ont assez de toutes ces affaires par contre il y a un appétit pour la politique avec un grand P c'est-à-dire celle qui parle de projet celle qui se soucie justement de la question du chômage ou de la précarité comme on l'entendait tout à l'heure et que le dernier mois de campagne notamment avec les grands débats qui vont avoir lieu mais ce que nous faisons aussi sur le terrain avec des on multiplie les réunions programmatiques celles de Jean-Luc ou les nôtres et bien j'espère qu'on arrivera à renverser la vapeur Allez une dernière question Twitter avant de repasser au standard Pablo indique la chose suivante la contradiction c'est de prôner la sixième république et faire campagne avec un programme de président de la république de la cinquième république enfin bon nous on est républicain et on pense que la révolution citoyenne ça se passera par les urnes dans un pays comme le nôtre et quand malheureusement on nous propose un match de foot on joue pas au volet donc je suis désolé mais ça passe par l'élection maître de la cinquième république et nous le regrettons raison pour lesquelles dès que Jean-Luc sera élu Jean-Luc Mélenchon sera élu président il convoquera une constituante pour une sixième république pour qu'on en finisse avec ce qui sclérose la vie politique et pas seulement au niveau de la présidence c'est à dire cette monarchie présidentielle qui donne tous les pouvoirs dans les mains d'un seul ou d'une seule retour au standard retour au standard bonjour Albert
bonjour bonjour à tous et puis merci pour votre émission
merci à vous
je voulais demander à monsieur Coquerel la chose suivante il semble établi que plus de 45% des ouvriers votent pour madame Le Pen est-ce qu'il serait pas valorisant intéressant et politiquement intéressant pour lui que de faire une campagne essentiellement pas totalement mais essentiellement accès pour faire revenir ces ouvriers vers leur lieu naturel qui est quand même la gauche et pour ce faire de faire comprendre que le discours simpliste de madame Le Pen avec des arguments très simples arrive à détourner ces gens envers elle sachant que évidemment ça ne débouchera sur rien est-ce que ça ne devrait pas être ça l'essentiel et très franchement si en bout de campagne et bien au lieu qu'il y ait 45% il n'y aurait que 30 ou 35% des gens qui auraient voté pour les ouvriers qui votaient pour madame Le Pen et bien ça ça serait pour moi la plus belle des victoires pour monsieur Mélenchon
merci Albert vous nous appeliez de Nantes Eric Coquerel vous répond alors d'abord premièrement il n'y a pas 45% des ouvriers qui s'apprêtent à voter pour Marine Le Pen chez les ouvriers pour l'instant c'est l'abstention qui domine en réalité quand ils votent ils votent majoritairement pour Marine Le Pen il y a beaucoup d'ouvriers qui votent pour Marine Le Pen mais comme d'ailleurs vous remarquerez même dans les moments où la gauche était très très haut il y avait toujours en gros un tiers d'ouvriers qui votaient pas pour leurs intérêts c'est-à-dire en réalité pour la droite et j'ai tendance à penser que contrairement à ce qu'on dit l'électorat de Marine Le Pen c'est surtout une droite qui s'est radicalisée plutôt que soi-disant des gens qui viendraient des partis de la gauche c'est l'analyse en tout cas que donnent beaucoup d'analyses sociologiques et de votes sur Marine Le Pen donc ça c'est le premier problème ça n'empêche pas qu'évidemment c'est un souci et c'est un souci auquel on essaye de faire face donc j'appelle Albert à venir nous aider alors d'abord on a souvent un problème Marine Le Pen qu'est-ce qu'elle fait ?
Elle fait comme les partis d'extrême droite des années 30 exactement le même c'est-à-dire qu'elle prend des vocabulaires à la gauche et elle les remixe dans son programme de xénophobie justement pour apparaître comme la candidate des ouvriers bon si on était un peu aidé pour remarquer que quand Marine Le Pen demande une augmentation de salaire et qu'elle prend en réalité dans les poches du salaire socialisé des cotisations c'est pas augmenter les salaires mais c'est faire un coup d'entourloupe que d'ailleurs propose aussi monsieur Macron on serait si on avait un peu plus d'analyse là-dessus plutôt que de nous dire finalement vous voyez vous faites la même chose que Marine Le Pen on serait un peu aidé bon moi ce que je remarque de Marine Le Pen et Albert a raison c'est que par contre à chaque fois qu'il s'agit de taper sur les syndicats qui justement défendent la classe ouvrière vous remarquerez que c'est les premiers à le faire là aussi totalement dans l'expérience dans les habitudes de l'extrême droite des années 30 et par contre oui il faut que pour notre part mais c'est ce qu'on essaye de faire alors peut-être pas assez bien j'entends Albert on va peut-être essayer de le faire encore mieux mais la question sociale la question de la créance d'emploi la question de la diminution du temps de travail la question de l'augmentation du SMIC de 15% enfin toute chose qui est le fait d'aller récupérer l'argent qui quelque part a été capté depuis 30 ans par le capital non investi au détriment de tous les revenus du travail nous essayons de le mettre en avant et on va continuer à le creuser je pense que c'est une des voies justement pour permettre de diminuer l'influence de Mme Le Pen Karine Bécard Arnaud Boutet en 2012 Jean-Luc Mélenchon a vraiment joué le face-à-face face à Marine Le Pen il était même allé faire les législatives dans son fief à Hénin-Beaumont on a l'impression qu'il s'est brûlé les ailes face à Marine Le Pen parce que là en 2017 malgré tout on ne l'entend pas beaucoup parler de Marine Le Pen même dans ses meetings brûler les ailes il est toujours là Jean-Luc Mélenchon donc il ne s'est pas tant brûlé les ailes que ça et puis moi je pense que c'est je ne suis pas de ceux qui pensent que moi je pense que c'est tout à son honneur d'avoir été affronté Mme Le Pen je ne dis pas le contraire on a le sentiment que c'est difficile de trouver le bon discours si Mme Le Pen n'est pas passé à Hénin-Beaumont à ce moment-là je pense que c'est aussi à lui qu'on le doit parce que l'électorat qu'il a mobilisé ne serait jamais mobilisé s'il n'avait pas été là donc ça je mets ça de côté mais aujourd'hui non nous continuons vous ne l'entendez peut-être pas quand je parle de la règle brune quand même ça fait allusion à la peste brune vous voyez bien de quoi nous avons gagné il y a eu plusieurs procès qui ont été gagnés sur la caractérisation de fascisme du Front National nous avons gagné beaucoup de procès donc il y a une bataille que nous menons sur le Front National nous continuons à l'amener mais nous savons aussi qu'il faut l'amener de manière pédagogique c'est-à-dire il ne suffit pas de dire de brandir le danger Le Pen pour que malheureusement tout le monde se rappelle de ce qui s'est passé dans les pires heures de l'histoire de notre pays pour ne plus voter malheureusement donc nous devons convaincre mais je trouve une chose c'est que moi ce qui m'étonne c'est que depuis janvier alors qu'elle a constitutionalisé le principe de préférence nationale qui est extrêmement grave qui est un tournant absolument anti-républicain y compris de la part de vous journalistes il n'y ait pas plus de questions sur ça parce que là je vous assure que c'est quelque chose qui est extrêmement inquiétant et qui en réalité rappelle Jean-Marie Le Pen père et les pires heures de l'extrême droite Justement petite question par rapport à ça est-ce que la personnalité de Jean-Luc Mélenchon assez clivante est une des causes peut-être de cette incapacité à fédérer cet électorat-là qui parfois préfère aller vers Marine Le Pen et deuxième question j'en profite est-ce que vous comprenez que François Hollande aujourd'hui met en garde contre les extrêmes ?
Si c'était un problème de personnalité clivante Marine Le Pen ne serait pas aussi haut parce qu'elle propose la division entre tous les français entre les pauvres selon leur couleur de peau j'en parlais avec le principe de constitutionisation plus le droit du sang ça veut dire qu'elle déclare en réalité la guerre à plus de 11 millions de nos concitoyens qui vivent sur le sol français d'après l'INSEE entre les immigrés et les enfants d'immigrés nés en France donc le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle est clivante et vous me dites sans arrêt que ça marche donc c'est pas ça le critère moi je ne crois pas que ça soit le problème ce que nous avons comme souci c'est que nous avons depuis 5 ans M.
Hollande qui a fait une politique qui a totalement désorienté tous ceux qui ont voté pour lui y compris du coup tous ceux qu'on appelle communément à gauche et qui a encore plus ouvert quelque part les voies pour le Front National c'est ça dont nous souffrons et je crois que cet handicap est évidemment plus compliqué quand vous faites partie de ce qui théoriquement historiquement est le même camp donc nous avons un travail à la fois de clarification à faire un travail pour montrer sur quoi nous voulons fédérer le peuple sur quoi nous pensons qu'il est utile de montrer par l'éducation populaire qu'en réalité nous avons un adversaire pour 95% des français qui est la finance et ça qui reste la finance comme ennemi comme le disait Hollande de manière hypocrite il y a 5 ans et c'est pour ça qu'aujourd'hui nous avons plus problèmes je veux faire en passant excusez-moi une France insoumise à quelques mois et le Front National ça fait 40 ans malheureusement qu'il développe ses thèses racistes et xénophobes dans ce pays question de Valéria Eric Coquerel peut-il nous dire la réponse qui sera la sienne si ni son candidat ni Benoît Hamon ne passe la barre du premier tour ce qui est prévu c'est que de la même manière que nous développons l'application citoyenne dans France insoumise ça soit tous ceux qui participent aujourd'hui à la plateforme France insoumise il y en a presque 300 000 quand même qui décident de ce qu'ils feront pour le deuxième tour donc ça ne sera pas le candidat ça ne sera pas les partis qui soutiennent cette démarche mais vous me permettrez de ne pas avoir envie de me projeter sur le deuxième tour voilà nous aujourd'hui ce qu'on veut c'est de faire en sorte que Jean-Luc Mélenchon soit au deuxième tour et très franchement de toute façon ce que je comprends c'est que si c'est pas Hamon ou Mélenchon ça sera Fillon ou Macron je vais vous dire une chose Fillon ou Macron pour moi je veux bien prendre tous les points de leur programme peut-être qu'au niveau des degrés ça se sépare un peu par contre c'est la même politique d'austérité c'est la même politique face au Front National le parmentier il y aura une décision prise par France insoumise je rajoute une question on ne va pas commencer à poser vous savez très bien que nous sommes les adversaires les plus résolus et qu'à aucun moment on peut dire que c'est Emmanuel Macron qui sur le fond a le programme qui point par point s'oppose le plus à celui du Front National et quand Benoît Hamon dit que Macron est un peu le marche-pied ou fait le jeu du Front National qu'en pensez-vous ?
Eric Coquerel ce que je crois c'est que exactement comme aux Etats-Unis les candidats du libre-échange et de ce point de vue-là je mets M. Macron et M. Fillon sur le même niveau ne sont pas les mêmes oui oui je l'assume je les mets sur le même niveau ne sont pas les mieux placés pour battre un candidat d'extrême droite que ce soit M. Trump ou M.
Le Pen et c'est aussi pour ça d'ailleurs pour l'intérêt général du pays que je souhaiterais que ce soit un candidat comme Jean-Luc Mélenchon c'est-à-dire qui représente un projet opposé à la fois au libre-échange et à la xénophobie et au repli nationaliste voilà ma réponse permettez-moi de vous dire en tout cas je le réassume que nous sommes on ne peut pas à la fois nous dire vous avez été front contre front contre le Front National et pensez deux secondes que nous pourrions faire j'allais dire les affaires du Front National ce sont nos ennemis les plus irréductibles parce qu'ils présentent un projet de société qui est à l'antithèse du projet humanisme et d'émancipation républicain qui est le nôtre donc prolongeons ce que vous êtes en train de dire ça veut dire que la plateforme de France Insoumise pourrait décider très bien par exemple de s'abstenir vous accepteriez l'abstention ou pas parce que là ça fait le jeu du Front National vous savez ce que je vous propose vous m'invitez pour le deuxième tour on en reparlera je peux vous dire en tout cas que je ne connais pas un électeur de ce qu'était le Front de Gauche et aujourd'hui France Insoumise qui mettra un bulletin de vote Marine Le Pen par contre je connais des électeurs de droite attendez excusez-moi je connais des électeurs de droite qui aujourd'hui et depuis des années malheureusement de fait même des inclinaisons de leur leader et je pense notamment à M.
Fillon qui reprend beaucoup de choses du Front National commence justement à voter au deuxième tour pour le Front National c'est plutôt là-dessus qu'il faudrait dire mais il a question de savoir aussi si vous n'en avez pas marre du Front Républicain est-ce que vous en avez marre ou pas d'appliquer le Front Républicain cette question là se pose le Front Républicain on pense que la meilleure manière de lutter contre le Front National c'est pas de laisser penser que en réalité ce sont les seuls en dehors du système et que vous avez quelque part un axe qui pourrait permettre d'avoir n'importe quelle politique en face quelque part on ne parlerait plus du contenu des politiques mais uniquement de la question du vote utile et qu'importe le nom je pense que c'est pas la bonne manière d'affronter le Front National la bonne manière d'affronter le Front National c'est de le faire programme contre programme projet contre projet et le premier tour sert à ça donc laissez-moi grâce de penser que nous parlons pour l'instant des candidats qui sont encore plus pour le premier tour une question très courte vous n'avez pas répondu tout à l'heure que pensez-vous des mises en garde répétées de François Hollande contre les extrêmes est-ce qu'il a raison ?
Eric Coquerel puis le Standard pour avoir permis de développer le Front National je trouve qu'il y a quand même une posture qui est un peu étonnante si vous voulez donc je trouve qu'il est dans un rôle un peu paradoxal alors je ne sais même pas par exemple c'est sur la faute si le Front National est si haut c'est ça ce que vous voulez dire ?
quand vous faites une politique vous êtes élu pour faire une politique et que vous faites exactement l'opposé non seulement c'est un problème démocratique et je pense que la question de la souveraineté populaire et la démocratie est vraiment quelque chose qui travaille en profondeur nos sociétés c'est pour ça que nous sommes pour la 6ème République mais quand en plus de ça vous avez totalement désespéré sur le plan social les Français qui du coup se retrouvent aujourd'hui avec vous le savez d'ailleurs c'est aussi un des arguments pour lesquels j'estime que cette sélection n'est pas faite la moitié des gens n'ont pas choisi pour qui il voterait je pense que cette désorientation est beaucoup due à M.
Hollande et à la politique qu'il a menée mais juste pour répondre excusez-moi je voudrais réinsister M. Hollande il fait exactement comme tous les libéraux il estime qu'aujourd'hui le Front National ce qu'il caractérise qui est le danger c'est la sortie de l'euro d'accord ? C'est pas le danger pour vous ?
Non la sortie de l'euro c'est une question d'outils on pourrait en discuter nous on pense que la sortie de l'euro sèche c'est une politique défaitiste où la France ne joue pas son rôle pour essayer parce qu'elle peut de transformer le projet de coopération européenne donc quelque part Mme Le Pen et comme le sont des nationalistes des homophobes en plus de ça les défaitistes mais mettons l'autre côté mais ce qui caractérise le Front National c'est les objectifs du Front National c'est ça là-dessus qu'il faudrait taper et les objectifs je vous le dis c'est la division et la haine entre les Français ou des Français vis-à-vis de l'extérieur c'est donc ça qui à mon avis devrait être mis en avant et en faisant ça M.
Hollande quelque part laisse penser qu'en réalité il y a quelque part un système libéral qu'il convierait de défendre coûte que coûte du libre-échange et que ce système serait celui de la démocratie il y a longtemps qu'on voit que le système du libre-échange c'est plus égal à la démocratie et c'est pas efficace pour lutter contre l'extrême droite Christine bonjour et bienvenue oui ben bonjour nous vous écoutons Christine
une question alors il y a une question et puis après une petite requête en toute amitié la question c'est
est-ce que dans le programme de Jean-Luc Mélenchon par ailleurs je souhaite voter pour lui est-ce qu'il est prévu
un audit de la dette de façon à déterminer ce qui est légitime et ce qui ne l'est pas et alors ma petite requête je le dis en toute amitié est-ce qu'il serait possible Arnaud le Parmentier de limiter ses interventions j'ai pas parlé
depuis 10 minutes on va le on va le
comme vous l'avez dit Nicolas Demorand c'est pas lui l'invité moi ce qui m'intéresse dans vos émissions c'est les réponses de l'invité voilà
bah écoutez il vous écoute et il vous entend Christine on va essayer de calmer cette fougue Arnaud le Parmentier vous salue chaleureusement et nous acceptons bien entendu votre remarque Eric Coquerel vous répond oui absolument il y aura un audit de la dette parce que nous estimons qu'il y a une partie de la dette qui est illégitime et qu'il faudrait au niveau européen observer un moratoire en plus elle est de tel niveau dans plusieurs pays qu'on sait très bien qu'elle ne pourra pas être payé en tant que tel et pour préciser ma pensée il y a une bonne dette la question c'est pas de dire il ne faut pas le mettre il y a une bonne dette celle qui est investie dans les équipements scolaires dans la santé qui relance l'économie l'activité etc et puis il y a une mauvaise dette qui est celle que M.
Fillon a fait monter quand il était au gouvernement avec M. Sarkozy 600 milliards à l'époque qui a été le fait de renflouer les banques après la crise des subprimes sans que ça s'ouvre d'une manière ou d'une autre à l'intérêt général cette dette là elle est illégitime c'est celle des fonds spéculatifs c'est celle qui a spéculé contre la Grèce donc oui bien évidemment il faut un moratoire après un audit on retourne au standard Maryse bonjour nous vous entendions Maryse vous êtes toujours là
oui je suis toujours là bonjour bonjour allez-y voilà je tiens à dire que je suis comment dire très touchée du travail qui a été fait par la France insoumise qui fait honneur à l'intelligence des citoyens voilà c'est un gros travail depuis 2008 et certainement beaucoup de fatigue pour ceux qui s'y donnent je voulais dire une question sur la retraite
je suis en invalidité je ne suis pas la seule nous sommes des milliers en France depuis l'âge de 46 ans ma carrière est donc tronquée et la retraite se calcule sur les 25 meilleures années
ce qui fait qu'aujourd'hui quand je reçois mon état de retraite je tomberai par terre c'est la moitié de ma pension d'invalidité et c'est donc
la misère assurée je voulais savoir ce que la France insoumise je n'ai pas vu dans le programme mais peut-être n'ai-je pas fait attention prévoit pour ce genre de choses ils veulent remettre la retraite à 60 ans je suis tout à fait pour malgré tout pour moi à l'heure d'aujourd'hui la retraite à 62 ans c'est mieux parce que je touche ma pension d'invalidité jusqu'à 62 ans et j'aurai deux années de moins de misère on va dire donc c'est pas pour autant que je remets en cause l'idée de mettre la retraite à 60 ans mais je pense qu'il faudrait remettre le calcul
de la retraite sur les 10 meilleures années pour tout le monde
merci Maryse pour cette question Eric Coquerel vous répond d'abord merci du salut à France insoumise ça me permet effectivement de saluer tout le travail parce que si on parle de programme c'est qu'il y a eu un travail de contribution il y a eu un travail d'audition qui a été co-organisé par Charlotte Girard et Jacques Généreux et je pense que c'est aussi une nouvelle façon de faire de la politique importante qui fait qu'après les gens défendent davantage le programme puisque c'est leur programme et je crois que c'est ce qui explique aussi que nous ayons justement un programme aussi cohérent par rapport à tous ceux de nos concurrents qui pour certains n'ont pas encore de programme sur la question des retraites c'est simple c'est qu'il faut la retraite à 60 ans c'est qui qui n'a pas de programme
oui parce que maintenant même Macron a un il l'a présenté excusez-moi je reviens en arrière depuis quelques semaines depuis quelques semaines tout le monde a un programme
et monsieur Macron a un avantage énorme c'est que tous les vendredis il annonce un programme et voilà toutes les chaînes sont là pour réécouter son programme et François Fillon aussi une fois, deux fois, trois fois ils représentent son programme voilà donc ils ont maintenant un programme alors revenons à la question plusieurs mois après la question importante de Maryse elle est essentielle donc nous nous sommes pour revenir à la retraite à 60 ans et d'ailleurs ce que montre Maryse c'est que en réalité pour atteindre 60 ans et pour toucher la retraite dans ce système stupide qui fait que le chômage est le plus important chez les travailleurs seniors c'est quelque chose que nous dénoncions et qui montre toute son imbécilité le taux d'activité a beaucoup progressé chez les seniors depuis qu'on a reporté la retraite ça a pris à peu près 10 points en 10 ans le taux d'activité a beaucoup progressé le taux de chômage aussi a augmenté et nous comme nous sommes pour réduire le temps de travail nous continuons à considérer notamment pour les respérances de vie qui pour la première fois régressent en France depuis deux ans parce que c'est un petit rapport aussi avec le fait justement de la durée du travail nous sommes pour la retraite à 60 ans c'est clair 40 ans d'annuité j'entends sur les 10 meilleures annuités qui était une revendication salariale et qui pourrait donner le cadre être un des points mis en débat de la conférence sociale que nous metterions tout de suite sur la table si nous étions élus et je tiens à dire à Maryse c'est Maryse je crois que c'est ça que pour nous il ne doit pas y avoir de retraite en dessous du SMIC voilà parce qu'on ne peut pas vivre en dessous du SMIC dans ce pays et ce SMIC il sera porté à 1326 euros net si nous sommes élus Guy bonjour vous nous appelez d'Orléans Guy bienvenue merci bonjour alors justement ma question c'était pour prolonger la réflexion sur le temps de travail et revenir sur cette notion de raréfaction du travail dont Benoît Amon parle et pour clarifier une chose ou deux parce que les gens ne savent pas trop d'abord pour dire qu'entre 1950 et aujourd'hui le volume total d'heures de travail nécessaires chaque année a baissé ça les gens ne savent pas il fait à peu près 45 milliards d'heures de travail pour faire tourner notre pays en 1950 aujourd'hui on est un peu au-dessus de 41 en réalité ça a baissé continuellement jusqu'en 84 et depuis 84 ça augmente très lentement de 0,2% par an pour fixer les idées la population active
c'est 0,5% par an et donc ce dont a peur Benoît c'est que même si on redresse
la croissance économique et là le programme de Mélenchon est assez clair c'est une politique de relance keynésienne standard même si on redresse donc la croissance économique
les gains de productivité
vont continuer vous n'empêcherez pas les entreprises d'essayer de continuer d'être plus productives et s'il y a une vague de numérisation en même temps l'un risque de stériliser l'autre et c'est pour ça que la réduction du temps de travail n'est pas un détail
en tous les cas moi je conçois que ce n'est pas un détail et donc ma question c'était justement où on est précisément le programme de la France insoumise
sur cet objectif de résistance du temps de travail
Merci beaucoup Guy pour cette question Eric Coquerel vous répond C'est un retour aux 35 heures en contrat avec le CDI comme socle du droit de travail et pourquoi pas réfléchir effectivement à l'idée d'aller vers 32 heures la CGT par exemple le réclame il y a d'autres syndicats comme Solidaires qui travaillent là-dessus et comme je l'ai dit tout à l'heure si un gouvernement donc si Jean-Luc Mélenchon est élu le gouvernement mettra tout de suite en place une conférence sociale pour réfléchir à ces questions c'est important parce que le gain de productivité n'ont pas cessé d'augmenter vous savez qu'on a à l'heure la productivité la plus importante en France qui signale aux déclinistes qui arrêtent pas de nous comparer à notre pays européen et le problème c'est qu'en réalité sont pas employés en réalité c'est que le gain de productivité depuis 30 ans ils vont vers une certaine forme de revenu qui est le capital non investi qui en gros coûte 150 milliards ça dépend des économistes entre 150 et 180 milliards de plus par an aujourd'hui qu'il y a 30 ans donc tout le problème c'est d'aller récupérer cet argent et sur le temps de travail bien évidemment il faut répartir le temps de travail mais il y a aussi besoin de création d'emplois dans la transition énergétique dans le fait d'avoir une agriculture paysanne et écologique on pense qu'il y a 300 000 emplois qui peuvent être créés dans l'économie de la mer et nous sommes d'accord de ce point de vue là avec tous les professionnels qui travaillent sur le secteur le développement d'une économie maritime pour un pays comme la France qui est le deuxième pays au monde avec le plus grand territoire maritime permettrait de créer 300 000 emplois si on investit à hauteur et nous sommes pour investir 60 milliards donc que ce soit aussi la création de l'emploi dans la fonction publique on a besoin d'enseignants de vrais enseignants devant leur classe pas ce qu'a fait M.
Hollande depuis des années donc nous sommes pour créer 60 000 postes d'enseignement public nous sommes pour créer des emplois dans la justice 10 000 donc il y a besoin d'emplois pour répondre aux problématiques d'intérêt général et de service public dans ce pays et aussi de l'économie évidemment Un mot Arnaud et l'équipe des Pixels Oui M.
Coquerel avec quelle majorité parlementaire vous gouvernez et vous alliez avec qui avec les socialistes pour gagner les législatives ou vous voulez gagner tout seul parce qu'il faut une majorité je crois pour gouverner Eric Coquerel rapidement s'il vous plaît Alors rapidement vous savez que cette élection de la cinquième publique fait qu'en général le vainqueur de la présidentielle a souvent une majorité pas toujours François Mitterrand ne l'a pas eu en 88 D'accord en général c'est ça et donc si Jean-Luc Mélenchon est élu et bien les gens qui seront d'accord avec son programme l'avenir en commun pourront former une majorité et je pense que ça ne on ne dérugera pas des traditions qu'on a eues depuis des années Les questions numériques donc maintenant Questions politiques sur France Inter en partenariat avec le monde Et j'accueille Damien Leloup Bonjour Damien Bonjour Aujourd'hui vous nous parlez du jeu vidéo à l'occasion notamment c'est une accroche comme on dit de la sortie en France de la nouvelle console Nintendo La Nintendo Switch est-ce que vous l'avez acheté Eric Coquerel ?
Non Mais à mon avis mon fils oui enfin non j'exagère parce qu'en fait il est en Angleterre en ce moment mais sinon je pense qu'il l'aurait acheté Alors je vous pose la question parce que dans cette campagne l'un des rares candidats voire le seul qui parle de jeu vidéo c'est Jean-Luc Mélenchon il en parlait notamment lors de son grand meeting à Lyon et donc dans les mesures qui sont envisagées dans son programme il y a la création d'un centre national du jeu vidéo sur le modèle du CNC pour le cinéma donc on prélève une taxe sur les ventes de jeux et ensuite elle est redistribuée en fonction des projets alors le CNC il a déjà en fait un mécanisme d'aide à la création de jeux vidéo c'est pas suffisant ?
Non c'est pas suffisant parce que le jeu vidéo vous l'avez dit c'est quelque chose c'est un fait massif et c'est un fait culturel c'est pas quelque chose d'à côté je connais pas de jeunes qui ne jouent pas de jeux vidéo et puis même des personnes plus âgées même si je dois dire que je n'y joue pas mais donc à partir de là c'est évidemment quelque chose qui doit être pris en compte si on veut justement travailler à l'émancipation parce que ça joue aussi là-dessus on peut faire des jeux vidéo et d'autres jeux vidéo c'est pas forcément les mêmes dans ce qu'ils véhiculent notamment et ce que nous observons c'est qu'il y a une évolution dans le jeu vidéo qui est celui de la globalisation financière le rachat par des très grosses boîtes on vient de le voir avec Ubisoft qui a été racheté par Vivendi si je ne me trompe pas alors justement c'est un sujet qui a été majeur l'an dernier et on a entendu très peu de responsables politiques s'exprimer sur ce dossier nous voilà nous on ne trouve pas normal et ça nous inquiète que tous les parce qu'il y a eu beaucoup de sociétés pionnières en France dans le jeu vidéo soient progressivement soient rachetées ou plutôt que beaucoup de créateurs de jeux vidéo français parce que nous sommes pionniers aussi et nous avons une formation qui est vraiment très très bonne sur les jeux vidéo se retrouve dans la situation finalement de devoir travailler de manière toujours plus précaire pour les certains même totalement ubérisés pour des sociétés qui sont en réalité à l'étranger et qui j'allais dire même sur le plan de l'idéologie que peuvent à certains moments véhiculer certains jeux vidéo ne sont pas exactement ce que nous souhaiterions donc exactement comme pour le cinéma il y a besoin d'une filière française du jeu vidéo et il faut la maintenir c'est pour ça que je vous parlais tout à l'heure d'exception et de protection et bien là on est pile dans le problème c'est pour ça que nous sommes pour effectivement une CNC nous sommes aussi pour un statut qui permette aux créateurs de jeux vidéo d'avoir un peu le même statut que les intermittents du spectacle c'est à dire qui permettrait de sécuriser leur parcours leur vie professionnelle entre deux moments où ils font des jeux vidéo et puis nous sommes aussi pour une formation parce qu'aujourd'hui la formation pour les jeux vidéo est très très chère les écoles privées qui permettent d'être de permettre de se former d'avoir la qualification sont très chères donc il faut là aussi réviser les choses notamment par exemple avec des écoles type AR appliqué par rapport aux jeux vidéo mais nous prenons très au sérieux cette question voilà Jean-Luc Mélenchon vous l'avez vu très souvent de manière symbolique met ces espèces de lunettes de lunettes mais je pense que ça fait partie des nouvelles frontières de l'humanité les jeux vidéo on doit le prendre en compte on doit considérer que le numérique est chose importante ce qui veut dire aussi que d'ailleurs les techniques du numérique et y compris doivent être apprises à l'école je pense qu'il y a vraiment un grand vide à l'école sur les questions d'internet de numérique et nous devons être capable d'avoir une filière française sur le contenu justement vous le disiez la France c'était un des pays pionniers il y a des grands noms dans l'histoire du jeu vidéo qui ont été fondés en France ou qui sont passés par la France il y a Ubisoft qui exporte aujourd'hui ses jeux dans tous les pays du monde mais en même temps que la Switch est sorti le dernier épisode de la série Zelda Breath of the Wild c'est un jeu qui est un peu particulier parce qu'il a battu tous les records de notation de l'histoire c'est le jeu le mieux noté depuis qu'on note des jeux vidéo et quand on regarde la liste des 100 jeux qui ont été les mieux notés dans l'histoire on trouve énormément de jeux japonais pas mal de jeux américains et seule une toute petite poignée de jeux français ou européens est-ce qu'il y a quelque chose dans la manière dont on conçoit en France ou en Europe le rapport au jeu et à la création qui fait qu'on est sur ce point de vue là non je ne crois pas je ne suis pas le spécialiste je ne vais pas vous mentir je me suis renseigné mais je ne crois pas d'abord il y a 23 000 emplois directs ou indirects qui sont concernés en France et encore une fois vous donniez le nom de société pionnière il y en a plusieurs notamment Ubisoft ça montre que justement il y a toutes les capacités en France et elles existent d'avoir une production de jeux vidéo qui soit haut de gamme qui permette de développer l'influence française à ce niveau là avec une certaine vision en plus peut-être liée aussi aux valeurs universelles de notre pays qui ne sont peut-être pas tout à fait les mêmes que celles des Etats-Unis qui ne sont pas d'ailleurs les mêmes donc moi je crois qu'il n'y a pas quelque chose qui explique que presque naturel nous soyons en train de perdre justement nous soyons amenés à ce que nos sociétés soient obligées de s'associer ou d'être mangées par des sociétés étrangères je crois donc mais ça ça passe par une chose c'est que ça passe par une aide de l'Etat ça passe par un Etat qui intervient qui permet de le faire par la législation et également le fait de faire des aides d'entreprise parce qu'autant nous sommes contre le CICE c'est-à-dire le fait de ne pas aider des entreprises sans aucune contrepartie mais sur des secteurs comme ça s'il y a justement des choses qui sont d'un intérêt stratégique parce que c'est un intérêt stratégique la révolution citoyenne elle sera aussi numérique et bien nous sommes nous pour avoir une attention d'un Etat sur cette question allez Damien encore une question une dernière question sur le contenu justement des jeux sans être spécialiste si vous l'avez peut-être vu mais la semaine dernière l'ambassadeur de France en Bolivie a été convoqué en raison d'un jeu vidéo français donc c'est Ghost Recon Wildlands qui est la dernière production d'Ubisoft le gouvernement bolivien a peu apprécié le jeu parce qu'il l'accuse en fait de dépeindre la Bolivie où se déroule l'action comme un narco-Etat aux mains des trafiquants est-ce que dans ces cas-là on a d'un côté une oeuvre créée par une entreprise française qui se retrouve en porte-à-faux entre deux gouvernements est-ce que c'est le rôle de l'Etat d'intervenir ou est-ce que c'est non non je crois pas non après je défends les jeux vidéo et les créateurs français maintenant ça veut pas dire que tout ce qui est fait est bien mais je ne connais pas ce jeu vous me l'offrirez je vous dirais je vous donnerai mon jugement vous avez encore des questions chers amis sur les hologrammes les jeux vidéo c'est pas la même chose oui Arnaud Boutet un petit peu totalement différente quand beaucoup de vos concurrents entre guillemets dans cette campagne là annonce une baisse du nombre de fonctionnaires à venir s'ils sont élus bien sûr vous au contraire vous annoncez qu'il y en aura 420 000 mais plus de 100 000 c'est ça oui alors 420 000 et il y a 620 000 emplois opposables que je vous ai décrit tout à l'heure donc c'est une relance de l'activité aussi par les secteurs publics très bien rappel des chiffres bah écoutez je vous remercie je vous remercie beaucoup Eric Coquerel d'être revenu ce dimanche sur France Inter et France Info merci Arnaud Boutet merci Arnaud Leparmentier la prochaine fois on fera en sorte de vous donner un temps de parole plus ample parce que on vous a empêché de parler aujourd'hui merci beaucoup Karine Becker j'ai essayé de l'imiter mais bon oui non c'était pas possible mais il y a eu une co-gestion du temps de parole vous avez vu ça c'était pas mal merci Damien Leloup bonne fin de week-end bonne fin de dimanche et à dimanche prochain donc pour un nouveau questions politiques