Trump tance Netanyahou... qui bombarde le Liban
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
au Moyen-Orient. L'avancée des négociations avec l'Iran devient clé. - Cette conversation téléphonique est piquante. - Le président essaye de finaliser un accord de paix.
Nétanyahou essaye d'obtenir le plus d'avantages. - L'appel téléphonique a mal tourné. Trump a dit à Nétanyahou "qu'est-ce que tu fous?" - La querelle fait les gros titres.
Trump, Nétanyahou, 2 amis, 2 alliés, aujourd'hui brouillés. Selon le média américain Axios, lors d'un entretien téléphonique, le président américain a étrillé son partenaire américain. ...
D.Trump accuse B.Nétanyahou de mettre en péril les négociations avec l'Iran en s'acharnant sur le Liban.
Car malgré le cessez-le-feu, Israël frappe toujours plus fort. Hier, 4 personnes sont décédées. La ville a été bombardée.
Dimanche, les soldats israéliens se sont emparés de la forteresse de Beaufort, un lieu stratégique à 700 m d'altitude. Le drapeau de l'Etat hébreu y flotte à nouveau comme il y a 44 ans, lors de la première guerre du Liban. - B.Nétanyahou: La prise de Beaufort est décisive, un tournant majeur.
Nous avons l'initiative. Nous agissons sur tous les fronts. - Le jusqu'au-boutisme israélien empêche-t-il les Etats-Unis d'obtenir un accord de paix?
Le sujet complique clairement les discussions avec Téhéran. - Nous insistons sur le fait qu'un cessez-le-feu au Liban est une condition essentielle à tout accord visant à mettre fin à la guerre. - L'Iran estime que la guerre est inévitable.
Tension maximale dans le détroit d'Ormuz. Il y a quelques jours, les Américains ont frappé un cargo naviguant sous pavillon gambien qui tentait de forcer le blocus. D.Trump continue de promettre un accord de paix. - D.Trump: Nous sommes proches d'un très bon accord et nous allons faire en sorte que ce soit un bon accord.
C'est déjà une victoire. Nous avons vaincu leur armée en grande partie. Je préférerais conclure un accord, parce que nous pourrions ouvrir le détroit d'Ormuz immédiatement après la signature.
La seule garantie que je dois avoir, c'est qu'il n'y aura pas d'armes nucléaires. Ils ont accepté cela. - La méthode Coué alors même que D.Trump est empêtré dans un conflit que les Américains ne comprennent pas.
La guerre et ses conséquences au quotidien... - Devoir choisir entre l'essence et la nourriture, c'est un dilemme. - Certains membres de ma famille sont malades et je ne peux pas leur rendre visite car les déplacements en voiture sont trop chers. - D.Trump, critiqué aussi par son propre camp. - Les familles américaines de ma circonscription veulent savoir en quoi cette guerre va les aider à payer leurs courses, en quoi cela les rend plus en sécurité dans leurs écoles ou dans leur quartier?
En quoi cela les aide à payer leur logement? N'avons-nous rien appris de la longue liste de guerres et d'expérience de changements de régime que nous avons déclenchés au Moyen-Orient et qui ont accumulé au moins 8000 milliards de dollars de dettes? - D.Trump fragilisé à quelques mois des élections de mi-mandat.
Pour 64 % des Américains, entrer en guerre contre l'Iran était une mauvaise décision. - C.Roux: Nous allons revenir dans un instant sur la situation politique intérieure aux Etats-Unis et sur l'étoile de D.Trump qui pâlit.
D'abord, un mot sur ce qu'il se passe au Liban. On a entendu dans ce reportage que la prise de la forteresse de Beaufort est vue comme un tournant pour les Israéliens. Pourquoi? - Gal D.Trinquand: Parce que c'est symbolique.
C'est une forteresse du XIIe siècle qui domine la vallée de Litani et, de l'autre côté, Israël, qui avait été prise en 1982 et évacuée par les Israéliens sur décision israélienne en 2000. Il faut bien voir qu'elle est assez haute en direction de la vallée de la Bekaa. C'est purement symbolique. - C.Roux: C'est de là que le Hezbollah lançait pas mal de ses frappes. - Gal D.Trinquand: De la crête, pas forcément de la citadelle.
Dans cette région, dès que vous êtes sur les hauteurs, vous dominez et vous tirez plus facilement. - C.Roux: On a une photo de 1982.
On voit A.Sharon, ministre de la Défense, et le Premier ministre, qui se rendaient sur ces lieux-là. - F.Encel: En 82, ça a été une catastrophe, mais beaucoup plus que sur le plan tactique, où il y a une importance, que face au Hezbollah...
Mais surtout, c'est une question de politique intérieure. On a abondamment parlé, et à juste titre, des midterms aux Etats-Unis, mais il y a des élections législatives dans quelques mois. L'ultranationaliste choisi par Nétanyahou ne sera pas reconduit.
Mais il lui aurait encore une chance de pouvoir quand même...
Il va se présenter, pour la énième fois, mais il aurait une chance de l'emporter, y compris à la tête d'une coalition centriste. Si tout s'arrêtait maintenant, comme disait N.Bacharan, il ne pourrait pas se prévaloir auprès de son opinion d'une victoire décisive.
Or, les Israéliens ont toujours cette espèce de légende de la victoire décisive après une guerre de haute intensité. C'est ce que j'appelle le syndrome de 67, de la guerre des Six Jours. Nétanyahou, avec Beaufort, dispose d'une image forte qui parle aux Israéliens.
Il peut au moins se prévaloir... - C.Roux: Est-ce qu'il a un but de guerre clair? - F.Encel: C'est d'abord la chute du régime iranien, mais lui tout seul ne pouvait pas le faire et, avec les Américains, ça n'a pas été réussi, et puis la fin, au moins militaire, du Hezbollah.
La fin politique du Hezbollah n'est pas forcément loin. En dépit d'être frêle, le Hezbollah se retrouve politiquement seul au Liban. Mais il envoie toujours des drones. - C.Roux: E.Macron a déclaré que rien ne justifie l'escalade majeure en cours au Sud-Liban. - Gal D.Trinquand: C'est un éternel recommencement.
L'invasion du Sud-Liban...
J'ai commandé un bataillon en 91-92 là-bas. Le Sud-Liban était occupé par Israël. Ils sont partis en 2000, revenus en 2006, repartis...
Et là, les Israéliens, et ça a été la décision de la France...
On a envoyé 12 000 Casques bleus prendre leur place dans la zone. Cet éternel recommencement, la France le voit arriver une nouvelle fois et rejoue son rôle au Conseil de sécurité avec moins de force qu'en 2006, mais essaye de jouer la carte. - C.Roux: Qui peut arrêter B.Nétanyahou?
Ca a un lien avec les négociations concernant l'Iran et le blocage du détroit d'Ormuz. - Gal D.Trinquand: Seulement D.Trump.
Il n'y a que lui qu'il écoutera. La France, il ne lui parle même plus. Les autres Européens non plus. - C.Roux: Une question nous est posée. ... - N.Bacharan: C'est exactement ce que disait Isabelle.
L'Iran rajoute chaque jour une exigence. Mais de facto, D.Trump, en se fâchant contre Nétanyahou, affiche une faiblesse constante.
Quand il y a des "escarmouches" dans le Golfe, des drones...
La Maison-Blanche dit que c'est uniquement défensif, que ça ne remet pas en cause le cessez-le-feu. D.Trump dit tenir à son cessez-le-feu.
Mais quand D.Trump admet que la clé de la situation au Liban