François-Xavier Bellamy invité de Jean-Jacques Bourdin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Les blocages des agriculteurs sont-ils nécessaires pour se faire entendre ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les règles européennes imposent-elles une décroissance à l'agriculture française ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Faut-il revenir sur la défiscalisation du GNR pour les agriculteurs ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Faut-il dénoncer tous les accords de libre-échange signés par l'UE ?
- 13:00OuverteÉludée
L'inscription de l'IVG dans la Constitution est-elle une bonne décision ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Faut-il demander la démission d'Amélie Oudéa-Castéra ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00François-Xavier BellamyChiffre
« deux agriculteurs se donnent la mort tous les jours »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio l'invité politique Jean-Jacques Bourdin il est 8h34 bonjour à toutes et à tous les Français veulent savoir parlons vrai ce matin avec François Xavier bami tête de liste LR aux européennes et députés européens François Xavier béami bonjour bonjour merci d'être avec nous la colère des agriculteurs avec ce DRAM à Pamier dans l'Arriège une voiture qui fonce sur un blocage sur des bottes de une femme est morte de blessés graves en fait la femme le mari la fille était sur ce barrage on été bousculé renversé par cette voiture la femme est morte premier drame dans cette mobilisation agricole François Xavier bami évidemment c'est une nouvelle absolument terrible et je voudrais dire à quel point je crois nous nous pensons tous à cette femme à ses proches à ceux qui ont été blessés en espérant qu'il puisse être rapidement pris en charge je pense aussi à tous les agriculteurs qui manifestaient avec eux et vous disiez Jean-Jacques Bourdin premier drame c'est vrai oui mais en même temps c'est aussi une manière de se souvenir que aujourd'hui dans notre pays aujourd'hui deux agriculteurs se donnent la mort tous les jours la crise du monde agricole elle fait des morts elle tue des gens et elle tue ceux qui nous font vivre un pays qui laisse mourir ceux qui le font vivre c'est un pays qui n'a pas d'avenir et pour notre part nous n'avons pas attendu la mobilisation actuelle pour le dire pour le crier ça fait des années que nous disons ça fait des années que nous nous battons au Parlement européen pour dire que nous avons le devoir le devoir de sauver nos agriculteurs parce qu'aujourd'hui l'agriculture française est effectivement en danger de mort et si elle devait disparaître c'est pas seulement les agriculteurs qui perdrai ça je crois que c'est très important que tout le monde le comprennent le sujet de la crise de l'agriculture ne concerne pas les agriculteurs seulement elle concerne concerne tous les Français parce que si les agriculteurs français devaient disparaître demain c'est nous tous comme consommateurs mais aussi comme citoyens qui avons à y perdre l'alimentation sur laquelle nous comptons et puis notre capacité de maîtriser notre destin notre souveraineté c'est ça qui est en jeuour al François Xavier bami je vais revenir sur les raisons de la crise pourquoi est-ce que l'agriculture française est en crise mais il y a des blocages partout maintenant sur la 7 sur la 63 sur la 62 au niveau d'agin sur la 68 à Albi partout partout en France les blocages gagnent du terrain est-ce que est-ce que est-ce que d'abord vous soutenez les agriculteurs qui bloquent est-ce que ces blocages sont nécessaires aujourd'hui pour que les agriculteurs se fassent entendre Mo je je je trouve désolant qu'on en arrive là mais en même temps d'une certaine manière quel choix a été laissé aux agriculteurs dans ce pays ça fait des mois qu'il nous alerte ça fait des années ça fa ça fait des années que je vais rencontrer les agriculteurs partout en France et je voisel point il traverse des difficultés infinies à quel point depuis des années ils nous disent qu'on marche sur la tête nous le voyons tous les jours et je le vois tous les jours au Parlement européen depuis des mois ils essayent de dire paisiblement pacifiquement leur détresse devant le sort qui leur est réservé l'inflation des normes qui les asstail le fait est que ils ont essayé de dire ça pacifiquement ils ont retourné les panneaux des communes ils ont essayer de faire des actions symboliques personne ne les a entendu en tous les cas chez nos dirigeants chez nos gouvernants dans la majorité présid je l'ai comment dire je trouve ça désolant qu'il faill en arriver là mais j'ai le sentiment que ces blocages il sont d'abord le fait de nos gouvernants qui n'ont pas voulu écouter aujourd'hui de bloquer ont-ils raison aujourd'hui de manifester de la sorte enc une fois je vous le redis c'est désolant parce que les blocages ils font des ils font des victimes parmi les Français ordinaires qui vont travailler tous les jours qui ont besoin de se déplacer qui ont besoin d'aller au travail qui ont besoin de vivre leur vie quotidienne ils ont même fait une victime physique ce matin et aujourd'hui en tous les cas il faudra savoir c'est pas les blocages qui ont fait une victime la question est voà il faudra qu'une enquête on est bien d'accord néanmoins c'est la conséquence du blage en tous les cas c'est qu'on sorte de cette crise et qu'on en sorte avec des solutions parce que c'est ça dans les agriculteurs il y a urgence là il y a urgence il y a une urgence absolue mais c'est une urgence de long terme en 2019 est-ce qu'aujourd'hui le ministre de l'intérieur doit demander l'évacuation par les force de l'ordre de tous les agriculteurs qui bloquent non encore une fois le ministre de l'Agriculture il doit apporter des solus ministre de l'Intérieur moi est-ce qu'il doit demander moi je vous réponds le ministre de l'agriculture doit apporter des solutions C'est ça la vraie question c'est ça la vraie question et et moi je crois que les agriculteurs vous savez d'abord ils ont du travail eux aussi c'est des gens sérieux c'est des gens paisibles ils viennent pas bloquer les routes par plaisir leur but c'est de retourner demain faire leur travail et donc la question c'est est-ce qu'ils sont obligés de continuer ses actions pour se faire entendre aujourd'hui mais est-ce que le gouvernement est prêt à leur apporter des réponses c'est pour ça que je vous dis jean-jac Bourdin il faut que aujourd'hui le ministre de l'Agriculture que le Premier ministre le président de la République apporte des réponses concrètes et pour ma part j'ai quelques questions à poser tiens au gouvernement sur la manière dont il envisage les dossiers européens qui arrive c'est devant nous aussi c'est devantous attendez regardons les problèmes des agriculteurs les prix à la production d'abord je vais venir sur les règles européennes parce que j'ai lu votre tribune ce matin dans dans le Figaro mais je vais je vais revenir sur les règles européenes mais les prix à la production les prix payés par le consommateur les prix sont en hausse et les prix payés au producteurs sont en baisse alors il faut les agriculteurs demandent l'application à 100 % de la fameuse loi égalim est-ce que les industriel de l'agroalimentaire et la grande distribution font des bénéfices sur le dos des agriculteurs aujourd'hui en tous les cas il y a un vrai problème de répartition de la valeur c'est un fait et la loi égalim n'a pas actuellement permis de répondre à cette question absolument majeur comment se fait-il que dans notre pays et c'est une question encore une fois je le redis qui nous concerne tous comme consommateur et qui nous concerne comme citoyens comment se fait-il que dans notre pays on na jamais alloué aussi peu de ce que nous produisons tous ensemble à notre alimentation comment se fait-il qu'à la fin on n'a jamais accorder aussi peu à ceux qui nous font vivre comment se fait-il que le revenu des agriculteurs soit aujourd'hui parmi le plus bas parmi les plus bas revenu dans la société française c'est pourtant l'un des métiers les plus importants tout le monde conviendra qui que nous soyons ici on a tous besoin de s'alimenter tous les jours et donc si nous ne sommes pas capables de produire notre alimentation si nous ne finançons pas ce qui la produ que les industriels de l'agroalimentaire et la grande distribution font des bénéfices sur le dos des agriculteurs le fait est effectivement qu'il y a un problème de répartition de la valeur et que il y a des acteurs qui ne jouent pas le jeu qui ne jouent pas jeu des acteurs qui ne jouent pas le jeu dans la distribution et dans l'industrie et il faut évidemment que ce sujet soit mis sur la table mais je crois que le problème n'est pas d'abord là si vous me permettez en tous les cas il est là application de la loi les prix et la production il est là hein bien sûr il y a un vrai problème bien surtransposition des règles européennes les règles européennes vous les connaissez bien vous avez beaucoup travaillé dessus la transition verte de l'agriculture européenne a-t-elle imposé une une forme de décroissance et donc un passif à tous nos agriculteurs oui et c'était le projet Jean-Jacques Bourdin c'était le projet en 2020 en 2020 c'est-à-dire il y a maintenant 4 ans la Commission européenne a présent un projet qui s'appelle farm to fork de la ferme à la fourchette l'idée c'était la transition environnementale de l'agriculture et les conséquences de ce projet était annoncé dès le départ c'est ce que je rappelle avec Anne Sander qui travaille sur ces sujets d'agriculture dans la tribune que vous avez évoqué publiée dans Le Figaro aujourd'hui la Commission européenne elle-même assumait que les conséquences de ce projet c'est que la production agricole en Europe allait baisser de 15 % entre 13 et 15 % que le revenu des agriculteurs allait encore baisser que les prix pour les consommateurs allaient encore augmenter tout ça a été d'une certaine manière déjà prévu et ce projet de décroissance il a malgré tout été porté par les veres au Parlement européen par une grande partie de la gauche et par les élus macronistes et c'est là que j'ai des questions à poser au gouvernement qu'est-ce que le gouvernement dit de la ligne défendue au Parlement européen par Pascal campfin qui est président de la commission de l'environnement qui est un élu macroniste ça fait des années que Pascal cfin explique qu'il faut faire cette transition vers ça fait des années qu'il défend par exemple responsable de la situation actuelle il est en tous les cas l'un de ceux qui a porté avec le plus de détermination ce projet de transition environnementale au mépris je crois de quelques éléments de contexte extrêmement simple est-ce que ça a du sens par exemple Jean-Jacques Bourdin est-ce que ça a du sens de dire à nos agriculteurs pour restaurer la nature c'était un texte de loi sur la restauration de la nature pour restaurer la nature on va devoir geler 10 % des surfaces agricoles existantes ça veut dire imposer une baisse de la production pour rendre ces terres à à la Friche pour rendre ces terres à la nature pour les faire se se reposer d'une certaine manière on va faire baisser la production agricole et en même temps évidemment on va augmenter nos importations parce que quand nos agriculteurs ne produisent plus où est-ce qu'on achète de quoi nous nourrir on l'achète dans des pays extraeuropéens qui ne respectent aucune de nos règles environnementales donc en fait on a la double peine on détruit nos emplois on détruit la vie de nos agriculteurs et simultanément on se rend dépendant des modèles de production qui détruisent l'environnement donc multiplication des règles euh environnementales pour les agriculteurs hein qui ne s'y retrouve plus quel a été le le comportement du rassemblement national lors de ce débat autour de la loi restauration de la nature ben nous nous avons mené le combat nous avons été en première ligne avec le PPE avec la droite européenne avec les républicains nous avons dénoncé ce texte restauration de la nature dès le début et nous avons combattu pied à pied nous avons mené les négociations c'est ma collègue Anne oui ré é négociatri ce sujet pour notre groupe en commission de l'riculture elle a travaillé pied à pied pour éviter le pire leassemblée nationale lui vous savez il proteste il se plaint il vient voter mais quand il s'agit de négocier de faire le travail de fond il est absent quand à Monsieur campfin pendant tout ce débat il nous a accusé d'être le trumpisme européen il nous a accusé d'entretenir une dérive populiste il nous a accusé d'être hostile à l'environnement et et encore une fois moi je pose la question très simplement au gouvernement est-ce que c'est ça sa ligne est-ce que sa ligne c'est celle de Monsieur campfin qui disait il y a quelques semaines dans un entretien à Terranova le projet finalement B ça pourrait très bien être de se passer de l'élevage parce que l'élevage ça émet du carbone est-ce que les élus macronistes au Parlement européen vont voter dans quelques semaines la directive sur les émissions industrielles qui classe l'élevage comme les usines dans ce qui produit du carbone et qui impose des normes aberérrantes à nos éleveurs au risque de les voir disparaître est-ce que c'est ça la politique du gouvernement et pardon de le dire mais quand on dit comme Monsieur campfin on pourrait demain faire du laed synthèse dans les laboratoires pour pouvoir je le cite mot à mot se passer complètement de vache quand on dit comme Monsieur Bruno Lemer ministre de l'économie que l'élevage ça pollue et que par conséquent il vaut mieux se tourner vers la viande de synthèse est-ce qu'on peut pas comprendre le malaise des agriculteurs est-ce qu'on peut pas comprendre la révolte des agriculteurs dans ce pays et moi je dis que ce cette dérive idéologique nous l'avons combattu depuis le premier jour et nous continuerons à la combattre avec détermination parce que nous voulons soutenir nos agriculteurs qui aujourd'hui produisent l'alimentation la plus vertueuse au monde du point de vue de la santé et du point de vue de l'environnement alors François Xavier béami les charges financières des agriculteurs la fiscalité par exemple sur le G le GNR en hausse est-ce qu'il faut revenir sur cette est-ce qu'il faut revenir à une défiscalisation du GNR le GNR c'est le gazol non routier he il faut savoir g oui exactement alors le le gazol qu'on met dans le tracteur il était effectivement l'objet d'une fiscalité favorable pourquoi pour une raison très simple c'est que quand vous êtes un agriculteur vous avez pas le choix de pas mettre de gazol dans vot dans votre tracteur ça existe les tracteurs électriques non mais on on marche sur la tête par la fiscalité a un paradoxe le paradoxe c'est simple c'est que vous dites sans cesse faut faire des économies faut faire des économies la dette est trop lourde absolu donc donc c'était une économie que faisait l'état vois je vois pas le mais faire des économies ça veut pas dire prendre toujours plus d'argent au français Jean-Jacques Bourdin parce que si c'est ça l'idée alors effectivement c'est pas la ligne des républicains la ligne des républicains c'est que l'État commence par baisser sa propre dépense pas par augmenter les impôts faire des économies ça veut pas dire entretenir encore plus cette pression fiscale délirante qui fait qu'on est le pays du monde où on paye le plus d'impôts on est le pays du monde où les prélèvements obligatoires sont les plus importants et simultanément la dette n'a cessé d'augmenter la dépense publique n'a cessé d'augmenter et pourtant les l'État est défaillant sur toutes ces missions régaliennes désolé mais là pour le coup ça s'appelle un constat de faillite donc le vrai sujet c'est pas que Bruno Lemer décide de punir les agriculteur parce qu'il a pas réussi à faire des réformes efficaces le vrai sujet c'est qu'il commence à réformer l'État pour faire baisser la dépense de l'État c'est ça qui compte faut-il comme le demande de le RN le rassemblement national diminuer la contribution de la France à l'Union européenne il faut en tous les cas que la contribution de la France à l'Union européenne soit l'occasion d'un vrai retour sur investissement pour les Français c'est ça la question qui la France est le pays qui touche le plus argent la PAC la politique agricole commune la France est le pays qui touche le plus d'argent 9 milliards d'euros si on diminue la contribution est-ce qu'on ne risque pas de diminuer les aides européennes aux agriculteurs c'est la raison pour laquelle on s'est battu pour préserver la PAC et là encore avec Anne Sander qui était rapporteur sur le sujet le travail a été très difficile et très compliqué au tout début du mandat pour faire en sorte que la PAC reste ce qu'elle est pour expliquer à nos auditeurs qu'est-ce que c'est que la PAC c'est une subvention versée aux agriculteurs pour soutenir leur travail ça n'est pas un cadeau qu'on fait aux agriculteurs c'est pas un cadeau qu'on pourrait mettre sous conditions en leur disant si vous faites ceci ou cela alors dans ce cas on vous donne ses aides c'est ce que nous leur devons c'est ce que nous leur devons pour faire face à la concurrence mondiale toutes les grandes puissances du monde subventionne leur agriculture la Chine évidemment mais aussi bien sûr les États-Unis qui sont pas spécialement un pays soviétique donc on doit absolument faire que l'agriculture soit regardée pour ce qu'Al est un secteur stratégique et là encore on s'est retrouve toujours devant les mêmes qui nous expliquent d'ailleurs finalement c'est la même logique finalement est-ce qu'on a vraiment besoin de continuer à soutenir l'agriculture est-ce qu'on a vraiment besoin de continuer à financer nos éleveurs nos cultivateurs est-ce qu'on ferait pas mieux finalement de mettre cet argent ailleurs les mêmes qui nous disent en substance on pourrait faire de la viande de synthèse ou bien on pourrait l'acheter ailleurs après tout les élus macronistes dont je vous parlais tout à l'heure qui ont soutenu restauration de la nature qui ont soutenu cette inflation normative permanente porté sur nos agriculteurs sont les mêmes qui ont voté massivement l'accord de commerce avec la Nouvelle-Zélande c'est une manière de dire finalement bon benah écoutez pour il faut déoncer tous les accords faut-il dénoncer tous les accords de libre échange signé par l'Union européenne non ce qu'il faut c'est une règle très simple qu'on ne s'autorise pas à importer en Europe ce qu'on s'interdit de produire en Europe est-ce que Jean-Jacques Bourdin vous vous mettez à la place on se met à la place d'un agriculteur à qui on dit qu'il n'a pas droit de pratiquer l'élevage de telle ou telle manière qu'il doit par prenez les les éleveurs avicol vous vous prenez ceux qui font par exemple de la vol on leur dit alors dans vos Élevages vous devez respecter des normes de bien-être animal extrêmement précis méticuleux très complexe il faut absolument que tous les animaux et droit à tant d'espace tant de lumière tant d'éclairage tant de temps pour aller dehors et cetera et simultanément vous voyez arriver sur le marché européen de la volaille produite sans respecter aucune de nos règles aucune de rè la volaille par exemple ukrainienne est-ce qu'il faut remettre les droits d'importation sur la volaille ukrainienne sur les produits Ukrainiens bien sûr et là encore nous le disons depuis longtemps nous nous sommes favorable évidemment au fait de soutenir le peuple ukrainien qui mène un combat pour sa liberté mais ça ne veut pas dire que nos agriculteurs doivent payer le prix fort et payer le prix fort d'ailleurs à la fin qui bénéficie un peu moins au peuple ukrainien qu'à quelques oligarques qui possèdent qui sont pas toujours Ukrainiens d'ailleurs ces filières industriel d'élevage qui aujourd'hui sont en train de déstabiliser nos pays le le vrai sujet soyons pragmatique encore une fois regardons les choses en face regardons comment nous pouvons aider nos amis Ukrainiens sur le terrain militaire c'est un sujet clé mais le sujet n'est pas aujourd'hui de faire en sorte que nos pays perdent leur capacité de produire leur propre alimentation personne n gagnera rien alors dans le figarou ce matin Marion maréchal estime que vous devez être avec elle avec que vous devriez la rejoindre et rejoindre éc Zemmour vous êtes incohérent vous dit-elle le PPE votre parti européen enfin le le le parti auquel le regroupement politique auquel vous adhérez en Europe a voté la répartition des migrants l'extension des des M porteuse les sanctions et cetera et cetera enfin bon il y non mais ce qui me frappe c'est de voir à quel point c'est c'est du mensonge ement en tous les cas c'est c'est c'est inexact je sais pas si c'est intentionnel ou pas mais le fait est que la répartition des migrants par exemple vous avez voté les traités de libre échange aussi la répartition des migrants nous l'avons combattu le estce que vous AZ voté le traité de libre échange non j'ai voté contre l'accord avec la Nouvelle-Zélande c'est pas ce qu'elle dit et ben de fait il suffit les votes sont publics il suffit de se renseigner le fait est que le débat europé est parfois un peu plus compliqué que ce que certains voudraient nous raconter depuis Paris dans des campagnes nationales effectivement au PPE il y a des gens qui soutiennent les accords de libre échange il y a des gens qui s'y oppose la question du libre échange elle traverse beaucoup plus les groupes politiques en fonction des pays en fonction des partis politiques qui les constiue elle ne elle ne se construit pas sur une équation aussi simpliste il y a par exemple des une majorité de socialistes au Parlement européen qui sont favorables aux accords de libre échange en France les socialistes français sont opposésosés pas raconé moi dans le débat public national simplement pour me faire plaisir que les socialistes français votent pour les accords de libre échange parce que c'est pas vrai c'est pas vrai loalisation des migrants on l'a combattu et permettez-moi de dire une chose tout simple la vie politique européenne c'est plus compliqué que que ce que peut-être certains voudraient faire croire le commissaire européen qui porte aujourd'hui les questions d'agriculture et qui par conséquent a apporté toutes les réforme qu'on a évoqué aujourd'hui il est du groupe ECR il est du groupe des conservateurs le parti politique auquel je crois Marion maréchal aspire à appartenir demain donc vous voyez c'est c'est plus compliqué que ça sur la répartition des migrants parce que moi ce qui m'intéresse c'est le fondz je vais pas rentrer dans la spéculation politique la répartition des migrants c'est un sujet majeur ça a été un des grands combats de notre mandat que de tenter d'empêcher le projet que voulait porter Emmanuel Macron le projet de répartir de manière obligatoire les migrants en Europe le projet qu'il mène en France parce que chaque semaine le gouver gouvernement réparti des migrants arrivés illégalement en France partout dans les départements français cette idée de répartition elle est évidemment désastreuse elle consiste à gérer notre impuissance à maîtriser nos frontières plutôt qu'à mettre fin pourquo une accélétion parce que les je profile parce que les Jeux Olympiques se profilent à je crois malheureusement et puis je crois aussi tout simplement que un gouvernement qui accepte de laisser rentrer 500000 personnes légalement sur le sol français chaque année parce qu'on en est là Jean-Jacques Bourdin ne peut pas ne pas faire en sorte que c'est migrants se répartissent partout en France mais c'est un un désastre évidemment et nous avons réussi à empêcher que ce désastre se répète au plan européen parce que les textes européens sur la migration et l'asile qui ont été l'objet d'un accord en décembre ont enfin enfin valider le fait qu'il n'y aurait pas de répartition obligatoire des migrants sur le sol européen quand un pays sera victime d'une crise migratoire massive comme l'Italie l'a été récemment comme la Grèce a pu l'être il faut une solidarité européenne il faut faut venir aider ce pays bien sûr mais aider les pays qui sont victimes d'une crise migratoire massive ça ne veut pas dire accepter de prendre chez soi les migrants qui sont rentrer illégalement ça peut vouloir dire aussi envoyer des équipes sur place envoyer des militaires des policiers des gendarmes des équipes humanitaires des interprètes des gens qui viendront soutenir logistiquement le pays qui est en première ligne ça peut vouloir dire l'aider financièrement budgétairement il faut une solidarité européenne parce que moi je ne crois pas qu'on puisse dire chacun se débrouille tout seul si demain la Grèce est envahie ou l'Italie ça aura des conséquences pour nous donc il faut qu'on résolve ce problème ensemble mais résoudre ce problème ensemble ça ne veut pas dire la répartition obligatoire des François Xavier bis deux questions pour terminer vite les réponses s'il vous plaît l'IVG dans la Constitution projet de loi examiné demain à l'Assemblée nationale c'est une bonne décision c'était indispensable indispensable pourquoi je je vous pose la question est-ce qu'il y a une seule femme est-ce c'est indispensable est-ce qu'il y a une seule femme qui pense que sa vie va changer avec cette réforme objectivement étant donné tout ce dont on vient de parler aujourd'hui tout ce qui de protection de de l'IVG mais la loi veille n'est pas remise en cause dans ce pays et ce qui est fascinant c'est qu'on voit à quel point notre vie politique est marquée par l'américanisation des débats la Cour de justice la Cour suprême de l'Union européenne prend une décision immédiatement on se dit qu'il faut absolument faire évoluer notre Constitution not constitution jeanjac Bourdain donc on est devenu un Xè État des États-Unis d'Amérique c'est c'est vous êtes contre moi en tout les cas je PES contd pour les droits des femmes il est pas là d'abord le sujet pour la protection des femmes contre les violences qu'elles subissent il est clairement pas là d'abord et on peut peut-être se mettre d'accord sur le fait qu'il y a un certain féminisme aujourd'hui qui préfère agiter des symboles comme celui-ci que de se préoccuper de la réalité de la vie des femmes et de la réalité de ce qu'elle V oui mais vous êtes contre donc l'inscription de l'IVG dans la Constitution je pense que ça ne changera rien à vous êtes donc contre dites-le je je crois que c'est mais d'ailleurs tout le monde tout le monde le voit vous pouvez me poser la question je pose pas la question je vous demande simpement une réponse c'est juste une diversion voilà ma réponse c'est une diversionac vous êtes prof de philo est-ce que vous demandez la démission d'Amélie ou de Castera avec tout ce qui s'est passé récemment depuis qu'elle qu'elle a été nommée ministreésation quelle désolation pour l'éducation nationale c'est vraiment dramatique et moi ce qui me marque c'est que notre nouveau Premier ministre qui a fait de son passage éclair à ce ministère l'occasion de vter un bilan qui n'existe pas qui avait promis il partirait avec la cause de l'école dans son cœur a fini par confier l'école à la Ministre chargée des Sports et moi d'une certaine manière j'en veux moins à Amélie ou DEA casterra que ceux qui ont fait ce choix l'éducation nationale c'est le premier budget de l'État c'est un ministère avec un million de fonctionnaires et c'est surtout Jean-Jacques Bourdin c'est surtout notre avenir c'est la chose la plus importante pour l'avenir du pays et on la confie cette cause à quelqu'un qui ne connaît rien à la question de l'école je ne le lui reproche pas encore une fois mon on n'est pas tous obligés d'être des spécialistes de la question éducative mais à quel moment est-ce qu'elle a vécu l'expérience de l'enseignement à quel moment est-ce qu'elle a connu la structure de l'éducation nationale qu'est-ce qu'il a prédisposé à s'occuper de ce ministère elle était en charge des sports elle est supposé s'occuper des Jeux Olympiques et on lui dit tiens ben tu vas aussi t'occuper de l'éducation nationale mais ça n'a aucun sens ça n'est pas sérieux Jean-Jacques Bourdin et le fait qu'elle est évidemment vécu cette séquence catastrophique depuis le début avec ces ces mots qui étaient tellement blessants pour les professeurs et notamment pour les professeurs de l'enseignement public j'en ai été un Jean-Jacques Bourdin le fait qu' qu'elle ait eu cette expression incroyable finalement d'abord l'indice du fait qu'elle malheureusement elle découvre des sujets qui sont qui sont qui sont d'une d'une d'une importance infinie je crois qu'il faut sortir de là le plus vite possible en effet donc qu'elle démissionne je sais pas comment elle va réussir de plus vite oui mais tout le monde le voit je sais pas comment elle va réussir à à mener le travail qu'il faut à la tête de l'éducation nationale mais encore une fois je ne lui reproche pas mais on verourdhui conséences qui conséen les professeurs les élèves et les familles de mais bien sûr mais c'est la même chose qui ont de quoi être inquiet pour évidemment pour le sérieux l'AC qui sera conduite à la tête la culture ils ont de quoi être inquiet avec la nomination de Rach mais là encore mais tout le monde voit très bien que rachidti n'a pas été nommé ministre de la culture c'est pas lui faire off France que de le dire pour ce qu'on savait de sa compétence de son expérience de son autorité sur les suj culture simplement pour faire un coup politique pour fragiliser les républicains jouer à la politique politicienne avec les questions les plus importantes pour le destin du pays me semble être assez irresponsable malheureusement bien merci François Xavier béami 0826 merci
François-Xavier Bellamy