P.J. — Non assistance à personne en danger | P.J. – LA COLLECTION OFFICIELLE EN DVD — SAISON 3 – ÉPISODE 26 – DVD N° 7
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Tu sais que c'est interdit de fumer sur les lieux de travail
?
Ouais, sur les lieux de travail, ouais. Ouais, ben la voiture, c'est notre lieu de travail. Ça va, la fenêtre, elle est ouverte. PJ202, autorité, on est dans le secteur, vous avez quoi ? Ok, autorité, on se rend sur place. Magne-toi, on a un cambriolage en cours.
Cambriolage ? Tu
parles d
'un
petit-déj. Ça va. Appelle les pompiers. Appelle les pompiers
!
Biche, il aurait pu lui exploser là. Toi qui le connaît bien, le tolier, il y a des activités politiques ? Bah, aucune idée, il m'en parle jamais. Et il fait pas partie d'un syndicat comme pourait ? Non, j'en sais rien, moi. Hé, je viens d'aller vers l'hôpital, Serein passe un scanner, ils nous tiennent au courant. Hé, où vous allez comme ça ? En toilette, j
'ai
le droit, moi. Hé, Nadine
! Qu
'est-ce que c
'est
avec ce truc ? Test de grossesse, j'ai un retard de règles,
je
flippe. Voilà, je vais faire un test, à vous voir. Comment ça s'est passé ? On nous a signalé un suspect, le capitaine ne
s
'est pas méfié, ils étaient deux. Vous allez me faire plaisir de les passer à la casserole, ces deux-là, ils sont où d'abord ? Ils sont échappés. Quoi ? Vous les avez pas poursuivis ? La procédure stipule qu'il faut s'occuper en priorité de l'officier blessé. Bon, vous avez quand même intérêt à me les retrouver, dardard. On a envoyé des bleus si on est de quartier avec leur signalement. Lieutenant, l'épicier est là, il vous attend de la
cuisine.
On y va. Pas l'empreinte sur place, c'est le trouvé sur le sac qu
'on
vient de donner, le mec est pas fiché. Ok, merci. Merci.
C
'est bien d'être venu si vite, monsieur Lourbet. Bah, vous m'avez convoqué, hein. Oui. On va dresser le procès verbal.
Vous
avez la liste de ce qui a été volé
?
C
'est dans
la plainte. Je porte pas plainte, moi. Pourquoi
?
Ils ont piqué que de la bouffe. On met pas des mecs en tôle parce qu'ils ont le
sein,
quand même, non ? Ils avaient peut-être faim, vos voleurs.
Ils
ont quand même blessé une collègue. On met des mecs en tôle pour ça. Ah oui, mais...
Qu
'est-ce qu'elle a
? C
'est grave.
Christophe, tu
montres l'ordinateur.
Et
vous, vous
allez
nous aider à les retrouver. Oui, oui, bien sûr. Monsieur Lourbet, vous n'avez vu personne de suspect rodé dans votre épicerie ces derniers jours
? De
grands costauds. Habillés minables, avec un tatouage sur le bras. Une encre marine. Non, ça me dit rien. C'est forcément des habitués, vu le type de vol.
Une
encre marine.
Non,
je vois pas. Je vois tellement de monde, là-bas. Si vous les connaissez et que vous ne dites rien, vous êtes bien conscients que vous êtes complices. Et complicité d'une agression sur un officier de police,
c
'est la prison
? Pour
un bon moment
?
Je sais bien, mais enfin, si je vous dis que je sais pas, c'est que je sais pas. Ouais.
Vous
avez la liste exacte de ce qu'ils vous ont volé
? Une
bouteille de lait, des céréales, du sucre, des patates, de l'huile.
Tu
crois pas qu'il faut les vérifier
? T
'as raison. Bon, pour le cambriolage, vous avez arrêté les voleurs
?
Non,
on
a un propriétaire, on a toutes les raisons de croire qu'il les connaît, mais il refuse encore de parler.
On
va fouiller son épicerie.
Elle
est à l'hôpital, en attendant ses nouvelles. C'est un cadeau de Simone. Bonjour.
C
'est quoi, ça
? Ma
part de le loyer. Merci, Vincent, mais j'en veux pas. Moi, j'y tiens. C'est moi qui suis parti, y'a eu une raison pour que t'assumes tout le loyer. Si on se quitte, on se quitte. Mais en tout cas, tu me dois rien, alors ça, je n'en veux pas, d'accord ? Hé, Fournier, une agression au sens aussi, vous savez, le café de la rue des Vinaigriers. Ok, alors vous,
vous
y allez tous les deux, allez.
Par
le
client
là-bas, Merzaoui.
Ils
se
sont
disputés.
À
quel sujet
?
Le patron l'aurait traité de
ça
l'arabe, alors
il
lui aurait planté un tesson de bouteille dans la main.
C
'est grave
? On
va faire une radio.
Je
crains que le tendon soit touché. Bonjour, J. Saint-Martin, vous pouvez me raconter ce qui s
'est
passé
? Ma
main est foutue. Ce con, il m'a bousillé la main. Racontez-moi ce qui s
'est
passé.
Il
était assis à la table, à près du comptoir. Je lui
ai
demandé de se déplacer pour que je puisse mettre mes couverts du déjeuner. Il a refusé.
Il
a cassé une bouteille sur le comptoir, il a essayé de me trancher la gorge. Heureusement que j'ai mis la main, je serai mort.
Pourquoi
il a refusé de se déplacer ? J'en sais rien, moi. Vous le connaissez
? Pas
plus que ça, c'est un chômeur. Il vient tous les jours.
Il
vient tous les jours, vous le connaissez un petit peu, quand même. Votre agresseur prétend avoir été insulté de manière raciste. Non, monsieur, je ne
suis
pas raciste.
Je
vais simplement demander de sortir, c'est tout. Bien, quand vous aurez fini avec votre main, vous passerez au commissariat pour qu
'on
prenne votre déposition.
Vous
me l'emmenez
? Vous
emmenez le témoin. Je peux venir plus tard ? Je suis dermatologue et on m'attend pour ma consultation. Si vous venez tout de suite, vous en avez pour une un maximum, alors que si on vous convoque, vous allez perdre beaucoup plus de temps. Tu peux arrêter de m'interrompre, là, ça devient chiant. C'est toi qui es chiante.
Vous
appelez Azouz Merzoui. Merzoui. Pardon, Merzoui, vous avez 25 ans et vous êtes de nationalité française. Oui.
Bon,
alors, vous avez déjà été condamné pour agression, vous êtes un habitué
? Ça
n'a rien à voir.
Une
fois, il me fallait d'urgence du fric pour mon loyer.
J
'ai volé le blouson d'un mec, il a résisté, je l'ai cogné pour le patron, c'est différent, j'ai rien fait. Vous lui avez quand même planté un tesson de bouteille dans la main.
J
'ai eu un geste de colère.
Il
a dit que vous visiez la gorge.
Et
vous le croyez,
évidemment. Bon, moi
je fais le patron, ça c'est le tesson.
Il y a
le comptoir, montrez-moi ce que vous avez fait. Allez-y.
S
'il n'avait pas mis la main,
le
tesson, il allait direct dans la gorge.
Mais
c'est pas comme ça que ça s'est passé.
Ça
s
'est
passé comment
? Il
a lancé sa main vers moi pour me frapper. Comme ça. Alors j'ai visé la main.
J
'ai pas voulu le blesser, je me suis défendu. Il était fâché,
il
m'insultait, j'ai eu peur. Dans l'autre main, je suis sûr qu'il avait une matraque. Une matraque ? Je l'ai pas vue, mais je sais qu'il en a toujours une cachée sous le comptoir. Et il l'a prise, j'ai vu son geste. Il allait m'attaquer, moi je me suis juste défendu.
Vous
êtes sûr
? De
toute façon, vous me croyez pas, il m'insulte et personne ne me croit.
Qu
'est
-ce
qu'il vous a dit exactement ?
Les
Arabes, j'en veux plus dans mon café, fout le camp d'ici.
Il
vous a menacé ou il vous a insulté ? Les deux.
J
'ai pas voulu le blesser. Pourquoi vous a...
Non,
pardon.
Pourquoi
vous avez pas dégagé de la table quand il vous l'a demandé ? Mais il m'a parlé comme à un chien. J'emmerde personne, je rédige mes demandes d'emploi, je consomme. Il a pas à me parler comme ça.
Vous
savez que vous pouvez porter plainte pour discrimination raciale
? C
'est ça.
Pour
se faire encore plus insulter. Écoutez, s'il s'est prouvé, il risque la fermeture de son bar.
A
condition qu'il ait voulu le chasser pour un motif raciste.
Il
a porté plainte
? Écoutez,
vous l'avez blessé devant témoin. Couille blessure.
Peut
-être tentative d'homicide. De toute façon, vous risquez la prison.
Et
si je porte plainte, il risque la prison aussi
? Je
porte plainte.
Ils
ont rien pris, hein. Et c
'est
quoi par là
?
Là-bas, c'est rien, c'est mon petit bordel.
Il y a
des traces de pain dans la ciure.
Ça
veut dire qu'il est passé par là.
Ah,
c'est crâle, hein. Qu'est-ce qu
'il
y a là-dedans
?
Rien, je vous dis, mais un vendu. Regarde. Bah quoi, c'est que de la viande.
C
'est pas très réglot tout ça, monsieur Lourbet. Il n
'y
a rien d'indiqué. Ni provenance, ni date de péremption, rien. Si, une croix rouge. Ça veut dire que c'est périmé, ça, non
? Bah,
j'espère que vous ne la vendez pas cher, votre binoche, là. La viande, je vais l'acheter. Je vous dis, ça ne
sert
à
rien.
C'est des invendus à bazarder.
C
'est pour ça que vous dépensez de l'électricité, vous. Vos invendus, vous les bazarder congelés.
Bon,
d'accord, je vais vous expliquer. La viande, c'est pour un chenil. À étampe.
Et
vos voleurs, ils en ont emporté
? J
'en sais rien, je sais pas.
Bon,
allez, venez, monsieur Lourbet. Je crois qu'on a encore des trucs à se dire, hein. Inciter un agresseur à porter plainte, ça va pas, non
? Et
toi, t'arrêtes de me couper la parole, ou alors tu bosses tout seul, d'accord ? Merde, je l'ai oublié.
Je
l'ai cru un moment.
Vous
êtes encore là, vous
? Et
Nadine ? Bah, allez, retourner aux toilettes avec un deuxième test. Encore
? Ah,
ça me reprend, ça. Oh, vous allez me gratter dans le dos, vous. Quoi
? C
'est un ordre, allez.
Non,
c'est l'omoplate, là. Non, plus fort, plus fort,
je
suis quand même pas en sucre. Voilà. Ah, mais arrêtez quand même, là. Vous me faites mal avec vous, c'est au tour, rien.
Bah,
vous me demandez de gratter, je gratte,
hein. Ouais,
bon, ça va.
Mais
c'est bizarre, moi aussi, ça me gratte partout depuis ce matin. Bah oui
? C'est
pas normal, ça.
Il
y a une table près du comptoir.
Moi,
je fais le patron.
Alors,
moi, je fais Azouz.
Qu
'est
-ce
que vous avez vu
?
J'étais à table. Bah, allez-y.
Quand
le patron a crié, sort, je veux pas des Arabes comme toi chez moi,
le
jeune,
enfin,
le jeune Arabe, a fracassé la bouteille sur le comptoir et il s'est jeté sur lui. Comment
? Comme
ça.
Il
visait la gorge
?
J'en sais rien. Vu le mouvement que vous faites, là, il vise la gorge. Je ne sais pas, c'était peut-être un peu plus comme ça. Je me suis retourné, j'ai pas voulu recevoir des clades verts, j'ai pas vu. Et de là où vous étiez, est
-ce
que vous pouviez voir la main gauche du patron ? La main gauche ? Non, je ne crois pas. Elle devait être cachée derrière le comptoir.
Vous
n'avez rien remarqué
?
Non. Et vous dites que le patron a crié, des Arabes comme toi, j'en veux pas dans mon café.
Oui,
enfin, en gros, c'était ça. Il a dit comme toi
?
Oui, ça, j
'en
suis sûr.
Pourquoi ?
Excusez-moi. Ma secrétaire, je peux
?
Oui, Madeleine, madame Saint-Pierre, à 10 heures. Je
ne sais
pas ce que tu m
'as
refilé, toi, mais alors ça me gratte. Pourquoi moi, je ne t'ai rien refilé
? Tu
te grattes, là, depuis ce matin.
Pas
cousine. Elle est là tout de suite.
Dites,
vous qui êtes dermato, c'est quoi ce truc-là
?
Je veux te voir
? Un
point au milieu d'une rougeur, puis l'ex vulgaris.
Quoi ? Une
puce. Oui ?
Un
instant, je vous le passe. Au revoir. J
'ai
des puces dans mon commissariat, alors là, c'est une catastrophe. J'appelle le service de désinfection.
Non,
non, non, pas question. Vous voyez, elle est racontée dans les réunions de coordination que mon commissariat est insalubre. Non, non, non, non.
On
va régler ça en interne.
Non,
vous allez aller acheter des bombes insecticides au tout prix. Moi, je vais voir d
'où
viennent ces satanés bestioles. Alors
?
Positif, mais deux fois. Félicitations.
Je
ne
vais
pas le garder.
Vous
êtes sûr de votre décision
? Un
enfant de toxico ?
Il
y
a
trop de risques.
Il
est de Paul
?
Évidemment, il est de Paul. Tiens, je vais prendre rendez-vous avec ma gynéco.
Si
vous avez envie de parler, vous savez où je suis. Je suis toujours disponible pour vous, Nadine. Bon, ben,
je... Une
dernière fois, M. Lourbet, cette viande immangeable que vous vendez aux chenilles des Tempes, vos voleurs, ils en ont emporté ou pas
? Je
vous dis que je ne
sais
pas. Vous ne savez pas. Vous ne savez pas ce que vous avez en magasin
? Vous,
votez-nous, M. Lourbet.
Vous
savez quoi
?
Votre viande. Vos voleurs, s'ils en mangent, ils risquent d'en crever, figurez-vous. Vous rigolez, une bonne chiasse, oui, c'est tout.
L
'absorption de viande de porc avariée peut provoquer du botulisme. Du quoi ? Du botulisme.
C
'est une grave intoxication alimentaire qui peut provoquer, chez un sujet faible ou chez un enfant, une paralysie respiratoire mortelle dans les 48 heures.
Alors,
si vos voleurs ont des mots, mais que vous nous cachez des infos permettant de les arrêter, vous serez accusé en plus de non-assistance à personne en danger. 50 000 francs d'amande et 50 tôle.
Alors, ils
en ont emporté, oui ou non
? Je
peux boire un verre d'eau.
Ils
en ont emporté ou pas
? Si
je vous le dis, vous ne direz rien au service d'hygiène.
Ils
vont me fermer mon magasin, moi. Désolé. En revanche, on pourra peut-être oublier l'obstruction à la justice et la non-assistance à personne en danger. Et pour ça, il
faut
les retrouver en bonne santé.
J
'ai les frères Mussi, des SDF.
Je
les embauche parfois pour décharger les camions. L'autre jour,
je
n'étais pas content du boulot.
Ils
m'avaient cassé un cajot d'œuf, alors je ne les ai pas payés. Ils sont revenus se payer en acte, là. Où on peut les trouver
? Je
les
ai
toujours contactés dans un bar.
Rue
Hugo, le Babel. Tu t'en occupe, j'ai un coup de fil à donner. S'il a dit des Arabes comme toi, c'est vrai que ça jette un doute sur une réelle discrimination raciale.
Pour
l'instant, c'est juste coup et blessure. Pour la tentative d'homicide, on a encore des témoins à avoir.
Je
compte sur toi pour lui faire retirer sa plainte.
Tu
m'emmerdes, Marcel. Oh, hélo ! Marteau,
vous
avez un problème
?
Non,
non,
non, non, tout va bien. Je vous rappelle. Depuis ce matin,
c
'est comme ça. Tout ce que je dis, ça va pas. Ou alors, il me coupe la parole.
C'est qui
? Mais vous savez quel âge, tous les deux ? Désolé, patron. Vous allez me faire plaisir de laisser votre vie privée au vestiaire. Lopez, vous switchez avec Bernard.
J
'ai des jours de récupération, je vais les prendre tout de suite. Vous me faites chier, Lopez. Je vais te assurer à l'hôpital.
Entrez ! J
'ai vidé leur stock.
C
'est très bien, ça.
Vous
allez donner toutes les bombes à Nadine, mon petit. Hé, hé, vous allez assister Fournier sur son affaire.
Hé, les
bombes, quand même.
Je
vous remercie beaucoup, Pat. Oh, ça va.
Je
suis désolé, patron, mais vu le caractère particulier de cette affaire, je suis pas convaincu que Mathieu soit l'air mieux désigné pour me seconder. Écoutez, Fournier, j'ai personne d'autre sous la main. Je règle déjà vos problèmes perso, alors faut pas trop m
'en
demander. Allez, aspergez-vous.
C
'est ça, la vie.
Ça
pue ou ça gratte.
Je
suis désolé pour le dîner.
Du
boulot,
j
'ai pas pu me dégager.
C
'est la dernière fois que je vous invite.
Vous
êtes pas trop fâchés
? J
'ai eu peur. J'ai même pas votre numéro de téléphone. Ce soir, à 22h.
Parce
qu'avant, j
'ai
un cours. À 22h, c'est parfait, oui. Vous voulez que j'amène quelque chose, une bouteille
? Venez
comme vous êtes.
Comment ? En
tenue de flic,
avec
vos menottes
et
votre arme. Ah, d'accord.
Ce
soir, lieutenant, attention,
c
'est votre dernière chance. Je suis désolée. Je crois qu'on a besoin de prendre un peu d'air, toi et moi, non
? Si
j'ai besoin de mes affaires, je t'appellerai. Je vais peut-être partir à la mer, mais de toute façon, t'as les clés, tu peux pas chier quand tu veux. Marie.
Ça
y est, capitaine, je suis à votre disposition.
Vous
lisez les rapports et vous menez le prochain
témoin dans mon bureau.
À vos ordres, capitaine. Vous vous appelez Julien Carreau.
Vous
avez 17 ans.
Et
vous êtes de nationalité française. Service de police.
Je
répète ma question. Êtes-vous connu des services de police
?
Une fois, j'ai fugué pour rejoindre une copine à Noirmoutier.
Vous
étiez où ce matin dans le café
?
Au Flipper, comme tous les matins, avant d'aller en cours.
Le Flipper
est à côté du comptoir.
Qu'est
-ce que vous avez vu
?
Le patron a engueulé Merzaoui, qui a cassé une bouteille et lui a flanqué un coup dans la main.
Donc
il menaçait M. Merzaoui
?
Il avait sa matraque. Oui, d'où vous étiez, vous pouviez le voir. Donc il le menaçait.
Non,
il s'en servait pas, sa main était sous le comptoir.
Donc
il le menaçait pas
? J
'ai pas dit ça.
Il
le menaçait ou il le menaçait pas
? Il
a tendu l'autre main vers lui.
Pour
l'attaquer
? J
'en sais rien. Pour l'attaquer ou pour se défendre, c'est important, M. Caron ? J'en sais rien, j'étais trop de biais pour voir. Demandez à Sabine, elle a sûrement tout vu, elle. Sabine
? La
fille du patron.
Vous
l'avez pas interrogée
? Pas
encore.
Elle
était où, Sabine
?
À la porte de la cuisine.
Quand
elle a entendu son père s'engueuler avec Merzaoui, elle est sortie, bien sûr.
Il
s'engueule souvent, son
père ? Avec
Merzaoui.
En
général
? Pourquoi
il
aurait
des raisons spéciales de s'engueuler avec Merzaoui
?
Depuis un mois, j'ai remarqué des choses un peu bizarres dans le café.
Des
choses comme
? Par
exemple, à chaque fois qu'on livre la bière, Sabine disparaît un bon moment à la cave et, comme par hasard, Azouz va aux toilettes. Vous voulez dire qu'ils se rejoignent en cachette du père
? J
'en suis pas sûr. Mais l'autre jour, quand M. Chambol est parti à son entraînement de ping-pong, elle lui a fait un sandwich gratos. Dis donc, vous passez votre temps à les espionner
?
Ben non, mais
je
l'aime bien, Sabine.
Oui ? Elle
veut pas sortir avec moi.
Elle
préfère les mecs plus âgés. Il est au courant, M. Chambol, de cette relation entre M. Merzaoui et sa fille
?
Ce matin, l'atmosphère était tendue, il a dû la prendre.
Bien. On
va finaliser le procès verbal et le signé.
J
'en étais sûre,
c
'est une histoire de cœur, c'est pas de la discrimination raciale.
Vous
n'avez aucune preuve, Mathieu. Des nouvelles de Sorent ? Elle sort cet après-midi.
Et
elle a dit qu'elle repasserait. Vous me prévenez dès qu'elle arrive. Je veux Sabine Chambol dans mon bureau le plus vite possible.
Ce qui
peut être chiant, non ? Mais il
y
a de l'eau dans le gaz avec Lopez.
Au
fait, il y a un prévenu qui te demande dans la cour. Alors ? Et ton entraînement ?
Non,
non, il fait trop chaud, là. Bon, on va bouffer ? Je t'invite
?
Ah non, j'ai pas le temps, j'ai eu une enquête très difficile. Wow, l'apéro, quand même.
Avec
plein de trucs et grignoter ? Ouais. Moi, je te rejoins en face, j'en ai pour deux minutes, j'envoie chercher un témoin.
Alors,
vous allez me chercher Sabine Chambol au Sans Souci, rue des Vinaigriers. Cacahuètes, olives, pistaches, chips, la totale.
Allez,
bon appétit. Merci, chef.
Non ? Ça
va pas
? Comment
dire
? C
'est mon oncle.
Tu
sais, c'est lui qui est flic à Nice.
Il
m'a demandé de le renseigner sur mes collègues,
leurs
opinions politiques. Sympathie pour notre mouvement.
Une
note de 1 à 5
? T
'as fait ça, toi
? Un
peu.
T
'es malade ou quoi ? C'est dégueulasse de faire ça. Bon, exagère pas.
Non,
mais tu te rends pas compte, toi
? Eh,
j'ai commencé à la poubelle.
Je
peux pas lui faire ça.
Tu
le connais pas, il m'a élevé pendant un an, c'est un type super. Un super facho, ouais. Écoute, t'arrêtes ça ou je peux plus te voir, moi.
Et
qu'est-ce que je peux faire
?
Eh ben, tu dis à ton oncle que t'arrêtes ces conneries.
C
'est tout.
Et
puis, tu viens dîner chez moi ce soir
?
Ouais, je te vois venir.
Comme
tu voudras.
Au
resto alors
? Au
resto, je préfère. Trouveau au
bar
Le Babel. Il était seul et il n'avait aucune marchandise volée. Il vous a fait courir, hein ? On va aller en cuisine.
Je
répète une dernière fois la question.
Où
est la marchandise volée par toi et ton frère ? Mais comment faut vous le dire ? J'ai pas de frère et j'étais au cas... Le problème, c'est que mon collègue et moi, on était à l'épicerie et on t'a vu. Tous les deux. Bon, d'accord, j'étais là. Mais vous allez pas mettre en tôle pour un peu de bouffe, non ? Pour un peu de bouffe, je sais pas, mais pour l'agression de notre collègue, ça
c
'est sûr. Et pas pour une visite éclair, si vous voyez ce que je veux dire. Mais ça, pour votre collègue, c'est pas moi. C
'est
mon frère. Bah voilà
! Et
il est où
?
J'en sais rien, moi. Bon, tant pis pour lui, parce que si c'est lui qui a la viande allée avariée, s'il la bouffe, il crève. À d'autres, hein ? C'est pas des conneries ce qu'il raconte.
La
viande surgelée avariée est celui qui la bouffe. Il peut être malade comme un chien, et si c'est un môme, il peut en crever.
Il
a de la famille, votre frère ? Une femme et trois gosses, c'était un peu pour eux, d'ailleurs, le casse.
Bon,
écoute, soyons clairs. Si tu veux que ton frère s'empoisonne avec toute sa famille, moi, je m'en fous. Mais ma collègue, à moi, elle est à l'hôpital. Alors, tu vas me donner immédiatement le reste de ton frère, j'écoute. Je saigne, hein
? Des
hirondelles. Bah voilà, c'est pas si difficile. Là, c'est la ceinture. Ceinture. Évidemment, il dit que c'est son frère.
Bah,
je comprends pas.
Je
me suis aspergé une bombe entière,
et
ça continue. Bah, ça allait mieux, puis ça me reprend, là. Moi aussi, ça vient peut-être de votre bureau. Eh, filet donc, je
m
'en trouvais le frère, là, au lieu de dire des ineptis. Asseyez-vous. Donnez-moi votre carte d'identité. Vous vous appelez Sabine Chambol.
Vous
avez 17 ans,
et
vous êtes de nationalité française.
Êtes
-vous connue des services de police
?
Non, je crois pas.
Vous
ne croyez pas
? J
'ai jamais rien fait de mal.
Vous
pouvez nous raconter ce que vous avez vu ce matin
?
Rien, j'étais dans les cuisines.
Vous
êtes sûre
? Un
témoin vous a vu sortir de la cuisine au moment où les faits se sont produits.
Oui,
c'est vrai.
Je
suis entrée dans la salle quand j'ai entendu la bouteille se casser.
Et
puis
? J
'ai vu mon père qui saignait. Vous n'avez pas vu l'agression
? Non. Je
peux partir. Est-ce que vous connaissez M. Azouz Merzaoui
? Comme
ça,
il
vient tous les jours.
Tous
les jours
? Il
est au chômage.
Est
-ce que vous avez des rapports privilégiés avec M. Merzaoui
? Ah
non, non, j'ai aucun rapport avec lui.
Est
-ce que vous sortez avec M. Merzaoui
? Ça
ne vous regarde pas.
Sabine,
Azouz Merzaoui risque d'être accusé de tentative d'homicide sur la personne de votre père. Et votre père
risque
d'être mis en prison
pour
provocation à la violence et injure à caractère raciste. Je ne
veux
pas qu'ils aillent en prison. Alors il faut nous aider à établir la vérité, Sabine.
Est
-ce que vous sortez avec Azouz Merzaoui
? Pardon ? Oui. Est
-ce que votre père est au courant
? Je
ne
sais
pas.
Hier,
j'ai été au cinéma avec Azouz.
J
'ai dit à papa que j'étais chez une copine.
Mais
il devait se méfier,
puisqu
'il a téléphoné chez elle.
Et
quand vous êtes rentré, qu
'est
-ce qu'il a dit
? Rien,
il était couché.
Et
ce matin
? Il
n
'a
pas dit un mot.
Mais
quand Azouz est arrivé, ça a commencé.
Alors
je les ai surveillés,
mais... Est
-ce que votre père a agressé M. Merzaoui physiquement ou verbalement
? Oui. Comment
ça s'est passé
? Il
s'engueulait. Papa a été au comptoir. Azouz l'a suivi. Papa a pris une matraque, mais sans la sortir. Azouz a pris la bouteille et il l'a frappé. Votre père a été blessé à la main.
Oui. Il
a lancé la main vers Azouz, mais pas celle de la matraque,
l
'autre.
Mais
il avançait la main
pour
attaquer ou alors pour se défendre
? Je
ne
sais
pas, je vous jure, je ne
sais
pas. Sabine, c'était un effort.
D
'où vous étiez, vous le voyez très bien.
Vous
pouvez sauver votre papa. Donc M. Merzaoui a visé la gorge de votre père.
C
'est ma faute, je vous jure. Tout ça, c'est ma faute.
Tiens
Nadine, tu me passes le fax
? Vous
restez là,
on
viendra vous chercher si on a besoin de vous, s'il vous plaît. Mathieu ? Je sais, je n'aurais pas dû intervenir, mais j'en ai marre de faire seulement la secrétaire. Alors vous m'engueulez si vous voulez, je m'en fous, je fais mon travail.
Vous
avez fait du bon boulot. Ah bon
?
Merci.
Chloé ?
Quelqu
'un
pour vous
? C
'est mon oncle, mais je peux le voir plus tard si vous voulez. Non, non, allez-y. Bonjour Chloé. Mon oncle, capitaine Fournier. Enchanté. Mathieu, brigadier Mathieu.
Tu
alternes pas d'un verre
?
Ben rapidement alors.
Non, allez
-y, prenez votre
nom. Je
ne
vais
pas le retenir longtemps, j'ai mon train d
'un
verre.
Il
a l'air sympa le capitaine Fournier.
Il
est de quel bord
?
Oh ben, tu sais, il ne dit jamais rien en dehors du boulot.
On
se met là
? À
l'intérieur.
Et
les fiches.
Laurent ? Tu
bois quoi
? La
gambetta limonade. La limonade d'il y a, mais le gambetta, à part moi, il
n'y a
pas.
Toto, ce
n
'est
pas le suivi ici. Non mais rien alors, parce que j'ai mon train d'un...
Il
faut que j'aille dans cinq minutes. Rien non plus, alors est
-ce
que je dois y retourner ? Bon, ça roule. On va bien dans un bisgueul. Merci.
Tu
veux rappeler les fiches
? Tu
sais, je n
'ai
pas eu trop le temps, je suis surchargée de travail en ce moment.
Tu
commences quand
? Quand
j'aurai plus de temps.
C
'est quand on a besoin de vie de Chloé. Non mais, tiens, ce n
'est
pas évident.
Chloé, je
compte sur toi, moi.
Tout
le monde doit porter sa pierre.
Sauf
que ta pierre à toi, c'est la base de la pyramide. Tous les défis en dépendent, tu comprends
?
Oui.
Je
vois tes parents mardi.
Tu
me les faks avant
? Je
ferme mon possible.
On
va leur trouver une place dans un foyer. Lâchez ça. Non, pas dans un foyer, ils
vont
les séparer.
Il faut
qu
'ils
restent ensemble.
On
verra ce qu'on peut faire. Lâchez ça, je vous dis.
Vous
jurez
?
Monsieur Mussi, on fera ce qu
'on
pourra.
Alors
maintenant, rendez-vous ou bien c'est tout le monde en taule.
Vous
touchez pas !
On
va leur trouver une place dans un foyer. La mère et les enfants ensemble.
Il
est où le troisième
? C
'est mon frère qui nous a donné le salaud.
Le
troisième, il est où
? Il
est à l'école. L'école ? Il n
'est
pas en vacances
? Un
centre aéré. Allez. Donnez.
Que
ça se passe bien devant les bombes. Mettez-vous quelque chose sur le dos.
Vous
restez ici, vous récupérez le troisième, puis vous nous l'amenez quand on ne sépare pas. Puis vous touchez pas à ça, c'est du poison. Enfin, vous le foutez en l'air. Entrez. Commissaire. Qu'est-ce qu
'il
y
a
Nadine ? Je dois pulvériser dans votre bureau. Ah oui, mais c'est bien. Laissez-le moi, je vais le faire. Ah bon ? Oui. Comme vous le voulez. Ah bah enfin, vous allez dépaler le cadeau de Simone. Oui, il était temps de commencer à m
'en
vouloir. Allez, allez, circulez,
circulez.
Mort à l'ennemi. Là, c'est le comptoir.
Monsieur
Chambol, vous êtes là.
Vous
êtes là. Allez-y. On commence où
?
Juste avant l'agression, qu'est
-ce
que vous lui dites
? Bah,
je lui dis que je veux plus le voir ici. Qu'est
-ce
que vous lui dites exactement
? Je
lui dis, des arabes comme toi, j'en veux plus dans mon café ou quelque chose comme ça. Vous voyez, il m'insulte. Je suis pas raciste.
Mais
je veux plus qu
'il
tourne autour de ma fille.
Il
a pas un rond, il glande toute la journée, c'est pas un mec pour elle. Continue, montrez-nous.
Bah,
il se précipite vers moi et il casse la bouteille. Non, je veux exactement tous vos gestes. Avec votre main gauche, vous faites
quoi ? Ah
ouais, bah, avec ma main gauche, je prends la matrasse.
Je prends la
matraque sous le comptoir, là. Voilà, comme ça.
Mais
c'est juste pour me rassurer, moi, je veux pas m'en servir. Parce que vous avez pas eu le temps. Continuez. Votre main gauche tient la matraque. Avec votre main droite, vous faites quoi
?
Bah, rien.
Lui,
il casse la bouteille.
Bah,
vas-y, qu'est-ce que t'attends ? Non, d'abord, vous avez avancé votre main vers moi pour m'attraper. Avant que je vienne vers vous. T'as le tesson de bouteille et tu veux que je t'agresse ? Avant que je casse la bouteille
!
Attends, le comptoir, il fait pas 3 mètres, il t'attrape en un quart de seconde. M. Merzaoui, vous me faites perdre mon temps.
C
'est ma parole contre la sienne.
Et
vous me croyez pas parce que je suis arabe ? Non, monsieur.
Vous
ne pouvez pas avoir cassé la bouteille en réponse à une agression de M. Chambol.
Il
a avancé la main pour se protéger.
Vous
avez tenté de le blesser. C 'est lui qui le dit. Personne l'a vu. Si.
Un
témoin nous l'a confirmé. Qui
?
Sabine. Sabine
? Elle
vous l'a dit, Sabine
? Alors
arrêtez-moi, je m'en
fous. M.
Merzaoui, vous feriez bien de retirer votre plainte contre M. Chambol.
Il
me prend Sabine, il m'envoie en prison. Jamais.
Pour
risquer de perdre beaucoup d'argent pour rien. Votre collègue, elle m'a dit qu
'il
pouvait aller en prison aussi.
Je
retire pas.
Je
vous prescris un examen sanguin.
Vous
avez bien réfléchi
? J
'ai des potes taux qui ont eu un gamin.
Ils
arrêtent pas d'avoir des problèmes de santé.
Je
veux pas courir le risque. Je comprends. Mais si c'est pour ça, vous pouvez attendre de la promenade que le bras fou.
Non,
non. Je me vois pas élever un gamin tout seul.
C
'est un accident.
Comme
vous voudrez.
Ça
peut se faire vite. Bien sûr.
Vous
voyez rapidement un psychologue du planning familial et ensuite vous avez un délai de réflexion de 8 jours. Mais pourquoi ? Puisque c'est décidé. Et c'est obligatoire.
Et
techniquement, ça se passe comment
? Vous
allez à l'hôpital, on vous fait une petite anesthésie locale. Je serai endormie
?
Vaseuse, mais consciente.
Vous
verrez, c'est très rapide.
C
'est douloureux
?
Non, vous êtes aux anesthésies. Après, vous avez quelques petits saignements.
Vous
voyez, c'est facile.
Le
plus dur souvent, c'est de prendre la décision.
Mais
puisque vous dites que c'est un accident et que vous ne voulez pas ce bébé.
Vous
ne voulez pas ce bébé, n'est-ce pas
? Bon,
alors toi, tu dis que t'es là,
dans
la chambre froide. Non, dans la chambre froide, c'est moi. Lui, il est au congélo. C'est lui. Bon, alors, toi, t'es dans la réserve au congélo. Non, la viande pourrie, c'est pas moi. Moi, j'ai rien pris, l'autre plat, quand il a cogné votre copine. Moi, je suis parti sans rien prendre. Quoi ? Non, mais ça, c'est la meilleure espèce de salaud et d'ordure. Balance,
me donnez aux flics.
C'est pas fini, ce cirque.
Si
vous n'étiez pas au congélo, pourquoi on l'a retrouvé chez vous, la viande
? C
'est mon frère qui me l
'a
apporté.
Je
crois que vous étiez pas vu après le casse. Mais si, on s'est vu, il raconte n'importe quoi.
Et
où est-ce qu'il vous l'a donné, la viande, votre frère ? Mais nulle part, je lui ai rien donné. Tu déconnes ou quoi ? Mais si, on s'est vu.
Tu
m'as donné la viande pour les mômes. Parce que moi, j'ai des mômes et une femme. Tu me suis ? Une famille qui a besoin de moi. Non, mais ça va pas, hein. T'es gentil, mon pote. Mais nous, on s'est pas vu. Alors, dites-nous où vous vous êtes rencontrés.
Au
squat. Au squat ?
Mais
c'est pas vrai, faut pas le croire. Et votre copine, c'est pas moi qui l'a bousillé. Au squat.
Rue
des Hirondelles
? Donc,
tous les deux,
à
9h17, vous quittez l'épicerie. Rue Saint-Laurent.
Vous
vous rejoignez au squat rue des Hirondelles.
Ça
fait une bonne demi-heure de marche, ça.
Et
ensuite, vous, vous filez rue Babel.
Au
bar où le patron vous voit à 10h, c'est ça
? Il
court vite.
Non,
c'était pas derrière le squat, je me trompe.
C
'était derrière l'épicerie. Vous vous foutez de notre gueule
? Attends,
mais j'ai une famille, moi, merde ! Ah ouais
?
Ben, notre collègue aussi, elle a une famille, une petite fille qui compte sur elle. Et là, elle est à l'hôpital à cause de toi. Alors, tu vas nous dire la vérité ou je t'expose la tête
? C
'est pas moi.
Tu
vas nous dire la vérité ou je te jure que ta famille, elle va être réparpillée aux quatre coins de la terre.
D
'accord, c'est moi. Oui, tu termines, moi j'en ai marre, je vais prendre l'air.
Voilà.
Ok.
Bon,
alors, je
reconnais. C
'est pas raisonnable, Maud. Maud
! Qu
'est-ce que je suis content de te voir. Salut.
Mais enfin...
Pas de mes jours, hein.
Pourquoi
t'es pas restée chez toi ?
Je
préfère bouger, je suis venu me débarrasser de la paperasse. Non, ils t'ont pas ratée, ça va ton oeil
? Vous
avez chopé l'agresseur ? Ouais,
ouais, ouais.
C'est qui, un dur ? Même pas, non. Je t'accompagne sur le taulier ?
Oui,
monsieur le substitut. Ben, vous
n
'avez plus votre fauteuil, patron ? Non, mais il
est
aussi chiant que celui-là, et puis il va pas avec le reste du mobilier.
Oui.
Votre femme n'est pas rentrée.
Oui, ben,
pour les disparitions, faut pas c'est monsieur, hein. Ah non, on garde pas les bébés, non
? Oui,
ben, confiez-le à votre cousine, à votre tante, à votre grand-mère, ouais. Nous, on ferme. Au revoir. Quoi
? Tu
l'as dit à ton oncle
? Ben,
quoi
? Ben,
pour les fiches.
Ben,
oui.
Et
alors ? Comment il l'a pris
? Oh... Pas
très bien, mais c'est pas mon problème. Ben, bravo. T'es génial.
En
plus, t'es jolie comme un coeur. Bon, on
va
au ciné, plutôt, Coristo
?
Ouais, mais pas un peu, là, hein. J'étais pour soulager mon dos.
Mais pourquoi
tu passes par là aussi ?
C
'est plus long. On a sorti des vestiaires,
c
'est plus discret. Attends,
attends, attends,
épouse.
Une
minute, hein, moi j'en peux plus.
Quand
je pense que le type m
'a
juré qu'il avait retapé à l'authentique. Non, mais c'est logique, ça faisait bon faire époque qu'il a mis les puces à...
Attends,
non, non, non, tu verrais où j'ai garé ce crétin des Alpes.
Henri, il
y en a encore. J'ai beau t'en mis les deux bombes et ça continue. Bon, ben, allez, on y va. Allons-y.
Moi,
je vais lui faire sa fête, au type
de
la salle des ventes. Sirene pendant
qu
'il y ait ce con ! Attends,
attends,
personne à l'horizon, on y va. Vous remportez le fauteuil
? C
'est con, on l'a monté pour rien. Oui, oui, mais non, mais Simone va l'échanger. Il n'allait pas avec le mobilier.
Au
fait, vous avez des nouvelles du porteur de puces
?
Oui, oui. Et c'est pas vous, Leonetti. Bien sûr que non, c'est pas moi. Alors, c'est qui ? Il fallait m'attendre, ma chérie.
C
'est quelqu'un d'un autre commissariat. C'est de la brigade synophile. Enfin, c'est logique, ça, les chiens, les puces.
Enfin, je
ne cherchais pas à savoir qui c'est, j'ai promis la discrétion. Allez, bonne soirée, messieurs. À l'avant, vous.
Tu
vas où
?
Vers le canal, je vais faire ma promenade. Bonsoir. Ta promenade
?
Une question d'hygiène. Et t'emmènes ton flingue et tes menottes
?
Ben, c'est pour les nettoyer. Attends,
tu... Tu
vas pas nous refaire un de tes plans foireux au noir, hein
? Tu
vas chercher.
Enfin,
bon, et salut.
Des
roses, j'adore.
Vous
êtes magnifique.
On
voit que vous êtes danseuse. On ne dîne pas d'abord.
Il
faut d'abord le mériter, vilain garçon. Ça fait longtemps que j'attends ce moment.
Moi
aussi.
Vous
êtes belle.
Quand
je vous ai vus,
j
'ai tout de suite su qu'on allait s'entendre.
Dégrave
-moi.
Elle
te plaît
? Tu
n'as pas été sage.
Tu
mérites une correction.
Ça
fait mal.