Max VINCENT : Maire DVC (Divers Centre) de Limonest et Conseiller Métropolitain
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 40 %Défensif 18 %
Questions et réponses
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- 0:51OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous en avez pensé de la démission du maire de Mions ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Vous avez vu une évolution de la demande de vos administrés ?
- 3:08ComplaisanteRéponse directe
Comme si vous deviez tout régler, mais il y a un niveau d'exigence.
- 3:42OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a expliqué que le maire de Mions soit comme ça ?
- 4:19OuverteRéponse directe
Comment qualifierez vos relations avec Gérard Collomb ?
- 5:28OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il a quand même fabriqué quelque chose pour Lyon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:22Invité politiqueFait
« Non, moi je pense qu'il y a aussi, de la part de beaucoup de collègues, une certaine lassitude. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Cette lassitude, elle est due d'une part à la complexité de la fonction de maire. »
- 2:13Invité politiqueFait
« Mais pourquoi ? Parce que le maire, il est à l'écoute de ses concitoyens. »
- 2:46Invité politiqueFait
« Si vous voulez, à une certaine époque, le maire était hyper respecté comme le curé, comme l'instituteur. »
- 4:27Invité politiqueFait
« Il n'était pas le maire du 9e, à l'époque. Il n'était même pas encore. Il était le conseiller principal d'opposition. »
- 4:48Invité politiqueFait
« Gérard Collomb, il a beaucoup évolué. Et c'était un socialiste un petit peu pur et dur. »
- 5:32Invité politiqueFait
« Bien évidemment, il a fait changer l'image de Lyon. D'abord, son rayonnement. »
- 6:33Invité politiqueFait
« Est-ce que votre commune, elle est gérée un peu comme un bon père de famille ? »
- 7:34Invité politiqueFait
« Je pense qu'il arrive un moment où, ne serait-ce que par le PLUH, on est un petit peu bloqué. »
- 10:33Invité politiqueFait
« Alors d'abord, je pense qu'il y a un problème d'éducation générale. »
- 12:00Invité politiqueFait
« S'il n'y a pas d'autorité, comment voulez-vous être respecté ? »
- 14:28Invité politiqueChiffre
« Et là, on a réussi à créer 80 hectares de zones d'activité, quand je dis de zones d'activité, avec des entreprises high-tech. »
- 16:09Invité politiqueFait
« Moi, je le dis, le secteur du Nord-Ouest est le parent pauvre. »
- 17:12Invité politiqueFait
« Ce n'est pas mon amie parce qu'elle ne répond pas au problème. »
- 19:14Invité politiqueFait
« Mais vous, je l'ai dit, nous avons été trahis. »
- 20:03Invité politiqueFait
« Moi, j'ai dit que c'était une loi scélérate qui fait qu'aujourd'hui, vous n'avez même pas un tiers des communes qui sont représentées. »
- 22:10Invité politiqueChiffre
« C'est une grosse machine qui n'est pas réactive. Où ça nous coûte de l'argent. On a plus de 10 000 agents. »
- 23:58Invité politiqueChiffre
« Oui, je partage cette analyse, parce que moi, j'ai une zone d'activité, je vous l'ai dit, il y a 12 000 salariés. »
- 25:00Invité politiqueFait
« Positif ? Ils vont vous dire qu'ils ont planté beaucoup d'arbres, mais on ne les a pas attendus pour planter des arbres. »
- 25:53Invité politiqueFait
« Je suis centriste, oui, démocrate chrétien, centre droit, un libéral aussi sur le plan économique. »
- 26:40Invité politiqueFait
« Alors, c'est un peu facile de critiquer, de dire c'est la faute de l'Europe, c'est la faute de l'Europe. »
- 29:20Invité politiqueFait
« Le Rassemblement National, vous me permettrez, c'est du boujadisme au niveau européen. »
- 30:55Invité politiqueFait
« Bien sûr qu'on est pour l'immigration contrôlée, on a besoin des immigrés parce que sur le plan économique, aujourd'hui, qui travaille dans les hôpitaux ? »
- 31:55Invité politiqueFait
« On sera à la bonne maille dans le cadre de la transition écologique de maire dans sa commune parce qu'il y aura une politique de rénovation de ses bâtiments communaux. »
- 32:37Invité politiqueFait
« Tous les maires sont écologistes. »
- 33:36Invité politiqueFait
« Oui, je vais passer l'âge. »
- 33:45Invité politiqueFait
« Il faut impérativement qu'on ait une alternative par rapport aux verts qui sont actuellement exécutifs métropolitains. »
- 33:58Invité politiqueFait
« Il faut que dès le premier tour, on ait un large rassemblement. »
- 34:16Invité politiqueFait
« on est tous pour améliorer les transports et qu'on ait un plan métro qui soit digne de la métropole. »
- 34:25Invité politiqueFait
« On sait qu'on doit prendre en compte aussi les problèmes sociaux. »
- 34:28Invité politiqueFait
« On est aussi pour une politique active du logement parce que là aussi, il y a quand même problème. »
- 34:36Invité politiqueFait
« On va manquer de logement. »
- 35:58Invité politiqueFait
« Moi je suis centriste mais centre droit je l'ai dit. »
- 36:38Invité politiqueFait
« je crois que Laurent Wauquiez est un excellent président de région. »
- 37:40Invité politiqueFait
« j'aime bien suivre mon équipe de foot. »
- 38:30Invité politiqueFait
« ah bah normalement ça y est c'est acquis. »
- 39:07Invité politiqueFait
« on se retrouve avec une poule régionale ce qui fait qu'on a un niveau extrêmement élevé et je trouve que c'est pas très juste. »
- 39:51Invité politiqueFait
« je ne peux que féliciter aujourd'hui l'équipe de l'Olympique lyonnais et son entraîneur. »
Temps de parole
- Invité politique68 %
- Présentateur30 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, on se retrouve pour cette nouvelle émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi, évidemment sur Lyon Première, avec vous Max Vincent. Alors, je vais dire, on ne vous présente plus, en même temps je vais vous présenter, vous êtes certainement l'élu le plus ancien dans le mandat sur la métropole de Lyon, vous êtes le maire de Limonais, vous êtes maire depuis 45 ans, quand même, c'est pas rien, vous avez été conseiller départemental, conseiller régional, etc.
Et évidemment, vous avez un regard tout à fait intéressant sur l'évolution de notre métropole et vous avez des avis très tranchés là-dessus. Comme vous le savez, on commence toujours par une question d'actualité, c'est le maire un peu que j'interroge. On a eu ces jours-ci une histoire dans la métropole avec un maire qui a décidé de démissionner à Mions, M. Cohen, en prétextant d'ailleurs à un moment un certain nombre de problématiques en lien avec l'antisémitisme, pour qu'il finisse par nous dire qu'en fait ça n'avait rien à voir avec ça, qu'il souhaitait préparer sa relève et bref, il était fâché que la loi ait ses rues. Qu'est-ce que vous en avez pensé, vous, comme élu ?
Parce qu'à un moment, on parle beaucoup de la confiance que les gens doivent avoir avec les élus. Est-ce que ça vous a choqué, heurté, perturbé cette manière de faire ?
Non, moi je pense qu'il y a aussi, de la part de beaucoup de collègues, une certaine lassitude. Cette lassitude, elle est due d'une part à la complexité de la fonction de maire. Je crois que moi je peux en parler, puisque en 1979, je n'ai lu, quand il fallait présenter un dossier et construire et entreprendre, en général on arrivait dans le mandat à le faire. Aujourd'hui, quand il faut lancer un projet, et si on ne l'a pas anticipé bien avant, aujourd'hui il faut deux, voire trois mandats. Donc c'est extrêmement lourd, ça c'est le premier point. Ce qu'on comprend, c'est qu'on demande au maire énormément de choses. Le maire, c'est la personne qu'on peut mieux le contacter.
On connaît le maire. On dit souvent qu'il est à portée de baffe d'ailleurs. Donc l'archer, le président Larcher avait dit, le maire est à portée de baffe. Mais pourquoi ? Parce que le maire, il est à l'écoute de ses concitoyens. Je reconnais que les gens m'interpellent quand je me déplace, je fais mes courses au village, j'ai aucun problème, je vais dans les bistrots discuter avec les uns, avec les autres. Je veux dire, ils savent que le max est disponible. Voilà. Et donc tout ça, c'est que souvent aujourd'hui, les gens sont extrêmement exigeants.
Très exigeants. Vous avez vu une évolution de la demande de vos administrés.
Si vous voulez, à une certaine époque, le maire était hyper respecté comme le curé, comme l'instituteur. Et puis, quand ça n'allait pas, on n'osait même pas aller lui demander. Oui, on essayait de passer par un conseiller municipal, etc. Aujourd'hui, on va voir directement le maire. Directement. Et puis le maire, pourquoi ça, ça n'a pas été fait ? Et pourquoi les voitures vont trop vite ? Etc.
Comme si vous deviez tout régler, mais il y a un niveau d'exigence.
Il y a un niveau d'exigence extrême. Comment ça se fait qu'à la crèche, telle personne était absente ? Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? Pourquoi au centre aéré ? Vous ne nous avez pas, vous nous avez mis une facture. Il y a des devoirs plus que des droits, parfois. Ah ben, ce n'est que des devoirs, aujourd'hui. Dites-moi, que des droits, pardon. Des droits, plus que des devoirs. Plus que des devoirs, c'est que des droits. Moi, je paye des impôts, même s'ils n'en payent pas, ils vous diront. Je paye des impôts, j'ai droit à ceci, j'ai droit à cela.
Donc ça, c'est compliqué. Mais il n'aurait peut-être plus, si on revient sur le maire du Bion, commencer peut-être par ça. Qu'est-ce qui, à votre avis, a expliqué qu'il soit comme ça, un peu perdu ?
Vous le connaissez ou pas ? Oui, bien sûr, monsieur Cohen, une personne extrêmement estimable. Mais je pense qu'il y a peut-être aussi un phénomène de ras-le-bol, de fatigue. Et donc, après, vous savez... Sous le coup de l'émotion, on se laisse un peu emporté. Nous aussi, on se laisse un petit peu, parfois, nos idées déposent nos pensées. Mais quand même, il y a, je pense, cette lassitude. Cette lassitude, ces difficultés.
Alors, on va repartir un petit peu de votre histoire. Parce qu'à travers votre histoire, c'est aussi un peu l'histoire de la métropole qu'on va regarder. Vous avez évidemment très bien connu un certain nombre d'élus importants, dont Gérard Collomb. Et vous me racontez, d'ailleurs, que quand Gérard Collomb, au tout début, était maire du 9e, il venait même vous demander à la salle des fêtes, parce qu'il n'en avait pas dans son audition.
Il n'était pas le maire du 9e, à l'époque. Il n'était même pas encore. Il était le conseiller principal d'opposition. Et il m'avait dit, Max, est-ce que tu peux me prêter la salle des fêtes ? On a des réunions, on va faire, etc. Je n'ai pas de salle des fêtes à l'Avaise, à l'époque. Alors, depuis, ça a bien changé. Mais c'est vrai que moi, en tant que grand démocrate, je lui avais prêté. Il n'y avait pas de souci.
Comment vous qualifierez vos relations, d'ailleurs, avec Gérard Collomb, vous qui l'avez côtoyé depuis tant d'années ?
Gérard Collomb, il a beaucoup évolué. Et c'était un socialiste un petit peu pur et dur. Moi, je l'ai connu du temps où il défendait, bien évidemment, le PS. Et puis, je pense qu'il a été assez déçu de ne pas avoir été reconnu en tant que tel par les instances nationales du Parti Socialiste. Il faut le dire. Il n'a jamais été un des ténors, on va dire des éléphants du Parti Socialiste. Et finalement, il s'est, entre guillemets, pradélisé, si vous me permettez l'expression, sur Lyon. Et c'est vrai qu'il a bien défendu sa ville. Après...
Oui, on parlera tout à l'heure un peu de la métro. Parce que c'est votre grand combat et vous n'êtes pas d'accord avec lui. Bien sûr. Mais est-ce qu'il a quand même fabriqué quelque chose et fait changer et l'image de Lyon et la ville de Lyon, etc.
Bien évidemment, il a fait changer l'image de Lyon. D'abord, son rayonnement. Et puis, il avait aussi cette option, et moi, je l'ai toujours défendu, que Lyon devienne une ville internationale avec un rayonnement économique et qu'on accueille des entreprises. Aujourd'hui, moi, j'ai une zone d'activité importante. J'essaie d'avoir des liens avec la DRL. On ne sent pas qu'il y ait une politique ambitieuse pour accueillir, je dirais, des sièges sociaux qui viennent de la région parisienne ou ailleurs, etc. On va parler de ça.
Alors, l'idée, c'était aussi de repartir de votre histoire, de votre parcours, huit mandats. Vous arrivez dans votre commune en 1955, me disiez-vous, tout jeune. Vous y êtes installé depuis. Vous avez eu une vie professionnelle dans le monde de l'éducation, un petit peu.
Oui, j'étais. Vous savez, le monde de l'éducation, je n'étais pas professeur. Moi, j'étais agent comptable gestionnaire, comme un percepteur de l'éducation nationale. Alors, ce n'était pas facile, parce que les gens me demandaient toujours de l'argent.
Il fallait leur dire non souvent.
Et je ne donnais que ce que j'avais.
Parlez comme maire, d'ailleurs.
Est-ce que votre commune, elle est gérée un peu comme un bon père de famille ? On essaye de la gérer comme un bon père de famille. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas faire les investissements nécessaires. Ça, je le dis. Ça ne veut pas dire aussi qu'il nous faut aussi un minimum d'endettement. Un endettement correct. Et en fonction aussi des taux qui sont... Et ça, j'aurai l'occasion d'y revenir. Donc, on a tout intérêt aussi. La commune, elle n'est pas là pour thésauriser, si vous me permettez, et avoir un an de budget d'avance comme les anciens avaient autrefois. C'est ridicule d'avoir de l'argent comme ça qui ne valait rien. Il faut penser, gérer.
Il faut penser, gérer et puis avoir une vision et un avenir de la commune et investir afin que la commune ait les meilleurs équipements.
Comment est-ce qu'on garde la foi comme ça ? J'ai l'engagement, l'énergie après plus de 40 ans. Est-ce que vous avez encore une vision pour votre collectivité ? Vous l'avez fait beaucoup changer, votre commune. Qu'est-ce que vous avez envie d'en faire dans les années qui arrivent, en fait ?
Je pense qu'il arrive un moment où, ne serait-ce que par le PLUH, on est un petit peu bloqué. Plan local d'urbanisme et d'habitats. Plan local d'urbanisme et d'habitats. Ceci étant, ça ne nous empêche pas de réfléchir à certains types d'équipements parce que notre population, elle augmente. Et on voit bien aussi que certains équipements commencent à être saturés. Et que pour une commune de 4000 habitants, je vous rappelle que c'est la commune qui était première où il fallait bon vivre. Il y avait une enquête. Nous étions la première commune des 59 communes de la métropole à détenir justement ce palmarès, ce type de premier.
Alors c'est quoi le quotidien d'un maire de Limonet ? Comment est-ce qu'on pourrait décrire votre journée ? Vous êtes beaucoup sur le terrain.
Alors sur le terrain, j'y suis, mais je suis aussi tous les dossiers. Sur le plan administratif, sur le plan de la gestion, sur le suivi du budget. Vous êtes un peu partout. Ah ben bien sûr. C'est votre vie d'ailleurs.
On vous dit souvent que votre carrière, vous l'avez mis un peu de côté. Puis même votre vie, votre vie à vous, vous l'avez énormément consacrée à votre commune sans regret. Comment est-ce qu'on trouve comme ça dans le temps, l'envie ?
Je dirais simplement que mon énergie est intacte. Elle est intacte parce que le matin, je suis tout de suite à la mairie assez tôt et je finis tard le soir parce qu'on participe à beaucoup de réunions, de préparations, des conseils municipaux, certaines commissions, certaines commissions spécifiques, certaines réunions de chantier. Donc on passe du temps. En plus, je reçois souvent les administrés dès qu'ils le demandent. Il n'y a pas de souci. Donc en général, on répond aux demandes de nos administrés. Alors c'est presque un sincère dos en fait. Quelque part d'être au maire aujourd'hui. Oui, je le regrette pas du tout parce que ça me plaît.
Je vous l'ai dit, mon énergie est intacte et je souhaite même poursuivre et continuer.
C'est vrai, vous serez sans doute, si la santé vous le permet, candidat en 2026, vous avez peu d'opposants s'il y a...
Si, il y a un opposant pour le moment. Il peut y en avoir d'autres d'ailleurs.
Ce ne serait pas impossible. Mais a priori, on sera amené à vous revoir sur les municipales de 2026. De toute façon, on va poursuivre notre conversation à la découverte de votre commune, de votre parcours et puis de vos convictions puisque vous êtes connus pour avoir un certain franc parler. On se retrouve tout de suite dans une deuxième partie de notre émission. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec vous, Max Vincent. Je rappelle que vous êtes maire de Limonnet, conseiller métropolitain et que vous avez coupé un certain nombre de mandats. Vous en étiez 8e mandat de maire, 45 ans d'élu.
On parlait de votre engagement, de votre passion, de ce sacerdoce. Et vous me disiez aussi que c'est quand même de plus en plus difficile d'être élu parce qu'il y a moins de respect, il y a moins d'attention, il y a plus d'exigence. Et il y a aussi, et je sais que vous êtes sensible à ça parce que vous suivez beaucoup les travaux de l'Association des maires de France, des incivilités, de la violence. Est-ce que vous-même, vous l'avez connue ? Vous avez des collègues qui l'ont connue. Qu'est-ce qu'on peut faire contre ça ?
Alors d'abord, je pense qu'il y a un problème d'éducation générale. Autrefois, moi quand j'étais à l'école primaire, le matin à 8h, au tableau noir, il y avait leçon de morale. Leçon de morale, c'était le respect, c'était aussi la tolérance, c'était les valeurs républicaines, fraternité, liberté, égalité. Ce n'était pas des mots comme ça. Or aujourd'hui, si vous voulez, c'est un peu le chacun pour soi. Donc on est dans une société de plus en plus individualiste.
Encore que, je dirais dans ma commune, il y a beaucoup de gens qui s'impliquent dans les associations tout à fait caritatives, généreuses, et puis même dans toutes les associations, que ce soit au niveau social, la DMR, je prends cet exemple, où les bénévoles s'occupent des personnes âgées, même dans les associations sportives, vous avez beaucoup de bénévoles qui font un travail extraordinaire. Vous avez aussi, dans beaucoup d'autres domaines, que ce soit le sous des écoles ou autres organismes,
c'est que dans un monde de plus en plus individualiste, on trouve quand même encore de la solidarité, de l'entraide, du partage, dans la proximité, mais c'est devenu plus difficile. Et d'ailleurs, les valeurs que vous évoquez, est-ce que vous ne croyez pas qu'elles sont un peu en train de revenir ? Il y a quand même une demande, on le voit par rapport à l'éducation nationale, même le gouvernement actuel, essaie de remettre en place et l'autorité et un certain nombre de choses.
C'est absolument indispensable. S'il n'y a pas d'autorité, comment voulez-vous être respecté ? Ce n'est pas possible. Je crois aussi qu'il faut rappeler les fonctions des uns et des autres. La fonction de maire, c'est une très belle fonction, mais le maire, c'est un petit peu quand même le chef d'orchestre du village. C'est lui qui doit veiller, enfin c'est ma conception, à faire en sorte que les habitants vivent bien dans leur commune, que chacun et chacune se respectent, que chacun et chacune soient intolérants. Ça, c'est quand même important, toutes ces valeurs humanistes. Et ça, je crois qu'il faut non seulement les développer, mais aussi les maintenir. Ça, on n'y a pas toujours arrivé.
Mais je crois qu'aujourd'hui, dans la mesure où on sensibilise davantage les enfants au niveau des écoles, c'est important. Et puis, il y a un problème de fond quand même. C'est le problème de la parentalité. Dans la mesure où il faut aider les parents, c'est triste à dire, mais assurer leur mission d'éducateur. On ne peut pas tout demander, ni à l'école, ni à la commune. On ne peut pas tout demander à l'école, tout demander à la commune. Quand un enfant fait une bêtise, ça m'est arrivé de recevoir les parents et les enfants.
Vous faites des rappels à la loi, parfois ?
Alors, je n'ai pas eu besoin de faire des... Ce n'est pas le terme exact de rappel à la loi, mais quand on sait qu'un gamin a fait une bêtise ou a vandalisé ou telle ou telle chose, moi, il s'est trouvé que j'ai accueilli les parents avec les enfants.
Alors, on va partir aussi un peu, du coup, à la découverte de cette ville de Limonet. Vous me disiez 4 000 habitants à peu près, une ville de l'ouest assez aisée, une population plutôt assez aisée, mais en même temps, une vraie zone verte, les deux tiers en zone verte, zone protégée. Comment vous racontez votre commune à quelqu'un qui ne la connaîtrait pas ?
Eh bien, c'est une commune qui, au départ, moi, lorsque je suis arrivé à Limonet, j'avais 5 ans, était une commune essentiellement rurale, très rurale, avec pas mal d'exploitations et agricoles. Et puis, vers les années 70, la commune a commencé à se construire davantage, avec beaucoup de maisons individuelles. Et puis, vers les années 80, un petit peu, on a commencé les collectifs. À l'époque, il n'y avait pas de collectifs, dans les logements sociaux, je le dis très simplement. Et puis, ça a été aussi l'occasion de 75, à partir de 75, de réfléchir au développement économique.
Et là, on a réussi à créer 80 hectares de zones d'activité, quand je dis de zones d'activité, avec des entreprises high-tech, en particulier dans le domaine de l'informatique. Vous avez aujourd'hui LDLC qui est installé, vous avez des sièges sociaux, Blédina. Vous avez d'autres entreprises tout aussi importantes, comme Soprasteria. Et j'en oublie beaucoup.
Ah oui, parce que la fameuse zone, on te parle, elle est connue sous le terme de Techlyde. Mais Techlyde, c'est le nom de l'association qu'on avait créée au départ.
On l'avait créée à l'époque, en 88, si je ne me trompe pas, avec Jean Rigaud, où on voulait justement développer tout le secteur des quatre communes, Écudy, Dardy, Limonet, Champagne-Mondor. Ensuite, la Tour de Salvanie est venue nous rejoindre. Et là, on avait, si vous voulez, une force de frappe pour accueillir les entreprises et aussi peser au niveau de la communauté urbaine pour que notre secteur devienne un pôle attractif au niveau du développement économique et que tout ne soit pas développé à l'Est. Il y avait donc une sorte d'aménagement du territoire et d'équilibre.
Alors, dans les choses qui ont été compliquées peut-être à mettre en place, et aujourd'hui d'ailleurs, c'est un de vos sujets de discussion, je suppose, avec la métropole, c'est la question et les enjeux de la mobilité, puisque cette zone, la fameuse zone d'activité, c'est, me disiez-vous, presque 12 000 salariés qui chaque jour viennent et on sait que pour venir chez vous, c'est parfois un peu compliqué en termes de mobilité. Pourquoi est-ce que vous n'avez pas obtenu, avant, un certain nombre de moyens lourds, d'équipements qui auraient permis de faire en sorte que ce soit plus accessible ?
Moi, je le dis, le secteur du Nord-Ouest est le parent pauvre. C'est vrai qu'on n'a pas eu le même développement aussi important qu'à l'Est. C'est vrai que les lignes de tramwell se sont faites à l'Est. Aujourd'hui, tout ce qui se fait, c'est à l'Est. Sur le secteur du Nord-Ouest, enfin de l'Ouest lyonnais, il y avait le fameux, je dirais, en tramway, puisqu'on faisait faire le métro. Et puis que là, l'exécutif est revenu dessus. Et là, moi, je ne peux que le recréter. Ça permettait aussi de désenclaver l'Ouest lyonnais. Aujourd'hui, on est en difficulté parce que lorsque les gens prennent le bus à la gare de Vez, c'est-à-dire à la station de métro, il n'y a plus que le bus à prendre.
Et le bus, il n'y a pas assez de bus, pas assez de fréquence. Je l'ai dit et redit. Nous ne sommes pas du tout entendus, je vous le dis, très simplement. Et si aujourd'hui, en plus, on ne privilégie que le vélo avec les voies lyonnaises, en particulier la voie lyonnaise numéro 4...
Ah oui, alors ça, c'est un autre nouveau combat, la voie lyonnaise numéro 4, ce n'est pas votre amie, visiblement.
Ce n'est pas mon amie parce qu'elle ne répond pas au problème. C'est simplement une vue de l'esprit. On dit qu'on va créer le besoin. C'est-à-dire qu'on va faire une autoroute. On va faire une autoroute de vélo qui va partir, soi-disant, de Ville-Orbanne, en passant par Lyon, Vez, Champagne, Mondor pour aller jusqu'à Lissieu. Vous me direz combien vous allez voir de cyclistes qui vont aller de Lissieu jusqu'à Ville-Orbanne. Alors là, je vous mets mon billet. Vous n'allez pas en avoir beaucoup. En revanche, on va remettre le bus dans la voie des voitures. Et alors là, le temps de trajet qu'on avait réussi à gagner par rapport aux voitures, eh bien, on va le perdre.
Les gens vont dire mais à quoi ça sert de prendre le bus ? C'est une véritable catastrophe. Et sur le plan commercial, ça va peser aussi sur la zone d'activité parce que les gens ont beaucoup de difficultés à se déplacer sur notre secteur. Là, la voie lyonnaise va nous pénaliser énormément. Je crois que beaucoup ne s'en rendent pas compte. Et aujourd'hui, les commerçants commencent à s'en rendre compte. Mais il y a aussi un autre problème. C'est aussi tout le problème des secours. Le problème aussi des pompiers. Comment on va faire lorsque les voies seront saturées ? Et qu'est-ce qui va se passer ?
Et qu'est-ce qu'il dit alors le président Bernard, qui est à la fois président de la métropole et du citral ?
Il n'y a pas de soucis. Avec M. Bagnon, ils sont dans leurs nuages. Pas de problème. On va faire des petits couloirs alternatifs pour les bus. Quand il y aura trop de circulation, ils pourront se déplacer indirectement. Non, mais c'est une gabgie. Et puis une gabgie financière. Ça coûte extrêmement cher. On aurait mieux fait d'améliorer les voies bus, de nous mettre des bus suffisants pour que justement, on puisse régler ce problème.
Alors on le voit d'ailleurs sur ces questions de la métropole. Vous êtes, et je le disais, depuis quasiment le début, un fervent supporter de l'intercommunalité et un farouche adversaire de la métropole telle qu'elle a été conçue à l'époque par Gérard Collomb.
Mais vous, je l'ai dit, nous avons été trahis. Je l'ai dit puisque malheureusement, on n'a pas pu faire grand-chose. Certains m'ont reproché en disant mais tu as voté, tu as voté. On n'a rien voté. Ça s'est fait au Parlement. Et il y a des sénateurs LR qui ont voté dès demain ce projet, cette loi MAPTAM. Nous, on n'a jamais été, et ça c'est ce que j'ai dit, sollicité en conseil municipal pour délibérer là-dessus. Jamais nous n'avons été sollicités. On nous l'a imposé. Et même lorsque la commission parlementaire est venue pour faire un point d'étape, Michel Mercier était présent. Moi, j'étais présent. Il a reconnu que cette loi était insuffisante, insuffisante, et pas suffisamment complète.
Insuffisante, incomplète. Moi, j'ai dit que c'était une loi scélérate qui fait qu'aujourd'hui, vous n'avez même pas un tiers des communes qui sont représentées.
Oui, c'est la représentation des maires à la métropole.
Aujourd'hui, nous demandons, nous, aux législateurs, de revoir ça.
C'est aussi le groupe Synergie auquel vous appartenez ?
C'est le groupe Synergie, plus le groupe LR. C'est un groupe transpartisan. Je tiens bien à le dire, transpartisan. Nous avons mobilisé tous les élus, les 48 communes, qui ont délibéré justement pour demander que chaque commune soit représentée à la métropole. Aujourd'hui, vous avez deux légitimités qui s'affrontent. Nous avons été élus aussi au suffrage universel, les conseillers métropolitains aussi. Et vous avez dans certaines communes, le maire qui a été élu, et puis vous avez son opposant qui est vice-président à la métropole. Quelle politique on doit mettre en place ? Et ils mettent des politiques en place qui ne nous conviennent pas. Et c'est sur nos communes.
Qui est-ce qui doit avoir le dernier mot ? C'est bien quand même le maire. C'est la proximité.
On va pouvoir revenir en arrière. Parce que dans la proposition de loi qui est portée notamment par le sénateur Blanc et je crois Alexandre Vincendez, ils veulent revenir un petit peu au système d'avant. Est-ce que vous pensez que c'est possible et qu'on n'a pas enclenché trop de choses déjà ?
Alors, là aussi, je pense que les gens ne sont pas toujours très honnêtes. Personne ne arrive à nous démontrer que revenir à l'EPCI, c'est anticonstitutionnel. On nous dit c'est anticonstitutionnel. Moi, je ne sais pas. On n'a pas des livres. Aujourd'hui, vous avez aussi la proposition de loi de Mme Brocan, la députée de notre circonscription, le Val-de-Saône et les Monts d'Or. Eh bien, elle dit, moi, je vais simplement demander que chaque commune soit représentée. Si on y arrive, tant mieux. Moi, je préfère qu'on revienne à l'EPCI.
Et l'EPCI, ce n'est pas bien compliqué de le mettre en place avec des conventions, à l'époque, avec le département, où on aurait repris certaines compétences avec une clé au niveau des finances.
Donc, on a l'impression que la métropole, aujourd'hui, ce n'est pas forcément le bon instrument. Parce que certains s'interrogent sur l'envergure.
Et en plus, moi, je vais vous dire, je vais vous interromper. C'est une grosse machine. C'est une grosse machine qui n'est pas réactive. Où ça nous coûte de l'argent. On a plus de 10 000 agents. Moi, je pense qu'il faut décentraliser au niveau des communes. Il faut redonner aux communes certaines compétences et certains financements. On ne peut pas continuer à travailler comme ça. Pour demander un sens interdit. Je demandais, ça fait six mois, je demande un sens interdit. De mettre le panneau. Ah ben non, mais on ne veut pas, etc. Mais qui est-ce qui est le patron dans sa commune ? C'est plus possible. Voilà. Donc, il faut que ça s'arrête. Parce que si... Je l'ai dit au Premier ministre, M.
Attal, quand il est venu à la base aérienne. Je dis si, vous ne faites rien, ça va mal se terminer. Je le dis très simplement.
Et est-ce qu'il vous a entendu, du coup, le Premier ministre ?
Écoutez, les trois premiers ministres que j'ai eu l'occasion de voir, enfin les quatre, il y avait donc M. Édouard Philippe, qui avait bien compris les enjeux. Jean Castex, qui avait fait de l'intercommunalité aussi, avec qui on a bien pu discuter. Mme Borde, c'était plus rapide, c'était plus difficile dans le contact. Et puis, Gabriel Attal, qui était extrêmement sollicité, très pressé, on aurait aimé avoir un entretien un peu plus long.
Il reviendra peut-être. Nous le souhaitons. Alors, sur la métropole encore, pour essayer de comprendre ce que vous parlez aussi, et vous êtes un spécialiste de ces enjeux de développement, de l'attractivité. Il y a un certain nombre d'élus qu'on reçoit ici, qui disent, aujourd'hui, dans le bilan, dans le passif de la gouvernance écologique, il y a le fait qu'aujourd'hui, Lyon est moins attractif, perd de la place dans les classements, ne sait plus accueillir des entreprises, etc. Est-ce que vous partagez cette analyse ?
Oui, je partage cette analyse, parce que moi, j'ai une zone d'activité, je vous l'ai dit, il y a 12 000 salariés. Actuellement, on est en train de construire plus de 20 000 m2 de locaux. Est-ce qu'on a un plan pour accueillir les entreprises ? On n'a rien. Les investisseurs, les promoteurs, ils sont là, je crois qu'ils en ont fait leur deuil, ils se débrouillent eux-mêmes. Mais ce n'est pas normal. On doit être là pour accompagner l'installation des entreprises. Les entreprises qui s'installent, c'est de la richesse, quand même, pour notre économie locale. Enfin, on ne va pas non plus devenir un désert. Ce n'est pas possible de ne pas avoir cette conception. Ils sont quand même limités.
Il n'y a pas d'ambition.
Est-ce que vous garderiez comme élément principal du mandat quand on essaie de regarder le mandat de la gouvernance écologiste à la fois sur la métropole et sur la ville de Lyon ? Qu'est-ce que vous gardez quand même peut-être de positif ? Est-ce qu'il y a eu des choses positives ou finalement, pas tant que ça ?
Positif ? Ils vont vous dire qu'ils ont planté beaucoup d'arbres, mais on ne les a pas attendus pour planter des arbres. Venez à Limonet, il y en a encore plus qu'il n'y en a jamais eu. Il n'y en a jamais eu. Donc, il faut arrêter. Ce n'est pas tout négatif, mais c'est loin d'être positif. Je ne peux pas vous le dire.
On va poursuivre cette discussion en essayant de chercher des points positifs et on parlera évidemment des élections européennes qui sont quelque chose auquel vous tenez beaucoup. A tout de suite pour une troisième partie de notre émission. On se retrouve pour la troisième partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec vous, Max Vincent, maire de Limonet. Depuis 45 ans, on a parlé de votre passion, de votre engagement pour la commune. de vos coups de gueule effectivement sur un certain nombre de sujets. On va parler maintenant peut-être à la fois de politique nationale, des élections aussi européennes qui arrivent.
Il ne faut pas préciser, mais vous êtes depuis toujours un centriste en fait.
Je suis centriste, oui, démocrate chrétien, centre droit, un libéral aussi sur le plan économique. Du coup, a priori, un Européen convaincu. Ah oui, l'Europe a beaucoup apporté. Je pense que les procès qui lui sont faits aujourd'hui ne sont pas de mise. Je rappelle, alors bon, il y a la guerre en Ukraine, mais que jusqu'à maintenant, depuis 1945, on a vécu en paix. Je crois qu'aussi, sur le plan du développement économique, même du développement agricole, on a permis à beaucoup d'exploitations de prospérer de prospérer sur le plan industriel aussi, et puis aussi, sur le plan de l'euro. C'est quand même une monnaie unique. Là aussi, ça a été extrêmement positif.
Alors, c'est un peu facile de critiquer, de dire c'est la faute de l'Europe, c'est la faute de l'Europe. Qu'ensuite, au sein même des institutions, il y ait lieu de les réformer pour améliorer la gestion de l'Europe.
Pour moderniser, la rendre plus simple.
la rendre plus simple, mais vous savez, ce qu'on ne dit pas, c'est que parfois, l'Europe vous donne des règlements et que parfois, ce sont les États nationaux qui aggravent la situation et qui rajoutent une gauche, alors qu'on pourrait très bien faciliter les choses beaucoup mieux. Donc là aussi, il faut que chacun balaye devant sa porte.
Est-ce que quelque part, vous n'êtes pas en train de dire ce qui me semble être un peu le cas, d'ailleurs, qu'on se trompe un peu de combat, parce qu'en ce moment, visiblement, les Français ne sont pas passionnés par les élections européennes, même si ça frémit peut-être doucement, n'y comprennent pas grand-chose et en même temps, règle des comptes de politique intérieure alors qu'il faudrait peut-être s'occuper de vrais enjeux.
C'est toujours la difficulté de ce genre d'élections. L'élection européenne, les Français vont, certains vont se venger, si on me permettait l'expression, entre guillemets, en disant, oui, le gouvernement est tué, on n'est pas satisfait, et on vote contre ce gouvernement. En fait, là, on se trompe, on se trompe totalement d'élections. Je crois qu'il faut que les Françaises et les Français comprennent que là, il y a des enjeux extrêmement importants sur le plan de la géopolitique. Vous avez d'un côté une Russie conquérante, une Chine qui, sur le plan commercial, se développe énormément, des États-Unis qui ont un enduit intérieur brut qui augmente sans cesse.
Et quelle est la place de l'Europe aujourd'hui ? C'est bien la question qu'il faut se poser. Et j'ai entendu un petit peu le président Macron à 11 heures qui a défini une sorte de vision européenne. Et c'est cette vision qu'il faut mettre en place parce qu'on a besoin d'une défense ou au moins des éléments qui nous permettent d'avoir une défense commune. Nous devons développer aussi certaines industries pour qu'on ne soit pas tributaire soit des États-Unis, soit de la Chine ou même de la Russie pour les produits pétroliers énergétiques.
Il a parlé d'un certain nombre de sujets d'ailleurs autour d'innovation.
Je crois qu'il faut que... Donc il y a une place
pour l'Europe aujourd'hui.
Il y a une place importante. même je dirais essentielle pour sa survie.
Je crois que ce qui vous agace du coup comme Européen convaincu, c'est aussi peut-être le fait qu'à la fois on se trompe de combat et puis peut-être que certains ont des pseudo-propositions peu à argumenter. Vous êtes aussi très clair depuis toujours dans votre combat contre le Rassemblement National.
Le Rassemblement National, vous me permettrez, c'est du boujadisme au niveau européen. pour l'État des nations, les nations, l'Europe des nations, pour l'État des nations, l'Europe des nations. Mais ça ne veut rien dire. On doit mettre en commun toutes nos énergies, nos richesses, tant sur le plan économique, industriel, l'innovation technologique. On a plein d'atouts. C'est ça qu'il faut faire. D'abord, moi ce que j'ai vu, c'est que les élus européens du RN, les élus RN au Conseil européen, la majeure du temps ils n'y sont pas, ils ne travaillent pas leur dossier, ils ne connaissent pas leur dossier. C'est assez lamentable.
Je pense qu'il faut que les Français se réveillent, se rendent compte qu'ils sont abusés par ces gens-là.
Est-ce qu'il n'y a pas aussi quelque part, et peut-être que c'est aussi une évolution inéluctable de la société du débat démocratique, une place importante prise par les médias, par les réseaux sociaux, par l'image, par tout un ensemble de choses qui font que face à la complexité, les gens vont moins facilement sur les sujets et donc se laissent emmener par une image d'un jeune homme qui a l'air sympathique et qui présente bien ?
Oui, peut-être des CVG, c'est bien, mais ça ne suffit pas. Si vous voulez, il n'y a pas de fond. C'est uniquement, je dirais, les paillettes on reprend des formules. Alors c'est vrai qu'il faut un peu choc chaque fois. Bien évidemment, c'est le thème de l'immigration. Moi, je m'excuse encore une fois, là, on en parle. Bien sûr qu'on est pour l'immigration contrôlée, on a besoin des immigrés parce que sur le plan économique, aujourd'hui, qui travaille dans les hôpitaux ? Qui travaille dans le bâtiment ? Qui travaille au niveau des tribaux publics ? Qui travaille dans l'hôtellerie et dans la restauration ? La plupart du temps, ce sont des étrangers.
Donc, il faudra bien quand même comprendre qu'on ne peut pas toujours créer haro sur l'étranger. Que l'on ait une politique migratoire, stricte, et bien sûr vérifiée et contrôlée, bien évidemment. Mais de là à exclure tout le monde, ce n'est pas une bonne chose.
Est-ce que c'est d'ailleurs aussi à l'échelle européenne qu'on peut faire un certain nombre de choses pour ce qui concerne le climat ? Puisque un des enjeux aujourd'hui, c'est quand même clairement la transition climatique et écologique. Est-ce que vous-même d'ailleurs comme maire, vous pensez être au bon endroit et à la bonne maille comme on dit pour changer un petit peu et pour face à ces transitions écologiques ?
Ça dépend des dossiers. On sera à la bonne maille dans le cadre de la transition écologique de maire dans sa commune parce qu'il y aura une politique de rénovation de ses bâtiments communaux. les écoles pour éviter que ce soit des passoires thermiques. Au niveau de la métropole, elles doivent faire un effort en particulier sur les logements et le logement. On ne peut pas avoir aussi des passoires thermiques. Donc je crois qu'à chaque niveau on doit pouvoir intervenir à son niveau justement pour sensibiliser. Planter des arbres, tout le monde peut en planter. La métropole, les communes, même le particulier.
Est-ce que vous diriez que vous étiez du coup peut-être un écologiste avant l'heure ? Ou que même, j'allais dire, tous les maires quelque part
sont écologistes ? Tous les maires sont écologistes. Vous savez, à Limonet, moi, je n'ai pas attendu qu'on me dise qu'il fallait planter des arbres. J'en ai toujours planté. Tous les mandats on en a planté. Tous les mandats on en a planté. On faisait d'autant plus que la plantation d'arbres, on payait la plantation d'arbres et la recette allait au foyer des sans-abris. Et on continue à le faire. Chaque année, nous faisons ça. Dans d'autres domaines aussi.
Vous êtes un élu local. Vous êtes dans la politique locale. Est-ce que vous avez parfois l'impression d'être un homme politique ? Est-ce que vous, concitoyens, vous regardez comme ça ? Vous vous intéressez évidemment à la vie politique. Mais est-ce que vous avez l'impression d'être un homme politique ?
Moi, je n'ai pas l'impression d'être un homme politique. Je suis un élu local au service de sa population, au service de ses administrés. Parce qu'un élu, il doit être au service de ses concitoyens.
Pour l'instant, effectivement, on sait que vous avez peut-être vous nous avez dit des ambitions pour les prochaines municipales. Il n'y a pas d'autres ambitions nationales qui arriveraient tout d'un coup. Vous avez passé l'âge. Vous avez votre carrière
et derrière vous. Oui, je vais passer l'âge. Non, simplement, je pense qu'il va bien falloir s'impliquer au niveau des municipales, mais surtout au niveau des élections métropolitaines. Il faut impérativement qu'on ait une alternative par rapport aux verts qui sont actuellement exécutifs métropolitains. Est-ce que ça veut dire
qu'il faut qu'il y ait un rassemblement un peu au premier tour pour éviter ce qui s'était passé la dernière fois ?
Il faut que dès le premier tour, on ait un large rassemblement. Je le dis, du centre-gauche à la droite, etc. Voilà, moi je le dis, il faut un large, large éventail rassemblé sur, c'est pas bien compliqué, on est tous pour améliorer les transports et qu'on ait un plan métro qui soit digne de la métropole. On est aussi d'accord pour un développeur économique. On sait qu'on doit prendre en compte aussi les problèmes sociaux. On est aussi pour une politique active du logement parce que là aussi, il y a quand même problème. On va manquer de logement. On manque de logement mais on n'arrivera pas du tout aux objectifs que l'exécutif métropolitain c'était.
Il faut penser une alternative mais est-ce que vous seriez comme certains de vos collègues je crois qu'il y avait une initiative récente de la maire de Sainte-Foy je croyais du maire de Saint-Priest qui avait fait un petit binôme tous les deux en se disant tiens il faut virer les vers est-ce que vous pensez que c'est une manière positive et constructive
d'avancer ? Chacun il va un petit peu de la scène je pense qu'il va falloir je voulais très simplement si on veut gagner se mettre en ordre de marche
se rassembler autour d'une tête de liste
mais d'un projet il faut un projet parce que pour moi le plus important c'est le projet si on n'a pas un projet sérieux on ne sera pas crédible il nous faut un projet sérieux qu'on défende et à ce moment-là la tête de liste se viendra naturellement
voilà alors derrière ces élections métropolitaines on en parlait il y a aussi évidemment des perspectives de politique nationale on a compris effectivement que le président Macron ne pourrait pas se représenter que le Rassemblement National est quand même très présent et que ce n'est pas forcément votre tasse de thé qu'en tant que centriste sauf erreur de ma part il n'y a pas de candidat naturel comment vous voyez l'après cette présidentielle qui pourrait incarner quelque chose qui rassemblerait un peu votre famille ?
Moi je suis centriste mais centre droit je l'ai dit je pense que la personne qui me semble aujourd'hui la mieux à même d'assurer la présidence de la République c'est Édouard Philippe je le dis très simplement c'est mon c'est personnel c'est mon sentiment même s'il était un peu peut-être marqué
par les premières années d'un bilan avec Emmanuel Macron pour vous il peut incarner quand même quelque chose d'autre tout à fait et du coup centre droit c'est pas LR mais ici en région on a un candidat naturel même s'il parle peu en ce moment qui est Laurent Wauquiez est-ce que vous avez un avis vous le connaissez aussi évidemment très très bien sur ses qualités ses compétences etc.
je crois que Laurent Wauquiez est un excellent président de région un excellent président de région après chacun a ses ambitions et c'est tout à fait naturel
là aussi ça se réglera non mais je dis ça parce que vous êtes très investi à l'association des maires de France et que le président de l'association des maires de France David Lissnard je crois a aussi des vérités
ah mais ils en ont tous mais c'est naturel bon David Lissnard il défend aussi les communes et je trouve qu'il a été bon dans certaines de ses interventions mais après chacun ressent un peu les choses à sa manière
alors on est samedi demain c'est dimanche souvent à ce moment de l'interview j'ai ce type de questions qu'est-ce que vous faites de vos dimanches sous-entendu on a bien compris l'engagement fort qui était le vôtre avec votre commune vous dites souvent que vous êtes marié avec Marianne est-ce qu'il y a quand même du temps pour faire autre chose pour prendre du recul pour une passion à un hobby est-ce que le dimanche parfois vous arrivez à prendre un peu de détachement vis-à-vis de toutes vos responsabilités
alors j'aime bien suivre mon équipe de foot je vous le dis je suis un peu vous êtes un petit peu fan et monomaniaque un peu d'ailleurs chauvin dans l'équipe de Limonet mais pas simplement qui est en quoi national 3 et là je reconnais que je suis assez chauvin et que je suis un supporter très fidèle et que je suis même assez exigeant avec eux
d'accord parce que vous participez effectivement vous contribuez parce que national 3 c'est juste avant de devenir professionnel c'est semi-pro
mais ça demande quand même
un peu d'investissement un stade des infrastructures etc bien sûr
alors je rappelle que là aussi on fait de l'intercommunalité Saint-Didier Dardy Limonet on est une partie prenante sur le club qui fait football club de Limonet Saint-Didier Dardy
qui va se maintenir cette année
ah bah normalement ça y est c'est acquis mais on a fait une saison extrêmement irrégulière il y a des talents mais ça manque de mental à mon avis si on veut tenir la route et puis le classement
et puis rejoindre peut-être parce qu'il y a un autre club lyonnais qui est en national c'est la Duchère notamment
non non la Duchère est descendue et la Duchère joue la montée et là il y a un combat avec Saint-Priest et on a une poule d'ailleurs je le dis on devait avoir soi-disant des poules je dirais plus que régionales aujourd'hui on se retrouve avec une poule régionale ce qui fait qu'on a un niveau extrêmement élevé et je trouve que c'est pas très juste et là c'est le reproche que je ferais à la fédération on devrait avoir des poules beaucoup plus je dirais qu'elles aillent au-delà des régions pour que ce soit un peu plus équilibré
absolument et par rapport à l'OL je suppose que vous suivez aussi avec attention qu'est-ce que vous pensez de cette résurrection parce que quand on pense à ce qu'il y a fait il y a quelques mois c'est non seulement le maintien
ça démontre une chose c'est qu'il faut aussi je dirais de la patience de l'opiniâtreté du travail forme de constance aussi peut-être constance du travail ben oui mais si vous avez le travail c'est l'opiniâtre là à investir etc automatiquement ça apporte ses fruits et donc je ne peux que féliciter aujourd'hui l'équipe de l'Olympique lyonnais et son entraîneur c'est beau c'est bien ce qu'ils font et moi je suis de tout cœur avec eux et puis c'est un peu moins
peut-être bling bling qu'à d'autres endroits
oui je crois non mais je dis ça reste lyonnais-lyonnais puisqu'on est attaché on est attaché à voilà il n'y a pas de bling bling comme vous dites en fait on aime
les gones aiment l'OL alors pour se quitter on se quitte en musique comme à chaque fois qu'est-ce que vous avez choisi quelque chose de très classique et de très efficace aussi
bah c'est Johnny avec le feu allumer le feu le feu le feu qui vous anime toujours du coup qui m'anime toujours qui nous rend toujours énergique et bien évidemment notre énergie est intacte et bien merci beaucoup
monsieur le maire d'être venu raconter un petit peu votre parcours et mieux nous aider à comprendre l'histoire de notre métropole et quant à moi je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB plus Lyon 1ère