Laurent Jacobelli : "Macron fait le choix de faire encore perdre 2 jours aux Français !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 62 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Qu'est-ce que vous en attendez, vous, de ces négociations ?
- 1:57OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça peut marcher ?
- 3:47OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il est en train de dire « je brandis directement la menace de la dissolution » ?
- 13:41OuverteRéponse partielle
Est-ce que les entrepreneurs, les marchés seraient rassurés par une dissolution ?
- 16:04OuverteRéponse directe
Admettons qu'il y ait des législatives anticipées. Vous auriez une majorité ?
- 17:37OuverteRéponse directe
Vous allez aller les chercher où, alors, ces voix qui vous manquent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01Invité politiqueFait
« Mercredi soir, il y aura un échec. Mercredi soir, il n'y aura pas de gouvernement. »
- 1:06Invité politiquePromesse
« La seule solution, c'est la dissolution pour que les Français se prononcent, choisissent leur majorité. »
- 10:07Locuteur 6Fait
« Le Royaume-Uni est un exemple qu'il ne faut surtout pas suivre. Après le chaos de l'Istrust en 2022, un mois, en un mois, elle a mis le pays par terre. »
- 18:23Invité politiquePromesse
« Baisse de la TVA de 20 à 5,5 sur les énergies. »
- 18:30Invité politiquePromesse
« Dire à un patron qui va augmenter ses salariés de 10%, que ces 10% seront exonérés de charges patronales. »
- 18:36Invité politiquePromesse
« Pour les familles, restituer la part entière pour le deuxième enfant. »
- 40:21Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a été élu démocratiquement il est le seul à pouvoir décider de partir »
- 45:06Invité politiquePromesse
« on ne veut pas mentir aux Français si nous envoyons Jean Dardella à Matignon »
- 45:48Invité politiqueFait
« nous n'avons jamais prétendu gouverner seul »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli19 %
- Présentateur17 %
- Locuteur 615 %
- Locuteur 814 %
- Locuteur 513 %
- Locuteur 19 %
- Locuteur 95 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 33 %
≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Laurent Jacobelli du Rassemblement National nous a rejoint. Qu'est-ce que vous en attendez, vous, de ces négociations ?
Rien. Absolument rien. D'abord, même le vocable. Même le vocable est tellement macroniste qu'il en est risible. C'est exactement le type de formule dont les Français ne peuvent plus. Ça ne veut rien dire, c'est fourre-tout et c'est pour cacher le manque d'idées. Moi, ce que je vois, c'est qu'on est en train d'assister à l'agonie de la macronie. C'est pour ça que tous les opportunistes s'en vont. On a parlé de M. Attal, on a parlé de M. Retailleau qui s'est carapaté, on peut parler de M. Édouard Philippe. Tous ceux qui sont venus pour avoir des postes, tous ceux qui sont venus sans conviction, tous ces mercenaires de la politique, quand ils sentent le vent tourner, s'en vont.
Et c'est le meilleur signe que le macronisme s'est terminé. Ils l'ont tous compris, tous sauf un Emmanuel Macron, qui va persister en prenant toujours la même recette, en prenant trois vieux centristes rances, deux vieux LR rabougris et un socialiste en manque de postes. Et il va croire qu'avec ça, il va faire une majorité. Non, c'est fini. C'est fini la macronie. Ça ne marchera plus. Mercredi soir, il y aura un échec. Mercredi soir, il n'y aura pas de gouvernement. Et la seule solution, c'est la dissolution pour que les Français se prononcent, choisissent leur majorité. Et j'ai la faiblesse de penser qu'ils choisiront une majorité rassemblement national pour avoir une vraie politique.
Vous êtes comme Manuel Bompard à l'instant. Ils étaient sur le même plateau qu'ils l'appelaient à une dissolution, voire à une destitution.
Mais comme tout le monde, tous les observateurs politiques, et même les amis d'Emmanuel Macron, disent aujourd'hui, il n'y a qu'une seule solution, c'est la dissolution.
Alors vous savez quoi ? On va évoquer les différentes options. Mais juste avant, qu'est-ce qui est en train de se passer, Victor Hérault ? Il donne 48 heures à Sébastien Lecornu pour trouver une solution, pour qu'il négocie avec les Républicains, pour les garder dans son gouvernement, puisque Bruno Le Maire, finalement, s'entend qu'il posait un petit peu de problème, a dit « finalement, je me retire » pour faciliter la tâche à Sébastien Lecornu. Est-ce que ça peut marcher ?
Non, je pense qu'il y a des moments où il faut arrêter d'essayer de comprendre, si vous voulez. Là, on est rentré dans un espèce de... Moi, je veux bien le jeu du 48 heures chrono, alors ça y est, on va tout régler en 48 heures. On a l'impression d'être dans les arrêts de jeu, si vous voulez. Emmanuel Macron gagne du temps, alors qu'on sait très bien que, si vous voulez, Sébastien Lecornu n'arrivera pas en deux jours à faire ce qu'il n'a pas réussi à faire en plus de trois semaines. Il n'arrivera pas à convaincre Bruno Rotaillot, qui est d'ailleurs le seul président du socle commun à ne pas se rendre à la réunion demain à Matignon.
Lui, il veut une réunion bilatérale.
Exactement. Et d'ailleurs, Sébastien Lecornu lui a proposé des dates demain matin et Bruno Rotaillot a dit « non, je fais une matinale, je ne m'y rentrerai pas ». Donc c'est vous dire à quel point il a l'importance, ce rendez-vous avec Sébastien Lecornu représente quelque chose à ses yeux. Non, en revanche, je n'irai pas jusqu'à dire que le socle commun est mort, parce que je pense que c'est l'union autour d'Emmanuel Macron qui est morte et enterrée, ça depuis un bon moment. Mais le socle commun subsiste encore dans le sens où il reste le seul pôle capable ou non de construire une majorité, mais en tous les cas qui essaie de conserver cette ambition-là.
Et puis surtout, attention, avant 2027, il y a quand même l'option d'une candidature commune au centre et à droite. Donc on ne peut pas dire que ces gens-là ne se parleront plus jamais et plus du tout. En revanche, ce qui est certain, c'est qu'aucun ne veut être affilié à Emmanuel Macron, que ce soit François Bayrou, Édouard Philippe, Gabriel Attal ou Bruno Rotaillot. Ça, c'est fini. Il ne faut plus parler avec Emmanuel Macron. Il ne faut plus se référer au président de la République. Et encore une fois, cette histoire de 48 heures chrono, je ne vois pas ce que ça va régler à la question. LR a déjà dit que c'était foutu. Le Parti Socialiste a déjà dit que c'était foutu.
Le reste de la gauche, encore plus, et la Rassemblement Nationale aujourd'hui, puisqu'ils ont changé de stratégie et qu'ils disent maintenant qu'on censure a priori tout gouvernement. Donc là, franchement, il n'y a plus rien à rechercher.
Quel qu'il soit, effectivement. Et quand il dit qu'il prendra ses responsabilités, Emmanuel Macron, est-ce qu'il est en train de dire « je brandis directement la menace de la dissolution », si on ne trouve pas de solution, ce sera la dissolution ? Et donc, ça ne ferait pas tellement plaisir aux socialistes, notamment.
Je prends toutes mes responsabilités. C'est le type même de la phrase qui fait martial dans le ton et qui ne veut strictement rien dire. Quand on est président de la République, on ne prend pas ou on ne refuse pas de prendre ses responsabilités. On applique des prérogatives constitutionnelles, point barre, où on décide. Bon, dire « je prends mes responsabilités », qu'est-ce que ça veut dire ?
D'autant que je pense que dans l'esprit du président, qui est quand même très remonté contre LR depuis hier, il en veut énormément à Bruno Retailleau et à LR, et moi, tel que j'ai compris, ou tel que des proches du président m'en ont fait l'exégèse, cette phrase, c'est aussi pour dire à la droite « je prends mes responsabilités », ça veut dire « puisque vous ne voulez pas rester avec nous, je vais me tourner vers la gauche ». La menace, c'est ça. Parce que dire « attention, je vais vous menacer la dissolution », on ne menace pas les autres de quelque chose qu'ils réclament et qu'on est le seul à refuser.
Parce qu'aujourd'hui, celui qui serait le plus embêté par une dissolution, c'est quand même Emmanuel Macron, parce qu'il serait obligé d'avouer que…
– Les LR ne réclament pas la dissolution, et les PS non plus.
– On a tout à fait raison, c'est vrai que LR d'une part… – En fait, personne ne réclame la dissolution, à part M. Jacob. – Le rassemblement national. – Il est très intéressant, si je peux vous permettre,
de remarquer que le PS et les LR ne réclament pas la dissolution, et qu'ils réclament d'aller au gouvernement. C'est-à-dire qu'ils ont peur du suffrage universel, ils ont peur d'aller rencontrer les électeurs, en revanche, le pouvoir, ils le veulent. Je pense qu'à un moment, on est en démocratie, dans la Ve République. – Oui, il faut à leur place, vous soyez pareils. – Non, je ne crois pas. C'est aux citoyens.
– Vous voyez, il y a une mauvaise sondage, je pense que… – Moi, je trouve ce spectacle affligeant, parce qu'on voit les politiques faire mumuse Emmanuel Macron, et il leur dit « je vais prendre mes responsabilités, je vais vous faire tomber si vous ne faites pas ce que je vous ai demandé de faire, à savoir si vous ne préservez pas la réforme des retraites que j'ai votée. » Parce que c'est ça qu'il y a derrière la chute de le cornu, c'est qu'ils n'ont pas réussi à aller au bout et à changer de cap pour trouver une majorité. Depuis plus d'un an, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée. Je pense que tous les Français l'ont compris, mais pas la classe politique.
Et moi, c'est ça que je trouve très étonnant, c'est qu'aujourd'hui, il y a un sondage qui sort, il y a 86% des Français qui jugent la politique comme un spectacle navrant. Mais ça suffit, en fait. Parce que ce qu'il fait Emmanuel Macron… – Sauf que, pardon pour Aguibali, mais…
– C'est qu'il faut fragmenter l'Assemblée, les Français. – Bah non, c'est ce que j'allais dire. – Les Français, on ne leur a pas présenté ce projet. – Ils ont fait le choix de la fragmentation politique.
– Les Français, il y a eu une élection présidentielle en 2022 où il y avait un président de la République qui n'avait aucun projet. On est en train de vivre un quinquennat pour rien, 5 ans pour rien. Et moi, ce que je voudrais rappeler, c'est que derrière les politiques qui font mumuse, alors on va commenter, c'est intéressant, c'est comme commenter un match de foot, moi je trouve ça divertissant. Mais derrière ce divertissement qu'on est en train de vivre ensemble, qu'est-ce qui se passe ? Il y a les marchés financiers, il y a les milieux économiques qui s'effondrent. Allez voir les entreprises au tribunal de commerce, on en parlait juste avant l'émission. Il y a les ingérences étrangères.
Poutine, il se frotte les mains quand il regarde notre petit spectacle. – C'est pour ça qu'il essaie de trouver une solution. – Il y a la fatigue informationnelle. Vous savez qu'il y a un adulte sur 5 qui est en burn-out en France aujourd'hui. – C'est pour ça qu'il faut surtout… – C'est pour ça qu'il faut trouver des choses. – Mais moi, ce que je trouve effrayant, c'est que j'ai l'impression que n'importe quel citoyen lambda serait capable de comprendre des choses simples. Donc il n'y a pas de majorité à l'Assemblée, ça on a tous compris. Numéro 2, il faut faire des compromis. Alors un mot que les politiques ne comprennent pas. Et numéro 3, personne ne va être content jusqu'à 2027.
Voilà, donc ça c'est ce qu'on doit comprendre collectivement. Et puis après on essaye juste de ne pas faire un but géologiste pour s'enverler sur votre compromis. – Alors moi je suis dans aucun…
– Non vous n'êtes pas, mais pardon. Mais vous êtes, alors je vais dire précisément, vous êtes militante écologiste. Donc on imagine pour qui vous roulez, non ?
– Moi, alors moi je suis… – Non alors certainement pas. – C'est un bazar, d'où tu parles de l'économie ? – Je roule pour personne, à part pour moi-même. En revanche, ce que je peux vous dire, c'est qu'aujourd'hui, quand on n'est pas en politique professionnellement, ce spectacle est effrayant.
– Oui mais Flora, vous ne pouvez pas dire fonds mémus. Sébastien Lecornu, il a essayé pendant un mois de trouver un compromis. Il n'a pas fait mémus. – 26 jours. – Mais il a renommé, je ne peux pas dire qu'il n'a pas essayé. – Il a été choqué. Je trouve même qu'aujourd'hui, il a plutôt été digne dans sa déclaration. – Bien sûr. – C'est rare qu'un homme politique décide de faire ce qu'il a fait aujourd'hui. Donc je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites qu'ils font mémus. Ils ne font pas mémus, ils ont essayé pendant un mois.
Le problème, c'est que les chefs de parti, ils sont dans des contraintes, parce qu'ils sont près des municipales, on s'approche des présidentielles, et donc en fait, ils ne veulent rien lâcher.
– Là où je suis assez d'accord avec Souveninien Bonojeudi, parce qu'on discute tous avec des parlementaires et de façon indépendante, quand on discute avec eux, ils sont plutôt dans le bon sens. Et vous venez de mettre le doigt sur le problème, c'est qu'en fait, vous avez des chefs de parti qui disent non, il ne faut pas, parce qu'ils veulent gérer leur propre carrière à eux. Et on est dans une espèce de… Pardon, mais en entreprise, on dit des fois, ça peut être un panier de crabes. Mais en politique, moi j'ai découvert un truc. Il y a une quantité de Brutus et de Judas, je n'ai jamais vu ça de ma vie. Il y a la règle des trois L, et c'est toujours comme ça.
– Mais vous l'avez découvert là, je ne sais pas.
– Non, mais là, elle se révèle. En fait, c'est toujours… – On va pour faire de l'archéologie. – Non, mais ce n'est pas de l'archéologie. – Il y a une règle du… – Oui, peut-être, moi je ne suis pas le… – Je vais faire des références, je vais faire des références. – Émane Macron est un Brutus, c'est un observateur de la vie politique. – Macron Hollande. – Et je vois que cette règle des trois L que je trouvais dépassée, qui est le lèche, lâche, lynche, elle s'applique, là, on est en plein dans le lynche, hein, pleine balle. Et franchement, j'entends le socle commun est en difficulté, non, pardon, c'est les Français qui sont en difficulté des entreprises. – Oui, c'est ça.
– Et aujourd'hui, quand je vois le nombre d'entreprises qui ont des problèmes de trésorerie, parce que le problème numéro un, c'est les problèmes de trésorerie. Les problèmes de trésorerie sont liés à quoi ? À l'incertitude dans les marchés, au fait que les banques, elles ont dit stop en arrêt de financer. Je vais vous donner une information, et j'espère que ça va changer. Vous avez la banque publique d'investissement. Ils n'investissent plus rien dans l'autre secteur. Plus rien, plus un euro. – Et depuis quand ? – Et je vais vous donner même deux informations. – Depuis quand ? – Voilà, depuis le mois d'août. Depuis le mois d'août.
Et ils ont, sur octobre, novembre et décembre, ils prévoient des pics en cascade de défaillances d'entreprises. Le pic sera entre octobre et décembre, avec en plus une cascade sur les fournisseurs qui eux-mêmes vont être très impactés, etc. L'économie, c'est une chaîne, et c'est sérieux. Et j'aimerais juste rappeler, et je parle sous couvert de notre ami Edwige Chevrayon et de notre ami Di Figaro, le Royaume-Uni est un exemple qu'il ne faut surtout pas suivre. Après le chaos de l'Istrust en 2022, un mois, en un mois, elle a mis le pays par terre. Donc ceux qui disent, il faut m'essayer, il faut machin, non, en fait, en un mois, on peut mettre un pays par terre.
Donc on a juste envie de dire, s'il vous plaît, mettez-vous d'accord, il y a une présidentielle dans 14 mois. Ce n'est pas beaucoup, c'est demain, 14 mois, les chefs d'une vie, c'est rien.
Non, non, je ne suis pas d'accord, 14 mois, c'est très très long. Exactement. Mais mettez-vous d'accord, ce qu'on a envie de dire, mettez-vous d'accord, pour l'économie, justement,
et pour qu'on ne tombe pas sur le chaos. Pardon, mais le coût aujourd'hui de 2022 de l'Estrust, qui a été un mois au pouvoir, aujourd'hui encore, les Anglais le payent très cher.
Ce qui ressort de ce qu'on vient de dire, c'est qu'il y a des mesures urgentes à prendre pour les entreprises qui ont besoin d'avoir un cap. Les chefs d'entreprise aujourd'hui qui veulent investir à plusieurs années, ils ne savent pas si l'année prochaine, ils sont surtaxés, sous-taxés, s'il y aura des nouvelles normes, on s'en enlèvera. Donc il faut, pareil pour les Français qui attendent du pouvoir d'achat, qu'est-ce qui va se passer pour ceux qui veulent plus de sécurité ? Tout le monde attend. Et ce n'est pas en associant des contraires qu'on va arriver à des réformes profondes. Or, aujourd'hui, la France, elle a besoin de vraies réformes. Elles valent très mal, très très mal.
Et le chaos...
Là, elle a besoin d'un budget, pardonnez-moi. Elle a besoin d'un budget.
Je termine, et je vous écouterai avec grand plaisir et beaucoup de délice. Mais, comme toujours, comme toujours, mais pour ça, il faut des réformes profondes. Il faut donc une majorité. Aujourd'hui, vous n'aurez pas de réformes profondes avec des gens qui veulent la taxe Zuckman. Dès qu'ils se réveillent, ils veulent taxer, taxer, taxer. D'autres qui veulent moins de taxes. Certains qui veulent des normes écologiques complètement aberrantes. Et d'autres qui veulent enlever les normes. Tout ça n'arrivera pas. Et donc il faut une majorité pour avoir un cap.
Un cap qui donne aux entreprises la possibilité d'investir, aux Français de savoir s'ils vont s'acheter une maison ou pas, s'ils vont mettre l'enfant dans l'école ou pas. Mais la majorité, il n'y en a pas. Aujourd'hui, c'est aujourd'hui le chaos.
Laurent Jacobelli, les entreprises, elles ne regardent pas les politiques partisanes. Elles regardent la clarté des décisions. Justement, on a besoin de la part. Qui prend la décision ? On a besoin de sortir de ce brouillard nocturne. Parce qu'on n'est pas que dans un brouillard. On est en plus dans la nuit. On rajoute cette contrainte supplémentaire. Il y a des animaux qui traversent, qui sont des sauvages. À un moment, on a envie de se dire, s'il vous plaît, vraiment. Et c'est vraiment impossible de vous mettre d'accord. Complètement. Mais oui, parce que nous n'avons pas la même vision. Mais vous parlez de pouvoir d'achat.
Monsieur Lecornu, il a proposé, par exemple, de remettre la prime Macron. Savez-vous combien, rien que dans mon secteur, ont été distribués de prime Macron ? 750 millions d'euros. C'est des vraies mesures de pouvoir d'achat. Alors, est-ce qu'on peut patienter ?
Alors, Laurent Jacobi. Si vous voulez aider nos entreprises, il y a plusieurs manières. Certains disent qu'il faut ouvrir les frontières au marché mondial, sans contrôle, ça aide à exporter. Et d'autres, comme nous, qui disent qu'il faut protéger nos entreprises. Et contre, comment est-ce qu'il arrive ? Attendez, je termine. C'est deux visions complètement opposées. Chacun a le droit de défendre la sienne. Mais comment ? Attendez, on ne peut pas trouver une solution médiane. Ce n'est pas possible. C'est deux visions du monde. Qu'est-ce qu'on vous proposez, justement ?
Si jamais vous voulez augmenter les impôts pour certains, parce qu'il faut maintenir le système social, maintenir un état de vie contre les membres...
Mais si vous voulez dire que 57% des dépenses est trop dans le social, oui. Écoutez, écoutez, écoutez, quand on vous répond... Mais toute la gauche dit la merde de ça.
Vous demandez aux autres de s'entendre, vous êtes incapable de les écouter. Non, mais Denis, c'est en précis. Moi, je suis pragmatique, j'ai besoin d'exemples. Par contre... Illustrez. Non, mais je veux bien parler, mais si vous parlez dessus, moi...
Oui, alors, allez-y, Laurent Jacobi.
Je vais terminer mon raisonnement. C'est plusieurs visions de la France différentes. Et ce qui s'est passé avec Emmanuel Macron, c'est qu'il a mis des gens tous autour de la table en disant « Débrouillez-vous ». Et ça a arrivé à une bouillie molle, tiède, fadasse, où on ne prend plus aucune mesure, où on accepte tout et n'importe quoi, et au final, tous les voyants sont au rouge. Parce qu'aucune décision importante n'a été prise.
Mais pour autant, Laurent Jacobi, est-ce que les entrepreneurs, est-ce que les marchés seraient rassurés par une dissolution ? Au contraire, ça crée de l'instabilité.
L'instabilité, c'est aujourd'hui, et ça repousse un peu plus l'élaboration d'un budget. Je vais vous dire, si demain, il y a une majorité à l'Assemblée nationale...
Non, attendez, vous, à l'heure, ça vient un petit.
Si il y a une majorité à l'Assemblée nationale, le programme sera clair, et les industriels seront rassurés. Aujourd'hui, le problème, c'est le manque de clarté, parce qu'on ne sait pas qui nous gouverne, et on ne sait pas dans quel sens ça va.
Édouard Chevrillon ? Non, voilà, ce que j'ai dit, c'est que les marchés, ils ont besoin de clarifications, comme vous l'avez dit. Mais en même temps, ils ont besoin d'un budget, ils ont besoin de décisions, ils ont besoin de regarder un tout petit peu où va la France. C'est sûr que pour l'instant, on ne voit absolument pas où va la France. On est dans l'instabilité la plus complète. Donc, qu'est-ce qui se passe ? On voit, les taux d'intérêt, ils montent. On devient vraiment la voiture balai de l'Union européenne. On est le dernier de la classe.
Donc, de ce point de vue-là, quelque part, vous avez raison, il n'en demeure pas moins, que si on rajoute de l'instabilité à l'instabilité, je ne suis pas sûre non plus que ce soit la solution pour les marchés financés.
Je ne suis pas sûr que la dissolution soit facteur d'instabilité. Je pense que la dissolution, c'est le résultat de l'instabilité. Vous allez voir, en quelques jours, les agences. Quand elles vont se réunir, les deux... On ne peut pas dire qu'on ne prend pas d'actes politiques, simplement parce que les marchés, je pense que la dissolution,
elle va entraîner la réaction forte des deux agences. La dégradation, c'est Fitch, la première agence qui a dégradé la France. La dégradation de Fitch, elle n'est pas le fruit de l'instabilité. Elle est le fruit précisément d'une situation qui dure. Si il faut bouger les choses, ça ne va pas rassurer les deux autres.
Mais c'est quoi, bouger les choses, il faut le faire ? Parce qu'en fait, ce qu'on essaie de vous dire depuis tout à l'heure, c'est que quand il n'y a pas de cap clair, quand il n'y a pas... En fait, la France, elle devient un actif... Pourquoi ? La France, elle devient un actif spéculatif. Est-ce que vous comprenez ça ? Est-ce que vous comprenez ce que c'est qu'un actif spéculatif ? Ça veut dire que les marchés...
Non, Stéphane, on n'est pas encore un actif spéculatif... Moins deux aujourd'hui, sur la conclusion. Moins deux ? Non, ça va finir à moins un 36. Alors, attendez, attendez. Si vous voulez des chiffres précis... On est sur Bethel Business, là. Oui, oui, attention, attention.
Ne soyons pas trop techniques, parce que moi, après, je vous perds. Non, non, mais c'est parce qu'il m'aimait... Mais Laurent Jacobelli, attendez, j'aimerais bien qu'on voit sur cette option de la dissolution. Admettons qu'il y ait des législatives anticipées. Effectivement, le Rassemblement National, et on comprend bien pourquoi vous souhaitez cette option, vous arrivez en première position avec 31 à 33% des voix. On a suivi du PS des écolos... Premier tour. Premier tour, exactement. Et du Parti communiste à 16,5%. Puis, je ne sais pas si on peut le voir, peut-être, ce sondage. En tout cas, vous êtes loin devant, et loin devant le camp ensemble, 13,5% à 15%. Vous auriez une majorité.
Est-ce que vous êtes sûr d'obtenir une majorité absolue ?
Sûr, c'est quand même compliqué d'anticiper sur le vote des électeurs. En tout cas, ça vous semble atteignable ? En tout cas, c'est tout à fait atteignable, selon nous, pour plusieurs raisons. D'abord, je crois que le front républicain, entre grands guillemets, qu'on nous a vendu la dernière fois, en tout cas qu'on a essayé de vendre aux Français, ne marchera pas une deuxième fois. C'est-à-dire que quand on a un électeur du centre et de droite, et qu'au deuxième tour, on a le choix entre un député Rassemblement National ou un député d'extrême-gauche antisémite, clairement, le choix sera vite fait. Donc, je crois que ce n'est pas le cas dans toutes les circonscriptions de la fois dernière.
Mais je crois quand même qu'aujourd'hui, la France insoumise fait peur à tout le monde, à juste titre d'ailleurs, et fait peur à la République. Deuxièmement, nous sommes le seul parti à ne jamais avoir appelé à voter pour Emmanuel Macron. Et les Français n'en peuvent plus d'Emmanuel Macron et de sa politique. Nous sommes donc la force d'alternance, la plus crédible pour s'opposer à lui, et la plus structurée.
Et vous allez aller les chercher où, alors, ces voix qui vous manquent pour obtenir ?
Nous allons aller les chercher d'abord dans notre électorat, dans le vote de tous ces Français qui, aujourd'hui, nous donnent raison, même s'ils ne votent pas encore pour nous, sur l'immigration, sur la sécurité, sur le laxisme, sur le pouvoir d'achat. Et ailleurs, moi, je me mets, et je le dis dans ma circonscription souvent, je lance un appel aux électeurs LR. Ne le faites plus confiance à vos dirigeants, qui sont prêts à vous vendre pour un plat de lentilles et aller travailler avec Emmanuel Macron, alors qu'ils se présentent comme étant dans l'opposition. Et on le voit bien, au gouvernement, il ne change rien la vie des Français. Mais du coup, c'est quoi ? C'est quoi, vous trois ?
C'est quoi, vous, une majorité ? Monsieur Jacobelli, c'est quoi ? Vous pouvez me citer, s'il vous plaît ? Trois mesures pour le pouvoir d'achat et trois mesures pour les entreprises. Concrètement. C'est un quiz. Non, je vainque. Non, mais alors pour le coup, c'est des questions concrètes.
Alors, pouvoir d'achat, baisse de la TVA de 20 à 5,5 sur les énergies. Deuxièmement, dire à un patron qui va augmenter ses salariés de 10%, que ces 10% seront exonérés de charges patronales. Et pour les familles, restituer la part entière pour le deuxième enfant. Par exemple, vous financez la TVA, parce que la TVA, ça coûte très très cher.
Non, mais sur les 10% des salaires... Vous financerez autrement, je vais vous expliquer.
Mais vous allez dans les trois mesures.
Non, mais justement, mais je vais vous répondre. Parce que dans la vraie vie, ce que vous citez, notamment sur les 10% sur le salaire, ça existe déjà, ça s'appelle la prime Macron.
Absolument pas. Non, mais ce n'est pas exonéré de charges patronales, ce n'est pas 10% et ce n'est pas intégré au salaire. Dans le nouveau dispositif que M. le... Et ce n'est pas intégré au salaire et donc au calcul de retraite. Donc vous voyez, c'est faux ce que vous dites, factuellement.
Dans le nouveau dispositif que M. Lecornu proposait, justement, c'est... Mais prenons un salaire de 1 500 euros net, vous pouvez donner 3 000 euros, ça fait 20% d'augmentation de pouvoir d'achat. C'est au-delà de ce que vous proposez. Mais ce n'est pas dans la retraite et ce n'est pas du tout du salaire.
Ce que nous dit le RN, à travers vous, monsieur, c'est qu'il nous faut une dissolution parce que ça va nous faire augmenter. Petit à petit, on va avoir la majorité absolue. Non, non, il faut une majorité à la France. Que le RN est une majorité absolue s'il y a une dissolution dans deux jours, ce n'est pas ce que les sondages disent aujourd'hui. Donc moi, personnellement, j'en doute. En revanche, ce que vous avez dit qui est juste, c'est que ce Parlement, il représente plusieurs visions de la France. Et ce dont on a tous été privés en 2022, c'est de voir ces visions de la France.
C'est une élection qui a été enjambée par Emmanuel Macron et qui nous a montré à nous tous un duel comme si on ne pouvait pas le dépasser qui était Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Et il n'y a rien d'autre, il n'y a pas d'autre copie qu'on peut déposer. Aujourd'hui, moi, en tant qu'électrice, ce que j'attends, c'est de voir la copie des différents partis politiques sur l'économie, sur le travail, sur le budget, sur l'écologie, sur l'école. On va rappeler aussi l'état de nos services publics puisqu'on le voit, nos services publics sont en lambeaux. Le déficit est bien supérieur à celui qui est affiché puisque nos services publics sont en lambeaux.
L'intelligence artificielle supprime 20% des emplois. Aujourd'hui, ça pourrait être 80% d'ici à 3 ans. Donc en 2027, on a besoin d'une élection présidentielle digne de ce nom pour notre pays, la France, qui est la fille de la politique. Si on enjambe encore, si on rate encore cette échéance, alors là, ce sera un chaos. Si on veut se préparer à cette élection présidentielle collectivement, il faut arrêter l'instabilité politique tous les 4 matins.
Parce que les politiques, quand ils sont en train de préparer une dissolution, un changement, un Premier ministre qui tombe, un autre Premier ministre, qui est nommé, etc., ils ne sont pas en train de préparer leur copie, ils ne sont pas en train de préparer une vision de la France et un projet. Il nous faut un cap, un accord de gouvernement, un accord de non-censure entre les partis qui nous permettent de tenir cette année qui nous reste avant la présidentielle. Et après, on pourra ouvrir ce grand débat.
Oui, mais très bien, mais c'est utopiste, puisque justement, ça fait des mêmes.
On essaie d'avoir le cas de non-censure. Parce qu'on essaie mal. Je ne sais pas si vous avez remarqué, que le budget de M. Bayrou, il n'était aimé par personne, et que M. Lecornu, il a renommé les mêmes qui venaient de tomber.
C'est une illusion de croire qu'il puisse y avoir une sorte de calendrier électoral vierge. On dit, voilà, il y a l'élection présidentielle, donnons-nous le temps de préparer tout ça. Non, la vie citoyenne, la vie électorale, fait qu'il y a des scrutinismes qui se succèlent. Il y aura toujours des municipales, il y aura toujours d'autres élections à préparer. Il y aura toujours de l'actualité. Vous avez raison de dire que la campagne de 2022 était en partie escamotée parce qu'il y a eu la guerre en Ukraine et qu'Emmanuel Macron a surfé sur la guerre en Ukraine.
Mais on peut dire, lors de la prochaine présidentielle, c'est ni vous ni moi qui seront au maître de dire qu'on interdit toute guerre pendant deux ans pour être sûr qu'une guerre ne vienne pas polluer le débat politique. Donc il faut bien que les candidats... Non, mais si on a un Premier ministre toutes les 48 heures d'ici là, ça ne va pas nous aider. Avant tout, je termine une phrase, si vous le permettez. Il faut bien que tous les candidats fassent avec le contexte tel qu'il est. Et après tout, dans une élection, c'est quand même toujours les électeurs qui ont choisi.
Je veux bien qu'on dise ce qu'on veut sur l'élection 2022, que le débat n'a pas lieu, mais ce sont les électeurs français qui ont choisi, comme en 2017, de mettre au second tour Emmanuel Macron, qui l'a mis en première position, et Marine Le Pen, qui l'a mis en deuxième position. Les autres peuvent dire ce qu'ils veulent. Ils ont eu toute possibilité aussi de se faire entendre. Donc en parlant des élections 20 plus tard, les candidats présidentiels, ils auront les mêmes armes que tout le monde. S'ils n'ont pas convaincu, c'est leur problème.
Et s'ils n'arrivent pas à convaincre, effectivement, ce sera leur faute à eux, et pas la faute de l'actualité internationale, pas la faute de la conjoncture économique.
J'aimerais qu'on ait l'avis de Daniel Cohn-Bendit, qui nous a rejoint. Il est à distance, mais il est bien là. Bonsoir à vous, Daniel Cohn-Bendit. Alors, il y a cinq scénarios maintenant sur la table. On va les voir ensemble. Sébastien Lecornu, ça c'est le premier scénario, de nouveau nommé à Matignon. Un nouveau Premier ministre qui est nommé hors Sébastien Lecornu. Une dissolution de l'Assemblée nationale pour le président. Une démission d'Emmanuel Macron. Ou une destitution d'Emmanuel Macron par le Parlement. Quel scénario, selon vous, est le plus plausible ?
Merci d'être venu.
Non, écoutez, disons, aucun ne me plaît. J'en sais rien ce qui est possible dans la France d'aujourd'hui, dans le brouillard total, l'incapacité des forces politiques. Qu'est-ce qui est plausible ou n'est pas plausible ? Ce qui est souhaitable pour moi, c'est que le Parlement essaye de trouver une majorité. Les forces politiques, on parle, non pas le président nomme un Premier ministre, mais on dit le Parlement, trois semaines, négocie. Alors, ou c'est une majorité droite-droite-extrême-droite, ou c'est une majorité le centre avec la gauche réformiste, eh bien, deux, trois semaines, vous négociez, comme dans un pays démocratique normal, ce que font les Allemands, ce que font les Hollandais.
C'est le Parlement qui sert sa majorité. Bon, et je vois que c'est possible pour un an. C'est ce qu'a voulu Emmanuel Macron, mais ça va marcher. Et les débats, les débats que le monsieur du Rassemblement national l'a clarté, vous ne l'aurez pas par une dissolution, parce qu'une dissolution, vous avez une élection qui vient très vite, donc il n'y aura pas de clarté, et une démission du président, vous n'aurez pas de clarté. Donc, moi, je suis...
Mais Daniel, pardon, pas Dany, Daniel Cohn-Bendit, je prends mes aides.
Pardon.
Non, pardon, je vous appelais Dany, mais je voulais vous appeler Daniel, pardon. Daniel Cohn-Bendit ? Non, Dany, comme vous voulez. Ah, c'est gentil, merci. Non, mais je reprends un peu les interrogations, là, en plateau. Vous dites, voilà, l'idéal, ce serait que les partis s'entendent entre eux à l'Assemblée nationale. Mais on a déjà testé, ça. Ça ne marche pas. Est-ce que nos représentants politiques sont capables de le faire réellement ?
Madame, vous n'avez pas testé. Vous avez testé quelqu'un nommé par le président qui cherche une majorité. Nous, on ne nomme personne et on donne la capacité au Parlement où vous aurez une majorité qui ira vers la droite et l'extrême droite ou vers le centre et la gauche réformiste. On leur donne deux ou trois semaines et c'est possible. Pourquoi ? Parce que ça les responsabilise. Ils sont obligés de discuter pour faire une majorité. Si les Républicains veulent s'allier, par exemple, avec le Rassemblement national, ils devront ou manger leur chapeau sur les retraites ou le Rassemblement national mange son chapeau sur les retraites.
Ou le centre et le Parti socialiste reprennent l'idée de la CFDT, par exemple, sur la pénibilité pour calmer le jeu sur les retraites. Et le centre trouve une taxe de solidarité qui a été introduite dans plusieurs pays qui calmerait le jeu vers la gauche. Je crois que c'est possible. Mais ce n'est pas possible si c'est le président de la République qui impose sa personnalité.
– Guillaume Sabah, vous partagez l'optimisme de Daniel Cohn-Bendit ?
– Non, je pense que dans le discours sur le compromis, il y a un vice de forme. Parce que les mêmes qui disent qu'il faut que toutes les forces politiques travaillent entre elles, trouvent des compromis, etc., ce sont les mêmes qui, a priori, excluent deux forces politiques, le Rassemblement national et LFI. Deux forces qui, à la présidentielle, ont réuni à L2 à peu près 45% des électeurs au premier tour et qui, au sein de l'Assemblée, à L2, font environ 210 députés, donc 40% des sièges. Donc, où on dit qu'il faut qu'on ait des majorités à géométrie variable, il faut qu'on accepte des majorités sur tel thème ou sur tel autre, voilà.
Mais à ce moment-là, il faut dire qu'on fait ça avec tout le monde. – Monsieur Tabard, monsieur Tabard. – Attendez, je termine juste. – Où on a dit qu'on accepte juste de travailler avec un bloc central, et à ce moment-là, il ne faut pas parler de compromis. Beaucoup de ceux qui parlent du compromis aussi citent en exemple 45. Mais précisément, 45, c'est quoi ? C'est De Gaulle qui accepte de travailler avec les communistes. Les communistes, c'est quand même pas rien. – Monsieur Tabard, monsieur Tabard, monsieur Tabard. – C'est le parti stalinien.
– Monsieur Tabard, dans une démocratie parlementaire, le compromis ne se fait pas avec tout le monde. Non, c'est un compromis pour trouver une majorité. Et là où il y a majorité, il y a opposition. Attendez, il y a opposition et minorité. Ce n'est pas la même chose. Aujourd'hui, les socialistes, les sociodémocrates allemands ont fait un compromis avec la CDU ou CSU. ils ont exclu les verts, ils ont exclu l'extrême droite et ils ont une majorité. Compromis ne veut pas dire compromis avec tout le monde. Un compromis doit trouver une majorité.
– Parce que là, ils ont trouvé une majorité. Mais il y a des cas où on ne peut pas trouver une majorité. Non, mais il y a d'autres pays européens, on a parlé des Pays-Bas, où des partis ont fait des alliances qui en France seraient interdites. – Monsieur Tabard, vous dites qu'il y a 40% ?
– Attendez, attendez, pas tout le monde.
– Vous dites que LFI et le RN accumulés font 40% de l'Assemblée à peu près. Ça veut bien dire qu'il y a 60% qui ne sont dans aucun de ces deux partis. Ça veut bien dire qu'il y a un bloc républicain, excusez-moi d'employer ce terme ringard, qui est une majorité. – Non, je ne crois pas. Je crois que la culture du compromis, comme la propose Daniel Cohn-Bendit, c'est de la maturité politique. – Non, non, je ne parle pas à mon voisin et je me refuse absolument de discuter avec lui, ça c'est une maturité. – Non, dire qu'il y a des partis qui sont des partenaires, des partis qui sont fréquentables et d'autres infréquentables.
Et aujourd'hui, si le RN et LFI font 40% à deux, c'est bien la preuve que le reste fait 60%. et que donc il y a des compromis à trouver, au moins jusqu'à la présidentielle, avec, sans LFI et sans le RN.
– Mais si je peux me permettre, pour abroger la réforme des retraites, là, comme par hasard, la gauche trouve tout à fait acceptables les voix du RN pour ça. Et lorsque la gauche répète que la taxe Zuckman a été votée à l'Assemblée nationale, ce qui était vrai en première lecture, c'est parce que le Rassemblement nationale l'avait voté pour en commission. – Mais parce que ce qui manque, c'est une méthodologie du compromis. – C'est-à-dire que c'est acceptable, dans votre cas, je ne sais pas.
– Oui, mais ça, vous avez entièrement raison. Et ce qui manque à l'Assemblée aujourd'hui et aux parlementaires, c'est une méthodologie du compromis. C'est qu'Emmanuel Macron a explosé le clivage droite-gauche il y a presque 10 ans. Et depuis, on ne sait plus sur quel pied danser, on ne sait plus ce que ça veut dire. Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est exactement ce qu'explique Daniel Cohn. Ça marche dans certains pays, dans la plupart des pays d'ailleurs. C'est une méthodologie du compromis, une méthodologie du dialogue, une éthique du dialogue et de la conversation. Et aujourd'hui, excusez-moi, je pense qu'il y a 90% des Français qui déplorent le fait qu'il n'y en ait pas.
– Daniel Cohn-Belby souhaite se réagir.
– Oui, non, encore une fois, le jeune homme dont je ne connais pas le nom, dit trouver des compromis avec les écologistes. – Oui, on verra. Peut-être que le Bloc central et les socialistes, ça suffit. Je ne sais pas. Je ne sais pas où ira le curseur. Je crois que M. Tava a fait une erreur. Quand on dit compromis, ce n'est pas avec tout le monde. – Ça fait cinq gouvernements qu'on laisse. – Et quand on trouve une majorité… Attendez, je n'ai pas fini une phrase que déjà, le monsieur, il ouvre sa bouche. C'est quand même très désagréable. – Vous êtes en train de faire les gestes des cinq derniers gouvernements, comme si on ne l'a pas fait.
– Attendez, c'est de trouver un bloc majoritaire qui décide ensemble de ne pas chercher des minorités en dehors de ce bloc. C'est ça. Les sociodémocrates allemands et les chrétiens démocrates allemands ont décidé de décider ensemble et de ne pas chercher des majorités hors de leur coérité. – Monsieur Cohn-Bendit.
– Voilà. Et ça fonctionne. – Oui, mais peut-être qu'on n'est pas ici. – Alors, Laurent Jacobelli. – En France, ça vous aura peut-être échappé, mais ça fait deux ans qu'Emmanuel Macron et ses équipes essayent de faire ça et que ça ne marche pas. Que ce bloc central que vous appelez de vos voeux, cette espèce d'alliance, n'aboutit à rien. Elle aboutit à des budgets qui sont refusés par tout le monde, parce qu'une fois encore, ils ne remplissent aucun des objectifs. Ils grèvent la dette, ils grèvent le pouvoir d'achat des Français, mais il n'y a aucune solution derrière. En fait, pourquoi on essaye de réinventer les choses ? Notre constitution, elle est quand même assez exceptionnelle.
La Ve République, elle fonctionne. En tout cas, elle fonctionnait bien avant Emmanuel Macron. – Elle fonctionne pas. – Actuellement, elle ne fonctionne pas, non ? – Notre République, elle dit très clairement, quand il n'y a plus de majorité, quand il n'y a plus la possibilité d'avancer, on va aux élections. J'entendais tout à l'heure qu'on nous disait qu'il y avait des partis fréquentables, pas fréquentables. Les seuls qui peuvent décider, ce sont les électeurs. Si eux décident qu'un parti est majoritaire, eh bien c'est eux qui ont... – Mais vous n'êtes pas majoritaire, M. Jacopelli ? – Vous n'êtes pas majoritaire, M. Jacopelli ? – Mais patientez un peu. – C'est le propre de la démocratie.
– Ce n'est pas à vous de décider qui est le publicat ou pas.
– Mais vous n'êtes pas majoritaire, ce n'est pas moi qui le décide. – C'est l'État des lieux, moi je n'ai pas de parti. – Vous êtes vert. – Non, juste quelque chose, la différence entre ce qu'affirme le RN et la réalité, c'est la démocratie. En démocratie, les choses, elles avancent lentement. Et donc ce qu'appelle M. Cohn-Bendit de ses voeux, à savoir une culture du compromis, ça ne se fait pas en un jour. Ce n'est pas possible que du jour au lendemain, on sort de la 5e République, on sort d'une République qui est la plus longue de l'histoire des Républiques. Et du jour au lendemain, vous voulez qu'on ait tout changé ou alors ça va nous faire.
– Excusez-moi, Sébastien Lecornu, il a fait un truc exceptionnel avant de partir, il a renoncé au 49-3. Si ce n'est pas une révolution parlementaire et institutionnelle, vous m'expliquerez ce que c'est. – On parle de changement institutionnel, le changement il est en train d'arriver et vous allez voir que le prochain Premier ministre sera contraint de renoncer lui aussi au 49-3. – Alors on aura changé la culture parlementaire.
– Pardon, mais alors l'idée de renoncer à gouverner avec 40-3,
mais parce qu'il a donné les clés au parlement pour non ça c'est un article 47 l'article 40
il ya plein d'arts c'est du marketing c'est du marketing c'est rien
parce qu'on n'entend pas là dessus sur le 49 3 vous êtes d'accord que c'est une rupture
c'est quand même un élément un peu c'est une arme parlementaire oui décisive dans la cinquième république il renoncer d'ailleurs c'est quelque part dangereux à mon avis mettre en difficulté bien des majorités donc le fait que le sébastien locornu renonce à ça que pendant des mois et des mois les insoumis la gauche le rn ont protesté parce que madame borne a utilisé le 49 3 à 28 reprises pour passer ses budgets dans passer ses retraites je suis désolé victor c'est la vérité elle avait une majorité ne pouvait pas utiliser le 49 3 c'est n'importe quoi
j'essaie juste de comprendre une chose vous dites qu'à pas de compromis possible non lorsque la nouvelle assemblée a été élue pour que les français comprennent bien à l'assemblée nationale et à ce qu'on appelle les élections du bureau et des huit commissions permanentes moi j'ai été très choqué que par exemple le rn vous n'aviez aucune commission rien aucune vice présence néanmoins je note contrairement à ce que vous a été changé depuis ça a été non seulement s'est échangé mais vous avez réussi à vous mettre d'accord et je note quoi je note que vous avez deux vice-président aujourd'hui et c'est tant mieux et c'est normal c'est la démocratie non c'est pas et c'est d'accord vous avez deux personnes et sur les commissions sur les commissions c'est des votes mais c'est pareil c'est réglement c'est dévoi oui c'est la règle c'est dévoi qui vous avez réussi à vous mettre d'accord c'est un problème sur des points vous avez quand même réussi à vous mettre d'accord à un moment pour pouvoir vous dire on va être visiblement c'est pas le bon exemple c'est la règle c'est ça qui permet de calculer c'est pourquoi il ya un an il ya une tradition à l'assemblée que les groupes se mettent d'accord
tradition présenté une sorte de liste commune qui permettent à ce que l'ensemble des groupes soient représentés ça s'est toujours fait gère voilà en 2020 enfin 2024 en 2022 c'était le cas puisque avec un groupe qui n'avait pas à l'époque 89 députés le rn avait déjà eu deux vice présidence donc il y avait que même les mêmes groupes actuels donc les mêmes qu'aujourd'hui n'ont pas voulu de ça en quatre ans en 2022 avait accepté que tous les formations soient représentés vice présidence questions et secrétaires en 2024 à la suite des législatives et du front républicain constitué par les macronistes et la gauche 0 rn les le ce cet arc là a décidé que de rompre cette tradition donc c'est une vraie rupture voulu par la gauche est accepté par les macronistes plus des bisbilles internes mais bien sûr bon et là il ya le brode pivet en tant que présent l'assemblée s'est battu pour que l'on revienne à la tradition qu'ils voulaient et c'est pour ça qu'il ya eu un vote et dans ce
vote là il ya eu plusieurs bulletins de vote il y avait un vote avec qui était issue d'un accord entre les macronistes lr et le rassemblement national qui a permis au rassemblement national d'avoir ses deux vice-présidentes et ça c'était effectivement un bulletin commun qui a été d'ailleurs négocié en parallèle de toutes les commissions parce que dans toutes les commissions il ya eu un candidat commun pour lr rn macroniste et parallèlement les forces qui ont fondé le nouveau front populaire ont montré leur capacité à s'entendre pas plus tard que la semaine dernière puisque justement nous avons eu un même bulletin et que nous avons présenté les mêmes candidats qui ont été élus des commissions alors je n'ai pas eu mais non mais attendez justement parce que là moi j'essaie désolé j'arrive en plateau là mais j'essaye juste je sens qu'il ya des discussions sur des choses très techniques je suis pas sûr que les gens comprennent mais sur qu'est ce qui se passe en ce moment à l'assemblée nationale et quels sont les rapports de force est ce qu'il ya des accords possibles actuellement si vous regardez la semaine dernière qu'est ce qu'il ya eu comme type d'accord un accord rn lr macroniste et un accord des forces qui ont fondé le nouveau front populaire cet accord rn lr macroniste et je m'en réjouis visiblement explose en plein vol puisque quand vous avez un premier ministre qui nomme des gens de lr des gens des macronistes les deux sont là le soir et la semaine dernière le rassemblement national expliqué qu'il n'était pas sûr de censurer dès le premier de descencher de suite là il était prêt à censurer mais il n'y a même pas eu besoin parce que le corps le cornu c'est lui même auto censuré parce que son propre gouvernement en fait ne tenait pas j'aimerais bien qu'on vienne aux options si vous bellez aux choses à la table les options moi je pense alors alors à l'arrivée du bureau un instant est ce qu'on parlait du bureau j'aimerais juste dire que le bureau a une première décision à prendre très importante ce mercredi parce qu'il va étudier la motion de destitution et notamment les vice-président du rn qui disent que ce serait peut-être une décision sage de la part d'emmanuel macron de démissionner parce qu'il est le point de blocage du pays ils auront face à eux une motion destitution ils devront décider est-ce qu'il la bloque comme marine le pen a fait l'année dernière cette fois-ci des missions alors à déposer la question directement à l'orange jacobini est posée qui est politique et qui est posée ou parce que la semaine dernière sur les voies parce que in fine et c'est vrai que vous souhaitez la france insoumise et le rn vous souhaitez un peu la même chose vous souhaitez le départ d'emmanuel macron alors mais pas de la même manière nous nous
respectons la cinquième la destitution c'est dans la cinquième république c'est la constitution emmanuel macron a été élu démocratiquement il est le seul à pouvoir décider de partir ce que vous faites croire aux français mais vous êtes très cynique parce que vous savez vous-même que c'est pas vrai c'est que cette procédure de destitution peut arriver au bout c'est faux tout le monde le sait mais c'est quoi qu'on décide qu'elle arrive pas je vais me permettre de terminer vous écouterez vous aussi expliquez au français pourquoi c'est pas possible il faudrait il faudra c'est bon je peux y aller aussi madame il faudrait que deux tiers des parlementaires votent la destitution c'est pas gagné il faudrait déjà d'abord avant même ça que le bureau de l'assemblée nationale l'accepte si c'est pas gagné il faudra les cas très précis notamment que le président de la république vendent les plans du nucléaire français aux russes ou des cas d'extrême trahison ou d'extrême gravité qu'il soit atteint de folie vous me direz l'hypothèse peut peut-être exister mais j'ai écouté monsieur rameau sur votre antenne qui est qui déclarait ça mais en tout cas aujourd'hui c'est pas le cas donc tout faire croire aux français qu'avec cet outil marketing on va destituer manuel ma consigneur mentir sciemment mais c'est ça l'extrême gauche
c'est vrai que ça paraît incroyable mais ça n'arrivera pas mais ça n'arrivera pas mais c'est
vous dire quelque chose au 15 août au 15 août quand on a déposé une motion de censure on a dit on va déposer une motion de censure sur bayrou on nous a expliqué au 15 août que ça n'arriverait pas que ce serait un coup d'épée dans l'eau et bayrou il est tombé avant même qu'on puisse déposer notre motion de censure et voilà donc moi j'ai beaucoup entendu on pouvait pas non plus gagner les élections de confiance en l'année dernière on pouvait pas arriver en tête et on a gagné les élections maintenant je vais dire que je suis arrivé en tête et quand on est franchement je suis désolé mais c'est ridicule parce que pour les gens qui nous écoutent pour eux c'est très clair on a passé le reste du nouveau vous avez passé je parle je parle d'après c'est pour ça mais ça c'est un vrai sujet mais vous avez dit parce que ce qui s'est passé c'est que l'année dernière sous l'étiquette du nouveau front populaire avec un programme de rupture qui était clair sur le fait que on faisait on tourner la page du macronisme avec un programme qui est radicalement différent et assumé radicalement on est arrivé en tête des élections et sa personne ne peut nier non ça c'était impossible mais vous avez l'idée de la démission d'emmanuel macron et du départ d'emmanuel n'a jamais été si fort dans le pays vous avez presque trois quarts des français qui le pensent plus de 70% des français qui 72 qui disent que emmanuel macron doit partir vous avez des gens de lr rappelez-moi le sénat qui est la majorité au sénat lr vous avez de plus en plus de gens de lr qui disent que macron doit partir mais le jour où en fait ils sont confrontés à un vote et ils ont la pression populaire mais est ce que réellement le départ d'emmanuel macron guillaume tabard et dans les dans les tuyaux où lui jusque-là il le répète il dit moi je terminerai mon mandat c'est une hypothèse politique
qui est citée dans l'éventail des possibilités maintenant dans l'hypothèse des choix du point de vue d'emmanuel macron on sait bien ce qu'il veut éviter à tout prix c'est effectivement de devoir quitter l'elysée avant la fin de son mandat ensuite ce qu'il veut éviter c'est une dissolution son rêve ça aurait été plus de pouvoir garder sébastien le corneau à matignon ça n'est pas possible peut-être rêve-t-il encore à trouver un autre premier ministre quitte à chercher un premier ministre de gauche pour tenter le lever l'hypothèque bon et s'il n'y arrive pas il se résoudra à la dissolution et en dernière
solution à une démission est ce que alors justement est ce qu'il y aura une rupture est ce qu'il est possible qu'il nomme un premier ministre du rassemblement national ou pas du chou le rassemblement
national en tout cas pas ne pas dans la situation actuelle en tout cas s'il ya une dissolution à la pardon les résultats les résultats le décideron j'ai manuel macron devra lire les résultats et en fonction des résultats il aura une situation politique qui sera différente ou pas d'ailleurs parce que on voit bien que est ce que le rassemblement national est capable d'avoir la majorité absolue seul ça paraît quand même compliqué même si ils seront probablement en tête du premier tour est peut-être dans une meilleure position au second tour ça c'est vrai mais pour l'instant non
on ne veut pas mentir aux français si nous envoyons jean dardella à matignon c'est pour entreprendre les réformes que les français attendent que nous vous mettions en place et donc si on n'a pas la majorité on ne pourra pas le faire donc on va pas mentir aux français on va pas juste pour le plaisir donc pour le plaisir d'avoir une voiture sur ce point là tous aujourd'hui si après la dissolution on peut avoir une majorité seul ou avec d'autres et c'est bien sûr qu'on ira mais
s'il n'y a pas on ne le fera pas je croyais qu'ils citent le chiffre de 230 ans si c'est si c'est 230 ben oui on ne sert pas à la sur il faudra rechercher mais dans tels alliés des abatements mais une fois
encore nous n'avons jamais prétendu gouverner seul si on fait 230 40 250 d'accepter d'aller à
matignon et de rechercher des soutiens extérieurs et que des alliés nous disent on est prêt à voter
pour vous sur l'essentiel des mesures que vous proposez évidemment qu'on y va et l'idée c'est
d'y aller avec une majorité pour une élection par principe un aléa ça s'appelle le vote bien sûr et c'est quand même compliqué de dire aux français nous on veut une dissolution puis si jamais on n'a pas une majorité totale tant pis démerdez vous on n'ira pas à matignon c'est un peu ce que vous dites du pardon jordan bardala je l'ai entendu dire très clairement qu'il n'ira matignon que s'il a une majorité absolue on peut vérifier ses propos mais du coup du coup si je pense que je vous ai aussi entendu semaine dernière dire au forum petit 1 on veut une dissolution et si jamais c'est le même bazar on veut la démission d'emmanuel macron je vous rappelle juste qu'une chose ça c'est la sixième hypothèse qu'on n'a pas vu c'est à dire que effectivement disons que mercredi ou jeudi pardon emmanuel macron provoque une dissolution de l'assemblée donc des élections de mémoire on avait eu ça tout à l'heure le 2 novembre premier tour et le 9 novembre deuxième tour vous n'avez pas cette majorité donc vous appelez à la démission vous en savez attendez c'est une hypothèse aujourd'hui il n'y a pas de majorité une
hypothèse écoutez d'abord j'aimerais aller dans votre dans votre hypothèse pour aller au bout
vous dites emmanuel macron a démissionné mais d'accord mais vous vous retrouvez toujours avec la même assemblée puisque pendant un an vous ne pouvez pas dire c'est que ça ne résoudrait pas le
problème parce que parce que le pays est politique reste avec des raisonnements comme ça on ne fait
jamais rien aujourd'hui c'est pas gouvernable donnons nous la chance d'avoir une france gouvernable et j'espère que madame legrin ce coup là ne fera pas une alliance avec la macronie pour se faire élire elle rappelait tout à l'heure que leur groupe était arrivé en tête avec les voix des candidats et
d'emmanuel macron qui n'ont pas voté pour émanuelle macron qu'elle a appelé à faire élire donc
évidemment vous êtes confortable mais vous faites des alliances contre les électeurs
Laurent Jacobelli