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InterviewBFM Business· 28 octobre 2025 9 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiNumérique

DIRECT VIDEO - Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueChiffre
    « 500000 entreprises vont faire l'objet d'une transmission dans la prochaine décennie. »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « C'est un pacte avec la France. C'est notre souveraineté économique qui est en dépend. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « Ces produits qui viennent directement hein de Chine, il respectent pas nos normes, il respectent pas nos ambitions écologique. »
  • 5:04Invité politiqueFait
    « 2 € par article, c'est pas rien. Et je pense que ce n'est que le début parce que évidemment quand on regarde, moi je regarde un petit peu, j'ai demandé à mon administration de regarder ce qui se passait notamment aux États-Unis. »
  • 6:32Invité politiqueFait
    « On pourrait pour les TPE notamment imaginer d'avoir un du travail adapté au salariés qui permettrait parce que vous savez qu'il y a beaucoup de TPE euh bah quand le fondateur souvent qui est le fondateur il arrête bah l'entreprise s'arrête et c'est ça c'est quelque chose qui est assez simple. »
  • 7:57Invité politiqueFait
    « Moi je suis responsable aussi de l'ensemble des PME agro a grriis euh qui dans les NGO ont besoin d'une bienveillance. »

Temps de parole

  • Serge Papin100 %

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0:01
Serge Papin

C'est parce que c'est à ce moment-là, on ne creuse plus la dette. Donc on va sur cette trajectoire et si on arrive à passer le cap de ce budget de compromis et qu'on va vers cette stabilité, ça va tout changer parce qu'à ce moment-là, on va pas être vu de la même manière. On pourrait même imaginer que euh l'argent euh le taux auquel la France empreinte, ce qui est quand même le gros sujet pour financer sa dette, va diminuer. Ce qui permettrait de renvoyer aux entreprises aussi par conséquent un taux moins important où ils vont emprunter. Parce que vous savez ce qui se passe actuellement, tout le monde est larme au pied.

Les entreprises comme comme il y a cette instabilité, on n'investit plus. Euh on n'embauche plus. Moi, j'ai vu toutes les parties prenantes là depuis 12 jours que je suis à mon ministère. Donc, j'ai rencontré tous les représentants des PME et cetera qui me disent "Bah nous on attend et les consommateurs ils épargnés." Donc on est dans une situation de blocage. Donc la stabilité va débloquer. C'est ça qui est intéressant. Plusieurs mesures vous tiennent à cœur. Il est question du pacte du trait. Vous voulez qu'il soit maintenu ce pacte sur la transmission des entreprises familiales. 500000 entreprises vont faire l'objet d'une transmission. dans la prochaine décennie.

Ce chiffre làà il est indiscutable mais il y a eu des abus jusqu'ici sur le pacte du trail. La Cour des comptes parle d'un coût de 5 milliards l'an dernier. Près de 23 de son montant enant bénéficier à 1 % des des donateurs et héritiers. Ça veut dire que l'objectif a été détourné et le mettre en danger. Il est pas Alors, d'abord les 5 milliards qui sortent de la cour des comptes. Ça ça dit quoi ? D'abord, c'est pas un coût he parce que vous avez utilisé le mot coût. Moi, je compte pas pareil. C'est un manque à gagner hein, on est d'accord parce que c'est une diminution de la taxe qui facilite les transmissions. 5 milliards, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'il y a beau, on est à un pic de transmission. Vous l'avez dit, 500000 entreprises vont se transmettre dans les 10 ans. Le pacte du trail, c'est un pacte, je pèse mes mots, hein. C'est un pacte avec la France. C'est notre souveraineté économique qui est en dépend. C'est tout le modèle des entreprises familiales. Donc c'est très important. C'est pas un cadeau fiscal qui est fait. Alors s'il y a quelques abus, il faut les regarder. Je sais qu'il y en a et c'est ce que propose aujourd'hui le budget dans ces amendements. Que les biens sombtuaires, hein, ne fassent pas partie de ce pacte du TRA. Ça c'est ça c'est bien. Mais pour le reste, c'est pas un cadeau fiscal.

C'est notre souveraineté qui est en jeu. Donc ça c'est très important. Moi je vais me battre pour que le pacte du trail soit pérénisé. Il va l'être. Je suis assez serein de ce côté-là et je vais plus loin. Je voulais proposer donc là c'est un petit débat avec mes collègues de Ber impact du trail salarié. Je veux dire pourquoi ? Parce que les TPE souvent c'est euh le patron est un salarié et les gens de ma génération dans les TPE, bah ils transmettent et souvent celui qui est intéressé par la continuité c'est le salarié.

Donc on transmettrait à son salarié, on pourrait pour les TPE notamment imaginer d'avoir un du travail adapté au salariés qui permettrait parce que vous savez qu'il y a beaucoup de TPE euh bah quand le fondateur souvent qui est le fondateur il arrête bah l'entreprise s'arrête et c'est ça c'est quelque chose qui est assez simple. Le salarié j'en connais plein qui ont envie de continuer mais il faut aussi leur faciliter l'accès. Donc voilà donc ça c'est un scoop. On essaie alors attendez on n'est pas abouti, c'est un projet mais j'aimerais bien pour les TPE parce que les TPE font partie de mon ministère et donc c'est une proposition le pack le pack du trail salarié, c'est retenu effectivement.

On va parler de commerce également parce que ce qui vous tient à cœur c'est cette taxe aussi de 2 € sur les petits colis qui viennent d'Asie. Vous y êtes favorable. J'ai presque envie de vous demander est-ce que 2 € c'est suffisant parce que il s'agit ici de taxer évidemment ces colis mais il s'agit aussi de peut-être décourager cette consommation qui est très importante de la part des Français. Ouais. Alors moi j'ai deux sujets. Je voudrais éveiller les consciences et organiser la résistance. Alors éveiller les consciences, vous avez raison. Bon, ces produits qui viennent directement hein de Chine, il respectent pas nos normes, il respectent pas nos ambitions écologique.

Donc et puis euh quel modèle on veut demain ? Parce que tu c'est les les plateformes, elles sont en train de se développer à vitesse grandvier grand V. Puis a même quand vous scrolllez sur votre portable avec TikTok par exemple ou même chat GPT et cetera, ça vous envoie sur un moteur d'achat, sur une plateforme de paiement, c'est catastrophique. Donc il faut organiser la résistance qu'autrement qu'est-ce qui va se passer ? C'est un modèle de société, on va aller prendre, on prend du plaisir à aller dans nos centres, il va y avoir plus que des rideaux tirés.

Donc c'est un des enjeux des municipales he d'ailleurs c'est un gros enjeu des municipal puis j'en profite pour le dire il y a une mission qui est composée de la maire de Saint-Quentin du directeur de la Banque des territoires et de Dominique Chelcher le patron de coopérative qui rendent la semaine prochaine les conclusions d'une mission pour redynamiser le commerce de centre-ville. Donc ça ça va être notre plan d'action. Mais pour freiner les choses, il faut absolument qu'on mette en place cette taxe. Donc on est pilotes en Europe. 2 € par article, c'est pas rien.

Et je pense que ce n'est que le début parce que évidemment quand on regarde, moi je regarde un petit peu, j'ai demandé à mon administration de regarder ce qui se passait notamment aux États-Unis. Bon bah, ils ont eux d'une certaine manière protégé leur frontières puisque ils ont l'algorithme de TikTok maintenant c'est les Américains qui s'en occupent. Ils ont avec les taxes fermé les frontières. Donc l'Europe est une maison ouverte et singulièrement en Europe la France. Donc il faut qu'on prenne le leadership de l'organisation de la résistance.

Là, je pèse mes mots et moi je voudrais que dès 2026 pour comme un premier pas, on mette en place cette taxe de 2 € par article ce qui est pas rienin. S'il y en a qui disent "Oui, mais c'est rien de 2 € par article sur des articles qui coûtent 4 5 € en moyenne, ça ça peut ça peut être un acte de résistance fort." Dernier sujet, il nous reste 2 minutes. On va parler des négociations commerciales qui vont reprendre cette année, cette fin d'année jusque mars 2026, les acteurs du secteur distributeur industriel vont négocier à nouveau.

On a entendu dans le journal tout à l'heure le rôle de plus en plus important des centrales d'achat européenne qui pose problème utilisés selon certains acteurs pour contourner la législation européenne. Vous êtes l'ancien patron de système, vous vous voyez ça comment ? Ben la législation est en train de changer semble-t-il. J'ai pas tous les tenants et aboutissant mais il ça va renvoyer à la législation des pays hein. Donc là bon bah ça va être une discussion à avoir entre ces centrales européennes et la législation qui va naître de l'Europe. Donc elle est en elle est en discussion.

Moi quand même ce qui m'intéresse, si je peux me permettre par rapport à ces négociations, c'est le rôle des PME françaises dans ces négociations parce que ça c'est important parce que là au niveau de l'Europe, on parle des très grands groupes internationaux, hein. Ça concerne trentaine ou une quarantaine de comptes, mais moi je suis responsable aussi de l'ensemble des PME agro a grriis euh qui dans les NGO ont besoin d'une bienveillance.

Et je voudrais suggérer que cette année, elle passe en premier dans les négo avant les grands groupes parce que ce qui leur permettrait de proposer une présence dans les linéaires parce que si elle passé après la place est prise donc ça c'est chose pratique et je pense que de ce côté-là avoir un consensus puis deuxièmement il faudrait que ces NGO elles durent moins longtemps parce que c'est tellement d'énergie donc je voudrais suggérer notamment pour les PME qu'on arrive un peu à à diminuer le temps de négociation. Donc voilà, je je regarde ça et puis après on va suivre l'évolution de la législation au niveau de l'Europe.

Merci beaucoup Serge Papin d'être venu ce matin dans notre grand entretien, ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Et bien, il est presque 8h dans la matinale de l'économie. On va revenir sur le budget le PLFS.