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Podcast / conversationBACKSEAT· 7 février 2026 51 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & internationalSolidarités & famille

Marine Le Pen vs. Justice - l'Actu de la semaine

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 6 %Attaque 18 %Défensif 36 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57IntervenantChiffre
    « Le préjudice s'élève à 3 millions d'euros, je crois, pour le Parlement européen. »
  • 1:07IntervenantChiffre
    « Marine Le Pen a déjà été condamnée en première instance le 31 mars dernier, à quatre ans de prison et dont deux fermes, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire et 100 000 euros d'amende. »
  • 1:14IntervenantFait
    « Mardi dernier, le parquet a requis en appel une peine similaire contre Marine Le Pen. »
  • 4:41IntervenantChiffre
    « Là, la réquisition, c'est un an ferme. Et trois sursis. Et trois ans avec sursis. »
  • 8:55IntervenantFait
    « En juin 2014, où Marine Le Pen aurait donné pour consigne à chaque eurodéputé de ne garder qu'un seul assistant parlementaire, le reste allant servir à financer... »
  • 10:52IntervenantChiffre
    « On parle, je crois, de deux ou trois contrats, pas plus, des dates litigieuses, des trucs comme ça. »
  • 11:59IntervenantFait
    « Jordan Bardella qui avait racheté a posteriori un agenda qu'il avait rempli pour falsifier un document qui montrait qu'il était bien assistant parlementaire et qu'il avait bien travaillé au parlementaire. »
  • 16:42IntervenantFait
    « À part Nice et Toulouse, toutes les grosses villes sont à gauche. »
  • 25:00IntervenantChiffre
    « Damien Girard, qui était le mieux placé à gauche, qu'un aujourd'hui député écolo, il avait perdu la ville à 342 voix. »
  • 34:32IntervenantChiffre
    « ils vont présenter je crois 600 listes sur 36 000 communes »
  • 35:44IntervenantFait
    « le Rassemblement National aura un groupe au Sénat à partir du mois de septembre »
  • 35:45IntervenantChiffre
    « c'est que je crois que c'est que 10 sénateurs vont faire un groupe »
  • 36:38IntervenantChiffre
    « 90 députés vont tenter leur chance aux élections municipales »
  • 36:39IntervenantChiffre
    « en 2020 il n'y en avait que 63 »

Temps de parole

  • Intervenant33 %
  • Intervenant 229 %
  • Intervenant 319 %
  • Intervenant 417 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

This episode is brought to you by FIFA World Cup, launch edition on Netflix. It's a fast, fluid game where your phone is the controller and your TV is the stadium. You just launch it on your TV, scan the QR code with your phone, and boom, you're shooting and passing in seconds. Plus, it's included in your Netflix membership with zero extra costs. Go to the games tab and play FIFA World Cup launch edition now, only on Netflix.

0:28
Intervenant

On va commencer avec le procès en appel du Rassemblement National. L'avenir politique de Marine Le Pen se joue en ce moment au tribunal. On est en plein procès des assistants parlementaires d'eurodéputés Front National, procès en appel. La justice reproche à Marine Le Pen et au Rassemblement National, ainsi qu'à dix autres cadres du mouvement, d'avoir payé les salaires du parti avec de l'argent du Parlement européen, qui aura dû servir à autre chose. Le préjudice s'élève à 3 millions d'euros, je crois, pour le Parlement européen.

Pour rappel, Marine Le Pen a déjà été condamnée en première instance le 31 mars dernier, à quatre ans de prison et dont deux fermes, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire et 100 000 euros d'amende. Mardi dernier, le parquet a requis en appel une peine similaire contre Marine Le Pen. Il ne s'agit pas encore d'une condamnation, je vous le rappelle. Nous ne sommes qu'à l'étape des réquisitions du parquet. La décision finale de la cour d'appel est attendue pour le mois de juin prochain. On peut déjà s'interroger sur les conséquences de tout ça. Emilio, est-ce qu'il y a une différence entre la décision en première instance et les réquisitions du procès en appel ? Oui, il y en a une.

J'ai dit que c'était similaire, mais c'est un peu différent. Il y en a une petite qui, en fait, n'a pas énormément d'impact a priori, même s'il y a un débat de juristes. C'est qu'il n'y a pas d'exécution provisoire. C'est ça qui avait fait le débat lors de la première condamnation il y a un peu moins d'un an. C'est-à-dire qu'elle avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. C'est-à-dire que s'il y avait des élections qui avaient lieu trois jours plus tard, elle ne pouvait pas concourir aux élections, à moins de faire un référé-liberté devant le Conseil constitutionnel qui lui permettent de le faire. A priori, là, on nous dit qu'il n'y en a pas.

Alors, les juristes ne sont pas tous d'accord sur est-ce que ça l'empêche de façon immédiate d'être candidate ou pas, parce qu'elle va se pourvoir, si jamais les juges suivent les réquisitions de l'accusation, elle va se pourvoir, a priori, en cassation. C'est la dernière étape pour contester le jugement. Et en l'occurrence, visiblement, le recours ne serait pas suspensif en cassation. Mais c'est la décision de première instance qui continue à s'appliquer. Voilà.

Et donc, en fait, pour l'instant, surtout, le parquet a requis la même chose, finalement, qu'en première instance, dans les faits, en fait, puisque ça n'aurait pas changé grand-chose, basé sur les mêmes arguments, qu'à savoir qu'elle aurait établi un système, elle aurait prolongé un système mis en place à partir de 2004 par son père, Jean-Marie Le Pen, au Parlement européen.

Lorsqu'elle a repris le parti en 2011, un système qui faisait en sorte que des assistants parlementaires travaillent pour l'URN plutôt que pour l'eurodéputé, notamment Julien Odoul, à l'époque, parce que lui, il y a carrément un mail où il demande, est-ce que vous faites, excuse-moi Marine, je ne veux pas déranger, mais je peux essayer de rencontrer l'assistante, la députée européenne pour laquelle je travaille et accessoirement découvrir le Parlement européen. Donc, on en est là. On en est là. Il y a aussi la question de la durée de l'inéligibilité qui va pouvoir jouer aussi. Très important. Ah, mais je voulais ajouter sur la cassation.

Hier, j'ai écouté France Info et en gros, ce qu'ils disaient, c'est qu'ils ont accéléré le calendrier judiciaire pour que, même si elle se pourvoit en cassation, se soit rendue, en fait, en gros, avant la présidentielle. D'ici la fin de l'année, ils nous ont dit. Ouais. Donc, du coup, il y a un monde où elle arrive quand même à s'en sortir. C'est quand même un trou de souris parce que, donc, si le parquet, si l'avis du parquet, les réquisitions du parquet sont suivies, donc cinq ans d'inéligibilité, ça fait qu'elle ne pourra pas, a priori, être candidate.

Elle ne le saura, c'est ce qu'elle avait dit elle-même, d'ailleurs, que si l'inéligibilité est égale ou inférieure à deux ans, parce qu'en fait, ça courrait du 31 mars 2024, 25, pardon, jusqu'au 31 mars 2027. Donc, ce qui lui laisserait la possibilité d'être candidate, puisque la présidentielle aura lieu, a priori, entre avril et mai. Et il y a aussi la question de la peine de prison. Elle a été condamnée à deux ans ferme et deux ans avec sursis dans la première instance. Là, la réquisition, c'est un an ferme. Et trois sursis. Et trois ans avec sursis. Est-ce qu'on imagine une candidate à l'élection présidentielle avec un bracelet électronique au pied ?

Moi, pour la droite, tout est possible. C'est comme François Fillon qui disait s'il était mis en examen, il ne se présenterait pas, etc. Au final, il a continué. On a eu des fans de Sarkozy qui lui crient « Sarkozy, je t'aime », même s'il va en prison. Moi, franchement, je me dis qu'elle serait quasiment prête à tout. Surtout que je ne la vois pas se présenter chaque année en 2032 et compagnie. Je ne sais pas faire beaucoup de maths, mais moi, je pense qu'elle serait capable. Est-ce que c'est matériellement possible, en fait ? Je ne sais pas, c'est une vraie question. Je n'ai pas la réponse. Comment tu fais un meeting à Marseille si tu dois être à Paris à 18h ?

Oui, ça dépend des conditions du bracelet. Je t'imagine ce que l'administration pénitentiaire va devoir gérer ? Elle-même y avait répondu. Pour bien connaître l'univers des journalistes politiques de l'extrême droite, Marine Le Pen avait fait quelques confidences. Elle avait dit qu'il y avait un bracelet électronique, a priori, elle ne serait pas candidate. Mais tout peut bouger. Oui, c'est ça. Parce qu'après, entre ce qu'ils disent... Comme François Fillon l'avait déjà dit avant. Mais c'est surprenant. Encore une fois, à partir de maintenant, il n'y a que des spéculations. On attend la décision de la Cour d'appel qui interviendra en juin prochain.

Les gens qui disent avec un hologramme dans le... Oui, voilà. Tu fais un meeting en visio. Excusez-moi, je suis chez moi avec ces chats. En jogging en dessous et tout. Le RN et Marine Le Pen ont changé de stratégie pour ce procès en appel. Apparemment, ça a bougé. Vous avez vu ça ? Oui, oui, oui. En fait, en gros, en première instance, ce qu'ils disaient, c'est... Mais non, elle a dit littéralement à Marine Le Pen en sortant d'une audience, nous n'avons rien volé. J'ai bien retenu cette petite phrase.

Et là, en fait, pour le procès, pour la deuxième instance, du coup, il y a un de ses avocats qui dit, en gros, je vous la fais courte, qu'en fait, ils n'avaient pas vraiment conscience de faire, de commettre un délit. Et en plus, le Parlement européen les a laissés faire alors qu'il savait qu'il le faisait. En gros, c'est ça ce qu'il a dit. Mais du coup, pour moi, il y a cette stratégie d'admettre à moitié, parce que vu que la peine a été extrêmement sévère et que là, elle joue, en fait, je ne pense pas, en tout cas, qu'elle joue le fait d'être blanchie, enfin, innocentée, mais qu'il faut juste qu'elle ait une peine moins sévère et qu'on prie pas d'exécution provisoire.

Surtout qu'en fait, un des éléments qui avait été dit en première instance, c'était qu'en fait, il y avait le fait qu'elle ne reconnaissait pas du tout les faits et du coup, qu'elle ne se rendait pas compte de la gravité. Donc là, je pense qu'il y a une petite stratégie pour se dire, bon, peut-être on l'a fait, on l'a même peut-être fait en vrai, mais ce n'est pas notre faute, c'est la faute du Parlement. Parce qu'il conteste, en fait, il y a deux ressorts pour contester un délit. Il doit y avoir la matérialité des faits et l'intention. En fait, s'il n'y a pas d'intention de commettre un délit, de fait, le... C'est comme quand tu es de bonne foi. Voilà.

Quand tu expliques à l'agent qui te contrôle que tu n'avais pas vu le feu, en fait, c'est une bonne foi. Je n'ai pas voulu faire un délit, je suis désolé. Exactement. Donc elle, elle dit, en fait, ça participe de sa défense pour effectivement réduire sa peine, parce qu'elle doit démonter l'existence, a priori quand même, quand on a suivi un peu ce qui s'est écrit, enfin, les réquisitions, un système. C'est-à-dire qu'on parle de dizaines de personnes. J'ai une phrase, c'est le Figaro qui avait écrit ça décidément ce soir, je cite Rosene Bachelot et le Figaro. Oh là là, je ne comprends rien. Que se passe-t-il ? Il pleut aujourd'hui, c'est pour ça. Et c'est le Figaro qui avait écrit ça.

Donc elle remet en cause le fait qu'il y a un système. Donc elle dit, je ne savais pas, on ne savait pas qu'on faisait un délit, donc on ne peut pas avoir mis en place un système. Mais sauf qu'il y a un truc qui est assez difficile pour elle à contrer. C'est-à-dire que ce système n'aurait pas existé, sauf à conclure que chaque prévenu avait dans son coin mis au point la même fraude présumée, avec le même mode opératoire et les mêmes protagonistes. Donc je souhaite bon courage à Marine Le Pen pour essayer de convaincre qu'il n'y avait pas d'intentionnalité à ce moment-là.

Parce qu'à priori, en plus, il y a une réunion, c'est ce que dit un des participants, en juin 2014, où Marine Le Pen aurait donné pour consigne à chaque eurodéputé de ne garder qu'un seul assistant parlementaire, le reste allant servir à financer... Elle a dit que le règlement du Parlement européen était trop long. Elle a dit que c'était trop long, elle n'a pas connu. Elle a dit que c'était trop compliqué aussi. Il avait oublié parce qu'il avait changé de femme, il avait changé de chien, il avait déménagé. Donc du coup, il ne se souvenait plus. Virilité. Oui, mais est-ce que tu as déjà changé de femme et de chien et d'appartement ? Ben non.

Sachant que le règlement du Parlement européen est moins compliqué, moins long que celui du Parlement français. Oui, c'est vrai. Donc je ne sais pas ce qu'elle fait actuellement de ce... Et la juge, lui, a répondu « Mais vous êtes avocate, vous n'ignorez pas le droit. » En effet, c'est longtemps... En tout cas, prendre un magistrat pour un con n'est pas une bonne stratégie de défense. Je vous le dis, ça ne vous réussira jamais en justice. Je vous conseille, parce qu'il y a quelqu'un qui a suivi le procès de bout en bout, c'est Laurent Valdiguier qui est grand reporter spécialiste de justice chez Marianne. Il était sur le plateau de Quotidien hier soir.

Si vous voulez prolonger, avoir un vrai spécialiste, parce que lui, il a suivi le premier procès. Et le second qui est en cours. Et il fait partie de ceux qui maîtrisent le mieux le dossier. Avec, évidemment, les autres Rebecca, notamment ceux du Monde et de mon collègue, Florent Ledu, de l'UMA, qui le suit beaucoup aussi. Alors, on parle beaucoup de Marine Le Pen parce qu'elle est en tête dans les sondages et parce qu'elle a déjà été candidate et déjà deux fois au second tour de l'élection présidentielle. Y a-t-il d'autres candidats à l'élection présidentielle ? Trois fois au second tour ? Non, deux fois au second tour. Non, mais trois fois candidate et deux fois au second tour.

Oui, trois fois candidate. Y a-t-il d'autres candidats suspectés à l'élection présidentielle qui ont rendez-vous avec la justice d'ici à la présidentielle ? Je n'ai pas l'impression, non ? Je crois que Jean-Luc Mélenchon, il n'y avait pas l'histoire de ces coupes de campagne. Non, il y a une information judiciaire qui a été ouverte pour des faits, là aussi des tournements de fonds publics du Parlement européen pour payer les assinants parlementaires, mais dans une ampleur qui n'a rien à voir avec ce qu'a fait Marine Le Pen. On parle, je crois, de deux ou trois contrats, pas plus, des dates litigieuses, des trucs comme ça. Ce n'est pas un système organisé par le parti.

En tout cas, de ce qu'on en sait à ce stade. Après, peut-être que cette information judiciaire donnera lieu à l'ouverture d'une instruction. Après, Éric Zemmour a rendez-vous avec la justice tous les deux mois pour des problèmes d'un jeu racial. Mais je crois qu'encore récemment, il était condamné. Ce n'est pas ça qui l'a empêché une première fois. Le modem s'est réglé. François Bayrou n'avait pas été condamné. Après, François Bayrou sera-t-il candidat à l'élection présidentielle ? On espère, on espère fort. Mais sinon, non. Il y a quelqu'un dans le chat qui dit potentiellement Bardella. Oui, effectivement, on en parle peu.

Bardella a réussi à échapper au coup de filet de la justice dans ce procès Marine Le Pen. Mais ce n'est pas tout à fait terminé pour lui parce que la justice continue à se pencher sur son cas à lui. Vous vous souvenez de l'affaire de l'agenda ? C'était une révélation de libération. Révélation de libération. Pareil, est-ce que la justice va faire quelque chose entre aujourd'hui et la présidentielle ? L'affaire de l'agenda, c'est Jordan Bardella qui avait racheté a posteriori un agenda qu'il avait rempli pour falsifier un document qui montrait qu'il était bien assistant parlementaire et qu'il avait bien travaillé au parlementaire.

Oui, mais je crois qu'il a rempli un agenda de choses inventées. J'ai oublié ta question. Non, non, non. La question, c'était est-ce qu'il y a d'autres candidats qui vont d'ici la présidentielle avoir rendez-vous avec la justice ou avec des enquêteurs ? À ce stade, on n'en connaît pas d'autres. Non, mais on verra, on suivra. À la mairie de Paris, il y a quelqu'un qui a peut-être un procès au mois de septembre. Une fois qu'elle aura été maire de Paris, elle sera directement dans le bureau des enquêteurs en train de... C'est pas long. Directement au tribunal, pardon, parce que l'enquête est finie. On parle bien de Rachida Dati. Affaire à suivre.

Tiens, d'ailleurs, parlons des élections municipales. Elles auront lieu les 15 et 22 mars prochains. On continue avec le RN, d'ailleurs, Emilio... Emilien, plutôt, excuse-moi. Ah oui, c'est dur et j'en jure. Je vois, on a l'habitude. Pas facile. Emilien, c'est quoi la strat du Rassemblement National pour ces municipales ? Parce qu'ils en ont eu plusieurs par le passé des strats. Ils ont tenté des trucs qui n'ont pas toujours réussi. C'est quoi la stratégie du RN ? La stratégie, c'est de gagner les élections. C'est-à-dire que le RN, c'est un parti qui, de tout temps presque, a été très peu présent localement. Encore aujourd'hui, ils ont du mal à fixer des cadres localement, etc.

En fait, là où ça marche... 10 et 15 communes aujourd'hui. Voilà. C'est que dalle. Là où ça marche, c'est en fait... Là où il y a des députés. Effectivement, il y a des endroits où ils commencent à engrainer des députés qui sont élus au premier tour maintenant. Enfin, voilà où ça se passerait bien. Ils aimeraient bien avoir des petites communes, finalement, derrière. Donc, ils visent... Éric Ciotti vise Visniss, ils vise Lens, les papiers de Mediapart qui sont sortis hier, je crois, sur les espoirs de Bruno Clavet, qu'on appelle localement M. Slip, parce qu'il a fait des photos de Slip. Il était dans le Slip, mais voilà, c'est pour ça.

Comme Julien Audoul, qui était en dehors du Slip, mais bon. Ah, bon, ben... Ben voilà. Du coup, on ne peut pas l'appeler M.... Voilà. Mais... Et qui... Donc, c'est un mannequin qui a été après salarié de la mairie des Nimbomont, qui fonctionne un peu comme un genre de petit incubateur de notables RN, qui, en fait, après, sont envoyés dans la région, dans le bassin minier, pour devenir candidat. Et donc, il avait fait que ce Bruno Clavet, qui est maintenant député, que 20% avant. Mais maintenant, il y a vraiment un espoir pour lui de remporter cette mairie de Lens dans un contexte, évidemment, économique et politique assez compliqué.

Et tout comme Laure Lavalette à Menton, contre Louis Sarkozy. À Toulon, pardon. C'est Alexandre Ramasson à Menton. Ah oui, contre Masson, contre Lofi Sarkozy. Donc, ils espèrent vraiment avoir... Alors, bon, évidemment, le but, c'est aussi d'obtenir, on en parlera peut-être après, des élus pour avoir des sénateurs. Mais le but, c'est vraiment, là, pour la première fois, ils envisagent un grand nombre de mairies. Ils ont déjà plusieurs symboles, dont évidemment Perpignan, qui, a priori, continuera d'être pris par l'UALIO. Mais oui, là, il y a vraiment une idée d'implantation. Et surtout, ils envoient des députés.

Donc là, vraiment, ils envoient des figures connues, locales, un peu expérimentées, pour faire campagne, en espérant que ça marche. On verra bien ce qui se passe. Y aura-t-il un franc républicain, y compris au niveau municipal ? Ça, on ne le sait pas encore. C'est la grande question encore à ce stade. Puisqu'on parle de ces municipales, imaginez-vous le 22 mars 2026, au soir, la gauche est sonnée. Faute d'accords, Paris-Lyon-Marseille ont basculé à droite. Les métropoles de la vague verte de 2020 ne sont plus écologistes. Il y a peu de conquêtes auxquelles se raccrocher. C'est ainsi que démarrait un très bon papier écrit dans l'HUMA par Emilio Mellet. Tu peux nous expliquer ?

Il n'a pas l'air concerné. J'ai écrit ça, moi ? Tu as écrit ça. C'est pas mal comme accroche d'article. J'ai bien aimé l'accroche de l'article. En vrai, c'est un scénario. C'est un scénar qu'on peut très bien s'imaginer. C'est une catastrophe pour la gauche, ces élections municipales. Paris-Lyon-Marseille ont basculé à droite. Le symbole est fort. La gauche a très peu conquis de nouvelles mairies. Est-ce que ce scénario peut se réaliser ? Le scénario est aujourd'hui clairement sur la table.

C'est-à-dire qu'il y a les trois grandes villes, les trois plus grandes villes du pays qui sont aujourd'hui dirigées par la gauche, Paris-Lyon-Marseille, ont un vrai risque de basculer à droite, voire à l'extrême droite pour le cas de Marseille. Par ailleurs, dans nombre de mairies où les écologistes étaient tête de liste de rassemblement de la gauche en 2020, c'est très compliqué. C'est le cas à Strasbourg. C'est le cas à Poitiers. C'est le cas à Lyon. Mais du coup, c'est déjà cité où Jean-Michel Aulas, effectivement, les sondages en tout cas le donnent largement devant.

L'un des principaux enjeux de la gauche, c'est en fait un enjeu relativement défensif aujourd'hui, qui est celle d'essayer de conserver un maximum des grandes villes. Il y a aujourd'hui une majorité de ces grandes villes qui sont, à part Nice et Toulouse, toutes les grosses villes sont à gauche. Le Havre, mais après, c'est des villes de Angers, des villes plus petites. Pourquoi c'est possible ? Eh bien, parce que la gauche est divisée et que la gauche était déjà divisée en 2020, sauf que la France insoumise pesait beaucoup moins dans ses municipalités.

Aujourd'hui, quand on regarde les sondages, dans à peu près tous les cas, elles dépassent à priori les 10 %, c'est-à-dire le seuil pour se maintenir dans un deuxième tour. Et donc, la question, c'est, par la suite, ces listes, donc plutôt d'union de la gauche, souvent tirées par le PS, mais où il y a souvent les écologistes, les communistes et les socialistes, et d'un côté, les insoumis, je caricature, parce que dans beaucoup de cas, c'est relativement différent. Bref, mais est-ce qu'ils vont fusionner ? Parce que c'est possible de fusionner pour garder qu'une seule liste de gauche. Or, on a nombre de socialistes qui refusent les alliances avec la France insoumise.

C'est le cas à Marseille, c'est le cas à Paris. Et donc... L'alliance n'est pas souhaitée des deux côtés ? Non, non, la France insoumise tend toujours la main. Ils sont plus malins. Du coup, ils laissent le mistigri de la désunion aux socialistes qui disaient, on ne travaillera pas avec les socialistes. Manuel Bompard a dit, partout où nous arriverons en tête, nous tendons la main. Et c'est-à-dire qu'ils attendent qu'on leur tende la main là où ils sont arrivés, second. Ça, c'est les stratégies d'avant-premier tour. C'est les stratégies d'avant-premier tour, évidemment. Pourquoi ils ont fait ça, les insoumis ? Pourquoi ils sont candidats partout ou quasiment partout ?

C'est déjà, un, parce que les socialistes ne voulaient pas d'eux sur la liste. Et la deuxième chose, c'est qu'eux-mêmes, lorsque c'était possible, par exemple, c'était le cas à Wavre où la liste est menée par Jean-Paul Lecoq, un communiste. Ils auraient pu rejoindre la liste, mais c'est le cas ailleurs aussi. Parce qu'ils savent qu'ils vont se vendre plus cher au deuxième tour. C'est-à-dire qu'ils peuvent espérer avoir plus de postes pour fusionner parce qu'ils savent que la liste en face a envie de gagner ou ne pas perdre la ville. Et donc, ils peuvent obtenir davantage.

Mais donc, ce qui fait qu'on est face à un scénario où on a peut-être la gauche la plus conne du monde et qui fait qu'en fait, elle peut se faire des croches-pieds toute seule comme à Marseille. Parce qu'on dit qu'il y a un risque de victoire à Marseille. Donc, c'est Franck Alizio, le RN, qui menace de prendre la ville parce qu'il est à touche-touche dans les sondages avec Benoît Payan, le socialiste qui est maire sortant. Et bien en fait, quand on fait le cumul gauche à Marseille, il n'y a aucune chance en théorie que l'extrême droite chope la ville. Ils sont au moins 15 points devant et pourtant, parce qu'ils pourraient ne pas arriver à s'entendre, c'est d'autres qui pourraient gagner.

Donc, la droite et l'extrême droite vont peut-être emporter largement ces élections municipales faute, à cause, pardon, ou plutôt grâce à la division de la gauche. Après, la gauche vise quand même des villes. Oui, il y en aura quelques-unes, on va en parler. Lorraine, comment ça se passe chez toi ? Tu le sens aussi cette ambiance de maire de division de la gauche ou pour vous, ça se passe bien ? Non, en fait, c'est totalement la division de la gauche parce qu'en fait, à Bagnolet, il n'y a pas de liste de droite en réalité. Bon, il y a une liste à partisane, bon, je ne vais pas juger, mais bon, pour moi, déjà, quand on ne s'identifie pas, c'est que généralement, on est de droite.

Mais, en fait, la configuration, c'est que du coup, il n'y a pas de liste de droite, mais du coup, il y a une liste à laquelle j'appartiens qui est soutenue par l'Assemblée des quartiers, par les écolos, par la France insoumise qui se présente face au maire sortant qui est socialiste, qui a fait deux mandats et qui a été rejoint très récemment par les communistes, communistes qui étaient pourtant dans l'opposition. Donc, en fait, moi, je me mets à la place de gens qui ne suivent pas forcément les municipales de très près et de quels accords, de je ne sais pas quoi, etc., parce que, bon, nous, on a la tête dedans. Voilà, donc c'est à n'en plus rien comprendre.

Mais, moi, ce que j'essaye de dire aux gens aussi, c'est qu'à l'échelle, bon, après, en vrai aussi à l'échelle nationale, mais surtout à l'échelle locale, il y a beaucoup des questions de personnes et de pratiques du pouvoir. C'est-à-dire que, là, par exemple, on est face aux maires sortants, c'est aussi parce qu'il y a eu un passif qui fait que on n'est pas d'accord avec la manière dont est gérée la mairie. Est-ce que sur le... Est-ce que ça veut dire qu'ils sont moins de gauche, etc.? On peut toujours se revendiquer plus de gauche, etc., mais il y a aussi une question de comment on pratique le pouvoir. Pour moi, il y a beaucoup, beaucoup ça dans pas mal de villes.

Donc, après, les partis au niveau national essayent d'imposer leur vision, mais, par exemple, nous, avec Donald Least, la France Insoumise, à l'heure actuelle, en tout cas, aujourd'hui, je vous parle, donc jeudi 5 février, n'est pas soutenue par la France Insoumise nationale. Donc, le groupe local a décidé de s'allier. Il n'y a pas de souci. Ils ont besoin de l'autorisation du national pour soutenir ? Pour le logo, par exemple, ils ont l'obligation. Il faut qu'ils aient l'autorisation. Paul Vannier, il centralise tout et il décide un peu de la stratégie. Ah ouais ? Genre les groupes locaux de la France Insoumise ne peuvent pas décider comme des grandes qui ils soutiennent ?

Ils peuvent, dans l'effet. À Montpellier, le groupe local, il avait décidé que ce n'était pas Nathalie Oziol la candidate et puis, au Nacio, ils ont décidé que ce serait elle. Ok. C'est eux qui détiennent en tout cas le logo, le droit de la situation du logo. C'est ça, juridiquement. Non mais c'est le cas dans d'autres parties au demeurant. C'est déjà arrivé. Quand tu as une fédée qui décide un truc. Oui, tu as souvent des maires qui ont fait des conneries donc ils ne sont pas ressoutenus. Ils se présentent quand même mais ils n'ont plus le logo. Oui, effectivement. Ok, ok, intéressant.

Mais en parlant de division toujours, du coup, par exemple, là, je ne sais pas si vous avez vu, il y a eu les Insoumis, je pense, en trollant, disent qu'il y a eu une purge chez les écolos en ce moment. Oui, ça y ressemble quand même. Ils ont écarté des gens qui ont suspendu jusqu'à la fin des municipales. C'est ça et en fait, en gros, si je vous résume, attendez, je retrouve dans mes notes. Donc, il y a eu une tribune le 26 janvier qui s'appelait Municipale 2026 à la sociale écologie préférons l'écologie de rupture. Donc, clairement, il y a eu plus de 500 cadres des écolos qui s'opposaient à une alliance nationale avec le Parti Socialiste.

Donc, après, il y en a qui disent oui, c'était forcément pour aller chez la France Insoumise. Moi, j'ai envie de dire que ça dépend des contextes. Je suis prudent, Claire Lejeune. Attends, rappelle-la-moi. Claire Lejeune, c'est notre ancienne collègue. Oui, ça je sais, j'identifie. Elle était chez les écolos. Elle était chez les jeunes écolos. Oui, effectivement, pardon. Pour Miluche. Et du coup, clairement, suite à la signature de cette tribune, donc 500 personnes, je vous le rappelle, il y a eu un mail du bureau politique des écolos qui a été envoyé pour dire, bon, en gros, c'est soit vous retirez votre signature, soit vous êtes suspendu.

Donc, il y en a, sur les 500, il n'y en a qu'une trentaine qui ont gardé. Attends, mais il n'y avait pas une histoire comme quoi, sur les 500 signataires, il n'y en avait qu'une centaine qui étaient effectivement membres des écolos ? Oui, il n'y avait pas tout. Parmi les 500 signataires, il n'y en avait beaucoup plus ou qui n'ont jamais démarré des écolos. Et que sur les 100, il y en a un paquet qui ont retiré d'eux-mêmes leurs signatures.

Et après, il n'y a jamais d'accord national chez les écolos parce qu'en fait, ils appliquent le principe de subsidiarité, alors ça, il nous le répète à longueur de temps, qui fait qu'en fait, là, en l'occurrence, c'est les groupes locaux qui décident, en théorie, des alliances, ce qui fait que, dans certains cas, les écolos soutiennent les socialistes, mais dans d'autres cas, je n'ai plus les villes en tête, ils soutiennent les insoumis. Si, par exemple, à Limoges, où c'est Damien Maudet, ils soutiennent un insoumis.

C'était la négo impossible entre un parti qui laisse ses acteurs locaux décider pour eux-mêmes et un autre parti à côté qui, lui, décide à Paris de qu'ils soutiennent ville par ville. Ils ne parlent pas la même langue quand ils font des négo, c'est terrible. Éclarément, parce qu'il y a, enfin, un décalage entre ce qui se passe localement et décider sur son tableur Excel, OK, nous, on a nos intérêts de partie, donc ceci, cela. Donc, voilà, pour moi, c'est un triste spectacle. Et je trouve que pour ça, on a un peu la gauche la plus conne du monde parce que ça fout un peu la honte quand même. La gauche a quand même la capacité de faire basculer des villes. Tu étais à Lorient, Emilio, récemment.

Ça se passe comment là-bas ? Lorient, ça fait partie des villes effectivement que vise la gauche au même titre que Saint-Étienne, Auxerre, Mont-de-Marsan, Limoges, Nîmes, non ? Nîmes, Beauvais, Le Havre, etc. Et Lorient, c'est particulier parce qu'en fait, c'est une ville de gauche, Lorient. Et en fait, le scénario que je vous décrivais tout à l'heure, il est arrivé en 2020 à Lorient. C'est-à-dire qu'il y avait deux listes de gauche au deuxième tour, ce qui fait que Damien Girard, qui était le mieux placé à gauche qu'un aujourd'hui député écolo, il avait perdu la ville à 342 voix. Parce qu'il y avait une autre liste de gauche avec laquelle il n'avait pas pu fusionner.

Alors là, est-ce qu'on se retrouve dans le même scénario ? Eh bien, c'est un scénario évidemment de même nature puisque là, il y a trois listes de gauche au premier tour, une liste du Parti Socialiste, une liste de la France Insoumise et au milieu, un rassemblement de 11 formations menées par Damien Girard et avec le Parti Communiste, avec Génération, l'Assemblée des quartiers. On en parlait du 56 qui les soutient. Et donc, l'enjeu à Lorient, maintenant que Damien Girard, a priori, va sortir en tête de la gauche. Il y a eu un seul sondage mais il montre qu'il est largement favori parmi la gauche, c'est de ne pas recommencer le scénario de 2020.

Et du coup, j'ai suivi une journée en campagne samedi avec Damien Girard et c'est ce que disent énormément de gens, notamment sur les marchés, sur les tractages. Mais arrêtez vos conneries. On ne peut pas refaire la même connerie, on n'en peut plus de la droite. C'est un maire UDI qui avait chopé la ville, Fabrice Lauer qui a été éphémère ministre de la pêche et de la maire de Michel Barnier. De la maire Dugan-Lambagne, il n'était pas ministre de la maire de Barnier. Oui, pardon. Et donc, l'idée, c'est qu'eux, ils axent beaucoup leur campagne sur le logement parce que c'est un des sujets prioritaires sur ces municipales, sur le rapport à la maire et pas celle de Barnier, celle M.E.R.

l'Atlantique, l'océan en l'occurrence, en tout cas, sur la question des mobilités et donc, c'est un des points qu'il faudra surveiller sur la carte. Un truc qu'il faut rappeler et qui est important, les amis, c'est que les élections municipales sont un scrutin de listes et que dans un scrutin de listes, en tout cas, c'est le cas pour les élections municipales, il est possible de fusionner des listes au second tour, y compris, enfin, rien d'y compris d'ailleurs, mais à partir du moment où vous faites plus de 10% des voix, vous pouvez, si vous le voulez, vous maintenir au second tour. Mais ce n'est pas obligatoire.

Vous pouvez préférer fusionner votre liste avec la liste du copain d'à côté pour former une nouvelle liste de candidats qui fera, on l'espère, en tout cas, le cumul du nombre de voix des deux au premier tour. Deuxième chose qu'il faut que vous ayez en tête quand on parle des municipales, c'est très important. Il y a aux élections municipales une prime majoritaire. Ça veut dire que la liste arrivée en tête, qu'elle soit majoritaire, absolue ou pas, obtient automatiquement 25% des sièges du conseil municipal. Et ça, ça change tout. Non, c'est 50%. J'ai dit quoi ? 25. Ah non, 25, c'est la région. C'est aux élections régionales. Pardon, je confonds les collectivités territoriales.

Tu te rends compte ? C'est 50% des sièges du conseil municipal. C'est énorme. En fait, ça garantit qu'il y a une majorité absolue à l'Assemblée nationale et donc les autres candidats au conseil municipal. C'est moi, on est tous crevés ce soir. Il y a que toi. Un truc qui fait qu'en gros, tu gagnes la mairie de deux voix et tu as 50% des sièges quand même. Voilà. Exactement. Et après, t'es la proportionnelle dans ce qui reste. Mais heureusement, on se comprend avec le chat. Ils ont compris ce que je voulais dire. Toujours est-il qu'il faut que vous ayez ces deux éléments en tête quand on parle des municipales. Ce n'est pas des présidentielles, ce n'est pas non plus des législatives.

Les règles sont différentes et donc, là où je veux en venir, c'est que ça implique qui estime que même si ça fait un peu division, ça vaut quand même le coup de se présenter de manière autonome pour essayer d'arriver à plus de 10% des voix au second tour et ainsi peser dans une négo pour fusionner. Parce que ceux qui font moins de 10%, ils n'ont rien. Tu peux fusionner au-delà de 5%, mais personne n'a intérêt à fusionner avec ceux qui sont en dessous de 10%. Oui, c'est vrai. Exactement. Donc, garder ça en tête.

Tout ce qu'on est en train de dire et là, notamment, nos discussions sur les divisions de la gauche sont à lire avec ces règles du jeu-là qui font qu'il y a peut-être beaucoup de postures aujourd'hui, notamment des postures de gens qui jurent que jamais ils ne feront de fusion de listes, que jamais ils ne feront alliance avec machin et tout. On verra le soir du second tour parce que vous allez voir qu'il va se passer ce qui se passe à chaque fois. Le ton va changer. En fonction des résultats, on va voir des gens mettre de l'eau dans leur vin et expliquer que bon, ce serait quand même trop dommage que la ville, elle bascule dans l'autre camp.

Venez, on se parle entre adultes, on se téléphone, on se met autour d'une table, on discute, on fusionne nos listes. Ça, ça va avoir lieu dans beaucoup de mairies. Il va falloir être attentif à ça. Le rassemblement au second tour, c'est un truc qui arrivera. Je me permets de dire que tu n'avais pas tort pour Paris-Lyon-Marseille, la réforme du mode de scrutin. C'est 25 à Paris. Ces gens des trois villes-là vont élire à la fois leur maire d'arrondissement et leur maire de la ville. Ils auront deux bulletins. C'est 25% d'office qui fait qu'après, on se répartit 75% d'essence. Ce qui veut dire que les personnes qui n'ont pas au moins 33% des voix n'ont pas nécessairement de majorité.

Je me disais bien que je ne disais pas complètement une connerie. C'est parce que je suis un ancien de la mairie de Paris. Émilien, comment tu peux expliquer, je suis curieux, comment tu peux expliquer la très bonne implantation locale des Républicains versus sa relativement faible implantation nationale. L'implantation, ça ne veut rien dire, mais tu vois ce que je veux dire. Petit score au niveau national et grosse implantation locale. Comment ça se fait ? C'est compliqué de le dire comme ça. C'est tout simplement l'inertie. C'est-à-dire que on partait d'une situation on va dire vers 2012, dans les années 2010, où les Républicains étaient un parti dominant à droite, etc.

Ils avaient à la fois énormément de députés et énormément d'élus locaux. Les députés se sont effondrés, notamment avec la concurrence macroniste et celle du RN. Sauf qu'au niveau local, on reconduit plus facilement les maires qu'on reconduit un président de la République. l'implantation locale à la fois d'Ensemble, donc Renaissance et du RN étaient quand même relativement faibles avec peu d'investissements de ces parties dans cette stratégie locale. Donc, on avait des maires qui n'avaient pas une énorme opposition à droite.

En fait, ce qui fait que tout comme ça a beaucoup joué dans ce qu'il y a pour beaucoup de mairies aujourd'hui, en 2020, l'opposition, c'était essentiellement gauche-droite. Il y avait des mairies, évidemment, ça s'est joué à Perpignan, etc. Mais souvent, en fait, on s'est retrouvé avec des seconds tours. On avait la gauche contre la droite, notamment avec la droite alliée, souvent LREM plus LR. Et donc, ce qui fait qu'on a aujourd'hui encore beaucoup de cadres locaux, sachant quand même qu'on peut noter qu'il y a quand même beaucoup de gens qui sont barrés des Républicains au niveau local.

Il y a beaucoup de gens qui ont préféré soit devenir divers-droite, le plus gros étant Jean-Luc Maudin à Toulouse. Et puis, beaucoup de gens ont rejoint Horizon, Estrosi, Béchut à Angers, il y a même Leur de Vannes, de Reims. Voilà, il y a même Arnaud Robinet, il y a même à Reims, Catherine, je ne sais plus. C'est intéressant. Elle était à la métropole. Tout à fait. Ça veut dire, mais ce sera intéressant de regarder aussi comme résultat, c'est-à-dire que si Horizon ou si Renaissance se vante d'avoir gagné des mairies, il faudra peut-être regarder le nom du mec C'est juste un ancien de LR et qu'il est toujours maire, c'est tout.

Voilà, sachant que les gens qui reviennent après, qui sont candidats, finalement, quand vous avez des gens, même s'ils ont perdu la mairie, mais qui étaient pour beaucoup LR, ils peuvent le rester. Ce qui fait que les viviers de recrutement aujourd'hui sont aussi plus importants chez LR qu'ils peuvent l'être chez Renaissance. Et on voit que les listes sont souvent menées, ces listes de coalition centre-droite, elles sont souvent menées par des gens qui sont soit LR, soit Horizon. et c'est eux qui vont être, je veux dire, pareil, Ola, ça a été plutôt approché par LR avant d'être approché par Renaissance.

On file des investitures, pareil, il y a Louis Sarkozy qui est plutôt, à Menton, qui est plutôt affilié à LR qu'à Ensemble. C'est vrai que c'est ces gens-là qui sont recrutables et finalement, comme en fait les élus locaux au sein de la Macronie, c'est les gens d'Horizon, globalement, c'est tous les gens qui sont agrégés autour de l'Hor Philippe, et bien c'est vrai qu'ils n'ont pas beaucoup investi ça, il n'y a pas beaucoup de députés qui restent et puis qui vont après se porter candidats aux municipales. Antoine Armand-Annecy mais sinon c'est à peu près...

Voilà, donc c'est très faible contrairement à LFI ou RN qui eux se sont dit bon là c'est le moment, on y va et on implante alors que finalement quand on a des alliés à droite qui peuvent nous servir en fait de relais au niveau local, bon ben pourquoi se priver ?

C'est très compliqué de parler des élections municipales dans une émission comme Backseat parce qu'il y a 36 000 communes en France, il y a 36 000 élections différentes avec des dynamiques locales spécifiques, avec des passifs, avec, tu l'as dit tout à l'heure dans ta carte blanche aussi, des ambiances locales qui expliquent parfois des dynamiques particulières mais il y a aussi un élément qui revient souvent et je sais que le tchat le mentionne régulièrement, c'est la question du Sénat.

La question du Sénat parce que le Sénat comme vous le savez les sénateurs et les sénatrices sont élus par des grands électeurs dont les maires sont le plus gros bataillon et de très très loin, les maires et les délégués du maire c'est eux qui font le gros des élections et c'est en ça d'ailleurs que le Sénat est représentatif des territoires puisqu'il est élu par les élus des territoires.

Est-ce qu'à ce stade c'est encore trop tôt pour faire des projections vers les élections sénatoriales qui auront lieu en septembre dernier d'ailleurs je vous le rappelle avant les présidentielles avant la présidentielle est-ce que c'est encore tôt est-ce que c'est déjà intéressant de se pencher dessus ou est-ce qu'on s'en fout ? C'est tôt par contre c'est vrai qu'on verra en réalité le vrai succès de certains partis uniquement aux sénatoriales notamment on en parlait tout à l'heure le Rassemblement National et la France Insoumise aussi et la France Insoumise mais surtout le RN pourquoi ?

parce qu'ils vont présenter je crois 600 listes sur 36 000 communes ce qui n'est pas anormal pour un parti de cette taille mais aussi ils font une stratégie d'entrisme dans beaucoup de listes c'est-à-dire qu'ils vous donnent une charte avec des gens on leur dit non non mais on ne va pas vous mettre l'étiquette RN par contre filez-nous votre voix pour les sénatoriales ou sur votre liste non mais on ne vous réclame pas la tête de liste on ne vous met personne en face mais prenez nos 3-4 nos 3-4 gus sur votre liste et en gros l'idée c'est comme ça de gagner un nombre relativement important d'élus municipaux et donc on aura la vérité des prix à la fin quand on saura à peu près les équilibres puisqu'après ils votent par la circonscription au sénatorial c'est l'échelle du département et par exemple on avait eu une surprise au dernier sénatorial je crois que c'est en Seine-et-Marne où Emmerich Durochs avait été élu alors qu'il n'y a aucun maire du Rassemblement National là-bas donc ça on le verra et aujourd'hui quand on discute avec les sénateurs qui ne sont donc pas les RN notamment les sénateurs de gauche mais je crois l'entendre aussi chez les sénateurs de droite tout le monde est à peu près persuadé que le Rassemblement National aura un groupe au Sénat à partir du mois de septembre c'est que je crois que c'est que 10 sénateurs vont faire un groupe ils en ont 3 actuellement ils en ont 3 alors après il y a aussi eu des sénateurs par le passé qui ont quitté le RN pour rejoindre le conflit enfin Ravier rejoindre en conquête peu importe effectivement peut-être que pour la première fois depuis le 19ème siècle on va avoir une extrême droite au Sénat qu'est-ce que je voulais dire on en reparlera sur le rôle du Sénat et tout j'ai vu quelqu'un dans le chat a parlé de cumul des mandats il n'y a plus de cumul des mandats depuis 2017 il est interdit d'être maire et sénateur en même temps ou maire et député ou président de conseil départemental ou régional toute fonction exécutive au niveau local toute fonction exécutive ou être conseillé mais c'est tout on ne pouvait être que conseiller parlons aussi de ces députés qui se présentent aux élections municipales il y en a un paquet le journal Le Monde a fait un constat intéressant dans un article que je vous invite à lire il a fait le constat que 90 députés vont tenter leur chance aux élections municipales en 2020 il n'y en avait que 63 qu'est-ce qui explique ça qu'est-ce qui explique que des députés se disent que leur avenir se jouera peut-être plus au niveau local qu'au niveau national vous en pensez quoi ?

alors moi je pense pas que ce soit vraiment une fuite en fait des députés je pense qu'il y a une vraie stratégie parce que finalement qui alimente ces 96 les 410 députés c'est l'ERN avant tout et LFI qui sont des partis peu implantés localement et qui profitent d'avoir des gens qui ont une assise électorale importante pour aller qui l'ERN par exemple dans le nord-est ou dans le sud-est qui LFI en Seine-Saint-Denis ou à Roubaix pour s'implanter évidemment pour eux c'est sûr qu'être premier dans sa ville qu'on peut par ailleurs une fois qu'on est implanté garder pendant on ne sait combien de mandats sans avoir trop d'incertitudes alors qu'on peut être dégué chez n'importe quand quand on est député c'est plus confortable mais c'est quand même aussi une stratégie globale de dire qu'on va enfin se notabiliser on sait que les deux partis en fait avaient beaucoup négligé ça LFI pensait que bon bah c'était un parti national pour gagner l'élection présidentielle surtout présidentielle quoi présidentielle même particulièrement là on commence à déviar en se disant bon et puis les militants locaux aussi aimeraient bien avoir à un moment donné des villes des élus pour les soutenir ils en ont actuellement très peu et donc oui c'est une vraie stratégie de se dire enfin est-ce que les filles pourraient gagner des villes bon je crois qu'il y a une deuxième chose il y a une deuxième chose qui est à mon sens la conséquence de la dissolution de 2024 c'est à dire pour éviter la bascule à l'extrême droite d'un certain nombre de circonscriptions c'est des notables locaux notamment des maires qui ont décidé d'être candidats à l'élection et dont certains ont pu l'emporter et donc ensuite on a envie de mener la bataille de la municipale dans un premier temps peut-être en étant que simple conseiller municipal et on sait par des tours de passe-passe comment ça peut se passer dans certaines communes du jour où il est plus député hop il redevient maire ok c'est intéressant effectivement pour être précis en l'occurrence la France Insoumise en 2020 avait adopté une strata qui était un peu différente on était deux ans après le mouvement des gilets jaunes et ils avaient décidé d'apporter leur soutien à beaucoup de listes citoyennes à participer à des dynamiques citoyennistes au niveau local ça avait clairement été un échec cette stratégie n'avait pas fonctionné ils n'étaient pas très nombreux mais nationalement je te rappelle qu'ils pesaient quand même des heures on était on tutoyait les 20% voire on les dépassait à la présidentielle donc voilà cette strata n'avait pas marché clairement ça ne fonctionnait pas les électeurs n'avaient pas voté pour ces listes citoyennes et de toutes les façons c'était assez assumé de la part de la France Insoumise à l'époque ils parlaient d'enjamber les municipales en disant notre élection c'est la présidentielle de 2022 là c'est différent la France Insoumise a effectivement une stratégie alors tu as raison ils ont beaucoup plus de députés entre temps il y a eu des alliances NUPES et NFP la France Insoumise a décidé d'envoyer aussi des gros poissons mine de rien dans les élections et ça c'est pas rien il y a De Logu il y a Aroubet on a parlé de David Guiraud Sophia Chikirou à Paris c'est intéressant alors que le Rassemblement National envoie des gens relativement méconnus du grand public je veux dire non mais c'est une question que je vous pose est-ce que ça marche d'envoyer des gens connus nationalement qui font des plateaux télé aux élections municipales ça peut être variable parce qu'on sait que voilà c'est pas la notabilité en fait nationale ne vaut pas parfois juste un bon maire qui est bien reconnu comme tel après juste une petite chose sur la LFI je pense qu'il y a aussi le fait que ils ont constaté au fil du temps notamment depuis 2022 qu'il y a des endroits où en fait ils sont giga dominants notamment dans l'électorat de gauche donc là c'est vraiment clair qu'en Seine-Saint-Denis dans les cas populaires c'est vraiment eux et donc je pense qu'ils ont aussi l'électorat de se dire bon bah finalement puisqu'on est si dominants à gauche et qu'on voit bien que en fait le PS c'est quasiment plus l'électorat de national pourquoi est-ce que ce serait pas nous je pense qu'il y a ça qui peut jouer notamment pour déloger des maires de gauche c'est le cas en Seine-Saint-Denis où ils présentent quasiment des listes systématiques contre les maires sortant de gauche c'est pas le cap exactement partout Edouard Philippe lui il lit son destin personnel à l'élection municipale au Havre est-ce qu'il peut perdre Emilio ?

c'est pas totalement impossible c'est mon petit pari des municipales j'ai envie de prendre des risques Edouard Philippe le père de la mairie du Havre il avait gagné c'est largement on va le dire en 2020 quasiment 20 points d'écart entre lui et Jean-Paul Lecoq qui est le député communiste mais il sortait de Matignon où il avait une cote de popularité rappelez-vous assez gigantesque on était en plein en plein épisode Covid et donc il avait cette aura-là et il avait le Covid oui le Covid et on est cinq ans plus tard six ans plus tard pardon et la situation a un peu changé pour Edouard Philippe qui là promet au Havre qu'il les va être mère du Havre mais en même temps il leur dit par exemple dans la minute où vous m'élisez moi j'ai une campagne présidentielle à faire et puis bon donc je suis pas sûr que d'un point de vue local ce soit hyper hyper accepté et ensuite il y a une deuxième inconnue dans l'équation qui est celle du Rassemblement National en 2020 c'était un duel entre Jean-Paul Lecoq et Edouard Philippe là aujourd'hui il est fort probable qu'au Havre le Rassemblement National dépasse le seuil des 10% et qu'il soit qualifié au deuxième tour et donc on ne sait pas dans quelle mesure Edouard Philippe va être renié par le vote d'extrême droite et donc avec ces deux dynamiques je me dis que c'est pas totalement impossible qu'Edouard Philippe perd cette mairie surtout qu'il y a peut-être des gens qui ont vraiment peut-être pas envie de le voir président de la République il se dit c'est un bon maire on a envie de le garder chez nous ou pas j'ai beaucoup aimé il a présenté un genre d'affiche de campagne où le slogan c'est le Havre pour une exclamation je vous encourage à aller sur X pour voir la tagline ce qu'il a mis ensuite je ne vais pas le déformer mais allez voir sur son compte X j'ai pas tout compris si vous y voyez plus clair le chat merci de nous en voir vous verrez que mes tripes ont un goût d'eau salée oui c'est ça qui a dit ça ?

Edouard Philippe il est au bord de la mer donc apparemment ça lui remplit l'estomac c'est censé vouloir dire quoi je ne comprends pas c'est un gars du coin peut-être que c'est un appel à l'aide je ne sais pas c'est peut-être une expression qu'on dit dans les docs du Havre et que nous on n'en sait rien parce qu'on vit ici on n'a juste pas la ref mais ok en face c'est Jean-Paul Lecoq candidat d'union de la gauche sans LFI sans LFI qui présente une candidature ou pas ?

il y avait la oui il présente une candidature il y a une rumeur autour de Médine mais bon c'était un papier du point c'est une info du point une info du point après je pense que s'il était candidat 5 février il l'aurait déjà dit mais lui il a répondu il a cité un des articles en disant je suis déjà maire du Havre en soi ?

je ne veux pas dire mais c'est un peu vrai et donc a priori Jean-Paul Lecoq sortira largement en tête ce sera après Lecoq c'est vraiment l'opposant local historique qui est communiste en l'occurrence pardon je n'ai pas précisé est-ce que selon vous ces élections municipales vont être un test avant la présidentielle ou est-ce que vous pensez que c'est plus prudent de décorréler les élections locales des élections nationales ? moi j'ai déjà expliqué mon point de vue au chat dans mes streams habituel mais vous qu'est-ce que vous en pensez ?

moi je n'ai pas vu ton stream mais du coup je vais dire ce que j'en pense ce qu'il pense c'est toi moi je pense que c'est un je pense que c'est un test parce que de ce que je vois en tout cas dans les médias je sais que c'est une élection qui est difficile à couvrir etc mais là on va en parler d'ailleurs avec les mentis notins tout à l'heure tout le monde est en mode à fond présidentiel c'est dans 15 mois etc donc je pense que surtout les parties qui ne sont pas assez implantées dans les municipales enfin dans les villes sont en train de jouer la carte voilà on a de l'implantation locale regardez aussi ce qu'on fait dans ces villes parce que là on voit que la France insoumise a fait en fait une espèce de je ne sais pas comment on appelait ça une espèce de conférence en gros ils ont présenté un peu les mesures phares la cantine gratuite etc donc je pense que peut-être il y a une volonté de démontrer ce qu'ils peuvent faire au niveau local pour dire voilà ça on peut le faire aussi au niveau national moi je pense que c'est plutôt c'est plutôt comme ça qu'ils le voient mais après je peux me tromper au delà des résultats eux-mêmes qui effectivement on sait très bien qu'il y aura ça sera décorrélé effectivement on aura beaucoup plus de votes LR ici qu'on n'en aura jamais dans les prochaines années au niveau national pareil pour le PS après je pense que c'est avant tout un enjeu pour le récit médiatique qui se construira après effectivement tout ce qui sera gagné par LFI mais je pense surtout par le RN servira de vous voyez bien ils ont enfin réussi on voit bien le battage qui a été fait autour de l'élection partielle d'Antoine Valentin qui est député maintenant UDR de Haute-Savoie qui a fait ils en font un triomphe voilà et surtout les journaux je vois notamment les gens de droite en font un genre de nouveau héros en me disant que ça ils ont dépassé enfin ils ont brisé le plafond des élections partielles donc ça y est le reste c'est déjà gagné et je pense qu'il y a un récit comme ça imaginez qu'ils réussissent à avoir je ne sais pas moi Toulon ou quoi que ce soit ça serait déjà un signe que ça y est on est bon pour ça et donc il n'y a plus qu'à c'est certain effectivement tu as raison dans le récit c'est à dire que le soir des municipales à 20h on va avoir des partis politiques et des responsables politiques qui triomphent j'en peux plus d'avance après ils ont le droit à ce jeu c'est comme ça ils se félicitent des villes qu'ils ont gagnées ils ne disent pas un mot des villes qu'ils ont perdues ils disent encore moins de mots des villes qu'ils auraient pu gagner mais à cause des divisions et puis par ailleurs le grand vainqueur c'est l'abstention ça serait l'abstention Amilio tu en penses quoi toi ?

une petite nuance quand même ils ne parlent pas des villes qu'ils ont perdues si la gauche demain perd Paris-Lyon-Marseille et d'autres villes je souhaite bon courage aux candidats de gauche pour y aller en 2027 parce que la petite musique ça va être effectivement les insoumis qui vont dire mais vous voyez sans nous vous ne pouvez pas gagner c'est bien la preuve qu'on est incontournable et les autres diront mais regardez la France insoumis c'est à cause d'eux qu'on a perdu parce qu'ils n'ont pas voulu nous faire de la place ça va être sympa de toute façon quoi qu'il arrive l'ambiance à gauche en sortie de municipale va être assez dégueulasse mais on en parlera après avec Clémentine Autain c'est pour ça que je n'ai pas compris pourquoi leur fameuse primaire ils ne la mettaient pas tout de suite après les municipales pour soit profiter de la vague et de pouvoir surfer dessus soit au pire ils mettent un stop parce que c'est trop tôt on en parlera avec Clémentine Autain on en parlera après mais sincèrement si tu perds Paris Lyon-Marseille c'est même pas la peine d'aller à la présidentielle ou alors ça fait un électrochoc peut-être que c'est à un moment la gauche se dit mais si on n'est vraiment pas j'en ai marre des électrochocs tous les jours c'est plutôt pour de la réanimation qu'autre chose c'est intéressant j'ai toujours dit qu'on vivait dans un espèce de monde politique un peu bizarre un peu décorrélé entre une situation locale où on a la persistance de partis historiques notamment PS et les républicains qui sont bien implantés qui ont des mairies qui font des alliances au niveau local pour se maintenir le PS avec les écolos et les communistes etc et puis on a des challengers on a des partis qui cartonnent au niveau national qui eux font littéralement la structure et l'architecture de la politique nationale la France insoumise Renaissance le Rassemblement national qui ont du mal à s'implanter au niveau local mais qui marchent très bien dans les élections notamment présidentielles est-ce que pour autant est-ce que pour autant les élections municipales seront enfin est-ce qu'il sera impossible d'en tirer des conclusions générales je pense pas vous l'avez dit tous les trois je suis assez d'accord avec vous on débriefera tout ça évidemment sur le plateau de Brexit parce qu'on va suivre on va suivre tout ça Lorraine ouais non mais moi je voulais juste ajouter que là effectivement on parle de qu'est-ce que ça veut dire pour les partis etc parce que malheureusement en tout cas pour moi malheureusement c'est aussi beaucoup les partis et leurs intérêts qui régissent la vie politique en France mais il faut pas oublier qu'il faut enfin en tout cas en tant qu'électeur et électrice il faut regarder qu'est-ce qui se passe dans vos villes quels sont les bilans des maires qui sont en place actuellement regarder aussi bah pour en tout cas moi c'est pas mon cas dans l'an 93 mais là où il y a l'extrême droite parce qu'en fait on se rend pas compte mais au niveau municipal on a énormément de pouvoir ils peuvent j'en sais rien moi appliquer des arrêtés pour empêcher je sais pas les gens du voyage pour voilà il y a énormément de choses qu'ils peuvent qu'ils peuvent faire et en fait en plus c'est même pas 6 ans cette année ce sera 7 ans du coup pour les prochains mandats municipaux donc 7 ans au pouvoir c'est long 7 ans ils peuvent faire énormément de coûts budgétaires pour soi-disant des associations aussi locales ils peuvent enfin voilà augmenter des tarifs pour certains trucs etc ils peuvent littéralement discriminer à l'échelle municipale donc vraiment renseignez-vous directement dans vos villes généralement là quasiment tout le monde est en campagne vous avez des tracts dans vos boîtes aux lettres regardez ce qui est dit regardez les réseaux sociaux il y a des commentaires souvent en dessous des des des des postes des différents candidats qui peuvent vous éclairer ou non d'ailleurs parce que des fois c'est juste des rageux regardez qui était au pouvoir dans vos villes ces dernières années ces 30-40 dernières années parfois regardez qui était dans l'opposition dans le dernier mandat municipal enfin voilà vraiment intéressez-vous à ce qui se passe clairement dans vos villes parce que ça vaut le coup vraiment ça vaut le coup et c'est super intéressant il se passe plein de choses et tout vraiment plongez-vous là-dedans merci

50:46
Locuteur

merci