Jordan Bardella sur le port du voile : "Il ne s’agit pas de mettre en place une police du vêtement"
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Si demain nous arrivions au pouvoir, nous lutterions contre toutes les manifestations politiques d'une idéologie qui n'est pas là pour [grognement] se séparer de la société française, mais là pour la conquérir. Donc nous fermerons bien sûr les mosquées radicales. Nous organiserons la dissolution de toutes les organisations politico-religieuses qui prêchent la haine de la République et la haine de nos valeurs et nous placerons les frères musulmans sur la liste des organisations terroristes.
Maintenant, c'est un sujet qui est majeur et donc je pense et nous pensons que c'est à la société de s'en saisir. Vous savez que nous souhaitons organiser si demain les Français nous accordent de leur confiance des référendums régulièrement à un rythme d'environ un par an. Le premier référendum sera consacré euh à la reprise en main de la politique d'immigration et il y aura au cours du quinquena un deuxième référendum sur la question de l'idéologie islamiste parce que il est nécessaire qu'il y ait un véritable débat de société sur ce sujet et nous sommes évidemment extrêmement inquiets par la montée du fondamentalisme religieux et et dans ce qui sera soumis au français, il y aura évidemment un une proposition pour étant tendre cette interdiction aujourd'hui des signes religieux à l'école.
La France, la France Insommise parle d'une proposition ignob et dit que vous mettez en place avec cette proposition de loi une police du vêtement. Est-ce que vous le comprenez cet argument ? Il s'agit pas de mettre en place une police du vêtement.
Euh d'abord, ce sont les Français qui décideront euh ou pas d'une telle mesure, par l'intermédiaire d'un référendum dans lequel nous soumettrons un projet de loi euh qui visera à lutter contre l'idéologie euh islamiste. Euh donc, il y aura pas d'interdiction euh à proprement parler le lendemain matin de notre élection. Il y aura en tout cas un débat de société sur la place de de l'islamisme.
Et moi, vous savez que dans un premier temps euh je souhaite que l'interdiction euh de de signes religieux comme ostentatoire comme le voile qui s'applique à l'école depuis 2004 parce qu'il est devenu une revendication de l'islam politique puisse s'appliquer dans les bâtiments de de la sphère publique. Je sais qu'il y a un certain nombre de responsables politiques qui proposent également son interdiction aux mineurs. Donc euh sur ce terrainlà, les islamistes avancent.
Euh la République française doit également euh elle avancer et se se défendre et se protéger. Juste une question budget, monsieur Bardella, parce que Sébastien Lecorni, il a quand même avancé des pistes. Euh on on avec les éléments que vous avez là en l'espèce, les premières pistes, quel regard vous portez sur ce budget ?
Est-ce qu'on se dirige vers une censure de la part du Rassemblement national ou pas ? Écoutez, pour l'instant, nous n'excluons rien. Vous savez que nous allons dans les prochains jours présenter euh nos pistes d'économie et je l'ai évoqué il y a quelques jours chez vos confrères de BFM TV depuis la Foire de Chalon.
Euh nous souhaitons euh mener la plus grande opération de nettoyage des finances publiques et de lutte contre les gaspillages d'argent public. qui a un peu plus de 125 milliards d'euros qui nous apparaît vital d'aller chercher dans la réduction du train de vie de l'État, dans les abus du modèle social, dans la nécessité de réduire la bureaucratie d'État dans les fonds publics qui sont donnés de manière toujours plus grande chaque année à l'Union européenne. Donc l'État doit réduire son train de vie et [grognement] donc nous allons proposer ces pistes d'économie qui sont exigées par les Français.
La lutte contre la fraude en est une également et à partir de là, en fonction du débat budgétaire, nous prendrons une position. De toute manière, il est certain que le débat budgétaire, il va avoir lieu pendant la campagne présidentielle et il y a très fort à parier. D'abord, qu'il n'y ait rien à attendre de ce budget et que le gouvernement nouvellement constitué, en tout cas ce sera notre cas à nous, débat d'un projet de loi de finances rectificatif à l'été.
C'est justement pourquoi pas se positionner dès maintenant comme la France insoumise au Olivier Fort qui disent clairement nous ce budget on va le censurer parce que nous ne perdons jamais espoir de faire adopter des mesures euh de baisse d'impôts qui sont nécessaires aujourd'hui pour les Français et qui sont nécessaires aussi pour les les entreprises. Nous devons relancer la croissance et il faut aussi maintenant soutenir le pouvoir d'achat et donc l'État doit évidemment réduire ses dépenses pour pouvoir demain baisser les impôts. Mais Jordan Bardella il y a un scénario, c'est le scénario des ordonnances.
J'ai entendu le patron de de l'UDI parler du scénario des des ordonnances. Ça veut dire censure directement de la part du RN si c'est les ordonnances. Nous n'excluons rien par principe.
Voilà. Merci à vous. Vous êtes d'accord avec le fait de sanctionner avec une amende du coup ce port du voile ?
Est-ce que ça fait consensus au sein du parti ? Non mais il y aura un débat de société. Voilà, nous souhaitons que ce débat de société dont sont privés les Français depuis des années sur la place d'une idéologie qui est responsable, en l'occurrence d'idéologie islamiste, de la diffusion de discours haineux dans les écoles, dans les associations, dans les quartiers, dans de plus en plus de communes françaises fassent l'objet d'un débat de société que la société française se saisisse de ce débat.
Donc, il y aura plusieurs référendums qui seront organisés au cours du quinqué si nous gagnons les élections et je souhaite et nous souhaitons qu'il puisse y avoir un référendum sur la question de l'immigration. Donc, il n'y aura pas d'interdiction à proprement parler le lundi matin de de l'élection. En tout cas, il y aura un débat et nous proposerons à l'issue de ce débat de société un référendum dans lequel les Français se prononceront sur cette mesure mais aussi sur beaucoup d'autres mesures pour protéger la France d'une idéologie qui veut sa division.
Certaines aides au carburant vont être prolongées. Est-ce que vous pensez qu'il faudrait aller plus loin ? Oui, il faut baisser la fiscalité sur le carburant.
Vous avez d'abord depuis plusieurs jours et l'été dernier une remontée majeure des prix et des carburants qui inquiète beaucoup d'automobilistes, beaucoup de Français qui travaillent et qui ont besoin de leur véhicule. Et encore une fois, nous nous appelons à la baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants pour permettre aux Français d'abord de consommer aussi du carburant parce que on dit que évidemment ça coûte de l'argent. C'est vrai, il faut mettre les économies en face.
C'est ce que c'est ce que nous allons faire. Mais ce qui est certain, c'est que aujourd'hui les Français sont contraints de limiter leurs déplacements, de d'abaisser leur facture de de carburant parce que l'essence est devenue aujourd'hui un un bien de luxe dans un pays où on a besoin de son véhicule pour aller pour aller travailler. Donc nous sommes le parti de la baisse de la fiscalité, de la baisse des impôts et plutôt que de prolonger d'échecs, une baisse de la fiscalité serait beaucoup plus beaucoup plus pérenne et beaucoup plus utile et souhaitée, je crois, par nos compatriotes.
Merci à vous. Merci beaucoup. Merci.
Voilà, on vient d'écouter le président du rassemblement national, Jordan Bardella qui s'exprimait donc avant le début de ce bureau exécutif du RN. Ser Chimino, bonjour. Notre éditorialiste politique.
Évidemment, on va revenir sur les différents points qui ont été abordés, l'interdiction du voile, l'immigration, mais il y a aussi ce sujet qui est évidemment le budget. Il y a un séminaire gouvernemental qui se tient aujourd'hui puisque le sujet du gouvernement pour la rentrée, c'est ce budget 2027 et on apprend et on entend de la bouche de Jordan Bardella que rien n'est exclu en ce qui concerne une censure. Oui.
Alors déjà la première étape, les Marines Le Pen l'avait dit devant les entrepreneurs, j'allais dire patron mais je suis hasbine. Donc les entrepreneurs que un plan serait présenté entre donc début octobre, sachant que le budget va être sans doute proposé le 30 septembre au conseil des ministres et donc commencera l'examen dans la foulée. Donc un plan d'économie de 125 milliards.
On verra ce qu'il y a dedans. Et clairement, vous l'avez dit, l'équation est toujours la même. He je rappelle qu'il y a eu une dissolution, que l'assemblée est toujours aussi morcelée et que la censure est entre les mains soit des socialistes qui ces derniers temps n'ont pas censuré et le Rassemblement national, sachant que priori les écologistes, les communistes et la France insoumise vont vont censurer.
Donc le débat est là et le Rassemblement national qu'il a cette responsabilité là, mais il en a une autre, c'est de se crédibiliser aussi par rapport à la campagne. Est-ce que ces 125 milliards d'euros d'économie sont d'abord cohérents ? Parce que un jour c'est pouvoir d'achat, un jour c'est une politique proentreprise, donc même si c'est Marine Le Pen la candidate dans le programme, on verra si les choses sont vraiment tranchées.
Donc c'est vraiment le la première étape pour le rassemb national mais qui presque n'a aucun j'allais dire n'a aucun intérêt dans le débat budgétaire. On sent bien que c'est un élément de la campagne. Après la censure ça veut dire des élections a priori qui dira censure dira dissolution.
Peut-être euh en tout cas c'était c'est comme ça aussi que parfois le premier ministre brandit cette menace mais en tout cas c'est un risque qu'il prenne aussi de d'amener pourquoi pas Emmanuel Macron à une nouvelle dissolution ce qui l'empêcherait même en cas de victoire du Rassembl national en mai 2027 puisque il faut un an entre chaque. Arnaud Stéphan merci d'être avec nous cet après-midi. Communiquant fondateur de l'agence la note de com et ancien conseiller en communication de Marine Le Pen.
Est-ce que le Rassemblement national peut se permettre effectivement à intérêt à faire planer cette censure et de la faire vu les échéances qu'il y a ensuite ? Ah, de faire planner, oui, ça reste de la communication politique. De mettre à exéc de passer à l'acte, c'est une autre question.
Pourquoi ? Parce que cette dissolution, il faut l'utiliser comme de la nitroglycérine. C'est-à-dire que en effet, ça peut avoir un effet blast.
C'est-à-dire que les gens vont attendre enfin qu'il y ait un vrai changement politique avec une élection législative qui puisse permettre par exemple à à Jordan Bardella d'être premier ministre. Donc qui perd gagne, il est plus candidat à l'Élysée mais il gagne Matignon. Mais c'est aussi un piège terrible parce que vu les conditions économiques, vu la la fracturation du pays et puis cette présidentielle qui arrive, arriver à Matignon à ce moment-là, c'est pas forcément un cadeau.
Donc il faut vraiment se méfier. Il faut savoir euh peser euh l'intérêt politique et la stratégie de campagne. Et là, vous avez deux trajectoires assez contradictoires.
Vous avez la trajectoire personnelle de Jordan Bardella qui ne verrait pas forcément d'un nouvel d'un mauvais œil d'avoir une victoire législative. Et puis vous avez le reste du parti qui lui attend plutôt la présidentielle qui historiquement est la mère de toutes les batailles pour le Rassemblement national exfond National. Rassemblement national se réunit ce lundi après-midi pour un bureau exécutif.
On a entendu il y a quelques instants Jordan Bardella, le président du RN. On vous retrouve sur place Madjid Katz. Ça va être l'occasion aussi que Marine Le Pen et Jordan Bardella accordent de leur violons.
Oui. Alors, ce qui est assez intéressant quand on décryppe ce qu'a dit Jordan Bardella, c'est que nous ce qu'on avait au niveau de nos nos sources lorsqu'on échangeait notamment les cadres du parti, il y a eu une réunion au mois d'avril dernier sur le programme présidentiel, un séminaire présidentiel avec les proches de Jordan Bardella et les proches de Marine Le Pen. et Jordan Bardella ne sentait pas vraiment c'est ce sont ces ces mots, cette mesure d'interdiction du du voile dans islamique dans dans l'espace public.
Là, il y a la question du référendum qui est au cœur de de tout ça et il l'a dit à notre micro, il souhaite un choix de un débat de société sur la question que les Français décident et il répond aussi à à Jean-Luc Mélenchon à la France insoumise en disant il n'y a pas de de police du du vêtement parce que c'est ça l'interrogation notamment de de la part de certains cadres du Rassemblement national, c'était sur la la question de la constitutionnelle de de de l'interdiction du du port du voile islamique dans dans l'espace public et c'est pour ça que il souhaite passer par un par un référendum du côté du du RN à présent et là c'est très clair Jordan Bardella l'a réaffirmé à notre micro. Vous dire aussi que certains cadres du parti nous disent qu'il est important d'aller au bout sur cette question là précisément pour rester crédible vis-à-vis de leur électeur historique. parce qu'on faut bien se rendre compte que cette proposition, ce débat il arrive en pleine campagne présidentielle et c'est là où où ça devient intéressant dans dans le débat, c'est que Jordan Bardella répond aussi à la France insoumise qui dénonce cette police du du vêtement.
C'est ce qu'a dit notamment Jean-Luc Mélenchon et certains cadrins insoumis. À noter que en ce moment même, il y a un bureau exécutif. On a croisé Marine Le Pen, elle n'a pas souhaité répondre à nos questions.
Euh, ce bureau exécutif, il va parler de la campagne présidentielle, de l'organisation du Congrès, des des sénatorial, mais ne devrait pas être évoqué cette question précisément du programme. Merci beaucoup Madid. Madjid qui pour France info Luc Gras, bonjour.
Merci d'être avec nous, politologue et auteur de ce livre La démocratie en péril aux éditions Amazon. cette proposition du RN d'interdire le port du voile, Jean-Philippe Tangui hein assure que c'est soutenu cette idée par 60 à 70 % des Français et des françaises. Qu'est-ce qu'il faut en penser ?
Qu'est-ce que ça dit de la position du Rassemblement national en vue de cette campagne de 2027 ? et ben qu'on est en campagne électorale. Hm parce que il faut pas faut pas oublier que le Rassemblement national a fait essentiellement euh son son commerce électoral sur la question de l'immigration, de la sécurité, parfois même avec des amalgames.
Et par conséquent, nous sommes entrés définitivement, on a bien compris, en campagne électorale et c'est un marqueur fort du Rassemblement national. Donc là où on a compris qu'au sein de la direction du Rassemblement national, il y a parfois quelques tensions. C'est avéré entre [raclement de gorge] Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Comment refaire l'unité ? Et bien en s'inspirant du principe, vous savez qui est de s'unir contre un troisème adversaire. L'adversaire c'est l'immigré et c'est donc l'interdiction du voile dans l'espace public.
Yeah.
Jordan Bardella