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Audition parlementaireRMC (sur YouTube)· 11 avril 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheJusticeSécuritéInstitutions & élections

Bétharram : Élisabeth Borne annonce une enquête administrative

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous avez le sentiment que ça y est, on a pris la mesure de ce qui se passe dans l'établissement ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de résiliation du contrat, on parle d'un établissement privé catholique sous contrat. Vous enquêtez sur les pratiques répréhensibles au sein des établissements scolaires dans tout le pays, mais c'est autant la qualité des contrôles que vous interrogez ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous leur dites il faut parler maintenant ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Que savait François Baïrou en 1998 ?

  • 9:00FerméeRéponse directe

    Vous demandez encore sa démission Paul Vanier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Paul VanierFait
    « À Betaram, il n'y a pas eu de contrôle pendant 30 ans. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonne journée à l'écoute des RMC, il est 7h43. Protège-t-on suffisamment les enfants des violences à l'école dans le cadre du privé en particulier des violences sexuelles mais pas seulement. L'affaire Betaram prise au sérieux au sommet de l'État.

Au gouvernement Elizabeth Borne annonc le lancement d'une enquête administrative sur l'établissement catholique qui fait l'objet désormais de 200 plaintes pour violence sexuelle et physique depuis des décennies. Mais au Parlement aussi. Bonjour Paul Vanier.

Bonjour. Vous êtes député LFI du Valdoise, cor-rapporteur de la commission d'enquête sur les violences dans les établissements scolaires. Après une inspection il y a un mois, Ellisabeth Born affirme que des témoignages d'élèves mettent en cause les agissements de deux enseignants et elle annonce une nouvelle enquête.

Est-ce que vous avez le sentiment que ça y est, on a pris la mesure de ce qui se passe dans l'établissement ? Je dirais qu'Éisabeth Born, elle a toujours un train de retard, mais mieux retard que jamais, enfin, il y a l'inspection générale qui ira à Betara. Moi, je lui ai demandé de la diligenter cette inspection le 14 février dernier, il y a 2 mois.

Donc c'est 2 mois perdus. Et ce temps perdu, c'est du temps qui expose les enfants à de potentielles violences. Donc je dis qu'en la matière, il faut agir fermement, rapidement et qu'après l'inspection générale de Betaram se posera peut-être la question de la résiliation du contrat d'association de cet établissement.

C'est un établissement qui est financé sur fonds public très massivement et dans lequel ont été perpétrés pendant 60 ans des crimes atroces, violence physique, violence sexuelle et des problèmes des défaillances encore aujourd'hui jusqu'en 2024 des agressions sexuelles dans l'établissement dont les signalements n'ont pas été transmis par le chef d'établissement au parquet. Tout ça interroge, tout ça est grave. Vous parlez de résiliation du contrat, on parle d'un établissement privé catholique sous contrat.

Vous enquêtez sur les pratiques répréhensibles au sein d'établissements scolaires euh dans tout le pays, mais c'est autant la qualité des contrôles que vous interrogez, on dirait qu'on a laissé ces écoles faire ce qu'elles voulaient. Oui, il y a franchement il y a pas eu en matière d'établissement privé sous contrat, il y a pas de contrôle. Le contrôle, il est absolument défaillant.

Il est inexistant. à Betaram, il n'y a pas eu de contrôle pendant 30 ans. Le contrôle financier aujourd'hui, il est conduit au rythme d'une fois tous les 1500 ans.

Et qui dit contrôle dit pratique frauduleuse, dit non respect de la loi et à la fin mise en danger des enfants. Et on assiste en ce moment dans le pays à une libération de la parole exactement dans le sud-ouest, dans l'ouest de la France, des collectifs de victimes qui se constituent, des victimes qui parlent, des victimes qui vont en justice et moi je veux les encourager à le faire. Il faut parler, il faut là ce matin a d'éventuelles victimes qui nous écouteraient.

Vous leur dites il faut parler maintenant c'est un mitou de de l'école Cato. Je je dis parler pour identifier les agresseurs, pour les faire condamner et même si les faits que vous dénoncez sont prescrits, des enquêtes seront engagées et elles peuvent permettre et bien d'identifier ceux qui ont violenté des enfants pour leur pour le pour les empêcher de rééditer tout simplement. Alors, je reviens euh à l'école, à l'institution euh Boro.

C'est le nouveau nom de Betaram, parce que dans le même temps, vous poursuivez les auditions à la commission d'enquête sur les violences à l'école. François Baïou vous répondra euh le 14 mai prochain. Euh, on a noté la date.

Vous posez la question de son rôle depuis le déclenchement de cette affaire. Que savit-il ? Qu'a-t-il dit ?

Est-ce qu'il a ignoré des violences lorsqu'il était ministre de l'éducation dans les années 90 ou même lorsqu'il était à la tête du département des Pyrénées Atlantiques ? Hier, vous interrogiez deux témoins clés de l'affaire, un ex-gendarme et un magistrat qui contredisent la version de François Bairrou. On va rentrer dans le détail.

Mais pour vous, le Premier ministre a menti. Il a menti devant les députés à l'Assemblée nationale à plusieurs reprises et François Bairrou a aussi menti devant les victimes de Baram à pot en février dernier. Il sera entendu le 14 mai par la commission l'enquête et il sera là sous serment.

Il grande différence. Il devra un discours de vérité à la commission d'enquête et euh au-delà à toutes les Françaises, à tous les Français qui suivent très attentivement nos travail. Parce que jusqu'à présent, François Baou, il faut le préciser, le souligner, il récuse tout mensonge.

Il parle de polémiques artificielles. Ça c'était début mars. Alors hier, vous avez auditionné le juge d'instruction Christian Mirand.

Il enquêtait sur des accusations de viol à Betaram il y a une trentaine d'années. Il raconte avoir reçu François Bairou chez lui et si on le croit, il apparaît que François Baïou en savait plus que ce qu'il dit. Il apparaît que dès 1998, François Bairrou est informé des faits de violence sexuelle, des viols commis à Betaram par des encadrants sur les élèves.

En 1998, François Bairrou est député et président du conseil départemental des ministreucation. Il n'est plus ministre de l'éducation nationale, mais comme président du conseil départemental, il a la charge de la protection de l'enfance. Et François Baou, informé de ses viols, ne fera rien et choisira pour dissimuler son inaction ces dernières semaines, ces derniers mois, de mentir en affirmant qu'il n'avait jamais reçu d'information.

C'est faux. Dès 96, il sait pour les violences physiques. Dès 98, il sait pour les violences sexuelles.

Et il ne fait rien alors qu'il a les moyens d'agir pour faire cesser ses violences. Le juge Mirand qui affirme que c'est François Baou qui était à l'initiative de ce rendez-vous. Exactement.

C'est François Bairou qui va voir ce juge. D'ailleurs, il y a une procédure judiciaire. Tout ça interroge aussi sur la façon dont François Bairou à l'époque s'immiss dans des procédures judiciaires en cours et il va le voir parce que son fils à François Baïrou est scolarisé à Betaram.

François Baou est inquiet pour son fils. Il demande au juges si son fils a des raisons s'il a des raisons de de craindre des agissements contre lui. Et d'ailleurs, il ne se préoccupe que du sort de son fils, nous dit hier le juge Mirand.

Donc François Baou savait, il sollicite le rendez-vous et il ne parle que du cas de son fils. Il ne parle que du cas de son fils et à la fin surtout il ne fait rien. Alors il y a un autre témoin clé de l'affaire Autre audition hier, celle d'un gendarme ancien gendarme de la section de recherche de peau, le gendarme Alain Hon qui lui raconte avoir voulu présenter un prêtre accusé de viol au juge Mirand en mai 98.

Que lui a répondu le juge ? Et bien, il arrive devant la porte du bureau du juge. On est à la fin de la garde à vue.

Et le juge lui dit "Monsieur Ant, pardon, mais il faut repousser l'audition car le procureur général vient de me demander et il m'indique que c'est François Baou qui lui a fait auparavant cette cette sollicitation vient de me demander le dossier du père Carcar." Le père Carcar, c'est le violeur en série, l'un des violeurs en série de Betaram. Et donc, il y a là un témoignage très important sous devant la commission d'enquête d'un gendarme aux états de service exceptionnel.

Et ce gendarme nous dit qu'un de ses collègues est aussi témoin de cette scène. Nous avons des témoins qui nous indiquent, bah cela nous indique que François Bairrou, d'abord connaît le père Carécar en 1998. En février dernier, François Bairrou, devant les victimes de Betaram a affirmé ne pas le connaître.

Et cela nous dit aussi que François Bairou s'imisse dans une procédure judiciaire en cours à propos d'un homme accusé de viol sur mineur. Je veux dire que l'affaire Betaram est probablement la plus grave affaire pédocriminelle qui'est connue notre pays. Et donc les agissements de l'actuel premier ministre de la France dans ces années 1990 posent aujourd'hui beaucoup de questions et il devra répondre à ces questions. sera libre de ses réponses mais il devra précision, il devra vériter à la commission d'enquête le 14 mai prochain.

Il devra vériter aujourd'hui. Vous demandez encore sa démission Paul Vanier ? Comme député d'opposition, je la demande dès lors que je suis certain que François Baïou a déjà menti à plusieurs reprises aux députés et je ne peux pas accepter dans une démocratie que le premier ministre d'un gouvernement mente aux parlementaires.

Mais comme rapporteur de cette commission d'enquête, je poursuis mes travaux et j'auditionnerai François Baouve avec ma collègue Violette Spielboot dans quelques semaines. Mes questions seront précises, mes questions seront factuelles. Elles seront nourries des auditions que nous avons conduites, des déplacements sur le terrain que nous avons mené et François Bairou sera bien sûr libre de répondre.

Alain Esker euh est porte-parole des victimes du pensionnat euh euh catholique de de Betaram. Euh il va publier cosigner euh à la fin du mois un livre qui reprend l'expression que vous utilisiez, la la plus grande affaire de pédophilie jamais révélée en France. Il se dit que la fille de François Baou pourrait témoigner dans ce livre.

Vous savez ce qu'elle dit dedans ? Non, je ne sais pas. Mais ce que je sais, c'est qu'il y a dans le pays une onde de choc et que il y a une libération de la parole, que des gens se saisissent de ces enjeux.

Il faut dire que la question des violences sur les enfants, c'est une question de masse. Ce sont des centaines de milliers, des millions d'enfants qui ont été victimes de violences physiques ou sexuelles. Et donc ce sujet, il l'intéresse, il interroge directement ou indirectement tous nos compatriotes.

Merci Paul Vanier, député les filles du Valdois, Cora, rapporteur de la commission d'enquête sur les violences dans les établissements scolaires. Merci d'être venu répondre à nos questions et éclairer nos auditeurs sur l'avancée de cette commission d'enquête. Justement, il est 7h51. [Musique]