Eric Zemmour face à Benjamin Duhamel : Allez enquêter sur l'apostasie chez les musulmans !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
l'invité du jour qui va donc rentrer sur ce plateau. Vous pouvez donc laisser votre place au président de Reconquête Éric Zemour qui est en train de de s'installer. Bonsoir.
Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir dans dans Tout le monde veut savoir. Beaucoup de sujets à aborder avec vous.
Éric Zemour. La question de ce fameux conclave après la question de après la conférence de presse du premier ministre, la situation politique, la menace de censure, ce qui se passe au Rassemblement national. Mais d'abord, je voudrais qu'on parle de la situation internationale.
Écemour, vous avez dit chez nos confrères de France 3 il y a 10 jours, ouvrez les guillemets, entre l'Iran et Israël, nous ne réglerons pas la question par d'éternels appels au cesser le feu. Euh, j'en déduis que vous êtes aujourd'hui déçu que la guerre se soit arrêtée. Vous aurez vous auriez souhaité que les bombardements continuent, que le régime tombe ?
Ah non, je suis pas pour le euh le changement de régime imposé par l'extérieur. C'est c'est une question de principe. Je pense que ce sont les peuples qui doivent décider et j'ai toujours été hostile à ça, que ça soit au temps de l'Irak ou euh ou ou des révolutions oranges, d'ailleurs, on on les oublie toujours.
Enfin, vous voyez tous les modes de de changement de régime venu de l'extérieur, j'y suis absolument hostile. Euh vous avez dit ma phrase qui était effectivement il y a 10 jours avant toute cette intervention euh et toute cette guerre entre le Israël et l'Iran puis l'intervention américaine. Euh non, je j'écoutais votre votre plateau précédent puisque j'ai j'ai j'étais là et je songeais euh vous savez à une histoire qu'on racontait date du temps de Nixon.
Euh la presse était toujours hostile à Nixon et un jour euh les conseillers lui disent "On va trouver une solution, vous allez marcher sur l'eau." Et Nixon dit "Non, ils diront que je sais pas nagé." C'est exactement je pensais à cette histoire euh quand je j'écouté vous vous faites référence au comment dire au aux critiques de l'administration Trump contre les médias qui sortent des rapports préliminaires en expliquant qu'on ne peut pas dire avec certitude que le nucléaire.
Je je fais référence à Non, je fais référence à aux critiques des médias sur Trump et aux réponses de l'Iran. Bah leur travail, vous savez vous Non mais parce que vous avez des éléments vous qui vous permettent de dire que le nucléire a été détruit. Écoutez, je ne sais pas si le nucléire a été détruit.
De toute façon, je je pense que c'est une guerre sans fin. Ben, on va y revenir. Euh non, mais ça m'amuse de voir que euh parce que c'est Trump, évidemment, au bout de 24 heures de sidération où tout le monde est obligé de reconnaître l'efficacité de sa décision, les critiques repartent.
Si ça avait été Obama ou un autre président américain, je suis sûr que toutes ces discussions n'auraient pas eu lieu. Voilà, c'est ça que je voulais dire. Des critiques aussi, c'est une question des critiques.
Non, on aurait dit c'est admirable. Je je C'est pas grave, c'est pas grave. C'est c'est comme ça.
Voilà, c'est là le le fonctionnement médiatique est ainsi, que ça soit en France ou aux États-Unis, je le constate, je l'observe et je l'écoute là sur votre plateau. J'imagine que sur d'autres plateaux, ça doit être la même chose. Mais mais c'est juste arrêtons-nous là-dessus un instant.
C'est un débat intéressant qui là-dessus dépasse la question de la relation entre Donald Trump et les médias. C'est un président des États-Unis qui s'est fait élire sur une promesse consistant à expliquer qu'il ne, contrairement à d'autres membres du parti républicain qu'il ne souhaitait pas intervenir à l'extérieur. Il a même dit quand il a été investi une nouvelle fois vous me jugerez à l'ône des conflits dans lesquels je ne suis pas entré.
Or il y a cette intervention, une interrogation stratégique si j'ose dire sur l'efficacité de ces frappes puisque l'on ne sait pas si le nucléaire iranien a été détruit. Au fond, si Donald Trump, son secrétaire à la défense sont aussi aellés à défendre tout cela, c'est parce qu'ils savent qu'ils sont en contradiction avec ce pourquoi ils ont été élus. Vous posez une très bonne question, là je n'ironise pas.
Euh effectivement, d'ailleurs, vous avez remarqué les jours précédents l'intervention, le camp de Donald Trump était assez divisé entre les ce qu'on appelle les magas euh qui ne voulaient pas d'intervention et les autres qui voulaient une intervention. En fait, vous avez remarqué que Donald Trump était partagé entre la volonté à la fois de ne pas être Bush junior et de rentrer dans une guerre sans fin en Irak et en Afghanistan. Mais en même temps, et ça je trouve que les observateurs ne l'ont pas assez remarqué, en même temps, il ne voulait pas être dans la procrastination comme Obama par exemple avec la Syrie.
Euh donc je pense qu'il a trouvé une situation intermédiaire, c'est-à-dire l'intervention mais très limitée. Vous voyez qu'il ne il n'envoie pas de troupe. Il n'envoie voyez, c'est c'est pas les guerres en Irak.
Donc pour vous, il a fait exactement ce qu'il fallait faire. Moi, je pense qu'il a fait exactement ce qu'il fallait faire. Je pense que d'ailleurs les Israéliens, j'ai entendu encore sur votre plateau, ont dit il pouvait tout finir tout seul.
Moi je veux bien. Sauf que c'est Nathanel lui-même qui a demandé à Donald Trump d'utiliser sa grosse bombe comme comme on l'appelle parce que personne ne l'a. Et et d'ailleurs, vous avez vu qu'au sommet de l'OTAN aujourd'hui euh tout le monde était là à à inventer son intervention.
On avait l'impression de de Napoléon Airf avec les princes allemands qui étaient à ses pieds. C'était assez ridicule de la part des dirigeants occidentaux, mais peu importe. Euh donc voyez, donc moi je pense que si vous voulez, je pense deux choses.
Un, il a bien fait personne, puis je dis bien personne, h ni Israël, mais aussi les États-Unis, mais aussi les pays européens, mais aussi les pays arabes comme l'Arabie Saoudite ou l'Égypte, mais aussi la Russie qui dit mot et la Chine ne veulent d'un Iran avec la bombe atomique. Vous aurez remarqué comme a dit le chancelier allemand en parlant des Israéliens, mais on pourrait dire ça aussi de Trump. Ils ont fait le sale boulot pour tout le monde.
Vous remarquez que Poutine ne soutient pas l'Iran alors que c'est censé être son allié. Vous remarquerez que les pays arabes ont fait le service minimum parce qu'ils sont très contents. Et vous avez vu Écbourg, vous citiziez effectivement le le chancelier allemand.
Il y avait aussi les la réaction là pour le coup de la diplomatie française du président de la République qui était nettement moins allant quant au fait de soutenir ces frappes en expliquant que il y avait de de l'inquiétude, que se posait la question de leur utilité. Il y a pas d'unanimité non plus sur la question de ces frappes de ces frappes américaines. Moi, je vais vous dire, je pense que la France en tout cas d'Emmanuel Macron a du mal avec une approche réaliste de la situation internationale.
Je pense qu'Emmanuel Macron et le qu d'Ors sont dans en particulier à propos du Moyen-Orient sont toujours dans la poursuite de Chimè. Défendre le défendre le droit international c'est une chimère. Ah si vous entamez cette discussion, c'est très intéressant aussi parce qu'on peut dire que le droit international dans cette région, qu'est-ce que c'est ?
Au départ, en 1947, l'ONU désigne deux états, un état juif et un état palestinien et il divise en deux la région. Qui accepte ce plan de partage ? Les Israéliens, les futurs Israël qui refusent les pays arabes qui déclarent la guerre à Israël.
Si Israël avait perdu cette guerre là, çaen était fini d'Israël, ils étaient tous à la mer. Donc vous voyez le droit international, le droit international est caduc depuis le début dans cette région et depuis c'est une guerre éternelle. Donc venir régulièrement dire "Ah on respecte pas le droit international, je trouve ça toujours ridicule.
Le droit international, il a été rendu obsolète depuis le départ et depuis c'est la guerre éternelle. D'ailleurs, je vais vous dire quelque chose qui va vous paraître un peu pessimiste, mais autant j'approuve cette intervention pour ce qu'elle est, pour ce que les raisons que je vous ai dites, autant je pense que c'est le mythe decisif, c'est-à-dire qu'il faudra recommencer et que les Iraniens vont essayer donc vous apporter malgré tout une forme de une forme de bémol à l'idée que euh qu'au fond cette opération aurait réglé à peu près tous les les problèmes et et permis très durablement à l'Iran d'empêcher d'avoir d'éviter d'avoir la bombe nucléaire. Je pense que dans cette région, Israël est dans une situation de guerre éternelle parce que je considère que les pays arabo-musulmans, musulmans parce qu'évidemment l'Iran n'est pas arabe mais Perse comme tout le monde le sait euh n'accepteront jamais un état juif dans la région qui a été autrefois une terre musulmane.
Pour eux, dans une espèce de de théologie musulmane, les juifs ne peuvent pas avoir un état, ne peuvent pas avoir une armée et surtout ils ne peuvent ils ne peuvent pas battre les armées musulmanes puisque Mahomé les a battu il y a 1300 ans. C'est ça la théologie musulmane. Il faut comprendre et prendre au sérieux des gens qui prennent la religion au sérieux.
Et donc c'est pour ça que je pense et d'ailleurs je le dis à mes amis israéliens qui sont embarqués dans une guerre éternelle. Et donc je pense que cette opération était la bienvenue parce que elle retde l'échéance, vous voyez, elle donne 10 ans 15 ans de sécurité. Je vous savez, je pense que les Israéliens ont compris quelque chose le 7 octobre, ils n'auront jamais la paix.
Donc ils veulent essayer d'avoir au moins la sécurité. Et Eric Zemo, on parlera dans un instant de la situation en Israël et de ce qui se passe à Gaza. Mais juste pour revenir et vous voyez d'ailleurs vous avez dit voilà Trump a fait ce qu'il fallait faire, c'est la ligne qui était inscrite en bas de l'écran puisque vous venez de la prononcer.
Et moi je suis toujours assez saisie. Vous parliez de ce qui s'est passé au sommet de la haie. où on a vu notamment les SMS publiés par Donald Trump qui publie les messages que lui envoie le le secrétaire général de l'OTAN, Marc Routeux, faut dire une forme d'humiliation pour les pour les pour les dirigeants européens et vous vous êtes toujours notamment dans la classe politique française un zélateur de Donald Trump.
Est-ce qu'on peut être comme vous le dites nationaliste ? Vous vous revendiquez même du gaolisme et dire "Donald Trump, il est formidable alors qu'il passe sa journée à humilier les Européens ?" Ah d'abord, je ne suis pas un zélateur de Donald Trump.
Donal Trump dans la classe politique. Oui, je considère que ce qu'il incarne h me correspond et je l'incarne. Vous voyez à l'intérieur sur l'immigration et contre le wisme, je suis d'accord avec lui et à l'extérieur sur la remise en cause de la mondialisation et sur les interventions qu'il fait.
Vous êtes le vous êtes le Donald Trump français ? Non, il y a pas de Donald Trump français. ne tomber pas dans la dans la dans le folklore.
Euh je j'ai des positions, vous les connaissez depuis longtemps. Il s'avère que le mouvement qu'incarne Donald Trump correspond en grande partie, pas surtout évidemment à mes positions ou vice-versa, c'est pas grave. Ça ça n'a aucune importance.
Personne ne copie personne. Tout le monde arrive à une situation et prend des prend des des positions à partir de cette situation. Mais est-ce qu'on peut Écemour soutenir un président qui dans ces dans les décisions qu'il prend va systématiquement à l'encontre des intérêts européens ? il va pas, il défend les intérêts américains.
Moi, je suis un patriote français et je défends les intérêts français. Donc quand vous pouvez quand même distinguer entre l'analyse globale d'un mouvement idéologique et politique qui est le mien et qui est le sien qui est le même et en même temps voir que lui défend les intérêts des Américains et que moi je défends les intérêts des Français qui ne sont pas forcément conciliables. Et ce qui m'amuse, c'est que lorsque c'était Obama ou Biden, les mêmes Européens qui jouent maintenant aux patriotes trouvit tout ce que faisaient les Américains alors qu'ils n'ont marché dessus de la même façon.
Écoutez, pas les mêmes propos. Attendez, je crois crois je crois pas avoir vu un prés Barack Obama Joe Biden publier un SMS que lui envoyé le Trump qui a au dernier moment retourner les Australiens pour qu'ils n'achète pas nos on est d'accord nos sous-marins est-ce que c'est Trump qui a fait payer des amendes énormes à la BNP au nom de l'extraterritorialité du droit américain qui est absolument scandaleuse et que tout le monde accepte. Non, vous voyez donc là donc Eric Zem la toute puissance américaine elle est compatible avec votre avec votre nationalisme.
Mais la toute puissante américaine mon cher, elle est depuis 45 voire depuis 1918. Je suis pas le premier à avoir remarqué que les États-Unis sont la puissance hégémonique du 20e siècle. Ça fait quand même plus longtemps.
Donc évidemment qu'il faut faire avec. Le général De Gaul lui-même faisait avec et pourtant il avait des des positions qui parfois s'opposaient. Le général de Gaul aurait soutenu pensez que le général de Gaul il aurait soutenu les les frappes américaines.
Je mais je suis pas sûr du tout que le général de Gaulle aurait été contre. Le général de Gaul n'était pas un pacifiste. Le général de Gaulle ne passait pas son temps à dire qu'il fallait desser le feu.
Et euh il aurait soutenu un président qui tweetait sur son réseau social "Make Iran great again." Évidemment que entre le style de Donald Trump et le style château-brianesque ou on est on est loin des mémoires d'utre là. Je nature d'accord.
Ça c'est malheureusement l'époque mon cher. Ouais. Je voudrais Éric Zemour avant qu'on passe sur la politique nationale dire encore un mot notamment de de ce qui se passe à à Gaza puisqu'on voit bien que désormais d'ailleurs le l'armée israélienne l'assume, elle va se de nouveau se concentrer sur ce qui se passe.
Est-ce que est-ce qu'il faut un cesser le feu désormais pour mettre fin au risque de au risque de famine au en bombardement qui se qui se poursuivent ? Est-ce que là comme responsable politique français vous vous soutenez les efforts de la diplomatie là encore française pour qu'il y ait un cesser le feu à Gazar ? Je trouve la diplomatie française dans cette histoire ridicule de bout en bout, je vous l'ai dit de ridicule.
Elle est demander un cesser le feu, c'est ridicule. C'est ridicule. Elle est complètement à côté de la souhaitez que les que des civils ne meurent pas.
C'est ridicule. Écoutez-moi. Je pense que dans l'histoire il y a des moments où c'est la guerre qui règle les questions et ce n'est pas demander un cesser le feu retarde les solutions.
C'est comme ça. Vous me regardez avec des grands yeux. Si Churchill n'avait pas fait la guerre à l'Allemagne, on n'aurait pas réglé la question de l'Allemagne hitlerne.
C'est la guerre qui a réglé la question. Il là, je peux vous dire que donc vous comprenez les buts de guerre israélien. Vous vous comprenez alors que le le Hamas est euh quasiment euh intégralement détruit que là on on fait face à des populations civiles qui n'ont pas mangé.
Vous comprenez les buts de guerre isra ? Je vous ai dit que je considère que un les Israéliens sont dans une guerre sans fin et que deux ils ont donc ils l'ont compris le 7 octobre, ce qui n'était peut-être pas le cas avant. Et désormais, ils ne cherchent plus la paix.
Ils veulent simplement s'assurer la sécurité. Encore une fois, ça ne veut pas dire que c'est la paix qui va arriver. La paix n'arrivera pas.
Cette histoire de deux États euh palestiniens et israéliens, ça n'arrivera pas à l'échelle humaine. Personne n'en veut. C'est quoi la solution ?
Mais vous savez, tous les problèmes n'ont pas de solution. Vous dites comme Rimassan qu'il faut un état binational, un seul un seul état et pas de binational, ça veut dire la mort des juifs. C'est simple.
Maassan, elle assume, elle veut tuer les juifs et détruire Israël et les mettre à la ce soir. Elle dit pas je veux tuer, elle dit je veux un état binational laïque qui permettrait de mettre fin. Non non mais que les mots vous venez de dire pas tuer les juif un peu être un peu sérieux là dans les mots qui sont uis qu'est-ce que ça veut dire quand vous avez une démographie évidemment beaucoup plus nombreuse du côté arabe ou musulman que du côté juif ça veut dire la mort du peuple juif et la mort du peuple juif en Israël en tout cas c'est tout c'est simple elle assume de toute façon elle est une militante palestinienne.
Ce que je comprends pas c'est pourquoi elle est une députée française. Ça c'est les mystères de la nationalité française. Vous avez parfaitement le droit d'être opposé à elle.
Elle a été élue, sur un scin de liste député européen. Je suis d'accord. C'est ce que je vous dis.
Mais la France n'a pas l'air de l'intéresser beaucoup. C'est ça que je voulais dire. Écoutez ça c'est votre regard.
Euh Éric Zemour, je voudrais qu'on parle de la situation nationale et la l'actualité la plus brûlante, si j'ose dire, c'est le premier ministre qui a pris la parole tout à l'heure euh sur euh la question des retraites. Euh il y a pas d'accord, dit-il, mais des avancées euh et sans accord, le gouvernement prendra ses responsabilités. Il y aura une démarche législative au mois d'octobre prochain euh tout en insistant malgré tout sur des points de convergence.
L'équilibre financier à Horizon 2030, l'accord entre certains syndicats, la CFDT, la CPME que il n'y aura pas de retour sur les 64 ans. Vous dites quoi ? Bravo François Baou, bravo la démocratie sociale sur ces éléments-là, ils ont trouvé des points de convergence.
Arrêtons arrêtons de faire semblant. Là, on est on parle entre nous et on n'est pas obligé de faire semblant. Ce conclave, c'est uniquement pour conclaver, c'est pas pour être utile.
Ça ne sert à rien. Ça ne sert à rien qu'à faire durer le gouvernement de François Baïou. C'est c'était d'ailleurs le seul objet et tout le monde le savait.
Les socialistes comme les autres. Les socialistes avaient simplement besoin de temps pour se détacher un peu de la tutelle encombrante et parfois vindicative de LFI. Tout ça n'est que combine politicienne.
Ce n'est que trompe couillon où les couillons sont contents d'être couillonnés parce que ça leur ils ont des but politiciens qui leur permettent d'être atteints. Mais quand François dit des avancés par exemple l'âge de la décote qui se déclenche à 66 ans et demi, la question des trimestres cotisés sur quand on est en congé maternité ça pour pour ceux qui nous regardent ce soir et qui attendent des améliorations concrètes, c'est pas seulement un tromp couillon comme vous utilisez l'expression. parler de la classe politique et je voulais que parler des socialistes et de la classe politique.
Maintenant, s'il y a des choses qui peuvent permettre d'améliorer la situation des uns et des autres, c'est très bien. Mais comprenez bien que la vraie question, c'est est-ce qu'on remet en question l'âge de la retraite à 64 ans ? Vous voyez bien qu'il n'en a jamais été question.
C'est pour ça que je vous parle de trompecouillon et il y avait des gens qui étaient irresponsables dans cette histoire qui est Lfi et le Rassemblement national qui réclame le retour à 62 voire 60 ans alors qu'ils savent très bien que c'est infinançable que déjà avec 64 ans, on on ne pourra pas tenir longtemps parce que vous savez très bien que vu la la courbe démographique et le fait qu'il y ait de moins en moins de cotisants pour de plus en plus de retraités, on ne peut pas financer le système par répartition. Donc il y a deux solutions qui sont d'ailleurs concomitantes. Ce que je dis depuis des années, c'est un retarder l'âge de la retraite dans le cadre du système de répartition.
Les autres pays européens sont à 65, à 66, à 67 voire 70. Et par ailleurs et par ailleurs attendez et ben voilà, je vous l' je vous le dis. Et par ailleurs euh mettre de plus en plus d'un système de capitalisation dans la répartition, c'est compliqué techniquement.
C'est compliqué à faire, on le sait parce que ça met du temps, ça coûte cher, ça coûte cher dans un premier temps. Voilà. Donc donc c'est compliqué mais il faut il faut l'engager parce que le système de capitalisation évidemment c'est l'avenir et d'ailleurs dans des pays qui l'utilisent comme la Suisse ça marche très très bien.
Donc voilà le système il faut petit à petit garder un âge de la retraite qu'il faudra adapter à la fois à à la durée de vie et à l'espérance de vie qui qui est de plus en plus longue. Parce que quand on était à la retraite à 60 ans en 81, l'espérance de vie Benjamin Duamel était à 65 ans. H bon aujourd'hui elle a 80 ans.
Alors moi je veux bien qu'il faut améliorer les systèmes de soins pour améliorer l'âge de l'espérance de vide en bonne santé mais on ne peut pas tenir avec un système de retraite avec une espérance de vie à 80 ans. Vous dire mais vous avez remarqué parce que vous vous dites que le la France insommise sont irresponsables. Vous avez remarqué que le Rassembl national dit euh non là on va pas censurer cette fois le moment de vérité ce sera le budget.
Donc c'est quoi ? Ils vont sur sur vos thèses, ils finissent par se convertir à aux hourismes sur la question économique et des des retraites. Non non, je n'aurais pas cette prétention.
Je vous avoue que je comprends plus rien au au aux liges rouges du Rassemblement national. les retraites, vous l'avez dit vous-même. Alors maintenant, si j'ai bien compris, c'est l'énergie qui est un sujet très important d'ailleurs.
Euh et là, je suis tout à fait pour le moratoire sur les les énergies renouvelables, les éoliennes et cetera et l'insistance sur le nucléaire. Mais euh euh je je vous avoue, je comprends rien. Je je comprends les arrières-pensées politiciennes.
Je comprends bien que Marine Le Pen n'a pas envie euh qu'il y ait une dissolution alors que elle ne pourrait pas être candidate et revenir à l'Assemblée. Je comprends bien tout cela, mais j'avoue que sur le fond, je comprends pas grand-chose. Euh donc écoutez, ils font ce qu'ils veulent.
Moi ce que je sais c'est que euh il faut on voit bien que François Bairou si vous voulez c'est vraiment la formule d'Edgar Fort l'immobilisme est en marche et rien ne l'arrêtera. C'est c'est on si vous si vous étiez parlementaire vous vous voteriez vous voyez j'allais vous dire j'allais vous dire euh je je précède vos questions. Euh je pense qu'effectivement il faut dire il faut poser des conditions claires, nettes et dire voilà il y a ceci ceci cela.
Si vous le faites pas avant l'été, moi je sens sûr. Je vous donne des exemples. Un faudrait résilier l'accord de le traité de 68 avec l'Algérie qui favorise l'entrée des action comme le demande Édouard Philippe comme le demande mais qu'ils ne le font pas alors que vous savez que ils n'ont pas besoin contrairement à ce qu'ils disent du président de la République.
Le gouvernement peut le faire avec une majorité à l'assemblée. C'est le le le principe même de ce sachant que un certain nombre de spécialistes regardent aussi les les effets limités corel le fait de pas fini. Il y a pas que ça, j'ai pas fini.
C'est je vous donne des des exemples précis. Euh monsieur Rotaillot, en tant que ministre de l'intérieur pourrait donner comme instruction à ses préfets de ne plus faire une seule naturalisation. Pourrait euh madame Porne euh les le système éducatif, ça c'est pardon ça si vous étiez au pouvoir.
Oui, fa il s'avère que vous avez pas gagné les élections et que donc personne n'a gagné un projet qui consiste à dire qu'on fait. Mais monsieur Rota prétend combattre l'immigration. Monsieur Rota euh d'ailleurs séduit beaucoup des lecteurs à droite avec un discours très dur sur l'immigration.
Mais que fait-il en en concrètement ? Rien. Rien du tout.
Là, il pourrait le faire. C'est quelque chose de concret. Voilà.
Il pareil à l'école. Je veux dire le on voit bien que l'école s'effondre. C'est le moment où si vous voulez les jeunes passent le bac.
On sait bien qu'aujourd'hui il faut avoir tué son père et sa mère pour ne pas avoir le bac. que le niveau est nullissime, que euh aujourd'h euh le 80 % des gens qui passent le bac aujourd'hui ne l'auraient pas eu il y a 30 ans. Tout le monde le sait, tous les spécialistes le savent et qu'on leur donne comme ça à profusion.
Et madame Born, qu'est-ce qu'elle qu'est-ce qui l'intéresse ? C'est de faire un concours à parité pour rentrer à Polytechnique et dans les concours scientifiques. L'un n'empêche pas l'autre.
Ah non, attends, tout empêche l'autre. Non, ça va améliorer le niveau ça. Non, non, parce que si elles ont pas le concours, c'est qu'elles sont moins bonnes.
Et est-ce que est-ce que elle fait des elle est-ce que Benjamin Damel, est-ce que elle demande est-ce qu'elle demande des concours à parité dans la magistrature où il y a plus de femmes qui sont reçues ou dans les écoles de journalisme où il y a plus de femmes ? Euh, vous voyez ? Non.
Alors, les il faut la méritocratie et l'exigence du niveau. Je constate que ils ne le font pas et que c'est une catastrophe. Écemour, je voudrais qu'on parle du Rassemblement national de Marine Le Pen, de de Jordan Bardella.
Marine Le Pen qui dans un entretien à valeur actuelle dit avoir demander à Jordan Bardella de se préparer à l'éventualité d'être candidat en 2027 si son inéligibilité était confirmée. Vous aviez répété vous sur cette antenne souvent pendant cette campagne présidentielle de 2022, vous étiez candidat, Marine Le Pen ne peut pas gagner et tout le monde le sait. Est-ce que vous dites pareil de de Jordan Bardella s'il était candidat ?
Écoutez, on en tout cas ce que je peux dire, je veux pas euh prophétiser, mais ce que je peux dire, c'est qu'il n'a pas gagné les législatives et que euh c'est en partie de son fait et que on a vu euh pendant cette campagne des législatives puisque il était euh candidat au poste de premier ministre, euh ses limites et ses carences pendant cette campagne. Euh on a vu qu'il n'était manifestement pas prêt à être premier ministre. Je ne sais pas s'il sera prêt à être président de la République.
Pensez qu'il est pas prêt, trop jeune entre autres. Ouais, on peut pas être président de la République à 31 ans. Bah, vous savez, la dernière fois qu'un homme de 30 ans a dirigé la France, il s'appelait Napoléon Bonaparte.
C'est-à-dire que c'était un génie qui avait tout lu euh et qui avait sauvé la France 10 fois avant de prendre le pouvoir en Italie et cetera. C'est pas, je crois, offenser Jordan Bardella que de dire que il n'est pas de ce calibreel là. Euh donc je pense mais mais c'est c'est étonnant parce que vous avez des mots sévères contre lui et en même temps sur l'action.
Non, c'est pas sévère, c'est très lucide au contraire. C'est un garçon talentueux à son âge. C'est absolument formidable.
Vous êtes plutôt et vous êtes plutôt idéologiquement plus proche que lui puisque je vous ai entendu notamment euh quand Marine Le Pen était chez nos chez nos amis et confrères des grandes gueules sur sur RMC dénoncer les propos qu'avait tenu Marine Le Pen sur la question de l'immigration sur la question de de du voile de l'islam. Vous êtes plus proche de de Jordan Bardella qu'on dit sur une ligne identitaire que que Mar je vais vous dire je ne sais pas ce que pense Jordan Bardella. Je je vois ce qu'il peut dire dans des soucis tactiques, ceci, cela pour élargir le le le champ d'action du Rassemblement national.
Mais Jordan Bardella est aux ordres de Marine Le Pen. C'est Marine Le Pen qui commande. Il n'y a pas d'autonomie à ce niveau-là.
C'est Marine Le Pen qui dirige et Jordan Bardella qui applique. Maintenant, mon désaccord avec Marine Le Pen, il est profond. Il est, je l'ai encore vu, je crois que c'était chez vous aux grandes gueules, euh dire que de nouveau parce qu'elle avait déjà dit d'ailleurs que l'islam était compatible avec la République, qu'elle distinguait entre l'islam et l'islamisme.
Euh et c'est pas la même chose l'islam et l'islamisme ah bah c'est exactement la même chose. D'ailleurs, à l'origine, c'est une religion et l'islamisme est une est un dévoiement politique d'une d'une religion qui est utilisée comme étant un projet de société. C'est dire à ceux qui nous regardent ce soir et Eric Zemour, on a déjà eu cet échange des tonnes de fois et donc on peut le réavoir une nouvelle fois et à chaque fois je suis obligé de préciser les choses pour ceux qui sont de confession musulman ce soir et à qui on dit bah en fait la religion que vous pratiquez au quotidien et l'islamisme c'est la même chose.
C'est offençant pour ceux qui nous regardent. Non c'est pas du tout offençant. Alors, je vais vous dire euh je vais vous dire quelque chose.
L'islam et l'islamisme [Musique] pour un chrétien, quelqu'un qui qui comment dire qui a sa foi chrétienne, on ne l'assimile pas à des à des massacres qui peuvent être commis au nom d'une vision dévoyée de de et et comment dire d'une sorte de pureté. D'abord, l'islamisme ce n'est pas des massacres. Ce n'est pas seulement des gens qui massacrent.
Vous voulez dire par là et Marine Le Pen puisque vous êtes d'accord avec Marine Le Pen si vous êtes d'accord mais c'est pas grave vous avez le droit toute la classe politique est d'accord avec Marine Le monsieur R est d'accord c'est bien la première fois qu'on dit ça mais c'est intéressant j'essaie juste de de faire un peu de contradiction dans l'exercice de l'invit j'ai le droit de répondre mais vous avez le droit voilà donc d'abord islam et islamisme sont deux noms synonym ils sont créés pour cela premièrement et la sémantique n'est pas négligeable deuxièmement on ne parle on ne fait de différence que depuis justement 79 euh on a parlé de l'Iran tout à l'heure, c'est justement après la révolution iranienne. Troisièmement, et vous avez très bien dit, vous avez dit les chrétiens h vous croyez comme Marine Le Pen, comme monsieur Rota comme d'autres que selon la belle formule de Remy Bra est un grand spécialiste de l'islam, l'islam est le christianisme des Arabes. C'est faux.
L'islam n'a jamais fait la différence entre le spirituel et le temporel, entre le religieux et le politique. Donc la religion musulmane est par essence politique. C'est les comme cela et les musulmans le savent.
Et là encore Éric Zbour sur les 5 millions de de de Français musulman. Non non non arrêtez pas une question d' mais c'est pas une question c'est pas une question d'cominv et de ceux qui sont de confession musulman qui nous regardent ce soir est contente de vous maintenant vous allez me laisser si c'est l'arcom je connais j'ai fait de la télé avant vous donc je connais le cirque de la maîtrise de l'ennu je continue puisque j'ai le droit de répondre quand même. Si je vous pose la question ou bon madame Le Pen dit il faut interdire le voile.
Vous êtes d'accord ? Et en même temps, elle dit la religion musulmane, il y a aucun problème. Et sauf que le voile est prévu par la religion musulmane.
Et c'est une contradiction. Et c'est une contradiction du programme de Marine Le Pen. Oui.
Et oui. Mais pourquoi ? Pourquoi c'est une contradiction ?
Parce qu'elle ne comprend pas ce qu'est l'islam. Comme vous. Parce que vous ne savez pas que l'islam c'est l'islamisme et c'est incompatible avec la République française parce que la République française c'est liberté, égalité, fraternité.
Or, l'islam c'est soumission, inégalité, homme et femme, euh infidèle et musulman et fraternité uniquement avec les musulmans. Et je finis h moi je disting parce que c'est important, vous avez dit les musulmans qui regardent. Alors moi je vais leur parler aussi.
Moi, je distingue entre l'islam et les musulmans. C'est-à-dire que je dis aux musulmans, je connais votre religion comme vous la connaissez et vous savez que c'est la même chose l'islam et l'islamiste. Sauf que sauf que je vous demande de ne pas pratiquer l'islam comme on l'a pratiqué dans les pays musulmans depuis 1000 ans.
C'est-à-dire la religion c'est à la maison et pas dans l'espace public. Et de donc pas de voile dans l'espace public entre autres. Et deuxièmement, les Français qui ne sont pas musulmans sont vos frères.
C'est très important. Et vous voyez par une dernière chose, l'apostasie, vous savez ce que c'est ? C'est le changement de religion.
Les musulmans n'ont pas le droit de changer de religion sous peine de mort. Est-ce que vous considérez Benjamin Damel et je poserai la question à Marine Le Pen si elle était là, que c'est compatible avec la République ? Mais vous pensez qu'aujourd'hui les vous pensez que les les musulmans et les musulmanes de France défendent défendent l'idée d'un d'un crime d'apostasie que les les plus de 5 millions de de de français musulmans et de françaises musulmanes défendent le fait que l'apostasie soit condamnée comme un crime.
C'est écrit dans le Coran. Donc c'est accepté par tous les musulmans. Et Benjamin Duamel, faites votre boulot de journaliste.
Demandez aux journalistes de BFM d'aller enquêter auprès des gens qui se convertissent au christianisme alors qu'ils sont musulmans et vous verrez leur sort. Faites votre boulot. Je crois que je fais mon boulot Eric Amour et j'aurais aimé encore vous poser une ou deux questions mais je vous je vous réinviterai et en tout cas il y a pas sur ce plateau ni de contradiction qui est faite pour l'ARCOM ni de maîtrise.
Il y a un échange répondu et je réponds merci. Terminé on a plus temps, on doit lancer en quelques secondes. Un chiffre 64 % des Français dont 88 % des électeurs du Rassemblement national et 90 % des électeurs de LR pensent comme moi que l'Islam n'est pas compatible avec.
Merci Écond d'être venu nous voir dans tout le monde veut savoir.
Éric Zemmour