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Podcast / conversationFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 17 mars 2021 35 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesNumériqueEurope & international

Jean-Louis Étienne lance une nouvelle expédition scientifique en mer australe

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 4 %Défensif 6 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:58OuverteRéponse directe

    D'où est née cette idée si vous voulez, c'est ce qui justifie cette architecture ?

  • 3:52OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous bougez tout le temps ?

  • 5:16OuverteRéponse directe

    Alors le but du jeu, c'est de se laisser entraîner aussi, comment ça se navigue ?

  • 7:01OuverteRéponse directe

    Alors justement, est-ce que ça veut dire que une fois qu'il sera lancé, il sera en quelque sorte en orbite dans l'océan austral ?

  • 9:12OuverteRéponse directe

    Vous disiez qu'il y avait effectivement des capteurs, des choses qui avaient été installées notamment par de très nombreux pays, il y a beaucoup de questions autour de non seulement qui financent mais qui participent à tout cela.

  • 9:53FerméeRéponse directe

    C'est simplement de savoir si Jean-Louis passera manger avant de partir à la maison.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27InvitéChiffre
    « 100 mètres de haut, 80 mètres immergés »
  • 0:45InvitéChiffre
    « il avance à 1,5 kilomètre heure »
  • 0:53InvitéFait
    « la construction commence en 2022 et d'ici là, allez savoir on aura peut-être déconfiné »
  • 1:11InvitéFait
    « l'océan Austral qui joue un rôle essentiel dans la régulation du climat »
  • 13:16PrésentateurChiffre
    « le débit à peu près 150 fois le débit de tous les fleuves de la planète »
  • 13:41PrésentateurChiffre
    « ça fait 22 000 kilomètres de circonférence »
  • 14:01PrésentateurChiffre
    « l'océan Austral absorbe la moitié du gaz carbonique qui est absorbé par l'ensemble des océans de la planète »
  • 15:20PrésentateurFait
    « le PolarPod il a une autre compétence, d'abord c'est un navire silencieux »
  • 17:47PrésentateurFait
    « on a perdu beaucoup de temps avec le climat parce qu'on en a fait un sujet de conversation populaire »
  • 18:10PrésentateurChiffre
    « la terre s'est réchauffée de 1 degré en 1 siècle »
  • 18:39PrésentateurFait
    « le processus est enclenché »
  • 20:10PrésentateurFait
    « c'était les CFC chlorofluorocarbone »
  • 20:19PrésentateurFait
    « le protocole de Montréal a dit on va trouver d'autres produits »
  • 27:26PrésentateurChiffre
    « ça fait mille tonnes »
  • 30:23PrésentateurFait
    « je me suis engagé à donner ma position parce que les marins du Vendée Globe ils vont nous voir au radar »
  • 31:41PrésentateurFait
    « PolarPod pour étudier l'océan autour de l'Antarctique »
  • 34:22PrésentateurFait
    « il peut y avoir un fada qui va appuyer sur le bouton »
  • 34:37PrésentateurFait
    « on a les antibiotiques contre les bactéries, les virus on ne sait pas »
  • 34:46PrésentateurFait
    « souvenez-vous il y a 2 ou 4 ans tous les ans on reçoit une hésitation à la grippe »

Temps de parole

  • Présentateur68 %
  • Invité25 %
  • Invité 23 %
  • Auditeur2 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter

0:01
Invité

Je ne sais pas très bien comment décrire ce PolarPod à bord duquel Jean-Louis Etienne va s'embarquer sur l'océan Austral, il ne ressemble à aucun autre, c'est même pas si on dit bateau tellement sa forme est à part, en tout cas il flotte mais il n'a pas de coque on dirait plutôt une sorte de flotteur géant sans moteur évidemment très longiligne, c'est le moins qu'on puisse dire 100 mètres de haut, 80 mètres immergés il faut que vous imaginiez au-delà de la de la statue de la liberté merci beaucoup, imaginez aussi deux sortes d'ailerons, je n'ai pas de mots en stock, autre, mais vous nous direz Jean-Louis Etienne si on peut dire autre chose, de grandes choses latérales en tout cas, tout cela bardé de capteurs il avance à 1,5 kilomètre heure, on a le temps de voir le paysage, 8 places si l'on peut dire, vous me raconterez où vous les mettrez, vous aurez le temps de faire de la place en tout cas d'ici 2023 au départ la construction commence en 2022 et d'ici là, allez savoir on aura peut-être déconfiné ce PolarPod, il a été conçu, imaginé voulu, désiré par vous Jean-Louis Etienne, vous le portez depuis plus de 10 ans sa construction commence donc en janvier, il vous emmènera dans l'océan austral qui joue un rôle essentiel dans la régulation du climat qui est un puits de carbone, il paraît que sans cet océan là, on ne respire plus vous allez nous en parler, nous sommes très heureux de respirer justement avec vous, il sera toujours temps de retomber dans les histoires de pandémie et de vaccins, vous nous donnerez peut-être votre point de vue aussi sur la période extrêmement étrange que nous sommes en train de traverser, en tout cas merci de partager votre soirée avec nous, avec les auditeurs de France Inter et soyez tous les bienvenus Jean-Louis Etienne, avant d'aller au standard je voudrais quand même que vous nous le réexpliquiez un peu mieux que je ne l'ai fait là votre fameux PolarPod, en effet il faut imaginer une énorme tige comme une sorte d'échafotage mais sur un seul pilier c'est pas mal ce que vous avez fait déjà oui c'est pas mal, je vous remercie beaucoup

1:56
Présentateur

je vais vous écouter attentivement en fait, d'où est née cette idée si vous voulez, c'est ce qui justifie cette architecture c'est que l'océan austral, on parle de l'océan qui entoure l'Antarctique, on est au pôle sud, à l'hémisphère sud c'est un immense océan, l'océan austral qui est le seul à faire le tour d'ailleurs exactement, c'est le seul océan qui fait le tour du monde en permanence, il relie les eaux de l'Atlantique Sud, de l'Indien et du Pacifique et donc il est très peu fréquenté à part par les marins du Vendée Globe tous les 4 ans les fameux 50ème hurlant et tous les chercheurs, toutes les publications sur cet océan se terminent toujours par la même phrase on a besoin de mesures in situ de longue durée, ça veut dire en un mot comment s'installer sur cet océan de tempête et donc l'idée alors d'abord attendez, d'abord j'avais la première idée qui m'est venue c'est de faire une chambre à air énorme qui fait 100 mètres de diamètre vous voyez de manière à être à cheval sur plusieurs systèmes de vagues un bateau, chaque fois qu'une vague passe il est secoué vous voyez, c'est une énorme chambre à air avec un grand tube central qui fait 100 mètres qui serait au banné tout le tour et donc j'ai proposé ça au bureau d'études du Ship ST qui est à Lorient il m'a dit ça finira par s'arracher mais garde l'idée de centrale du tube c'est intéressant et on est parti de ça et il m'a dit il y a un bateau comme ça qui existe aux Etats-Unis le Flip il m'a dit regarde bien ce qui existe qui techniquement flippe c'est-à-dire qu'il monte

3:18
Invité

il est horizontal il devient vertical il bascule

3:20
Présentateur

il bascule alors ce Flip il a été construit par l'US Navy dans les années 60 pour écouter les sous-marins dans le Pacifique pendant la guerre froide et donc c'est un navire extrêmement simple voilà parti en Californie parce qu'il est là-bas et je suis resté deux ans avec des ingénieurs du script en leur disant comment est-ce qu'aujourd'hui 60 ans après si on voulait utiliser cette performance qu'est-ce qu'on pourrait incrémenter, améliorer ?

3:43
Invité

mais alors donc 100 mètres 80 mètres immergés donc au-dessus effectivement j'allais dire c'est pas grand-chose si c'est là-dedans que vous êtes mais il faut le lester évidemment est-ce que vous bougez tout le temps ça veut dire

3:54
Présentateur

vous êtes comme une sorte de...

non non c'est très stable donc vous avez je le répète après vous ça fait 80 mètres de tirage donc c'était ça le principe lester en bas évidemment être ancré dans des eaux profondes vous voyez la surface la surface est agitée par le vent ça fait des vagues et dès que vous commencez à plonger vous êtes en dehors de ce système de vagues et donc à 80 mètres sur cette longueur-là on est pris dans des eaux stables au fond il y a un laisse de 150 tonnes et autre chose c'est un treillis c'est-à-dire trois tubes et la mer nous passe à travers on n'est pas percuté comme peut l'être un bateau je vous assure il est extrêmement stable on a fait des essais dans les bassins des bassins à vagues à Ifrémer à l'école centrale et c'est d'une stabilité remarquable

4:37
Invité

il y a de la houle ça veut dire que moi qui ai le mal de mer par exemple je pourrais être plus à l'aise finalement sur votre polar pod

4:43
Présentateur

que sur un bateau mais bien sûr donc on a fait des études de mal de mer qui nous ont été demandées parce qu'il y a des professionnels à bord qui vont travailler et donc si vous voulez ce qui donne le mal de mer c'est en général quand le bateau monte comme ça ça redescend ça nous soulève le coeur il ne fait pas ça le polar pod il est très stable on appelle ça le pylonnement vous voyez le pylonnement ce mouvement de haut en bas en fait le polar pod pylonne toutes les 60 secondes donc il est très lent et il n'est pas du tout influencé par la houle donc on a beaucoup moins le mal de mer que sur n'importe quel bateau

5:16
Invité

alors le but du jeu c'est de se laisser entraîner aussi comment ça se navigue est-ce que vous avez comment vous le maîtrisez est-ce que vous pouvez aller de A jusqu'à B ?

5:25
Présentateur

alors comme vous dites on dérive c'est-à-dire que le moteur c'est le courant on va être pris dans ce courant circumpolaire qui va nous entraîner tout autour de l'Antarctique mais on peut éventuellement à un moment donné il y a certainement des icebergs que l'on va rencontrer dans le coin et donc on ne va pas vite vous l'avez dit entre 1 et 1 km l'iceberg il ne va pas vite non plus et sur le radar de la passerelle au bout d'un moment quand on commence à voir qu'on se dirige ou qu'on a une route de convergence avec un iceberg donc on a deux ailes latérales sur lesquelles on a des voiles et quand vous mettez des voiles sur un côté ou de l'autre on avance comme ça en crabe et donc on a une capacité à diriger à piloter c'est comme ça qu'on peut éviter les icebergs et aussi éventuellement revenir dans le courant si jamais les forces de coriolis on s'appelle comme ça nous éloigner du courant

6:19
Invité

théoriquement et on parlera évidemment de la mission ça va durer 3 ans je disais en plaisantant qu'il y avait 8 places et que je ne voyais pas très bien où on mettait les 8 mais enfin j'imagine qu'ils ne seront pas tous les 8 en même temps tous les 8 en même temps

6:29
Présentateur

non mais c'est assez confortable il y a 4 étages il y a 4 étages de 80 mètres carrés il y a un lieu de vie les cabines sont petites les cabines sont petites donc il y a un lieu de vie il y a les laboratoires seigles laboratoires humides il y a tout ce qu'il faut pour la recherche et donc ces 8 personnes qui habitent à bord c'est 3 marins de la marine marchande et 4 scientifiques qui sont ingénieurs qui connaissent bien les appareils de mesure un cuisinier ou une cuisinière et moi un strapontaine de temps en temps parce que je compte bien y aller un peu

7:01
Invité

alors justement est-ce que ça veut dire comment ça se passe une fois qu'il sera lancé il sera en quelque sorte en orbite dans l'océan austral ça veut dire qu'il ne touche jamais terre on va amener au fur et à mesure les scientifiques monter, descendre et vous aussi en y restant combien de temps à chaque fois ?

7:22
Présentateur

chaque fois c'est 2 mois d'accord c'est beaucoup c'est une dose normale pour les marins si vous voulez les marins ils ont 2 mois en mer et puis 2 mois à terre après donc la relève d'équipage se fera tous les 2 mois nous allons construire un bateau habitailleur spécialement dédié à cette mission parce que c'est vrai que le passage entre le navire habitailleur qui va amener tous les 2 mois la nouvelle équipe la nourriture autre chose il y a un transfert qui va se faire alors il y a 2 ailes sur le polar pod et donc on va faire du treuillage au bout de l'aile au bout de l'aile il y a un treuil donc on descend et on remonte et sous le treuil on mettra une petite annexe qui viendra du bateau donc tout ça c'est assez au point on a beaucoup travaillé sur le sujet c'est la partie délicate mais on l'a vraiment travaillé

8:06
Invité

c'est fou je vous écoute alors évidemment les temps sont moins longs mais j'ai l'impression que vous êtes en train de me parler de l'ISS quasiment en fait il y a une espèce de manière

8:12
Présentateur

de rentrer dans le vaisseau qui est quasiment identique je suis ravi que vous me donnez ça parce que vous avez déjà prononcé un mot vous avez parlé d'orbite on est en orbite autour de l'antarctique alors c'est pas la gravité c'est pas l'absence de gravité c'est le courant et ensuite quelque chose qui s'apparente avec l'ISS d'ailleurs je l'avais appelé la station océanographique internationale ce qui s'apparente c'est que on est un arbre de Noël de capteurs il y a 43 institutions de 12 pays qui nous ont bardé de capteurs et il y aura 4 personnes scientifiques pour les faire pour faire tourner tout ça c'est un peu la même chose que la station que l'ISS où il y a beaucoup de matériel beaucoup de capteurs et peu de personnes et donc alors la différence c'est que on voit très bien quand Thomas Pesquet va arriver à la station spatiale ça bouge pas c'est bien nous il y aura un transfert un petit peu un petit peu agité parce que ça se passera dans les 50ème

9:07
Invité

cela dit pour lui ça bouge avant et ça bouge sacrément donc à chacun son mouvement et justement vous disiez qu'il y avait effectivement des capteurs des choses qui avaient été installées notamment par très nombreux pays il y a beaucoup de questions autour de non seulement qui financent mais mais qui participent à tout cela c'est notamment celle de Rico bonsoir Rico bonsoir on vous écoute allez-y

9:27
Auditeur

oui en fait je voulais savoir parce que ça concerne un peu la terre entière et du coup là Jean-Louis vient de dire qu'il y avait 12 pays qui participaient mais en fait toutes ces recherches concernent la terre entière donc du coup c'était ma question c'est plus sur le financement c'est un projet français 100% français européen ou international

9:49
Invité

merci beaucoup Rico Jean-Louis Etienne pardon excusez-moi je vous en prie

9:53
Auditeur

c'est simplement de savoir si Jean-Louis passera manger avant de partir à la maison

9:58
Invité

parce que vous vous connaissez visiblement un petit peu à Rico d'accord bonjour Rico alors du coup est-ce que vous passerez manger chez lui

10:07
Présentateur

oui c'est quand je reviens dans le Tarn qui est mon mon pays d'origine où j'ai une maison là-bas

10:13
Invité

et bien écoutez Rico on vous embrasse et on va essayer de répondre à votre question

10:17
Présentateur

quand même le côté international si vous voulez c'est effectivement un intérêt assez fort parmi des j'ai travaillé pendant deux ans aux Etats-Unis j'avais un ambassadeur on peut dire du projet qui était l'ambassadeur de France à Washington François Delattre qui m'a vraiment qui a adoré ce projet et qui a organisé avec ses services une présentation que j'ai pu faire au MIT au Georgia Tech et je suis revenu de là-bas avec des lettres d'intérêt donc j'ai présenté ça aux chercheurs français qui pareillement ont eu de l'intérêt et puis il y a une coordinatrice qui a commencé à s'en occuper Séverine Alvin et contacté tous les labos qui pouvaient être intéressés donc je dirais que l'AURA sera bien sûr internationale avec une population de chercheurs ensuite il a posé une autre question sur le financement oui oui absolument c'est un partenariat public-privé l'Etat finance l'investissement c'est-à-dire la construction du PolarPod c'est Yves Rémer qui est maître d'ouvrage vous voyez et moi de mon côté il me revient la partie privée c'est-à-dire réunir les entreprises les mécènes pour financer l'expédition elle-même toute la logistique et l'organisation de la mission c'est ces deux deux volets financiers

11:28
Invité

donc côté privé par exemple on parle de la fondation de la fondation totale on parle de Spi Patignol on parle de gens comme ça est-ce que vous craignez parfois Jean-Louis Etienne dans ce genre de choses d'être utilisé pour faire du greenwashing notamment par les gros comme Total par exemple qu'est-ce que vous leur donnez comme conditions pour effectivement pouvoir s'afficher chez vous ?

11:48
Présentateur

D'abord c'est moi qui l'ai choisi et je l'ai choisi vous avez évoqué Spi Patignol Total il y a EDF aussi j'ai cherché les entreprises d'abord de l'énergie parce qu'en fait les entreprises de l'énergie avec tout ce que l'on peut leur reprocher sont quand même des entreprises qui ont les ingénieurs qu'il faut et les capacités financières qu'il faut pour investir dans la transition énergétique sont les gros investisseurs donc c'est cet aspect-là de ces entreprises qui m'intéressent en plus ils n'ont pas besoin de moi pour faire de la publicité si vous voulez par contre je suis tout à fait en accord si vous voulez avec ces grandes entreprises qui nous soutiennent vous savez c'est pas on ne va pas faire un spectacle c'est pas un record il n'y a pas un exploit c'est de la science fondamentale et amener des entreprises si vous voulez dans la science fondamentale parce qu'il n'y a pas un record on ne va pas battre on ne va pas s'afficher cocorico c'est quelque chose qui est sur la durée avec une visibilité qui n'est pas une visibilité médiatique recherchée mais qui est effectivement participé à une opération de science fondamentale

12:50
Invité

alors il y a cette curiosité d'Héloïse sur franceinter.fr qui nous demande qu'est-ce qu'il est de si particulier cet océan austral et pourquoi l'appelle-t-on le poumon de la Terre en tout cas pourquoi on respire grâce à lui comme je le disais tout à l'heure

13:01
Présentateur

ah oui si vous voulez c'est un élément essentiel du climat pour au moins deux raisons c'est que d'une part ce courant ce courant qui fait le tour de la planète c'est un courant dont le débit à peu près 150 fois le débit de tous les fleuves de la planète donc c'est un énorme débit et c'est une courroie de transmission entre l'océan Atlantique l'Indien et le Pacifique et donc c'est un acteur de la circulation océanique mondiale et on sait très bien que ce sont les océans qui régulent le climat ça c'est premièrement et deuxièmement il a une particularité c'est que ce sont des eaux froides et on a évoqué tout à l'heure ça fait 22 000 kilomètres de circonférence c'est géant on n'a pas l'habitude de voir la Terre avec le pôle sud devant mais c'est absolument géantissime et cette immensité de surface d'eau froide en fait le principal pied de carbone océanique de la planète parce que le CO2 se dissout beaucoup plus dans les eaux froides que dans les eaux tempérées et à lui seul l'océan Austral absorbe la moitié du gaz carbonique qui est absorbé par l'ensemble des océans de la planète et on ne connait pas la performance parce que c'est loin c'est difficile d'accès il y a des chercheurs français qui travaillent sur l'océan Indien avec le bateau le Marion Dufresne c'est un navire qui fait la réunion à Kerguelen et il le fait en général l'été il amène des chercheurs mais nous allons faire ces recherches aux 4 saisons pendant 3 ans c'est ça qui va faire la valeur de cette mesure de l'échange entre l'atmosphère et l'océan

14:34
Invité

8 chercheurs ça veut dire 8 spécialités peuvent entre en même temps alors en même temps vous pouvez les faire rouler donc il peut y en avoir plus encore mais les 8 spécialités que vous avez qu'on a envie de voir parce qu'ils nous apporteront des choses c'est quoi exactement qui est très pressé parmi les chercheurs en ce moment de monter parce qu'il sait qu'il trouvera des choses grâce à votre PolarPod qu'il ne peut pas trouver pour l'instant

14:53
Présentateur

d'abord les océanographes ceux qui font des campagnes océanographiques sont des gens qui aiment la mer qui aiment les bateaux donc je n'ai pas de mal si vous voulez je vais à convaincre des chercheurs et les 4 qui seront là qui seront les ronds en fait ce sont des gens qui sont intéressés par cette mission et l'ensemble des volets alors on a parlé du côté échange atmosphère océan donc cette régulation du climat deuxièmement le PolarPod il a une autre compétence d'abord c'est un navire silencieux je le répète le courant le moteur c'est le courant et on a 6 éoliennes qui font l'électricité donc il est silencieux et on va mettre au fond des hydrophones des micros et on va faire un inventaire de la faune par acoustique voyez on écoute et on connait la signature sonore de toutes les espèces du krill à la baleine bleue par écoute on dit tiens baleine bleue le krill etc donc ça c'est un inventaire qu'on va faire qui est intéressant qui n'a jamais été fait sur la durée on va écouter à toutes les saisons donc vous saurez qui est dessous si je puis dire

15:56
Invité

ce qu'on connait et aussi ce qu'on ne connait pas est-ce qu'on peut trouver encore est-ce qu'on peut encore trouver des espèces et des choses sous cette mer là

16:04
Présentateur

alors ce que l'on va trouver c'est dans les petits c'est dans les vintons mais mais il y a peut-être un truc qu'on va trouver ou qu'on va voir c'est le calmar colossal alors on a tous entendu parler du calmar géant le calmar géant mais les chercheurs qui vont de temps en temps pêcher pardon les pêcheurs les pêcheurs de l'Egyne ce boisson d'eau froide donc il y a des français qui vont pêcher là-bas vers Kerguelen si vous voulez qui partent de la Réunion c'est un centre de pêcheurs à la Légine ils ont ramené des morceaux de tentacules comme ça énormes qui flottaient dans leur filet et dont ils ont fait analyser par des laboratoires et la génétique de ces cellules là montre que ce n'est pas ce n'est pas le calmar géant et ils l'ont baptisé le calmar colossal il doit être à peu près de la même taille il est inféodé aux eaux qui sont froides profondes autour de l'Antarctique et on va essayer de le filmer on va faire descendre une fibre optique assez profond à 2 km à peu près dont la fibre optique permet de faire passer de la lumière on aura des leds au bout les leds ça simule le poisson lanterne vous voyez et une caméra et donc depuis la passerelle si tout d'un coup on voit dans la caméra profonde passer un calmar à ce moment là on appuie sur le bouton on va ramener des images on a des images du calmar géant c'est un japonais

17:26
Invité

c'est votre mobydick en fait même si vous n'allez que le photographier bien sûr mais c'est votre mobydick oui oui tout à fait voici une question de patrice sur franceinter.fr et qui vous dit en tant que scientifique aventurier mondialement connu Jean-Louis Etienne a-t-il pu rencontrer des dirigeants des grands pays au sujet de la préservation des océans justement pouvez-vous et peut-être grâce à cette aventure-là influencer un tant soit peu leurs décisions

17:46
Présentateur

ça fait longtemps que je m'y applique si vous voulez on a perdu beaucoup de temps avec le climat parce qu'on en a fait un sujet de conversation populaire qui croit au changement climatique vous voyez des choses comme ça deux personnes vont acheter le pain le matin au mois de juin ils caillent ce matin-là et il y a un qui dit à l'autre qui croit toi et l'autre qui dit c'est vrai qu'on se caille ça ne se perçoit pas la terre s'est réchauffée de 1 degré en 1 siècle c'est ça c'est ça qui est responsable du réchauffement climatique c'est exactement comme la température de notre propre corps a pris 1 degré on est à 38 en médecine on appelle ça une fébricule une petite fièvre et bien c'est une fièvre chronique qu'elle a la terre si vous voulez ça fait un moment qu'on le sait je me souviens j'avais fait une conférence avec le professeur Lorius qui nous parlait de ces carottes ce qu'il avait trouvé c'était en 90 moi je revenais de la traversée de l'Antarctique et Claude Lorius dit en parlant du réchauffement climatique qu'il avait analysé dans ces carottes de glace le processus est enclenché je me souviens de ce mot enclenché comme on voit bien que ça a une inertie colossale vous voyez et donc je ne je fréquente ces régions polaires qui sont très impactées par le réchauffement climatique je dirais que j'en ai une légitimité une légitimité d'écoute vous qui avez été là-bas vous voyez ce que je veux dire et donc je fais des interventions pédagogiques que ce soit à l'Assemblée que ce soit auprès des politiques vous savez quand je raconte cette histoire de 1 degré des choses simples il faut l'incarner les hommes politiques ou femmes politiques ils ont 50 sujets à traiter par jour et il y a toujours quelqu'un qui va arriver en disant n'oubliez pas de parler du climat ce soir oui c'est vrai vous voyez ce que je veux dire pour être un acteur de la solution il faut incarner les choses et c'est ce qu'on a du mal à faire

19:31
Invité

et en même temps et pardon d'être un peu pessimiste mais vous l'avez incarné plus d'une fois vous et d'autres et même je pense à Tara l'expédition c'est vous qui commencez elle est partout aujourd'hui elle est dans les écoles etc et pour autant vous voyez bien la vitesse à laquelle on avance c'est à dire pour le goût à 1,5 km heure

19:49
Présentateur

comme votre PolarPod le sujet est complexe quand même parce qu'on touche à l'énergie souvenez-vous en Antarctique on avait trouvé le trou dans la couche d'ozone le trou dans la couche d'ozone c'était la première fois que l'humanité se rendait compte que par ses actions on était capable de changer la composition de l'atmosphère mais le trou dans la couche d'ozone on a vite isolé que c'était les CFC chlorofluorocarbone et on savait que c'était une dizaine de compagnies de chimie qui faisaient ça alors c'était pour les sprays pour les congélateurs etc ils se sont réunis le protocole de Montréal a dit on va trouver d'autres produits mais c'était un produit qui avait des actions sur le truc là si vous voulez nous sommes tous des acteurs de réchauffement climatique quand on prend sa voiture vous voyez ce que je veux dire dans n'importe quel acte donc ça touche la consommation énergétique globale et ce qu'il faut montrer du doigt les pires entre guillemets c'est quand même le charbon c'est le charbon qui est le grand ennemi du climat

20:43
Invité

Jérôme est en Meurthe-et-Moselle et voudrait revenir sur notamment les découvertes que vous pourrez faire grâce à votre PolarPod bonsoir Jérôme oui bonsoir on vous écoute bonsoir bonsoir monsieur Etienne on vous écoute Jérôme et bien écoutez je suis ravi d'être en relation avec vous et je voudrais dire à monsieur Etienne que ça fait du bien en fait en cette période de voir aujourd'hui qu'on part sur Mars mais aujourd'hui qu'il y ait une exploration qui soit faite justement sur notre terre et je voulais demander c'est ça monsieur Etienne parce que c'est vrai qu'aujourd'hui tout ce qu'on peut trouver on se plaint aujourd'hui de la pollution dans les océans ou autre et j'espère pour lui qu'il va pouvoir découvrir des choses nouvelles et qui vont pouvoir effectivement nous aider demain dans la recherche fondamentale comme il le disait tout à l'heure et pouvoir justement arriver à trouver des nouvelles applications des nouveaux applicatifs dans le secteur médical ou dans voilà qui vont pouvoir aider la recherche et lui à son niveau et je voulais lui demander s'il avait déjà des idées

21:42
Locuteur

de ce qu'il allait un petit peu trouver ou découvrir

21:44
Auditeur

là-bas

21:44
Invité

Merci beaucoup Jérôme est-ce que vous savez un peu avant de partir on sait en général ce qu'on cherche et ce qui est formidable c'est qu'on trouve autre chose

21:51
Présentateur

On va faire des mesures on va faire des prélèvements des choses qu'on va mesurer mais parmi ce que l'on va ramener il y a certainement on a un gros programme d'analyse génétique de tous les échantillons qu'on va ramener parce que l'océan on ne s'en rend pas compte mais si vous voulez ça a l'air transparent l'eau mais c'est des milliards de virus de bactéries de micro-algues on y revient toujours qui font partie de la vie de l'océan et dont l'analyse génétique peut nous mettre en relief quelques solutions thérapeutiques C'est intéressant

22:22
Invité

que Jérôme ait commencé sa question en comparant avec Mars en fait y a-t-il une comparaison à faire ou en termes d'exploration au fond et de choses qui peuvent nous servir après être appliquées ou est-ce que vous vous dites que ce que vous faites vous avec le PolarPod ou autre chose d'ailleurs a évidemment plus d'implications concrètes et surtout une utilité là qui peut être pour demain après-demain plus que cette exploration vers une planète fascinante certes mais très lointaine

22:49
Présentateur

Oui alors il est évident que ce que nous allons faire effectivement ce sont des mesures au service effectivement d'une meilleure connaissance de l'océan surtout celui-là donc on n'est pas bien mais j'ai j'ai une admiration quand même pour la technologie des choses sur Mars c'est technologiquement vous vous rendez compte de ce qu'on arrive à faire l'intelligence humaine me fascine vous voyez quelle intelligence humaine arriver à envoyer comme ça un robot sur Mars bien sûr on cherche est-ce qu'il y a eu de la vie sur Mars de toute évidence il y a de la vie ailleurs peut-être pas comme nous mais je ne vois pas pourquoi dans cet immense univers quand on regarde simplement notre galaxie qui est géante ici mais quand on sait qu'il y en a des milliards il doit bien y avoir quand même qu'elles seront ailleurs mais je trouve que la recherche spatiale apporte des solutions technologiques il y a des investissements ça va très loin c'est très riche la technologie que ça nous amène

23:44
Invité

et vous y riez j'en suis sûr s'il y avait possibilité

23:46
Présentateur

vous savez j'avais postulé j'avais postulé pour être spationaute à cette époque-là c'était Claudie Agnoret qui avait été choisie c'est la première fois qu'on prenait des civils comme candidat et donc j'ai su après par l'ancien président du CNES qui m'a dit vous étiez numéro 9 on en avait pris 8 il m'a dit il fallait pas vous le dire

24:09
Invité

il fallait pas vous le dire c'est horrible

24:10
Présentateur

il vous en manquait une chose il m'a dit vous n'avez pas fait une publication scientifique donc c'était un alors bon ça veut pas dire que je serais parti parce qu'il y a beaucoup de c'est très compliqué d'embarquer je suis admiratif de Thomas Pesquet les performances les compétences qu'il a physiques et intellectuelles

24:28
Invité

allez redescendons plutôt sur le plancher des vaches grâce à Jacques qui est à Toulouse bonsoir Jacques

24:33
Auditeur

oui bonsoir bonsoir Jean-Louis je vous appelle d'à côté venir vous voir à vélo ou à pied à cordes c'est un bonheur c'est de l'aventure

24:46
Invité

décidément il y a tous vos voisins Jean-Louis

24:48
Auditeur

par contre faire du tourisme en Antarctique ou en Arctique est-ce que ce n'est pas une provocation avec la consommation énorme de gaz à effet de serre et le risque de toucher à des milieux très fragiles qu'en pensez-vous ?

25:03
Présentateur

alors bien sûr vous soulevez une question importante alors je peux dire que je quand je ramène des histoires des régions polaires ça donne envie je ne suis pas le seul à donner envie chaque fois qu'on en voit on trouve ça merveilleux je dois dire qu'en Antarctique le tourisme est très encadré vous voyez c'est encadré par une association des bateaux qui ont à bord en général des gens qui sont des thésards des gens qui ont fait des thèses et qui cherchent un peu à gagner leur vie

25:28
Invité

il y a quand même des gros paquebots de tourisme on voit passer des américains à Ushuaïa et autres qui ensuite vont

25:34
Présentateur

oui mais ça ils sont limités vers le sud ils sont limités on ne voit pas ces énormes paquebots avec 3000 ou 4000 personnes c'est limité il y a à bord si vous voulez il s'est très encadré par des chercheurs des scientifiques qui trouvent là d'ailleurs le moyen de gagner leur vie et on ne trouve jamais plus d'un bateau dans un secteur les trajets sont bien encadrés ce qu'il ne faut pas et je l'ai vu une fois et là je m'insurge dans le nord en Arctique tout à fait au nord de l'Alaska j'ai vu arriver un énorme de ces énormes bateaux qui font 3000 personnes imaginez 3000 personnes qui débarquent dans un village inuit si vous voulez voilà et on en arrive à un point aujourd'hui où ces inuits ils vendaient leurs sculptures qui passent l'hiver à faire donc aujourd'hui avec ce tourisme là bien sûr ce sont des conteneurs de phoques en plastique qui viennent de la Chine et là on est dans une aberration totale et on est en danger à la fois pour cette civilisation et pour l'environnement local

26:33
Invité

deux questions très pratiques au sujet du PolarPod cette première question sur franceinter.fr qu'est-ce que vous ferez de l'engin après l'expédition ?

26:41
Présentateur

alors l'engin il va faire ses preuves bien sûr on sait de quoi il est capable il y a plusieurs possibilités soit il peut devenir un observatoire permanent de l'océan austral voyez donc donc vous le laissez ? ah ben oui il y aura des bien sûr il y aura des relèves d'équipage oui ça c'est possible si vous voulez il y a d'autres courants ce sont un appareil dont la stabilité permet de mesurer avec précision des échanges atmosphère-océan et faire des inventaires donc il peut rester là-bas ou partir étudier d'autres courants l'acoustique est une voie très prometteuse pour l'exploration des océans

27:16
Invité

et formidable Vincent nous demande comment le PolarPod va pouvoir entrer et sortir dans les ports alors on a bien compris que c'est pas une question à l'horizontale voilà c'est ça mais comment vous allez le poser l'élitreuillé le poser quand ça va se passer le démarrage ?

27:26
Présentateur

ça fait mille tonnes

27:27
Invité

ah oui donc du coup

27:28
Présentateur

alors on l'amène à l'horizontale ah oui d'accord on l'amène à l'horizontale si vous voulez donc il y a un remorqueur qui le tire et quand on arrive dans le courant circumpolaire à ce moment-là on ballaste c'est-à-dire on remplit d'eau les tubes qui sont sous l'eau on les remplit d'eau de mer et petit à petit il va basculer comme ça il passe à la verticale

27:46
Invité

il bascule tout seul à quel moment vous êtes dedans vous ?

27:49
Présentateur

quand il est vertical

27:49
Invité

on est d'accord vous ne faites pas la bascule

27:52
Présentateur

mais les américains quand ils basculent mais en fait tout bascule chez les américains les chiottes la douche la cuisine ils aiment tout sur carton les américains Véronique est avec nous

28:04
Invité

bonsoir Véronique

28:05
Auditeur

oui bonsoir merci j'aurais une question pour vous Jean-Louis Etienne vous qui êtes le nouveau à Pérouze j'enseigne le nouveau pardon Véronique on ne vous a pas entendu ah la Pérouze la Pérouze

28:15
Invité

ça s'est mal terminé pour la Pérouze non mais en tout cas

28:18
Auditeur

justement il est le nouveau et lui il va marquer d'autres points ce matin j'étais avec des collégiens à Albi et c'est vrai je les ai questionnés sur et si on faisait venir Jean-Louis Etienne vous avez parlé des étoiles mais moi j'ai vu dans leurs yeux des étoiles est-ce que vous qui êtes un écrivain un explorateur un aventurier des temps modernes vous avez écrit dans mes pas est-ce que vous pourriez intervenir croyez-moi j'ai vu dans leurs yeux ces étoiles ils ont dit bien sûr madame Jean-Louis Etienne c'est une invitation que je vous fais à venir à Albi et ailleurs peut-être pour raconter votre récit

28:55
Invité

l'invitation est lancée Véronique pardonnez-moi le temps est en train de tourner pardon mais l'invitation est lancée vous le faites évidemment déjà oui il y a longtemps

29:01
Présentateur

je le fais

29:02
Invité

et j'espère que vous le ferez chez Véronique à Albi

29:04
Présentateur

ce qui m'intéresse si vous voulez c'est de surtout chez les jeunes de leur donner de l'audace et de l'envie et de l'envie oser si vous voulez c'est ça qui est fondamental oser aller au-delà des certitudes c'est ça qui est important

29:18
Invité

est-ce que votre exposition vous demande Pascal pourrait être suivi quotidiennement sur un site internet

29:22
Présentateur

bien sûr oui ah non mais ça c'est la base si vous voulez aujourd'hui on partage en temps réel pratiquement tout les résultats effectivement scientifiques la vie à bord toutes ces choses là c'est une façon ces missions là de terrain ça fait longtemps que j'en fais ce sont des passerelles attractives si vous voulez pour faire de l'éducation aux sciences parce que je dis ça sans en vouloir aux professeurs mais on est beaucoup plus attractifs si vous voulez c'est difficile la vie de professeur d'être attractif devant une population aujourd'hui qui a les merveilles devant leurs écrans et ça permet encore une fois de faire rêver ces missions et de passer de l'information

29:57
Invité

puisque vous partez en 2023 que ça va durer 3 ans cette question de Cédric sur franceinter.fr y a-t-il un risque de collision avec les navigateurs du Vendée Globe et qu'est-il prévu

30:06
Présentateur

dans ces cas là ? alors c'est vrai qu'ils vont très très vite si vous voulez ils ont des radars et puis je pense que l'administration l'organisation du Vendée Globe leur dira où nous sommes mais encore ça ça va mais par contre les sous-mariniers à Brest vous voyez je me suis engagé à donner ma position parce que les marins du Vendée Globe ils vont nous voir au radar on a une partie émergée mais un sous-marin qui est dessous si vous voulez il ne nous capte pas donc il faudrait éviter une collision avec un sous-marin donc nous allons tous les jours donner notre position au sous-marin pardon de vous poser cette question j'espère que ça porte

30:40
Invité

pas malheur mais s'il arrive un truc si vous êtes heurté d'une manière ou d'une autre c'est facile d'aller vous chercher on est d'accord

30:46
Présentateur

ce bateau que nous sommes en train de construire est un bateau rapide qui permet de faire une assistance

30:51
Invité

regardez l'enthousiasme que vous générez je pense que la période y est pour beaucoup d'ailleurs voici Alain qui nous dit j'ai 67 ans je suis en bonne forme physique et mentale je suis ingénieur et technicien biomédical passionné de voile de planeur de grands espaces je pose ma candidature pour participer à votre prochaine aventure et alors va y avoir concurrence parce que Jean est là aussi il dit je suis commandant de marine marchande est-ce que vous avez besoin d'un commandant de marine marchande parce qu'il postule il postule pour participer à cette aventure

31:17
Présentateur

oui ça génère de l'enthousiasme

31:20
Invité

qu'est-ce qui vous fait courir vous pardon de dire que vous avez 74 ans vous avez le droit de vous reposer

31:24
Présentateur

mais ça me régale si vous voulez moi il y a si vous voulez tout ce qui a à part celle que j'ai faite au Pôle Nord qui était un engagement personnel toujours dans mes engagements il y a trois choses il y a une construction j'adore construire vous voyez j'ai fait Tara pour étudier l'océan Arctique PolarPod pour étudier l'océan autour de l'Antarctique j'ai fait plein de constructions j'adore la construction j'adore un lieu difficile d'accès en se disant mais comment quelle logistique on peut mettre en place donc j'invite des scientifiques moi je ne suis pas un scientifique de terrain même si j'ai une culture et surtout j'adore la pédagogie j'adore la pédagogie parce que à partir du moment où on a compris mais pour être pédagogue je me rends compte qu'il faut incarner les choses ça veut dire qu'il faut les vivre et donc c'est le troisième volet de mes expéditions j'adore ce que je fais ça ne me fatigue pas trop et enfin un peu quand même non ?

par moment oui par moment parce que c'est il y a des moments si vous voulez de désespoir il faut résister à la tentation de l'abandon c'est fondamental parce qu'on a tous on a tous des envies de temps en temps vous voyez puis elle est engloutie par autre chose c'est précieux une idée vous voyez une idée en moins de l'un quand je parle d'une idée quelque chose qui vous dit mais j'aimerais bien faire ce truc là vous voyez ça c'est précieux à partir du moment où ça vous a touché mais ça veut dire qu'il faut y consacrer du temps du travail et de la persévérance

32:42
Invité

je ne peux pas vous laisser Jean-Louis Etienne sans vous demander comment vous vivez-vous cette période là et je vous le demande aussi parce que le polar observer vous étiez seul vous n'avez pas peur de la solitude le ballon vous étiez seul l'épaule n'en parlons pas alors certes vous étiez plus jeune c'est un autre moment donc cet isolement là ne vous fait pas peur celui d'aujourd'hui comment vous le vivez

33:04
Présentateur

alors j'en ai vécu deux l'année dernière au mois de mars quand j'ai vu que ça n'allait pas on est parti en famille dans le Tarn là bien sûr dans le secteur là-bas où j'ai une maison dans les bois vous voyez donc j'ai une maison en bois dans les bois

33:17
Invité

à côté de Chérico oui

33:18
Présentateur

exactement à côté de Chérico il n'y a personne dans le secteur donc c'était au milieu de la nature mars, avril, mai c'était le printemps donc c'était des bonnes conditions donc là maintenant je suis ici à Paris et je me rends compte qu'effectivement donc je suis occupé par ce projet PolarPod mais je me rends compte que ne pas voir les gens être enfermés et j'ai des dispositions pour la solitude je ne m'en plains pas si vous voulez mais je trouve que le cerveau s'abrutit on manque de fluidité si vous voulez comme s'il y avait de petit à petit on est dans un carcan qui nous en serre la tête cette pandémie vous encore une fois

34:00
Invité

qui vivez au plus près de la nature depuis toujours et des espaces monumentaux est-ce que vous dites ça allait bien nous arriver oui parce qu'on joue avec le feu en fait

34:10
Présentateur

c'est aussi ce que vous pensez j'ai écrit un livre quand j'étais au état de vie il y a 10 ans qui s'appelait les nouvelles histoires naturelles où j'expliquais que la principale menace c'était le virus beaucoup plus que la bombe atomique parce que je me dis tout le temps il peut y avoir un fada qui va appuyer sur le bouton on a failli il n'y a pas longtemps il y a toujours quelqu'un qui va prendre le bras ou quelqu'un autour on attend le virus il nous échappe depuis toujours on a les antibiotiques contre les bactéries les virus on ne sait pas on ne sait pas et là encore une fois et puis il mute beaucoup souvenez-vous il y a 2 ou 4 ans tous les ans on reçoit une hésitation à la grippe et puis à un moment donné le vaccin il ne sert plus à rien parce que ça a muté le virus c'est l'ennemi invisible alors mais c'était surprenant quand même la façon dont il a pris possession de la planète est vraiment surprenante mais il y a des progrès je suis admiratif de ces chercheurs qui ont trouvé des vaccins parce que quand on voit comme c'est compliqué il y a de l'intelligence humaine c'est ça qui est rassurant

35:13
Invité

un vaccin même si effectivement c'est compliqué vous allez l'être vacciné vous m'avez dit tout à l'heure dans les jours qui viennent en tout cas merci beaucoup de ce moment de fraîcheur que vous nous avez offert on suivra cette aventure pour l'arpod évidemment grâce à vous merci beaucoup et merci à tous pour vos nombreuses questions merci à tous

Jean-Louis Étienne lance une nouvelle expédition scientifique en mer australe · Pourquijevote